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Le 28 juillet 2022, les députés de la France insoumise, emmenés par Damien Maudet et Nathalie Oziol, présentaient, lors d’une conférence de presse, l’opération « #Alloségur, les députés dans les hôpitaux » avec la création d’une commission d’enquête populaire.
Depuis plusieurs années, les soignants sonnent l’alarme sur la situation de nos hôpitaux.
Le manque de moyens humains et matériel est criant, et conduit à des situations inacceptables : chaque jour nous apprenons la fermeture de nouveaux services d’urgence.
Les recommandations de la « mission flash sur les urgences et soins non programmés » confiée par le gouvernement à François Braun, aujourd’hui ministre de la Santé, sont loin du compte.
Les députés de la France insoumise ont décidé de lancer cette été l’opération « #Alloségur, les députés dans les hôpitaux ». Cette commission d’enquête populaire sera menée sur l’ensemble du territoire. Des collectes de doléances seront organisées dans les hôpitaux, où les soignants seront invités à lister pour chaque service les matériaux essentiels manquant au quotidien pour pouvoir travailler correctement.
Ces listes seront laissées à leur disposition jusqu’à fin août. Elles donneront lieu à une restitution sous forme de rapport au mois de septembre, accompagnée de recommandations. Ce travail d’enquête viendra nourrir la préparation d’un contre PLFSS.
Le premier week-end de collecte des doléances aura lieu dès cette fin de semaine, avec plus de 20 hôpitaux visités.
Plus d'informations : https://lafranceinsoumise.fr/2022/07/28/la-france-insoumise-lance-loperation-allosegur-les-deputes-dans-les-hopitaux/
Violences policières Enquête 194 commentaires
Sofiane*, 24 ans, a porté plainte contre un policier du XIXe arrondissement à Paris, après avoir été violemment matraqué le 13 juillet. Il souffrait alors de plusieurs fractures à la suite d’un accident. L’IGPN a été saisie par le parquet et la préfecture annonce avoir déclenché une enquête administrative.
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Durée de lecture : 1 minute- Luttes Quotidien Économie - Enquête — Luttes
- © Juliette de Montvallon/Reporterre
Tout fuit de toute part. Des étudiants appellent à déserter les jobs destructeurs de la planète tandis que des millions de personnes décident de quitter leur travail. Un mouvement massif est à l’œuvre, qui pourrait fragiliser le capitalisme.
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L'entretien d'actu
Notre regard singulier sur l'état de la France et la marche du monde. Au-delà des faits, le sens de l'actualité.
Clés : Agriculture
Les grandes entreprises sont-elles en train de monopoliser les terres agricoles françaises ? Non contents de monopoliser quasiment tous les secteurs de la société, les entreprises du CAC 40 et les géants de l’agro-alimentaire veulent désormais s’accaparer pour eux seuls la terre qui est censée nous nourrir. Ce « hold-up » organisé, généralisé, à propos duquel le gouvernement ne dit mot, prend du terrain. Personne n’en parle et pourtant le phénomène existe. Les grandes entreprises s’accaparent des terres agricoles, les concentrent. De leurs côtés, les paysans sont non seulement sont « expropriés », mais sont aussi prolétarisés, et surtout précarisés. De petits propriétaires terriens, ils deviennent de simples salariés ou deviennent carrément des sous-traitants.
Au-delà du désastre social, au sein d’une profession déjà fortement mise à mal par des décennies d’industrialisation à marche forcée, c’est aussi un désastre écologique. A l’heure où l’urgence climatique devrait pousser vers un retour à une agriculture paysanne et aux circuits courts, cette même agriculture continue de s’industrialiser, au détriment de l’environnement et de la qualité des produits, et au profit des géants de l’industrie agro-alimentaire.
C’est la raison de cet ouvrage, Hold-up sur la terre, paru aux éditions du Seuil, qui est le fruit d’une longue enquête de terrain menée par Lucile Leclair. Elle est venue nous en parler sur le plateau du Média.
Tr.: ... SAFER ... opacité ... on est face à une nouvelle agriculture industrielle ... export ...
Politique Enquête
Le député Jérôme Lambert, écarté par la Nupes et désormais candidat dissident pour les élections législatives en Charente, vit dans un logement parisien de 95 m2 pour 971 euros par mois. « Être logé à ce prix-là à Paris, j’estime que c’est déjà cher », justifie l’élu qui n’y voit rien de « choquant ».
... Paris Habitat ... Prêt Locatif Intermédiaire (PLI) ... Pour Jérôme Lambert toutefois, qui affirme avoir prévu de quitter son logement « fin juin », il n’y a « rien de moralement choquant ». ...
Suite à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?A8sAlw
Connu / mel du Fri, 20 May 2022 10:10:26 +0200
Enquête — Politique - Durée de lecture : 10 minutes - Politique Culture et idées
La planification écologique s’est imposée dans le paysage politique jusqu’à Emmanuel Macron, qui se l’est appropriée dans l’entre-deux-tours de la présidentielle. Retour sur un concept clé qui pousse aussi l’écologie politique à réinterroger son rapport à l’État.
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nommer sous peu son ou sa Première ministre. D’après l’Élysée, il ou elle se verra « chargée de la planification écologique » : une formule soustraite à son adversaire de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui en a fait un étendard depuis plus d’une décennie. Même si les contours de la planification souhaitée par le président de la République restent flous, elle pourrait entraîner un bouleversement en profondeur de l’appareil d’État. Investi officiellement samedi 7 mai, Emmanuel Macron a de nouveau insisté sur sa volonté de « planifier » en faisant « le serment à la jeunesse de léguer une planète plus vivable ».
« C’est une victoire idéologique pour la France insoumise, clame Martine Billard. Emmanuel Macron est rattrapé par la réalité. Face à la gravité du réchauffement climatique, il n’a plus d’autre choix »
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Dès 2009, cette historique du parti de gauche avait déposé une proposition de loi sur le sujet alors qu’elle était encore députée Les Verts à l’Assemblée nationale. Cosignée par Noël Mamère et Yves Cochet, ce texte voulait « instaurer le plan écologique de la Nation », créer « un commissariat à la Planification écologique » et « organiser des conférences de participation populaire » pour construire démocratiquement le projet.
La planification est plus qu’une méthode : il s’agit d’éclairer l’avenir, de se donner des objectifs chiffrés à tenir et d’organiser avec les territoires la transition écologique dans tous les secteurs : énergie, finance, aménagement du territoire, agriculture, etc.
En 2008, alors qu’il était encore au Parti socialiste (PS), Jean-Luc Mélenchon portait déjà lui aussi cette idée. « Le programme socialiste doit être celui du retour de l’État redistributeur, stratège, protecteur, organisateur du temps long », plaidait-il dans le cadre d’une motion. En parallèle, les intellectuels proches de l’écosocialisme comme Michael Löwy participaient à la diffusion de ce concept dans le milieu universitaire.
« Un mot “obus” pour produire de la conflictualité »
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Corinne Morel Darleux, l’une de ses plus proches camarades de l’époque. ... Chez les écolos, on se déchirait : « On me traitait d’étatiste », se souvient Martine Billard. « Nous sommes plutôt issus d’une tradition libertaire et régionaliste, héritière de Mai 68, confirme Noël Mamère. Une partie des pionniers de l’écologie politique, comme Ivan Illich, Jacques Ellul ou Murray Bookchin se sont construits contre l’État, son dirigisme et son centralisme. » « Historiquement, les plans, ce n’est pas trop notre truc », concède, aussi, Alain Coulombel, actuel porte-parole d’Europe Écologie-Les Verts.
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Jean-Luc Mélenchon (à droite) avec l’ingénieur spécialiste des éoliennes marines, Bertrand Alessandrini, le 14 janvier 2022, au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). © Stéphane Burlot/Reporterre
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le chercheur Dominique Plihon dans une note d’Attac ... sociologue Razmig Keucheyan, la planification écologique est le seul moyen pour imposer un contrôle public du crédit et de l’investissement, arrêter le financement des industries polluantes et organiser leur fermeture, tout en accompagnant massivement les investissements dans la transition écologique. « Jusqu’ici, la planification a été productiviste. La planification écologique, elle, doit organiser la décroissance de l’utilisation des ressources naturelles », écrit-il dans le Monde diplomatique.
... Naomi Klein ... réapprendre à planifier nos économies en fonction de nos priorités collectives et non plus des critères de rentabilité ... Cyrille Cormier, l’auteur du livre Climat, la démission permanente (Utopia, 2020)
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Martine Billard ... la planification n’est pas simplement une refonte de l’architecture gouvernementale, c’est une nouvelle vision, un imaginaire révolutionnaire de l’action politique ... décalage entre cette proposition et l’urgence d’actions immédiates ... construction de nouveaux EPR ... plans des années 1970 et 1980, décrétés par le haut et de manière autoritaire. L’inverse de ce que préconisaient les fondateurs de la planification écologique, qui voyaient dans cet outil un moyen de stimuler la démocratie locale, d’établir les besoins et les objectifs à l’échelle des territoires.
Ndlr : en cela la médiation est centrale dans ce processus de co-création où l'horizontalité fertilise deux articulations :
- entre les verticalités ascendantes et descendantes.
- Et entre conflits et projets.
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Jean-Baptiste Rivoire @JBRivoire · 9 mai
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Clés : Extrême droite ; Politique
Vincent Jarousseau est photographe et documentariste. Co-auteur de « L’illusion nationale » (avec Valérie Igounet, historienne, spécialiste du négationnisme et de l’extrême droite en France) paru en 2017 sous forme d’un roman-photo, il a mené une enquête dans 3 villes dirigées par le FN depuis 2014 (Hayange en Moselle, Beaucaire dans le Gard et Hénin-Beaumont).
Deux ans après, il publie un nouvel ouvrage intitulé "Les racines de la colère" : un suivi quotidien de huit familles issues de milieux populaires de Denain, une petite ville de 20 000 habitants dans le nord de la France, l'une des communes les plus pauvres de France où MLP réalise également un score impressionnant...
De son travail de documentariste, il en tire une fine sociologie de l'électorat du RN.
Tr.: ... ressentiment sur le déclin industriel ... jeunes qui ne font pas d'études, rester sur son territoire, se démarquer des cassos, cette france qui travaille, pas dans les bureau, ni fr technocratique ... article de Ruffin dans Libération ...
Ndlr : voir aussi https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?Jbhh_A
Une enquête dense sur les enjeux écologiques et économiques de l’énergie nucléaire, à travers la question cruciale du démantèlement et du retraitement des déchets contaminés.
À l’heure où l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou la Suisse ont décidé de sortir de l’énergie atomique, la France – pays le plus nucléarisé au monde, dont près de 70 % de l’électricité est produite par ses réacteurs – projette d’investir dans de nouveaux EPR. Ce choix est-il réellement compatible avec la transition écologique ? C’est ce que laisse entendre la Commission européenne, qui vient d’accorder un label "vert" au nucléaire dans le cadre de sa taxonomie, une classification des énergies selon leur durabilité. Certes, les centrales n’émettent pas de CO2, ce qui constitue un avantage incontestable face au réchauffement climatique. Mais le nucléaire implique aussi des niveaux mal maîtrisés de rejets radioactifs aux abords des centrales (tritium, carbone 14...), des quantités exponentielles de déchets dangereux dont le recyclage et le stockage restent problématiques, ou le risque jamais exclu d’accident grave, à l’image des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima. Alors, le nucléaire peut-il être qualifié d’énergie "verte" ?
Débat verrouillé
En s’intéressant aux coulisses de "l’après-Fessenheim" en France, la documentariste Ghislaine Buffard s’est lancée dans une vaste enquête. Partant à la rencontre de scientifiques, de représentants de l’industrie de l’atome et de militants écologistes, elle éclaire avec pédagogie et sans manichéisme un débat verrouillé par des intérêts politiques et économiques complexes, auquel le changement climatique donne une nouvelle perspective. Des voix de plus en plus nombreuses présentent en effet le nucléaire comme la seule alternative crédible aux énergies fossiles. Mais, en France comme ailleurs, les exemples abondent pour illustrer l'"arrogance scientifique" dont les pronucléaires font preuve, selon les termes du consultant Mycle Schneider : recyclage très parcellaire des combustibles dans l’usine de retraitement de La Hague, sûreté controversée du futur "cimetière" de déchets de Bure – dangereux pendant des centaines de milliers d’années –, pollution de la Loire par des rejets radioactifs... Si le nucléaire peut apparaître comme une solution à moyen terme, il semble impossible d’en maîtriser les retombées à une échéance (beaucoup) plus lointaine.
Réalisation : Ghislaine Buffard - Pays : France Année : 2022
Connue / https://wegreen.fr/group/9876/home/publication/une-tres-bonne-analyse-de-la-question-nucleaire-par-arte
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Actu Une très bonne analyse de la question nucléaire par ARTE
• 30 Mars 2022 • / Christian ACKER Public dans le groupe Nucléaire & Renouvelables
video d'Arte "Nucléaire, une solution pour la planète?" Elle est très bonne, simple, éclairante sur le projet CIGEO de Bure notamment (j'avais des lacunes) et sur les solutions renouvelables qui marchent d'ores et déjà. A recommander !!!!
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TG 6/11/22 à 19:16
J'ai l'honneur de vous annoncer que le meilleur reportage jamais réalisé est de nouveau disponible sur arte, pour terminer en beauté notre week-end ! 😃 Bon visionnage et partages 😉 (il est vraiment excellent, montre bien la mauvaise foi dans cette filière, parfois à la Elise Lucet)
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Enquête — Énergie
Par Les Amis de la Terre France, Observatoire des Multinationales (Association Alter-médias), association Survie (21 ter rue Voltaire 75011 Paris +33 9 53 14 49 74 - contact@survie.org - survie.org)
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?7kDgaQ
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Extraits :
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Comment Total parvient à avoir toutes les pièces en main
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Mais son arme secrète, celle qui fait tourner sans accrocs les rouages de cette machine bien huilée, ce sont sans doute les portes tournantes, ou pantouflage, autrement dit la manière dont Total parvient à débaucher temporairement ou définitivement des hauts fonctionnaires ou des élus, ou l’inverse, à placer certains de ses anciens cadres au cœur de l’appareil d’État.
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Dernier exemple en date : le directeur juridique du groupe Total, Aurélien Hamelle, a rejoint en septembre 2021 la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF)32 . Un comble, alors que Total fait l’objet d’un signalement des associations Sherpa et Notre Affaire à Tous auprès de cette
même autorité pour avoir délibérément sous-estimé auprès des investisseurs les risques climatiques liés à ses activités33.
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Ahlem Gharbi, très récemment nommée directrice générale de l’Institut français d’Algérie, après deux ans à l’Agence française de développement, a été
conseillère Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Emmanuel Macron à l’Élysée entre 2017 et 2019. Juste auparavant, elle a passé 18 mois chez Total en tant
que vice-présidente adjointe aux Affaires internationales – après avoir travaillé au ministère des Affaires étrangères.
Julien Pouget, aujourd’hui Senior Vice President chez Total en charge des énergies renouvelables, était conseiller à l’industrie à l’Élysée entre 2014 et 2016 sous le mandat de François Hollande, à l’époque où Emmanuel Macron était ministre de l’Économie. Il travaillait auparavant au sein de la branche nucléaire d’Alstom (revendue à General Electric), et avant cela à l’Agence des participations de l’État, agence dépendant du ministère des Finances qui représente l’État actionnaire dans les entreprises dont il détient une part du capital40 . ■
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Jean-Claude Mallet, conseiller spécial de Jean-Yves Le Drian au ministère de la Défense puis au ministère des Affaires étrangères entre 2012 et 2019, qui a rejoint à cette date Total comme directeur des Affaires publiques41. Après avoir passé l’essentiel de sa carrière au sein du ministère de la Défense, il est désormais chargé de conseiller le PDG de Total dans ses relations avec les pouvoirs publics en France et à l’étranger.
... Majdi Abed ... Hélène Dantoine ... Romaric Roignan ... Tristan-Aurel Mouline ...
*« Total, c’est un peu la France »*
...
Conclusion*
Le soutien apporté à Total par toutes les branches de l’État français – depuis le
palais de l’Élysée à Paris jusqu’à l’ambassade et à l’Alliance française à Kampala –
est en contradiction flagrante avec les engagements et les valeurs que la France
prétend défendre.
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Élection présidentielle 2022 Fragments de campagne - Temps de Lecture 6 min.
« Fragments de campagne ». Yaëlle Amsellem-Mainguy et Benoît Coquard, sociologues, analysent, dans un entretien au « Monde », le sentiment, exprimé par certains jeunes vivant loin des grandes villes, d’être invisibilisés.
Une jeune montre sur son smartphone la chaîne Youtube de l’influenceuse Magali Berdah, qui interviewe les candidats à la présidentielle. CLAIRE JACHYMIAK / HANS LUCAS POUR «LE MONDE»
C’est une population qui passe souvent sous les radars. Benoît Coquard, sociologue à l’Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), auteur de Ceux qui restent (La Découverte, 2019), a mené une enquête auprès des jeunes ruraux de milieux populaires du Grand-Est, dans des campagnes en déclin. Yaëlle Amsellem-Mainguy, sociologue à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep), autrice de Les Filles du coin. Vivre et grandir en milieu rural (Presses de Sciences Po, 2021), a enquêté sur les jeunes femmes de milieux populaires dans quatre régions. A l’aune de l’élection présidentielle, les deux chercheurs éclairent le sentiment, exprimé par certains jeunes ruraux, d’être invisibilisés.
Lire le récit : Article réservé à nos abonnés « Ce qui nous manque c’est des représentants qui nous ressemblent » : rester, partir ou revenir, le tiraillement des jeunes ruraux
Comment situez-vous les jeunes ruraux par rapport au reste de la jeunesse et comment expliquer qu’ils ne soient pas plus pris en compte dans les politiques publiques ?
Yaëlle Amsellem-Mainguy : La représentation de la jeunesse est très urbano-centrée : plutôt de classe moyenne supérieure, diplômée, connectée, blanche, rendant de fait difficile la construction d’un contre-modèle rural, dans lequel les classes populaires sont surreprésentées. Dans le même temps, les jeunes ruraux sont souvent définis par défaut, sous l’angle des manques, et largement homogénéisés. Pourtant, leurs situations diffèrent selon les milieux sociaux, le genre, les territoires – en déclin ou attractifs –, mais aussi l’histoire industrielle locale et les emplois disponibles.
Ce n’est pas seulement en tant que jeunes et en tant que ruraux qu’ils sont invisibilisés, mais parce qu’ils sont pour beaucoup issus de milieux populaires, travaillent dans des secteurs précarisés, se trouvant parfois sur des marchés du travail sur lesquels l’Etat n’a plus de prise. Ces jeunes grandissent avec la contrainte de se positionner par rapport à la ville, avec cette injonction à la mobilité pour faire des études ou réussir sa vie. Or, la grande majorité n’y aspire pas et ne vit pas comme un échec le fait de rester en ruralité. Il y a donc un véritable enjeu à aller voir qui sont ces jeunes ruraux dans leur diversité, ce qui les préoccupe, pour justement être à même de produire des politiques publiques qui leur soient adaptées.
« Ce qui nous manque, c’est des représentants qui nous ressemblent (…), t’as pas un seul petit péquenaud de notre milieu.» Que vous inspire cette phrase d’une jeune à propos de la présidentielle ?
Benoît Coquard : C’est un constat lucide, puisque les classes populaires rurales ne sont pas représentées dans le champ politique. Certains candidats cherchent à masquer leur éloignement d’avec ces populations en mettant en avant leurs origines rurales, et tenter ainsi de faire oublier la distance sociale entre les « élites » politiques et les ouvriers, les employés… Mais ce genre de « storytelling » ne trompe guère.
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Enquête — Nucléaire - Durée de lecture : 20 minutes - Clés : Nucléaire Climat
« Meilleur expert mondial du CO2 », « gourou », « génie absolu »… Qui est vraiment Jean-Marc Jancovici, polytechnicien au franc-parler et brillant vulgarisateur, adulé par certains et agaçant nombre d’experts ? Portrait d’un ingénieur concepteur du bilan carbone, nucléariste engagé dans la lutte contre le changement climatique, et prospère patron de PME.
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[2/3] Jean-Marc Jancovici : « Je ne suis pas un scientifique »
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[3/3] Jean-Marc Jancovici, polytechnicien réactionnaire
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Au fond, M. Jancovici, qui évoque souvent de Gaulle, réactive implicitement la nostalgie des Trente Glorieuses : il rêve d’un régime décroissant et nucléaire qui serait structuré par un ordre autoritaire, un capitalisme familial qui penserait le temps long, une élite de polytechniciens supposée rationnelle et désintéressée. Mais les temps ont changé. La société désire la démocratie, et non l’autoritarisme, l’économie juste, et non un capitalisme destructeur, la reconnaissance du savoir de chacune et chacun, et non une élite auto-instituée qui défend ses privilèges. Utopie, idéalisme — sans doute, qui échappent à toute loi. Avec le changement climatique, et non malgré lui, la société veut croire que le monde reste désirable et prometteur.
Gouvernement Enquête
Le chef du gouvernement, qui ne manque jamais une occasion de vanter les mérites des voyages en train, effectue en réalité ses propres déplacements à bord de Falcon, aux frais du contribuable. Même pour les trajets les plus courts, comme le révèle une enquête de Mediapart sur un an de visites ministérielles. Une aberration écologique et économique, contraire à une circulaire signée par le premier ministre lui-même.
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Basées sur une analyse de ses trajets entre février 2021 et février 2022 (lire notre Boîte noire), nos recherches montrent que Jean Castex a préféré utiliser des avions privés pour se déplacer, depuis Paris, dans des villes comme Nantes (Loire-Atlantique), Bordeaux (Gironde), Lyon (Rhône), Angoulême (Charente) ou encore Caen (Calvados).
© Photo illustration Sébastien Calvet / Mediapart avec AFP
Cette utilisation est non seulement contraire aux usages préconisés, puisqu’une circulaire signée par Jean Castex en personne restreint l’utilisation de la flotte gouvernementale, mais aussi aux antipodes du discours de l’exécutif sur la nécessité d’adapter les comportements individuels aux enjeux climatiques.
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Pour un aller-retour à Nantes, le bilan carbone du jet mobilisé par le premier ministre est de 2 300 kg de CO2. S’il avait pris le TGV, ce bilan aurait été de 1,336 kg de CO2 par personne.
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Sur un an, Mediapart a ainsi recensé pas moins de 16 allers-retours particulièrement étonnants.
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Connu / tg 9/2/22 à 14:19
[Blog] Enquête nationale sur la mobilité des français : quelques enseignements de la nouvelle édition et évolutions récentes ➡️Les chiffres tant attendus de l’INSEE viennent d’être publiés. / Mathieu Chassignet
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politique 84 min tous publics Vidéo sous-titré
présenté par : Karim Rissouli, entouré de Thomas Snégaroff, Camille Girerd et Yaël Goosz (en remplacement temporaire de Camille Vigogne) racontent et analysent le monde qui nous entoure. En plateau, intellectuels, citoyens et acteurs de l'actualité interrogent notre époque et les transformations de notre société.
Invité :
- Michael Foessel, philosophe, professeur à l’École polytechnique, auteur de "Quartier rouge" aux éditions PUF.
- 19H30 // “Les Fossoyeurs" / Enquête choc sur la maltraîtance en Ehpad
Invités :
- Victor Castanet, journaliste, auteur de "Les Fossoyeurs. Révélations sur le système qui maltraite nos aînés" aux éditons Fayard.
- Florence Aubenas, journaliste, co-fondatrice de l’Observatoire du grand âge.
- Laurent Garcia, cadre de santé dans l'Ehpad "Les quatre saisons" de Bagnolet (Seine-Saint- Denis), co-fondateur de l’Observatoire du grand âge, lanceur d'alerte
Tr.: ... Magali Bergah ... Macron, une campagne écolo ... extrême droite, des insultes en coulisse ... Damien Rieu, fondateur de génération identitaire ? a rejoint zemmour et expert du numérique ... Geoffroy Didier chargé de campagne de Valérie Pécresse ... islamo-droitisme ... la dédiabolisation génère un besoin de plus de radicalité identitaire ... Zemmour tente de réunir les deux côtés ... Orpea enquête ...
Synthèse du rapport https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2022/01/synthese-rapport-lobbies-viande.pdf
Connu / https://wegreen.fr/group/9858/home/publication/rapport-petition-comment-les-lobbies-de-la-viande-nous-manipulent
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• 25 Janvier 2022 / Tom Baquerre Communauté dans le groupe Agriculture, Élevage & Alimentation
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Alimentation Cantines scolaires Elevage Elevage intensif Greenpeace Lobby Pétition Santé Viande
Depuis plusieurs mois, l’équipe Agriculture de Greenpeace France mène l’enquête sur les lobbies de la viande. Nous avons voulu mieux comprendre, décortiquer et prouver l’influence des représentants des filières de viandes dans nos vies. Nous avons trouvé et mis en commun de nombreux éléments édifiants que nous présentons dans un rapport édifiant. Et les preuves sont là : les lobbies de la viande s’infiltrent partout, en douce, pour nous pousser à consommer toujours plus de viande, sans nécessairement distinguer les viandes industrielles des viandes écologiques.
Lobbies de la viande : découvrez notre enquête.
Chez Greenpeace, nous sommes pour un élevage paysan, qui crée des emplois et préserve les écosystèmes, le climat et notre santé. Nous soutenons les agriculteurs et agricultrices et leur travail qui contribuent à nourrir la population et à maintenir certains équilibres écologiques. Si les interprofessions de la viande font la promotion de la consommation de viande française, en arguant que cette dernière est par définition durable, ils visent en réalité à nous faire croire que les élevages industriels n’existent pas en France, et cherchent ainsi à empêcher la baisse de la consommation de viande nécessaire pour répondre à l’urgence climatique. C’est ce sur quoi nous avons enquêté.
Informons-nous et organisons-nous face aux lobbies de la viande.
Le rôle de Greenpeace est d’investiguer, d’alerter, mais aussi d’agir et de vous donner les clés pour agir vous-même : alors, au-delà de la récolte d’informations essentielles, de chiffres et de preuves édifiantes, nous avons constitué une page pour vous permettre de repérer les lobbies de la viande, et de savoir comment leur faire face dans votre quotidien. Sur cette page, nous retraçons la présence des lobbies dans les écoles, chez le médecin, sur les réseaux sociaux, à la télévision, etc.
Lobbies de la viande dans les écoles : témoignages.
Dans le cadre de cette enquête, nous avons rencontré des parents ou encore des professeurs qui ont fait l’expérience de rencontrer ces lobbies au sein de l’école. Nous avons filmé deux de ces témoignages qui racontent précisément comment ces lobbies rentrent dans les écoles publiques, proposent des kits pédagogiques ou encore des sorties scolaires clefs en mains, pratiques pour les professeurs en manque de moyens et attractifs pour les enfants. Ces outils donnent une vision enjolivée de l’élevage et nient la réalité des élevages industriels.
Le témoignage d'Aurélie et Corinne https://www.youtube.com/watch?v=1GCEK23kZpc
Pétition contre les lobbies de la viande dans les écoles
https://www.greenpeace.fr/petition-lobbies-viande/
Chez Greenpeace France, nous sommes persuadés que nous pouvons faire face aux lobbies de la viande et soutenir l’élevage paysan. Il est nécessaire de le faire pour faire face au réchauffement climatique, protéger la nature et la biodiversité, ainsi que notre santé.
Une page à retrouver sur le site de Greenpeace : https://www.greenpeace.fr/comment-les-lobbies-de-la-viande-nous-manipulent/
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Clés : EDF, Etat, Faillite
L’Etat vient de ponctionner EDF de quelque 8 milliards d’euros, accélérant sa descente aux enfers. Le groupe est étranglé par ses dettes, la conséquence de sa mauvaise gestion depuis plus de vingt ans.
Si l’année 2021 s’est terminée en fanfare pour EDF grâce à des prix de marché astronomiques lui permettant d’engranger de grosses marges sur ses ventes d’électricité, 2022 commence mal. Très mal. A cause de ces mêmes prix de marché qui font flamber la facture des professionnels et entreprises (qui ne sont plus protégés par des tarifs garantis) et celles des particuliers qui ont quitté l’ex-monopole public pour la concurrence, l’Etat a décidé de ponctionner l’électricien public pour sauver ses concurrents privés, contraints d’acheter sur les marchés le volume d'électricité consommé par leurs clients, en augmentant de 20 TWh le volume obligatoire d’électricité que doit vendre EDF à prix garanti à ses concurrents.
C’est ce qu’on appelle l’Arenh, l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique : 100 TWh par an, vendus au tarif de 42 euros par MWh. Seul petit geste fait par le gouvernement : le tarif sera porté à 46,2 euros par MWh pour les 20 TWh supplémentaires.
Un impact quasi-mortel
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Pour comprendre l’impact quasi-mortel de la décision du gouvernement, ... décrypter le jargon financier utilisé par l’entreprise. L’EBITDA, notion comptable anglo-saxonne évoquée par le communiqué de presse, est plus ou moins l’équivalent de l’excédent brut d’exploitation (EBE), notion comptable bien franchouillarde : elle correspond à ce qui reste dans les caisses de l’entreprise après avoir payé ses charges annuelles (comme les salaires) et ce qui lui permet de financer les investissements, rembourser les dettes ou payer des dividendes à ses actionnaires.
En 2020 (les comptes 2021 d’EDF doivent être publiés en février prochain), l’EBE du groupe ressortait à 16,174 milliards d’euros. On comprend donc que si l’Etat lui pique 8 milliards pour sauver les électriciens privés, ça va mal finir pour EDF : ça représente la moitié de son EBE.
Des réacteurs à l'arrêt
... son parc nucléaire en exploitation est dans un piteux état. Depuis la fin de l’année dernière, ses quatre plus gros réacteurs de 1450 MW de puissance (ceux de Chooz et de Civaux) sont à l’arrêt en raison de la découverte d’une fissure sur une tuyauterie de sécurité (RIS, circuit d’injection de sécurité) qui permet de fournir le réacteur en eau en cas de rupture du circuit primaire. Et EDF a déjà annoncé que pour les deux de la centrale ardennaise, la mise à l’arrêt se prolongerait une bonne partie de l’année.
Conséquence directe de cet incident, EDF a été obligé de revoir à la baisse sa prévision de production d’électricité nucléaire pour l’année en cours. L’entreprise vise maintenant entre 300 et 330 TWh, bien loin de ses niveaux historiques : en 2011, l’électricien avait ainsi produit 421,1 TWh d’électricité nucléaire. Forcément, moins de production va signifier moins de ventes, donc moins d’excédent brut d’exploitation ...
Plus grave, le même problème technique (la fissure sur le RIS) a également été découvert sur un réacteur de 1300 MW à Penly. Cette fois, ce sont 20 réacteurs du même type qui ont été construits en France et qui sont donc potentiellement concernés
...
En fait, c’est juste la goutte d’eau de trop.
Histoire de la dette
... Dès le milieu des années 2000, juste après son introduction en bourse, l’entreprise a été obligée d’emprunter tous les ans pour verser des dividendes à ses actionnaires (entre 1,5 et 3 milliards selon les années). Le plus gros : l’Etat qui détient 85 % du capital. Depuis 2016, l’Etat a d’ailleurs accepté de ne plus toucher ses dividendes en cash mais en actions pour soulager un peu la pression sur la trésorerie de l’entreprise.
Mais l’avidité des actionnaires n’est pas la seule cause des difficultés. Depuis la fin des années 1990, EDF n’a pas été correctement gérée : l’entreprise a perdu des dizaines de milliards d’euros dans des opérations d’acquisition à l’étranger, souvent inutiles et surpayées
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En 1998, au moment où la construction du parc nucléaire se termine, la dette financière d’EDF s’élevait à 22 milliards d’euros. En 2020, elle ressort à plus de 61 milliards d’euros (hors dette locative). ... Toujours en 1998, le chiffre d’affaires du groupe s’élevait à 29,5 milliards d’euros. Il a atteint 69 milliards en 2020. Soit une augmentation de 134 %. Sur cette même période, l’EBE passait de 12 milliards à 16 milliards : +33 % seulement ! Evidemment un niveau insuffisant pour permettre un véritable désendettement
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De plus, depuis le milieu des années 2010, les performances opérationnelles des centrales nucléaires ne cessent de se dégrader. Alors qu’au début de cette décennie, la production nucléaire couvrait autour de 75 % de la consommation d’électricité du pays, ce taux est tombé à 69 % en 2020. ... succession de problèmes génériques ... problèmes de maintenance qui obligent à rallonger les durées des arrêts de tranche ... la durée moyenne d’indisponibilité des réacteurs est maintenant supérieure à 90 jours par an selon le dernier rapport indépendant World Nuclear Report https://www.worldnuclearreport.org/IMG/pdf/25._figure_25_nuke_france_dailyunavailabilities2020.pdf. Sans oublier l’impact des périodes de confinement provoquées par la Covid-19
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nouveau report dans le calendrier de l’EPR de Flamanville, et une augmentation de 300 millions d’euros de sa facture finale à 12,7 milliards (hors frais financiers et coûts de démarrage). L’électricien prévoit maintenant le chargement du combustible au cours du deuxième trimestre 2023.
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Sauf subvention publique massive de la part de l’Etat, il parait impossible qu’EDF puisse financer un tel investissement
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Connue / tg 19/01/22 à 23:55
Ndlr :
- enquête sourcée, sérieuse +
- mesures caricaturales du néolibéralisme : mettre l'état au service du marché et/ou des entreprises privées ! DÉNONCER ACT
#EmissionPopulaire Raquel Garrido aux manettes
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Entourée de ses chroniqueurs et invités Hélène Boussel, Bruno Gaccio, Arthur Bondy et Nawel Dombrowsky, Raquel Garrido vous invite à la rejoindre pour faire un tour de l'actualité politique.
Les sujets :
- Primaire populaire : la stratégie de nuisance
- Meeting immersif de Mélenchon à Nantes : le débrief
- Zemmour : L'obsession de l'exclusion
- Enquête sur la concentration des médias
Connue / https://twitter.com/melenchon_2022/status/1482318386684219393
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Mélenchon 2022 @melenchon_2022 · 15 janv. - 4 - 82 - 113
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Écologie Enquête
Ancien commandant du GIGN et acteur du drame d’Ouvéa en 1988, Philippe Legorjus veut créer dans le Finistère la plus grande exploitation industrielle d’algues en Europe. Avec l’aval des autorités, ce projet labellisé bio se développe en dépit des risques et contre l’avis de nombreux habitants.
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Algolesko, une start-up finistérienne qui y produit principalement en bio deux algues brunes comestibles : du wakamé et de la laminaire sucrée
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Au large de Plobannalec-Lesconil, village portuaire du sud du Finistère, 3 000 habitants, des centaines de bouées constellent plus de 154 hectares en pleine mer. Et sous chaque bouée, des cordes, lestées par des blocs de béton posés sur le sol marin, supportent des plantules d’algues. ... Timothée Serraz, directeur général d’Algolesko ... à destination d’entreprises agroalimentaires qui les intègrent dans des plats préparés ou vendues au secteur cosmétique ... en pleine réserve de biodiversité Natura 2000 ... Algolesko a déposé, cette même année 2013, une autre demande d’exploitation au large de Moëlan-sur-Mer
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Le code de l’environnement ne prévoit pas de monoculture d’algues d’une telle ampleur, explique à Mediapart Brieuc Le Roch, chargé de mission juridique à Eau & Rivières de Bretagne ... privatisation du domaine maritime public et les associations ont estimé que, face à une si grande emprise sur la mer, cela nécessiterait, a minima, une étude environnementale poussée et une étude d’impact sur les espèces avicoles et marines
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Des algues dangereuses pour l’écosystème
... algue invasive https://www.researchgate.net/publication/269393400_Les_especes_marines_invasives_en_Bretagne ... Jean-Pierre Roullaud, de l’association Bretagne vivante-Quimperlé ... Maire sans étiquette de Moëlan-sur-Mer de 2014 à 2020, qui a saisi la justice contre Algolesko, Marcel Le Pennec était auparavant enseignant en biologie marine à l’université de Bretagne occidentale
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la journaliste Catherine Le Gall a publié un livre-enquête https://www.editionsladecouverte.fr/l_imposture_oceanique-9782348059360 au long cours intitulé L’Imposture océanique - Le pillage « écologique » des océans par les multinationales. Elle rappelle pour Mediapart que les velléités industrielles d’Algolesko sur le domaine maritime public s’opèrent dans un contexte de « ruée vers les océans ». « Les entreprises privées, ayant épuisé les ressources terrestres, dirigent désormais leur appétit sur un nouveau continent à exploiter : les mers. Et les algues attisent toutes les convoitises »
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« Les conflits d’usage pour l’accès au littoral – logements, loisirs, activités de production, etc. – sont énormes en Bretagne, confie Maëlle Turriès, chargée de mission « mer et littoral » pour Eau & Rivières de Bretagne. En Finistère, c’est vraiment la guerre. Donc, forcément, cela pose question… »
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Le commandant du GIGN a ensuite fondé, dans les années 1990, une des plus importantes sociétés d’intelligence économique française, Atlantic Intelligence, qui a œuvré pour Vivendi, Total ou Arcelor. Puis au début années 2010, Philippe Legorjus s’est reconverti dans le business écolo en lançant le groupe Vuelto, une société spécialisée dans le photovoltaïque, depuis mise en liquidation judiciaire.
En 2013, l’ex-militaire débarque dans le Finistère avec l’entreprise Algolesko : « Il y a une tradition marine dans ma famille ... »
« La première impression que donne Philippe Legorjus, c’est qu’il est très sûr de lui, témoigne Yannick (prénom changé), un ancien salarié d’Algolesko. C’est une personne qui se vante d’avoir le bras long ... « Philippe Legorjus m’a asséné que le projet se ferait malgré mon opposition car il avait des appuis, déclare pour sa part Marcel Le Pennec, l’opposant et ancien maire de Moëlan-sur-Mer. Cela se voyait qu’il avait la DDTM [Direction départementale des territoires et de la mer] dans la poche ... L’octroi des concessions en mer se réalise sous l’égide de la DDTM, un service préfectoral où les fonctionnaires sont affiliés au corps d’officiers de carrière de la marine nationale ... commission des cultures marines, composée essentiellement de professionnels de la conchyliculture et de représentants de services de l’État ... Dominique Gontier, animateur local d’Eau & Rivières de Bretagne, siégeait ... « Cette commission se présente avant tout comme un “facilitateur de projets”. C’est un entre-soi sidérant où l’État est au service des intérêts privés
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Une entreprise biberonnée aux aides
L’algoculture industrielle explose ... plus de 30 000 tonnes d’algues sont importées de Norvège ou du Chili chaque année ... “croissance bleue” ... la journaliste Catherine Le Gall ... logique d’accaparement ... « Philippe Legorjus a une capacité à ramener beaucoup de fonds alors que l’activité à Lesconil n’est pas rentable, affirme Yannick ... beaucoup de dépenses car le matériel s’arrache sans cesse à cause des vents ... socialiste Jean-Yves Le Drian ... Breizh’Alg https://ceser.bretagne.bzh/jcms/preprod_169085/fr/le-programme-breizh-alg?current_category=preprod_118873&portal=wcrb_173564
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Un manque de consultation publique
L’ex-patron du GIGN compte parmi ses réseaux l’Institut de Locarn, un think tank libéral niché au cœur de la Bretagne réunissant les grands dirigeants économiques de la région et les décideurs politiques bretons. L’institut a ainsi été fréquenté par Jean-Yves Le Drian à l’époque où il présidait la région. Philippe Legorjus a certifié à Mediapart « bien évidemment » connaître des personnes de ce lobby patronal breton à l’origine du célèbre label « Produit en Bretagne ». Avec son fils, Éric Legorjus, directeur d’une firme fournisseuse de gaz en Bretagne, ils ont été plusieurs fois conviés pour intervenir au sein de l’Institut de Locarn.
Coprésident de l’association Rivière et Bocage Belon Brigneau Merrien (RBBBM), Antoine Champlon révèle pour sa part : « Le Parti socialiste local était favorable à l’implantation de ce projet. Or les rapports entre Philippe Legorjus et le PS sont très bons, notamment via Louis Le Pensec, un proche de Jean-Yves Le Drian, une figure socialiste qui fait la pluie et le beau temps dans le Finistère. » ... Le président de la communauté de communes et maire de Moëlan-sur-Mer jusqu’en 2014 est alors le socialiste Nicolas Morvan, ancien attaché parlementaire de Louis Le Pensec ... Parlementaire de la circonscription de Moëlan-sur-Mer entre 1973 et 2008, Louis Le Pensec a été, en tant que ministre des départements et territoires d’outre-mer de 1988 à 1993, acteur de la signature du traité de paix d’août 1988 à l’issue de la tragédie de la grotte d’Ouvéa
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En septembre 2015, plus de 500 habitants ont été jusqu’à battre le pavé ... Les premières bouées accrochées dans les concessions ont déjà toutes été arrachées par les puissants vents marins du Finistère.