Politique
Mis à jour le 8 septembre 2026 à 16h30
Durée de lecture : 9 minutes
Politique Eau Présidentielle
Jean-Luc Mélenchon aux Amfis, dans la Drôme, le 23 août 2026. - © Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Jean-Luc Mélenchon propose de remplacer les régions actuelles par des écorégions organisées autour de l’eau et de la géographie des territoires. Inspirées du biorégionalisme, ces écorégions dont le tracé n’est pas encore arrêté seraient chargées de la planification écologique.
...
Publié Il y a 3 jours • 103 vues
Après sa déclaration de candidature à l'élection présidentielle 2027, #JeanLucMélenchon a consacré sa première conférence de presse à la présentation du projet élaboré par #LFI pour un redécoupage du territoire français en #écorégions. Le principe directeur de cette nouvelle géographie administrative est en rupture avec les logiques de gouvernement actuelles : il s'agit de la transition écologique. Pour en parler, #JulienThéry reçoit #ClaireLejeune, co-responsable du département de la planification écologique à l'Institut La Boétie et députée LFI de l'Essonne.
Pour une République écologique, JLM propose de remplacer les régions actuelles par 13 éco-régions.
La question de la planification écologique, explique Claire Lejeune, a été totalement négligée par les gouvernements successifs au cours des dernières décennies, malgré toutes les prévisions des experts sur les effets du changement climatique. L’impréparation manifeste d'Emmanuel Macron et de ses ministres face aux méga-feux de Gironde en donne un exemple frappant parmi d'autres. Les dirigeants actuels ont la ferme intention de maintenir coûte que coûte (pour les populations) les vieilles orientations politiques exclusivement tournées vers la croissance économique en termes de PIB et de bénéfices des investisseurs. Cette logique très éloignée de l'intérêt du plus grand nombre et désormais clairement suicidaire présidait au découpage régional qui fut institué en France dans les années 1950 et reconduit jusqu'à la réforme Hollande entrée en vigueur en 2016, cette dernière visant seulement à réaliser des économies (ce qu'elle a échoué à faire) en faisant passer le nombre des régions de 22 à 15.
L’idée de refondre le découpage régional de l’administration française pour créer des éco-régions correspond à une philosophie du rapport à l’environnement. Tradition du bio-régionalisme, née aux États-Unis dans les années 1970 dans les milieux écologistes radicaux.
Idée d’un découpage non pas surimposé dans une logique de domination politique du centre sur l’ensemble du territoire, conçu au fond comme une périphéries dominée, une province, mais conditionné par les conditions naturelles, le cadre de vie. Cela va jusqu’à remettre en cause le cadre national, auquel on substitue des éco-nations.
Remise en cause de la logique productiviste, extractiviste, fonctionnaliste.
Cela peut aller avec l’idée d’autarcie. Problème aussi du rapport à l’immigration. Cela peut être un projet réactionnaire centré sur une idée de l’enracinement identitaire.
Élément central : la prise en compte des bassins versants, id est des ensembles délimités par les lignes de partage des eaux, draînés par un réseau de cours d’eau organisé autour d’un fleuve principal. Au départ, la question de la gestion des ressources naturelles, et d’abord de l’eau. Les « Agences de l’eau » françaises, anciennes « agences de bassin » sont réparties selon ce critère régional. Donc la nouvelle organisation régionale serait structurée par une donnée naturelle essentielle, le bassin-versant et non plus par la polarisation autour d’une « métropole d’équilibre » comme c’était l’idée depuis la création des régions françaises sous De Gaulle à la grande époque de l’aménagement du territoire. En 2016, la refonte des régions avec leur agrandissement avait diminué la polarisation autour d’une métropole historique.
Donc rupture avec les logiques métropolitaines d’organisation du territoire autour d’un centre urbain polarisant ? La logique régionale était jusqu’ici celle de bassins économiques (métaphore du bassin) et non bassin-versants (bassin hyrdrique littéral). Au principe directeur économique se substitue un principe biorégional écologique. Ceci avec pour objectif la transition écologique.
Visibilité Publique
Publié originellement 02/08/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
LangueFrançais Étiquettes
Durée 38min 59sec
Commentaires désactivés
Éco-régions et démocratie - Billet de blog 10 juillet 2026 / Yann-Ber M.
Pourquoi la planification écologique n’impose pas de redessiner les régions (en réponse à la proposition de LFI et du document « Données et arguments ILB 6 juillet 2026 », titré : « Pourquoi les écorégions sont-elles fondamentales à la République écologique ? »)
Résumé de la proposition LFI/Verts populaires/Institut La Boëtie : https://blogs.mediapart.fr/la-france-insoumise-et-les-verts-populaires/blog/020726/pour-faire-face-la-crise-ecologique-globale-creons-des-eco-regions
Le projet d’éco-régions proposé par La France insoumise repose sur un diagnostic largement partagé : les limites administratives actuelles ne correspondent pas toujours aux réalités écologiques, notamment lorsqu’il s’agit de gérer l’eau, les sols ou la biodiversité. Mais il en tire une conclusion qui ne découle pas de ce constat : celle de faire des éco-régions le nouveau cadre général de l’organisation politique.
Cette proposition risque de produire un effet politique exactement inverse de celui recherché.
...
Comment bifurquer ?
Les idées larges avec Cédric Durand
28 min
Disponible jusqu'au 12/04/2030
Clés : Culture et pop Idées Émission
L' économiste Cédric Durand revient sur l’histoire de la planification écologique et esquisse les contours d’un mode de développement qui ne serait plus structuré par la rentabilité et le marché mais par les besoins.
On ne manque pas d’images d'effondrement. La science-fiction nous fournit une multitude de scénarios de fins du monde possibles. Mais il n’y a même plus besoin d’aller au cinéma, il suffit de regarder le JT. Ces images de pluies torrentielles, de forêts qui s’embrasent ou de cyclones dévastateurs, nourrissent un imaginaire fataliste nous donnant le sentiment qu’il est déjà trop tard pour échapper à la catastrophe. Et si, pour calmer notre éco-anxiété et renouer avec un avenir soutenable, la solution demandait moins de l'imagination que d’ouvrir la malle du grenier pour dépoussiérer les vieilles recettes de grand-mère ?
Cédric Durand est économiste à l’Université de Genève. Dans le livre qu’il a co-écrit avec Razmig Keucheyan, “Comment bifurquer, les principes de la planification écologique” (Zones, 2024), il revient sur l’histoire de cette notion et esquisse les contours d’un mode de développement qui ne serait plus structuré par la rentabilité et le marché mais par les besoins.
Peut-on faire le tri entre les désirs auxquels il faudra renoncer et les besoins qu’il faudra satisfaire ? À quoi ressemblerait ce “gouvernement par les besoins” ? Comment bifurquer ?
Références :
- Edward Thomson, "The moral economy of the English crowd in the eighteenth century", Past & Present, vol. 50, 1971.
- Michel Husson (alias Maxime Durand), "Planification : 21 thèses pour ouvrir le débat", Critique communiste, n° 106‐107, 1991.
- Otto Neurath, "Economics in kind, calculation in kind and their relation to war economics", Economic Writings. Selections 1904‐1945, Dordrecht, Kluwer Academic Publishers, 2005, vol. 23
- Joel Milward-Hopkins et al., "Providing decent living standards with minimum energy : a global scenario", Global Environment Change, vol. 65, 2020.
- George Monbiot, "Private sufficiency, public luxury : land is the key to the transformation of society", Schumacher Center for a New Economics, octobre 2020.
Réalisation David Tabourier Laura Raim
Auteur.e Laura Raim
Producteur/-trice UPIAN.COM
Pays France
Année 2025
13 800 signatures
Le problème
Depuis le déclenchement de la guerre contre l'Iran par les États-Unis et Israël, les prix du carburant dans les stations-service ont explosé : le sans plomb 95 a pris 11 centimes en quelques jours quand le gazole a pris près de 30 centimes, dépassant les 2 euros par litre dans la plupart des stations.
Il y a urgence à agir : des millions de Français, de familles, de salariés, d'artisans ne peuvent pas se permettre de payer la facture.
Le gouvernement propose de ne rien faire et de laisser les prix exploser. La proposition de Bardella de ne pas encaisser la partie de la TVA qui porte sur l'augmentation du prix revient à accepter une hausse de 24 centimes du gazole au lieu de 30, et encore seulement si les multinationales n'en profitent pas pour gonfler leurs profits sans baisser les prix !
La seule solution contre la spéculation et l'envolée de la facture, c'est le blocage des prix.
Juridiquement, le gouvernement peut le mettre en place dès aujourd'hui par un décret sur la base de l'article L410‑2 du code de commerce qu’il a utilisé pour le gel hydroalcoolique. Cela avait déjà été effectué en France en 1990 précisément quand la guerre du Golfe avait fait exploser les prix à la pompe : cela n'avait pas entraîné de pénurie ou de désastre ! Des pays comme la Croatie et la Grèce viennent de le mettre en place.
Économiquement, le blocage des prix s'appuie sur un plafonnement des marges des distributeurs qui sont nombreux à profiter de la situation, notamment sur les autoroutes où les prix dépassent parfois 2,50 euros ! Les raffineurs doivent également être mis à contribution temporairement compte tenu de leurs marges élevées, qui avaient déjà explosé pendant la guerre en Ukraine. On est passé de 10€ de marge par tonne en 2020 à plus de 40€ aujourd'hui !
Lors du déclenchement de la guerre en Ukraine, les grandes multinationales comme Total disaient qu'elle ne pourraient pas supporter un blocage des prix et qu'elles ne profitaient pas de la situation. En réalité, Total a engrangé les plus gros bénéfices de son histoire en 2022 puis en 2023 avec à la clé des milliards de dividendes aux actionnaires.
Aujourd'hui, c'est le carburant, demain ce sera l'électricité et le gaz, qui vont aussi flamber notamment à très court terme pour les millions de Français et PME dont les contrats sont fixés sur les prix du marché. Il faut donc étendre le blocage des prix à l'électricité et au gaz.
Ce blocage des prix sera bien sûr temporaire. Sur le long terme, le seul moyen de faire baisser durablement les tarifs, c'est un cessez-le-feu au Proche-Orient car plus la guerre soutenue par le RN et contre laquelle le gouvernement n'agit pas durera, plus la situation empirera.
Enfin, il faut baisser au plus vite la dépendance de la France aux hydrocarbures grâce à la planification écologique.
Ce n'est pas aux Français de payer les conséquences d'une guerre qu'ils ne souhaitent pas et de financer les dividendes des grands groupes pétroliers : le gouvernement doit bloquer les prix immédiatement !
La France INSOUMISE
connue / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?mIR9yg
...
bloquer tout, l'écologie par la lutte des classes et pas par l'environnementalisme
Publications Collectivités Financement public
13 septembre 2024 - Étude Climat - Par : Aurore COLIN / Axel ERBA-ROUX / François THOMAZEAU / Julie MARCOFF / Alice MONTICELLI / Luc Alain VERVISCH
Un panorama complet et actuel des enjeux de financement de la transition bas-carbone à l’échelle locale
Les collectivités territoriales ont un rôle majeur à jouer pour l’atteinte des objectifs de neutralité carbone de la France à 2050, inscrits dans la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC). Du fait de leur patrimoine et de leurs compétences, elles doivent porter de nombreux investissements climat, mettre en place des stratégies et plans d’action, et déployer des actions d’animation des acteurs de leur territoire.
Si les leviers pour décarboner les territoires sont de mieux en mieux connus, le volet économique de l’action en faveur du climat à l’échelle locale reste quant à lui relativement inexploré : les communes, intercommunalités, départements et régions, à supposer qu’ils le veuillent, sont-ils en capacité d’investir à hauteur des besoins tels qu’ils découlent des documents de planification écologique de l’État lui-même ?
Dans la continuité de travaux antérieurs, cette étude vient dresser un paysage d’ensemble des enjeux économiques et budgétaires du financement de l’action climatique des collectivités locales. Ce faisant, elle cherche à alimenter plusieurs débats actuellement en mouvement :
- celui du financement de la transition bas-carbone, bien sûr, et de la répartition de l’effort entre acteurs publics et privés, et, au sein du secteur public, entre État et les administrations locales ;
- celui du pilotage national des finances locales, qui dorénavant, à l’image de celui de l’ensemble des comptes publics, doit tenir compte de façon systématique de l’urgence climatique et de ses impacts budgétaires ;
- celui de la nature du dialogue État/Collectivités et de son évolution, notamment dans le cadre de la « territorialisation de la planification écologique » entamée depuis quelques mois, et à laquelle il manque encore un volet financement.
...
La France s’est fixé l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050 et s’est engagée à réduire de – 50 % ses émissions brutes de gaz à effet de serre (GES) en 2030 par rapport à 1990.
...
Les principaux documents donnant une vision prospective des finances publiques dans le cadre institutionnel français sont les lois de programmation des finances publiques (LPFP), documents votés par le Parlement mais sans force contraignante, et les programmes de stabilité (PSTAB) établis au titre de la coordination des politiques économiques des États membres de l’Union Européenne. En toute logique, ce sont donc ces documents qui ont vocation à porter la vision française de la dynamique des investissements climat portés
par les acteurs publics dans leur ensemble, y compris les administrations publiques locales (APUL24).
Pour autant, il n’existe pas, à ce jour, de document officiel retraçant les besoins de financements publics
dédiés à l’atteinte de la neutralité carbone au sein de l’État.
- La catégorie des administrations publiques locales (APUL) regroupe les collectivités territoriales, les organismes divers d’administration locale
(ODAL, exemple : centres communaux d’action sociale) ainsi que des établissements publics nationaux ayant une action territorialisée (agences de
l’eau, Société des grands projets).
...
la plus forte baisse du produit des droits de mutation à titre onéreux (DMTO)
...
20,4 k abonnés - 191+ - 2 857 vues - 5 commentaires
Le samedi 8 février prochain, le département de sociologie de l’Institut La Boétie organisait un colloque exceptionnel « Syndicalisme : que faire ? », à l’Espace conférence à Paris 11e.
Cette table ronde revient sur l'opposition souvent artificielle entre mobilisation syndicale et mobilisation écologiste, notamment à cause de la tension entre réduction de l’empreinte carbone et préservation des emplois dans les secteurs à fort impact environnemental. La question de la production est en effet au cœur de toute discussion sur la bifurcation écologique, tout comme la question des conditions matérielles d’existence est au cœur de l’idée de justice sociale et climatique.
Dépassant ces clivages artificiels, de nombreuses mobilisations passées et actuelles montrent la convergence objective d’intérêts des travailleurs mobilisés pour leurs droits et des revendications écologistes.
Cette table ronde discute ainsi de la force de ces liens, mettant en lumière le rôle clé que peut et doit jouer le syndicalisme dans la planification écologique.
00:00:00 Présentation de la table ronde par Marion Beauvalet
00:03:55 Intervention d'Adrien Thomas
00:21:44 Intervention de Benedetta Celati
00:37:53 Intervention de Paul-Arthur Chevauchez
00:56:10 Intervention d'Alma Dufour
Avec :
• Benedetta Celati, docteure en droit public et en économie
• Paul-Arthur Chevauchez, militant de Solidaires 93 en charge du suivi des questions écologiques
• Alma Dufour, députée LFI et militante écologiste
• Adrien Thomas, politiste, chargé de recherche au Luxembourg Institute of Socio-Economic Research (LISER)
Animée par Marion Beauvalet, doctorante, spécialiste du travail
*TR.:
... Charte d'Amiens ... Benedetta Celati : ... panneaux photovoltaïques, vélos cargos ... loi régionale ... recherche-action, utilité sociale ancré dans la loi ... hiérarchie des valeurs ... Paul-Arthur Chevauchez : méga-entrepôt Greenbock? 700 camions / jour ... proche du lieu le plus pollué de l'idf ... défense des intérêts des salariés ... écologie anticapitaliste ... revenir au ferroviaire ... tensions ... 2 options :1 chacun pour soi 2 construire un système qui partage les coûts de la bifurcation écologique ... assurance solidaire ... stratégie : soulèvements de la terre ... alliances fonctionnent en partie 2000 manifestants ... mobilisera audelà du monde des militants et massifier ... jardins d'Aubervilliers idem ... s'impliquer dans les luttes locales ex terres de Gonesse ... intéresser aux luttes ... perspectives syndicales : dès le début syndicat écolo ... enjeu d'expertises ... échanger ex / zad ... la radicalité ça gagne ex NDDL ... lien avec le travail, forces dans les luttes, communiquer, construire ensemble avec les écolos ... rôle invisible / bataille de l'opinion ...sur le lieu de travail, notre parole porte ... travail bataille culturelle ... cantines, espaces verts ... Alma : rôle du pouvoir politique avec les syndicats : quelle articulation : empeché constr magasins amazon ... automobile : secteur à reconstruire, voiture élec moins intensive en emplois ... a perdu 140 000 emplois en 15 ans ex Cléon : 2600 perte de 500 emplois ... rech de profit resp de la casse sociale ... augm du prix des véhicules ... DACIA élec fabriquée en Chine ! ... écologie et justice sociale vont ensemble ex textile désastre écolo ... empreinte carbone de la fr / ém importées explosent ... relocaliser est cercle vertueux ... justice sociale, partage de la valeur, encadrer les marges, protectionnisme, redistrib de la propriété ... empêcher la réquisition des machines ... usine de masques en Bretagne, ont détruit les mach en partant alors que argent public ... réquisition, garder l'util industriel ex basf ... industrie, clé de la relocalisation, du pouvoir des salariés dans les CA ...
La suite, articulation entre politique et syndicats
Agriculture
Alors que Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, a présenté ce matin le très attendu pacte d’orientation agricole, Greenpeace France déplore le contenu de ce pacte. Les mesures proposées passent à côté des enjeux essentiels pour faire face aux multiples crises subies par le monde agricole, notamment celui de réformer en profondeur notre système d’élevage [1].
...
quelle cohérence entre cette politique agricole et la planification écologique présentée il y a quelques mois par le gouvernement, qui mentionnait la nécessité de réduire la consommation et la production de viande et d’orienter nos élevages vers des modèles vertueux plutôt que industriels ? Le ministère de l’Agriculture ne semble pas être concerné
...
l’ONG appelle les député·es à faire évoluer le contenu de cette loi qui ne répond pas aux enjeux immenses de la transition de notre modèle agricole.
Un moratoire pour amorcer une sortie de l’élevage industriel
...
Sandy Olivar Calvo. Cela permettrait de réduire nos volumes de production et de consommation de produits issus de l’élevage industriel. En parallèle, le gouvernement doit planifier une meilleure répartition de l’élevage sur tout le territoire et soutenir les modèles d’élevages écologiques, au service de la transition agro-écologique [5].”
Notes aux rédactions :
[1] Voir “Élevage industriel : Greenpeace exige un moratoire sur les fermes-usines”, communiqué de presse de Greenpeace France, 16/05/2023.
[2] Acter l’urgence, engager les moyens, Haut Conseil pour le Climat, juin 2023, p.105. Ce chiffre ne tient pas compte des émissions de gaz à effet de serre importées (telles que les importations directes de viande et les émissions liées à la déforestation).
[3] Voir “Élevage en France : des fermes, pas des usines !”, dossier de presse de Greenpeace France, 05/2023
[4] Voir la carte des fermes-usines en France (Greenpeace, mai 2023). Pour quantifier les fermes-usines, il est intéressant de regarder les “installations classées pour la protection de l’environnement” (ICPE) d’élevages bovins, porcins et de volailles qui sont soumises à autorisation et en fonctionnement : ce sont les ICPE qui correspondent au plus haut niveau de classification, c’est-à-dire celles qui doivent obligatoirement obtenir une autorisation préfectorale et faire l’objet d’une enquête publique en raison des impacts massifs qu’elles peuvent avoir sur l’eau, l’air, les sols, et des dangers qu’elles peuvent présenter pour l’environnement. Leur densité sur un territoire accentue d’autant plus cette pression environnementale. Source : « Tout savoir sur les ICPE », site du ministère de la Transition écologique, mars 2023
[5] Voir “Pas d’agriculture sans élevage !”, tribune collective publiée dans Ouest-France, 27/02/2023.
Connu / TG le 15/12/23 à 15:04
163 k abonnés - 2,6k+ - 95 314 vues - 1 287 commentaires #LCP #Documentaire #Assembleenationale
Yann, Dalia, Juliette, Simon, Antoine et Claire ont moins de 34 ans. Ils galèrent, espèrent, s'engagent. Ils veulent un autre monde. Un monde écolo, féministe et anti-raciste. Et pour faire advenir ce monde, ils soutiennent Mélenchon. Comment la réalité et les rêves de cette jeunesse résonnent-ils avec le parcours du septuagénaire ? La personnalité du leader de gauche s'accorde-t-elle totalement au projet Insoumis de "changer le système" ? “Faites mieux” a lancé Jean-Luc Mélenchon aux jeunes, au soir de sa 3e défaite. Comment ?
Titre : “Faites mieux”, cette jeunesse derrière Mélenchon.
Réalisé par Ludivine Tomasi
Coproduction Upside / LCP-Assemblée nationale
voir aussi le débat https://www.youtube.com/watch?v=rhpKGMlM9gk
Tr.: ... antoine léaument ... claire lejeune ... planification écologique ...
3,81 k abonnés - 319+ - 3 927 vues - 19 commentaires PARIS
L'Institut La Boétie vous invite à participer le 1er avril à 15h à la table-ronde organisée par son département de planification écologique "La planification écologique : histoire, héritages et actualité".
Jusque-là portée lors des campagnes de 2012, 2017 et 2022 par Jean-Luc Mélenchon, la planification se retrouve aujourd’hui jusque dans les discours des tenants d’un modèle néolibéral capitaliste, confronté à l’impasse théorique et pratique où il se trouve après les crises qu’il a générées. En France, en Europe et dans le monde, des formes de « planification verte » ou de « Green New Deal » voient le jour qui tiennent d’avantage du « verdissement » des logiques précédentes que d’une planification : compétition, croissance, productivité et austérité demeurent les maîtres mots et les marchés y gardent leur place centrale.
La planification, elle, vise à changer le rapport entre politique et économique, en substituant à la « main invisible » du marché une coordination explicite, intentionnelle et démocratique des échanges. Elle rompt avec la croyance fondatrice du libéralisme selon laquelle l’autorégulation des marchés ferait à terme tendre le système global vers une forme d’équilibre bénéfique au plus grand nombre. Elle replace ainsi l’État dans un rôle central de décision et de pilotage, là où le paradigme austéritaire le réduit à une fonction de protection de la rente et des conditions de l’accumulation de capital. À l’heure d’une instabilité sociale et écologique croissante – dérèglement climatique, pandémies, crise énergétique … –, elle est l’outil d’une reprise en main politique et démocratique des processus productifs qui apparaît plus qu’urgente.
Mais la mise en œuvre d’une planification écologique soulève de multiples questions philosophiques, techniques, institutionnelles, juridiques, géopolitiques, qu’il s’agit de manière systémique en mettant à contribution tant les apports des sciences humaines et sociales que ceux des sciences naturelles et du climat.
La planification a, en France, une histoire spécifique, liée à celle de la reconstruction politique, matérielle et morale du pays après la Seconde guerre mondiale. Cet héritage, liquidé par des décennies de néolibéralisme, doit être aujourd’hui mis à jour au regard de l’impératif écologique, qui suppose non plus de se contenter de relancer la croissance, mais de refonder notre modèle économique en articulant satisfaction des besoins fondamentaux de chacune et chacun et respect des limites planétaires.
Le département de planification écologique de l’Institut La Boétie vous convie à un temps de réflexion sur l’histoire et l’actualité de cette notion, le premier d’une longue série.
Cet échange associera Michel Aglietta, économiste, fondateur de l’école de la régulation, Martine Billard, ancienne députée, autrice d’une proposition de loi dès 2009 sur la planification écologique, Éric Monnet, économiste et historien spécialiste de l’intervention de l’État dans l’économie, Claire Lejeune, militante écologiste et doctorante spécialiste des questions de planification, Razmig Keucheyan, sociologue et Jean-Luc Mélenchon, co-président de l’Institut La Boétie.
Connu / TG le 06/04/23 à 12:37
Table-ronde organisée par le département de planification écologique. Retransmise en direct sur YouTube.
Ndlr : participera Martine Billard et JLM est annoncée samedi 1er avril 15h:
Les effets de l’éclairage nocturne sur la biodiversité
La sobriété énergétique est l’une des problématiques du moment et l’éclairage nocturne notamment, fait l’objet de nombreux débats politiques et médiatiques. Malheureusement, la biodiversité – à l’instar de la santé humaine – est rarement évoquée dans ces problématiques.
🌱 Article : 10 minutes
Connu / TG du 22/10/22 à 11:05
5 835 vues - 641 - 10,1 k abonnés - 63 commentaires
Eric Coquerel était l'invité de Dimanche en Politique sur France 3 Ile-de-France pour un débat sur l'écologie 🌱
Tr.: ... planification écologique.
Ndlr :* il met en mots simples l'approche holistique nécesaire pour atteindre les objectifs écologiques et climatiques ++ Valoriser ACT
Enquête — Politique - Durée de lecture : 10 minutes - Politique Culture et idées
La planification écologique s’est imposée dans le paysage politique jusqu’à Emmanuel Macron, qui se l’est appropriée dans l’entre-deux-tours de la présidentielle. Retour sur un concept clé qui pousse aussi l’écologie politique à réinterroger son rapport à l’État.
...
nommer sous peu son ou sa Première ministre. D’après l’Élysée, il ou elle se verra « chargée de la planification écologique » : une formule soustraite à son adversaire de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui en a fait un étendard depuis plus d’une décennie. Même si les contours de la planification souhaitée par le président de la République restent flous, elle pourrait entraîner un bouleversement en profondeur de l’appareil d’État. Investi officiellement samedi 7 mai, Emmanuel Macron a de nouveau insisté sur sa volonté de « planifier » en faisant « le serment à la jeunesse de léguer une planète plus vivable ».
« C’est une victoire idéologique pour la France insoumise, clame Martine Billard. Emmanuel Macron est rattrapé par la réalité. Face à la gravité du réchauffement climatique, il n’a plus d’autre choix »
...
Dès 2009, cette historique du parti de gauche avait déposé une proposition de loi sur le sujet alors qu’elle était encore députée Les Verts à l’Assemblée nationale. Cosignée par Noël Mamère et Yves Cochet, ce texte voulait « instaurer le plan écologique de la Nation », créer « un commissariat à la Planification écologique » et « organiser des conférences de participation populaire » pour construire démocratiquement le projet.
La planification est plus qu’une méthode : il s’agit d’éclairer l’avenir, de se donner des objectifs chiffrés à tenir et d’organiser avec les territoires la transition écologique dans tous les secteurs : énergie, finance, aménagement du territoire, agriculture, etc.
En 2008, alors qu’il était encore au Parti socialiste (PS), Jean-Luc Mélenchon portait déjà lui aussi cette idée. « Le programme socialiste doit être celui du retour de l’État redistributeur, stratège, protecteur, organisateur du temps long », plaidait-il dans le cadre d’une motion. En parallèle, les intellectuels proches de l’écosocialisme comme Michael Löwy participaient à la diffusion de ce concept dans le milieu universitaire.
« Un mot “obus” pour produire de la conflictualité »
...
Corinne Morel Darleux, l’une de ses plus proches camarades de l’époque. ... Chez les écolos, on se déchirait : « On me traitait d’étatiste », se souvient Martine Billard. « Nous sommes plutôt issus d’une tradition libertaire et régionaliste, héritière de Mai 68, confirme Noël Mamère. Une partie des pionniers de l’écologie politique, comme Ivan Illich, Jacques Ellul ou Murray Bookchin se sont construits contre l’État, son dirigisme et son centralisme. » « Historiquement, les plans, ce n’est pas trop notre truc », concède, aussi, Alain Coulombel, actuel porte-parole d’Europe Écologie-Les Verts.
...
Jean-Luc Mélenchon (à droite) avec l’ingénieur spécialiste des éoliennes marines, Bertrand Alessandrini, le 14 janvier 2022, au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). © Stéphane Burlot/Reporterre
...
le chercheur Dominique Plihon dans une note d’Attac ... sociologue Razmig Keucheyan, la planification écologique est le seul moyen pour imposer un contrôle public du crédit et de l’investissement, arrêter le financement des industries polluantes et organiser leur fermeture, tout en accompagnant massivement les investissements dans la transition écologique. « Jusqu’ici, la planification a été productiviste. La planification écologique, elle, doit organiser la décroissance de l’utilisation des ressources naturelles », écrit-il dans le Monde diplomatique.
... Naomi Klein ... réapprendre à planifier nos économies en fonction de nos priorités collectives et non plus des critères de rentabilité ... Cyrille Cormier, l’auteur du livre Climat, la démission permanente (Utopia, 2020)
...
Martine Billard ... la planification n’est pas simplement une refonte de l’architecture gouvernementale, c’est une nouvelle vision, un imaginaire révolutionnaire de l’action politique ... décalage entre cette proposition et l’urgence d’actions immédiates ... construction de nouveaux EPR ... plans des années 1970 et 1980, décrétés par le haut et de manière autoritaire. L’inverse de ce que préconisaient les fondateurs de la planification écologique, qui voyaient dans cet outil un moyen de stimuler la démocratie locale, d’établir les besoins et les objectifs à l’échelle des territoires.
Ndlr : en cela la médiation est centrale dans ce processus de co-création où l'horizontalité fertilise deux articulations :
- entre les verticalités ascendantes et descendantes.
- Et entre conflits et projets.
... VALORISER ACT
L'invité de 6h20 - 7 minutes
WWF France publie une nouvelle étude "2022-2027 : Un quinquennat pour réussir face à la crise écologique".
...
Pour son second mandat à la tête du pays, Emmanuel Macron a promis de mettre en place la planification écologique. Une rencontre a été organisée mercredi avec plusieurs spécialistes et scientifiques, dont Pierre Cannet, directeur du plaidoyer et des campagnes de WWF France. L'occasion pour lui de remettre au chef de l'État la nouvelle étude de WWF France
...
"Le président doit aller au-delà de l'écoute, il doit faire"
...
Plusieurs leviers existent : "aller deux fois plus vite dans la rénovation des logements", "s'assurer qu'un véhicule sur cinq soit électrique en 2027" ou encore "réduire de moitié le gaspillage alimentaire".
Les invités Pierre Cannet, directeur du plaidoyer et des campagnes de WWF France
Voir le rapport à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?pUSytA
Alors que le président élu a promis de faire de la France une “grande nation écologique”, son mandat présidentiel commence dans le rouge. Pourtant il est encore possible de redresser la barre d’ici 2027. Faire reculer le jour de dépassement de 25 jours, soutenir 1,2 million d’emplois, sauver 28 000 vies humaines de la pollution de l’air... Dans sa nouvelle étude : Un quinquennat pour réussir face à la crise écologique, le WWF se projette dans la France de 2027, à travers trois scénarios écologiques probables : le “laisser aller”, les “engagements déjà pris”, la “planification écologique''. Des indicateurs concrets pour mieux comprendre l’état écologique de la France et formuler au gouvernement des recommandations afin de déployer sa “planification écologique” promise.
...
Connu / https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-du-jeudi-05-mai-2022
Ndlr : éludent négaWatt... ainsi que les peuples premiers :-(
une chance perdue pour sortir par le haut du conflit avec survival ? ACT
État d'urgence
Si, en apparence, de nombreux dirigeants politiques et plusieurs capitaines d’industrie donnent l’impression d’avoir intégré “la règle verte”, un lent écocide se poursuit. Contre le greenwashing, Rémi-Kenzo Pagès enquête et décrypte.
Vous pouvez retrouver tous les contenus de Rémi-Kenzo Pagès en consultant sa page.
Clés : Écologie ; Macron ; Présidentielles 2022
Le prochain premier ministre sera en charge de la planification écologique affirme le Président de la République. Emmanuel Macron reprend l'élément phare de Jean-Luc Mélenchon, porté durant les trois dernières campagnes présidentielles. Alors faut-il croire le candidat En Marche quand il dit se rallier à l'idée de la France Insoumise? Le Média décrypte et analyse.
La Planification écologique, "c'est la politique des politiques" scande Emmanuel Macron en meeting à Marseille, samedi 16 avril. C'est pourtant Jean-Luc Mélenchon, le candidat de l'Union Populaire éliminé au premier tour qui est connu pour porter la planification écologique.
En annonçant donner la responsabilité au prochain premier ministre, s'il est élu, de la planification écologique, le Président sortant a surpris les observateurs, laissant penser qu'il espère ainsi récupérer une partie des voix de l'insoumis. Le chef du gouvernement serait ainsi épaulé de deux ministres en charge respectivement de la planification énergétique et de la planification écologique territoriale.
Mais la planification est en réalité une vieille rengaine de la politique. Si elle est souvent associée à la planification socialiste des régimes communistes, elle a en réalité une vieille histoire en France qui débute dès 1946 avec le commissariat général du plan créé par Jean Monnet. L'institution disparaît en 2006, mais en 2020, François Bayrou, le Président du Modem est nommé Haut-commissaire au plan.
Critiquée par les ultra-libéraux qui voient à travers la planification l'action de l'état, les gouvernements successifs n'ont eu de cesse, au nom du libre marché, d'affaiblir toute velléité planificatrice. Or "supprimer le plan au nom d'un libéralisme impulsif serait priver le pouvoir d'une de ses armes contre la dictature de l'instant" analysait l'économiste Pierre Massé. La planification est en effet le moyen donné à l'état de mettre en oeuvre une stratégie économique coordonnée.
Durant la dernière décennie, le mot d'ordre de planification est porté par Jean-Luc Mélenchon. Celui-ci développe l'idée de "planification écologique" qui doit répondre aux enjeux contemporains liés à la crise climatique et à l'effondrement de la biodiversité. En 2009, année de la fondation du Parti de Gauche, la députée Martine Billard propose à l'Assemblée Nationale une loi, qui ne passera pas, sur la planification écologique.
Ces dernières années, particulièrement depuis la pandémie de Covid-19 et la mise en évidence de l'absence de politique sanitaire planifiée, de nombreuses ONGs écologistes et de syndicats défendent les revendications de planification. C'est le cas par exemple du collectif Plus jamais ça qui regroupe la CGT, Solidaires, la FSU, la Confédération Paysanne, ainsi que Greenpeace, Oxfam, Attac et les Amis de la Terre.
Emmanuel Macron reprend donc une mesure qui est dans l'air du temps. Mais ce qu'il propose est-il similaire à ce que propose Jean-Luc Mélenchon et l'Union Populaire? Mettent-ils la même politique derrière la planification écologique ?
Pour décrypter ce programme, Le Média a reçu trois maillons centraux de la planification écologique portée par la France Insoumise :
- Martine Billard, députée de 2002 à 2012 qui a portée la proposition de loi de planification écologique en 2009.
- Michel Philippo, coordinateur du livret planification écologique et membre du Parlement de l'Union Populaire
- Claire Lejeune, militante écologiste, figure des marches pour le climat et membre du Parlement du l'Union Populaire
Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise et de l'Union populaire à l'élection présidentielle, répond aux questions qu'Actu-Environnement a adressées à l'ensemble des candidats. Les interviews sont publiées dans l'ordre de leur réception.
Interview | Gouvernance | 30 mars 2022 | Félix Gouty | Actu-Environnement.com
Actu-Environnement : Quel mix énergétique souhaitez-vous développer ? Quelle place accorderez-vous aux énergies renouvelables ?
...
Le renforcement des moyens humains consacrés à la prévention des risques et au contrôle des sites classés Seveso est un combat qui a été porté par le groupe parlementaire de la France insoumise durant ce mandat, particulièrement contre les suppressions de postes au sein du ministère de l'Environnement et de ses opérateurs, alors que ces derniers contribuent à la prévention des risques sanitaires. À titre d'exemple, nous renforcerons les moyens, notamment humains, de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris).
Enfin, nous arrêterons les activités dangereuses pour la santé et l'environnement, comme les engrais à base de nitrate d'ammonium, tout en planifiant la reconversion des travailleurs de ces secteurs vers des secteurs d'activité nécessaires à la bifurcation écologique (énergie, assainissement et gestion des déchets).
Nous ferons du Plan national santé-environnement (PNSE) un moyen d'éradiquer les maladies chroniques liées à la malbouffe et à l'exposition aux pollutions, notamment dans le cadre professionnel (pesticides, radioactivité, amiante, produits chimiques)
...
Propos recueillis par Félix Gouty, journaliste, Rédacteur scientifique