Pour lutter contre les effets du réchauffement, les 17 pays de la bande sahélienne vont bénéficier d’un « programme prioritaire » décidé lors de l’Accord de Paris.
Lire aussi Au Sénégal, la « Venise africaine » lutte contre l’avancée inexorable de l’Océan https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/03/au-senegal-la-venise-africaine-menacee-par-la-montee-des-eaux_5251429_3212.html
La région du Sahel, qui abrite plus de 500 millions d’habitants pour une superficie d’environ 10 millions de km2 est extrêmement vulnérable aux changements climatiques, « ce qui fragilise à la fois les conditions de vie des populations et les écosystèmes », selon un document distribué aux médias.
Ainsi, l’Afrique subsaharienne connaît un taux important de dégradation. L’érosion côtière est « de plus en plus accentuée » avec « un à deux mètres par an au Sénégal et à Djibouti » et « vingt à trente mètres par an dans le golfe de Guinée », selon le même document.
Lire aussi Au Burkina Faso, la dégradation de la situation sécuritaire gagne du terrain https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/02/18/au-burkina-faso-la-degradation-de-la-situation-securitaire-gagne-du-terrain_5424915_3212.html
Les 17 Etats de la région du Sahel sont le Cap-Vert, le Sénégal, la Gambie, la Mauritanie, le Mali, la Guinée-Conakry, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Bénin, le Niger, le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Soudan, l’Erythrée, l’Ethiopie et Djibouti.
Outre, la pauvreté et les effets du changement climatique, près de la moitié de ces pays sont confrontés à des activités djihadistes.
Auteurs
Jean-Louis Combes
Professeur d'économie, Université Clermont Auvergne
Pascale Combes Motel
Professeur des Universités, Université Clermont Auvergne
Beaucoup d’inquiétudes se font jour actuellement sur les possibilités de connaître dans un avenir prévisible un épisode de croissance similaire à celui des « trente glorieuses ». Sur le plan intellectuel, la théorie de la stagnation séculaire a connu récemment un regain d’intérêt. La stagnation séculaire peut être définie comme une période durable de faible croissance économique et une situation de baisse des taux d’intérêt réels résultant d’un excès d’épargne par rapport à l’investissement souhaité.
....
Si le changement climatique affecte l’ensemble des secteurs, il peut considérablement fragiliser le secteur financier dont l’importance pour la croissance est largement reconnue. Ainsi le changement climatique pourrait générer des risques physiques (directs ou indirects par le jeu des mécanismes assurantiels) ou liés à la transition énergétique avec la problématique des « actifs échoués », c’est-à-dire les actifs liés aux énergies fossiles qui verraient leur valeur diminuer. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, insiste sur la nécessité de dépasser ce qu’il appelle la « tragédie des horizons https://www.bankofengland.co.uk/speech/2015/breaking-the-tragedy-of-the-horizon-climate-change-and-financial-stability », c’est-à-dire la dichotomie entre un horizon de court terme qui est celui de la finance et un horizon de long terme approprié pour traiter des contraintes environnementales.
Clés : agriculture climat énergies fossiles démographie environnement industrie changement climatique énergie croissance pétrole gaz à effet de serre recherche économie transition énergétique
endettement CO2
Le mouvement des gilets jaunes a mis en avant le besoin incompressible de concilier transition écologique et justice sociale. Sans justice sociale, il n’y aura pas de transition écologique. Sans transition, les impacts du dérèglement climatique, dont les populations les plus pauvres sont déjà les premières victimes, seront exacerbés.
Et les plus précaires risquent de rester piégés dans notre dépendance collective aux énergies fossiles.
Face à cette situation, le Réseau Action Climat appelle le Gouvernement à mettre en œuvre un nouveau contrat qui s’articule autour de 6 réformes fondamentales à engager pour faire émerger une société plus écologique et plus juste.
Pour toutes celles et ceux qui ont des difficultés à boucler leurs fins de mois, qui ne peuvent pas faire autrement que d’utiliser leur voiture ou se chauffer au fioul, ce contrat propose des solutions concrètes que le gouvernement pourrait adopter dès cette année.
Plusieurs de ces propositions ont déjà été portées auprès de ce Gouvernement et des précédents, mais ceux-ci ont préféré jusqu’à présent faire la sourde oreille. Pour que ce nouveau contrat se concrétise, nous appelons les Français à le soutenir massivement que ce soit à travers le débat officiel lancé par le Gouvernement ou en rejoignant les mobilisations qui s’organisent partout en France, pour exiger une action de l’Etat qui soit à la hauteur du défi climatique et qui ne se fasse pas au détriment de ceux qui ne peuvent pas faire autrement.
-> https://reseauactionclimat.org/wp-content/uploads/2019/02/nouveau_contrat_ecologique_juste.pdf
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Anne Hidalgo, Maire de Paris et Présidente du C40, réunit mercredi 20 février des maires de grandes villes du monde, des associations, des experts et juristes pour une journée de travail collectif sur les enjeux climatiques.
Partout dans le monde, on assiste aujourd'hui à l’émergence d’une justice climatique et à un droit à l’environnement opposable de nature à contraindre les États ou les institutions à agir. Dans ce cadre, mercredi, l'Hôtel de Ville accueille la conférence internationale Justice4Climate en faveur d’une justice climatique.
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Actualités et politique
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Pour ouvrir le 1er mars, nous avons besoin de réaliser des travaux, d'aménager les espaces, de collecter du mobilier et d'acheter du matériel à mutualiser entre organisations. Construisons ensemble la base ! En savoir plus
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Pour catalyser les énergies, fédérer les initiatives, transformer les envies en action, il faut qu’elles puissent se rencontrer, se fertiliser. La base est le lieu d’accélération de la mobilisation pour la justice climatique et sociale.
LA BASE, C'EST QUI ?
Un collectif ouvert est à l'origine de ce lieu mais sa réalisation dépend de chacun·e d'entre nous.
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la base a été imaginée par huit organisations regroupées pour passer à l'étape supérieure, celle de la mobilisation permanente.
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Nous, acteurs et actrices de la mobilisation citoyenne, dans notre diversité, avons besoin de lieux de rencontres, d'échanges et de travail pour remporter nos combats.
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Climat : de l'air, vite !
Vue aérienne du bocage en Ille-et-Vilaine. Un feu a été allumé pour l’entretien traditionnel d’une haie.
Rodolphe Marics
Chercheurs et acteurs territoriaux étudient l’apport du sol. Pour que les bonnes décisions soient prises.
« Notre consortium est un peu atypique, note Christian Walter(1), professeur Inra(2) à l’Agrocampus Ouest, à Rennes. Nous réunissons des équipes de recherche en sciences du sol, hydrologie, écologie et économie... avec le bureau d’étude SCE(3) et le pôle métropolitain Nantes Saint-Nazaire. » Ce groupe de chercheurs et d’acteurs territoriaux étudie les services écosystémiques du sol, dans le cadre du programme Soilserv(4), soutenu par l’Agence nationale de la recherche.
Retrouvez cet article en intégralité dans le magazine Sciences Ouest
Claire Guérou
Mots-clés : climat - émissions carbone sol agriculture
Redonner un avenir à l’industrie française - 13 février 2019 12 minutes de lecture - Emmanuel MAUREL
L’industrie française se porte mal. En dépit d’une productivité plutôt bonne, d’une forte diversification sectorielle (agroalimentaire, aéronautique, automobile, transports ferroviaires, armement, énergie, articles de luxe etc.) et de fers de lance mondiaux très rentables (et très convoités par leurs concurrents internationaux), sa part dans le PIB décroît.
...
S’estimant émancipées de tout cadre collectif, les multinationales utilisent la mondialisation et sa liberté de circulation des capitaux pour rémunérer les actionnaires à coups de dividendes (57,4 milliards distribués par le CAC40 en 2018) et de rachats d’actions (dont le montant, qui a dépassé celui des introductions en bourse, évoque un capitalisme autodestructeur). Au centre de ces phénomènes, la norme de 15% de rendement des capitaux propres représente une menace vitale pour l’industrie. Obligée d’accéder aux exigences des actionnaires, elle perd de vue tout horizon de long terme et les investissements d’avenir sont sacrifiés. Il faut rompre avec la financiarisation pour reprendre le contrôle du temps long. Sinon, il n’y aura jamais de transition écologique. Le premier pas sera la sécurisation des biens publics, qui devront sortir de la sphère boursière et se libérer ainsi de la dictature des « 15% de rendement ».
L’absence de vision des dirigeants français, tant du côté politique que du côté économique, se confond avec leur incapacité à saisir vraiment les enjeux de l’innovation. Les entreprises du CAC40 bénéficient pourtant de nombreux avantages. Les subventions de type CICE (20 milliards par an, aucun effet sur l’emploi) représentent des sommes considérables. L’absence de contreparties à ces subventions autorise les capitalistes à faire ce qu’ils veulent de l’argent du contribuable, mais visiblement, l’investissement ne fait pas partie de leurs plans.
Pour le patriotisme économique et le « Made in France »
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l’Etat peut agir via les marchés publics (en passant commande aux entreprises établies en France), mais aussi via une série d’écluses protectionnistes, le temps de concevoir les produits et d’amortir les investissements. Sur ce terrain aussi, la transition écologique peut être un thème privilégié, de même que les autres industries de pointe comme le numérique, les biotechnologies ou l’intelligence artificielle. Une partie de l’argent jeté par les fenêtres du CICE pourrait être affecté à ces politiques.
Abolir l’article 63 du Traité européen
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François Ruffin publie « Ce pays que tu ne connais pas ». Le livre est une charge énergique contre Emmanuel Macron, le « toutou » de l’oligarchie. Mais Ruffin s’y dévoile franchement. Ouvrant les questions sur son avenir. Reporterre l’a lu en avant-première.
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La conclusion logique de son livre, dans un système politique dominé — c’est regrettable mais c’est ainsi -– par l’élection présidentielle, est que Ruffin doit se positionner sur cette aspiration. S’il représente la France des pauvres, s’il sait qu’il faut convaincre les classes intermédiaires de décrocher de la solidarité avec l’oligarchie pour rejoindre l’intérêt général, s’il est la face lumineuse du sombre Macron, il doit assumer la trajectoire que l’état catastrophique de la gauche écologiste rend nécessaire. Car, qui peut croire que Jean-Luc Mélenchon serait le candidat de l’alternative en 2022 ? Ruffin, démarqué de La France insoumise tout y étant inclus, peut avoir une forte capacité de rassemblement.
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Qu’est-ce que le mouvement des Gilets jaunes révèle de l’épuisement de l’organisation politique et économique de notre société ? Quel est le rôle de l’État ? De la société civile ? Quelle place occupe l’écologie dans la transformation de la société ? Dans cet entretien, Bruno Latour livre ses réflexions sur ce moment politique « enthousiasmant ».
Bruno Latour est sociologue, anthropologue et philosophe des sciences.
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Aujourd’hui, ces plaintes tout à fait légitimes sur la réorganisation de la société s’adressent à un État incapable de se transformer rapidement faute d’une société civile active et détaillée. Par exemple, les débats des Gilets jaunes lors de l’assemblée de Commercy restent à un niveau de généralité extraordinaire. C’est compréhensible. Mais cela ne résout en rien le problème d’ajuster l’analyse à cette situation où les gens ont un vocabulaire politique centré soit sur l’identité quand s’ils sont plus à droite, soit sur l’imaginaire révolutionnaire quand ils sont plus à gauche.
...
On est obligé de recommencer au niveau individuel puisqu’on a individualisé les gens. Aujourd’hui, un village ne serait absolument pas capable d’écrire un cahier de doléances comme en 1789 parce que les habitants ne se connaissent pas, ou parce qu’ils ont des statuts complètement différents et des intérêts totalement divergents ! C’est incroyable, la diversité d’un village. Et je ne parle pas d’une ville.
Donc, le problème est qu’il faut renouer le lien, l’ancrage ... de quelles ressources dépendez-vous ? La description de votre dépendance va révéler que ce dont vous avez besoin, vous en êtes privé par quelqu’un que vous nommez et qui est là ... nommer les adversaires aussi bien que les alliés dans un paysage que l’on commence à peupler de lieux, d’institutions, de gens
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Sans argent, le néolibéralisme est une immense source de frustration
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Le « grand débat » recueille des opinions ; c’est un vaste sondage sans même le respect des statistiques.
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Le néolibéralisme a individualisé la perception par tout le monde de soi-même et dissous nombre de liens sociaux. Mais ce qui se passe dans le mouvement des Gilets jaunes, par exemple à Commercy, c’est la tentative de refaire un sujet collectif.
Bien sûr !
Il faut passer par là, non ?
Oui bien sûr, mais enfin, vous auriez étonné les vieux militants des années 1960 si vous leur aviez dit qu’un mouvement social, « c’est formidable parce qu’on se retrouve ensemble et qu’on se parle chaleureusement ». De la chaleur, ils en avaient à foison dans d’innombrables cellules, associations, comités, etc. Cela fait penser à Nuit debout, en 2016. C’est important que les malheureux sujets néolibéraux retrouvent des liens de parole et de solidarité, oui, mais ce n’est pas leur faire injure que de reconnaître que c’est juste le début. Ensuite, il faut passer à la description des situations concrètes pour qu’on commence à repérer les intérêts divergents et voir avec qui on s’allie contre qui. Cela m’étonnerait beaucoup que, dans un rond-point, si on poursuivait la description des conditions de subsistance de chacun, on maintiendrait la chaude unanimité que nous décrivent les journaux.
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on ne fait pas une société avec des individus
...
refaire maintenant, avec la question écologique, le même travail de réinscription dans les liens et les attachements que le marxisme a fait à partir de la fin du XIXe siècle. Sachant que les êtres auxquels on est relié pour subsister, ce ne sont plus les êtres dans la chaîne de production ou dans les mines de charbon, mais tous les êtres anciennement « de la nature ». Et que c’est beaucoup plus compliqué, et donc, c’est mon argument, beaucoup plus nécessaire.
Donc, ce travail, qui va le faire ? Pas l’État. Pas des experts, même s’il faut des experts, des sociologues, des économistes… Il n’y a que les gens eux-mêmes !
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Dans l’ancien régime, le climat n’était pas intégré à la politique. Maintenant, il est intégré à la politique comme un des enjeux essentiels. Et ce n’est pas tant par la question du CO2 que par celle des conditions de subsistance. Le terme de « crise de subsistance » est un terme de la Révolution française qui n’est pas inexact quand on l’applique à notre situation. Nous vivons bien une « crise de subsistance ». Nous nous apercevons qu’il faut se poser la question : « Que fait-on quand les insectes, les glaces, les êtres vivants disparaissent ? »
...
se poser trois questions : « Quels sont les êtres et les choses qui vous permettent de subsister ? » Et pas seulement d’argent. Puis : « De quoi dépendons-nous ? Qui dépend de nous ? » Et ensuite : « Que sommes-nous prêts à défendre ? Qui sommes-nous prêts à attaquer ? Avec qui se défendre ? »
...
quand 1789 est arrivé, il y avait eu trente ou quarante ans de discussions dans toutes les élites et dans le Tiers État sur les réformes à faire. Aujourd’hui, l’État français n’a pas la moindre idée de comment sortir du système de production et passer à une situation écologico-compatible. En fait, ce n’est pas à l’État de le penser, il n’en est pas encore capable.
...
On n’a jamais eu de révolution qui attendait de l’État sa transformation…
Il y a quand même un jeu par rapport à l’État. Il organise le « grand débat », en espérant que cela va affaiblir le mouvement social.
C’est du petit machiavélisme !
C’est la bataille du moment.
Oui, mais elle ne m’intéresse pas. Moi, je suis plutôt tourné vers le futur, et ce n’est pas la peine d’être prophète pour prévoir que la crise actuelle préfigure toute celles qui vont venir : comment concilier justice sociale et atterrissage sur la terre… ou ce que j’appelle le terrestre.
...
des milliers de gens, dont beaucoup de jeunes, ont totalement changé de direction dans la vie. Il se produit une reterritorialisation, une réimplantation. C’est ce que doit faire la société : s’ancrer.
Le problème est qu’elle ne sait pas où elle est. Si on change de Terre, avec le nouveau régime climatique, c’est comme de déclarer que la Terre tourne autour du soleil. C’est une mutation de même ampleur. C’est ce qui est à la fois excitant et angoissant. Mais ne nous plaignons pas : enfin ça bouge !
... elations ternaires entre climat (qui change), économie (qui varie) et émissions de CO2 (qui causent le changement climatique et proviennent des activités économiques utilisant du carbone fossile). La preuve par le dernier rapport du Joint Research Center de la Commission Européenne sur les émissions de CO2 mondiales. https://ec.europa.eu/jrc/en/publication/eur-scientific-and-technical-research-reports/fossil-co2-emissions-all-world-countries-2018-report
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Dans ce débat, nous nous intéressons non seulement à ce qui relève du discours médiatique, mais également à la place du journaliste dans un système où l’argent semble demeurer le nerf de la guerre et où les GAFAM dictent leurs algorithmes.
Un débat présenté par Vincent Verzat et avec pour invités : Jade Lindgaard (Autrice & Journaliste à Mediapart) et Anne-Sophie Novel (Autrice, Réalisatrice & Journaliste).
Retrouvez la première partie du J-Terre avec Guillaume Meurice (Auteur, Chroniqueur & Humoriste), Félicien Bogaerts (Le Biais Vert), Lénie Cherino (Professeur Feuillage) et bien d’autres.
📼 https://www.youtube.com/watch?v=29OZQq4v4Jc
Retrouvez Le JTerre en version écrite, avec nos sources d'infos fraîches et les moyens de passer à l'action ici :
▶️ https://lejterre.frama.wiki/jterre-0219
Catégorie People et blogs 3 commentaires
Transcription :
...
gilets jaunes, premier mouvement social climatique
... enfermer les débats sur des aspects techniques évite d'aller au fond
/Effondrement Jade ne trouve pas pertinent d'en parler car c'est anxiogène et pas actuel, alors que l'action, c'est maintenant face aux urgences sociales et écologiques.
... l’objectif d’atténuation global est tel qu’il impose de très fortes réductions directes dans tous les secteurs d’une part, et des mesures renforcées de stockage de carbone de type land-use en plus d’autre part … ce qui exclut la possibilité d’offsets. En d’autres termes, on ne peut pas transférer une réduction d’un secteur à un autre (définition de l’offset) car on a besoin des deux pour atteindre l’objectif.
En outre, même en supposant qu’un résiduel limité d’offsets reste disponible, la forte concurrence d’autres secteurs avec aussi des objectifs ambitieux de réduction (comme le secteur maritime) fera que leur disponibilité pour l’aviation seule sera faible au regard de son besoin. Restent donc l’efficacité énergétique et les Sustainable Aviation Fuels (SAF) !
...
les émissions croissent rapidement, de l’ordre de 2 à 3% par an. Or, l’objectif du secteur à long-terme est une division par 2 des émissions entre 2005 et 2050 : comment faire sans les offsets carbone ?
Il semble alors indispensable d’actionner trois leviers distincts : (i) l’offre de SAF doit bondir, pour atteindre de l’ordre de 30% du mix en 2040 et plus de 50% en 2050, (ii) les gains d’efficacité énergétique doivent dépasser 2,5% par an durant les 30 prochaines années, (iii) et il faut en plus une contrainte sur le trafic en ramenant le taux de croissance à moins de 3% par an (source : IEA), ce qui soulève d’intéressantes questions de régulation, et au-delà d’équité entre générations et entre pays. Ces conditions réunies peuvent permettre au secteur d’être « 2°C compatible ». Si l’une d’elles n’est pas remplie, les deux autres devront être encore renforcées. Indiquons au passage que cet exercice prospectif proposé par l’IEA est parfaitement critiquable bien entendu, compte-tenu de ses hypothèses très fortes sur les gains technologiques (côté aviation et côté carburant). Il a toutefois le mérite de montrer l’ampleur des changements à mener pour s’inscrire sur la bonne trajectoire.
Les entreprises du secteur doivent donc davantage s’interroger sur une roadmap ambitieuse à 2050, sans dépendre pour l’essentiel d’un Market-Based-Mechanism (type CORSIA).
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DE 19.55 À 20.45 - C POLITIQUE, LA SUITE
- Le duo de 20h : Christian Salmon, écrivain, auteur de l’Ère du Clash (Fayard), Ariane Chemin, journaliste au Monde et Pierre Larrouturou, économiste écologiste et une jeune manifestante de la “grève pour le climat” qui a lieu vendredi à Paris.
- L’affaire Benalla & “L’ère du clash”
Et si nous étions entrés dans “l’ère du clash” ? Une période où la conquête des micros ou du pouvoir passe inévitablement par l’affrontement, la violence et la rupture. Illustration cette semaine entre suite de l’affaire Benalla, acte 14 des gilets jaunes et révélations sur la mystérieuse Ligue du Lol, ce groupe accusé de cyberharcèlement. Pour en parler : Christian Salmon, l’homme qui a théorisé l’ère du clash et Ariane Chemin, la journaliste qui a révélé l’affaire Benalla.
Le conseil de lecture de Thomas Snégaroff - Climat : Les jeunes entrent en résistance
Ils sont jeunes, ils sont Belges, Suédois, Australiens, Allemands et maintenant Français et ils se sont fixés une mission : tout faire pour sauver la planète. On vous emmène ce soir en Belgique, le pays où le mouvement des lycéens pour l’environnement a pris une ampleur considérable. Reportage de Béryl Chaumeil.
On en parle avec une des lycéennes présente à la « grève pour le climat » qui a lieu vendredi à Paris et avec l’économiste Pierre Larrouturou qui fait le tour d’Europe en ce moment pour promouvoir une idée : la création d’une banque pour le climat.
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La premère partie : https://www.france.tv/france-5/c-politique/c-politique-saison-10/897617-c-politique.html
6 873 participants.
Pour une réappropriation démocratique des médias
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la défiance envers les grands médias doit être une opportunité. Opportunité, dans les rédactions, de remettre en cause les orientations délétères imposées par les directions éditoriales, et de replacer le reportage et l’enquête au cœur du travail journalistique. Opportunité, dans les médias indépendants, de faire la démonstration par l’exemple qu’un autre journalisme, plus exigeant et plus libre vis-à-vis des pouvoirs, est possible.
Que nous soyons gilets jaunes, militant·es, journalistes, usager·es des médias, nous avons toutes et tous des raisons légitimes de contester un ordre médiatique inique, qui maltraite le pluralisme. Et de nous inquiéter des menaces réelles qui pèsent sur le droit à l’information : la mainmise de quelques milliardaires sur la plupart des médias, les plans de suppressions d’emploi dans l’audiovisuel public comme dans les groupes privés, la précarisation des journalistes statutaires ou pigistes y compris dans certains médias indépendants, la répression policière et la criminalisation qui frappent de plein fouet certains reporters et leurs sources, ou encore les lois liberticides qui visent à contrôler l’information – loi sur le secret des affaires et sur les «fake news».
...
D'organisations politiques : Alternative libertaire (AL), Ensemble, Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste français (PCF), Parti de gauche (PG).
ndlr :
- LFI ne signe pas ? ACT
C politique S10 : Gilets jaunes : la guerre souterraine entre mouvements d'ultra gauche et d'ultra droite
diffusé le dim. 17.02.19 à 18h35 disponible jusqu'au 19.03.19 politique - 77 min - tous publics
présenté par : Karim Rissouli
Karim Rissouli, entouré de Camille Girerd, Thomas Snégaroff et ... style="font-family: 'Arial',sans-serif;">Luc Hermann, propose de revenir sur les temps forts de l'actualité en présence d'un invité fil rouge. Invitée fil rouge : Dominique Schnapper, sociologue, auteure de « La citoyenneté à l'épreuve » (Gallimard) et « L'Abécédaire de Raymond Aron » (ed. de l'Observatoire). En Coulisses : La bataille des ultras C Politique vous emmène dans les coulisses de ces mouvements d’ultra gauche et d’ultra droite qui se sont affrontés en marge des manifestations des Gilets jaunes. Qui se cache derrière ces groupuscules ? Reportage à Lyon, théâtre de violents affrontements la semaine dernière, et décryptage en plateau avec Camille Girerd. Sur le terrain : La marche du RIC Acte XIII du mouvement des Gilets jaunes ce samedi. Leur revendication principale : le RIC, le Référendum d’Initiative Citoyenne. Certains Gilets jaunes ont donc commencé une grande marche qui part de plusieurs villes de France et qui doit tous les mener à Paris le 17 mars prochain. Maxime Darquier était sur le terrain samedi au coup d’envoi de cette marche à Marseille. Qui est Ismaël Emelien, l’ancien bras droit d’Emmanuel Macron qui a démissionné cette semaine ? C’est l’autre actu de la semaine : la démission d’un homme de l’ombre mais qui était considéré comme l’homme le plus influent dans l’entourage du président, son plus proche conseiller : Ismaël Emelien. Le stratège d’Emmanuel Macron, 31 ans seulement, n’a quasiment vu aucun journaliste depuis l’élection du président. Mais cette semaine, il a choisi une journaliste du Point pour annoncer sa démission. La femme qui l’a rencontré, Laureline Dupont, est l’invitée de C Politique.
Et la suite : https://www.youtube.com/watch?v=FaoM6pxYybQ
TRANSCRIPTION :
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la presse n'était pas neutre après guerre / choha génocide contre les juifs, antisémitisme ... grande marche du RIC
environnement - 72 min - tous publics
Les Français savent-ils vraiment où finissent leurs déchets électroniques, une fois jetés à la poubelle ou abandonnés sur le trottoir ? A l'aide de traqueurs GPS, dissimulés ... sur des déchets, une télévision, un ordinateur et un réfrigérateur, cette enquête a permis de retracer le trajet effectué par ces déchets, à travers les continents et les océans. Grâce à ce travail de filature, le documentaire révèle un incroyable trafic international orchestré par des organisations mafieuses. Depuis les trottoirs de la banlieue parisienne, en passant par l'Allemagne et la Belgique jusqu'à la plus grande décharge de déchets électroniques, à Accra au Ghana. Sur le continent africain, ils sont des milliers d'ouvriers à démonter chaque jour, les téléviseurs, les ordinateurs et les frigos venus d'Europe, malgré les fumées toxiques et les substances chimiques. Enquêteurs spécialisés de la gendarmerie française, douaniers, experts internationaux, trafiquants, ils ont accepté de nous dévoiler la face cachée de ce trafic qui détruit la planète en toute impunité. Réalisateurs : Coraline Salvoch / Alain Pirot Production : Maximal avec la participation de France Télévisions
réalisé par : Coraline Salvoch, Alain Pirot
Le débat :
https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/896871-le-monde-en-face.html
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Le monde en face Déchets électroniques, le grand détournement : le débat
diffusé le mar. 19.02.19 à 22h00 disponible jusqu'au 12.08.20 politique - 38 min - tous publics
présenté par : Marina Carrère d'Encausse
Les Français savent-ils vraiment où finissent leurs déchets électroniques qu'ils jettent à la poubelle ou abandonnent sur le trottoir ?
Un dispositif spécial permet de suivre le parcours effectué à travers le monde par ces restes polluants, objet d'un trafic qui détruit la planète en toute impunité. Enquêteurs spécialisés de la gendarmerie française, douaniers, experts internationaux, trafiquants en dévoilent la face cachée. Marina Carrère d'Encausse orchestre le débat autour d'un sujet à haute toxicité.
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51:52
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renseignements_généraux-informations_générales-drpp?direction_des_renseignements_et_de_la_protection_des_populations
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https://www.youtube.com/watch?v=Xeg6Q...
révélations d'un rg seule à https://www.youtube.com/watch?v=r7KcZ0xthn0
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10 commentaires
Christian Bisbal il y a 1 heure
antisemitisme c l’état qui le crée pour faire diversion il joue avec nous gilets jaunes sa fait polémique à ils crée des durcissements sur nos action pour nous terroriser quoi que nous fassions
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Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon et des députés de la France insoumise le 19 février 2019 à l'Assemblée nationale. Le président du groupe « La France insoumise » a dénoncé les actes antisémites commis, notamment contre M. Finkielkraut. Il a expliqué que la lutte contre l'antisémitisme et le racisme était au fondement de l'engagement humaniste des insoumis et qu'il était « impossible d'être raciste et membre de la France insoumise ». Jean-Luc Mélenchon a également dénoncé l'instrumentalisation politique de la lutte contre l'antisémitisme faite par la République en Marche pour s'en prendre aux insoumis et aux Gilets jaunes. Il a affirmé que le mouvement des gilets jaunes n'était ni raciste, ni antisémite, ni homophobe et qu'il fallait en chasser les éléments qui s'appropriaient la lutte sociale portée par ce mouvement pour tenir des propos indignes. Jean-Luc Mélenchon a également appelé à participer le 16 mars aux mobilisations pour la justice sociale et pour la sauvegarde du climat.
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743 commentaires
Cemil Choses A Te Dire il y a 9 heures
A chaque fois que je vous écoute, monsieur Mélenchon, mais aussi les camarades députés ici, je suis à la fois heureux et en souffrance.
Heureux car l'intelligence qui s'exprime ici me rempli de joie.
En souffrance car vous n'êtes pas au pouvoir.
125
Michelle Tirone
il y a 10 heures
Excellente prestation. Je crois que tout a été dit et bien dit. J'irai à la manifestation ce soir à Limoges mais surtout pour protester contre l'ensemble des discriminations.
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Dans cette vidéo, j'analyse en profondeur une partie de la conférence de M. Gervais que vous trouverez ici: https://www.youtube.com/watch?v=iK3G8wqqp_k
Je traite ici la partie de 17:58 à 25:40.
Curieux 2 Savoir traite d'autres parties de la vidéo ici: https://www.youtube.com/watch?v=MRgcF-mG_ls
Sources détaillées ici:
https://www.lereveilleur.com/[analyse]-du-discours-d'un-climato-sceptique:-f-gervais-1-2/
Musique: "Time is running" par Marc Corominas Pujadó (license jamendo)
Catégorie Éducation 302 commentaires (3 905 au 5/1/21)
Le Réveilleur il y a 1 jour (modifié)
Edit: Je sais que F. Gervais a fait une "réponse". Il ne répond à pratiquement aucun des points que je soulève et je ne considère pas que c'est une réponse. J'ai laissé deux longs commentaires sous sa "réponse" et je ne ferai pas plus. Quelqu'un qui considère que F. Gervais répond à mon argumentation dans cette vidéo est (à mon avis) incapable de changer d'avis.
Seconde partie ici ==> https://www.youtube.com/watch?v=mqAaokrY1NU i à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?xn8OUQ
Je vous conseille ce site fort sympathique ==> http://www.climat-en-questions.fr/
Et les sources sont ici: https://www.lereveilleur.com/analyse-du-discours-dun-climato-sceptique-f-gervais-1-2/
17:20 l'illustration stipule "Aucune année n'a comporté plus de papiers scientifiques parlant de refroidissement climatique que de réchauffement". C'est faux pour 1971 qui a vu deux papiers sur le refroidissement et un seul pour le réchauffement.
L'un de vous a trouvé la figure qu'utilise M. Gervais pour l'étendue de banquise ==> https://rmets.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/joc.4550
Bravo !