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on a mis en place un outil d’inventaire qui s’appuie sur GLPI [Gestion Libre de Parc Informatique], qui nous permet d’inventorier tous les équipements informatiques qui sont aujourd’hui utilisés au niveau des Restos, qui nous permet aussi de faire de la télédistribution : lorsque j’ai besoin de déployer un composant technique sur un poste de travail, je peux le faire au travers de cette application-là, et, encore une fois, c’est du logiciel libre.
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Le 8 juin 2021 | 5min. de lecture
En bref
L’open source conserve une image d’écosystème indépendant des GAFAM, collaboratif et bénévole, mais la réalité contredit cette idée…
… Puisque les géants du web sont en réalité les plus gros contributeurs aux projets de logiciels libres.
Seul 15% du code Linux est ainsi encore produit par des bénévoles.
Cela a amené des changements dans la propriété intellectuelle : de plus en plus de licences open source sont en effet modifiées dans le but de s’approprier les logiciels développés.
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Des contributions bénévoles ? La question du travail rémunéré…
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Qui sont les entreprises contributrices ?
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De la maîtrise de l’infrastructure digitale à celle de la donnée
Aujourd’hui, c’est toute l’infrastructure digitale d’Internet qui repose sur des logiciels libres (tels que Linux, Kubernetes, et plus généralement toute la pile logicielle sur laquelle les « clouds » commerciaux sont bâtis), et par là même les plateformes de services Internet destinés aux entreprises ou au grand public, tels que les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux. Ces plateformes permettent aux géants de l’IT qui les ont développées de collecter, de traiter et de valoriser des quantités de données qui sont au cœur de leurs modèles d’entreprises.
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Quel futur pour le logiciel libre ?
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ces entreprises en retiennent le mode de développement collaboratif mais placent au second plan ses principes et ses valeurs de partage, d’indépendance et de liberté. Cela se matérialise notamment par l’ignorance des principes portés par les licences libres comme dans l’« Inner Source »7, ou leur contournement, comme dans le cas de l’appropriation du code libre distribué en mode SaaS8 ou celui de l’utilisation de CLA (Contributor License Agreement), permettant de changer la licence régissant un logiciel.
Pourtant, de nombreux acteurs du logiciel libre sont encore aujourd’hui attachés à ces principes fondateurs et militent pour leur respect, nécessaire pour garantir la pérennité de l’écosystème libre, aujourd’hui remise en question par la domination des géants de l’IT. Cela passe par la promotion d’une diversité de plateformes et services décentralisés et interopérables alternatifs, à l’instar de « l’archipélisation » que propose l’association Framasoft, le standard ouvert Matrix pour la communication en temps réel sécurisée et décentralisée, ou encore NextCloud, solution d’hébergement de fichiers et de collaboration à l’architecture ouverte.
Mais au-delà de ces initiatives se pose la question du rôle de l’État dans la régulation et le financement de plateformes alternatives permettant la préservation de la souveraineté des données et la protection de la vie privée. En effet, les projets libres reposant sur des communautés de bénévoles ne sont-elles pas le pot de terre face au pot de fer des géants de l’IT bénéficiant de ressources quasi-illimitées pour rémunérer les développeurs de leurs propres plateformes libres ?
1 De Laat, P.B. (2005). Copyright or copyleft?: An analysis of property regimes for software development, Research Policy, 34(10), 1511–1532.↑
2 Von Hippel, E. (2005). Democratizing Innovation. The MIT Press↑
3 The Linux Foundation (2016). The Linux Foundation Releases Development Report Highlighting Contributions to the Linux Kernel Ahead of 25th Anniversary of Linux. https://www.linuxfoundation.org/press-release/2016/08/the-linux-foundation-releases-development-report-highlighting-contributions-to-the-linux-kernel-ahead-of-25th-anniversary-of-linux/↑
4 O’Neil, M., Cai, X. Muselli, L., Pailler, F. & Zacchiroli, S. (2021). The coproduction of open source software by volunteers and big tech firms. Canberra : DCPC / News & Media Research Centre, University of Canberra. Ce projet de recherche a été financé par la Alfred P. Sloan Foundation et le fonds Critical Digital Infrastructure (2019–2020) de la Ford Foundation.↑
5 Butler, S. et al. (2019). On company contributions to community open source software projects. IEEE Transactions on Software Engineering. https://doi.org/10.1109/TSE.2019.2919305↑
6 O’Neil, M., Muselli, L., Raissi, M. & Zacchiroli, S.(2021).‘Open source has won and lost the war’: Legitimising commercial–communal hybridisation in a FOSS project, New Media and Society, 23(5),.1157–1180.↑
7 L’« Inner Source » consiste, pour une entreprise, à implémenter les meilleures pratiques de développement du logiciel libre, mais en gardant des licences propriétaires pour le code ainsi développé.↑
8 En mode SaaS (Software as a Service), les logiciels sont exécutés à distance sur les serveurs du fournisseur de services. L’utilisateur souscrit donc à un contrat de service plutôt qu’à un contrat de licence d’utilisation, ce qui crée une » faille » dans le principe de licence libre : le fournisseur de services n’est en effet plus obligé d’offrir l’accès au code, privant de ce fait l’utilisateur des libertés que le logiciel libre était censé garantir.↑
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Auteurs
Laure Muselli maître de conférences en management des systèmes d’Information à Télécom Paris et chercheuse à l’institut interdisciplinaire de l’innovation (I³-SES/CNRS)
Les recherches de Laure Muselli portent sur la façon dont les nouvelles logiques telles que la transformation numérique ou l'open source modifient le travail, les professions, les identités et les pratiques au sein des organisations.
- Mme Sophie-Laurence Roy, vice-présidente
- M. Renaud Chaput, directeur technique de Mastodon
- M. Loïc Dayot, membre du conseil d’administration de l’April
- M. Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques de l’April
- M. Pierre-Yves Gosset, coordinateur des services numériques de Framasoft
- M. Nicolas Vivant, fondateur de France Numérique libre
- Mme Sophie-Laurence Roy, vice-présidente
Réponse des auditionnés
- Mme Cyrielle Chatelain, rapporteure
Tr.: ...
7000 serveurs Mastodon dans le monde
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des écosystèmes robustes
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respect de la vie privée et des communs numériques ... dailymotion du groupe Bolloré ... ville d'ÉCHIROLLE ... dégooglisons l'internet ... le capitalisme de surveillance ... technofascisme ... a inspiré la suite de la DINUM ... modèle écon sur le don, indépendant de la puissance publique ... internet autonome et robuste ... espace numérique émancipateur
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Nicolas Vivant directeur num ville d'ÉCHIROLLE ... sobriété, inclusion numérique ... direction de la stratégie de la culture numérique et informatique ... transversalité ... passage au logiciel libre ... soutien de l'ensemble de la collectivité. Stratégie : nouveau paradigme, changement complet ... revoir son recrutement, du temps, fiches de postes, etc ... maîtrise infrastructure, budget ... évnt Alp OSS ... collectif france numérique libre / éch entre pairs, méthodologies, stratégies de déploiement ... l'accompagnement est indispensable / changement d'habitudes, résistance du côté du service informatique ... Nextcloud plus simple, plus complet, plus performant ... des moyens minimum ... logiciels plus simples ... nécessite des professionnels à temps plein ... c'est un métier ... la gendarmerie, la DGFIP, l'ont fait ... c'est de plus en plus facile ... les géants du numérique cherchent à garder captifs les utilisateurs ... licences à prix cassé ... vente forcée ... vente liée ... adhérence culturelle globale
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suite territoriale complète et intégrée très adaptée pour les petites communes ... /grandes villes turnover important donc plus de ressources ... réinternalisation de compétences ... travail d'intégration ... les communs numériques : une ressource, une communauté et une gouvernance, cad les règles qui permettent de gérer la vie, la maintenance, la feuille de route du logiciel ... passer d'une stratégie de consommateur de logiciel à une stratégie de contributeur ... bascule mentale ... pour le bien commun et l'intérêt général. Manque de plaidoyer en faveur du logiciel libre / moyens immenses des GAFAM ... / compétences l'état a externalisé, réinternaliser ... prolétarisation selon Bernard Stiegler ... reprendre la main ... le recrutement n'est pas facile ... symboles, éducation, parler fonctionnalité ... ingénieurs liés à des marques ... ça attire d'avoir des compétences ... les opérateurs de la Big Tech ... / commande publique ...
/Mastodon non entité USA capable de couper du jour au lendemain ... ya plus les compétences pour opérer le logiciel, payer une prestation de réseau social clé en main ... digital service act - DSA ... LL écosystème ex google cloud basé sur du logiciel libre idem pour azur de Microsoft ... un organisme public ne sait pas faire de don ... on n'a pas les moyens de répondre à un appel d'offre ... les allemands passent des contrats pour construire un commun numérique ++ on a un livrable à l'arrivée ... l'argent public doit produire du code public ... ex l'ADULACT François Ellie ... ex Open cimetières ... comment produire et mutualiser des logiciels qui servent l'intérêt général ... la r&d est mutualisée aux contributeurs ... financer la maintenance de ces logiciels ... / l'état comment le financer comme le souverain tech food allemand ...
pb d'adoption des logiciel dans les collectivités ... imaginer aides à l'adoption ... ll est de l'investissement comme le matériel ... faire appel à l'emprunt serait incitatif ... un code produit par l'état est public, donc du ll ... les forges numériques dév et maintenues par la puissance publique ... /4 libertés si on s'en prive, le justifier ... demande de consolider les écosystèmes ... /données personnelles la cnil idem / interopérabilité ... /gestion d'état civil ya pas de logiciel libre ... l'achat mutualisé n'est pas traité ! ... creuser l'interopérabilité des petits acteurs ... /se prémunir des appropriations /suite numérique de l'état dév / dinum à destination de l'état et ya la suite territoriale / l'anct agence nationale de la cohésion des territoires /communes de moins de 3500 habitants rép besoin petites communes et exigence sécurité de l'ansi ... intégration pour les petites collectivités ... les opsm ont des coûts associés maintenance, installation, etc ... /mutualisation automatisations grace aux milliards d'investissement ... mettre en place cette automatisation est à coût fixes ... github racheté / Microsoft très cher mais excellente affaire ... l'effet réseau ... ont fait tourner leur modèle d'ia repérer leurs modèles émergents ... en créer d'autres comme le fait Framasoft avec Framagip??, codeberg, forge des communs numériques, les interconnecter ... discuter les uns avec les autres ... plus de 60 000 pj libres celle de MS ... guthub tellement gros que la qualité se dégrade, géant aux pieds d'argile => souveraineté + robustesse ... ll repris par les géants car bon ... pb de l'écosystème, pas du ll ... odf la norme d'usage ... standard ouvert ... interopérabilité ... au coeur de Mastodon idem les mels ... ex le DMA force interopérabilité et portabilité ... les gafam enferment dans leur écosystème ... ex instagram vole les artistes ... le DMA pas assez appliqué ... demande volonté politique ... actes forts de la puissance publique ... scalabilité (capacité de passer à l'échelle) ... ya des niveaux de dépendance ... matériel, semi-conducteur / cloud ... /linux fondation ... github synchronise le local avec la plateforme ... / cables sous-marins on n'y peut pas grand chose /logiciel, hébergement baisse niveau de dépendances ... résilience ex mastodon intercommunal++ ... tchap pour les collectivités, architecture distribuée ... solution libre et fédérée ... RIP gère les adresses ip en europe ex ukraine petits opérateurs interconnectés ++ ... /Mastodon autres implémenter protocole ouvert fediverse ... masse critique fait perdre l'intérêt de l'interopérabilité pour enfermer leurs utilisateurs ... /DMA ya pas de punition ... /ctrl de Mastodon ... pousser une décentralisation ... /influence des états : refus ... essaimer, pj politique, vision pour le monde, la démocratie, la politique ... /Deutschland tac? obligations, respect normes, catalogues outils, >2028 /fonction publique, commande publique entraîne l'écosystème ... /Fr ... MS peut implémenter ODT réduit l'édhérence, soutenir l'écosystème ... stimuler l'offre ... Souverainetic agency /maintenance de l'infrastructure / failles de sécurité, bugs, ex faille de sécurité ... aider à maintenir ... réseau social ouvert nécessaire à la démocratie ... font des contrats pour améliorer ces logiciels + /maintenance / briques clés ... fin gouvernance, pj d'infrastructure ... aider à rentrer dans les services publics ... pousser à l'échelle européenne ... /viabilité de l'open source à grande échelle ...
Connu / TG le 09/04/26 à 4:22
Connu / https://mastodon.top/@maths_c0d3@pouet.chapril.org/115980545092603480
"
29 janv. *
Romain Debailleul @maths_c0d3@pouet.chapril.org
@framaka est allé présenter la démarche NIRD chez Underscore_.
Avec du Lycée Carnot dedans et les distributions @primtux et Linux #NIRD
https://www.youtube.com/watch?v=rdRDGj0GiUM
@demarchenird
Les commentaires sont bons !
#linux
#Logicielslibres
#Teamprof
29 janv.
"
Tr.:* ...
Alexis Kauffmann ... la forge ...
Commun numérique = Ressource, communauté, gouvernance
...
agrégations darwiniennes ... 6500 dépôts, faire émerger ... BBB historiquement fait au Canada, alternative à Zoom, Tubes basé sur Peertube ... Nextcloud partage de fichiers ... on a fait de la commande publique ... nos profs sont aussi capables ... pérennité ...
par Framasoft | 18 Déc 2025 | Temps de lecture 5 min
Si vous suivez notre campagne de dons de cette année, vous êtes probablement déjà au courant : nous avons mis en place un service vous permettant facilement et sans rien installer, de modifier, manipuler, et signer vos PDF.
Nous aurions pu laisser FramaToolbox faire tout le boulot mais avec vos retours pendant les tests (quand le logiciel était sur le banc d’essai Framalab) et le fait que les PDF aient envahi nos vies administratives, on s’est dit qu’un service dédié ne serait pas de trop.
La marche forcée vers la numérisation à tout prix (« quoiqu’il en coûte ») de nos vies a laissé sur le côté un trop grand nombre de personnes n’étant pas à l’aise avec l’informatique. Combien de « personnes qui s’y connaissent en informatique » ont été appelées par un⋅e proche parce qu’un document ne passait pas sur le site de telle ou telle institution parce que « trop lourd » ? Et quid des personnes n’ayant personne pour les aider ?
Si faire une recherche sur le web est généralement le premier réflexe, trouver le bon site est une autre paire de manches : soit il est truffé de publicités, ou il faut finalement payer, ou accepter tous les cookies reliés aux 47892 partenaires du site.
Utiliser un logiciel, alors ? OK, mais lequel ? Et comment faire ? Et pourquoi y a des pubs dans ce logiciel ? Et non je ne veux toujours pas de vos cookies !
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utiliser FramaPDF (basé sur le logiciel Signature PDF édité par la société coopérative 24ème)
15930 personnes ont déjà signé
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Sujet : Pétition / Windows
Date : Wed, 17 Sep 2025 17:52:10 +0200
De : Julien
Pour : contact@halteobsolescence.org
Copie à : APRIL - Contact contact@april.org
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je viens de signer la pétition malgré le fait que vous n'invitez pas toutes celles et ceux qui peuvent à passer par exemple à GNU/Linux qui assure une meilleure .
Pourquoi ne pas avoir évoqué cette possibilité ?
(Je vous demande pardon, en relisant vous avez indiqué
"L’obligation d’informer les utilisateur·ices sur les solutions relatives au passage à un système d’exploitation libre."
Cette formulation est rassurante mais pas aussi satisfaisante que "logiciel libre").
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11 | 2025
Sobriété numérique – Varia
Entretiens
La permacomputation est une littératie écologique · Entretien avec Aymeric Mansoux
Permacomputing Is Ecological Literacy · Interview with Aymeric Mansoux
Aymeric Mansoux et Servanne Monjour
Résumés
Qu’est-ce que la permacomputation, ce mouvement artistique et académique qui rassemble une large communauté de pratique, à la croisée des arts visuels, du jeu vidéo, de l’édition ? Dans cet entretien, Aymeric Mansoux revient sur les origines de la communauté permacomputationnelle et explique les mutations ainsi que les enjeux du concept de permacomputing, dans le cadre d’une pensée écologique de l’informatique.
Mots-clés : sobriété numérique, littératie numérique, communauté
Keywords: digital sufficiency, digital literacy, community
-> https://permacomputing.net/
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une prise de conscience politique ... un déplacement de nos pratiques qui s’est opéré, vers des approches intersectionnelles et de justice environnementale ... Pour beaucoup de collectifs de hackers et artistes, ce qui était le plus intéressant, c’était d’explorer comment vivre et travailler différemment, plus que l’objet artistique en lui-même
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critique des obsolescences programmées ... on travaillait surtout sur des ordinateurs réparés et récupérés dans des poubelles ou achetés en lot auprès de sociétés qui se débarrassaient de leur vieux matériel parce qu’il était impossible de l’utiliser avec des versions plus récentes de Windows. Cela présentait un avantage économique mais c’était aussi un choix conscient de refuser l’accélération de la consommation informatique ... forte préférence pour les logiciels et les langages de programmation qui n’étaient pas mémorivores, énergivores, etc. Le travail d’Access Space (Sheffield https://access-space.org/) sur ce sujet nous inspirait toutes et tous à l’époque, non seulement pour penser la question de la récupération, mais aussi celle de l’utilité sociale de cette pratique du bricolage libre qui permettait de fournir des outils informatiques aux groupes les plus exclus et démunis.
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dont la mise en valeur de la technologie – le logiciel libre – comme caractéristique centrale de leur pratique a été progressivement remplacée par des positionnements politiques plus explicites et pratiqués de manière de plus en plus consciente, au point pour certaines et certains d’en venir à questionner leur dogmatisme même au sujet des écosystèmes libres
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principe de « résilience » ... La permaculture désigne une philosophie et un ensemble de principes de conception conçus pour l’agriculture, la gestion des terres ainsi que pour la création de communautés résilientes ... affirmer que la nature offre déjà un système écologique diversifié et résilient. Les humains auraient tout intérêt à travailler avec ce système plutôt que d’œuvrer contre lui. ... repenser la gestion des terres et des ressources naturelles depuis une perspective culturelle et sociétale
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la permacomputation s’inspire du concept de permaculture tout en élargissant la notion d’écosystème pour y inclure la technologie informatique. C’est à la fois une provocation et une piste de réflexion sérieuse. À propos des déchets électroniques, par exemple, nous défendons l’idée que la diversité des technologies informatiques multigénérationnelles dont nous disposons, combinée à nos capacités de maintenance, de réparation et de réutilisation créative de la technologie, recèle un potentiel inexploité. ... questionner profondément le technosolutionnisme et le techno-optimisme, ainsi que le sens d’une vie passée à participer à une chaîne de montage conçue pour profiter aux plus privilégiés, à n’importe quel prix – culturel, environnemental, social. Finalement, nous voulons promouvoir une transition entre un système dans lequel on privilégie l’usage des outils et des médias numériques les plus récents, sans tenir compte de leurs externalités, à un système plus régénératif dans lequel les outils et médias numériques de toutes les générations sont soigneusement combinés, élaborés et (ré)utilisés, tout en encourageant un autre rapport à l’informatique.
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implique également des principes de conception des logiciels et du hardware destinés à réduire dommages et préjudices, et répondre aux usages dysfonctionnels et toxiques de la technique.
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si oui ou non une place peut être accordée à l’informatique et aux technologies des réseaux dans un monde où les humains contribuent au bien-être de la biosphère plutôt qu’à sa destruction https://permacomputing.net/permacomputing/ ». La permacomputation n’est ni une critique anarcho-primitiviste de l’informatique ni un technosolutionnisme pour la durabilité environnementale. Il cherche à savoir quand, comment et si l’informatique peut renforcer de manière positive les systèmes sociaux, culturels et écologiques.
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une approche plus durable, qui maximise la durée de vie du matériel, minimise la consommation d’énergie et se concentre sur l’utilisation des ressources informatiques déjà disponible
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La permacomputation plaide pour « une approche plus durable, qui maximise la durée de vie du matériel, minimise la consommation d’énergie et se concentre sur l’utilisation des ressources informatiques déjà disponibles6 ». Il remet ainsi au centre du jeu le hardware (« care for the chips », « prenons soin des puces » ... restreints par les industries (Kittler 2015) ... stratégie de réappropriation des « communs négatifs », comme le préconisent, par exemple, Emmanuel Bonnet, Diego Landivar et Alexandre Monnin (2021) dans leurs travaux sur la redirection écologique ?
... The Institute for Technology in the Public Interest (TITiPI https://titipi.org/) qui appelle à « rêver dans les ruines de la big tech ». J’imagine que l’on peut rapprocher cela des idées d’Alexandre Monnin et de sa typologie des ruines en relation avec la définition des communs négatifs. ... utile pour décrire la situation dans laquelle nous faisons l’expérience d’un mode de vie de plus en plus déterminé par différentes formes de déchets, des objets cassés, des ruines et d’autres choses de ce genre, qui sont totalement incompatibles avec la notion d’externalités pouvant être atténuées ou intégrées à un quelconque cycle biogéochimique terrestre connu. ... trouver ce qu’il faut faire de toutes ces matières, infrastructures et cultures toxiques accumulées ... savoir s’il est possible ou pas de donner à l’humanité le temps de s’émanciper des systèmes économiques générateurs de communs négatifs. Le contexte économique et politique ne doit pas être négligé. Malheureusement, on l’occulte souvent quand on envisage le problème dans la perspective de l’Anthropocène. La critique est bien connue, et c’est personnellement la raison pour laquelle il me semble plus utile d’employer des concepts qui ne cherchent pas à se distancier et n’ont pas peur d’afficher leur position partisane ou militante, comme l’expression de « puces complices » (complicit chips) employée par TITiPI8, le lien entre la pollution et le colonialisme (Liboiron 2021) ou la conception des data centers comme complexes industriels (Hogan 2021), etc.
...
choisir précisément ses mots pour parler des injustices, des dommages et de l’impact climatique qui sont liés à l’informatique – et, par extension, à l’ensemble des activités humaines extractives ou axées sur la croissance qui ont été grandement facilitées et accélérées par les TIC. Ne pas le faire risque de découpler l’ensemble des actions collectives de réparation, recyclage, réutilisation et réappropriation de leur ambition de construire un nouveau projet de société. Tout n’est pas réparable ou recyclable. C’est pourquoi, tout en insistant sur l’importance de prolonger le cycle de vie des produits électroniques par toutes sortes de techniques, la permacomputation promeut également la décroissance informatique et propose des principes de conception pour limiter les dommages causés par les nouveaux logiciels et matériels informatiques, que ceux-ci soient totalement neufs ou résultent d’un bricolage à partir de vieux objets. En fin de compte, c’est aussi la raison pour laquelle la communauté du permacomputing aspire de plus en plus à relier ces pratiques à des luttes concrètes et à soutenir les communautés engagées dans l’action politique.
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appétence pour la culture du logiciel libre et du partage ... tension entre ces utopies du Web et la matérialité inhérente au souci de sobriété numérique ?
... exacerbé par l’appropriation complète des communs numériques pour alimenter ce qui allait devenir la Big Tech. Ce qui avait d’abord peut-être été perçu comme un moyen de vivre autrement s’est finalement transformé en un problème en soi, dans la mesure où cela a essentiellement servi divers programmes cyberlibertariens et technopositivistes, avec leurs nombreuses ambitions illibérales, autoritaires et fascistes, implicites ou explicites.
Tant que les privilèges et le capital pourront déterminer la façon dont une personne peut tirer profit des communs numériques et y participer, il y a peu d’espoir que la situation s’améliore. Je suggérerais même qu’il serait plus judicieux de commencer à définir dès que possible le paysage actuel comme une ère post-logiciel libre, post-open source ou post-communs, ne serait-ce que pour marquer cette nouvelle étape, ce point de non-retour, et de deuil.
Il est très alarmant de constater à quel point les initiatives en faveur des technologies alternatives – leurs pratiques, leurs discours et leur critique – continuent d’opter pour le logiciel libre et l’open source par défaut, comme s’il s’agissait d’une vertu définitivement acquise, d’un moyen éprouvé de créer un monde meilleur ou, plus particulièrement, comme vous le soulignez, d’être en meilleure position pour traiter la dimension écologique des problèmes qu’ils ont activement contribué à façonner.
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la priorité devrait être de rétablir la nuance et d’encourager une pensée tactique dans nos relations avec les nombreux acteurs de l’espace numérique. Ces acteurs sont profondément intriqués et interdépendants. L’analogie de la boîte noire et le paradigme fermé-ouvert des années 1990 sont beaucoup trop simplistes et trompeurs. Une fois de plus, il s’agit non pas de choisir un camp mais plutôt de comprendre que nous sommes à un moment où formuler la chose comme un choix, c’est passer complètement à côté de l’essentiel.
C’est la raison pour laquelle, dans le champ de la permacomputation, on développe et on utilise des logiciels libres et ouverts, mais également des licences alternatives non libres (de la classique Peer Production License à des documents plus situés comme les CC4r * Collective Conditions For Re-Use). Plus généralement, on travaillera avec tout ce qui est disponible et a du sens, y compris si cela implique des méthodes plus opaques et une circulation limitée des outils et des connaissances. En d’autres termes, le dogmatisme autour des biens communs numériques a été remplacé par une politique des technologies de tous les jours, mieux située et plus pertinente pour mener les luttes contemporaines.
Plusieurs démarches engagées en sobriété numérique (low-tech, permacomputation) revendiquent le recours – certains parleront de « retour » – à des formats ou encore à des pratiques numériques rudimentaires, dont certaines sont issues du « Web 1.0 » : sites statiques, etc.
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Les outils et les techniques perçus comme rudimentaires, primitifs ou datés peuvent se révéler plus accessibles, créatifs et amusants que ceux utilisés dans le design Web contemporain. Je ne parle pas seulement du rôle des contraintes en art, en design et dans le champ de la production culturelle. Le développement des applications Web et des plateformes de médias sociaux a grandement réduit le potentiel d’expression du Web. Ce qui s’est produit il y a quelques années avec les systèmes d’exploitation et les applications de bureau (desktop) s’observe désormais du côté des navigateurs. Un déplacement s’est opéré de la créativité individuelle et de l’expérimentation vers la productivité et l’industrialisation. Il s’agit non pas d’un tournant radical mais d’une optimisation et d’une intensification de cette tendance à considérer le software comme un outil de contrôle et de surveillance au service de la compétition et du profit économiques.
...
les outils comme les workflows continuent d’être (ré-)inventés avec des chaînes de dépendance toujours plus complexes. Cependant, les composants de base sont parfois encore présents et ne sont pas si difficiles à utiliser. Des projets comme Tilde Town9 ou l’écriture from scratch en HTML et CSS restent accessibles à tous les usagers, quels que soient leur âge ou leur formation. Une compréhension élémentaire des réseaux, un usage régulier des protocoles de transfert de fichiers simples et quelques heures de travail dans un éditeur de texte peuvent suffire pour se lancer dans la publication en ligne. Bon courage en revanche pour faire de même avec les outils de développement Web modernes ! Pour moi, cela montre clairement combien l’affirmation selon laquelle le Web moderne serait, de facto, plus accessible que l’ancien est fausse. ... promouvoir en permanence de nouveaux protocoles, de nouveaux formats et de nouveaux médias perturbe fortement la temporalité des travaux de maintenance et du soin nécessaires pour que les normes d’accessibilité soient rigoureusement testées, prises en charge et correctement mises en œuvre.
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effort pour revaloriser certains éléments du passé qui peuvent alimenter avec pertinence la réflexion critique menée sur les outils contemporains. Dans le domaine du développement logiciel, le terme « régression » est souvent utilisé pour qualifier un bogue à l’origine d’un problème qui va dégrader ou casser quelque chose qui fonctionnait bien jusque-là. C’est un schéma bien connu et, pourtant, l’industrie des TIC et les passionnés d’informatique l’utilisent rarement pour mener un examen critique de l’évolution générale de leurs propres pratiques.
C’est pour cela qu’on doit également employer avec prudence la notion de littératie numérique. Cette approche de la culture computationnelle a en effet éclipsé le besoin plus terre à terre d’acquérir des compétences techniques de base afin de pouvoir intervenir significativement dans les couches logicielles et matérielles de l’espace technologique. Bien sûr, tout le monde n’a pas à en passer par là – je ne plaide pas pour une nouvelle utopie pseudo-émancipatrice du type « Apprenez à coder ». Au sein des communautés permacomputationnelles, la reconnaissance de ses privilèges et de sa capacité à consacrer du temps et des ressources à l’apprentissage technique est perçue comme une étape nécessaire pour favoriser plus d’inclusivité et de diversité. La production logicielle et matérielle devrait ainsi être abordée dans une perspective culturelle davantage holistique et située.
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critique et rejette le maximalisme de la techno-esthétique informatique – ou, pour le dire plus simplement, de l’équipement informatique logiciel et matériel. Bien que certains adeptes de la permacomputation ou du low-tech privilégient le minimalisme, cela ne signifie pas que le maximalisme, en tant que choix esthétique, soit impossible ou doive être rejeté. Ce serait une erreur et même un non-sens, considérant l’extraordinaire complexité audiovisuelle que peuvent produire des moyens computationnels très simples. Pour le dire franchement, la critique permacomputationnelle des œuvres numériques ne porte pas sur leurs qualités visuelles, textuelles ou sonores mais bien sur leurs modes de production et de distribution.
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l’éléphant dans la pièce, c’est avant tout l’écosystème. Le design Web « bas carbone » risque de livrer à l’industrie des TIC des stratégies d’écoblanchiment. Un site « bas carbone » tournant sur une machine virtuelle sophistiquée, hébergé dans un centre de données lui-même alimenté par de l’énergie verte achetée avec des crédits ou des conventio d’achat, puis consulté grâce à l’un des quelques moteurs de rendu surdimensionnés des géants du numérique, le tout depuis un ordinateur ou un téléphone puissant, mais économe en énergie, n’apporte aucun changement significatif à long terme.
On ne résoudra pas les problèmes liés à la culture automobile avec des SUV électriques respectant les limitations de vitesse. C’est exactement la même logique qui s’applique ici.
Connu / https://mamot.fr/@320x200@post.lurk.org/114795117328012047
"
ultrageranium @320x200@post.lurk.org
La permacomputation est une littératie écologique · Entretien avec Aymeric Mansoux, par Servanne Monjour (2025)
Un peu plus tôt cette année j'ai eu le plaisir d'être invité par @Servanne_m pour un entretien publié par la revue Humanités numériques @RevueHN
Un grand merci pour cette opportunité, sa patience (!), ainsi que le travail éditorial et de traduction.
Cette publication numéro 11 intitulée « Sobriété numérique – Varia » contient également un entretien avec @antoinentl sur l'édition numérique: Prendre soin de nos dispositifs techniques est une approche militante de l’édition.
La permacomputation est une littératie écologique · Entretien avec ...
Servanne Monjour. À la croisée de la recherche et de la création, vos réalisations embrassent un panel de pratiques très large, entre jeu vidéo et art numérique (comme vous l’avez proposé récemment...
#permacomputing
#permapublishing
#lowtech
#humanités
#edition
#écologie
#sobrieté
#numérique
04 juil. 2025, 15:07
"
...
Objectifs d'une transcription :
Transformer des vidéos et des fichiers audio concernant le logiciel libre et les libertés numériques en texte afin :
- d'augmenter leur indexation sur les moteurs de recherche ;
- améliorer leur accessibilité aux personnes porteuses de handicap ;
- permettre la ré-utilisation sans trahir les propos des intervenants.
Graphisme, messagerie, cloud… des acteurs du logiciel libre offrent des alternatives aux Gafam
Alternatives –Technologies libres
Des associations proposent des services pour dire au revoir à Google ; des entreprises choisissent de ne travailler qu’avec des logiciels libres. L’écosystème du numérique libre se développe en France. Focus sur des initiatives bretonnes.
par Rachel Knaebel
23 juillet 2025 à 09h30 Temps de lecture : 8 min.
Deux hommes regardent des écrans d'ordinateur portable, ils sont vu de trois-quarts dos, sur un fonds bleu sur lequel on distingue des logos de dizaines de logiciels libres.
Montage ©Nathalie Quiroga
« C’était la première fois que je voyais des informaticiens de gauche. » Aurore Denis est développeuse informatique. Avant, le logiciel libre, elle ne connaissait que « de loin ». Tout cet univers fait de logiciels au code ouvert, que les utilisateurs ont la liberté d’utiliser, de copier, de modifier et de distribuer, n’était pas vraiment au programme dans sa formation. « Dans mes études d’informatiques, j’ai travaillé un peu sur Linux [un système d’exploitation open source, ndlr], mais pas beaucoup plus. »
... a rejoint le collectif breton Kaz, une association qui propose des services numériques basés sur des logiciels libres et hébergés en Bretagne. À Kaz, « la moitié de gens sont des informaticiens du logiciel libre, l’autre moitié ne viennent ni de l’informatique ni du logiciel libre, mais plutôt du monde militant, et ont des années d’engagement derrière eux, explique Fañch, un autre bénévole de l’association. Kaz, c’est la rencontre de ces deux mondes, qui résonnent vachement bien ensemble. » Bruno Perera, par exemple, n’est pas informaticien. Il est entré à Kaz, « pour le projet politique », celui d’un numérique libéré de Google et des autres multinationales qui ont installé un oligopole sur les outils numériques.
« On a commencé à se réunir pour réfléchir à comment résister aux Gafam », résume Alain Rivat, ancien responsable informatique dans l’Éducation nationale, aujourd’hui retraité. C’est comme ça que Kaz est né en 2020 à Vannes (Morbihan), sur la promesse de proposer à prix réduit du « numérique sobre, libre, éthique et local ».
Alternative à Google Drive
... BigBlueButton, une solution de visioconférence ... des services d’hébergement de sites web, comme celui du média breton Splann !, de messageries mails, d’espaces de travail en commun en ligne (alternatifs aux Google Doc et Drive), de messageries instantanées d’équipe (sur Mattermost, solution alternative à Slack notamment), de formulaires en ligne… « On offre aussi de nouveaux services quand les associations expriment un besoin, par exemple PeerTube [alternative à YouTube, ndlr]
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de très petites entreprises, des syndicats, des associations.
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une solution alternative à Google Drive et Google Doc avec Nextcloud », un logiciel libre, précise François Merciol, qui est enseignant-chercheur en informatique ... Mattermost
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Le sens de la sobriété
... si vous n’utilisez pas certains services, on les désactive, et on les réactive à la demande ... la messagerie, ce n’était pas un lieu de stockage
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Chez les indés
La revue de presse du journalisme engagé : une sélection d’enquêtes, de récits, et d’alternatives parues dans la presse indépendante, directement dans votre boîte mail.
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une mise à jour de Windows peut obliger les utilisateurs à acheter un nouvel ordinateur.
... cinq serveursindispensables pour les services proposés. « Nous n’avons pas l’objectif de multiplier les utilisateurs. Quand on arrivera à nos limites, d’autres devront prendre le relais », souligne Didier, in
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« C’est local »
... Framasoft ... dizaines de structures proposant des services en ligne « libres, éthiques et décentralisés » qui permettent de trouver rapidement des alternatives aux Gafam respectueuses de nos données et de la vie privée ... « chatons » pour « collectif des hébergeurs alternatifs, transparents, ouverts, neutres et solidaires ».
Sur le même sujet « Faire quelque chose, le partager », sans visée commerciale : le combat du logiciel libre n’est pas mort
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Infini ... existe depuis… 1995 ... des gens qui viennent chez nous, car c’est local. Nos serveurs sont à Brest, et nos services sont gratuits contre une adhésion à prix libre. On a une bonne réputation, plein de sites brestois sont hébergés en infini.fr. »
Des logiciels d’animation 3D à zéro euro
... des entreprises privées lucratives engagées pour le logiciel libre. À Rennes, Activ Design, créée en 2011, est un centre de formation au graphisme et un studio graphique qui ne travaille qu’avec des logiciels libres ... valoriser professionnellement ces outils, dit Elisa de Castro, l’une des fondatrices ... le CMS Wordpress [Un CMS, Content Management System, est un logiciel qui permet de créer, gérer et modifier le contenu d’un site web
Sur le même sujet Profs, parents d’élèves et activistes se bougent pour libérer l’école de l’emprise de Google et Microsoft
Dans le domaine du graphisme, Activ Design utilise et forme par exemple aux logiciels libres Blender, pour l’animation en 3D, à Krita pour la peinture numérique, Gimp pour la retouche d’images, Scribus pour la mise en page, Godot Engine, pour créer des médias interactifs en 3D ou en réalité virtuelle, ou encore Inkscape, pour le dessin vectoriel, réaliser des illustrations ou schémas.
« Inkscape est beaucoup utilisé dans l’industrie ... réaliser des plans de vol, explique Cédric Gémy, développeur 3D et chef de projet ... Utiliser le logiciel d’animation 3D Blender coûte zéro euro, alors pour que l’outil Autodesk Maya, la licence coûte plus de 2200 euros par an. ... des graphistes viennent se former à ces logiciels libres souvent ignorés dans les écoles, et des non-graphistes s’initient aux bases du métier avec des outils accessibles.
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« Où veut-on mettre son argent ? »
Un autre modèle pour une entreprise active dans le logiciel libre peut être d’accompagner les utilisateurs dans la mise en place des outils. Toujours à Rennes, une coopérative, la Scop Ézéo, s’est créée en 2023 pour aider associations et petites entreprises à passer à des solutions libres, comme l’espace de travail collaboratif Nextcloud.
« Le secteur des logiciels d’espaces de travail est dominé par le duopole de Microsoft, avec Office 365, et Google avec sa suite », pointe Samuel Louvel, fondateur d’Ézéo ... des personnes qui ont souvent une vision politique de ce qu’est le numérique et veulent que leurs usages s’accordent avec leurs valeurs ... Nextcloud propose certes une version gratuite pour les particuliers, mais payante pour les entreprises
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Boîte noire
À Basta!, on utilise aussi les services de Netxcloud pour nos documents partagés et pour nos travaux collaboratifs en ligne, jamais Google Drive. Et le système sur lequel repose notre site Internet (CMS) est également un logiciel libre, Spip.
Mots-clés : Technologies libres , Travailler autrement, Economie partagée
24 juin, 2025 - 10:12 in Institutions
En septembre 2023, le ministère du Travail justifiait le déploiement au sein de ses services de la suite Microsoft Office 365 en dérogation de la circulaire dite « Cloud au centre »1. Il évoquait, pour ce faire, des études conduites en 2020 qui démontreraient l'absence d'alternative à l'offre états-unienne. Après obtention de ces « études », l'April a obtenu communication d'éléments complémentaires relatifs à la recherche par les ministères sociaux « d'offres alternatives ». Lus ensemble, les différents documents obtenus semblent confirmer l'absence de stratégie politique globale et une situation dans laquelle Microsoft apparaît encore comme un horizon indépassable pour les ministères sociaux.
...
la conviction de l'April reste que ce n'est qu'en mettant en œuvre une politique publique globale et ambitieuse, coordonnée à un niveau interministériel, passant par une priorité au logiciel libre et un soutien par l'investissement aux communautés et tissus économiques qui les font vivre, que l'on pourra répondre aux enjeux de « souveraineté numérique ». De toute évidence, on est encore loin du compte.
Notes
1.
Circulaire n° 6282-SG du 5 juillet 2021
2.
Les demande CADA sont des demandes de communication en vertu du droit d'accès au document administratif.
3.
Direction interministérielle du numérique et Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information
4.
Le 15 mai 2025, un article de Next révèle que Bleu a franchi le jalon JO, qui signifie la validation du dossier de candidature par l'ANSSI et qu'il « vise la qualification de ces services pour le premier semestre 2026 »
5.
On-premise : expression anglo-saxonne qui peut se traduire par « hébergée sur place »
6.
Lyon a par exemple annoncé, le 23 juin 2025, sa décision de remplacer progressivement les logiciels de Microsoft par des alternatives libres. Comme le relate, Le Monde Informatique, cela s'inscrit dans un contexte d'annonces similaires d'autres grandes collectivités européennes, comme les deux principales villes du Danemark, Copenhague et Aarhus, ou du Land du Schleswig-Holstein en Allemagne.
7.
Extrait du compte rendu de l'audition de Guillaume Poupard, directeur général adjoint de Docaposte et ancien directeur général de l'ANSSI, le 27 mai 2025
8.
Par exemple, lors de l'audition de Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l'intelligence artificielle et du numérique, le rapporteur dira : « Notre sentiment, c'est qu'au début de nos travaux, nous nous sommes bien fait "balader", chaque fois que nous abordions la question de la souveraineté numérique : chacun, de la ministre aux services, se renvoyait la responsabilité - et démontrait qu'en fait, il n'y avait pas de pilote dans l'avion », ainsi que cela est noté au compte-rendu.
9.
Lire le billet de l'April du 25 mars 2025: Nouvel Open bar Microsoft : le ministère de l'Éducation nationale va-t-il enfin commencer sa cure de désintox ?
10.
Intervention lors de l'audition de la directrice générale de Polytechnique, Laura Chaubard, le 13 mai 2025, à partir de la minute 00:34:36.
Top Team Collaboration & Project Management Tools like Airtable
Connu / https://bsky.app/profile/brume.piaille.fr.ap.brid.gy/post/3lnnirodq6hq2
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brume ⏚ 😡 ⛵ 🐧 ☮️ 🇵🇸 @brume.piaille.fr.ap.brid.gy · 2 h
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Émission du 22/11/2022
avec Cécile Duflot, Benjamin Sonntag
Agorakit est un logiciel collaboratif de travail en équipe - Fabriqué avec soin en Belgique
En créant des groupes, les participants peuvent discuter, fixer des dates, partager des documents et tenir tout le monde à jour.
... forum, un calendrier, un gestionnaire de fichiers, un outil de cartographie et de notification par email.
Agorakit est un logiciel libre en constante évolution.
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utilisé depuis 2015 par plusieurs mouvements d'envergure, tels que le Réseau Transition. Des milliers d'associations, d'écoles, de groupes informels l'utilisent également à travers le monde sur l'Agora partagée.
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licence AGPL
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Hébergement infogéré
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info@agorakit.org
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Où est hébergé Agorakit?
En France, chez Alwaysdata, hébergeur + qui a des valeurs (transparence, green-it, open source).
... propose une sauvegarde quotidienne sur 30 jours.
-> https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?MzX4Ug
énergie aussi nucléaire :-(
IA : LUCIE, UN FIASCO FRANÇAIS FACE À LA CHINE ET AUX ÉTATS-UNIS ?
Publié Il y a 22 heures • 35 vues
Le Média
Par lemediatv
Visibilité Publique
Publié originellement 28/01/2025
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 48min 45sec
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pour le calcul et la simulation en ingénierie industrielle