2 384 signatures
Destinataire(s) : L’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR)
Nucléaire : exigeons le suivi et la transparence sur les animaux victimes des centrales
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Campagne lancée par Réseau "Sortir du Nucléaire"
Chaque minute, pour son refroidissement, une centrale nucléaire à circuit ouvert peut pomper l’équivalent d’une piscine olympique d’eau. Les prises d’eau aspirent à vive allure toute la vie qui s’y trouve : les animaux se retrouvent pris au piège et peuvent mourir des chocs subis, d’asphyxie à l’air libre, des changements de température ou de pression, ainsi que du traitement à la Javel.
Ne pas surveiller l’impact du nucléaire sur la biodiversité aquatique, ça vous plaît ? C’est français.
L’enquête publiée par le Réseau « Sortir du nucléaire » en juin 2026, l’Hécatombe invisible, révèle l'irresponsabilité d'EDF : au courant de son impact sur la biodiversité aquatique depuis les années 1980, l’exploitant est dans l’inaction volontaire depuis. C’est qu’en France, rien ni personne ne l’oblige à suivre le nombre d’animaux piégés chaque année par ses centrales et de le réduire.
https://www.sortirdunucleaire.org/hecatombe-invisible
Une exception bien française, puisqu’à la centrale de Hinkley Point C - située dans l’estuaire de la Severn au Royaume-Uni - EDF, contraint par la réglementation, doit prendre en compte l’impact des piégeages et concevoir un système permettant de minimiser ce phénomène et renvoyer les animaux dans leur milieu naturel sans dommage.
Alors pourquoi un tel dédain du vivant de notre côté de la Manche ?
Des êtres vivants capables de ressentir la douleur sacrifiés sur l’autel atomique
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La maltraitance de ces 5,9 milliards victimes annuelles doit cesser !
Le Réseau "Sortir du nucléaire", l'association Défense des Milieux Aquatiques, l'association PAZ (Projet Animaux Zoopolis) et France Nature Environnement demandent officiellement à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) d’imposer un suivi annuel obligatoire de la mortalité induite par les prélèvements d'eau des centrales nucléaires. Ces données doivent obligatoirement figurer, en toute transparence, dans les rapports environnementaux de chaque installation nucléaire française.
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Si nous n'agissons pas maintenant, l'industrie continuera d'opérer avec des technologies obsolètes en toute opacité, condamnant des espèces protégées ou en danger critique d’extinction comme l’anguille et l’alose à une disparition totale. Exigeons la transparence et forçons l'exploitant à enfin rendre des comptes, à reconnaître la valeur du vivant et à atténuer son impact.
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exiger la protection de la biodiversité aquatique !
Catégorie Biodiversité
Biographie
Adjoint au Maire de Fléac en charge du Développement durable, de la citoyenneté, du cadre de vie de l’environnement et des Travaux publics, Mathieu Labrousse est ingénieur chargé de développement des énergies renouvelables et élu au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, sur la liste d’Alain Rousset, depuis 2021
Président de la Commission « Biodiversité, Eau, Littoral, Transition énergétique », Mathieu Labrousse est pécheur et passionné. Après avoir été secrétaire de l’association de pêche et de protection des milieux aquatiques de Cognac, il est élu Président de la Fédération départementale des associations agréées de pêche et de protection des milieux aquatiques de Charente. Il préside également l’Association régionale de pèche Nouvelle-Aquitaine.
Commission / Groupe Inter-Assemblée
Biodiversité, Eau, Littoral, Transition énergétique
Président de la Commission
Délégation
Conseiller délégué à l’Eau, aux Continuités écologiques, à la Chasse et à la Pêche
Élu de territoire
Sud Charente
Autres fonctions
Adjoint au Maire de Fléac
Président de l’Association régionale de pèche Nouvelle-Aquitaine
Président de la Fédération départementale des associations agréées de pêche et de protection des milieux aquatiques de Charente
Biodiversité et pollution
La multinationale minière multiplie les incidents environnementaux et soulève un tollé chez les élus locaux bretons qui ont appris, le 23 juin, que 15 millions de litres d’effluents acides pollués par des métaux lourds avaient été déversés en amont de la réserve naturelle de Glomel.
Celia Izoard (Splann !) - 30 juin 2026 à 07h20
...
enquête a été réalisée par Splann !, une ONG dédiée à l’investigation journalistique en Bretagne dont Mediapart est partenaire.
https://splann.org/nouvelle-pollution-a-glomel-15-millions-de-litres-deffluents-acides-dans-le-ruisseau/
38 min
Entre désinformation et questions légitimes, comment démêler le vrai du faux sur les énergies renouvelables ? Comment mettre en œuvre la transition énergétique ?
Avec
- Paul Neau Ingénieur écologue spécialiste de l’énergie éolienne
- Elsa Souchay Journaliste spécialisée énergie, environnement et ruralités
Intermittentes, inesthétiques, d’origine étrangère : les énergies renouvelables font l’objet d’idées reçues. Ces énergies sont nouvelles et suscitent naturellement des questionnements, mais qui sont parfois amplifiés par les lobbies fossiles.
Derrière les idées reçues, il reste des questions légitimes : où installer ces équipements, sur quelles terres, au profit de qui ? Des forêts défrichées dans les Landes, des terres agricoles sous tension, des éoliennes condamnées pour destruction d'espèces protégées : l’enquête d'enquête d’Elsa Souchay pour Reporterre montre que les renouvelables ne sont pas neutres.
Des pistes existent pour une transition plus juste : réduire la demande énergétique par la sobriété avant tout, favoriser les projets à gouvernance locale, ou encore mieux encadrer l'agrivoltaïsme.
A lire : Plaidoyer pour la transition éolienne et solaire, Paul Neau, Editions Rue de l’échiquier
Références Énergies renouvelables Environnement Biodiversité Écologie
Ndlr : socialiser les projets serait indispensable, les ENR sont en plein boom au niveau mondial
Noël Mamère le 29 janvier 2025 à Paris
Noël Mamère, le Vert : « L'écologie est un outil d'émancipation, pas une punition » - Vendredi 3 avril 2026 / La Terre au carré | France Inter
Candidat à la présidentielle en 2002, mais aussi maire de Bègles durant 28 ans, Noël Mamère a surtout développé sa conscience écologique dans les années 1970 auprès de Jacques Ellul et de Bernard Charbonneau.
Avec Noël Mamère, Député-maire écologiste de Bègles
Des années 1970 durant lesquelles Noël Mamère sera de tous les fronts avec son acolyte Pierre Lebaillif, tantôt dans des manifestations pour sauver la forêt des Arbailles dans les Pyrénées, contre l’autoroute du Pays basque ou encore contre Tcherno Blaye, la centrale nucléaire de Blaye. Il forge son terreau militant auprès également de figures comme José Bové. Il mène en parallèle de ses actions militantes sa jeune carrière de journaliste qui l'amène en 1977 à Antenne 2, et présente l'émission C’est la vie, première émission quotidienne d’une chaîne nationale traitant des questions d’environnement. Il présentera le 13 heures pendant cinq ans et l'émission "Résistances". Il se lance naturellement en politique à l'âge de 42 ans en devenant maire de Bègles, première commune de plus de 20 000 habitants à devenir une mairie écolo en 1989.
Des racines militantes forgées dans le Sud-Ouest
Né à Libourne le 25 décembre 1948, Noël Mamère retrace les origines de son engagement écologiste jusqu'à ses années universitaires à Bordeaux, en 1969, où il rencontre l'influence déterminante des philosophes Bernard Charbonneau et Jacques Ellul.
Ce dernier, son professeur à Sciences Po, lui transmet une vision globale de l'écologie, ancrée non pas dans la seule défense de l'environnement, mais dans une réflexion profonde sur la liberté et l'autonomie humaine. « Exister, c'est résister », résume-t-il en citant la devise d'Ellul.
C'est aussi à cette époque que le jeune journaliste à l'ORTF Bordeaux mène ses premiers combats contre les projets d'aménagement de la côte aquitaine. Une trajectoire qui le conduira, en 1989, à devenir maire de Bègles, puis candidat des Verts à l'élection présidentielle de 2002, où il réalise le meilleur score jamais obtenu par un écologiste avec 5,25 % des voix.
Une écologie sociale et radicale, face à ses adversaires
Face aux critiques — notamment celle de Philippe de Villiers qui dénonce une « écologie punitive » et « carcérale » —, Noël Mamère oppose une vision diamétralement opposée : « L'écologie, c'est un outil d'émancipation, un outil de libération. »
Il insiste sur le lien indissociable entre justice sociale et enjeux environnementaux, et rappelle que les premières victimes du dérèglement climatique sont aussi les plus précaires. Il pointe les dérives du développement non contrôlé de l'intelligence artificielle — gourmande en ressources naturelles, en eau et en énergie —, ainsi que des projets comme les élevages industriels de saumon ou les data centers, qu'il juge contraires aux valeurs écologistes, même lorsqu'ils sont soutenus par des élus se réclamant de l'écologie.
Une gauche en « soins palliatifs » face à la montée de l'extrême droite
Lucide et préoccupé par la situation politique, Noël Mamère dresse un tableau sombre de la gauche française, qu'il décrit comme étant « en soins palliatifs », incapable de proposer un horizon clair face à la progression du Rassemblement National. « Si nous voulons que faire front et barrage à cette extrême droite, il faut que la gauche se réveille, qu'elle arrête d'aller chercher vers le centre-droit qui n'est plus autonome, qui vote aujourd'hui à droite. Il faut aussi que la gauche ait un programme. » analyse-t-il.
À écouter
Plutôt la fin du monde que la fin du capitalisme ?
La Terre au carré
35 min
Il critique Jean-Luc Mélenchon, « l'un des hommes politiques les plus cultivés du personnel politique français », mais craint qu'il devienne « l'idiot utile de l'extrême droite » en raison de ses dérapages, tout en distinguant le chef de LFI de son électorat — jeune, non antisémite — qu'il faudrait, selon lui, rallier sur des « bases universalistes et antiracistes ».
Pour l'ancien journaliste, la transformation de la société passera nécessairement par un mot encore tabou : le renoncement : « Il faut le faire de manière consentie et démocratique, qu'on choisisse ensemble ce qu'on considère comme superflu », plaide-t-il, convaincu que sans cela, ce sont des « sociétés militarisées et de surveillance » qui imposeront ces choix à notre place.
Ses livres :
Les Terrestres - aux éditions du Faubourg (nouvelle éditions 2025) Raphaelle Macaron & Noël Mamère
L'écologie pour sauver nos vies - Editions Les Petits matins (2020)
Mes vertes années - Fayard Ed 2002 - Noël Mamère avec Claire Baldewyns
La Fracture humaine - Seuil ed. 2002 - Noël Mamère avec Patrick Fabriaz
Références Écologie politique Environnement Biodiversité Écologie
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Ndlr : comment trouver le maire LFI exemplaire, acter que JLM cultivé mais que la gauche soit en soins paliatifs ?
En d'autres termes, c'est quoi la gauche pour lui ?
LFI en fait-il partie ?
Son programme LAEC est-il à la hauteur de sa vision à lui de l'écologie ?
dommage que ces questions ne lui aient pas été posées Approfondir ACT
a dry riverbed ©Getty - Emad Abduallah
Lundi 16 février 2026 / La terre au carré
Un rapport de l’ONU lance l’alerte : la planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Cette faillite mondiale de l’eau se définit par des pertes irréversibles de capital hydrique naturel, et une incapacité à retrouver les niveaux historiques.
Avec Agnès Ducharne, directrice de recherche CNRS, UMR METIS - IPSL
Après des décennies de surexploitation et l’accélération du changement climatique, le problème est devenu structurel : il ne s’agit pas d’une crise mais bien d’une faillite mondiale de l’eau, qui affecte déjà des milliards de personnes et de nombreuses régions du monde.
Alors que la « crise » suggère un choc temporaire suivi d'un retour à la normale, la faillite désigne un état post-crise durable et structurel où l'ancien équilibre a disparu.
À l'échelle planétaire, les signes de cette faillite sont désormais omniprésents et touchent tous les continents habités. Les données publiées par l'ONU en janvier 2026 sont alarmantes … La disponibilité de l’eau se détériore dans des zones essentielles à l’alimentation, l’agriculture et les écosystèmes.
De la crise à la faillite : un basculement historique
On parlait hier encore de « stress hydrique », de « crise », de tensions passagères. Désormais, le rapport de l’ONU évoque une « faillite mondiale de l’eau ». Le terme n’est pas rhétorique. Il marque un changement d’époque. Agnès Ducharne rappelle les faits : près de 75 % de l’humanité vit dans des pays en insécurité hydrique ; 4 milliards de personnes subissent une pénurie sévère au moins un mois par an. Mais le cœur du problème est plus structurel : l’humanité consomme davantage d’eau douce que le cycle naturel ne peut en renouveler.
L’hydrologue pose les bases scientifiques avec clarté et pédagogie. Sur les continents, « en moyenne sur la planète », environ deux tiers des précipitations repartent rapidement vers l’atmosphère par évaporation et transpiration des plantes. Il ne reste qu’« un tiers de l’eau de pluie, qui est liquide » — celle que nous devons partager « entre tous les êtres humains et avec tous les écosystèmes terrestres ».
À écouter
La responsabilité des entreprises pétrolières dans le réchauffement climatique.
La Terre au carré
6 min
Les signes visibles d’un monde en déficit hydrique
La faillite hydrique n’est pas une abstraction. Elle se lit dans les paysages. Les mers fermées comme la Caspienne ou l’Aral ont spectaculairement reculé, mais l’Europe n’est pas épargnée. En 2022, la Loire « coulait à peine », la Tamise ne coulait plus par endroits, le Rhin était trop bas pour la navigation. À l’échelle mondiale, le Nil, le Colorado ou le fleuve Jaune n’atteignent plus toujours leur embouchure.
Un phénomène plus discret mais tout aussi inquiétant se développe : la multiplication des cours d’eau intermittents. « Ce qu’on constate depuis une vingtaine d’années en France, c’est que le nombre de cours d’eau intermittents augmente », observe-t-elle, notamment dans le pourtour méditerranéen. Des rivières autrefois pérennes cessent de couler.
Ducharne insiste aussi sur la pression agricole : 70 % de l’eau douce pompée sert à l’irrigation et à l’élevage. « Dans énormément de régions du monde », le modèle agricole est devenu incompatible avec la ressource disponible. L’urbanisation massive et la concentration des populations dans des conurbations accentuent encore la pression locale : les besoins explosent alors que l’apport climatique, lui, ne change pas. Pour autant, l’hydrologue ne cède ni au fatalisme ni à la simplification. Il n’existe pas une solution unique : « il n’y a pas une solution à penser, mais plein », adaptées aux réalités locales. Certaines nappes peuvent se reconstituer si l’on cesse de les surexploiter — mais « ça ne va pas être immédiat ».
Clés : Environnement Biodiversité Écologie Nature Gestion et accès à l'eau
Gabrielle Filteau-Chiba à Poitiers le 4 février 2023 - Jean-Francois FORT / Hans Lucas
Gabrielle Filteau-Chiba : "C'est ça la décroissance, dormir plus, lire beaucoup, faire l'amour, marcher" - Jeudi 1 janvier 2026 (première diffusion le vendredi 31 janvier 2025) / La terre au carré | France Inter
À 26 ans, en 2013, l'écrivaine quitte son travail de traductrice à Montréal pour s'installer dans la forêt boréale, dans le Kamouraska. Elle passe un hiver à -30°C dans une cabane, sans eau, ni électricité, "Encabanée" est le récit de ce mois de janvier. Elle revient avec le roman "Hexa".
Avec Gabrielle Filteau-Chiba, romancière et traductrice québécoise
La romancière Gabrielle Filteau-Chiba est née à Montréal le 26 novembre 1987, fille d’un professeur de langue et d’une traductrice médicale. Elle est aujourd'hui maman d'une petite Flora et se définit comme militante écoféministe. Enfant, elle rêve d'être écrivaine ou artiste. De son expérience de trois ans dans une cabane située dans la forêt boréale du Kamouraska naît une trilogie Encabanée (2018 au Québec), Sauvagines (2019 au Québec), Bivouac (2021 au Québec).
Elle raconte que c’est la première fois qu'elle doit se chauffer comme il y a 150 ans, elle a appris toutes les essences des arbres et leur capacité de chauffage différentes. Pour l'autrice, la forêt n'est pas menaçante, c'est un refuge. Elle raconte que cette cabane et ce lieu l'ont transformée de manière irrémédiable. C’était également un exercice d’humilité d'être exposée à des conditions météo compliquées qui appellent à un certain savoir-faire, réapprendre à faire le feu, à pelleter, à se chauffer, reconnaître les animaux. Elle avait envie de connaître les plantes boréales comestibles, comment les transformer en remèdes, ces savoirs lui permettant de se sentir moins seule et plus autonome.
Son dernier roman Hexa (Stock, 2025) dont elle a terminé l'écriture au moment des grands feux canadiens de 2023 est un roman d'anticipation, une "hopepunk fiction", toujours empreint d'écoféminisme.
De son enfance à son départ pour le Kamouraska
Déjà petite, elle rêvait de vivre proche de la nature : "Je rêvais d'avoir un potager, d'apprendre à faire du pain, de faire mes propres remèdes, comme des potions magiques, un petit côté sorcière. J'avais vu ma grand-mère cuisiner, aller cueillir les pommes, faire la croustade aux pommes qui sort du four chauffée au bois dans la cuisine d'été d'une maison ancestrale." Pour sa maman, ce mode de vie, c'était un recul. Elle raconte : "Pour elle, il fallait investir le marché du travail, il fallait dépasser les hommes, il fallait aller dans les conseils d'administration. On rêvait que je sois ambassadrice ou avocate, pas une ermite encabanée avec des principes écolos un peu trop radicaux."
Alors qu'elle travaille dans une boîte comme traductrice, en 2012, sa vie va basculer. Elle est au Québec en plein printemps érable, clin d'œil au printemps arabe, une révolte contre l'augmentation des frais de scolarité, privant certains de l'accès aux études supérieurs notamment. Le gouvernement a reculé après une centaine de journées de grève. L'invitée raconte : "Pour moi, ça a créé une faille, comme un bris de confiance envers les forces policières, le gouvernement. Mais il faut dire aussi que c'était un été caniculaire. Il faisait particulièrement chaud et je suis sûre que ça a contribué à ce climat anxiogène, tendu. On avait envie de fuir, on avait envie d'un autre monde." Elle craque, se sent prisonnière dans son travail de bureau, et part dans le Kamouraska. Ella avait besoin d'air. Elle a passé trois ans dans sa cabane dans les bois, avec quand même des allers et retours à la ville.
Elle raconte : "Je pense que c'est pour ça aussi que je voulais l'écrire d'un point de vue féminin, parce que moi, j'avais lu seulement des récits d'ermites hommes ou de grands voyageurs qui avaient affronté le froid, puis j'associais ça à une forme de force physique masculine. Mais c'est faux. Il faut juste développer d'autres techniques. Je pense que les femmes aussi, on peut fendre le bois, on peut pelleter. Notre centre de gravité n'est pas au même endroit. Mais si moi j'y suis arrivée, pourquoi les femmes de mon époque ne pourraient pas faire pareil ?"
Comment militer ?
Gabrielle Filteau-Chiba : "Il faut aller étudier en droit, il faut devenir journaliste, il faut être des porte-parole, il faut aussi être des bons parents, il faut apprendre à nos enfants à prendre soin de leur corps, de ne pas se surmener. Il faut revenir à un rythme beaucoup plus lent. C'est ça la décroissance, en fait, c'est dormir plus, lire beaucoup, faire l'amour, marcher. Je pense que si on passait plusieurs heures par jour avec ce programme-là... Puis déjà, on consomme moins, on a moins envie d'aller s'acheter des vêtements neufs parce qu'on est triste, qu'on a une mauvaise estime de soi. Moi, je suis certaine qu'en se donnant beaucoup d'amour, on va influencer plus largement notre cercle d'amis, notre famille. Et de toute façon, les révolutions partent toujours d'en bas."
Son nouveau roman
Hexa, son nouveau roman se passe en 2090, dans une société de dérives autoritaires. L'invitée explique : "C'est demain matin. C'est vraiment demain matin. C'est déjà presque aujourd'hui, une société transformée en raison de la crise climatique, avec des femmes qui ont fait le choix de partir s'isoler dans la forêt, des femmes un peu délinquantes, insolvables, sans statut, sans avenir, mais qui développent vraiment un besoin viscéral de faire le bien."
Retrouvez également :
La Forêt barbelée, Le Castor astral, 2024
Les rencontres :
Le 31 janvier à 19h : Rencontre à la Médiathèque Puzzle à Thionville, 1 place Malraux.
Les 1er et 2 février : Table-ronde au festival Lire la nature au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris, 62 rue des Archives.
Le 5 février à 19h : Soirée à la Librairie La Maison Jaune à Neuville-sur-Saône, 36 rue de la République.
Le 7 février à 19h : Soirée à la librairie La Passerelle à Antony.
Clés : Environnement Écologie Biodiversité
Vendredi 26 décembre 2025 / La terre au carré
Le climatologue Christophe Cassou a été l'auteur du 6e et 7e rapport du GIEC. Il alerte sur le décalage entre les faits scientifiques et les croyances et sur le fait qu'on ne peut pas systématiquement s'adapter aux effets du dérèglement climatique et à l'effondrement de la biodiversité.
Avec Christophe Cassou, climatologue
directeur de recherche du CNRS au Laboratoire de Météorologie Dynamique à l'Ecole Normal Superieure (Paris). Il est auteur principal du 6e [2018-2023] et 7e [2025-202?] rapport du GIEC.
En 2023, il est co-initiateur du nouveau Journal Météo-Climat de France Télévision, depuis 2025 il est climatologue au laboratoire de Météorologie Dynamique à l’Ecole Normale Supérieure. Sa spécialité est la variabilité et la prévisibilité climatique des échelles météorologiques a multidécennales et l'influence humaine sur le climat.
Pour Christophe Cassou, nous sommes passé du climatoscepticisme au climato-obscurantisme : "Les techniques de fabrique du doute tendent à présenter les scientifiques qui s’engagent comme des militants."
Clés : Environnement Biodiversité Écologie
Tr.: ...
les idéologies conduisent aux décisions politiques
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Publié le 12 déc 2025
Comme chaque année, Calitom est fier d’être partenaire des Charentais de l’année, un événement qui met en lumière les femmes et les hommes qui font vivre la Charente à travers leurs parcours emblématiques, leurs histoires inspirantes et leurs engagements. Lors de l’édition 2025, M. Michaël Laville, président de Calitom, a remis le Prix Développement durable aux agents du SMABACAB, syndicat de rivière de l’Aume Couture et du Nord Charente. Un hommage pleinement mérité pour leur projet exemplaire mené sur la commune d’Empuré.
Charentais de l'année
Redonner vie à une rivière à partir d’un fossé
Sur un bassin où la question de la ressource en eau est devenue particulièrement sensible, les équipes ont entrepris une mission audacieuse : recréer une rivière à partir d’un ancien fossé.
Pour cela, elles ont :
- redessiné le cours d’eau en créant des méandres,
- restauré les milieux aquatiques,
- amélioré le biotope sur l’ensemble des parcelles concernées.
Un travail de terrain minutieux qui vise à restaurer des fonctionnements naturels indispensables.
Des résultats déjà visibles
Malgré les sécheresses récurrentes qui frappent la Charente, les effets positifs du projet se font déjà ressentir :
- remontée du niveau des nappes phréatiques,
- réapparition des batraciens dans les mares,
- amélioration de la biodiversité locale,
- réactivation des zones humides.
Ces premiers signaux confirment l’importance de cette action face au changement climatique.
Un projet inspirant pour le territoire
En redonnant vie à cette rivière, les agents du SMABACAB démontrent qu’il est possible de restaurer durablement nos écosystèmes tout en améliorant la gestion de l’eau, enjeu majeur pour la Charente.
Ce prix récompense non seulement la qualité technique du projet, mais aussi l’engagement humain des équipes et leur volonté d’agir pour un territoire plus durable.
...
Connu / mel de BNM16
"
... Julien Blancant, leur directeur. Ils sont bien plus nombreux dans la vraie vie, techniciens, agriculteurs, qui ont redessiné leur paysage, pris à rebours le remembrement du passé qui avait cassé les cours d'eau ...
"
Ndlr : voir aussi :
Publié le 28 octobre 2025
Clés : Afrique Biodiversité Climat Emploi
Guyane Macoura
© Didier Gentilhomme
Quand Mercredi 26 novembre 2025
Horaires De 14h00 à 15h30
Un éclairage sur l’exposition des économies du Sud aux politiques de transition du Nord.
La Commission européenne a adopté un nouveau règlement sur la déforestation (RDUE) visant à interdire la mise sur le marché de sept matières premières — ainsi que de certains de leurs dérivés — lorsqu’il n’est pas possible d’en prouver l’absence de contribution à la déforestation.
S’il marque une étape importante dans la lutte mondiale contre la déforestation, ce règlement constitue également un « risque de transition » pour les pays producteurs de ces matières premières, dont les débouchés commerciaux pourraient se restreindre.
Cette conférence présentera les résultats d’une analyse économique conduite par l’AFD, évaluant les conséquences du règlement sur le PIB et l’emploi des pays exportateurs concernés, selon plusieurs scénarios de restrictions commerciales.
Elle s’efforcera de répondre à plusieurs questions clés :
- Quelle est l’ampleur des impacts économiques du règlement sur les partenaires commerciaux de l’UE ?
- Que révèle cette analyse sur les enjeux de mise en œuvre du règlement, tant pour l’Union européenne que pour les pays affectés ?
- Dans quelle mesure les risques économiques suffiraient-ils à justifier le report de l’application du règlement ?
À partir de cette recherche, la conférence proposera un éclairage sur les interactions entre politiques environnementales du Nord et dynamiques économiques du Sud.
Intervenants :
- Matthieu Trichet, doctorant en économie, AFD
- Benoit Faivre-Dupaigre, chargé de recherche ressources naturelles, AFD
Discutant : Alain Karsenty, chercheur au CIRAD
Présentation
L’AG statutaire d’Aplutsoc (Arguments Pour la Lutte Sociale) publiant le blog aplutsoc.org, s’est tenue le dimanche 22 janvier 2023. Après discussion et amendements, le texte de référence a été adopté à l’unanimité des participants.
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centre politique qui publie des analyses, des propositions d’action, des mots d’ordre, élabore des perspectives politiques, et les met en débat auprès des exploités et des opprimés et du public militant.
Dans l’histoire du mouvement prolétarien révolutionnaire, les centres politiques, généralement sous la forme de comités éditoriaux, parfois de manière plus informelle, ont joué un rôle décisif. Ainsi, l’on peut dire que Marx et Engels furent, de 1846 à leur mort, un tel centre politique, de même que le journal l’Iskra qui structura la social-démocratie révolutionnaire de Russie, ou encore que le Comité français de la III° Internationale qui a accouché du communisme français d’avant le stalinisme. C’est un travail historique utile et digne d’intérêt que d’établir le rôle clef généralement joué, à l’accouchement des principaux courants et organisations de notre histoire, par cette forme politique. Mais son peu de codification et la pression exercée par la forme, distincte et opposée, dite « forme léniniste d’organisation » et qu’il est plus juste d’appeler le faux parti-fraction, ont limité la prise de conscience de cette histoire.
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un débat totalement libre et ouvert, mais il est plus qu’un simple cercle de discussion car il s’attache, sur la base d’une orientation pour l’immédiat, à impulser ou à organiser des actions effectives axées sur une perspective politique. ... quatre points suivants.
- Premièrement, la crise climatique et biologique globale causée par la production capitaliste a déjà instauré une situation sans retour en arrière possible, qui par elle-même conduit à un emballement destructeur pour la majorité du genre humain et des milieux naturels.
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La négation de la crise de la biosphère par l’essentiel des organisations du mouvement ouvrier fait partie de leurs échecs ayant les plus graves conséquences. L’effet de serre a été compris et prédit au XIX° siècle, le rapport Meadows The limits to growth date de 1972, le GIEC existe depuis 1988, et des centaines de millions d’humains savent qu’ils souffrent de la crise bio-géoclimatique depuis plusieurs décennies. Les exigences de la survie
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La jeunesse ne se bat plus directement pour un monde meilleur, mais pour sauver le monde humain (et du coup, le rendre meilleur s’il est sauvé). Nous ne sommes pas que dans une époque de guerres et de révolutions, nous sommes dans l’époque de l’effondrement géo-bioclimatique et guerres et révolutions en dépendent. La dimension écologique n’est ni un supplément, ni un domaine supérieur, elle est le fond et la base montantes des enjeux révolutionnaires d’aujourd’hui. - Deuxièmement, il ne s’agit pas pour des révolutionnaires efficaces d’inventer le mouvement réel des luttes sociales et des luttes humaines pour la survie ... Il faut l’aider à aller de l’avant sur la base de ce qu’il contient déjà, en reliant les revendications, écologiques, économiques, démocratiques, féministes … (qui, en fait, sont toujours les quatre à la fois) invariablement à une seule et même conclusion : la prise du pouvoir par le prolétariat, c’est-à-dire la réalisation de la démocratie par la destruction des appareils d’État (bureaucratie, armée, police, « organes spéciaux » …) du capital et de leurs principaux relais (Bourse, médias …), et leur remplacement par des formes élues, démocratiques, à tous les niveaux : conseils, communes … et au niveau national : assemblées constituantes réellement souveraines, donc non octroyées par un pouvoir déjà en place, ni surplombées par un appareil d’État.
Cette méthode en France, où nous nous trouvons, conduit à rechercher systématiquement une perspective politique conduisant au renversement du pouvoir exécutif du capital, qui est ici la présidence de la V° République, de son régime et de son appareil d’État bonapartiste et préfectoral. Cela par la centralisation politique des luttes sociales, clef de leur généralisation, et par l’unité, dans cette perspective, des organisations issues de leur histoire. La question du pouvoir n’est ni un horizon lointain « anticapitaliste » toujours repoussé, ni une affaire de combinaison électorale lorsque le calendrier institutionnel l’impose. Elle est la réalité présente. - Troisièmement, cette méthode politique que nous venons de résumer, vaut pour tous les États du monde, bien entendu dans le cadre de leurs spécificités propres ... La nécessité de donner forme au mouvement réel déjà existant en l’aidant à se centraliser sur la question du pouvoir et de la réalisation de la démocratie par la destruction de l’appareil d’État du capital vaut partout et appelle l’élaboration par la discussion d’une stratégie révolutionnaire internationale.
Ce simple constat exclut donc tout « campisme » [2] et englobe les luttes de libération, notamment nationales, de tous les opprimés. Il est nécessaire à une analyse concrète de la réalité internationale présente, celle du « monde multipolaire » d’affrontements, de partages et de repartages du monde entre puissances impérialistes dont font partie la Chine et la Russie, «monde multipolaire» qui constitue la barbarie moderne opposée aux mouvements révolutionnaires d’aujourd’hui qui balayent le monde entier. Il est donc nécessaire que les courants, mouvements, tendances … qui combattent l’ordre impérialiste réel notamment par le soutien à la résistance armée du peuple ukrainien se rapprochent par et dans l’action commune et la discussion sur la stratégie révolutionnaire. - Quatrièmement, envers tout l’héritage programmatique de l’histoire du mouvement ouvrier révolutionnaire (donc du marxisme, de l’anarchisme, des courants trotskystes, syndicalistes, socialistes-révolutionnaires …), nous entendons éviter tout fétichisme aussi bien que toute légèreté : nous prenons tout cet héritage au sérieux, nous voulons favoriser sa réappropriation comme étant un moyen important de conscience, de lutte et d’organisation, mais en relation avec l’action dans le monde présent, avec le programme immédiat dans le concret dont les trois points précédents posent le fondement, sans bien entendu mettre un point final à son élaboration et à son évolution permanentes.
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Notes
[1] Prolétariat. Celles et ceux qui doivent vendre, ou tenter de vendre, leur force de travail, pour vivre.
[2] Campisme. Attitude politique consistant à soutenir un État ou un « camp » impérialiste contre les autres, notamment la Chine ou la Russie, en le considérant « plus progressiste » ou « moins réactionnaire ». Cette attitude s’oppose à celle considérant que tous les États actuels de la planète représentent des variantes du capitalisme. Elle fait barrage à la lutte pour la révolution prolétarienne mondiale entraînant la fin du capitalisme, et retarde ou empêche cette dernière.
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Les forêts françaises sont fragilisées par le dérèglement climatique et des pratiques forestières désastreuses. Mais une loi ambitieuse pourrait changer la donne.
Nos forêts sont les grandes oubliées du débat démocratique. Le dernier grand débat sur les forêts à l’Assemblée nationale remonte à plus de dix ans.
Depuis, le dérèglement climatique a révélé la fragilité de nos forêts mais aussi les conséquences désastreuses de certaines pratiques forestières comme les coupes rases et les monocultures.
Mais notre politique forestière reste figée sur un objectif : augmenter la récolte de bois. Quoi qu’il en coûte. La forêt continue d’être vue comme un champ d’arbres et non comme un écosystème.
Pourtant, des solutions existent pour récolter du bois de qualité sans détruire les forêts : nous demandons une loi pour encourager ces solutions, et que les pires pratiques cessent.
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Nous réclamons une loi ambitieuse, concrète et urgente qui permette :
- De mettre fin aux coupes rases qui transforment des forêts naturelles en monocultures d’arbres ;
- De développer la sylviculture mélangée à couvert continu qui est une alternative aux coupes rases ;
- De renforcer les documents de gestion pour qu’ils intègrent davantage la biodiversité et les sols ;
- D’assurer une transparence totale sur les coupes prévues dans nos forêts ;
- De renforcer les moyens humains et les conditions de travail pour celles et ceux qui travaillent en forêt.
La pression sur les députés : https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?q_nrGw
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On ne meurt pas de la chaleur, on meurt d’être rendus vulnérables par les politiques d’inaction.
Avec 84 départements sur 101 en état de canicule - dont 16 en alerte canicule extrême (le plus élevé) -, avec 88 % de sa population concernée, la France vit en ce mois de juin 2025 l’épisode caniculaire le plus intense sur cette période de l’année et le plus étendu de son histoire.
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La France n’est pas prête à faire face aux vagues de chaleur et aux évènements climatiques extrêmes
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Dans sa fuite en avant autoritaire, Macron s’est choisi les ennemis du climat et de l’environnement comme soutien politique.
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Nous présentons donc ici cinq propositions de loi qui devraient être inscrites dans la session extraordinaire du Parlement, ainsi que treize mesures d’urgence pour lutter contre la canicule, celles qu’un gouvernement insoumis aurait mises en place.
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Nous demandons que soient inscrites à l’ordre du jour de la session extraordinaires ces 5 propositions de loi d’urgence :
• Proposition de loi visant à protéger les travailleurs de l’exposition aux températures extrêmes d’Hadrien Clouet.
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• Proposition de loi visant à lutter contre la chaleur en ville de Loïc Prud’homme.
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• Proposition de loi visant à donner aux parents d’élèves la possibilité de garder leurs enfants en cas d’événement climatique extrême et de fermeture de l’établissement scolaire de leur enfant sans perdre aucune journée de salaire de Rodrigo Arenas.
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• Proposition de loi transpartisane de la Fondation pour le logement des défavorisés visant à adapter les logements aux fortes chaleurs et à protéger leurs occupants avec Aurélie Trouvé.
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Plan canicule, nos 13 mesures d’urgence :
1/ ADAPTER LE CODE DU TRAVAIL AUX CONSÉQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE AFIN DE PROTÉGER LES TRAVAILLEURS
... adapter notre code du travail aux conséquences du réchauffement climatique
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2/ RENDRE LES PISCINES PUBLIQUES GRATUITES, PRÉSENTER UN PLAN NATIONAL DE CONSTRUCTION DE PISCINES PUBLIQUES DANS LES ZONES QUI EN SONT DÉPOURVUES, ET RÉQUISITIONNER LES LIEUX CLIMATISÉS (CINÉMAS, COMMERCES, BUREAUX, ETC) POUR LES RENDRE ACCESSIBLES.
Pendant l’été, la piscine municipale est la plage de celles et ceux qui n’ont ni les moyens financiers d’aller en vacances à la mer, ni de faire construire une piscine individuelle.
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3/ PRIORISER L’INSTALLATION DES CLIMATISEURS DANS LES HÔPITAUX, LES EHPAD ET LES ÉCOLES
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Sur le plus long terme, des mesures visant à végétaliser les villes ou encore à peindre les toits des bâtiments en blanc devront être mises en place afin de favoriser des îlots de fraicheur.
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4/ DÉCLENCHER LE PLAN ORSEC - EAU POTABLE DANS LES TERRITOIRES D’OUTRE-MER
Le plan organisation de la réponse de sécurité civile (ORSEC) - eau potable est un outil majeur pour pallier les ruptures d’accès à l’eau potable d’une partie de nos concitoyens.
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5/ BLOQUER LE PRIX DE L’EAU EN BOUTEILLE
Le plan ORSEC eau potable cité ci-dessus doit être accompagné d’un blocage des prix des bouteilles d’eau et d’investissements pluriannuels à la hauteur de la rénovation des réseaux d’eau et d’assainissement, notamment en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à Mayotte et à la Réunion.
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6 / CONSIDÉRER LES CANICULES COMME DES CATASTROPHES NATURELLES
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Le gouvernement doit immédiatement prendre un arrêté catastrophe naturelle afin que les agriculteurs et les viticulteurs puissent être dédommagés des pertes causées par la sécheresse. De même, les propriétaires des maisons fissurées du fait de la sécheresse, qui accentue le phénomène de retrait-gonflement de l’argile, doivent être indemnisés.
7/ METTRE EN PLACE DES POINTS D’EAU POTABLE DANS TOUTES LES COMMUNES, INSTAURER LA GRATUITÉ DES TOILETTES DANS TOUS LES LIEUX RECEVANT DU PUBLIC ET OEUVRER À LA CRÉATION D’ÎLOTS DE FRAÎCHEUR DANS LES ZONES URBAINES
Afin de permettre à chacun de se rafraîchir et de s’hydrater, particulièrement les personnes âgées, des points d’eau potables ou fontaines doivent être installés dans toutes les communes.
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8/ METTRE FIN AUX MÉGA-BASSINES
... aberration écologique pompant de l’eau des nappes phréatiques et les rivières au profit de l’agriculture productiviste. Elles déstabilisent les bassins versants et ne bénéficient qu’à 6 % des agriculteurs qui cultivent souvent en monoculture intensive, alors qu’elles sont financées à 70% par de l’argent public ... Pire, 20 % de l’eau captée s’évapore avant d’être utilisée, cette part augmentant avec l’augmentation de température de l’air et de l’eau. Il est plus qu’urgent d’y mettre fin.
9/ LUTTER CONTRE LES « BOUILLOIRES THERMIQUES » ET RÉQUISITIONNER LES LOGEMENTS VACANTS POUR PROTÉGER LES PERSONNES SANS-ABRI
...
10/ STOPPER IMMÉDIATEMENT TOUS LES USAGES SUPERFLUS DE LA RESSOURCE EN EAU, EN PARTICULIER L’ARROSAGE DES GOLFS
D’après un rapport sénatorial, un golf haut de gamme en France a une consommation d’eau moyenne de 5 000 m3 par jour, ce qui correspond à la production nécessaire à la satisfaction des besoins d’une collectivité de 12 000 habitants. Cet usage superflu et luxueux de l’eau doit être immédiatement interdit en cas d’alerte canicule.
11/ FAIRE RECULER L’USAGE DE L’EAU EN BOUTEILLE ET CONTRÔLER LES MINÉRALIERS
... Nestlé surexploite les nappes de Vittel, en prélevant 2,5 millions de mètres cubes d’eau chaque année au détriment des habitants et des écosystèmes. Nestlé a par ailleurs prélevé de l’eau en dehors de tout cadre légal dans 9 forages pendant plus de 20 ans ! Pire, la Macronie a protégé nestlé
...
Outre le fait que ces pratiques sont interdites, elles constituent également une vaste tromperie pour les consommateurs. Ces eaux minérales ne sont donc plus « naturelles » bien qu’elles continuent d’être vendues plus de 400 fois le prix de l’eau du robinet.
Comme nous l’avons formulé dans les conclusions de notre commission d’enquête relative à la mainmise sur la ressource en eau par les intérêts
privés et ses conséquences, présidée par Mathilde Panot en 2021, nous proposons une batterie de mesures pour lutter contre l’accaparement de
l’eau par les minéraliers et l’impuissance de l’Etat
...
En lien avec le scandale d’État concernant Nestlé, le groupe parlementaire LFI-NFP a porté une proposition de résolution visant la création d’une commission d’enquête sur la responsabilité des membres du Gouvernement dans la tromperie aux consommateurs par des embouteilleurs du fait de l’utilisation de traitements interdits d’eaux contaminées.
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12 / DONNER AUX PARENTS D’ÉLÈVES LA POSSIBILITÉ DE GARDER LEURS ENFANTS EN CAS DE FERMETURE D’ÉTABLISSEMENT SCOLAIRE
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13/ PRENDRE SOIN DES PERSONNES PRIVÉES DE LIBERTÉ EN METTANT FIN À LA SURPOPULATION CARCÉRALE ET EN GARANTISSANT DES CONDITIONS DIGNES DE DÉTENTION
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un plan ambitieux de lutte contre la surpopulation carcérale : suppression du référentiel carcéral pour bon nombre de délits, dépénalisation des infractions les moins graves, loi d’amnistie, abrogation de la procédure de comparution immédiate et mise en place d’un mécanisme de régulation carcérale.
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De manière plus urgente, chaque cellule devra être équipée d’un ventilateur tant que ces chaleurs insoutenables ne sont pas terminées.
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THÈMES
- LOGEMENT
- TRAVAIL
- EAU
- TRANSPORTS
- PRISON
- BIODIVERSITÉ
NOS PRODUCTIONS ;
• Notre plan pour protéger l’eau, bien commun de l’humanité (2023) : https://lafranceinsoumise.fr/2023/03/30/notre-plan-pour-proteger-leau-bien-commun-de-lhumanite/
• Rapport de la Commission d’enquête relative à la mainmise sur la ressource
en eau par les intérêts privés et ses conséquences (2021) : https://www2.assemblee-nationale.fr/15/autres-commissions/commissions-d-enquete-de-la-xv-eme-legislature/commission-d-enquete-relative-a-la-mainmise-sur-la-ressource-en-eau-par-les-interets-prives-et-ses-consequences/(block)/RapEnquete/(instance_leg)/15/(init)/0-15
Rapport
La demande en eau - Prospective territorialisée à l’horizon 2050
Le cycle de l'eau sera de plus en plus affecté par le changement climatique, ce qui risque d'accroître les conflits d'usage dans les territoires. Dans le prolongement de premiers travaux publiés en avril 2024 sur les usages de l'eau, France Stratégie publie un rapport et une note d'analyse consacrés à la demande en eau à horizon 2050. Ils répondent à une mission confiée à France Stratégie à l'automne 2023 par la Première ministre Elisabeth Borne.
Publié le : 20/01/2025 - Mis à jour le : 21/05/2025 - Temps de lecture 5 minutes
Ce travail inédit de prospective présente l'évolution dans les territoires de la demande en eau selon trois scénarios prospectifs d'usage : « tendanciel » qui prolonge les tendances passées, « politiques publiques » qui simule la mise en place de politiques publiques récemment annoncées, et « de rupture », qui se caractérise par un usage sobre de l'eau. De plus, pour chaque scénario d'usage, la demande en eau d'irrigation agricole est estimée selon deux projections climatiques et pour deux conditions météorologiques, pour un printemps-été sec et pour un printemps-été humide.
Un exercice concerté
Les sujets expertisés par France Stratégie le sont dans un cadre collaboratif. Pour réaliser ce travail de prospective sur les usages de l'eau, les équipes de France Stratégie ont auditionné les différentes parties-prenantes en présence : représentants du monde agricole, fédérations d'industriels, producteurs d'énergie, associations environnementales, administrations, etc.
De plus, les hypothèses de construction des scénarios d'usage ont été présentées et discutées au sein du Comité national de l'eau.
Quelle demande en eau pour les activités humaines en 2050 ?
Entre 2020 et 2050, dans la configuration climatique la plus défavorable étudiée, c'est-à-dire avec la projection climatique la plus pessimiste et pour un printemps-été sec, les prélèvements annuels à l'échelle nationale stagnent dans le scénario « tendanciel » (+ 1 %). Ils diminuent dans les scénarios « politiques publiques » (- 24 %) et dans les scenarios de « rupture » (- 47 %), notamment du fait de la baisse de la demande pour la production énergétique dans la vallée du Rhône. La demande pour l'irrigation augmente fortement et devient majoritaire dans tous les scénarios. À la différence de la production énergétique, l'irrigation consomme la majorité de l'eau prélevée en raison de l'évapotranspiration des plantes. Aussi les consommations augmentent-elles substantiellement dans les scénarios tendanciel (+ 102 %) et politiques publiques (+ 72 %). Dans le scénario politiques publiques, les consommations sont multipliées par plus de deux dans près d'un quart des bassins versants. Seul le scénario de rupture permet de contenir l'augmentation des consommations (+ 10 % par rapport à 2020) dans la configuration climatique la plus défavorable étudiée.
Ces évolutions sont détaillées selon 40 bassins versants dans le rapport et la note d'analyse.
Quels enjeux selon les périodes de l'année ?
Dans leurs travaux, les auteurs mettent en exergue les différences de prélèvements et de consommations d'eau selon les scénarios, notamment en été. Du fait de l'augmentation de la part de l'irrigation agricole dans les prélèvements, en 2050 la demande en eau devrait être davantage concentrée au cours des mois les plus chauds de l'année, quand la ressource en eau est au plus bas dans les milieux aquatiques.
Une prochaine publication de France Stratégie quantifiera les tensions entre la ressource en eau potentiellement disponible en 2050 et cette demande. Ces éléments contribueront à mieux anticiper les tensions sur la ressource dans les territoires.
Les opinions exprimées dans ces documents engagent leurs auteurs et n'ont pas vocation à refléter la position du gouvernement.
Carte prospective territorialisée de la demande en eau à horizon 2050
Cliquer sur un bassin versant pour voir les projections de consommations et de prélèvements
Prospective territorialisée de la demande en haut | Les données
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La demande en eau - Prospective territorialisée à l’horizon 2050
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Télécharger la note d'analyse 148 | Quelle évolution de la demande en eau d'ici 2050 PDF - 2 289.8 Ko
Thèmes Alimentation/agriculture Ressources naturelles/biodiversité
Publié par Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan
Auteurs Hélène Arambourou Simon Ferrière
Événement
La France à sec ? Enjeux et déséquilibres de l’eau en 2050
Clés : Changement climatique Ressources naturelles/biodiversité Prospective
Le Mercredi 25 juin 2025 Horaires : 10 h 00 - 11 h 30
Localisation :
Agence de l'eau Adour-Garonne - 90 rue du Férétra à Toulouse
31000 Toulouse
En partenariat avec
Sécheresse prolongée, baisse constante des débits des rivières en été, perturbation durable du cycle de l'eau : les effets du changement climatique se font déjà sentir et s'accentueront significativement à l’horizon 2050. Les conflits d'usage dans les territoires, notamment dans le grand Sud-Ouest, risquent de s’aggraver. Sur le bassin hydrographique Adour-Garonne, ces évolutions pourraient exacerber les conflits d’usage et menacer les équilibres entre besoins et ressources.
Dans le prolongement des travaux publiés en janvier 2025 sur les usages de l'eau, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan et l’Agence de l’eau Adour-Garonne organisent un événement conjoint afin de mettre en perspective les déséquilibres en eau à l’horizon 2050 et les solutions qui pourraient être apportées pour améliorer l’adaptation des territoires le :
Mercredi 25 juin 2025
de 10h00 à 11h30
à l'agence de l'eau Adour-Garonne - 90 rue du Férétra à Toulouse
ou en distanciel
À cette occasion, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan présentera les conclusions de son nouveau rapport « L’eau : de graves tensions sur les écosystèmes et les usages à l’horizon 2050 » confrontant les évolutions prospectives de la demande aux évolutions potentielles de la ressource en eau. Grâce à des analyses cartographiques avancées, ce rapport met en regard les évolutions futures de la demande à celles des ressources en eau disponibles, afin d’apporter de nouveaux éléments d’aide à la décision pour évaluer les tensions à venir, les anticiper et y répondre.
Au programme :
Ouverture et modération
Élodie GALKO, directrice générale, agence de l’eau Adour-Garonne
Présentation du rapport
*Hélène ARAMBOUROU**, adjointe au directeur du département Développement durable et Numérique, Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan
Table ronde avec :
- Claire MAGAND, chargée de mission recherche, Office français de la biodiversité (OFB)
- Julien HENIQUE, directeur du cycle de l’eau, Toulouse Métropole
- Lionel ALLETTO, directeur de recherche, INRAE
Conclusion
Clément BEAUNE, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan
Organisé par
Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan et l'Agence de l'eau Adour-Garonne
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?FMU0tA
*Ndlr : "changement climatique" plutôt que "réchauffement" :-( Dénoncer ACT
En 1ère lecture, ce rapport acte la création du canal seine-nord, semble privilégier la tendance actuelle à l'augmentation des prélèvements, donne à voir "timidement" le scénario sobriété de l'Ademe (pour contenter les opposants ? Approfondir, vérifier ACT
par Marie-Claire Tartarin et Grégory Orticoni
Don avec contrepartie
Née il y a 5 ans, notre ferme biologique en polyculture élevage a besoin de votre aide pour continuer à avancer.
Nouvelle-Aquitaine
Bussière-Badil, France
61 Contributeurs pour 9 680 €
Projet financé !
Le 10 juillet 2024
En soutenant ce projet, vous oeuvrez pour :
Sécurité et souveraineté alimentaire ; Biodiversité ; Emplois et territoires
Projet
Contributeurs 61
Communication 2
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Webinaire "Créer et restaurer des mares pour favoriser la biodiversité dans nos fermes" - Diffusée en direct le 26 mai 2025 / Terre de Liens
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Depuis les années 1950 et le remembrement agricole, on estime que la moitié des mares en France ont disparu. Pourtant, elles sont indispensables à nos écosystèmes, notamment agricoles, et nous rendent de nombreux services. Réserves d’eau, ilôts de fraicheurs, lieux d’accueil de la biodiversité auxiliaire (insectes, amphibiens, oiseaux…), elles sont une aide précieuse pour les agriculteur·rices dans leurs activités.
Pour en savoir plus, nous vous donnons rendez-vous le 26 mai à 12h pour notre webinaire “Créer et restaurer des mares pour favoriser la biodiversité dans nos fermes” ! Nous recevrons Jean-Baptiste Decotte de la Ligue pour la Protection des Oiseaux qui nous parlera des bénéfices apportés par les mares pour les agriculteur·rices et de tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer dans un projet de restauration/création de mares. Nous écouterons également le témoignage d’un paysan engagé pour la préservation des mares.
Tr.: ...
Fondation Terre de Liens ... Ferme du Mont-d'Or en Charente-Maritime et ferme ? dans la Drôme
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La LPO ... ya pas de poissons, ce n'est pas un étang, ni un lac ... nappe d'accompagnement ... mares-libellule site internet ACT
...
15:00 terminer ACT
Écologie –Bétonisation
Suspendus un temps par la justice, les travaux de l’A69 devraient reprendre mi-juin. Face à ce revers politique et judiciaire, les opposants au projet ne baissent pas les bras et continuent la lutte. Rapports de force fait le point.
par Maïa Courtois 5 juin 2025 à 09h30 Temps de lecture : 5 min.
Cet article est publié dans le cadre de notre partenariat avec Rapports de force.
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Rendez-vous est donné pour une mobilisation sur trois jours, du 4 au 6 juillet
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La lutte continue devant les tribunaux
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aux côtés d’autres organisations écologistes (France nature environnement, Groupe national de surveillance des arbres…), les Amis de la Terre France n’abandonnent pas le terrain judiciaire. Trois plaintes au pénal sont actuellement examinées par un juge d’instruction. La première plainte vise la « destruction de biodiversité en bande organisée ». La deuxième, le risque d’inondation sur plus de 500 mètres d’autoroute, « au sujet duquel nous avons pu démontrer que les études et plans d’inondations avaient été falsifiés pour dissimuler ce risque », explique Jean Olivier (une enquête de Mediapart en montre les nombreuses irrégularités).
Enfin, la troisième vise une « prise illégale d’intérêt et trafic d’influence » : alors que le tracé de l’A69 passait initialement sur les terres d’un élu local, le maire de Maurens-Scopont, celui-ci aurait fait modifier le tracé, grâce à des intermédiaires. Parmi ces intermédiaires : Jean Terlier, le fameux député du Tarn à l’origine du texte de loi discuté hier à l’Assemblée nationale. Avocat de profession, celui-ci serait en charge des intérêts de la famille du maire de Maurens depuis 2012, selon France 3.
Pour rappel, outre les considérations écologiques – artificialisation des sols, destruction de la biodiversité, atteinte aux nappes phréatiques… -, l’utilité même de l’A69 questionne. Ses opposant·es font valoir que le gain de temps sur le trajet Toulouse-Castres serait minime (12 minutes selon eux, 25 selon les constructeurs) puisque le trajet de l’autoroute est quasiment parallèle à celui de l’actuelle RN 126.
Mots-clés : Bétonisation ; Rapports de force ; Luttes sociales
986 k abonnés - 3,2k+ - 182 909 vues #CàVous
« Quand vous êtes ministre, ça ne fait pas de vous quelqu’un de compétent sur des sujets que vous n’avez jamais vus pendant vos études. »
Jean-Marc Jancovici, expert en énergie et climat, était sur le plateau de #CàVous le 30 août 2022 pour nous alerter sur les enjeux et conséquences du changement climatique.
1 091 commentaires
dont
- @chrisroyer2143 il y a 2 semaines
Très bonne intervention de Jean-Marc Jancovici sur le climat, mais j’aimerais rappeler que la crise environnementale ne se limite pas au réchauffement climatique. La perte de biodiversité, l’agriculture intensive, la déforestation, la pollution et la surexploitation des ressources sont tout aussi alarmantes. Ces problèmes sont liés et mériteraient autant d’attention. Il faut une approche globale si on veut vraiment préserver notre avenir collectif.
Tr.: ... baisser les émissions de gaz à effet de serre le plus vite possible ... adapter nos activités aussi peu mal que possible ... plus urgent que la 5G ... bien définir le pb ... le pétrole est partout dans nos vies, c'est systémique ... former le gouvernement ...
Écologie et élections présidentielles : le compte à rebours est lancé / Publié le jeudi 3 avril 2025 - La terre au carré
À deux ans du scrutin des présidentielles, le compte à rebours pour que l'écologie soit un élément central du débat public est lancé. ©Getty
Dans les dix dernières minutes de l'émission, la Une des médias avec Thibaut Sardier, journaliste scientifique à Libération, qui interroge la place ainsi que le poids de l'écologie dans le débat public au vu de l'actualité et à l'approche des élections présidentielles de 2027.
Plus que deux ans avant la prochaine élection présidentielle.
Nous sommes dans ce fatidique mois d’avril, comme dans «21 avril 2002», quand Le Pen père est arrivé au second tour.
Comme le 23 avril 2017 et le 10 avril 2022 quand la fille a fait de même.
Alors je sais, sa condamnation lundi en première instance à une peine d’inéligibilité de 5 ans est une sacrée épine dans le pied. Mais avec ou sans elle, l’extrême droite a des chances de l’emporter. Or, elle est ennemie de l’écologie, comme Cyril Dion l’expliquait ici hier.
Et si la présidentielle ne fait pas tout, Donald Trump montre que la destruction de politiques environnementales peut aller vite : il a décimé l’Agence d’observation océanique et atmosphérique, et il pourrait soutenir l’exploitation des grands fonds marins à quelques semaines de la Conférence des Nations Unies sur l’océan, qui se tiendra en juin à Nice.
Les partis qui défendent l’écologie sont-ils prêts à faire face ?
Pour les finesses de l’analyse politique, il faudra demander à Patrick Cohen demain matin. Mais j’ai en mémoire le vent de panique à gauche quand il a fallu mener en express la campagne des législatives en juin dernier, et combien la victoire du Nouveau Front Populaire a semblé incertaine.
À l’époque, les militants écologistes de quartiers populaires comme Fatima Ouassak ou Feris Barkhat de Banlieues Climat expliquaient dans Libé que leur vote n’était pas acquis à la gauche tant elle aurait délaissé les quartiers. Et le constat n’était pas plus brillant dans les petites villes et dans la ruralité.
Dix mois plus tard, c’est toujours le RN qui se gargarise d’un lien privilégié avec les classes populaires, et laisse entendre que ses thèmes habituels - insécurité / immigration - seraient les plus pertinents. Par ailleurs, plusieurs observateurs notent un mécontentement croissant dans la société vis-à-vis des politiques de transition écologique.
La politique va-t-elle abandonner l’écologie ?
Soyons optimistes. A deux ans de la présidentielle, nous n’avons aucune raison de se résigner sur l’écologie. Reconquête démocratique et ambition écologique vont même de pair. Je vous donne trois arguments :
- Les classes populaires sont les plus vulnérables face aux conséquences des crises écologiques, elles sont surreprésentées dans les territoires exposés aux pollutions, et ont moins de moyens pour s’adapter aux vagues de chaleur ou aux catastrophes naturelles.
- L’impact écologique de leur mode de vie est plus faible. Elles consomment peu, réparent et partagent, ne prennent pas l’avion. Attention, ces comportements sont contraints par la précarité, ce n’est pas toujours de l’écologie revendiquée, mais peut-être que partir des standards de vie des employés et des ouvriers serait une bonne façon de diminuer l’empreinte carbone globale tout en augmentant le niveau de cohésion sociale.
- Les classes populaires ne sont pas réfractaires à la transition écologique. Elles refusent certaines mesures qui impactent leur mode de vie déjà très contraint (rappelez-vous les gilets jaunes) mais elles sont plutôt favorables aux énergies renouvelables ou à la transition agricole.
Bref, laissons les classes populaires dire ce qu’il faut faire !
J’emprunte une bonne partie au chercheur Théodore Tallent qui l’explique dans une note pour la Fondation Jean Jaurès et dans une interview à Libé avec Camille Etienne.
La militante considère qu’il est important pour la société civile, de faire corps sur des sujets qui ont un potentiel rassembleur, comme l’a récemment montré la loi contre les PFAS.
Tallent dit aussi que “Lorsque l’écologie occupe une place centrale dans le débat public, les citoyens deviennent plus attentifs et critiques envers un parti qui minimiserait son importance.”
Nous journalistes savons ce qu’il nous reste à faire. Il n’y a plus qu’à voir si nos politiques ont compris le message.
Clés : Environnement Biodiversité Écologie