Politique Gauche
Habitué à louvoyer sur la laïcité, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a confié le cours de son école de formation sur le sujet à Henri Peña-Ruiz. Celui-ci s'est employé à démonter méthodiquement certaines thèses portées à l'intérieur même de la France insoumise.
Dans le contexte de crise interne qui agite la France insoumise (LFI), la moindre initiative devient un signal politique. Le cours donné par l'école de formation du mouvement le mardi 4 décembre était-il un nouveau virage significatif ? Il constitue en tout cas le dernier épisode d'une série d'indications contradictoires envoyées par LFI sur l'enjeu de la laïcité. Et diffuse un message d'une tonalité fort différente de celle des dernières semaines.
Les communautaristes ont le vent en poupe
A l'origine, le mouvement issu du Parti de gauche s'est avancé avec une ligne résolument républicaine et sans ambiguïté : le programme L'avenir en commun met en avant des propositions "à l'offensive sur la laïcité" couplées à une volonté de "combattre tous les communautarismes et l'utilisation politique des religions". C'est cette ligne qu'a porté avec conviction Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle de 2017. Mais LFI, mouvement "gazeux" qui agrège plusieurs formations et personnalités politiques d'horizons divers, compte également des partisans d'une vision fort différente de la laïcité. La figure la plus identifiée est Danièle Obono : proche de certains membres du Parti des indigènes de la République (PIR), la députée de Paris est opposée à la loi de 2004 sur l'interdiction du port de signes religieux à l'école. Dans le média anglais Counterfire, elle a écrit que depuis 20 ans, "le concept de laïcité inscrit dans la Constitution et la loi de 1905 ont principalement été utilisés contre les musulmans". Le mouvement Ensemble, affilié à LFI (la députée Clémentine Autain en est membre), se dit lui favorable à l'abrogation de la loi de 2004. Bref, si la ligne laïque a le dessus en matière de programme à LFI, plusieurs cadres défendent des convictions à l'opposé.
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De surcroît, les dernières semaines ont indiqué que la voix du camp communautariste portait davantage à LFI que durant la présidentielle. Un groupe de militants du 18e arrondissement de Paris, en pointe sur les sujets de laïcité a ainsi été exclu de la plateforme numérique de la France insoumise pour avoir organisé une réunion sur l'entrisme islamiste dans le milieu syndical. Dans leur courrier adressé à Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard, les membres du groupe dénoncent "la complaisance de la direction de la FI avec [des] groupes islamistes". Peu après leur exclusion, c'était au tour des cadres Djordje Kuzmanovic et François Cocq, aux positions notoirement laïques, d'être écartés de la liste LFI aux européennes. Le premier a pris la décision de quitter définitivement le mouvement. Dans une tribune à Marianne, il dénonce les choix stratégiques de LFI qui ont d'après lui laissé "s’installer une approche quasi communautariste, proche du modèle anglo-saxon et profondément contraire au républicanisme français".
...
Les thèses antilaïques méthodiquement démontées
Pour le neuvième cours, intitulé "Vive la laïcité", LFI a choisi de mettre en avant deux personnalités : Elliott Aubin, adjoint Insoumis à la mairie du 1er arrondissement de Lyon, ayant participé à la rédaction du chapitre laïcité du programme, est identifié comme comme un des défenseurs de la ligne républicaine au sein du mouvement. Surtout, l'essentiel du cours est effectué par Henri Peña-Ruiz, philosophe et écrivain, auteur du Dictionnaire amoureux de la laïcité - et par ailleurs contributeur hebdomadaire à Marianne. Pendant plus d'une heure, l'intellectuel s'est livré à une ardente défense de la laïcité mais s'est aussi employé à répondre à tous les arguments prononcés à son encontre… notamment à gauche, et à l'intérieur-même de LFI.
Combat contre une "collusion du religieux et du politique mortifère pour les libertés, mortifère pour l'égalité des êtres humains", défense de la liberté de conscience, de l'égalité des droits, interdiction de "tout privilège pour les religions, l'athéisme ou l'agnosticisme" : le début du cours fait dans le classique, et rappelle les bases du principe de laïcité. Mais très vite Henri Peña-Ruiz s'attaque à quelques "contre-sens" et "malentendus" colportés au sujet de la laïcité, n'hésitant pas à taper fort contre plusieurs thèses défendues dans le camp communautariste.
Première clarification, sur la notion d'islamophobie, très utilisée à gauche, que Peña-Ruiz s'emploie à démonter avec méthode : "Le mot islamophobie ne recouvre pas un délit, il recouvre, étymologiquement, le rejet de l'islam (...). Ce n'est pas un délit. Des croyants vont rejeter l'athéisme, on ne va pas les accuser de racisme pour ça. Il ne faut pas, comme le regrettait Charb, confondre le rejet d'une religion avec le racisme. Utilisons le terme racisme anti-musulman, ce sera clair, univoque, et non pas le mot 'islamophobie' qui est équivoque. Le racisme s'en prend aux personnes, pas aux doctrines. Il est invraisemblable qu'un obscurantisme ait pu faire passer le rejet d'une religion pour un acte de racisme." Un discours laïque offensif, inhabituel dans les rangs de LFI. L'auteur du Dictionnaire amoureux de la laïcité n'hésite d'ailleurs pas à livrer une position claire concernant le port du voile : "Les femmes qui veulent aller tête nue dans la rue pour montrer leurs cheveux et éventuellement séduire n'ont pas à être considérées a priori comme séductrices." En choisissant d'insister sur la pression exercée sur les femmes pour les forcer à se voiler, le philosophe se place aux antipodes de la rhétorique en vogue chez une bonne partie de la gauche, uniquement centrée sur la défense du hijab.
Deuxième mise au point d'importance : la loi de 2004 sur les signes religieux à l'école, ouvertement critiquée au sein de LFI et accusée par certains d'être une loi anti-musulmans. "Si on la lit bien, au lieu d'en dire n'importe quoi, on voit qu'elle concerne aussi bien la kippa, la croix charismatique que le voile. Alors qu'on arrête de dire que c'est une loi raciste et anti religieuse", cingle le philosophe. "D'autre part les enfants qui sont dans le processus éducatif ne sont pas encore maîtres de leur jugement, donc il est légitime qu'on les protège du prosélytisme religieux ou d'en faire des étendards d'une religion particulière." Ce sujet donne l'occasion à Peña-Ruiz de rappeler que "ce n'est pas parce que la laïcité pose des règles, des limites, et qu'elle distingue des lieux pour la neutralité vestimentaire qu'elle est anti-religieuse."
Piques à Danièle Obono et Ensemble
Suite de l'inventaire du philosophe, bien décidé à démolir une à une les théories du courant "décolonial" : l'assimilation du régime laïc républicain à un "racisme d'Etat". Un rapprochement que Peña-Ruiz juge "insensé", "invraisemblable". "La laïcité a été conquise à rebours de la tradition cléricale, catholico-centrée de l'Ancien Régime. Donc ce n'est pas un produit culturel qui serait propre à la culture de la France, comme certains le disent. (...) Les personnes qui disent cela et qui se prétendent par ailleurs progressistes devraient un petit peu réviser leurs concepts, et s'interroger sur ce qu'ils ou elles disent".
Tout le vocabulaire de la gauche racialiste y passe. La pratique de la non-mixité ? "Je suis très surpris que des gens progressistes parlent de commissions non-mixtes racialement. Utiliser le concept de races à propos des êtres humaines est complètement aberrant." La défense des "racisés" et la dénonciation d'une République universaliste "coloniale" ? "Cet universalisme qui est banni par certains au nom d'une identité culturelle 'racisée', il faut le défendre. Il n'a rien à voir avec le pseudo-universel colonialiste. Ce n'est pas parce que l'universel a été usurpé par les colonialistes qu'il serait colonialiste par essence." De quoi faire sérieusement tiquer Danièle Obono…
Lors de sa leçon, Henri Peña Ruiz s'en prend d'ailleurs frontalement à l'un des maîtres à penser de la gauche communautariste en matière de laïcité : Jean Baubérot, historien et sociologue défenseur d'une "laïcité inclusive". "Arrêtons avec l'idée qu'il y a plusieurs laïcités", peste de son côté Peña-Ruiz. "Quand je lis un livre qui s'appelle 'Les sept laïcités françaises' (écrit par Jean Baubérot, ndlr), je me précipite sur ce livre et je lis 'laïcité concordataire' : c'est un cercle carré (...). Quand on ajoute des adjectifs, quand on va chercher plusieurs laïcités, le but est toujours le même : invalider, relativiser un idéal." Dans un entretien à la revue Ballast accordé l'an dernier, Danièle Obono déclarait justement "préférer Jean Baubérot à Henri Peña-Ruiz", mais c'est au second que la France insoumise a décidé de donner tribune pour enseigner la laïcité à ses militants. Le signe que, malgré plusieurs signaux alarmants et une division interne évidente, le camp républicain n'a pas encore dit son dernier mot au sein du mouvement populiste de gauche.
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A la veille d’une nouvelle mobilisation nationale des gilets jaunes, les responsables politiques et syndicaux multiplient les appels au calme, tandis que l'inquiétude grandit chez les acteurs économiques affectés par le mouvement. S'il est encore trop tôt pour avoir des estimations précises de l'impact sur la croissance, Bruno Le Maire a estimé lundi que les perturbations liées à la mobilisation des gilets jaunes exerçaient un « impact sévère » et « continu » sur l'activité économique, avec des pertes de chiffre d'affaires significatives dans différents secteurs, dont la grande distribution, la restauration ou encore chez certains artisans et commerçants de proximité.
« Les blocages que notre pays connaît ont déjà eu des conséquences extrêmement négatives pour le commerce », relève ainsi la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). Magasins bloqués ou fermés, baisse de la fréquentation par les clients qui ne peuvent plus circuler, livraisons impossibles du fait du blocage des entrepôts, rupture sur de nombreux produits, blocage des pompes à essence… La FCD avance avant l'acte IV de ce samedi des pertes supérieures au milliard d'euros pour les trois premiers week-ends de blocage (-35 %, - 20 %, entre – 20 et – 25 %).
Le secteur du tourisme accuse également le choc. Les images des violences urbaines à Paris qui ont fait le tour du monde depuis samedi, en particulier les actes de vandalisme à l’Arc de Triomphe ou l’incendie de véhicules près des grands magasins, risquent de peser sur l’industrie du tourisme qui avait retrouvé des couleurs après les attentats de 2015. À Paris, les hôteliers et les restaurateurs déplorent déjà une baisse de leur chiffre d'affaire : 35 000 nuitées ont été annulées pour décembre depuis le début du mouvement. Plus largement, selon les professionnels du secteur de l’hôtellerie « il y a un coup d’arrêt sur les réservations pour les fêtes de fin d’année, qui reculent de 10 à 15 % par rapport à l’an dernier ».
Le blocage des routes et des autoroutes qui est l’un des moyens d’action privilégié des gilets jaunes n’est également pas sans conséquences sur d’autres acteurs économiques. Depuis le 17 novembre et le début des manifestations, les entreprises de transport routier de marchandises (TRM) et de logistique ont estimé lundi à 400 millions d’euros les pertes d’exploitation subies. L’Association nationale des industries alimentaires (Ania) a également tiré la sonnette d’alarme en affirmant que les pertes du secteur pourraient s’élever à 13,5 milliards d’euros.
Pour tenter de calmer la fronde des gilets jaunes, Edouard Philippe a annoncé mardi plusieurs « mesures d'apaisement » : la suppression de la hausse des taxes carburant pour 2019 et le gel « pendant l’hiver » des tarifs du gaz et de l’électricité. Des mesures qui vont évidemment peser sur les engagements budgétaires d'Emmanuel Macron. La suspension, pendant six mois, de la hausse des taxes sur les carburants va coûter 1,5 milliard d'euros. La facture pourrait donc atteindre 3 milliards d'euros en 2019… Date à laquelle, le déficit devait déjà remonter tout près de la barre des 3 %, à 2,8 %. Mais le niveau de croissance, impactée par le mouvement des gilets jaunes, pourrait encore aggraver les choses en s'avérant inférieure aux espoirs du gouvernement (1,7 % en 2018 et 2019).
Alors quelles seront les conséquences économiques de cette crise des gilets jaunes ? Franchir le seuil des 3 % de déficit public imposé par Bruxelles aurait-il des conséquences graves ? Une procédure pour « déviation sérieuse » peut-elle être déclenchée ? Quelles sanctions financières ? Quel impact sur l’emploi ? Le Medef a-t-il raison de parler « d'état d'urgence économique » ?
Invités :
Philippe Dessertine - Directeur de l’Institut de Haute Finance
Mathieu Plane - Economiste à l'OFCE, directeur adjoint au Département Analyse et Prévision
Audrey Tonnelier - Journaliste au Monde, en charge des questions des finances publiques
Flavien Neuvy - Économiste, spécialiste de la consommation et auteur de « Le pouvoir des imaginaires, 1001 initiatives pour révolutionner la consommation »
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Au menu : je vous dis bravo ! Il y a un éclair dans la nuit de l'histoire. Mon rôle de cheval de Troie, et la nuit des gilets jaunes !
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Titre
Est-Ce Ainsi Que Les Hommes Vivent?
Artiste
Léo Ferré
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1 451 commentaires
À l'heure de la COP24, France 24 se penche sur l'impact du réchauffement climatique en France. Pour contrer les épisodes caniculaires, un horticulteur français a inventé le polyter : des granulés ultra absorbants qui permettent de stocker l'eau.
...
En France, Philippe Ouaki ne possède pas l’agrément pour utiliser son produit sur les cultures alimentaires, par manque d’études toxicologiques.
L’inventeur commercialise le produit, mais refuse de vendre sa formule magique. Pour l’horticulteur, le polyter doit rester accessible au plus grand nombre. Il a mobilisé ses propres fonds pour démarrer sa mission. "C’est l’antidote pour les problématiques de sécurité alimentaire, l’antidote au niveau des problèmes de dérèglement climatique, et de reforestation, de stabilisation du climat", commentel'inventeur.
Mais il faudra du temps pour connaître les conséquences de l’utilisation du polyter à long terme. Malgré tout, chaque année, Philippe Ouaki en exporte 150 tonnes, dans certains pays d’Europe, mais essentiellement dans des pays en développement, comme au Sénégal.
Épisode 1 de la série COP 24 : La Camargue menacée par le réchauffement climatique.
https://www.france24.com/fr/20181203-cop24-france-camargue-montee-eau-rechauffement-climatique
Épisode 2 de la série COP 24 : Avec l'hydrolienne, l'île d'Ouessant à la pointe de la transition énergétique
https://www.france24.com/fr/20181204-cop-24-ile-ouessant-hydrolienne-electricite-transition-energetique
Épisode 3 de la série COP 24 : Les vins français menacés par le réchauffement climatique
https://www.france24.com/fr/20181205-cop24-vins-francais-menaces-rechauffement-climatique-france-climat
ndlr :
- sur le bilan global de ce produit, on peut avoir des doutes
.#21 DES TENDANCES - 68 322 vues - 8 k - 254
Dans ce 79e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon explique pourquoi le mouvement des gilets jaunes est un processus de révolution citoyenne. Il évoque notamment la question de la double légitimité du pouvoir dans notre pays. Il parle également du mouvement des lycéens en cours et appelle à participer à la protection des jeunes qui manifestent. Enfin, il appelle également à se joindre au mouvement des gilets jaunes et à y participer sans violence.
LES LIENS
- Sur un axe de Mélenchon à Le Pen, où se situent les revendications des « gilets jaunes » ? : https://abonnes.lemonde.fr/les-decode...
- Macron annule la hausse des taxes sur le carburant mais s'oppose à tout retour de l'ISF : https://www.france24.com/fr/20181205-...
- Grèves, blocus étudiants, événements annulés… le point sur la mobilisation des « gilets jaunes » : https://www.lemonde.fr/societe/articl...
- Le discours à l'Assemblée nationale sur les Gilets jaunes : https://melenchon.fr/2018/12/05/video...
- Canal Fi : https://lafranceinsoumise.fr
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1 373 commentaires
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Vekteo Nelson
il y a 7 heures
Vous avez raison Monsieur le Président
334
BW90 gargou
il y a 6 heures
On est là ! Mr Mélenchon on est derrière vous.
ndlr :
- fidèle à ces vidéos, il me semble que celle-ci est particulièrement réussie, comme si jlm (toujours lucide et compétent dans la lecture des événements) se mettait à la hauteur de l'histoire qui s'écrit sous nos yeux..
Mathilde Panot
Compte certifié @MathildePanot
12 hil y a 12 heures
.#NUCLÉAIRE : FRANÇOIS, SOUVIENS-TOI !
"Je me souviens d’un candidat, dans la dispute, qui tentait de tirer à soi la couverture écologiste. Je me souviens qu’il récolta 3,8% des suffrages dans cette bataille mémorable."
3:04 / 3:04
17 réponses 192 Retweets 289 j'aime
ndlr :
- il s'agit de François de Rugy, ministre de l'écologie, dans une intervention brillantissime : fier d'être insoumis...
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Entre des datacenters alimentés par des centrales à charbon et des smartphones au bon goût d'obsolescence programmée, notre internet virtuel s'ancre dans le réel avec un bilan carbone bien pourrave ! 2 ans après "La pollution du Web" Lénie et Mathieu font le point sur notre consommation et notre pollution numérique. Spoiler Alert : ça s'est pas arrangé... mais alors, pas du tout !!! Pour vous remonter le moral, une belle surprise vous attend en fin de vidéo !
Merci à La Maison de Canaux qui nous a généreusement prêtés ses locaux pour le tournage : http://lescanaux.com/
Spécial Big Up à Franck Epaud pour son aide.
Pour aller plus loin :
LA POLLUTION DU WEB : https://www.youtube.com/watch?v=pOpTw...
Audrey Ginisty (LA PSY QUI PARLE) : https://www.youtube.com/channel/UCjFD...
https://theshiftproject.org/lean-ict/
https://commown.fr/
https://digitalfortheplanet.com/
https://www.youtube.com/watch?v=FKzvZ...
...
Une coproduction FRANCE TELEVISIONS - IMAGINE 2050
Avec le soutien du CNC
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Chronique Bienveillante
il y a 2 jours
Trop bien ! Super concept ! Hâte de voir la suite !
(M**de, en laissant ce commentaire je pollue... Est-il plus intéressant de sauver 1 octet de data ou de vous envoyer de l'amour via ce commentaire ?... Mmmh, après réflexion, je préfère vous envoyer mon amour et mes encouragements !)
La suite très critiquée :
- https://www.youtube.com/watch?v=9LWlW97a1T4
(écosia en conflit d'intérêt et moteur de recherche basé sur la pub : bonne idée ???) - GREEN WEB #2 : COMMENT DEVENIR UN GREEN-SURFER ? https://www.youtube.com/watch?v=bcMbl7brv24 introduit (un peu) la sobriété (enfin !)+ une pub pour theshiftprojet ! :-(
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Les Gilets jaunes insatisfaits par les annonces d’Édouard Philippe hier l’ont très rapidement fait savoir sur les réseaux sociaux, en lançant plusieurs appels à un « Acte 4 » samedi prochain à Paris et à des blocages dans toute la France.
Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, en première ligne de cette crise majeure, a demandé aux « Gilets jaunes raisonnables » de « ne pas se rassembler samedi prochain à Paris ». Mais le locataire de Beauvau est obligé de prévoir, et après les scènes de chaos dans la capitale la semaine dernière, le dispositif a été revu : plus de bouclage des Champs-Elysées façon « fan-zone », les policiers et les gendarmes seront plus mobiles et plus nombreux.
Les syndicats reçus mardi au ministère de l’Intérieur avaient tous dit qu’il faudrait aller au plus vite au contact des casseurs et des pilleurs pour permettre à ceux qui manifestent pacifiquement de pouvoir porter leurs revendications. Ils avaient aussi réclamé le soutien de l’armée pour les bâtiments publics et alerté sur l’état d’épuisement des troupes.
David Le Bars, le secrétaire général du SCPN (Syndicat des commissaires de la police nationale) est allé plus loin ce mercredi regrettant l'absence « d'appel au calme » en vue du quatrième acte de la mobilisation des Gilets jaunes samedi : « Toute la classe politique devrait appeler au calme, sans quoi le problème de l'ordre public ne va pas se résoudre uniquement par le montage d'un dispositif. Il faut dire les choses aux Français, le service d'ordre de samedi est un service d'ordre de tous les dangers. Il y a une accumulation de rancœurs, de haines, de violences, de fatigues du côté des forces de l'ordre (…) On est au risque maximal de l'erreur, de la faute, de la bavure, et c'est irresponsable de nous laisser tous aller dans le mur samedi dans l'état où l'on est », a-t-il conclu.
Dans ce climat de tension, les autorités ont décidé le report de plusieurs évènements, dont un festival de musique et deux matchs de Ligue 1 de football. Une menace plane également sur la « Marche pour le climat » alors que Christophe Castaner s'est dit défavorable à son maintien. Une position partagée par l'ancien ministre de l'Écologie, Nicolas Hulot. Les organisateurs ont annoncé que la marche aurait bien lieu. La préfecture de police de Paris a par ailleurs demandé au Téléthon de déménager son studio installé place de la Concorde en prévision du week-end de mobilisations.
Alors quel sera le dispositif de sécurité samedi prochain ?
À quoi peut-on s’attendre à Paris et dans toute la France le week-end prochain ?
Invités :
Christophe Barbier - Éditorialiste à L’Express
Alain Bauer - Professeur de criminologie, spécialiste de sécurité publique
Elise Vincent - Journaliste en charge des questions police/justice au Monde
Christophe Rouget- Secrétaire général adjoint du syndicat des cadres de la sécurité intérieure
/ Laurent Mucchielli Directeur de recherche au CNRS (Laboratoire méditerranéen de sociologie), Aix-Marseille Université
À la différence de la plupart des commentateurs que l’on peut entendre tous les jours donner leurs avis dans les médias, il est difficile pour un chercheur de s’exprimer sur un sujet sur lequel il n’a pas enquêté. L’enquête en sciences sociales n’a en effet pas grand-chose à voir avec les reportages télévisés que l’on peut voir ou revoir en quelques clics sur Internet, ni avec les verbatim rapportés ici et là par les journalistes et dont on ne peut pas présumer de la représentativité à l’échelle nationale, ni même à l’échelle locale d’ailleurs.
...
Surpolitisation, un premier écueil qui empêche de penser
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Second écueil à éviter : la dépolitisation
Après la surpolitisation, la dépolitisation. C’est sans doute une variante du même mépris de classe (en tous cas de la même distance sociale) qui fait dire à certains commentateurs que les gilets jaunes n’ont, au contraire, aucune conscience politique et rien d’autre à dire que « l’essence est devenue trop chère » (voir en ce sens la première étude des contenus électroniques des sites des gilets jaunes).
https://www.franceculture.fr/sociologie/la-feuille-dimpot-le-rond-point-et-facebook-huit-sociologues-decryptent-les-gilets-jaunes
...
Les enquêtes d’opinion indiquent régulièrement que le problème n’est pas l’absence d’idées politiques de nos concitoyens mais le décalage grandissant – pour ne pas dire le gouffre béant – qui sépare ces idées de la compétition électorale et de la gouvernance politique qui en résulte, donnant ainsi l’impression à la majorité de ces mêmes citoyens que les responsables politiques se moquent d’eux et que la démocratie ne fonctionne pas.
Le fait que les commentateurs du débat public – élus, journalistes de plateaux, chroniqueurs, « experts » invités – soient presque tous parisiens n’est pas insignifiant. Il contribue à expliquer la mésestimation du rôle global et du budget de la voiture dont on vient de parler. Mais il explique sans doute aussi la mésestimation du soutien que reçoit le mouvement des gilets jaunes dans la population. Les sondages sont certes clairs à ce sujet, mais le résultat d’un sondage reste une information en soi abstraite.
...
Prendre les citoyens au sérieux, replacer l’événement dans les structures
...
L’absence d’interlocuteurs organisés ne peut pas être un prétexte et l’annonce de concertations à venir ne peut qu’être inaudible. Emmanuel Macron a sciemment personnalisé son pouvoir, il est peut-être temps pour lui de l’assumer jusqu’au bout en faisant un vrai mea culpa sur sa politique économique et sociale.
Clés : Marine Le Pen réseaux sociaux médias Jean-Luc Mélenchon taxes sociologie police gouvernement manifestation violence Emmanuel Macron impôts contestation Édouard Philippe gilets jaunes
ndlr :
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Au programme de l'Autre 20h, présenté par Rémi-Kenzo Pagès :
▶ REPORTAGE - PAROLES DE GILETS JAUNES : « MACRON MASSACRE SON PEUPLE »
Antoine Birot, Aude Lancelin, Camille Chastrusse, Robin Vollais, Virginie Cresci.
▶ REPORTAGE - PARIS S'EMBRASE
Récit d'une journée chaotique, au coeur des affrontements, par Serge Faubert.
▶ ÉDITO - MACRON À L'HEURE DU CHOIX
Par Aude Lancelin.
▶ L'AUTRE INTERVIEW - SALAH HAMOURI : LE CAUCHEMAR DE SA DÉTENTION EN ISRAËL
Hassina Mechaï reçoit dans les locaux du Média l'avocat Franco-palestinien, Salah Hamouri, ce résident de Jérusalem qui a été placé en détention administrative par Israel, puis libéré le 30 septembre 2018. On avait d'ailleurs reçu, pour en parler, sa compagne, Elsa Lefort. Et je vous invite à retrouver sur les réseaux sociaux du Média, Facebook, Twitter, son face cam.
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35 commentaires
jean-luc barré il y a 3 heures
c'est bizarre j'ai pas vu la même chose que sur BFM .
20
Rosa BEAUDEAUX il y a 3 heures
Hier nous étions à Paris . Gazés par les crs !! Du jamais vu ! Le seul responsable des violences c'est Macron
12
Rosa BEAUDEAUX il y a 3 heures
Bravo Aude . Je vous admire et vous remercie et confirme avoir été gazée gratuitement !
La fabrique de la ville actuelle : atomiser l’espace
Lewis Mumford a écrit une passionnante histoire de la ville essayant de montrer le rapport entre les différentes formes de pouvoir et leurs influences sur l’espace. Jusqu’à la révolution industrielle, les villes étaient complexes avec un foisonnement des fonctions, des populations, des formes urbaines qui s’entremêlaient dans une complexité générant des liens forts et des sociabilités denses.
Avec la centralisation et la montée du capitalisme, il a été question de soumettre l’espace pour maximiser les profits. Les logiques métropolitaines débarquent avec les premières lignes de chemin de fer d’abord utilisées pour expédier les marchandises (les premiers réseaux de chemin de fer servaient à déplacer les matières premières des centres d’extraction vers les centres de production, là où il n’y avait pas possibilité d’utiliser des voies fluviales) puis mettre au ban les populations dites dangereuses — les ouvriers — en lointaines banlieues. C’est l’agenda du préfet baron Haussmann détruisant le vieux pour instaurer de force les immeubles Haussmanniens et les faubourgs qui permettent un contrôle policier de l’espace et un embourgeoisement accéléré de son centre. Déjà, le chemin de fer sert à assurer l’accès des bourgeoisies citadines aux maisons secondaires et de plaisance à la « campagne ».
Alors que le taylorisme et le fordisme changent les standards et les modes de production, l’architecte – urbaniste Le Corbusier tente de les transférer dans le champ de l’organisation spatiale. Il rédige en 1933 la charte d’Athènes afin de tuer le désordre et la confusion des centre-villes par une réorientation autour de quatre fonctions : habiter, travailler, se divertir et circuler. Cette division fonctionnelle de l’espace urbain en quatre fonctions est selon David Harvey cette « faculté du capitalisme de comprimer la lutte des classes par le biais d’une division géographique visant sa domination ». Cette répartition permet un rendement maximal de chaque zone. La ville devient fonctionnelle. C’est une usine dans laquelle la fonction de circulation assure le rôle de la chaîne de montage : elle assure la transition entre les trois autres fonctions. La collusion entre vitesse et capitalisme est ontologique. L’un s’appuyant sur l’autre depuis la première Révolution Industrielle.
La voiture façonne totalement l’espace des villes tant par l’infrastructure routière, que les places de parkings, les parkings souterrains, la signalisation… tandis que les gouvernements décident de délocaliser les entreprises dans le rural profond afin d’augmenter l’atomisation ouvrière dans l’espace. Cette atomisation est d’autant plus accrue quand la voiture devient la condition de l’accès à l’emploi. Cet accroissement de la mobilité sera le cheval de Troie des forces du marché qui honoreront le contrat de mise à mort de la ville avec l’aide du pouvoir politique. On assiste à la restructuration de la ville à trois vitesses décrite par Jacques Donzelot : gentrification des centres villes par les classes supérieures, relégation des classes populaires dans les grands ensembles, départ des classes moyennes en grande périphérie. Cette segmentation spatiale, sociale et économique est une des modalités d’organisation globale des rapports capitalistes et de son fonctionnement à partir des fractures territoriales économiques et sociales qui participent à un ordre économique vu comme naturel car suivant la loi du marché dit libre. D’ailleurs aux États-Unis , on voit se multiplier les Shrinking cities, c’est à dire les villes fantômes.
Le sociologue marxien Henri Lefebvre...
En définitive, une révolution mettant fin à l’exploitation capitaliste est une révolution s’attaquant à la segmentation classiste et raciale de l’espace. Le capitalisme s’appuie sur une division radicale de l’espace pour faire fonctionner « rationnellement » le mode de production qui lui est propre. Les banlieues-ghettos ou banlieues-dortoirs témoignent de la division rationnelle et raciale du mode de production capitaliste qu’il devient nécessaire d’abolir.
Dans un prochain texte, nous nous attaquerons à la division public / privé propre à la contradiction femme / homme dans l’espace capitaliste.
Thomas Moreau
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Au lendemain d’un week-end marqué par des violences à Paris et parfois en régions, en marge du mouvement des gilets jaunes, le Premier ministre multiplie les consultations et les annonces ce lundi. Le but : tenter d'apaiser alors que certains membres du mouvement songent à une nouvelle journée de manifestation samedi prochain.
Après avoir rencontré les chefs des grands partis politiques aujourd’hui, le Premier ministre doit recevoir, ce mardi, un collectif de gilets jaunes prêts à discuter avec l'exécutif. Dans le JDD, certains représentants du mouvement avaient demandé à être reçus pour offrir « au gouvernement une porte de sortie à la crise ». Les revendications sont nombreuses, néanmoins l’opposition et une partie des gilets jaunes s’accordent tous sur un point : un geste fort du gouvernement est nécessaire pour sortir de la crise, à commencer par un moratoire ou un gel de la hausse des taxes sur les carburants.
L’exécutif a indiqué dans la journée qu'un débat aura lieu mercredi à l'Assemblée nationale et jeudi au Sénat pour évoquer la crise des gilets jaunes. Des mesures seront annoncées rapidement a également promis le gouvernement. Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, et son secrétaire d'Etat, Laurent Nunez, seront entendus ce lundi, à 20 heures, par la commission des lois de l'Assemblée nationale pour évoquer les « émeutes, des agressions contre les forces de sécurité et les actes de vandalisme et de destruction » lors de la journée de samedi. Les deux hommes devront également faire part « des dispositions nouvelles qui doivent impérativement être prises » pour éviter de nouvelles violences.
Aujourd’hui, le mouvement des gilets jaunes est entré dans sa troisième semaine, mais il a pris une autre tournure depuis les émeutes de ce week-end. Après les violences urbaines de ce samedi à Paris et l’incendie de préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, plusieurs préfets sous le sceau de l’anonymat se disent inquiets et parlent dans les colonnes du Monde d’une situation « explosive et quasi insurrectionnelle», voire « pré-révolutionnaire». Les syndicats de police - qui seront reçus par le ministre de l’Intérieur demain - réclament pour certains l’état d’urgence, pour d’autres un recours à l’armée.
Quelles réponses peuvent émerger dans les heures et les jours à venir pour apaiser la situation ? Alors qu’une centaine de lycées sont bloqués aujourd’hui, le mouvement peut-il s’étendre ? Comment sortir de la crise ?
Invités :
Pascal PERRINEAU - Politologue
Raymond SOUBIE - Président des sociétés de conseil Alixio et Taddeo
Soazig QUÉMÉNER - Rédactrice en chef du service politique de Marianne
Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOP
Organiser: Planète Amazone - RAONI
Date: December 03, 2018 13:00 +01:00
Status: On-Demand
Location: Press Conference Room Katowice
ndlr :
- sauver les forêts et les gens (les habitants, les indiens)
Samedi, la vindicte populaire portée par les gilets jaunes a multiplié les feux partout en France et notamment à Paris, où plusieurs cortèges ont défilé : Justice pour Adama et étudiants, CGT, cheminots…
Paris, reportage
« Pour moins que cela, on a coupé des têtes. » Un tag sur l’Arc de triomphe résume l’ambiance révolutionnaire et irréelle qui flottait sur Paris samedi 1er décembre lors de « l’acte III » des gilets jaunes. Voitures calcinées, boutiques de luxe pillées, véhicules de police attaqués, tractopelle réapproprié, lampadaires à terre, avenues chics barricadées, affrontements place de l’Étoile… : ce n’est pas le drapeau rouge mais le jaune fluo de la sécurité routière qui est devenu l’étendard d’une colère quasi-insurrectionnelle.
Le gouvernement, en bunkérisant les Champs-Élysées par 4.000 gendarmes mobiles contrôlant sacs et identités, croyait priver le mouvement du foyer principal de sa révolte : il a multiplié les feux partout à Paris et en France. En immobilisant les gendarmes autour d’un seul symbole de la République, il a offert le reste de la ville à la vindicte populaire.
...
L’histoire façonne la culture politique de chaque pays et il existe probablement autant de variations sur ce thème que de nations. Alors pour éviter de se noyer dans de vaines comparaisons – tout en versant sa dime au chaos qui s’installe au fur et à mesure que les institutions internationales nées de la 2nde GM se désagrègent – concentrons-nous sur la doulce France et sur la mère des élections, la présidentielle. Celle qui détermine la vie politique du pays pendant cinq ans.
Sur l’électorat en âge de voter, soit 53.689.151 personnes, il y eut 36.054.394 suffrages exprimés (hors bulletins blancs et nuls), dont 8.656.346 voix pour le futur vainqueur, Emmanuel Macron. Hors le second tour qui a consisté en un non-choix, on peut donc considérer que seulement 16,12% du corps électoral français a voté pour le programme de M. Macron. Le même calcul appliqué au premier tour des législatives donnant un total de 11,90% du corps électoral votant pour LREM.
À ces scores picrolinesques, le PR ne représentant même pas un électeur sur 6 et l’AN un électeur sur 8, il convient de rajouter les tares de la Cinquième aggravées par l’inversion du calendrier électoral et le quinquennat, qui ont transformé les ministres en secrétaires et les députés en godillots. La séparation des pouvoirs n’étant plus que formelle, c’est donc un seul homme – devenu inarrêtable – qui concentre entre ses mains tous les pouvoirs.
Rajoutez-y quelques prises de conscience (tardives et apparemment douloureuses), telles que :
– ledit président nous a été vendu comme un paquet de lessive par une presse appartenant à plus de 95% aux milliardaires,
– qu’il obéit à une feuille de route très précise impliquant de reporter taxes et impôts sur les classes dominées pour mieux en dispenser les dominants,
– qu’il poursuit une politique déjà bien entamée par ses prédécesseurs consistant à privatiser les services publics au prétexte de la dette, tout en légiférant par ordonnances pour détruire les ultimes protections sociales des travailleurs,
– que les corps intermédiaires sont totalement dévitalisés suivant le principe édicté par Sarkozy en son temps du « j’écoute mais je ne tiens pas compte ».
Les gilets jaunes sont donc au-delà de leurs différentes (et souvent contradictoires) revendications, le symptôme d’institutions politiques perçues désormais comme largement illégitimes.
Sentiment d’illégitimité ne pouvant que s’accroitre, M. Macron n’étant pas un politicien professionnel sachant interpréter les humeurs de la populace – à laquelle il voue d’ailleurs un profond et évident mépris.
Le choix est donc cornélien pour ceux qui l’ont porté au pouvoir par la grâce de leur argent : soit risquer une paralysie totale pendant les 3 ans 1/2 à venir en appelant à dissoudre l’AN et à de nouvelles élections, dans l’espoir de tout changer pour ne rien changer. Soit poursuivre dans la politique d’autiste et se maintenir par la violence contre le peuple, avec l’espoir que de nouvelles élections, forcées et non plus choisies cette fois-ci, portent au pouvoir une extrême-droite qui proposera au peuple la poursuite des politiques néolibérales en échange d’une chasse généralisée aux migrants, métèques et autres boucs émissaires.
La fabrication de ciment est l’une des activités industrielles les plus émettrices de gaz à effet de serre (GES) dans le monde. L’énergie nécessaire au procédé représente environ 40% des émissions, mais 60 % provient du calcaire lui-même, qui libère du carbone sous forme de CO2 lors qu’il se transforme en ciment. Ce texte présente les trois avenues envisagées pour réduire les émissions des cimenteries : réduction des pertes de chaleur, carburants alternatifs et modifications à la composition du ciment.
Ce texte a été rédigé dans le cadre d’une recherche plus vaste menée en collaboration avec la Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal, pour le compte du gouvernement du Québec. C’est pourquoi il utilise des références de type universitaire. La bibliographie se trouve à la fin.
...
ndlr :
- les progres sont possibles, mais limités et très lents, donc la meilleure solution n'est-elle pas de réduire massivement notre consommation de ciment ? en le remplaçant pas du bois comme le suggère le commentaire de Thomas Tours à 02/12/2018 à 16:45
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Vidéo extraite de DAWLA - Crise capitaliste au Moyen orient
L’État Islamique, ou DAESH, attire tous les regards, mais son image est brouillée. Le reflet qui nous parvient via les médias est celui d’une foire aux atrocités soigneusement mise en scène, ou d’épisodes guerriers choisis en fonction d’obscurs intérêts politico-militaires. Mais parmi les groupes « rebelles » ayant émergé durant le conflit irako-syrien, l’EI tente de mettre en place une structure de type étatique et qui s’appuie sur un projet politique structuré et ambitieux : le rétablissement du Califat disparu en 1258 qui implique une critique du monde, de sa marche, de l’Occident, de la démocratie, du nationalisme, etc. Est-ce à dire une critique du capitalisme ? Certainement pas, mais plutôt celle de certains de ses maux et excès, ceux qui entraveraient le fonctionnement libre et harmonieux d’une société califale rêvée… et surtout de son économie.
Source:
https://www.youtube.com/watch?v=eb1DkqrtVvM
Vidéo soumise à une limite d'âge (conformément au règlement de la communauté)
Catégorie
Éducation
Connue
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https://twitter.com/GDeloison91/status/1069311790364925952
"
Guillaume Deloison @GDeloison91
4 hil y a 4 heures
Dernière partie de DAWLA!
DAESH OU LA CONTRE REVOLUTION DE L'ETAT:
0 réponse 1 Retweet 1 j'aime
"
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Intervention de Jean-Luc Mélenchon le 2 décembre 2018 pour parler du mouvement des gilets jaunes. Il a dénoncé l'attitude de Macron qui cherche un pourrissement du mouvement tandis qu'il devrait assumer ses responsabilité en faisant un choix : céder aux revendications des gilets jaunes ou bien dissoudre l'Assemblée nationale pour revenir aux urnes. Jean-Luc Mélenchon a dit de nouveau que la taxe sur les carburants n'avait rien d'écologique et qu'elle allait juste pénaliser les gens qui ne peuvent pas faire autrement qu'utiliser leur voiture. Il a appelé à renoncer à cette taxe et à rétablir l'ISF pour compenser.
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Actualités et politique
397 commentaires
Du 25 au 30 décembre 1920, les socialistes français réunis à Tours débattent de l’adhésion de leur parti à la Troisième Internationale, créée à Moscou en 1919. Ce congrès aboutit à une scission, qui conduira à la création du Parti communiste français. Entretien avec Julien Chuzeville, auteur du livre Un court moment révolutionnaire, la création du parti communiste en France (1915-1924).
Le congrès se déroule dans un contexte qui est favorable aux courants révolutionnaires internationalistes. Il y a d’abord, en Europe et dans le monde, diverses tentatives révolutionnaires : les militants citent à l’époque la Russie, l’Allemagne, la Hongrie, etc. Ils peuvent légitimement penser que la révolution mondiale a commencé.
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Le jour du lancement officiel de la campagne de financement du « média citoyen », Médiapart alerte ses lecteurs sur la collusion du projet avec LFI. Le lendemain, un appel au soutien des médias citoyens existant se retrouve en une du « club » des abonnés. Faut-il pour autant soutenir ce projet, ou comme Médiapart semble le proposer, réserver nos contributions aux médias citoyens moins connus ?
Lonesome Cowboy
Police ! Vos papiers !
Le média - communiqué
Le Média suscite un grand intérêt chez ses futurs confrères. Nous avons la chance d’être invités sur les plateaux et d’accorder de nombreuses interviews.
Pour une subjectivité honnête des journalistes
L’objectivité est une farce. L’injonction d’objectivité faite aux journalistes est une ineptie. Ceux qui la revendiquent sont, au choix, de sincères naïfs, de fieffés menteurs ou de remarquables robots. Et contribuent à la défiance générale vis à vis de l’information. Car personne n’est dupe. Les lecteurs, les auditeurs, et les téléspectateurs n’aiment pas qu’on leur raconte des salades. La différence entre un média « objectif » et un média engagé ? L’un fait semblant de ne pas avoir d’avis. L’autre assume une ligne éditoriale.
Pour un nouveau média citoyen ?
Des personnalités politiques et de la société civile ont signé un manifeste pour la création d'un nouveau média citoyen. Son lancement officiel est programmé pour le lundi 15 janvier 2018.
jean-pierre favier
“Le Média” indépendant et insoumis qui veut concurrencer le “20 heures”
Il sera gratuit et disponible en Belgique à partir du 15 janvier 2018
Le nouveau pure-player Le Média "ne sera pas celui de Jean-Luc Mélenchon"
INTERVIEW - Lancé par plusieurs personnalités dont des proches de Jean-Luc Mélenchon, un nouveau pure-player se revendiquant de la "gauche humaniste", appelé "Le Média", verra le jour en janvier 2018. Le détail avec sa nouvelle rédactrice en chef, Aude Rossigneux.
Le JDD