Nucléaire : l'Etat revoit à la hausse la facture du projet d'enfouissement de déchets radioactifs Cigéo
Le coût de Cigéo, le futur centre français de stockage de déchets radioactifs, gonfle de 8 milliards d'euros à cause d'une réévaluation
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Connu / TG le 1/04/25 à 14:40
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Danièle Obono a présenté, mercredi 8 avril 2026, devant la commission des Affaires européennes, une communication sur le coût environnemental de l'IA
Ndlr : excellente intervention et aussi celle de Sofia Chikirou (principe pollueur-payeur)
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La situation de surcapacité de production d’électricité en France depuis deux ans oblige EDF à moduler deux fois plus ses centrales nucléaires, hydrauliques et thermiques à flamme. Un chiffrage partiel (uniquement sur le parc nucléaire) évalue le surcoût annuel à 50 millions d’euros.
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EPR Flamanville 3. Salle des machines. 2023
Si les réacteurs nucélaires du parc français sont prévus nativement pour moduler, les turbo alternateurs (ici celui de l'EPR de Flamanville) n'aiment pas trop ça.
Le parc nucléaire d’EDF est pourtant prévu pour cela. Lorsque la production d’électricité dépasse largement la consommation, les 57 réacteurs sont capables de descendre leur production de 80% en une demi-heure, puis de la remonter. C’est ce qu’on appelle la modulation. Cette fonctionnalité est utilisée par le gestionnaire de réseau pour l’équilibrage des fréquences, mais aussi par EDF pour optimiser sa production en fonction des prix de marché, ou pour préserver son combustible. Problème : cette modulation, lorsqu’elle est trop fréquente, a un impact sur les équipements du circuit secondaire et leur maintenance.
Or, depuis deux ans, le système électrique est en situation de surcapacité chronique, due à une consommation électrique atone, inférieure de 4% à son niveau pré-Covid, alors que l’on a continué à ajouter des capacités de production renouvelables, éoliennes et solaires (6 GW en 2024 et 7 GW en 2025). En conséquence, alors que depuis le début des années 2000, EDF modulait en moyenne de 15 à 20 TWh par an, en 2024 ce volume est monté à 31 TWh et même 33 TWh en 2025. Certes, c’est loin des 51 TWh de modulation connus en 1994, alors que le système électrique était déjà en surcapacité. «Ce qui change fondamentalement, c’est la manière dont on module, explique Catherine Bauby, directrice de la stratégie du groupe EDF. Avant, on modulait la nuit et le week-end quand la consommation était faible. Désormais, on module dans la journée entre 11h et 17h», le moment où le solaire produit. Conséquence, le parc est sollicité pour baisser sa production sur deux périodes dans la journée, et parfois il faut même carrément arrêter des réacteurs. «La modulation par arrêt a triplé en 2024 par rapport à la période 2004–2024», observe Catherine Bauby.
La modulation a doublé en volume et en fréquence
Un changement de situation dont EDF a voulu évaluer l’impact. Une étude, publiée le 16 février, a mis en évidence qu’il n’y a pas de difficulté technique à réaliser cette modulation et qu’elle n’a pas d’effet direct sur la sûreté nucléaire. Elle a en revanche un impact industriel, économique et organisationnel. «Sur une centrale nucléaire, c’est essentiellement la partie secondaire, non nucléaire, qui est concernée, explique Jean‑Marie Boursier, directeur adjoint de la division production nucléaire d’EDF. L’élément de la turbine va en effet opérer des cycles de vapeur plus fréquents, ce qui va générer des contrôles supplémentaires qu’il faudra réaliser. Les contrôles décennaux pourraient devoir être réalisés tous les six ans. Cela va générer un surcoût de l’ordre de 30 millions d’euros par an sur le parc nucléaire.»
L’alternateur, qui distribue l’électricité sur le réseau, va lui aussi avoir un fonctionnement légèrement modifié par cette modulation. Ce qui va se traduire également par une augmentation des coûts de maintenance de 2 à 4 millions d’euros par an, estime EDF. Idem pour les turbopompes qui vont devoir être contrôlées tous les 4 ans au lieu de 5, ce qui va aussi coûter 2 à 4 millions d’euros par an supplémentaires. La modulation augmentant aussi la consommation de ressources (bore, lithium, eau et filtres), les achats de consommables vont augmenter de 15 millions d’euros. L’impact sur le système de traitement de l’eau et des effluents est lui encore en cours de chiffrage. Tout comme le coût de l’impact organisationnel. Les équipes sont davantage sollicitées, la réalisation d’essais modifiés, et les analyses chimiques réalisées plus fréquemment.
L’hydraulique et le thermique sont aussi concernés
Le parc nucléaire n’est pas le seul concerné par la modulation, qui a des conséquences aussi sur le parc hydraulique, comme les 2,5 GW de STEP, et le parc thermique à flamme, notamment les centrales à cycle combiné gaz et les turbines à gaz. Sur les stations de transfert d’énergie par pompage, l’augmentation des dépenses de maintenance est de l’ordre de x1,7 sur la période 2026–2030, indique EDF sans préciser le coût initial. «Sur le parc thermique combiné gaz, qui démarre et s’arrête deux fois plus qu’avant, il y a une sollicitation plus importante avec des coûts de maintenance supplémentaires qui sont en train d’être chiffrés», indique Catherine Bauby.
La modulation doit donc coûter bien plus que les 50 millions d’euros chiffrés jusqu’ici par EDF. Combien ? L’électricien ne donne aucun indice. On ne sait pas non plus quand seront publiés les chiffrages supplémentaires. Ce qui est certain en revanche, c’est qu’EDF va devoir communiquer au gouvernement un coût complet pour évaluer si les objectifs d’ajout de capacités solaires prévus dans la feuille de route Énergie publiée le 13 février doivent être révisés en 2027, comme prévu dans le décret de la PPE3 signé par le Premier ministre.
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Clés : Études ; Nucléaire ; EDF ; Industrie ; Services à l'industrie
Rapport
Qui dans la société doit payer les coûts d'une aggravation du changement climatique et de ses évènements extrêmes ? Quels mécanismes de solidarité à l'égard des plus exposés ou des plus vulnérables ? Comment financer et déclencher les actions de prévention pertinentes ? Quels rôles de l'Etat et du secteur assurantiel ?
Fruit d’un travail original ayant mobilisé un groupe de travail pluridisciplinaire pendant près de deux ans, ce rapport du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan questionne les fondements et les limites du système actuel de mutualisation des risques climatiques. Il dresse un parallèle avec la mutualisation des risques sociaux et la construction des assurances sociales au XIXe siècle, et la nécessité, aujourd’hui, de réinventer notre solidarité collective face aux aléas naturels.
En regard, les autrices proposent trois scénarios de réformes, qui diffèrent selon l’ampleur de la couverture et la place de l’Etat dans cette nouvelle protection climatique. Ces scénarios sont détaillés, d’un Etat régulateur du secteur de l’assurance à une socialisation plus large des risques climatiques, sur le modèle de la protection sociale.
Publié le : 12/06/2025
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Télécharger l'édito de Clément Beaune, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan
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Autrices
- Mathilde Viennot, Cheffe de projet, Coordonnatrice
- Marine de Montaignac, Cheffe de projet, Autrice
- Alice Robinet, Cheffe de projet, Autrice
Le système en vigueur de mutualisation des risques climatiques est-il efficace ?
En comparaison internationale, le modèle français d’indemnisation des risques climatiques (assurance habitation doublée du régime « Cat Nat ») apparait particulièrement mutualisé et solidaire. Toutefois, le système de mutualisation dans son ensemble, incluant aussi la prévention, présente des limites, en particulier pour les ménages, telles que :
- Une indemnisation partielle des dommages, une non-couverture de certains risques (trait de côte) ou une couverture incertaine (sécheresse), une couverture assurantielle inégale sur l’ensemble du territoire (forte non-assurance en Outre-mer)
- Une politique de prévention inégale en matière de financement, de risques couverts, de soutien à la prévention individuelle, qui est distincte de l’indemnisation.
En considérant les projections d’aléas naturels pour les 25 prochaines années, le rapport questionne l’assurabilité globale des risques climatiques (la soutenabilité́ environnementale du système), la pertinence du régime « Cat Nat » (sa soutenabilité financière), et la capacité de ce système à fournir une solidarité collective face aux aléas naturels (sa soutenabilité sociale).
Le changement climatique, source de vulnérabilité du système actuel
Le réchauffement climatique se traduit par une intensification des phénomènes extrêmes et des dommages qui en découlent. Entre 2019 et 2023, le coût total de la sinistralité (pour les biens particuliers et professionnels) liée aux événements naturels s’est élevé en moyenne entre 4 et 4,5 milliards d’euros par an – des niveaux déjà supérieurs de 10 à 20% à la sinistralité moyenne depuis 40 ans (3,7 milliards d’euros).
Ce coût total moyen dissimule une variabilité importante. A titre d’exemple, la sécheresse de 2022 a coûté – à elle seule – entre 3 et 3,5 milliards d’euros. Il masque aussi une incapacité à projeter ces coûts dans un futur proche. L’analyse du système français de mutualisation des risques climatiques, hérité des années 1980, questionne sa capacité à répondre aux défis posés par l’intensification des aléas climatiques.
Trois scénarios pour adapter le modèle de mutualisation des risques climatiques
Afin de repenser la solidarité et la couverture des risques climatiques face à leur intensification, le rapport verse trois scénarios au débat. Ils diffèrent selon le rôle de l’Etat dans la gestion du risque, selon le niveau de solidarité que l’on souhaite atteindre (entre zones à risque et non à risque, entre propriétaires et locataires, entre ménages aisés et précaires), et selon les évolutions à venir du risque climatique.
- Le premier scénario offre un socle minimal de couverture et des garanties supplémentaires face aux évènements climatiques, en conservant le partage de risque entre le marché de l’assurance et l’État. En intervenant sur le marché de la réassurance et en régulant celui de l’assurance, l’État maintient l’assurabilité des risques climatiques sur le marché.
- Le deuxième scénario élargit la réassurance publique à l’ensemble des risques climatiques, en supprime le caractère exceptionnel et confie à l’État la couverture de la sécheresse. La gestion des risques climatiques s’accompagne d’une politique d’adaptation des logements plus volontariste, en offrant notamment des subventions à la prévention ou en incitant les habitants à sortir des zones à haut risque.
- Le troisième scénario socialise les risques climatiques, c’est-à-dire qu’il propose une couverture universelle et unifiée des risques climatiques. Il présente à la fois une dimension réparatrice, avec la création de branches d’indemnisation, et une dimension préventive renforcée, avec la création d’un circuit de prévention des risques et d’adaptation des logements aux risques climatiques. Des cotisations climatiques viennent remplacer les primes d’assurance.
« Ce rapport affiche des montants, de dépenses et de contributions, qui sont élevés. Ils doivent être bien entendu évalués, maîtrisés, discutés. Mais soyons clairs : c’est avant tout la facture du changement climatique ; la question clé est celle de sa prise en charge, publique ou privée, individuelle ou solidaire. Toute action qui permet de réduire ce dérèglement, d’en diminuer la vitesse, l’ampleur ou les impacts, en abaisse le coût pour la société. Et le coût de l’inaction est très supérieur au coût de l’action. »
Clément Beaune, Haut-commissaire
Connu en cherchant à partir de https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?LPkLRQ
Ndlr : amélioration ? propositions pertinentes ? Approfondir ACT
Remarques :
- la grèle absente de la synthèse alors que présente dans le rapport complet !
- quid de faire payer les principaux responsables : l'industrie fossile ?
- résilence mais pas robustesse, sauf à propos de la sécurité sociale :
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La Sécurité sociale, qui fête ses 80 ans à l’automne 2025, trouve ses racines dans des débats anciens sur la responsabilité, la solidarité et la place de l’État dans la protection contre les aléas de la vie. Dès le XIXe siècle, les risques liés notamment à l’industrialisation (accidents du travail, chômage, maladie, vieillesse) apparaissent comme trop lourds pour être assumés par les seuls individus ou la bienveillance patronale. Des dispositifs d’assurance mutuelle émergent, d’abord dans les milieux ouvriers, avant d’être institutionnalisés sous l’impulsion de l’État. Le système de Sécurité sociale en 1945 incarne un tournant fondamental : celui d’une prise en charge publique, universelle et obligatoire de risques jusqu’alors laissés à l’initiative privée. Cette construction s’est faite sur la base d’un compromis entre plusieurs logiques : l’assurance (cotisation contre protection), l’assistance (solidarité nationale financée par l’impôt), la mutualisation (redistribution entre les assurés) et la régulation étatique (définition des règles, collecte, contrôle). Elle repose également sur des tensions durables, entre logique contributive et logique redistributive, entre public et privé, entre prévention et réparation, entre équité et incitation. Ces tensions ont structuré durablement les politiques sociales françaises, mais elles n’ont pas empêché la constitution d’un système robuste, suscitant une large adhésion et capable d’évoluer avec le temps.
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Poitiers : « Bonjour Madame, vous voulez payer une facture de cinq milliards ? ! » - Publié le 18/05/2025 à 15:34 / Par Emmanuel COUPAYE
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« Ce n’est pas à nous de payer la facture », annonce le faux ticket de caisse de Greenpeace.
© (Photo NR-CP, Emmanuel Coupaye)
Une déambulation était organisée, ce samedi 17 mai 2025, par Greenpeace pour dénoncer le coût des dégâts climatiques et la facture payée au final par les citoyens.
L’accroche met tout de suite dans le bain, de pétrole, et assure une réponse outrée. « Bonjour Madame, vous voulez payer une facture de cinq milliards ? », lance mi-goguenard un militant de l’association écologiste Greenpeace. « Ah ben non », rétorque du tac au tac la passante pressée. « Et bien, c’est ce qui risque de vous arriver », déroule le barbu en listant ses arguments.
La cible de ce samedi 17 mai 2025 dans les rues de Poitiers, ce sont les entreprises polluantes, les majors des énergies fossiles, accusées d’avoir provoqué la crise climatique et de ne rien faire pour la résorber.
« Ce n’est pas à nous de payer la facture ! »
« Nous exigeons une chose simple, expliquent la dizaine de militants mobilisés pour cette action. Nous voulons que les entreprises du pétrole, du gaz et du charbon soient tenues pour responsables des dégâts qu’elles causent et paient leur juste part. » Cette part, elle figure sur un ticket de caisse virtuel semblant dégouliner d’un mazout de marée noire. Siglé Total énergies, il affiche un total à payer pour 2024 de cinq milliards. Le ticket décline les manifestations du dérèglement climatique, inondations, sécheresses et tempêtes, et les dommages et pertes causés : effondrement de maisons, destructions d’infrastructures et perte de récolte.
« Ce n’est pas à nous de payer la facture », proclame Greenpeace en voulant inciter les citoyens à dire la même chose et à réagir en conséquence.
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Clés : Vienne ; Poitiers ; Environnement ; A la Une local
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Ndlr : intervention d'Alain de GPP passée sur F3 ce soir à partir de 3:29
Budget 2025 : le grand « flou » sur le coût du nucléaire / Reporterre
Qui paiera la facture du nucléaire existant et futur ? La réponse à cette question, abordée lors de l'examen du projet de loi de finances, reste floue, dénonce le député LFI Maxime Laisney.
Billet de blog
Coût du nucléaire, prix de l’électricité, dette publique - 25 octobre 2024 / François VALLET
Ingénieur en génie climatique, énergétique et environnement
Le 9 octobre 2024, Mediapart publiait un article sur le prix de l’électricité qui soulève plusieurs questions intéressantes. Il m’a semblé utile d’en reprendre quelques-unes et d’y apporter des éléments de réponse permettant d’éclairer le débat budgétaire.
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Sortie du rapport sur le coût des ECE
L'équipe Climat de GPF a sorti aujourd’hui un rapport intitulé "Événements climatiques extrêmes : qui doit payer la facture ?". Alors que les coûts des catastrophes climatiques en France sont amenés à doubler d’ici 2050, nous y expliquons pourquoi il est crucial que le secteur des énergies fossiles, premier responsable du changement climatique, participe au financement des pertes et dommages qui, pour l’instant, reposent en grande partie sur les particuliers et les États.
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Connu / TG le 27/03/24 à 11:10
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Un article intéressant sur le coût des événements climatiques extrêmes en France en 2023 :
6,5 milliards d’euros en 2023 : les assureurs inquiets devant le coût des catastrophes climatiques
En 2023, les catastrophes climatiques en France ont coûté 6,5 milliards d’euros aux assureurs. Ils s’inquiètent du « changement d’échelle » et de l’accélération de ces événements dévastateurs.
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Les nouveaux réacteurs nucléaires EPR2 pourraient coûter deux fois plus que ce qu’annonce EDF. C’est la conclusion ...
Connu / TG le 19/03/24 à 6:26
Connu / https://wegreen.fr/post/198099 Il y a 22 hours
et par https://twitter.com/greenpeacefr/status/1770000625134162171
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Nous publions aujourd'hui notre rapport sur le coût des nouveaux EPR. Sans surprise, nous dévoilons des chiffres bien plus élevés que ceux annoncés par le gouvernement et EDF. Au lieu des 67,4 milliards officiellement prévus par le gouvernement début mars, notre estimation va de 90 à 124 milliards d'euros (pour 6 réacteurs EPR 2) ! 🔥
Vous pouvez retrouver :
- Le rapport (ici)
- Le résumé du rapport : https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2024/03/Resume-Rapport-Cout-du-nouveau-nucleaire-linsoutenable-legerete-dEDF.pdf
- L'article sur notre site : https://www.greenpeace.fr/edf-hors-sol-le-cout-du-nucleaire-senvole/
- Notre CP : https://www.greenpeace.fr/espace-presse/rapport-entre-fiasco-industriel-et-fantasme-politique-le-nouveau-nucleaire-coutera-beaucoup-plus-cher-quil-ny-parait/
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Publié il y a 29 min • 0 vues
Au programme aujourd'hui,
Nouvelles annonces d’Emmanuel Macron tout en se félicitant sur son premier bilan, entre emplois, économie, changement climatique autour de l’industrie.
La réindustrialisation. C’est le plan annoncé par Emmanuel Macron jeudi dernier. Industrie, ce mot un peu galvaudé, qui ne paraît pas intéressant, pas sexy. Et si c’était le cœur de nos maux ?
La désindustrialisation : ce qui a vidé nos petites villes et villes moyennes, appauvrit les classes prolétaires et moyennes, nous a rendu dépendant de l’extérieur et on l’a vu pendant les crises et, a détruit notre pouvoir d’achat.
Entrons dans la stratégie et le plan d’Emmanuel Macron pour réindustrialiser la France.
Tout d’abord le Président partage ce constat de la désindustrialisation, et affirme que la France a le bonnet d’âne par rapport à ses voisins.
Constat posé. Alors, comment on fait ?
On entend “à cause des réformes qu’on n’a pas faites”. Vous le voyez venir.
Dans ce discours, Emmanuel Macron avance un plan sur 4 piliers :
l’investissement, l’Europe, un pilier territorial et surtout, la compétitivité.
Emmanuel Macron se félicite je cite, “d’une vraie politique de compétitivité : de baisser le coût du travail et du capital”.
Aujourd'hui on développe et décrypte le discours d'Emmanuel Macron sur ce plan pour la réindustrialisation. Que se cache-t-il derrière ? Plan qui dévoile ce qui nous attend, et révèle une nouvelle fois la vision néo-libérale du Président de la République, qui manie le fameux "en même temps" dont il est indispensable de déconstruire. C'est l'Instant Porcher.
Visibilité Publique
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes
Durée 33min 27sec
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Tr.: ... compétitivité coût, compétitivité produit ...
Enseignement, sécurité, logement, justice, transports, culture, etc. Nous bénéficions au quotidien de nombreux services publics, parfois sans nous en rendre compte. Cliquez sur chacune des thématiques ci-dessous pour découvrir le coût de ces services.
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dépenses pour 1000 € d'argent public en 2019
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Presse Communiqué : Lancement de la démarche « En avoir pour mes impôts » - 25/04/2023 https://presse.economie.gouv.fr/25042023-cp-lancement-de-la-demarche-en-avoir-pour-mes-impots/
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?Ez69iA
Ndlr : gros amalgame entre cotisations sociales et impôts... À qui profite ce "crime" ?
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Dans ce 165e numéro de la Revue de la Semaine, Jean-Luc Mélenchon revient tout d'abord sur son déplacement en Guyane. Il explique qu'il s'est rendu en Guyane pour des raisons politiques et médiatiques. Il a en effet participé de là-bas à l'émission de France 2 "L'événement" où il a pu aborder de nombreux sujets en lien avec la Guyane : forêts, accords possibles avec le Brésil ou encore le thème de la santé et de l'immigration. Il a souligné que cette émission avait permis de mettre en avant de nombreux problèmes des Guyanais. Ceux-ci sont dans une situation d'exaspération inquiétante et vivent dans un sentiment d'abandon énorme. Une situation qui touche tous les Outre-mer français. C'est pourquoi Jean-Luc Mélenchon raconte qu'il a pu être témoin d'une rencontre historique en Guyane entre les élus ultramarins pour interpeller le gouvernement.
Le co-président de l'Institut La Boétie aborde ensuite la bataille des retraites qui va franchir une nouvelle étape cette semaine avec les grèves et manifestations à l'appel de l'intersyndicale le 19 janvier suivies de la marche du 21 janvier à Paris à l'appel des organisations de jeunesse. Il détaille pourquoi la réforme annoncée du gouvernement qui va reculer l'âge de départ à la retraite est injuste et inutile puisque la vraie question est celle de la répartition de ce que produisent les gens. En effet, Jean-Luc Mélenchon indique qu’il est temps que la richesse soit davantage partagée du côté des gens qui produisent réellement des choses plutôt que des actionnaires qui ne produisent rien.. Il revient ensuite sur la diminution du temps de travail dans la vie et la répartition entre temps contraint et temps utile. Il explique que le temps utile socialement ne doit pas être réduit au seul temps contraint, celui du salariat.
Jean-Luc Mélenchon présente également le nouveau rapport d'Oxfam sur les inégalités mondiales. Celui-ci démontre une nouvelle fois que les richesses sont accaparées par les plus riches. Un chiffre ressort particulièrement de ce rapport d'Oxfam : il suffirait d'une taxe de 2% sur les 42 milliardaires français pour régler le déficit annoncé des retraites. Le gouvernement choisit donc de s'attaquer une nouvelle fois au travail en faisant travailler les gens plus longtemps plutôt qu'au capital.
Il conclut en expliquant pourquoi il est primordial de jeter toutes nos forces dans la bataille des retraites et pourquoi celle-ci s'annonce historique. En effet, le 19 janvier c'est l'ensemble des syndicats qui appellent à se mobiliser contre cette réforme et le 21 janvier ce sont 10 organisations de jeunesse qui organisent une marche pour sauver nos retraites. Une marche soutenue et appuyée par plusieurs organisations politiques dont La France insoumise. Jean-Luc Mélenchon explique que le gouvernement souhaite engager un véritable bras de fer avec le peuple concernant les retraites alors qu'une majorité de Français est contre. Il est donc possible de sortir victorieux de cette opposition et de sauver nos retraites.
SOMMAIRE
00:00 : Introduction
00:24 : Déplacement en Guyane et L'évènement
05:17 : Bataille des retraites et rapport Oxfam
19:25 : Manifestations du 19 et 21 janvier
22:21 : Conclusion
LES LIENS
- Ma note "Retour au royaume des riches" : https://melenchon.fr/2023/01/16/retour-au-royaume-des-riches/
- Replay de l'émission de France "L'événement" : https://www.youtube.com/watch?v=Uu9n7hikPSw&t=0s
- La rapport Oxfam sur les inégalités mondiales : https://www.oxfamfrance.org/rapports/nouveau-rapport-la-loi-du-plus-riche/
- Revue de la Semaine sur le krach financier à venir : https://youtu.be/d6fwDYcgR0U
- Les députés des Outre-mer s'unissent pour porter un projet commun : https://la1ere.francetvinfo.fr/les-deputes-des-outre-mer-s-unissent-pour-porter-un-projet-commun-1356622.html
- Toutes les infos sur la marche du 21 pour nos retraites : https://marche21janvier.fr/
- Toutes les infos sur la campagne pour sauver nos retraites : https://lafranceinsoumise.fr/campagne-retraites/
La virilité coûte 95 milliards d’euros chaque année, autant que le budget de l’éducation et de la sécurité réunis - 4 novembre 2022
Combien coûte la virilité ? C’est la question que s’est posée la chercheuse Lucile Peytavin. Les hommes représentent 96,3% de la population carcérale et 90% des personnes condamnées par la justice. Ils sont responsables de 99% des viols, 97% des violences sexuelles, 95% des vols de véhicules, mais aussi 99% des incendies volontaires ou encore 89,5% des destructions et dégradations.
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la France économiserait 95 milliards d’euros chaque année si les hommes se comportaient comme les femmes. Cette somme permettrait de doubler le budget consacré à la sécurité et de l’éducation ou de réduire à 0 le déficit public de l’Etat. Un pognon de dingue.
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L’étude du genre au travers du prisme économique n’est pas nouvelle. C’est principalement les inégalités salariales qui sont étudiées. Les femmes touchent en moyenne 25% de salaire en moins que les hommes, 15,6% par heure de travail. Résultat, les retraites des femmes sont en moyenne de 1000 euros contre 1600 euros pour les hommes. L’autre angle déjà étudié est la différence dans le travail gratuit, le travail domestique par exemple est assuré à 80% par des femmes.
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Les statistiques sont accablantes
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que le sommet de l’iceberg. Le budget consacré à la sécurité est au total de 22 milliards d’euros. 22 milliards pratiquement entièrement consacrés à protéger les citoyennes et les citoyens contre la violence de certains hommes.
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les risques pris par les hommes pour eux-mêmes. Les hommes représentent 75% des morts sur la route, 80% des cancers dus au tabac et à l’alcool. Au total, les hommes ont trois fois plus de risques de mourir avant 65 ans d’une mort évitable (donc dus à un comportement à risques). Les hommes sont donc également bien plus responsables que les femmes du déficit de la Sécurité sociale.
A ce coût pour les politiques publiques s’ajoute encore le coût humain et matériel supportés par la société : la souffrance physique et psychologique des victimes, la perte de productivité, la destruction de biens. Pour cela, Lucile Peytavin s’appuie notamment sur cet outil utilisé par le gouvernement pour le pilotage des politiques publiques. https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/archives/Elements-pour-une-r%C3%A9vision-de-la-valeur-de-la-vie-humaine.pdf
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une grande partie des violences et comportements asociaux ne font pas l’objet d’une décision de justice et ne sont donc pas chiffrables à ce stade.
La virilité n’a rien de naturelle, elle est le résultat d’une socialisation qui encourage les garçons à adopter des comportements violents
La biologie démontre qu’il n’y a rien de physiologique chez les hommes qui les pousserait à adopter des comportements violents. Non, le niveau de testostérone n’entraîne pas la violence. C’est même le contraire, « L’administration d’une simple dose de testostérone chez les femmes provoque une amélioration de la sociabilité dans la négociation, réduit les conflits et augmente l’efficacité des interactions sociales ». ... la différence vient de loin, dès l’enfance par l’éducation à la virilité.
-> https://www.youtube.com/watch?v=BLdVUXD6wH0
"apprendre à souffrir, à être soumis pour obéir, fabriquer un guerrier endurci ... devenir un homme est un fardeau sous la Grèce antique"
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Au collège, les garçons représentent entre 75,7% et 84,2% des enfants ayant reçu une punition ou une sanction disciplinaire. Ils sont aussi 97,6% des élèves sanctionnés pour “violence sur autrui”. A 14 ans, les hommes ont déjà 70% de plus de risques de mourir dans un accident que les femmes.
Remettre en cause l’éducation à la virilité va prendre du temps, nous en sommes toutes et tous imprégnés. Cependant, des solutions existent.
... en prendre conscience ... réfléchir à comment éduquer les garçons comme une fille ... Au niveau collectif, c’est une bataille culturelle qu’il faut mener pour diffuser cette idée dans toutes les strates de la société : les comportements virilistes sont totalement ruineux, il est grand temps que les hommes acceptent de se comporter comme les femmes.
->
https://youtu.be/fksKuXhvWX4
Connu / https://twitter.com/L_insoumission/status/1588833505303089154
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GFLC a aimé L'insoumission @L_insoumission
La virilité coûte 95 milliards d’euros chaque année, autant que le budget de l’éducation et de la...
Combien coûte la virilité ? C’est la question que s’est posée la chercheuse Lucile Peytavin. Les hommes représentent 96,3% de la population carcérale et 90%
11:00 AM · - 22 Retweets - 5 Tweets cités - 47 J'aime
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Ndlr : Gazou de "
Se comporter comme des femmes ou être une femme comme les autres, comme la femme est aussi un homme comme les autres?
En d'autres termes, être toutes et tous des individus non genrés?
#Virilité #Virilisme #BudgetDeLétat #Masculinité #Masculinisme #Masculin
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L'électricien français EDF écrit dans son rapport annuel qu'il pourrait accuser de nouveaux retards pour le démarrage de la centrale
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La commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les coûts de la filière nucléaire avait demandé à la Cour des comptes un rapport sur les coûts de production de l’électricité d’origine nucléaire. Celui-ci vient d’être rendu public. C’est la deuxième fois en deux ans que la Cour des comptes s’empare de ce sujet sensible, avec des conclusions sévères.
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RAPPORT | Novembre 2021
Les coûts actuels des énergies électriques bas-carbone
Analyse des différents coûts actuels des moyens de production nucléaire, éolien et photovoltaïque et de leur impact sur le réseau.
Greenpeace est une organisation internationale qui agit selon les principes de non-violence pour protéger l’environnement et la biodiversité et promouvoir la paix. Elle est indépendante de tout pouvoir économique et politique et s’appuie sur un mouvement citoyen engagé pour construire un monde durable et équitable.
L’Institut Rousseau est un laboratoire d’idées indépendant, attaché à la reconstruction écologique, sociale et démocratique de nos sociétés.
Il rassemble des intellectuels, des chercheurs, des hauts fonctionnaires et des travailleurs du privé ou du public. Son objectif est de produire des propositions de politiques publiques innovantes, ambitieuses et opérationnelles.
Greenpeace France et l’Institut Rousseau tiennent à remercier différents acteurs associatifs pour leurs retours précieux et leurs conseils avisés : particulièrement Yves Marignac de l’association négaWatt ainsi qu’Alain Grandjean et les équipes de la Fondation Nicolas Hulot.
Contact presse Greenpeace Guillaumine Lickel, guillaumine.lickel@greenpeace.org, 06 73 89 48 90
Contact presse Institut Rousseau Oriane Wegner, oriane.wegner@institut-rousseau.fr, 06 59 57 32 89
Contact éditorial Morgane Gonon, morgane.gonon@institut-rousseau.fr, 06 33 12 10 58
Résumé exécutif
La France est actuellement à un tournant de son avenir énergétique avec un choix crucial pour son futur mix électrique : par quoi remplacer les 56 réacteurs nucléaires du pays après leur fermeture dans les décennies qui arrivent ? S’il est certain qu’il faudra quoi qu’il arrive accélérer le développement des énergies renouvelables éoliennes et photovoltaïques, la question se pose pour le nucléaire : faut-il ou non construire de nouveaux réacteurs nucléaires en France ou faut-il progressivement aller vers un mix 100 % renouvelables ?
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pour éclairer ce débat sur l’avenir énergétique du pays dans un contexte électoral particulier. Le rapport RTE Futurs énergétiques 2050 se focalise sur la trajectoire électrique alors que le scénario négaWatt 2022 et les scénarios de l’Ademe Prospectives, énergies, ressources 2050 proposent une vision de la transition sur l’ensemble du système énergétique vers la neutralité carbone en 2050.
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choix : nucléaire existant, nucléaire en construction avec l’EPR de Flamanville, éolien terrestre et posé en mer, photovoltaïque au sol, sur ombrières ou grandes toitures ainsi que sur le segment résidentiel. Cette grille de lecture repose sur le calcul du coût courant économique, tel qu’utilisé par la Cour des comptes pour calculer le coût de production de l'électricité nucléaire.
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méthodologie et un périmètre d’analyse communs pour ces différentes technologies. En outre, les chiffres utilisés proviennent tous de sources publiques les plus récentes possibles. Dans le cas du nucléaire, les données d’EDF ont été privilégiées et ont été complétées par des données d’autres sources, essentiellement celles de RTE ou de la Cour des comptes.
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Il résulte de cette étude que les renouvelables les plus compétitives, photovoltaïque en centrale au sol ou sur grandes toitures et éolien terrestre, présentent aujourd’hui un coût courant économique moyen de 5 % à 30 % inférieur à celui du nucléaire existant, celui de l’éolien posé en mer restant légèrement supérieur (moins de 15 %). Toutes ces options ont un coût courant économique moyen au moins deux fois moins élevé que celui de l’EPR de Flamanville, qui se situe au même niveau que celui du photovoltaïque résidentiel.
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Malgré les nombreuses variables et incertitudes à prendre en compte, le coût complet d’un tel système à l’horizon 2050 ou 2060 n’apparaît pas d’un ordre de grandeur différent de celui d’un système électrique reposant sur un mix d’énergies renouvelables et de nucléaire.
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Dès lors, il est indispensable que ce sujet puisse être débattu dans un cadre véritablement démocratique, en prenant le temps
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discutées sur la base d’une comparaison économique aussi équitable que possible, éclairant leurs coûts directs et leurs coûts indirects, ce qui est l’objet du présent rapport. Cette comparaison, pour être complète, doit intégrer d’autres critères, notamment des aspects environnementaux (matières premières, biodiversité, artificialisation des sols, ressource en eau, production et gestion des déchets...) et sociaux (création d’emplois, santé publique, retombées économiques, implication des différents territoires...) qui ne sont pas abordés ici.
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obtenir le CCE par MWh.
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le CCE plus adapté que le Levelized Cost Of Energy (LCOE) ou coût complet actualisé de l’énergie.
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Du rapport RTE/ Agence internationale de l'énergie (AIE), il ressort l’existence de “quatre ensembles de conditions strictes, qui devront être remplies pour permettre, sur le plan technique et avec une sécurité d’approvisionnement assurée, l’intégration d’une proportion très élevée d’énergies renouvelables dans un système électrique de grande échelle comme celui de la France” : le maintien de la stabilité du système électrique, l’assurance d’une adéquation permanente entre production et consommation électrique, l’existence de réserves opérationnelles adaptées en volume au mix électrique considéré et l’adaptation du réseau électrique.
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Seule une vision globale sur un ensemble de critères permettra aux citoyens, à l’ensemble des organisations concernées et aux personnalités politiques de débattre sereinement de l’avenir du mix électrique français et de prendre des décisions en toute connaissance de cause.
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le maintien du signal électrique à la fréquence de 50 Hertz, et le développement de dispositifs techniques pour remplacer ou imiter l’apport à la stabilisation du réseau aujourd’hui fournie par l’inertie des machines tournantes des centrales électriques.
Au moins deux options sont envisageables pour reproduire cet effet. La première
consiste simplement à utiliser des compensateurs synchrones, c’est-à-dire des
moteurs synchrones tournant à vide sur le réseau, sans production de puissance.
Pour cela, il est possible de réutiliser les machines tournantes des centrales
conventionnelles mais donc à vide. Il s’agit d’une solution mature ... La deuxième option consiste à modifier le fonctionnement actuel d’opérations de l’électronique de puissance des parcs éolien et photovoltaïque ... sans machines tournantes en modifiant le fonctionnement de “grid-following” en “grid-forming”, permettant aux moyens de production renouvelables de générer leur propre onde de tension à la fréquence voulue et de se synchroniser avec les autres sources générant des ondes de tension ... c’est l’objet du projet européen Osmose.
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état de l’art des coûts système
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d'après nos calculs, même en appliquant une hypothèse favorable d’une baisse de 30 % - préconisée par la SFEN (Société française d'énergie nucléaire) - au coût de construction (hors frais financiers) et en réduisant la durée de construction à 10 ans, le CCE du nouveau nucléaire ressortirait à près de 120 €/MWh.
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l’intégration dans un réseau, tel que celui de la France, d’électricité renouvelable générée par des centrales photovoltaïques et éoliennes, représentant une proportion pouvant aller jusqu’à 75 % du total (impliquant donc des coûts système additionnels de l’ordre de 40 € par MWh), peut être économiquement rentable lorsque cette intégration se fait au détriment du nucléaire de troisième génération
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TERMINER AVEC LES ANNEXES
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Connu / https://twitter.com/ClemSenechal/status/1463466234893189120
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@ClemSenechal
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