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Jeudi 21 février à partir de 9h15, suivez en direct l'émission spéciale de la France insoumise sur sa niche parlementaire : l'unique jour de l'année où ce sont les propositions de lois de notre mouvement qui sont étudiées en hémicycle. La France insoumise dépose cette année 6 propositions de lois pour :
- Inscrire le RIC, référendum d'initiative citoyenne, dans la Constitution
- Interdire le glyphosate
- Lutter contre la malbouffe
- Créer un fonds d'aide à la création artistique
- Interdire le travail détaché en France
- Rendre le permis de conduire gratuit
Participez et partagez avec le hashtag #LoisFi2019
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Actualités et politique
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Alexandre Benalla a été mis en détention pour violation de son contrôle judiciaire, tandis que la commission d'enquête sénatoriale a publié un rapport au vitriol sur les dysfonctionnements de l'exécutif. Nos journalistes Fabrice Arfi, Marine Turchi et Antton Rouget répondent aux questions des internautes.
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Actualités et politique
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G. Allix il y a 1 jour
Et dire que certains voudraient supprimer le Sénat!!!
*Transcription :
... contrats russes ... destruction de preuves (coffre fort) ... parjures ... port d'arme ... met en cause l'élysée
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Catégorie Divertissement
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Pour son Entretien Libre, Aude Lancelin reçoit Maxime Benatouil, militant à l'UJFP, qui reviendra sur l'antisémitisme des Gilets Jaunes et l'attitude du CRIF
Catégorie Actualités et politique 422 commentaires
Patrick Larrey il y a 15 heures
Finkelcrotte était dans la provocation évidemment. Tout était préparé... 4 jours d’antisémitisme dans les médias, et comme par hasard, ça dérape chez les gilets jaunes. Ça pue la conspiration de l’Intérieur, et ça insulte les juifs qui participent au mouvement. Aucune barrière dans l’ignominie de la communication étatique... Bravo au Media d’oser en parler, et à ce monsieur pour son approche pédagogique!
Intégrée dans https://www.youtube.com/watch?v=86etYUsHUpo
Transcription :
40:01 le gouvernement fait relativement bien son job. Je pense même qu'il le fait un peu trop bien. D'ailleurs, c'est un peu l'occasion pour moi d'ajouter ici que organiser un rassemblement de façon aussi unanime quand vous avez l'intégralité de la classe politique et de la classe médiatique si je peux m'exprimer ainsi, contre l'antisémisisme, suite à l'inscription de quelques croix gamées ou à une altercation verbale avec Mr Finkelkaut un peu violente, alors que tous les jours d'autres agressions racistes ont eu lieu et ont lieu et rien ne se passe, je trouve ça quelque part un peu choquant. Et je pense que ya peut-être un peu trop de choses qui sont faites à cet égard là. Une politique publique correcte contre l'antisémitisme serait déjà de traiter toutes les formes de racisme de la même manière.
40:48 Alors si on veut faire un rassemblement pour condamner les violences antisémites, ça serait tout aussi urgent d'organiser des grands rassemblement transpartisans pour condamner unanimement toutes les violences islamophobes, romophobes, négrophobes, sexistes et contre les communautés lgbt.
41:10 AL justement, vous observez en ce moment en france une rupture de l'égalité républicaine par rapport au traitement de ces violences racistes et antisémites ?
MB Je pense que cette rupture, elle est dores et déjà consommée depuis un petit moment. Et ce qu'on a vécu dans la période, c'est une bonne illustration de cette rupture. Et pour moi, ça crée une mise en compétition des communautés et ça peut nourrir l'antisémitisme. Quelqu'un qui regarderait un peu de loin sans être juif lui-même ce que la communauté nationale, elle propose pour répondre à l'antisémitisme ce qu'elle fait lorsqu'il s'agit de répondre à d'autres actes racistes, ça peut très bien créer du ressentiment et donner l'illusion - alors que les juifs n'ont rien demandé - que les juifs seraient une communauté protégée, une sorte d'enfant chéri de la république, et ça peut créer, je pense moi, nous pensons nous à l'UJFP que ce traitement différencié peut nourrir l'antisémitisme.
42:13 AL Alors ce soir, à l'instant où cet entretien sera diffusé, aura lieu le dîner du CRIF. ...
La neutralité carbone est un prérequis nécessaire à toute stabilisation de la température globale.
En effet, tant que les émissions nettes de gaz à effet de serre de l’humanité ne seront pas nulles, la concentration en équivalent CO2 continuera d’augmenter, et la température ne pourra pas être stabilisée.
...
A l’échelle de la planète, la définition de la neutralité carbone ne pose pas de problème conceptuel. Nous y serons lorsque puits carbone et sources d’émissions seront à l’équilibre. Mais pour une entreprise, qui ne représente qu’une partie de l’humanité et ne recouvre qu’une partie de nos activités, la définition de cet objectif est autrement plus complexe.
Qu’il soit déjà atteint ou simplement visé, de nombreuses entreprises affichent d’ores et déjà un objectif de neutralité carbone. Or, chacun voit zéro à sa porte, et la dynamique qui s’enclenche est sapée par un manque de définition partagée et exigeante de cet objectif 100% compatible avec l’Accord de Paris.
L’émergence d’un cadre général qui permettrait de poser les bases d’une vision plus ambitieuse, plus harmonisée et scientifiquement robuste de la neutralité, est aujourd’hui une nécessité.
Ce cadre pourrait prendre la forme d’un nouveau référentiel que toute organisation, quelle que soit sa taille, son secteur d’activité et sa maturité sur les enjeux climat, sera en mesure de s’approprier.
Net Zero Initiative est un réseau unique d’entreprises travaillant à la définition d’une neutralité carbone exigeante.
Objectif n°1 : établir LE référentiel de la neutralité carbone pour les organisations.
...
Cette publication est le fruit d’un travail mené entre juin et décembre 2018 par Carbone 4 en concertation avec les entreprises partenaires suivantes : Remade, Orange, EDF, Groupe RATP, Havas Paris, Groupe BPCE, Engie.
Un travail appuyé par un Conseil scientifique de haut niveau composé de : Benoit Leguet (I4CE), Marion Verles (Fondation Gold Standard), Jean-François Dhôte (INRA), Olivier Boucher (Laboratoire de Météorologie Dynamique), Dimitar Nikov (MTES/DGEC), Michel Colombier (IDDRI), Anne Bringault (CLER/RAC), Minh Le Quan (indépendant), Richard Baron (European Climate Foundation) et Laurent Piermont (CDC).
ndlr :
- VOIR Cette notion comme un pré-requis est intéressant à condition de lister la suite et même la fin du processus pour atteindre le zéro fossile qui n'est pas du tout énoncé ici comme un objectif : service minimum ? ACT
- lu en diagonale, est-il rappelé que les ges ne sont pas que le co2 mais aussi le méthane, etc ?
- rien de consistant sur la captation. vérifier ACT
Pour lutter contre les effets du réchauffement, les 17 pays de la bande sahélienne vont bénéficier d’un « programme prioritaire » décidé lors de l’Accord de Paris.
Lire aussi Au Sénégal, la « Venise africaine » lutte contre l’avancée inexorable de l’Océan https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/03/au-senegal-la-venise-africaine-menacee-par-la-montee-des-eaux_5251429_3212.html
La région du Sahel, qui abrite plus de 500 millions d’habitants pour une superficie d’environ 10 millions de km2 est extrêmement vulnérable aux changements climatiques, « ce qui fragilise à la fois les conditions de vie des populations et les écosystèmes », selon un document distribué aux médias.
Ainsi, l’Afrique subsaharienne connaît un taux important de dégradation. L’érosion côtière est « de plus en plus accentuée » avec « un à deux mètres par an au Sénégal et à Djibouti » et « vingt à trente mètres par an dans le golfe de Guinée », selon le même document.
Lire aussi Au Burkina Faso, la dégradation de la situation sécuritaire gagne du terrain https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/02/18/au-burkina-faso-la-degradation-de-la-situation-securitaire-gagne-du-terrain_5424915_3212.html
Les 17 Etats de la région du Sahel sont le Cap-Vert, le Sénégal, la Gambie, la Mauritanie, le Mali, la Guinée-Conakry, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Bénin, le Niger, le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Soudan, l’Erythrée, l’Ethiopie et Djibouti.
Outre, la pauvreté et les effets du changement climatique, près de la moitié de ces pays sont confrontés à des activités djihadistes.
Auteurs
Jean-Louis Combes
Professeur d'économie, Université Clermont Auvergne
Pascale Combes Motel
Professeur des Universités, Université Clermont Auvergne
Beaucoup d’inquiétudes se font jour actuellement sur les possibilités de connaître dans un avenir prévisible un épisode de croissance similaire à celui des « trente glorieuses ». Sur le plan intellectuel, la théorie de la stagnation séculaire a connu récemment un regain d’intérêt. La stagnation séculaire peut être définie comme une période durable de faible croissance économique et une situation de baisse des taux d’intérêt réels résultant d’un excès d’épargne par rapport à l’investissement souhaité.
....
Si le changement climatique affecte l’ensemble des secteurs, il peut considérablement fragiliser le secteur financier dont l’importance pour la croissance est largement reconnue. Ainsi le changement climatique pourrait générer des risques physiques (directs ou indirects par le jeu des mécanismes assurantiels) ou liés à la transition énergétique avec la problématique des « actifs échoués », c’est-à-dire les actifs liés aux énergies fossiles qui verraient leur valeur diminuer. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, insiste sur la nécessité de dépasser ce qu’il appelle la « tragédie des horizons https://www.bankofengland.co.uk/speech/2015/breaking-the-tragedy-of-the-horizon-climate-change-and-financial-stability », c’est-à-dire la dichotomie entre un horizon de court terme qui est celui de la finance et un horizon de long terme approprié pour traiter des contraintes environnementales.
Clés : agriculture climat énergies fossiles démographie environnement industrie changement climatique énergie croissance pétrole gaz à effet de serre recherche économie transition énergétique
endettement CO2
Le mouvement des gilets jaunes a mis en avant le besoin incompressible de concilier transition écologique et justice sociale. Sans justice sociale, il n’y aura pas de transition écologique. Sans transition, les impacts du dérèglement climatique, dont les populations les plus pauvres sont déjà les premières victimes, seront exacerbés.
Et les plus précaires risquent de rester piégés dans notre dépendance collective aux énergies fossiles.
Face à cette situation, le Réseau Action Climat appelle le Gouvernement à mettre en œuvre un nouveau contrat qui s’articule autour de 6 réformes fondamentales à engager pour faire émerger une société plus écologique et plus juste.
Pour toutes celles et ceux qui ont des difficultés à boucler leurs fins de mois, qui ne peuvent pas faire autrement que d’utiliser leur voiture ou se chauffer au fioul, ce contrat propose des solutions concrètes que le gouvernement pourrait adopter dès cette année.
Plusieurs de ces propositions ont déjà été portées auprès de ce Gouvernement et des précédents, mais ceux-ci ont préféré jusqu’à présent faire la sourde oreille. Pour que ce nouveau contrat se concrétise, nous appelons les Français à le soutenir massivement que ce soit à travers le débat officiel lancé par le Gouvernement ou en rejoignant les mobilisations qui s’organisent partout en France, pour exiger une action de l’Etat qui soit à la hauteur du défi climatique et qui ne se fasse pas au détriment de ceux qui ne peuvent pas faire autrement.
-> https://reseauactionclimat.org/wp-content/uploads/2019/02/nouveau_contrat_ecologique_juste.pdf
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Anne Hidalgo, Maire de Paris et Présidente du C40, réunit mercredi 20 février des maires de grandes villes du monde, des associations, des experts et juristes pour une journée de travail collectif sur les enjeux climatiques.
Partout dans le monde, on assiste aujourd'hui à l’émergence d’une justice climatique et à un droit à l’environnement opposable de nature à contraindre les États ou les institutions à agir. Dans ce cadre, mercredi, l'Hôtel de Ville accueille la conférence internationale Justice4Climate en faveur d’une justice climatique.
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Actualités et politique
Climat : de l'air, vite !
Vue aérienne du bocage en Ille-et-Vilaine. Un feu a été allumé pour l’entretien traditionnel d’une haie.
Rodolphe Marics
Chercheurs et acteurs territoriaux étudient l’apport du sol. Pour que les bonnes décisions soient prises.
« Notre consortium est un peu atypique, note Christian Walter(1), professeur Inra(2) à l’Agrocampus Ouest, à Rennes. Nous réunissons des équipes de recherche en sciences du sol, hydrologie, écologie et économie... avec le bureau d’étude SCE(3) et le pôle métropolitain Nantes Saint-Nazaire. » Ce groupe de chercheurs et d’acteurs territoriaux étudie les services écosystémiques du sol, dans le cadre du programme Soilserv(4), soutenu par l’Agence nationale de la recherche.
Retrouvez cet article en intégralité dans le magazine Sciences Ouest
Claire Guérou
Mots-clés : climat - émissions carbone sol agriculture
Redonner un avenir à l’industrie française - 13 février 2019 12 minutes de lecture - Emmanuel MAUREL
L’industrie française se porte mal. En dépit d’une productivité plutôt bonne, d’une forte diversification sectorielle (agroalimentaire, aéronautique, automobile, transports ferroviaires, armement, énergie, articles de luxe etc.) et de fers de lance mondiaux très rentables (et très convoités par leurs concurrents internationaux), sa part dans le PIB décroît.
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S’estimant émancipées de tout cadre collectif, les multinationales utilisent la mondialisation et sa liberté de circulation des capitaux pour rémunérer les actionnaires à coups de dividendes (57,4 milliards distribués par le CAC40 en 2018) et de rachats d’actions (dont le montant, qui a dépassé celui des introductions en bourse, évoque un capitalisme autodestructeur). Au centre de ces phénomènes, la norme de 15% de rendement des capitaux propres représente une menace vitale pour l’industrie. Obligée d’accéder aux exigences des actionnaires, elle perd de vue tout horizon de long terme et les investissements d’avenir sont sacrifiés. Il faut rompre avec la financiarisation pour reprendre le contrôle du temps long. Sinon, il n’y aura jamais de transition écologique. Le premier pas sera la sécurisation des biens publics, qui devront sortir de la sphère boursière et se libérer ainsi de la dictature des « 15% de rendement ».
L’absence de vision des dirigeants français, tant du côté politique que du côté économique, se confond avec leur incapacité à saisir vraiment les enjeux de l’innovation. Les entreprises du CAC40 bénéficient pourtant de nombreux avantages. Les subventions de type CICE (20 milliards par an, aucun effet sur l’emploi) représentent des sommes considérables. L’absence de contreparties à ces subventions autorise les capitalistes à faire ce qu’ils veulent de l’argent du contribuable, mais visiblement, l’investissement ne fait pas partie de leurs plans.
Pour le patriotisme économique et le « Made in France »
...
l’Etat peut agir via les marchés publics (en passant commande aux entreprises établies en France), mais aussi via une série d’écluses protectionnistes, le temps de concevoir les produits et d’amortir les investissements. Sur ce terrain aussi, la transition écologique peut être un thème privilégié, de même que les autres industries de pointe comme le numérique, les biotechnologies ou l’intelligence artificielle. Une partie de l’argent jeté par les fenêtres du CICE pourrait être affecté à ces politiques.
Abolir l’article 63 du Traité européen
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François Ruffin publie « Ce pays que tu ne connais pas ». Le livre est une charge énergique contre Emmanuel Macron, le « toutou » de l’oligarchie. Mais Ruffin s’y dévoile franchement. Ouvrant les questions sur son avenir. Reporterre l’a lu en avant-première.
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La conclusion logique de son livre, dans un système politique dominé — c’est regrettable mais c’est ainsi -– par l’élection présidentielle, est que Ruffin doit se positionner sur cette aspiration. S’il représente la France des pauvres, s’il sait qu’il faut convaincre les classes intermédiaires de décrocher de la solidarité avec l’oligarchie pour rejoindre l’intérêt général, s’il est la face lumineuse du sombre Macron, il doit assumer la trajectoire que l’état catastrophique de la gauche écologiste rend nécessaire. Car, qui peut croire que Jean-Luc Mélenchon serait le candidat de l’alternative en 2022 ? Ruffin, démarqué de La France insoumise tout y étant inclus, peut avoir une forte capacité de rassemblement.
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Qu’est-ce que le mouvement des Gilets jaunes révèle de l’épuisement de l’organisation politique et économique de notre société ? Quel est le rôle de l’État ? De la société civile ? Quelle place occupe l’écologie dans la transformation de la société ? Dans cet entretien, Bruno Latour livre ses réflexions sur ce moment politique « enthousiasmant ».
Bruno Latour est sociologue, anthropologue et philosophe des sciences.
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Aujourd’hui, ces plaintes tout à fait légitimes sur la réorganisation de la société s’adressent à un État incapable de se transformer rapidement faute d’une société civile active et détaillée. Par exemple, les débats des Gilets jaunes lors de l’assemblée de Commercy restent à un niveau de généralité extraordinaire. C’est compréhensible. Mais cela ne résout en rien le problème d’ajuster l’analyse à cette situation où les gens ont un vocabulaire politique centré soit sur l’identité quand s’ils sont plus à droite, soit sur l’imaginaire révolutionnaire quand ils sont plus à gauche.
...
On est obligé de recommencer au niveau individuel puisqu’on a individualisé les gens. Aujourd’hui, un village ne serait absolument pas capable d’écrire un cahier de doléances comme en 1789 parce que les habitants ne se connaissent pas, ou parce qu’ils ont des statuts complètement différents et des intérêts totalement divergents ! C’est incroyable, la diversité d’un village. Et je ne parle pas d’une ville.
Donc, le problème est qu’il faut renouer le lien, l’ancrage ... de quelles ressources dépendez-vous ? La description de votre dépendance va révéler que ce dont vous avez besoin, vous en êtes privé par quelqu’un que vous nommez et qui est là ... nommer les adversaires aussi bien que les alliés dans un paysage que l’on commence à peupler de lieux, d’institutions, de gens
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Sans argent, le néolibéralisme est une immense source de frustration
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Le « grand débat » recueille des opinions ; c’est un vaste sondage sans même le respect des statistiques.
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Le néolibéralisme a individualisé la perception par tout le monde de soi-même et dissous nombre de liens sociaux. Mais ce qui se passe dans le mouvement des Gilets jaunes, par exemple à Commercy, c’est la tentative de refaire un sujet collectif.
Bien sûr !
Il faut passer par là, non ?
Oui bien sûr, mais enfin, vous auriez étonné les vieux militants des années 1960 si vous leur aviez dit qu’un mouvement social, « c’est formidable parce qu’on se retrouve ensemble et qu’on se parle chaleureusement ». De la chaleur, ils en avaient à foison dans d’innombrables cellules, associations, comités, etc. Cela fait penser à Nuit debout, en 2016. C’est important que les malheureux sujets néolibéraux retrouvent des liens de parole et de solidarité, oui, mais ce n’est pas leur faire injure que de reconnaître que c’est juste le début. Ensuite, il faut passer à la description des situations concrètes pour qu’on commence à repérer les intérêts divergents et voir avec qui on s’allie contre qui. Cela m’étonnerait beaucoup que, dans un rond-point, si on poursuivait la description des conditions de subsistance de chacun, on maintiendrait la chaude unanimité que nous décrivent les journaux.
...
on ne fait pas une société avec des individus
...
refaire maintenant, avec la question écologique, le même travail de réinscription dans les liens et les attachements que le marxisme a fait à partir de la fin du XIXe siècle. Sachant que les êtres auxquels on est relié pour subsister, ce ne sont plus les êtres dans la chaîne de production ou dans les mines de charbon, mais tous les êtres anciennement « de la nature ». Et que c’est beaucoup plus compliqué, et donc, c’est mon argument, beaucoup plus nécessaire.
Donc, ce travail, qui va le faire ? Pas l’État. Pas des experts, même s’il faut des experts, des sociologues, des économistes… Il n’y a que les gens eux-mêmes !
...
Dans l’ancien régime, le climat n’était pas intégré à la politique. Maintenant, il est intégré à la politique comme un des enjeux essentiels. Et ce n’est pas tant par la question du CO2 que par celle des conditions de subsistance. Le terme de « crise de subsistance » est un terme de la Révolution française qui n’est pas inexact quand on l’applique à notre situation. Nous vivons bien une « crise de subsistance ». Nous nous apercevons qu’il faut se poser la question : « Que fait-on quand les insectes, les glaces, les êtres vivants disparaissent ? »
...
se poser trois questions : « Quels sont les êtres et les choses qui vous permettent de subsister ? » Et pas seulement d’argent. Puis : « De quoi dépendons-nous ? Qui dépend de nous ? » Et ensuite : « Que sommes-nous prêts à défendre ? Qui sommes-nous prêts à attaquer ? Avec qui se défendre ? »
...
quand 1789 est arrivé, il y avait eu trente ou quarante ans de discussions dans toutes les élites et dans le Tiers État sur les réformes à faire. Aujourd’hui, l’État français n’a pas la moindre idée de comment sortir du système de production et passer à une situation écologico-compatible. En fait, ce n’est pas à l’État de le penser, il n’en est pas encore capable.
...
On n’a jamais eu de révolution qui attendait de l’État sa transformation…
Il y a quand même un jeu par rapport à l’État. Il organise le « grand débat », en espérant que cela va affaiblir le mouvement social.
C’est du petit machiavélisme !
C’est la bataille du moment.
Oui, mais elle ne m’intéresse pas. Moi, je suis plutôt tourné vers le futur, et ce n’est pas la peine d’être prophète pour prévoir que la crise actuelle préfigure toute celles qui vont venir : comment concilier justice sociale et atterrissage sur la terre… ou ce que j’appelle le terrestre.
...
des milliers de gens, dont beaucoup de jeunes, ont totalement changé de direction dans la vie. Il se produit une reterritorialisation, une réimplantation. C’est ce que doit faire la société : s’ancrer.
Le problème est qu’elle ne sait pas où elle est. Si on change de Terre, avec le nouveau régime climatique, c’est comme de déclarer que la Terre tourne autour du soleil. C’est une mutation de même ampleur. C’est ce qui est à la fois excitant et angoissant. Mais ne nous plaignons pas : enfin ça bouge !
... elations ternaires entre climat (qui change), économie (qui varie) et émissions de CO2 (qui causent le changement climatique et proviennent des activités économiques utilisant du carbone fossile). La preuve par le dernier rapport du Joint Research Center de la Commission Européenne sur les émissions de CO2 mondiales. https://ec.europa.eu/jrc/en/publication/eur-scientific-and-technical-research-reports/fossil-co2-emissions-all-world-countries-2018-report
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Dans ce débat, nous nous intéressons non seulement à ce qui relève du discours médiatique, mais également à la place du journaliste dans un système où l’argent semble demeurer le nerf de la guerre et où les GAFAM dictent leurs algorithmes.
Un débat présenté par Vincent Verzat et avec pour invités : Jade Lindgaard (Autrice & Journaliste à Mediapart) et Anne-Sophie Novel (Autrice, Réalisatrice & Journaliste).
Retrouvez la première partie du J-Terre avec Guillaume Meurice (Auteur, Chroniqueur & Humoriste), Félicien Bogaerts (Le Biais Vert), Lénie Cherino (Professeur Feuillage) et bien d’autres.
📼 https://www.youtube.com/watch?v=29OZQq4v4Jc
Retrouvez Le JTerre en version écrite, avec nos sources d'infos fraîches et les moyens de passer à l'action ici :
▶️ https://lejterre.frama.wiki/jterre-0219
Catégorie People et blogs 3 commentaires
Transcription :
...
gilets jaunes, premier mouvement social climatique
... enfermer les débats sur des aspects techniques évite d'aller au fond
/Effondrement Jade ne trouve pas pertinent d'en parler car c'est anxiogène et pas actuel, alors que l'action, c'est maintenant face aux urgences sociales et écologiques.
... l’objectif d’atténuation global est tel qu’il impose de très fortes réductions directes dans tous les secteurs d’une part, et des mesures renforcées de stockage de carbone de type land-use en plus d’autre part … ce qui exclut la possibilité d’offsets. En d’autres termes, on ne peut pas transférer une réduction d’un secteur à un autre (définition de l’offset) car on a besoin des deux pour atteindre l’objectif.
En outre, même en supposant qu’un résiduel limité d’offsets reste disponible, la forte concurrence d’autres secteurs avec aussi des objectifs ambitieux de réduction (comme le secteur maritime) fera que leur disponibilité pour l’aviation seule sera faible au regard de son besoin. Restent donc l’efficacité énergétique et les Sustainable Aviation Fuels (SAF) !
...
les émissions croissent rapidement, de l’ordre de 2 à 3% par an. Or, l’objectif du secteur à long-terme est une division par 2 des émissions entre 2005 et 2050 : comment faire sans les offsets carbone ?
Il semble alors indispensable d’actionner trois leviers distincts : (i) l’offre de SAF doit bondir, pour atteindre de l’ordre de 30% du mix en 2040 et plus de 50% en 2050, (ii) les gains d’efficacité énergétique doivent dépasser 2,5% par an durant les 30 prochaines années, (iii) et il faut en plus une contrainte sur le trafic en ramenant le taux de croissance à moins de 3% par an (source : IEA), ce qui soulève d’intéressantes questions de régulation, et au-delà d’équité entre générations et entre pays. Ces conditions réunies peuvent permettre au secteur d’être « 2°C compatible ». Si l’une d’elles n’est pas remplie, les deux autres devront être encore renforcées. Indiquons au passage que cet exercice prospectif proposé par l’IEA est parfaitement critiquable bien entendu, compte-tenu de ses hypothèses très fortes sur les gains technologiques (côté aviation et côté carburant). Il a toutefois le mérite de montrer l’ampleur des changements à mener pour s’inscrire sur la bonne trajectoire.
Les entreprises du secteur doivent donc davantage s’interroger sur une roadmap ambitieuse à 2050, sans dépendre pour l’essentiel d’un Market-Based-Mechanism (type CORSIA).
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DE 19.55 À 20.45 - C POLITIQUE, LA SUITE
- Le duo de 20h : Christian Salmon, écrivain, auteur de l’Ère du Clash (Fayard), Ariane Chemin, journaliste au Monde et Pierre Larrouturou, économiste écologiste et une jeune manifestante de la “grève pour le climat” qui a lieu vendredi à Paris.
- L’affaire Benalla & “L’ère du clash”
Et si nous étions entrés dans “l’ère du clash” ? Une période où la conquête des micros ou du pouvoir passe inévitablement par l’affrontement, la violence et la rupture. Illustration cette semaine entre suite de l’affaire Benalla, acte 14 des gilets jaunes et révélations sur la mystérieuse Ligue du Lol, ce groupe accusé de cyberharcèlement. Pour en parler : Christian Salmon, l’homme qui a théorisé l’ère du clash et Ariane Chemin, la journaliste qui a révélé l’affaire Benalla.
Le conseil de lecture de Thomas Snégaroff - Climat : Les jeunes entrent en résistance
Ils sont jeunes, ils sont Belges, Suédois, Australiens, Allemands et maintenant Français et ils se sont fixés une mission : tout faire pour sauver la planète. On vous emmène ce soir en Belgique, le pays où le mouvement des lycéens pour l’environnement a pris une ampleur considérable. Reportage de Béryl Chaumeil.
On en parle avec une des lycéennes présente à la « grève pour le climat » qui a lieu vendredi à Paris et avec l’économiste Pierre Larrouturou qui fait le tour d’Europe en ce moment pour promouvoir une idée : la création d’une banque pour le climat.
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Actualités et politique
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La premère partie : https://www.france.tv/france-5/c-politique/c-politique-saison-10/897617-c-politique.html
6 873 participants.
Pour une réappropriation démocratique des médias
...
la défiance envers les grands médias doit être une opportunité. Opportunité, dans les rédactions, de remettre en cause les orientations délétères imposées par les directions éditoriales, et de replacer le reportage et l’enquête au cœur du travail journalistique. Opportunité, dans les médias indépendants, de faire la démonstration par l’exemple qu’un autre journalisme, plus exigeant et plus libre vis-à-vis des pouvoirs, est possible.
Que nous soyons gilets jaunes, militant·es, journalistes, usager·es des médias, nous avons toutes et tous des raisons légitimes de contester un ordre médiatique inique, qui maltraite le pluralisme. Et de nous inquiéter des menaces réelles qui pèsent sur le droit à l’information : la mainmise de quelques milliardaires sur la plupart des médias, les plans de suppressions d’emploi dans l’audiovisuel public comme dans les groupes privés, la précarisation des journalistes statutaires ou pigistes y compris dans certains médias indépendants, la répression policière et la criminalisation qui frappent de plein fouet certains reporters et leurs sources, ou encore les lois liberticides qui visent à contrôler l’information – loi sur le secret des affaires et sur les «fake news».
...
D'organisations politiques : Alternative libertaire (AL), Ensemble, Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste français (PCF), Parti de gauche (PG).
ndlr :
- LFI ne signe pas ? ACT
C politique S10 : Gilets jaunes : la guerre souterraine entre mouvements d'ultra gauche et d'ultra droite
diffusé le dim. 17.02.19 à 18h35 disponible jusqu'au 19.03.19 politique - 77 min - tous publics
présenté par : Karim Rissouli
Karim Rissouli, entouré de Camille Girerd, Thomas Snégaroff et ... style="font-family: 'Arial',sans-serif;">Luc Hermann, propose de revenir sur les temps forts de l'actualité en présence d'un invité fil rouge. Invitée fil rouge : Dominique Schnapper, sociologue, auteure de « La citoyenneté à l'épreuve » (Gallimard) et « L'Abécédaire de Raymond Aron » (ed. de l'Observatoire). En Coulisses : La bataille des ultras C Politique vous emmène dans les coulisses de ces mouvements d’ultra gauche et d’ultra droite qui se sont affrontés en marge des manifestations des Gilets jaunes. Qui se cache derrière ces groupuscules ? Reportage à Lyon, théâtre de violents affrontements la semaine dernière, et décryptage en plateau avec Camille Girerd. Sur le terrain : La marche du RIC Acte XIII du mouvement des Gilets jaunes ce samedi. Leur revendication principale : le RIC, le Référendum d’Initiative Citoyenne. Certains Gilets jaunes ont donc commencé une grande marche qui part de plusieurs villes de France et qui doit tous les mener à Paris le 17 mars prochain. Maxime Darquier était sur le terrain samedi au coup d’envoi de cette marche à Marseille. Qui est Ismaël Emelien, l’ancien bras droit d’Emmanuel Macron qui a démissionné cette semaine ? C’est l’autre actu de la semaine : la démission d’un homme de l’ombre mais qui était considéré comme l’homme le plus influent dans l’entourage du président, son plus proche conseiller : Ismaël Emelien. Le stratège d’Emmanuel Macron, 31 ans seulement, n’a quasiment vu aucun journaliste depuis l’élection du président. Mais cette semaine, il a choisi une journaliste du Point pour annoncer sa démission. La femme qui l’a rencontré, Laureline Dupont, est l’invitée de C Politique.
Et la suite : https://www.youtube.com/watch?v=FaoM6pxYybQ
TRANSCRIPTION :
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la presse n'était pas neutre après guerre / choha génocide contre les juifs, antisémitisme ... grande marche du RIC
environnement - 72 min - tous publics
Les Français savent-ils vraiment où finissent leurs déchets électroniques, une fois jetés à la poubelle ou abandonnés sur le trottoir ? A l'aide de traqueurs GPS, dissimulés ... sur des déchets, une télévision, un ordinateur et un réfrigérateur, cette enquête a permis de retracer le trajet effectué par ces déchets, à travers les continents et les océans. Grâce à ce travail de filature, le documentaire révèle un incroyable trafic international orchestré par des organisations mafieuses. Depuis les trottoirs de la banlieue parisienne, en passant par l'Allemagne et la Belgique jusqu'à la plus grande décharge de déchets électroniques, à Accra au Ghana. Sur le continent africain, ils sont des milliers d'ouvriers à démonter chaque jour, les téléviseurs, les ordinateurs et les frigos venus d'Europe, malgré les fumées toxiques et les substances chimiques. Enquêteurs spécialisés de la gendarmerie française, douaniers, experts internationaux, trafiquants, ils ont accepté de nous dévoiler la face cachée de ce trafic qui détruit la planète en toute impunité. Réalisateurs : Coraline Salvoch / Alain Pirot Production : Maximal avec la participation de France Télévisions
réalisé par : Coraline Salvoch, Alain Pirot
Le débat :
https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/896871-le-monde-en-face.html
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Le monde en face Déchets électroniques, le grand détournement : le débat
diffusé le mar. 19.02.19 à 22h00 disponible jusqu'au 12.08.20 politique - 38 min - tous publics
présenté par : Marina Carrère d'Encausse
Les Français savent-ils vraiment où finissent leurs déchets électroniques qu'ils jettent à la poubelle ou abandonnent sur le trottoir ?
Un dispositif spécial permet de suivre le parcours effectué à travers le monde par ces restes polluants, objet d'un trafic qui détruit la planète en toute impunité. Enquêteurs spécialisés de la gendarmerie française, douaniers, experts internationaux, trafiquants en dévoilent la face cachée. Marina Carrère d'Encausse orchestre le débat autour d'un sujet à haute toxicité.
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