IRAN : TRUMP EST-IL EN TRAIN DE PERDRE LA MAIN ? |GÉOSTRATÉGIX AVEC BONIFACE
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Dans cette émission "Géostratégix", Sara Trabi et Pascal Boniface reviennent sur la guerre entre les États-Unis et l’Iran, déclenchée fin février après une opération militaire d’ampleur menée par Washington et ses alliés. Soixante jours plus tard, le conflit s’enlise et ses répercussions dépassent largement la région, notamment depuis le blocus du détroit d’Ormuz, point stratégique du commerce mondial de pétrole. Une situation qui pèse déjà sur les marchés énergétiques et fait craindre des pénuries.
L’émission se poursuit avec l’annonce du départ des Émirats arabes unis de l’OPEP, une décision prise au nom de leur “intérêt national” et qui pourrait rebattre les cartes au sein du cartel pétrolier. Cap ensuite sur le Mali, confronté à une offensive inédite mêlant groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et rebelles touareg, fragilisant davantage la junte au pouvoir.
Enfin, direction la Syrie, où s’est ouvert le procès de Bachar el-Assad, jugé par contumace pour son rôle dans la répression du soulèvement de 2011. Un procès hautement symbolique, plus de quinze ans après le début de la guerre civile.
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Publié originellement 02/05/2026
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Tr.: ...
annexion de fait du Liban, Israël continue à tuer ... L'Arabie Saoudite augmente son influence ... Israël
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Mali ... blocus sur Bamako ... défaite pour la Russie et l'Africa Corps ...
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100 bombes en 10 minutes. C’est ce qu’Israël a lâché sur le Liban la semaine dernière. Plus de 300 morts et 2 000 blessés !
Palestine, Liban, Iran. Israël mène une guerre totale contre des peuples entiers. Une guerre d’anéantissement.
Les condamnations de la France doivent être suivies de sanctions pour être crédibles et surtout pour être utiles. La suspension de l’accord de coopération entre l’UE et Israël est nécessaire.
De la réponse du ministre des Affaires étrangères, on obtient un changement de ton et une prise d’engagements. On attend donc maintenant des actes concrets !
Question au gouvernement du 14 avril 2026
Connue / https://diaspora-fr.org/posts/11625003
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gilles geirnaert about 6 hours ago
▶ Pierre Razoux est historien, expert des conflits du Moyen-Orient, et spécialiste d’Israël et de l’Iran. Il est le directeur académique de la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques, et l’ancien directeur de recherche à l’IRSEM. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages de référence dont La guerre Iran-Irak, première guerre du Golfe (Tempus Perrin, 2017).
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Pierre Razoux analyse un mois après son déclenchement une guerre dont personne ne maîtrise la sortie. Entre des États-Unis aux objectifs pour le moins ambigus, un Israël déterminé à détruire la menace iranienne et un régime de Téhéran conçu pour survivre aux pires frappes, le conflit s’installe dans une logique d’usure aux conséquences mondiales potentiellement dévastatrice. Pétrole, Chine, monarchies du Golfe, droit international : tout l’ordre du monde est en train de se recomposer sous nos yeux.
Une guerre qui ne surgit pas de nulle part
Il n’y a pas eu un événement unique qui a fait basculer la situation. Les États-Unis envisageaient déjà une intervention militaire contre l’Iran, mais ce sont les services de renseignement israéliens qui ont précipité le calendrier, en faisant savoir à Washington qu’une fenêtre d’opportunité existait pour « décapiter le régime », c’est-à-dire éliminer l’ayatollah Khamenei et toute une strate de commandement militaire. Donald Trump a arbitré en pensant pouvoir reproduire le scénario vénézuélien : éliminer le dirigeant suprême, puis imposer une nouvelle ligne politique à ce qui reste. Ce n’est évidemment pas ce qui s’est passé.
Pour bien saisir l’enchaînement, il faut comprendre que cette guerre se situe à l’intersection de deux niveaux de rivalité. Au niveau global, elle oppose indirectement les États-Unis à la Chine et à la Russie. Au niveau régional, elle constitue le énième round de la confrontation directe entre Israël et l’Iran, une confrontation ouverte depuis avril 2024, quand Téhéran avait commis ce que Razoux qualifie de faute stratégique en attaquant directement Israël, ouvrant ainsi la boîte de Pandore.
Ce qui change par rapport à juin 2025
La différence avec l’opération Marteau de minuit de juin 2025 est une question d’échelle. À l’époque, c’étaient les Israéliens qui menaient les opérations, avec une intervention américaine ponctuelle. Trump avait déclaré le programme nucléaire iranien neutralisé, et décrété la fin des hostilités. Cette fois, ce sont les États-Unis qui mènent la danse : environ deux tiers des frappes sont américaines, et un tiers israéliennes. L’ensemble de l’arsenal militaire américain est déployé pour tenter de détruire les capacités balistiques et nucléaires iraniennes, ainsi que tout ce qui menace la navigation dans le golfe Persique.
Pour Washington, neutraliser l’Iran revient aussi à affaiblir la Chine. L’Iran fournit environ 15 % des importations pétrolières chinoises, et 40 % du pétrole importé par Pékin transite par le détroit d’Ormuz, désormais fermé. Combiné à la chute de Maduro au Venezuela, qui représentait 5 à 7 % des importations chinoises, c’est un étranglement énergétique considérable. D’ailleurs, la rencontre prévue entre Trump et Xi Jinping à Pékin fin mars a été reportée, probablement parce que le président chinois a compris qu’il se retrouvait dans une position délicate.
Des objectifs fondamentalement divergents
Pierre Razoux souligne un paradoxe fondamental : les objectifs iraniens et israéliens sont parfaitement clairs et cohérents vus de Téhéran ou de Jérusalem. Ce sont les objectifs américains qui restent flous.
Pour Israël, il s’agit de détruire la menace militaire iranienne, point final. Le programme nucléaire, le programme balistique, la chaîne de commandement. L’arsenal conventionnel iranien, chars, avions, bateaux, est totalement obsolète et ne compte guère. Seuls les missiles balistiques, les drones et le cyber représentent un vrai danger. Quand les Israéliens ont compris que faire tomber le régime serait très compliqué, ils ont reporté leurs efforts sur l’appareil répressif, en espérant créer les conditions d’un soulèvement populaire qui a bien peu de chance d’advenir dans ces conditions.
Pour l’Iran, les objectifs sont tout aussi limpides. D’abord, survivre. Dans le narratif iranien, si le régime tient debout après tout ce qu’il a encaissé, c’est déjà une victoire. Ensuite, punir Trump et Netanyahu en maximisant le coût militaire, humain et financier de la guerre. Enfin, récupérer le tempo, c’est-à-dire montrer que ce ne sont pas les États-Unis qui choisiront le moment de l’arrêt des hostilités, mais l’Iran.
Côté américain, l’entourage de Trump n’est pas aligné. Steve Witkoff négocie, Jared Kushner est très impliqué auprès d’Israël et des pays du Golfe, Marco Rubio pousse à l’affaiblissement maximal de l’Iran, tandis que J.D. Vance se montre notoirement hostile à l’opération, conscient de son impopularité à l’approche des élections de mi-mandat. Trump, lui, fonctionne à la confiance personnelle, pas à l’expertise. Pour lui, négocier un accord international ou un accord immobilier répond à peu près à la même logique.
Les quatre scénarios
Auditionné au Sénat un mois avant cet entretien, Pierre Razoux avait proposé quatre scénarios de sortie de crise.
Le premier, une victoire rapide par effondrement du régime iranien, était d’emblée jugé improbable et ne s’est pas réalisé. La population iranienne ne descendra pas dans la rue sous les bombes face à un appareil répressif de 850 000 hommes, Bassidjis et forces de sécurité intérieure confondues. Les Iraniens ont déjà donné : ils sont descendus plusieurs fois dans la rue depuis dix ans, et à chaque fois cela s’est mal terminé.
Le deuxième scénario, un désengagement américain laissant Israël poursuivre seul, devient envisageable mais se heurte à un obstacle majeur : même si Trump déclare unilatéralement la fin des hostilités, l’Iran continuera de frapper les intérêts américains.
Le troisième, une reprise des négociations, reste bloqué par une défiance totale. Lors d’une première prise de contact à Islamabad, les Américains ont présenté une liste de 15 exigences, à laquelle les Iraniens ont répondu par 5 points tout aussi inacceptables, manière de dire : si vous voulez vraiment négocier, revenez avec quelque chose de sérieux.
C’est le quatrième scénario, celui de la guerre d’usure, qui prévaut. Pierre Razoux y voit un parallèle direct avec la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988. À l’époque, les Iraniens auraient pu arrêter les frais en 1982 ou en 1986, mais ont choisi de continuer pour punir Saddam Hussein. En 1988, l’Iran était militairement à genoux, mais en survivant, il avait politiquement gagné. Le régime actuel raisonne exactement de la même façon. Les gardiens de la révolution, qui ont pris l’ascendant sur le clergé comme le montre la nomination du fils de Khamenei comme nouveau guide suprême, acceptent de perdre l’essentiel de leurs moyens offensifs pourvu qu’ils préservent l’outil répressif et l’armée régulière, suffisants pour tenir le pays.
Les monarchies du Golfe, grandes perdantes
L’analyse de Razoux sur les monarchies du Golfe est sans appel : elles seront les grandes perdantes de cette guerre, avec la population iranienne. Leur soft power, bâti sur une image de sécurité et de prospérité, vole en éclats. Les compagnies aériennes sont clouées au sol, le hub de Dubaï est paralysé, le tourisme s’effondre. Quant à leur hard power, ces armées suréquipées de matériel ultramoderne dont rêveraient bien des états-majors européens ne sont tout simplement pas entraînées pour un vrai conflit. Ces achats d’armement étaient avant tout une manière d’acheter des protections auprès des pays occidentaux.
L’Iran menace par ailleurs d’appliquer une logique de riposte symétrique : si les Américains frappent des centrales électriques, l’Iran frappera celles des pays du Golfe. Pour des pays comme le Qatar ou le Koweït, dont la survie dépend des usines de dessalement, c’est une menace existentielle.
L’Arabie saoudite se distingue toutefois par une situation plus confortable. Sa profondeur stratégique lui permet d’évacuer son pétrole par la mer Rouge, le tourisme religieux à La Mecque ne s’arrêtera pas, et la flambée des prix du pétrole remplit ses caisses. Elle pourrait tirer profit des recompositions d’après-guerre.
La France, elle, se distingue par une position cohérente : pas d’engagement offensif, mais respect strict de ses accords de défense avec les Émirats, le Qatar et la Jordanie.
Un basculement mondial, sans véritable vainqueur
Le conflit illustre selon Razoux une recomposition stratégique fondamentale. L’ordre international d’après-guerre s’effondre, l’ONU est inaudible, le droit international est bafoué par peut-être 70 % de la planète. Mais personne ne vient combler le vide. La Chine, souvent présentée comme la grande gagnante, se découvre vulnérable sur ses lignes d’approvisionnement maritimes. La Russie profite de la diversion mais reste engluée en Ukraine. Les États-Unis démontrent leur puissance de feu, mais s’enlisent dans un conflit sans issue claire.
Pour la France et pour l’Europe, l’enjeu est de changer de logiciel. Comprendre que « le monde des Bisounours, c’est fini », et qu’il va falloir réapprendre à être crédible, à se défendre, à faire respecter ses intérêts. Ce n’est pas qu’une question de budgets militaires. C’est un changement de mentalité
https://elucid.media/politique/l-iran-a-ete-concu-pour-la-survie-le-coup-de-poker-desastreux-de-trump?mc_ts=crises
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Ndlr : il considère la Chine comme perdante. N'a-t-elle pas engrangé des données stratégiques pour un futur éventuel conflit ?
Publié Il y a 19 heures • 11 vues
Un accord de cessez-le-feu en dix points a été conclu le 7 avril entre l'Iran et les États-Unis. Retrait des forces américaines de la région, non-agression des groupes alliés, levée des sanctions, compensation des pertes iraniennes : 8 des 10 points sont favorables à Téhéran.
Mais quelques heures après cet accord, Israël a bombardé massivement la capitale libanaise : au moins 100 morts, plus de 700 blessés. La Maison Blanche est claire : le Liban ne fait pas partie de l'accord. L'Iran a-t-il lâché le Hezbollah ?
Les États-Unis ont-ils sous-traité la guerre à Israël
Pour décrypter cette séquence, nous recevons Quentin Muller, journaliste spécialiste du Moyen-Orient, et Rafaëlle Maison, professeure de droit public et spécialiste en droit international.
Quel est la valeur juridique d'un cessez-le-feu ? l'Iran est-elle devenue une puissance régionale incontournable ? Mais aussi, l'impuissance européenne face aux bombardements, le rôle des pays du Golfe, et ce que cette séquence dit du déclin de l'influence américaine au profit de la Chine et de la Russie.
Visibilité Publique Publié originellement 09/04/2026
Catégorie Actualité & Politique
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•Analyses Chine Conflits internationaux
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par Mente Alternativa
En saignant à blanc l’arsenal américain grâce à des drones bon marché et des missiles à bas coût, l’Iran a involontairement écrit la stratégie dont la Chine a besoin pour vaincre son plus grand adversaire : la guerre en Iran a donné à la Chine la clé pour vaincre les États-Unis.
Dans une analyse qui circule avec l’urgence de documents que personne ne veut lire mais que tout le monde devrait étudier, Robert Kelly, professeur de relations internationales à l’Université nationale de Pusan, avance une thèse aussi dérangeante que lucide : la campagne militaire des États-Unis contre l’Iran a involontairement servi de terrain d’essai où la République populaire de Chine a pu observer en temps réel les vulnérabilités structurelles de son principal adversaire mondial.
Publié le 24 mars 2026 sur le site spécialisé 19FortyFive, l’article de Kelly soutient que le véritable héritage du conflit du Golfe ne sera pas la défaite ou l’épuisement de Téhéran, mais plutôt la transmission involontaire d’un «manuel» pratique sur la manière de combattre – et de vaincre – les forces armées américaines. La principale conclusion de cet universitaire est aussi élégante dans sa formulation que dévastatrice dans ses implications : le conflit a mis en lumière la fragilité d’un modèle militaire fondé sur un petit nombre de systèmes ultra-coûteux et technologiquement complexes, comparé à une stratégie reposant sur des armes bon marché, produites en masse et consommables. Et la Chine, contrairement à l’Iran, dispose des capacités industrielles et financières nécessaires pour transformer cette logique en une véritable menace existentielle.
...
caractère «exquis» de l’appareil militaire américain : une dépendance quasi pathologique à l’égard de systèmes d’armes exclusifs, extrêmement coûteux et difficiles à remplacer. Parmi eux, on peut citer les porte-avions à propulsion nucléaire, les chasseurs de cinquième génération tels que les F-22 et F-35, les missiles de croisière de précision et les systèmes de défense aérienne Patriot, dont les intercepteurs individuels coûtent plus de quatre millions de dollars.
En réponse, l’Iran a déployé une stratégie que les stratèges militaires qualifient d’«échange asymétrique» : des essaims de drones dont le coût unitaire est inférieur à cent mille dollars, des missiles balistiques de conception rudimentaire produits en masse, et des attaques massives conçues moins pour infliger des dommages proportionnels que pour contraindre l’adversaire à épuiser ses ressources les plus précieuses à un rythme insoutenable. Il en résulte une équation qui favorise les plus pauvres, mais aussi les plus patients : chaque intercepteur Patriot lancé contre un drone iranien représente un échange économique de quarante pour un, et chaque missile de défense aérienne épuisé constitue une ressource qui ne sera plus disponible lorsque la véritable menace se profilera à l’horizon.
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Ndlr : corrobore ma propre analyse :-(
97,497 signatures
À l’UE et aux dirigeant·es des pays européens et du Royaume-Uni
Pétition
Nous vous appelons à :
- Dénoncer publiquement la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran et la qualifier d'illégale au regard du droit international.
-
Refuser de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires en Europe pour mener leurs attaques contre l'Iran
Pourquoi est-ce important ?
« Nous nous dirigeons vers la Troisième Guerre mondiale ». C'est une citation directe d'un économiste réputé, un homme qui n'est pas du genre à exagérer. [1]
Trump et Netanyahou bombardent Téhéran de façon intensive. Une ville de plus de 10 millions d’habitants. Plus d’une centaine d’enfants ont été tués après qu’une bombe américaine a visé leur école. [2]
L’Europe est l’une des rares puissances mondiales assez fortes pour tenir tête aux États-Unis. Et alors que la population est massivement opposée à cette guerre, nos dirigeant·es restent les bras croisés. Par crainte de se mettre Trump à dos. [3]
Mais il y a de l’espoir. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a dénoncé les attaques contre l’Iran en les qualifiant de guerre « imprudente et illégale ». Il a même refusé de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires en Espagne. [4]
...
Références:
[1] https://www.instagram.com/reel/DVubtLOk9Ow
[2] https://truthout.org/articles/us-dropped-5-6-billion-worth-of-bombs-on-iran-in-first-2-days-of-war-alone/ ; https://www.nytimes.com/2026/03/08/world/middleeast/iran-minab-school-strike.html
[3] https://edition.cnn.com/2026/03/08/europe/spain-sanchez-rejection-trump-iran-war-intl-cmd
[4] https://www.aa.com.tr/en/middle-east/polls-show-majority-of-europeans-oppose-us-israeli-strikes-on-iran/3853988
Nicolas Guillou a été nommé juge à la CPI en 2024 ©Radio France - Sara Ghibaudo
Paroles d'exilées iraniennes et un juge français sous sanctions américaines
Publié le dimanche 15 mars 2026 à 09:12 / Interception
Dans Interception cette semaine, des femmes iraniennes en exil et un juge français de la Cour pénale internationale racontent leur lutte contre l’arbitraire : celui du régime iranien pour les unes, celui des sanctions américaines pour les magistrats chargés de juger les crimes de guerre.
Elles n’ont ni le même âge ni la même histoire : Ava et Maryam nous racontent leurs exils, entre Téhéran et Paris. Cécile Bidault est allée à la rencontre avec deux Iraniennes qui ont fui la République islamique à deux époques différentes.
À écouter
Iran, des voix dévoilées
Interception 19 min
Interdit d’entrée aux États-Unis, de paiement par carte bancaire ou de réservation via des plateformes américaines : Nicolas Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, vit sous sanctions depuis l’été dernier après des mandats d’arrêt visant notamment le Premier ministre israélien. Un reportage au cœur de la CPI à La Haye de Sara Ghibaudo.
À écouter
Nicolas Guillou, le juge français dans le viseur de Washington
Interception 27 min Info Société
L'équipe
Fabienne Sintes Journaliste et productrice du 18/20 sur France Inter
Lucie Lemarchand Réalisation
Martine Meyssonnier Attaché(e) de production
Cécile Bidault Journaliste
Antoine Giniaux Journaliste
Hélène Chevallier Journaliste
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Eric Coquerel était l'invité de Mardi Politique sur France 24 et RFI, le mardi 3 mars 2026, à propos du conflit en Iran.
Dominique de Villepin ©Radio France - Grégoire Nicolet
Les États-Unis ont lancé, depuis samedi, une série de frappes sur l'Iran, conjointement avec Israël. Le guide suprême Ali Khamenei a été tué dans une de ces frappes. Avec cette intervention, les États-Unis ont fait "un pari", qui peut se transformer en "piège" selon Dominique de Villepin.
Avec
- Dominique de Villepin, homme politique et diplomate français
"L'intervention qui a lieu dans la région est un pari", estime Dominique de Villepin, ancien Premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères, lundi 2 mars sur France Inter. Les États-Unis ont lancé une série de frappes sur l'Iran depuis samedi, avec Israël. Les Américains "vont payer très cher cet oubli d'un ordre international", selon Dominique de Villepin.
"Bien évidemment, on doit se réjouir du fait qu'un régime qui a tiré contre ses enfants, un régime qui est aujourd'hui la cause de la souffrance du peuple iranien, se trouve affaibli", reconnaît l'ancien ministre, alors que le guide suprême Ali Khamenei a été tué dans une frappe samedi. Néanmoins, il explique "s'inquiéter, en même temps, de l'affaiblissement du droit international" et d'"une guerre qui risque de devenir régionale".
Il considère que cette intervention "est un pari". "Le pari, c'est de frapper d'en haut en espérant que le moment venu, le peuple qui est en bas aura la force, aura les moyens de réagir et de prendre le pouvoir pour se diriger lui-même", explique Dominique de Villepin. Un "voeu" mais "derrière, il y a aussi un piège : c'est le risque d'un durcissement du régime". "Nous ne pouvons pas considérer, parce qu'on a éliminé un dirigeant, que la question est réglée."
À écouter
Iran : la sociologue Azadeh Kian analyse la succession d'Ali Khamenei après "près de 40 ans de pouvoir"
L'invité de 7h15
10 min
Or, selon l'ancien ministre, "le régime [iranien] n'est pas du tout effondré. Il garde des moyens importants. Il a la capacité de réprimer son peuple". Dominique de Villepin trouve qu'"avant de demander aux gens de descendre dans la rue, il faut qu'il y ait un minimum de sécurité" en Iran et que la "stratégie" de Donald Trump est "pour le moins cavalière". Le président américain "va devoir assumer les conséquences de ce qui est en train de se passer dans la région. C'est une véritable tragédie qui se déroule".
Des "logiques impériales" qui font "primer la domination"
En effet, Dominique de Villepin évoque aussi les "contradictions dans le discours américain". "Quand les objectifs [de guerre] ne sont pas clairs, il y a le risque de l'enlisement, il y a le risque des conséquences tragiques pour toute la région". Il prend l'exemple des interventions américaines de ce début d'année et notamment au Venezuela, le 3 janvier. "À chaque intervention [Donald Trump] a donné des explications différentes, des objectifs différents. [...] Les motivations s'empilent." Ce qui pourrait entraîner, selon l'ancien ministre des Affaires étrangères, "la déstabilisation de l'ensemble de cette région".
Il ajoute que la "décision prise par Israël et par les États-Unis pose le problème de la négociation. Est-ce qu'on peut, alors même qu'une négociation est engagée [à Oman, sur le nucléaire iranien], décider de recourir à la force ? C'est non seulement détruire le droit, mais c'est détruire le principe même de la négociation", s'alarme-t-il. Dominique de Villepin fustige "des logiques impériales qui font primer la domination, font primer la puissance, font primer la force" et répète que "les États-Unis vont le payer très cher dans les prochaines années et Donald Trump également".
Clés : Info Monde Proche et Moyen-Orient Iran Conflits – Guerres Benyamin Nétanyahou Donald Trump Ali Khamenei Dominique de Villepin
Tr.: ...
violation du droit international, guerre impériale, objectifs pas clairs, risques de conséquences tragiques, garantie d'une règle pour tous, vocation d'un pays comme la France, l'Europe ...
déjà 7 interventions militaires ... piège, risque de durcissement du régime iranien ... principe de responsabilité, risque guerre asymétrique avec le terrorisme, le régime n'est pas à la veille de l'effondrement, les durs sont encore très nombreux, ... entrer en guerre en pleine négociation, c'est détruire le droit ... organiser une coalition diplomatique, trouver les bases d'une solution ... a regretté la réaction de la France, de l'Europe, pas assez puissante ... mobiliser la communauté internationale ... /Doctrine nucléaire fr la doctrine, les moyens, l'ambiguité stratégique. Le pouvoir de décision doit rester au pdt de la république ... risque d'enjeu pour nos libertés ... /RN enjeu majeur
Publié Il y a 1 jour • 21 vues
Une guerre de longue durée aura-t-elle lieu à court ou moyen terme entre d’une part Israël et son allié américain, et d’autre part la République islamique d’Iran et ses fameux proxys ? Au moment où nous tournons, en tout cas, une sorte d’accalmie fragile semble s’être imposée, et il est temps pour toutes les parties de compter les points. Qui a gagné ? Qui a perdu ? Qui s’est renforcé sur sa scène intérieure ? Qui s’est a contrario affaibli ? Quelles leçons tirer de cette guerre de 12 jours, et de la “chorégraphie” trumpienne, le président américain ayant donné l’impression de voler au secours de Benjamin Netanyahou pour mieux le contraindre à une forme de retenue ? Pourquoi Trump tient-il tant à acter en interne une victoire qu’il exagère manifestement ? Quels sont les enjeux de politique intérieure ? La guerre des nerfs entre l’Iran et les monarchies du Golfe est-elle relancée ? Et Benjamin Netanyahou dans tout ça. Quel est le bilan de cette épreuve de force pour lui ? Que devient le concept de droit international, avec la banalisation du concept de guerre préventive ?
Bertrand Badie, politiste, professeur émérite à Sciences Po, auteur de nombreux ouvrages dont “L’Art de la paix” paru chez Flammarion, répond à ces questions. C’est l’heure du “Monde n’a pas de centre”, sa chronique internationale. Sur Le Média.
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Publié originellement 28/06/2025
Catégorie Inconnu
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Tr.: ...
/droit international : nous sommes dans un temps où la parole du droit existe ... /sommet de l'OTAN à La Haye appeler "papa" d.Trump ...
751 k abonnés - 3,4k+ - 281 751 vues
🔴🗣️ Entre ambition présidentielle de 2027 et analyse de la situation géopolitique internationale, Dominique de Villepin était l'invité du 20h.
#jt20h #présidentielle #conflit #guerre #israel #iran #villepin
1 446 commentaires
- @goodmorning1984 il y a 1 jour
Il faut quand même rappeler que les américains et les anglais ont renversé le premier ministre iranien en 1953 car il voulait nationaliser les puits de pétrole iranien. Ces mêmes américains et anglais ont mis en place le Shah d'Iran par après qui se maintenait au pouvoir grace à une police politique digne de la guestapo. Ce même Shah est renversé par le peuple iranien en 1979 et le régime des mollah succède . Dès que l'Occident se mêle de la politique intérieur d'un pays , c'est toujours le fiasco ! On l'a vu en Afghanistan , en Irak , en Lybie et dans le tier monde en général.
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Tr.: ...
nous devons avoir une 2ème fermeté avec Israël, et l'exigence sur nos principes, ... le pdt de la république devenu homme à tout faire ... le 1er ministre doit engager sa confiance à l'assemblée ...
Connu / TG le 16/06/25 à 8:14
Actus II Vidéos /8 juin 2025/Réseau International /8 Comments
Ce sketch est génial car il résume en à peine 75 secondes l’absurdité phénoménale de l’escroquerie climatiste. On peut discuter pendant des heures, lire et écrire des dizaines de livres et pourtant ces 75 secondes permettent à chacun d’économiser beaucoup de temps. Comment est-il possible de se planter dans les prévisions climatiques à 3 jours et assurer au monde entier que les modèles climatiques sur 50 ans sont solides ? C’est d’une stupidité assez extraordinaire et pourtant aujourd’hui ça passe car la population et d’une profonde bêtise.
Ndlr : bien fait, donc grave car il peut convaincre :-(
Alors que les modèles climatiques sur temps long sont plus déterministes que les aléas météo journaliers !
Simple, basique... mais nécessite des connaissances scientifiques et mathématiques ! Ce qui n'est pas le cas de tout le monde...
DÉNONCER ACT
94 min - Disponible jusqu'au 26/12/2024 Info et société Enquêtes et reportages Documentaires et reportages
Russie, Chine, Iran : trois régimes autoritaires qui s’unissent pour prendre leur revanche contre l’Occident et restaurer leur puissance impériale. Ce documentaire aussi dense que glaçant déroule l’anatomie de cette alliance.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, clarification inédite de leur coopération, jamais la Chine, la Russie et l’Iran n’avaient été aussi alignés sur la scène internationale contre un ennemi commun : l’Occident. Après des années de rapprochement silencieux, ils signent des partenariats historiques et cherchent à peser sur l’échiquier mondial. Ces trois régimes autocratiques ont une feuille de route commune : mettre fin à l’hégémonie occidentale et restaurer leur zone d'influence respective, particulièrement au Moyen-Orient, en Eurasie et en Asie du Sud. Ils souhaitent aussi imposer une vision du monde remettant en cause le système de droit international d’après-guerre – à commencer par les droits de l’homme, dont ils récusent l’universalisme. Contournement des sanctions internationales, guerres en Ukraine et en Israël, sommets internationaux comme celui des Brics (que l’Iran a intégré en 2024), obstruction au sein des instances mondiales, ingérence dans les démocraties occidentales pour en déstabiliser l’opinion… En menant un affrontement hybride, à la fois militaire, technologique, commercial, géostratégique, informationnel et civilisationnel, cette alliance menace de faire entrer le monde dans une ère d’instabilité.
Monde parallèle
Ce documentaire expose une stratégie commune tentaculaire, qui agit sur tous les fronts – depuis les interventions russes et iraniennes pour soutenir le régime d’Assad en Syrie jusqu’aux campagnes de désinformation lancées pendant le Covid ou la fourniture par la Chine à ses alliés de technologies de pointe destinées à réprimer leur propre population. À la genèse de cette idéologie de la revanche, il y a un événement fondateur que chaque pays cultive dans son récit national : en Chine, le souvenir cuisant des guerres de l’opium, symbole de la domination occidentale ; en Iran, le soutien des États-Unis au coup d’État de 1953 puis au chah d’Iran ; et en Russie, l’humiliation que constitue pour Vladimir Poutine la chute de l’URSS. À partir de ces jalons mythifiés, Sophie Lepault (Le monde de Xi Jinping, La nouvelle puissance indienne – Le monde selon Modi) et Julian Blum déroulent dans cette enquête géopolitique ambitieuse et glaçante la chronologie du rapprochement presque irrésistible de trois "néo-empires" décidés à organiser un monde parallèle, alternatif au monde occidental symbolisé par l’Otan ou les institutions onusiennes. Ils mobilisent de nombreux analystes et interlocuteurs de renom, dont les propos sont mis en regard avec ceux, offensifs, d’officiels chinois, iraniens et russes, aux intentions désormais clairement affichées.
Réalisation Sophie Lepault
Auteur.e Sophie Lepault Julian Blum
pays France - Année 2024
Tr.: ... Trump en se retirant de l'accord nucléaire avec l'Iran l'a rapproché avec la CHine et la Russie ... gradation entre paix et guerre par des guerres de l'ombre (cyber, désinformation, etc) ... guerre hybride totale ... Suède ciblée par la Russie ... alimente la désinformation ex coran brûlé à Stockholm ... Chine pourvoyeuse de technologie ... censure, répression ... Tiandy, entreprise la plus dangereuse au monde ... ONU : la Chine bloque la commission d'enquête aux Ouigours ... prise de parole de fausses ONG ... la fin de l'universalisme du droit ... isoler l'occident ... sommet des BRICS ... Intégration de 5 nouveaux pays (IRAN, E.A.U./UAE, Arabie Saoudite, Égypte, Éthiopie) ... moitié de la population mondiale et 1/3 de sa richesse ... nouvelles candidatures ... dédolarisation du monde ... envahir Taïwan en 2030 ... Gaza le 7/10/23 ... l'Europe confrontée à son indépendance stratégique ... destin de puissance militaire de l'Union Européenne ... réengager la démocratie ... désir de liberté des populations.
Les orateurs :
Tian Feilong, professeur de droit international, université de Pékin ;
Sergueï karaganov, conseiller en politique étrangère et défense, proche de V. Poutine, Moscou
Alina Polyakova, spécialiste de la Russie et de la défense, CEPA, Washington ;
Daniel Stenling, chef du contre-espionnage suédois, Stockholm ;
François Hollande, président de la république (2012 - 2017) ;
Bruno Tertrais, Fondation pour la Recherche Stratégique, Paris ;
David Colon, historien spécialiste de la désinformation, Sciences PO, Paris ;
Annalena Baerbock, ministre allemande des affaires étrangères, Berlin ;
Paul Charon, directeur Renseignement / Anticipation, et Menaces hybrides, IRSEM, Paris ;
Héloïse Fayet, spécialiste Moyen-Orient, Institut Français des relations internationale IFRI, Paris ;
Dina Esfandiary, politologue, ONG INTERNATIONAL CRISIS GROUP, Londres ;
Sir John Sawers, ancien chef des renseignements britanniques (M16), Londres ;
Zhao Lijian, porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois, Pékin ;
Li Zhanshu, n°3 du Parti Communiste Chinois, Pékin ;
Lu Shaye, ambassadeur de CHine en France, Paris ;
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Le 7 octobre 2023, 1 200 Israélien·nes étaient tué·es par le Hamas et d’autres groupes palestiniens dans le sud d’Israël. D’autres étaient kidnappé·es. À ce jour, une centaine d’otages se trouvent encore à Gaza : leur sort reste inconnu, malgré les demandes de leurs familles, qui manifestent régulièrement contre le gouvernement d’extrême droite israélien.
Immédiatement après, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou lançait la guerre pour « éradiquer » le Hamas à Gaza. Depuis un an, des dizaines de milliers de bombes ont été larguées sur l’enclave de 360 kilomètres carrés, avec des cadences de frappes inédites par rapport à d’autres conflits.
Hôpitaux ciblés, stratégie de la famine, déplacements forcés de population : « Il n’y a pas de lieu sûr à Gaza », répètent ses habitant·es depuis un an. Selon le ministère de la santé palestinien, 42 000 habitant·es de l’enclave ont été tué·es en un an par les frappes israéliennes. Près de cent mille autres ont été blessé·es. D’autres sont morts, ou mourront de faim, de maladies ou d’absence de traitement. « Le taux de létalité à Gaza est quasiment inconnu au XXIe siècle », analysait cet été sur Mediapart la chercheuse Amélie Férey. Quant au Hamas, il n’a pas disparu de l’enclave.
Alors que Gaza a été humainement et culturellement détruite et que la colonisation violente se poursuit en Cisjordanie, c’est désormais sur le Hezbollah libanais, allié du Hamas et de l’Iran, qu’Israël porte son offensive. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a été tué par une frappe israélienne. En un peu plus d’une semaine, 700 Libanais·es ont été tué·es, et 100 000 ont fui vers la Syrie. Après des frappes iraniennes sur Israël mercredi 1er octobre, le spectre d'une guerre régionale est chaque jour plus menaçant.
Benyamin Nétanyahou est-il engagé dans une guerre totale ? Rendra-t-il un jour des comptes devant la justice internationale ? Entrons-nous dans une guerre régionale entre Israël et l'Iran? Comment mettre un terme à une escalade alors que la négociation paraît illusoire ?
Quelles sont aujourd’hui les dynamiques sociales et politiques à l’intérieur d’une société israélienne traumatisée par le 7-octobre, où le sort des Palestiniens n’intéresse plus qu’une minorité de la société ?
Comment donner la mesure du « Gazacide » en cours, ce mot trouvé par le journaliste gazaoui Rami Abou Jamous pour décrire l’enfer de Gaza ? Dans cette émission, il nous raconte son année sous les bombes à Gaza City, Rafah et Deir el-Balah.
Nos invité·es :
- Amélie Férey, chercheuse au Centre des études de sécurité et responsable du laboratoire de recherche sur la défense de l’IFRI, chroniqueuse à Mediapart
- Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO, coordinatrice du Livre noir de Gaza (éd. Seuil), en librairie le 4 octobre
- Raphaël Pitti, médecin humanitaire
- Rami Abou Jamous, journaliste
- Ibrahim Awad, professeur de français
- Iyad Alasttal, cinéaste, animateur du projet « Gaza Stories »
- Jonathan Dagher, responsable du bureau Moyen-Orient de Reporters sans frontières
- Julia Grignon, professeure de droit humanitaire, directrice scientifique de l’IRSEM
- Nitzan Perelman, doctorante en sociologie politique, réalisatrice
- Alon-Lee Green et Rula Daood, codirecteurs de Standing Together
- Samy Cohen, politiste
- Martial Manet, chercheur en droit international
- Lamia Ziadé, artiste
100 commentaires
- @yasminesabri4789 il y a 5 jours
Ce genre de plateau serait malheureusement impossible sur une chaîne d'info mainstreem ou même sur le service public. C'est dramatique .Et cela en dit beaucoup de l'état dans lequel se trouve notre démocratie, et de l'invisibilisation totale de ce qui se passe, de l'horreur absolue que subissent les palestiniens. Je suis écoeurée et ne supporte plus du tout d'entendre les commentaires dégueulasses sur LCI, BFM et compagnie, leur double standard (vs Ukraine) me dégoûte. . merci à Mediapart de se tenir au-dessus du lot. Même si ces témoignages sont très durs à entendre
56+ - @PhHa547 il y a 5 jours
Merci pour cette émission.
Mme Julia Grignon est d'un courage extraordinaire. Après 20 ans de droit humanitaire, elle ne baisse toujours pas les bras.
Ceux qui ne veulent toujours pas employer le mot génocide , après avoir entendu tous ces témoignages ne peuvent être que de mauvaise foi.
Si après la deuxième guerre mondiale on pouvait dire "on ne savait pas" Là cest sous nos yeux, l'ONU se réunit en urgence tous les jours. Gesticulation ! C'est désespérant 😥
23+ - @achaoPSG il y a 5 jours
Pourquoi persister à tout ramener au 7 octobre. Parce que sans ça, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes ?
40+ - @lucielpr4517 il y a 5 jours
Merci Mediapart ! Une émission importante et éclairante.
17+ - @3475-m9e il y a 5 jours
Le premier plateau est très émouvant et rappelle très justement la situation à Gaza. La 2e partie ressemble aux débats que l’on voit depuis 1 an et chacun reste sur son point de vue. Merci à mediapart d’avoir organisé cette émission pour que l’on n’oublie pas Gaza.
11+ - @sergedurand7345 il y a 5 jours
bizarre tout de même que l'on évoque si peu la spoliation des palestiniens de leur terre .
"spoliation" n'est pas un mot anodin , il signifie le vol sans vergogne du bien de l'autre ...
8+ - @blacksad2049 il y a 5 jours
Merci de votre travail - Honte sur notre exécutif actif complice de cette tragédie par son soutien aux criminels fascistes
13+ - @karlcolomer5697 il y a 4 jours
Invitez Francesca Albanese, ILAN PAPPE, des membres UJFP !! Sinon bon Docu !!
6+ - @salemfathi2532 il y a 5 jours
La photo de votre présentation esr celle, je crois où une petite Palestinienne pleure la mort de son frère et dit à travers ses larmes; ' j'aimerais juste une minute pour te dire adieu" Papa est mort de mort naturelle et j'aurais tant voulu lui dire combien je l'aimais, mais je n'ai pas pu. Si ce n'est pas elle sur cette photo, il y a des milliers d'autres comme elle; Ces horreurs impunies, ce sont les notres
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Connu / https://framapiaf.org/@Greguti@pouet.chapril.org/113253866642099479
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Mediapart a partagé 3 j Greguti@pouet.chapril.org mediapart@mediapart.social Grégory Gutierez @Greguti@pouet.chapril.org
40 000 morts identifés à #Gaza (évaluation confirmée par d'autres sources que le seul Ministère de la Santé du #Hamas)), dont une centaine de journalistes palestinien·nes.
Beaucoup d'autres décès dûs aux maladies et à l'extrême précarité dans laquelle est plongée la population.
Russie, Chine, Israël, Syrie : on assiste à un renoncement au droit international et à l'effondrement de la crédibilité morale de l'Occident.
Que fait la Cour Pénale Internationale ?
FF @mediapart
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Tr.: ... ghetto, camp de concentration, urbanicide, terroriser la population, détruire une culture, ... les israéliens n'ont pas protégé les populations ... volonté délibérée de massacrer la population de Gaza ... génocide ... journalistes ciblés en tant que tels, blackout médiatique d'Israël ... des centaines de journalistes assassinés ... crimes de guerre ... le pire, la perte de la dignité humaine ... il faut rappeler nos ambassadeurs d'israël ... le droit humanitaire est le seul corpus ... garder espoir, devoir moral
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cisjordanie catastrophique ... plan pour recoloniser, vrai projet politique, finir le travail de 1948 par une stratégie de la terreur.
2ème plateau
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Terminer* >1:31:39 ACT
Le Monde n'a Pas de Centre
Deux fois par mois, le célèbre politiste Bertrand Badie, professeur émérite à Sciences Po, décortique l’actualité internationale dans un monde où les anciennes hégémonies sont balayées.
Au moment où le dernier ouvrage de Bertrand Badie, “L’Art de la paix” sort dans les librairies, le fracas des armes se fait encore plus tonitruant au Moyen-Orient. Après les assassinats de chefs emblématiques du Hamas et du Hezbollah, via des frappes au Liban et en Iran, attribuées à Israël ou assumées par Israël, après des tirs de missiles iraniens ou du Hezbollah sur Israël, après un début d’invasion du Liban par Israël, c’est la guerre ouverte entre Téhéran et Tel-Aviv. C’est aussi l’implication inconditionnelle des États-Unis aux côtés d’Israël, avec les risques d’alliances croisées et les incertitudes que l’on peut imaginer.
C’est la guerre, mais une guerre attendue, préparée, souhaitée, au moins par certains protagonistes. “Ah Dieu, que la guerre est jolie”, déclamait avec une ironie amère le poète Apollinaire en 1915. Et aujourd’hui ? Jusqu’où allons-nous être conduits ? Ce qui se passe au Moyen-Orient témoigne-t-il d’un mépris désormais partagé pour les paix bancales et rudes à maintenir et d’une fascination pour les bonnes guerres ?
... criminaliser l’apartheid de genre ...
... en assassinant un dirigeant iranien dans son ambassade en Syrie, Netanyahu ne commettait pas un de ces crimes et une de ces violations du droit international désormais ordinaires pour lui. Pour tous les gens au pouvoir de cette sorte, les traités, les engagements, les accords, les lois sont « des chiffons de papier ». Donc Netanyahu n’agissait pas pour sa « réplique contre le 7 octobre ». Il provoquait une nouvelle étape de la situation de guerre. Sciemment, ouvertement.
Le but était d’obtenir une réaction en riposte de l’Iran. De cette façon il s’agit de redonner à son gouvernement de l’air pour respirer, face à l’isolement sans précédent dans lequel il a placé son pays. Tous les gouvernements, jusqu’au plus complaisant face au génocide en cours, comme le gouvernement allemand, sont sous la pression d’opinions publiques horrifiées. Biden en sait quelque chose. Il est désormais en danger d’être battu par Trump pour avoir méprisé cette composante de la population américaine ...