diffusé le jeu. 14.05.20 à 21h05 - disponible jusqu'au 13.06.20
magazines - 120 min - tous publics
Au sommaire : "L'hôtel des confinés". A Perpignan, des malades du covid-19 qui n'ont pas besoin d'aller à l'hôpital, acceptent de vivre confinés quelques jours dans une chambre d'hôtel, pour ne pas contaminer leurs proches. - "Santé : la France désarmée ?" Pourquoi l'Etat, en 2012, a-t-il cessé d'acheter à l'usine de Plaintel dans les Côtes-d'Armor, des masques FFP2 que l'entreprise avait perfectionnés et produisait par centaines de millions ? Pourquoi les autorités l'ont-elles laissée fermer en 2018, avec licenciement des salariés et destruction des machines-outils ?- "Une rentrée à haut risque ?" Le 11 mai, des milliers d'enfants vont reprendre le chemin de l'école en pleine épidémie de coronavirus. De nombreux parents et enseignants s'inquiètent, des médecins alertent. - "Dénonciation à l'italienne".
Transcription : ... observatoire pour la transparence des ?? du médicament
pas industrie comme une autre
Lionel Barrin pdt asso des analyses ???
Alain Astier pharmacologue
la seule cause des ruptures, c'est l'argent : maximiser les profits en minimisant les coûts
marchandisation à outrance du médicament, sanofi était une entreprise publique + crédit impot recherche
redonner aux pouvoirs publics le contrôle des médicaments stratégiques abandonnés volontairement par l'industrie. Créer un établissement fr du médicament ++
...
Le grand soir est-il arrivé pour l’écologie ? Pour en parler, nous recevons Jean-Marc Jancovici, ingénieur consultant en énergie / climat, enseignant à Mines ParisTech et président du think tank The Shift Project.
Le gouvernement en avait fait sa priorité pour l’acte II du quinquennat, mais c’était avant les difficultés que nous connaissons aujourd’hui. Faut-il y voir une opportunité pour les paroles se concrétisent ? Comment amorcer une transition sans effondrement social dans ce contexte ? Comment accompagner et guider les entreprises dans ce moment stratégique ?
Pour en parler, nous recevons Jean-Marc Jancovici, ingénieur consultant en énergie / climat, enseignant à Mines ParisTech et président du think tank The Shift Project
Pour écouter la première partie des matins, c'est ici https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/pandemie-ce-qui-a-deja-change-4-5-la-chine-au-coeur-dun-nouvel-ordre-mondial
Sommes-nous dans une nouvelle phase de la transition énergétique ?
Il y a une transition énergétique cachée derrière cette crise dont on ne se rend pas compte qui concerne le pétrole. Avant la crise du covid, la production de pétrole dans le monde s’est arrêtée de croitre depuis maintenant un an et demi. Et le covid n’a fait qu’accélérer cette tendance là. La crise économique a fait plonger les prix du pétrole vers le bas. Et l’offre de pétrole va baisser. Jean-Marc Jancovici
"La transition énergétique qui va se faire sans qu'on s'en rende compte, c'est que l'après ne pourra pas revenir au niveau de l'avant parce qu'il n'y aura pas assez de pétrole. Donc, une partie du tourisme ne pourra pas revenir. Quoi qu'on fasse, une partie des déplacements ne pourra pas revenir quoi qu'on fasse tout comme une partie de l'économie."
Les conséquences d'une transition faite de force
On va opérer graduellement une transition de force car on a pas voulu faire celle qui était de gré. En ce moment la transition énergétique est une diminution de la consommation subie. En France comme dans beaucoup de pays européens, on voit la transition énergétique comme une évolution technologique dans un univers en croissance. On a des lois en France de « croissance verte ». En fait, la transition énergétique va passer par une privation du pétrole, du charbon et du gaz. Donc toute cette production va se contracter et l’économie va elle-même se contracter. Et la grande question est d'organiser un monde dans lequel il n’y a pas de plus en plus mais de moins en moins. Jean-Marc Jancovici
"Dans un monde qui se réchauffe de quelques degrés, disons 4 à 5 degrés d'ici à 2100, il y aurait à partir de 2070 entre 1,5 et 3 milliards d'hommes sur terre qui devraient vivre dans des conditions qui sont plus chaudes que le Sahara actuel. Et il y aurait 1 milliard de personnes qui vivraient donc dans des zones dans lesquelles, à peu près tous les jours de l'année, les conditions extérieures seraient mortelles."
Va-t-on vers un vrai changement de modèle ?
"Remplacer du nucléaire qui ne fait pas de CO2 par de l'éolien ou du photovoltaïque qui n'en font pas non plus en fonctionnement, ça ne fait rien gagner. Et comme par ailleurs, il faut dépenser plus de CO2 pour faire le panneau pour faire de la centrale nucléaire. En fait, on peut même perdre quand on remplace par du photovoltaïque. (..) Le grand paradoxe, c'est que développer du solaire et de l'éolien augmente le risque nucléaire et non pas le baisse. Ce qu’on est en train de faire est le parfait exemple d’un problème mal compris."
La chose la plus évidente pour remplacer une voiture qui consomme 6L/100km, c'est de la remplacer par une voiture qui consomme 2L/100Km. Il y a aussi le passage sur le vélo, le vélo électrique en particulier, est quelque chose qui a un potentiel très important dès que vous avez 10 ou 15 km à faire, parce que c’est un vélo sans effort. Le problème du vélo électrique, c'est de construire des pistes cyclables pour avoir une voirie séparée pour les vélos. Et pour vous donner un ordre de grandeur avec l'argent qu'on a déjà mis ou déjà promis de mettre dans l'éolien et le solaire à fin 2018, c'est-à-dire 120 milliards d'euros, on aurait pu doubler toutes les routes en France d'une piste cyclable. Jean-Marc Jancovici
-> rss http://rf.proxycast.org/d9980bfd-de7b-4b47-9d0b-52b088529249/13983-14.05.2020-ITEMA_22339705-3-1779455909.mp3
Connu / https://twitter.com/JMJancovici/status/1260843944600055809
"
Jean-Marc Jancovici @JMJancovici · 10h
était invité sur France Culture , à nouveau par Guillaume Erner : "Nous nous dirigeons vers un monde où nous aurons moins de moyens pour plus de problèmes" - 17 - 111 - 220
"
Ndlr : "comment on organise une forme de sobriété" n'est pas une phrase relevée :-( dommage car elle est essentielle !
quelques phrases transcrites en +
"charbon, pétrole et gaz sont à la baisse ... récessif ... moins de matière et d'énergie, plus de résilience ... le solaire et l'éolien font baisser le nombre d'heures de fonctionnement des centrales et donc augmenter le risque nucléaire ????!!!! Fesseinheim tout avait été changé sauf la cuve donc on la surveille, on peut donc prolonger à 60 ans comme les usa ; l'EPR pas la meilleure option. ENR 1000x plus de surface, 100x plus de matières que le nucléaire ; le covid-19 fait avancer les prises de conscience pour l'urgence climatique ; ... "
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Dans le cadre de la commission d’enquête de suivi du Covid-19 lancée par les parlementaires de la France insoumise, Sabine Rubin auditionnait Rodrigo Arenas, co-président de la FCPE.
Toutes les auditions et les informations sur la commission d'enquête de suivi du Covid-19 sont à retrouver sur cette page : https://lafranceinsoumise.fr/commission-enquete-suivi-covid19/
Catégorie Actualités et politique 9 commentaires
Frédéric Pignard, directeur RSE et relations institutionnelles, Daikin France
TAGS Chauffage climatisation énergies renouvelables Pompes à chaleur
Traditionnellement, la climatisation était sous nos latitudes considérée comme un luxe réservé aux classes aisées, voire un gaspillage d’énergie. Avec l’hyperisolation des logements et le réchauffement climatique, le refroidissement des locaux en été devient un impératif de santé publique. La pompe à chaleur air/air est là pour répondre de façon vertueuse à ce nouveau défi.
Le confort d’été : un nouvel impératif
...
dans une PAC air/air, seules les fuites de réfrigérant peuvent générer des émissions de GES. Or elles sont très faibles. Des études européennes menées sur le terrain concernant 69 000 installations ont démontré que les appareils de chauffage et de climatisation en « split » étaient parmi les moins fuyards de tous, avec des taux de fuite d’environ 1,3 % par an contre 6,1 % sur les appareils de réfrigération commerciale. ... le règlement F-gaz 517/2014 du 16 avril 2014 relatif aux gaz à effet de serre fluorés, a renforcé toutes les exigences notamment celles sur le confinement, faisant progresser considérablement la qualité des installations et ainsi diminuer encore les taux de fuite. ... Sur la base du réfrigérant R32 et d’un taux de fuite de 2 % par an, une PAC air/air émet en moyenne 20 kg CO2/an soit, dans le cas de la maison de 100 m2 analysée dans le tableau 1, 0,2 kg de CO2eq par m2 et par an.
...
L’association avec le photovoltaïque : un mariage gagnant
...
Des PAC air/air devenue intelligentes :
- fonctionnement en régime variable du compresseur qui adapte précisément la production de chaud ou de froid à la demande afin d’éviter les arrêts et les redémarrages trop fréquents ;
- détecteurs de présence ;
- programmation sur place ou à distance ;
- algorithmes d’auto-apprentissage aux usages et de lissage de la puissance appelée ; etc.
Ndlr :
- signification de "en split" : "Une fois relié au compresseur, un split chauffe ou rafraîchit, il déshumidifie gràce à sa sonde hygrométrique, il élimine 100 % des odeurs, ainsi que les poussières à l'aide de ses filtres anti-poussières et les bactéries." selon https://pompe-a-chaleur.ooreka.fr/qr/voir/26972/pompe-a-chaleur-que-signifie-split-pour-une-pompe-a-chaleur
- autopromotion ? impartialité ? quels autres acteurs du marché ? ACT
Photovoltaïque : l'IPVF et le CEA travaillent ensemble sur une cellule à haut rendement « made in France »
© Dmytro S
L'Institut photovoltaïque d'Île-de-France (IPVF) et la plateforme de recherche et innovation du CEA à l'Institut national de l'énergie solaire (Ines) ont lancé, le 2 mai, un programme commun pour développer des cellules photovoltaïques à haut rendement. Baptisé « Tandem Made in France », ce programme associe des matériaux pérovskites (minéraux) à la technologie d'hétérojonction de silicium « afin de créer un dispositif tandem à haut rendement, transférable à l'échelle industrielle ».
L'objectif des deux instituts est d'accélérer, d'ici trois ans, « le développement d'une technologie française qui doit permettre d'atteindre 30 % de rendement ».
[Sophie Fabrégat: Rédactrice spécialisée] Sophie Fabrégat, journaliste
Rédactrice spécialisée
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Dans le cadre de la commission d’enquête de suivi du Covid-19 lancée par les parlementaires de la France insoumise, Sabine Rubin auditionnait Sabine Pepinster, directrice de collège à Créteil, UNSA.
Toutes les auditions et les informations sur la commission d'enquête de suivi du Covid-19 sont à retrouver sur cette page : https://lafranceinsoumise.fr/commission-enquete-suivi-covid19/
Catégorie Actualités et politique 28 commentaires
Transcription : ... deux tensions : débureaucratiser d'un côté et nouveau management public (NPM new public management - à pb local, solutions locales), management participatif, se percutent et ça nous perd. ... le niveau d'angoisse était très élevé chez les personnels et les parents d'élèves. ... /déconfinement cantine impossible ...
i à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?l4EA3A
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Historien du nazisme et de sa vision du monde, Johann Chapoutot a récemment fait paraître un essai dont la réception n’a pas été unanime : Libre d’obéir : le management, du nazisme a aujourd’hui. Il revient avec Julien Théry sur la démarche du livre et profite de l'occasion pour répondre aux objections qui lui ont été opposées.
C’est la lecture de l’abondante littérature nazie sur la Menschenführung, la conduite des hommes, qui a attiré l’attention de Johann Chapoutot sur les similitudes frappantes entre les discours de l’époque sur la nécessité de « faire mieux avec moins » et ceux qui prolifèrent aujourd’hui aussi bien dans la sphère entrepreneuriale que dans celle du gouvernement néolibéral.
Avec l’expansion du Reich au fil des conquêtes hitlériennes et le développement de l’effort de guerre, la nécessité d’administrer le plus efficacement possible avec des moyens réduits devint une obsession pour les cadres nazis. Et si le nazisme fut tout entier « un grand moment managérial », c’est parce que son idéologie poussa à l’extrême l’utilitarisme qui dominait en Occident depuis les débuts de la Révolution industrielle. Le darwinisme social cultivé en Europe depuis le XIXe siècle, tout particulièrement en Angleterre et en France, fut porté à son paroxysme par l’anthropologie nazie. Pour cette dernière, seule l’utilité d’une vie humaine pouvait justifier son existence – son utilité pour la prospérité et la promotion de la race germanique, appelée à dominer les autres sur tous les plans.
Dans son livre, Johann Chapoutot examine en particulier le cas emblématique de Reinhard Höhn (1904-2000). Jeune et brillant juriste engagé très tôt dans le militantisme nationaliste et antisémite, Höhn intègre le SD, c’est-à-dire l’élite de la SS, au début des années 30. Adjoint de Reinhard Heydrich, il devient, tout en montant les échelons de la hiérarchie dans la SS jusqu’au grade de général, professeur de droit à l’Université Humbold de Berlin et directeur de l’Institut d’études sur l’État, voué à des recherches en matière d’organisation institutionnelle adaptée au gouvernement du Reich par la race supérieure. Après la défaite de 1945, Höhn se fait discret pendant quelques années, avant d’être embauché par un think-tank patronal qui lui confie la fondation d’une école de management à Bad Harzburg en 1956. Ses techniques de « management par délégation de responsabilité », dont l’élaboration a commencé dès le temps du Reich, connaissent un immense succès et son Akademie für Führungskräfte der Wirtschaft forme plus de 600 000 cadres allemands jusque dans les années 80 : autant dire que son influence est dominante dans le « Miracle économique allemand »… Höhn publie, dans le même temps, une série de manuels qui se vendent abondamment.
Non seulement un penseur nazi du management, ancien dignitaire du Reich qui ne s’est jamais repenti en aucune manière de son engagement, a joué un rôle de premier plan dans l’essor économique de la République Fédérale d’Allemagne, mais ses idées sur l’organisation des hommes et de la production ont été pleinement en phase, et même pionnières à certains égards, dans le développement du management lui-même.
Non seulement la « délégation de responsabilité » renvoie à l’engagement personnel, à l’esprit d’initiative et à la culture d’entreprise prisés aujourd’hui par la science managériale, mais la substitution d’agences autonomes, flexibles et temporaires à l’administration d’État, théorisée par Höhn au cours de sa seconde carrière, correspond pleinement à l’esprit du « New public management » devenu dominant depuis les années 1980 (et inculqué par exemple aux élites françaises à l'ENA). Paradoxalement, souligne Johann Chapoutot, l’ordo-libéralisme, version allemande du néolibéralisme, a été promu par d'anciens opposants au nazisme, autour du chancelier Adenauer, mais la vision purement utilitariste, productiviste de l’humanité qui le caractérise a pour résultat une réification des « ressources humaines » qui n'est pas sans similitude avec celle opérée par l’idéologie nazie.
Motion design Kilian Le Dantec. Montage Alexis Debaye. Une émission de Julien Théry.
A 46:34, une erreur a fait naître Hermann Goering en 1901 et l'a fait mourir en 1945. Les bonnes dates sont 1893-1946.
ConfidentialitéPublique Publié originellement 05 mai 2020
CatégorieActualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu
Étiquettes : grande h ; histoire ; hitler ; nazi ; nazisme
Durée1 h 1 min 3632 sec
Depuis le début de la crise sanitaire, la science est omniprésente dans l'espace public. Et c'est une nécessité dans la période. Épidémiologie, virologie, immunologie, infectiologie : il faut produire savoirs et éclairages nouveaux.
Mais à quel titre les dirigeants politiques font-ils appel à la science ? Pour éclairer leurs décisions ? Pour déléguer aux scientifiques la prise de décisions ? Pour recrédibiliser une parole publique discréditée ? Ou bien pour déguiser en mesures nécessaires et raisonnables des décisions déjà prises ?
Certains voient dans la situation présente - celle de l’état d’urgence sanitaire - un déséquilibre entre l'exigence démocratique et l'exigence d'expertise. Il est vrai qu'au moment où le président nommait un Conseil scientifique pour lui faire des recommandations sur la gestion de la crise, le Parlement était court-circuité par le gouvernement.
L’hypothèse d’une dérive de la République vers un "gouvernement des scientifiques" semble exagérée. En effet, le Conseil scientifique donne clairement sa position tantôt dans ses avis tantôt par la voix de son président à l'Assemblée nationale : la science conseille, la politique décide. On a d'ailleurs vu le Conseil se démarquer du gouvernement en soulignant le caractère politique de la décision de rouvrir les écoles.
Pour autant, la question de savoir qui décide et en qui il faut avoir confiance ne cesse de se poser.
L'affaire du 1er tour des municipales, par exemple, est plus délicate à interpréter. Emmanuel Macron dit avoir suivi l'avis du Conseil scientifique. De fait, dans son avis du 12 mars, celui-ci considérait que maintenir les élections municipales était envisageable puisqu’aller voter n'était pas plus risqué qu'aller faire ses courses (le Conseil “n’identifiait pas d’argument scientifique indiquant que l’exposition des personnes serait plus importante que celle liée aux activités essentielles (faire ses courses)”).
Devant une telle retenue on pourrait arguer que ces justifications auraient tout aussi bien pu être avancées pour reporter le scrutin : "pas plus risqué" signifie tout de même "risqué", a fortiori si l’on va à la fois voter et faire ses courses.
La décision finale du gouvernement a sans doute été éclairée par l'analyse sanitaire du Conseil scientifique. Mais le gouvernement a surtout utilisé l'avis du Conseil scientifique pour vendre comme sage et scientifiquement fondée une décision déjà prise - décision motivée plutôt par la crainte de voir l'opinion publique soupçonner une manoeuvre en cas d’annulation des élections.
Dans cette affaire, le politique garde donc toujours la main.
Mais du point de vue de l'opinion publique, il est bien difficile de distinguer les moments où la décision politique est sincèrement éclairée par la science, ceux où la science est utilisée pour donner du crédit à un agenda politique, et ceux le politique se déresponsabilise en se défaussant sur le scientifique.
Dans cette perspective il est permis de soutenir que la situation menace peut-être moins la démocratie (par l’avènement d’une "dictature des scientifiques") que les scientifiques eux-mêmes : en les plaçant sur le devant de la scène médiatique et politique, on pourrait encourager le public à les considérer comme étant à la source de décisions mauvaises ou impopulaires. Le centre de gravité de la responsabilité se déplacerait alors, et on finirait par imputer aux scientifiques toutes les erreurs de gestion de l'épidémie.
Le plus grave serait un transfert de responsabilité pénale. Le précédent de L'Aquila est une illustration frappante d’une mise en cause de scientifiques devant la justice. À la suite du séisme meurtrier du 6 avril 2009 dans la région des Abruzzes en Italie, des sismologues avaient été condamnés à de la prison ferme pour homicide involontaire avant d'être finalement, heureusement, acquittés.
Toutefois, en ce qui concerne l’épidémie de Covid-19, le risque qui semble plus plausible est celui d’un transfert de la mauvaise image du gouvernement sur la science et les scientifiques.
Le baromètre de la confiance en politique du Cevipof a mesuré les opinions avant puis pendant la crise sanitaire. Même si le terme "science" n'y est pas défini précisément, cette étude donne les deux résultats suivants :
- pour la science en un sens général et vague, un certain scepticisme se maintient : 47% des sondés estiment qu'elle apporte autant de bonnes choses que de mauvaises choses à l'humanité,
- en revanche l'image des scientifiques en tant que personnes reste bonne : environ 82 % des enquêtés leur font confiance.
On a là une sorte d'énigme : pourquoi sommes-nous sceptiques (et plus que les allemands ou britanniques) à l'égard de la science en général, mais confiants dans les chercheurs eux-mêmes ?
L’effet de la crise sanitaire est à rechercher dans l’analyse plus détaillée de la confiance accordée aux différents relais de la parole scientifique. Luc Rouban du Cevipof note que :
“Le problème de la perception de la science tient à ce que la parole de celle-ci est médiatisée par de nombreux locuteurs. Lorsque l’information provient directement des médecins ou des scientifiques, le niveau de confiance reste haut, ce qui n’est plus du tout le cas lorsque l’expertise est passée par le filtre de la parole gouvernementale. Quel que soit le pays étudié, plus l’information s’éloigne du monde scientifique en tant que tel et plus le niveau de méfiance s’accroît, ce qui se vérifie dès que l’on se rapproche du gouvernement mais aussi des médias et surtout des réseaux sociaux. Mais les changements de comportement sont bien plus contrastés en France.”
La science : victime de la défiance envers le gouvernement ?
Confiance dans les différentes sources d'information
Ce qui confirmerait l'idée qu'une mauvaise image du gouvernement a des effets sur l'image des scientifiques.
De leur côté les médias alimentent sans doute ce climat de méfiance en présentant depuis des années comme “experts” des individus qui ne font en général que relayer la communication des pouvoirs politique ou économique. Le risque pour les scientifiques et les vrais experts est d'être confondus avec ces baratineurs de plateaux.
Pour résoudre l’énigme soulevée plus haut, on pourrait formuler l’hypothèse suivante. Il est probable que quand on interroge les français sur la confiance qu’ils accordent aux scientifiques en tant que personnes, la première image qui leur vienne à l'esprit soit celle de l’honnête chercheur ou chercheuse en blouse blanche devant sa paillasse. Tandis que si on fait porter le questionnement sur “la science”, cela évoquera sans doute aux enquêtés un phénomène social plus global, mélange de recherche, mais aussi d'intérêts économiques, militaires, ou politiques. Et c'est bien ce mélange des genres qui provoque la défiance.
Le scepticisme à l'égard de la science ne sort donc pas de nulle part. Ses causes sont sans doute multiples, mais la défiance envers les élites dirigeantes (particulièrement en France), qui serait transférée sur la science en raison de l’instrumentalisation politique dont elle fait l’objet, joue probablement un rôle important.
Cette perte de confiance dans la science (et la politique) entame malheureusement la capacité du corps social à se défendre contre l'épidémie. D’une part si on veut que la population adopte des "comportements responsables", il faut que les autorités qui le réclament inspirent la confiance et obtiennent la croyance en la légitimité des recommandations. D’autre part si on veut éviter qu'un original puisse susciter tant d'espoirs à partir de protocoles douteux (voir l’enquête du Média ci-dessous sur Didier Raoult), ou pire, que des discours faux, égarants, voire sectaires puissent à ce point captiver de grandes audiences.
Chloroquine, la molécule qui m'a rendu fou - L'agent provocateur (1)
La France se prépare à prendre la vague du coronavirus sans le savoir, et sans s’en inquiéter. Dans le monde d’avant, le virus…
On a plus que jamais besoin d’une science indépendante des puissances économiques et politiques.
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Vidéo d'annonce de la création du Conseil National de la Nouvelle Résistance par les cinq membres de son secrétariat : Gérard Mordillat (cinéaste, écrivain), Gilles Perret (réalisateur, co-fondateur de Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui), Denis Robert (journaliste, écrivain), Florent Massot (éditeur), Katell Gouëllo (Le Média TV), Bertrand Rothé (agrégé d’économie, professeur d’université).
N'hésitez pas à partager pour qu'adviennent Les Jours Heureux !
Catégorie People et blogs
13 mai 2020 - 18H30
Doit-on détruire la Macronie pour construire le monde d'après ?
Malgré le déconfinement et actualité foisonnante obligent, nous continuons cette émission en direct autour de Camille et de ses invités du jour : la politologue Virginie Martin, Bruno Gaccio et Yvan Le Bolloch, ainsi que l'avocate Caroline Mecary, baptisé « Les masques et la thune ».
L'échange du jour tournera dans une première partie du déconfinenement; et il y à dire !
Entre :
Les déclarations irresponsables du ministre de l'éducation prétendant qu'il n'était pas plus dangereux d'aller à l'école que de rester chez soi après nous avoir fait rester chez nous pendant 2 mois.
Les métros bondés et en nombre trop réduit pour permettre aux travailleurs d'arriver à temps sur leur lieu de travail et les contraignant donc à s'entasser dans les rames.
Les magasins comme Zara qui ouvrent alors que les parcs restent fermés.
Et tellement d'autres choses que le ministre de la santé Olivier Véran trouve "vraiment dommage". Tout va bien.
Dans une deuxième partie, nos invités discuteront "monde d'après" tant vendu par notre Président de la République et ses serviteurs dévoués. Beau discours ou vraie prise de conscience ? Là encore, la prise de conscience semble extrêmement lointaine quand on voit que le gouvernement :
Change le code du travail pour augmenter la durée hebdomadaire jusqu'à 60h.
Donne sans contreparties 20 milliards d'euro aux pollueurs.
Est reparti dans sa logique de destruction de l'hôpital.
Propose aux travailleurs de donner leurs jours de congé aux soignants.
Tout ça plutôt que de par exemple, remettre l'ISF ?
Nos invités parleront aussi de l'autre monde d'après qu'il est possible de construire, si on ne laisse pas les Macronistes continuer leur marche forcée.
Actualité Politique
TRIBUNE. Plusieurs dizaines de députés, sénateurs et anciens ministres apportent leur soutien à la démarche novatrice d'intellectuels arabes.
Le Point publie une tribune signée par plus de soixante députés et sénateurs français de droite, du centre et de gauche, anciens chefs de gouvernement, anciens ministres, intellectuels, qui s'engagent contre le virus de la haine en apportant leur soutien aux représentants de la société civile de seize pays arabes qui ont fondé le Conseil arabe pour l'intégration régionale. Celui-ci a pour objectif de tendre la main à Israël et de lutter contre les préjugés en instaurant un véritable dialogue israélo-arabe pour normaliser les relations et mettre fin à toute forme de boycottage.
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apporter notre soutien à l'initiative historique du Conseil arabe pour l'intégration régionale (ACRI), dont les membres appellent à briser le tabou du boycott de la société civile israélienne dans le monde arabe.
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Lire aussi Antisémitisme – Marek Halter : « Le mal ne disparaîtra pas » https://www.lepoint.fr/debats/antisemitisme-marek-halter-le-mal-ne-disparaitra-pas-27-01-2020-2359748_2.php
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le boycott d'Israël a eu un triple effet pervers. Il a impacté négativement la dynamique israélo-palestinienne en empêchant les Arabes d'influer sur ce conflit de manière positive et en contribuant à isoler la société civile palestinienne de son environnement arabe. Dans le même temps, il a alimenté le scepticisme et la défiance d'une société israélienne en butte à l'hostilité et à l'ostracisme de son environnement géopolitique proche. Enfin, il a servi de modèle aux boycotts intra-arabes et intra-islamiques qui balkanisent cette région du monde. Le boycott est donc une démarche contre-productive qui n'a avantagé que les radicaux et les extrémistes de tous bords.
...
Les membres du Conseil arabe sont des bâtisseurs de paix. Ils proposent des projets de coopération concrets et innovants qui peuvent avoir un réel impact sur le terrain. Mohammed Dajani, un intellectuel palestinien militant pour la paix, a ainsi l'intention de créer le premier programme conjoint de doctorat pour les études sur la paix dans la région, réunissant Arabes, Israéliens et spécialistes internationaux de la résolution des conflits. Le journaliste algérien Sami Baziz propose quant à lui une formation avancée pour les professionnels des médias arabes, malheureusement imprégnés par les fausses théories du "complot juif" qui ont bloqué toute discussion constructive sur l'avenir de l'Algérie et sa relation avec le monde juif et Israël. Maryam al-Ahmedi, militante émiratie des droits de l'homme, propose de créer une ligue des femmes de l'ensemble du Moyen-Orient pour faire avancer la cause de la tolérance et de l'égalité hommes-femmes. Ces projets constituent, selon Sami al-Nesef, ancien ministre koweïtien de l'Information, l'extension culturelle et civique de l'Initiative de paix arabe, introduite pour la première fois par la monarchie saoudienne en 2002. Le député égyptien Mohamed Anwar el-Sadate appelle de son côté à la mise en œuvre de projets similaires dans son pays, afin de mettre en œuvre les promesses originelles des accords de Camp David signés par son oncle défunt et martyr de la paix, le président Sadate.
D'autres membres du Conseil arabe qui ont également témoigné le 11 février dernier à l'Assemblée nationale envisagent une coopération dans les domaines de la santé publique, du développement des infrastructures et de l'hydrologie. Tous conviennent que, dans le contexte de pandémie mondiale affectant tous les peuples sans exception, la coopération israélo-arabe pour lutter contre le Covid-19 est un impératif moral et pratique. La crise sanitaire actuelle fournit une belle illustration du pouvoir de la société civile lorsque celle-ci est mobilisée au service du bien commun. Nous nous félicitons de ce point de vue de l'efficacité de la coopération israélo-palestinienne, qui a permis d'endiguer la propagation du coronavirus entre le Jourdain et la Méditerranée. Cette coopération inédite a sauvé des vies et redonné espoir aux partisans du dialogue et de la réconciliation.
« Mais ces nobles projets ne pourront voir le jour tant que les lois de la plupart des pays arabes continueront de menacer les partisans arabes du dialogue avec les Israéliens. Ces lois "anti-normalisation" criminalisent et marginalisent la démarche des membres du Conseil arabe qui pourrait pourtant apporter une contribution utile à l'établissement d'une culture de paix digne de ce nom dans la région.
C'est pourquoi nous appelons le gouvernement français et nos partenaires européens à offrir une protection internationale aux membres du Conseil arabe pour l'intégration régionale et, plus généralement, aux Arabes du Maghreb et du Machrek qui appellent à la paix et au dialogue avec les Israéliens.
...
Dans la préface de 1963 de son ouvrage La notion de politique[1], Carl Schmitt[2] déclarait de façon pour le moins inattendue que « l’ère de l’État [était] à son déclin ». Du point de vue de la France gaullienne et planificatrice, la formule avait de quoi sembler saugrenue. Trente ans plus tard, le juriste Olivier Beaud dans sa thèse de référence sur la Puissance de l’État[3] (1994) soulignait pourtant ex post la justesse du constat. Il fallait se rendre à l’évidence : la question de la « péremption » de l’État était désormais d’actualité. De toutes parts, des voix se bousculaient pour réclamer sa fin et son dépassement. L’État était accusé à la fois d’être « trop » et « pas assez » : trop pour ceux qui défendaient le localisme, le régionalisme ou le communalisme ; pas assez pour ceux qui prophétisaient une nouvelle ère géopolitique globalisée où n’existeraient que des superpuissances.
Cette période vient de subir un coup d’arrêt. La crise du Covid19, agissant comme un mouvement de balancier, a renvoyé le pendule de l’histoire dans les mains des partisans de l’État. Tous les médias s’en font l’écho
...
l’État apparaît aujourd’hui comme un champ de ruine : érodé de l’extérieur par une critique doctrinale multidimensionnelle, il a fini miné de l’intérieur par des décennies de politiques libérales, de droite et de gauche.
3. Construire l’État nouveau
...
La séquence historique qui a vu se succéder Gilets jaunes, mouvement des retraites puis crise du Covid19 exhibe de toute part une population meurtrie par ces politiques publiques brutalisantes. La colère qui couve est immense[27]. Les potentialités d’embrasement – qu’elles proviennent de la souffrance des quartiers populaires ou d’une reprise des « actes Gilets jaunes » – sont réelles.
...
Dans le même temps, deux chantiers intellectuels doivent être ouverts pour répondre à deux des affirmations anti-étatistes que nous avons vu exposées ci-dessus :
- l’État est l’ennemi de la société ;
- l’État est l’ennemi de la liberté.
...
exige en réponse l’amorce d’un double processus :
1/ D’une part, il faut reconnecter l’État à la société
... En s’appuyant sur la philosophie politique de Spinoza, il est possible de penser l’État, non comme une instance subsistant en dehors des Hommes mais comme une véritable émanation de ces derniers. Pour Spinoza, ce qui définit toute chose c’est le conatus – c’est-à-dire « l’effort » par lequel cette chose « tend à persévérer dans son être » (L’Éthique). Ce conatus chez l’Homme lui confère à la fois un besoin de liberté et de sécurité. Depuis Hobbes, on sait que l’État formé par contrat social est généralement perçu comme le meilleur garant de la sécurité individuelle. Mais cette sécurité se paye au prix de la liberté. Le coup de force de Spinoza est de trouver le moyen d’allier les deux. Pour y parvenir, écrit le philosophe hollandais, il convient de mettre en place un État démocratique[29]. Mû et régi par le demos, l’État protège et sert nécessairement la société qui le commande. De même, n’étant plus une force extérieure à cette société mais son émission, le risque d’une privation de liberté disparaît. Mieux, l’État peut grâce à son imperium augmenter la « puissance d’agir » des individus et développer un « agir social » [30] bénéficiant à tous.
2/ D’autre part, il faut (re)faire de l’État, un instrument de combat contre l’ordre injuste. ... La controverse provient des différentes acceptions de la notion de liberté que Jean-Fabien Spitz modélise entre la « non-interférence » et la « non-domination ». Pour beaucoup, la liberté consiste à « faire tout ce qu’on veut », à ne pas être empêché ni gêné. C’est la liberté revendiquée comme « non-interférence ». Cette conception de la liberté, à l’origine de la pensée libérale et libertaire, rejette l’État catégorisé comme une puissance interférente. Mais il existe une autre conception qui définit la liberté comme une « non-domination ». Cette dernière, héritière du républicanisme antique, considère que la liberté la plus essentielle est celle de ne pas être esclave, en d’autres termes, d’avoir des droits politiques[33]. ... comme le note Rousseau au cours d’un raisonnement du Contrat social analogue à celui de Spinoza : « il n’y a que la force de l’État qui fasse la liberté de ses membres »[35]. Ce renversement de perspective d’un État n’étant plus le problème mais la solution se résume chez le philosophe Alfred Fouillée par une formule fameuse : « l’État ne confisque aucun droit, il les garantit tous »[36].
Le désordre du monde actuel doit nous inviter à nous saisir de ces deux modèles pour évaluer les dangers contemporains qui mettent en péril les libertés et le corps social. La première de toutes ces menaces est le risque d’effondrement généralisé. Ce risque environnemental met en accusation la vie humaine (l’anthropocène) mais aussi et surtout les conséquences de son activité économique (le capitalocène), comprendre l’extension sans fin du marché, la quête de profit et d’accumulation.
...
Connecté démocratiquement aux aspirations du grand nombre et des travailleurs, aiguillé par la souveraineté populaire, l’État nouveau devra être missionné pour répondre aux enjeux écologiques, sociaux et démocratiques[38]. Pour ce faire, il faudra s’extirper des débats caricaturaux (centralisation/décentralisation[39]) en proposant un ré-échelonnage de la décision publique articulant l’international, le national et le local[40] ; interdire l’aide au financement des chantiers écocides et rediriger ces mannes financières vers la bifurcation écologique, redonner du sens à l’impôt en mettant en place une fiscalité juste et une véritable répression contre l’évasion fiscale ; il faudra enfin rétablir « la République dans les faits » à travers l’activation de nouveaux réseaux, la remise en état des services publics et l’investissement massif dans l’éducation nationale. En un mot, « démocratiser l’État au lieu de le réduire » : telle est la réponse républicaine[41].
[1] C. Schmitt, La notion de politique ; Théorie du partisan, Paris, Flammarion, 1992.
[2] Carl Schmitt ayant appartenu au parti nazi entre 1933 et 1936, la lecture de son œuvre nécessite évidemment précaution, mise à distance et conscience critique de cette dimension biographique du juriste allemand.
[3] O. Beaud, La puissance de l’État, Paris, PUF, 1994.
[4]https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/04/05/economie-de-marche-la-crise-du-coronavirus-provoque-le-grand-retour-de-l-etat_6035651_3234.html
[5] https://www.liberation.fr/debats/2020/03/25/covid-19-le-retour-de-l-etat-providence_1782897
[6] https://www.lefigaro.fr/vox/politique/la-crise-du-coronavirus-ou-le-retour-de-l-etat-20200323
[7] https://www.la-croix.com/Economie/Monde/Face-coronavirus-retour-lEtat-2020-03-26-1201086163
[8] https://le1hebdo.fr/journal/numero/290
[9] Dans la philosophie allemande, la Weltanschauung correspond à la « conception du monde ».
[10] On doit à Tocqueville la première énonciation de ce continuum étatique, v. A. de Tocqueville, L’Ancien Régime et la Révolution (1856), Paris, Gallimard, 1985.
[11] J. Barbey, F. Bluche, S. Rials, Lois fondamentales et succession de France, Paris, Diffusion-Université-Culture, 1984.
[12] E. Kantorowicz, Les deux corps du roi : essai sur la théologie politique au Moyen Âge, Paris, Gallimard, 2019.
[13] Il faut également dire que les nombreuses guerres extérieures à partir du XVIIIe siècle vont générer des coûts et la création d’une armée permanente nourrissant ainsi le besoin d’un État percepteur d’impôts désormais vitaux. On peut ainsi dire, comme le résume Charles Tilly dans sa fameuse formule, que « la guerre a fait l’État autant que l’État a fait la guerre ».
[14] Voir sur la nature du « républicanisme jacobin » et sa « sensibilité », J. de Saint-Victor et T. Branthôme, Histoire de la République en France. Des origines à la Ve République, Paris, Economica, 2018, p. 13-17.
[15] Sur l’histoire de l’administration et son évolution au XIXe siècle, voir l’ouvrage de référence de l’historien du droit Grégoire Bigot, L’administration française. Politique, droit et société. 1789-1870, Paris, LexisNexis, 2014.
[16] M. Braddick, « Réflexions sur l’État en Angleterre (XVIe-XVIIe siècles) », in Histoire, économie & société, 2005, vol. 24e année, no. 1, pp. 29-50.
[17] « L’habitant des États-Unis apprend dès sa naissance qu’il faut s‘appuyer sur soi-même pour lutter contre les maux et les embarras de la vie ; il ne jette sur l’autorité sociale qu’un regard défiant et inquiet, et n’en appelle à son pouvoir que quand il ne peut s’en passer », A. de Tocqueville, De la démocratie en Amérique (1835), Paris, Gallimard, 1986, t. II, p. 274.
[18] Des réflexions intéressantes à lire à ce sujet dans le numéro spécial de la revue Nouvelles FondationS, « L’État dans tous ses états », 2007/1, n°5.
[19] Lénine, L’État et la révolution (1917), Paris, La Fabrique, 2012.
[20] Notons qu’il existe en parallèle une tradition contraire qui, de Louis Blanc à Ferdinand Lassalle, considère que l’État peut et doit être utilisé pour lutter contre le capitalisme. Sur la question, P. Fouquet, « Marxisme et socialisme étatique », in Revue d’études comparatives Est-Ouest, vol. 12, 1981, n°1. p. 83-119.
[21] R. Gombin, Les origines du gauchisme, Paris, Seuil, 1971.
[22] Sur ce sujet, lire M. S. Christofferson, Les intellectuels contre la gauche : l’idéologie antitotalitaire, 1968-1981, Marseille, Agone, 2014.
[23] P. Clastres, La société contre l’État, Paris, Éditions de Minuit, 1974.
[24] Pour une histoire de ce rapport à la « réforme de l’État », voir la thèse de Philippe Bezes, Réinventer l’État. Les réformes de l’administration française (1962-2008), Paris, PUF, 2009.
[25] Pour un regard sur la question, v. N. Matyjasik et M. Guenoun (dir), En finir avec le New Public Management, Paris, Institut de la gestion publique et du développement économique, 2019.
[26] S. Audier, Le colloque Walter Lippmann : aux origines du « néo-libéralisme », Lormont, Le Bord de l’eau, 2012 ; S. Halimi, Le grand bond en arrière : comment l’ordre libéral s’est imposé au monde, Marseille, Agone, 2012 ; F. Denord, Le néo-libéralisme à la française : histoire d’une idéologie politique, Marseille, Agone, 2016 ; G. Chamayou, La société ingouvernable : une généalogie du libéralisme autoritaire, Paris, La Fabrique, 2018 ; B. Amable et S. Palombarini, L’illusion du bloc bourgeois : alliances sociales et avenir du modèle français, Paris, Raisons d’agir éditions, 2018.
[27] M. Le Bretton, « La révolte au temps du coronavirus » in Quartier général du 23 avril 2020, https://qg.media/2020/04/23/la-revolte-au-temps-du-coronavirus-par-manon-le-bretton/.
[28] Sentiment grandissant actuellement du fait de l’explosion des violences policières. Sur cette question, voir le travail de recension de David Dufresne.
[29] Pour les détails de cette construction philosophique : J. de Saint-Victor et T. Branthôme, Histoire de la République en France. Des origines à la Ve République, op. cit., p. doit 105-111.
[30] Voir en ce sens l’édito de notre Institut du 23 avril 2020 par Fabien Escalona, https://www.institut-rousseau.fr/le-retour-de-letat-oui-mais-pas-nimporte-lequel/.
[31] J.-F. Spitz, Le moment républicain, Paris, Gallimard, 2005.
[32] P. Pettit, Républicanisme : une théorie de la liberté et du gouvernement, Paris, Gallimard, 2003.
[33] Cette liberté est donc intimement liée à la notion de citoyenneté. Voir sur toutes ces questions, J. de Saint-Victor et T. Branthôme, Histoire de la République en France. Des origines à la Ve République, op. cit., p. 31-45.
[34] Nicolas Roussellier a ainsi montré que le pouvoir exécutif et l’utilisation des moyens l’État ont été en partie accepté par le grand nombre du fait de l’extension des prérogatives du juge administratif, cf. N. Roussellier, La force de gouverner : le pouvoir exécutif en France, XIXe-XXIe siècles, Paris, Gallimard, 2015.
[35] J.-J. Rousseau, Du contrat social (1762), Paris, Gallimard, 1964, Livre II, chap. XII, p. 216.
[36] A. Fouillée, La science sociale contemporaine, Paris, Librairie Hachette et Cie, 1885, p. 31.
[37] Sur cette dimension des Gilets jaunes, je me permets de renvoyer à un article écrit pour la revue Positions : https://positions-revue.fr/le-moment-gilets-jaunes-i-ce-quils-ont-su-dire/
[38] C’est tout l’objet des propositions de l’Institut Rousseau dans le cadre de son dossier « Comment reconstruire ? » ainsi que dans ses précédentes publications.
[39] C’est à un dépassement de ce débat qu’invite la note de Maxmilien Pierre-Latour, in https://www.institut-rousseau.fr/decentralisation-et-organisation-territoriale-vers-un-retour-a-letat/.
[40] Voir en ce sens le livre de David Djaïz, Slow démocratie : comment maîtriser la mondialisation et reprendre notre destin en main, Paris, Allary Editions, 2019.
[41] J.-F. Spitz, Le moment républicain, op. cit.. p. 41.
Auteur de la note Thomas Branthôme Conseil scientifique Maître de conférences à l’Université Paris V Descartes, il est historien du droit et des idées politiques. Il est l’auteur, avec Jacques de Saint-Victor d’une Histoire de la République en France (éditions Économica, 2018).
POLITIQUE Enquête
Alors que Laetitia Avia présente mercredi 13 mai en dernière lecture à l’Assemblée nationale sa proposition de loi de lutte contre la haine sur Internet, cinq ex-assistants parlementaires de la députée LREM dénoncent, preuves à l'appui, des humiliations à répétition au travail, ainsi que des propos à connotation sexiste, homophobe et raciste. L’élue « conteste ces allégations mensongères ».
...
Connu / https://twitter.com/Maitre_Eolas/status/1260282818422280194
"
Julien a retweeté Maitre Eolas @Maitre_Eolas · 8h
Lisez-la vite, cette enquête sera supprimée comme incitation à la haine dès la promulgation de la loi Avia.
Marine Turchi @marineturchi · 7h - 20 - 348 - 671
"
... Le Monde reprend sa grande tradition de l’analyse qui éclaire et permet de comprendre. Le journal veut profiter du moment pour nous inviter à réfléchir en profondeur. Il publie une analyse de fond qu’il ouvre avec brio : « Comme lors de la crise des gilets jaunes, La France insoumise et le Rassemblement national veulent profiter de la colère et se disputent le titre de représentant le plus légitime du mécontentement ».
Donc il y a de la colère et du mécontentement dans l’air. Une prochaine édition nous dira sans doute pourquoi. Les Insoumis en ont une idée. Et pour éviter cette situation, ils ont beaucoup agi. Dommage que les lecteurs du Monde n’en aient rien pu savoir en lisant leur journal.
On a tellement regretté que pas une seule de nos intiatives du temps de confinement, pas une seule de nos propositions de loi, amendements, plan d’urgence ou de déconfinement, declarations, tribunes ni initiative sur la dette ait réussi à attirer l’attention du grand quotidien. Pas de regret. Le journal partenaire officiel de la fondation Hulot en présentant en intégralité les 100 propositions de l’écologiste nous a invité à la zénitude politique. Il nous a proposé, de facon très détaillée, une voie pour y parvenir en nous permettant de découvrir des propositions complexes pleines de profondes exigences intellectuelles. Le quotidien a en effet reproduit un programme politique définitif . Alors oui, « le temps est venu de la lucidité ». Mais attention : « le temps est venu d’entendre la jeunesse et d’apprendre des anciens ». Je peux donc donner mon conseil franchement, certain d’être entendu pour mon esprit et de pouvoir enseigner grâce à mon expérience. Je n’abuserai pas. Je m’en tiendrai aux références suggérées par le journalissime hulotiste, et dans le texte : « le temps est venu de nous fixer des limites dans ce qui blesse et aucune dans ce qui soigne ».
Et surtout faisons toute la journée ce que certains ne font qu’à 20 heures : « le temps est venu d’applaudir la vie ». Et comme « le temps est venu de distinguer le nécessaire du superflu », n’oublions pas de fermer le journal pour pouvoir battre des mains.
TOWT - Transport à la Voile @TOWindTransport · 7h
Protection des espèces marines, réduction de l’impact sonore, réduction des émissions de GES, collab scientifique, performance énergétique, sensibilisation des passagers : nous avons signé la #CharteSails !
https://ecologique-solidaire.gouv.fr/charte-sails-bonnes-pratiques-du-transport-maritime-protection-du-milieu-marin-et-du-littoral
cc @Ecologie_Gouv @Elisabeth_Borne @Djebbari_JB Brittany Ferries et 9 autres - 0 - 1 - 5
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[REPOST : YouTube ayant déréférencé totalement notre première publication de la vidéo, on retente le coup ! Activez la CLOCHE pour éviter ces déconvenues] Ruptures des flux d'approvisionnement, surstock et arrêt des exportations de céréales, hausse des prix et manque de main d'oeuvre pour les récoltes : Je fais le tour des enjeux de l'agriculture et de l'alimentation dans le monde, avec un point sur la France en seconde partie de la vidéo. 👍 Merci à toutes celles et ceux qui laisseront un pouce bleu !
Pour info, YouTube n'a toujours pas donné d'explication au fait que la plateforme a :
- supprimé le référencement de la vidéo (elle est introuvable via la barre de recherche, même en tapant exactement son nom)
- supprimé la vidéo du fil d'abonnement de 40% de nos abonnés (on a fait un sondage sur 850 abonnés)
- arrêté de l'afficher dans les recommandations au bout de 5h (les données statistiques que fournit Youtube montre une montée en flèche du nombre d'impressions de la vidéo jusqu'à h+5 puis plus rien, un plateau de dingue).
SOURCES | ci-dessus
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SOURCES CI-DESSOUS | YouTube a déréférencé totalement notre première publication de la vidéo (on explique ça dans la description ci-dessus), mais on est terriblement têtus, on retente le coup ! Activez la CLOCHE à côté du bouton "S'Abonner" pour éviter ces déconvenues à l'avenir ! 👍 Merci à toutes celles et ceux qui laisseront un pouce bleu !
Pour rejoindre une AMAP, produire et consommer local, c'est ici : http://miramap.org/-Trouver-une-AMAP-.html
SOURCES :
Le Parisien, "La Russie suspend ses exportations de céréales jusqu’au 1er juillet", 26/04/2020 http://www.leparisien.fr/economie/la-russie-suspend-ses-exportations-de-cereales-jusqu-au-1er-juillet-26-04-2020-8306109.php
Reporterre, "Le sud-ouest des Etats-Unis s’achemine vers une sécheresse majeure et durable", 21/04/2020 https://reporterre.net/Le-sud-ouest-des-Etats-Unis-s-achemine-vers-une-secheresse-majeure-et-durable
Reporterre, "Une deuxième vague de criquets pèlerins menace l’Afrique de l’Est", 16/04/2020 https://reporterre.net/Une-deuxieme-vague-de-criquets-pelerins-menace-l-Afrique-de-l-Est
La Relève et la Peste, « Oui, une crise alimentaire peut frapper à l’automne », 14/04/2020 https://lareleveetlapeste.fr/oui-une-crise-alimentaire-peut-frapper-a-lautomne/
ONU info, "Covid-19 : le nombre de gens confrontés à une crise alimentaire doublera en l'absence de mesures rapides", 21/04/2020 https://news.un.org/fr/story/2020/04/1067092
Les Greniers d'abondance, "Qui veille au grain pour demain ?, 16/04/2020 https://medium.com/@a.grimonpont/qui-veille-au-grain-pour-demain-c90db17e515a
Sud Ouest, "Des pénuries et une flambée des prix des produits de première nécessité et des fruits et légumes", 22/04/2020 https://www.sudouest.fr/2020/04/22/coronavirus-et-consommation-flambee-de-prix-des-produits-de-premiere-necessite-et-des-fruits-et-legumes-7430416-6150.php
Le Monde, « Des ombres planent sur la sécurité alimentaire mondiale », 26/04/2020 https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/26/des-ombres-planent-sur-la-securite-alimentaire-mondiale_6037794_3232.html
Ouest France, "Les matières premières dans le tourbillon du coronavirus, 06/04/20 https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/les-matieres-premieres-dans-le-tourbillon-du-coronavirus-6801082
Les Échos, "Malgré une production record, les prix du riz et du blé continuent de grimper", 15/04/2020 https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/malgre-une-production-record-les-prix-du-riz-et-du-ble-continuent-de-grimper-1194884
Atlantico, "Pour éviter les famines, ne pas interrompre le commerce mondial de céréales", 04/04/2020 https://www.atlantico.fr/decryptage/3588548/pour-eviter-les-famines-ne-pas-interrompre-le-commerce-mondial-de-cereales-bruno-parmentier
Le Monde, "Coronavirus : les pays émergents guettés par l’effondrement", 23/03/2020 https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/03/23/coronavirus-les-pays-emergents-guettes-par-l-effondrement_6034077_3234.html
Le Monde, "Coronavirus : 50 millions de personnes menacées par la faim en Afrique de l’Ouest d’ici à quelques mois", 21/04/2020 https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/21/coronavirus-50-millions-de-personnes-menacees-par-la-faim-en-afrique-de-l-ouest-d-ici-quelques-mois_6037244_3212.html
Novethic, "Le Coronavirus pourrait provoquer une pénurie alimentaire mondiale, alertent les experts", 06/04/2020 https://www.novethic.fr/actualite/environnement/agriculture/isr-rse/le-coronavirus-pourrait-provoquer-une-penurie-alimentaire-mondiale-148410.html
BFMTV, "Coronavirus: les agriculteurs cherchent 200.000 volontaires pour aider à "remplir nos assiettes"", 23/03/2020 https://www.bfmtv.com/economie/coronavirus-les-agriculteurs-cherchent-200-000-volontaires-pour-aider-a-remplir-nos-assiettes-1880436.html
Bastamag, "Appel à travailler dans les champs : « Tout est fait pour maintenir un système qui précarise et appauvrit »", 17/04/2020 https://www.bastamag.net/contrat-saisonnier-agricole-condition-de-travail-SMIC-pesticides-TMS-covid19-coronavirus
The Guardian, "'A disastrous situation': mountains of food wasted as coronavirus scrambles supply chain", 09/04/2020 https://www.theguardian.com/world/2020/apr/09/us-coronavirus-outbreak-agriculture-food-supply-waste
UTAA, "En pleine pandémie mondiale, la France brade ses stocks de blé à l’export", 21/04/2020 https://utaa.fr/2020/04/21/en-pleine-pandemie-mondiale-la-france-brade-ses-stocks-de-ble-a-lexport/
Confédération paysanne, "N'attendons pas la sécheresse pour parler des usages de l'eau et les prioriser !", 24/04/2020 http://indre-et-loire.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=10151&PHPSESSID=2rdrv6vjvpba24hiasfptmuo32
L'Usine Nouvelle, ""La France n'a pas de stocks alimentaires stratégiques", 13/03/2020 https://www.usinenouvelle.com/article/covid-19-la-france-n-a-pas-de-stocks-alimentaires-strategiques-previent-christiane-lambert-la-patronne-de-la-fnsea.N940176
France 24, Covid-19 : "Nous sommes au bord d'une pandémie de faim", avertit l'ONU", 22/04/2020 https://www.france24.com/fr/20200422-covid-19-nous-sommes-au-bord-d-une-pand%C3%A9mie-de-faim-avertit-l-onu
Le Monde, "L’aide alimentaire au temps du confinement : « Des étudiants viennent nous donner un coup de main, mais aussi s’approvisionner »", 22/04/2020 https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/04/22/coronavirus-l-aide-alimentaire-confrontee-a-l-arrivee-de-nouveaux-publics_6037362_3224.html
FranceTV, "Quand le confinement plonge de nombreux Français dans la précarité alimentaire", 15/04/2020 https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/je-suis-tombee-plus-bas-que-terre-quand-le-confinement-plonge-de-nombreux-francais-dans-la-precarite-alimentaire_3907701.html
Marianne, "Confinement : le préfet de Seine-Saint-Denis s'alarme du "risque alimentaire" pour les plus précaires", 22/04/2020 https://www.marianne.net/societe/confinement-le-prefet-de-seine-saint-denis-s-alarme-du-risque-alimentaire-pour-les-plus
Le Monde, "Près de 20 % des agriculteurs français n’ont pas pu se verser un revenu en 2017", 08/11/2019 https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/11/08/pres-de-20-des-agriculteurs-n-ont-degage-aucun-revenu-en-2017_6018444_3244.html
Le 1 hebdo, "Assurer la sécurité alimentaire des populations", 09/04/2020 https://le1hebdo.fr/journal/actualite/tribune-securite-alimentaire-69.html
FranceTV, "Suicide : les agriculteurs plus à risque", 08/07/2019 https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/suicide-les-agriculteurs-plus-a-risque_3527249.html
Le Monde, "Vous dépensez 100 euros dans l’alimentaire, combien vont aux agriculteurs ?", 08/02/2016 https://www.lemonde.fr/economie/article/2016/02/08/vous-depensez-100-euros-dans-l-alimentaire-combien-vont-aux-agriculteurs_4861337_3234.html
Commission Européenne, "L'Union européenne et le Mexique ont conclu les négociations sur leur nouvel accord commercial", 28/04/2020 https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_20_756
France culture, "Alimentation : si on court-circuitait le commerce mondial ? ", 27/04/2020 https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/alimentation-si-court-circuitait-le-commerce-mondial
La carte des "alternatives paysannes" où s'alimenter en bio et circuit court malgré le confinement pour soutenir les producteurs : https://reporterre.net/Fermeture-des-marches-les-paysans-lancent-une-carte-des-alternatives
Paris Match, "Comment le coronavirus a transformé le panier des Français", 09/04/2020 https://www.parismatch.com/Actu/Economie/Comment-le-coronavirus-a-transforme-le-panier-des-Francais-1681465
Libération, " Alimentation : le boom des réseaux de circuits courts", 2 avril 2020 https://www.liberation.fr/terre/2020/04/02/alimentation-le-boom-des-reseaux-de-circuits-courts_1783577
Contexte, "L’atterrissage incertain des stratégies alimentaires du Green Deal", 6 avril 2020 https://www.contexte.com/article/agro/latterrissage-incertain-des-strategies-alimentaires-du-green-deal-2_113699.html
Le Point, " La part de l'alimentation dans le budget des Français a fondu", 09/10/2015 https://www.lepoint.fr/societe/la-part-de-l-alimentation-dans-le-budget-des-francais-a-fondu-09-10-2015-1972013_23.php
Les Echos, "Coronavirus : les Français font des relocalisations la priorité de l'après-crise", 13/04/2020 https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/coronavirus-les-francais-font-des-relocalisations-la-priorite-de-lapres-crise-1194424#utm_source=le:lec0f
FAO, "La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture", 2019 http://www.fao.org/3/ca6030fr/ca6030fr.pdf
Solagro, scénario Afterres 2050, 2016 https://afterres2050.solagro.org/
164
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Inspirée/Expiré #21 : "Nous libérer de ceux qui dirigent la France et l'Union européenne"
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Connue / https://twitter.com/Clem_Autain/status/1259178238435303427
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Clémentine Autain @Clem_Autain
Pour nous affranchir du carcan idéologique de la dette et de l'austérité budgétaire, nous devons nous libérer de ceux qui dirigent la France et l'Union Européenne. #ConfinementJour54
1:41 - 74,7 k vues - 7:47 PM · 9 mai 2020 - 135 Retweets 334 J'aime
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Audio 19:30 -> https://aod-rfi.akamaized.net/rfi/francais/audio/magazines/r244/decryptage_20200508.mp3 - Les effets visibles du changement climatique. iStock/leolintang
La crise du coronavirus pose la question des enjeux environnementaux.
Avec les mesures de confinement, une baisse de 200 millions de tonnes des émissions de CO2 a été observée en février 2020 en Chine, soit l’équivalent de deux tiers de ce qu’émet la France en un an. Les images de la présence d’animaux sauvages dans le centre de grandes villes du monde ont circulé sur les réseaux sociaux. La pandémie permettra-elle de faire reculer la menace climatique ? Ou bien cette dernière s’imposera-t-elle plus fortement encore avec la reprise économique ?
Nos Invités :
- Maxime Combes, économiste et spécialiste du climat à Attac France
- Sébastien Treyer, directeur général de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI).
Clés : Après le Covid-19 vers un nouveau monde? Climat Coronavirus Économie Environnement
Connue / https://twitter.com/rfidecryptage/status/1258820712284000256
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RFI Décryptage @rfidecryptage @MaximCombes économiste et spécialiste du #climat @attac_fr
et @SebastienTreyer directeur général @IDDRI_ThinkTank étaient les invités de @romain_auzouy
Podcast sur @RFI 8:07 PM · 8 mai 2020·TweetDeck 29 Retweets 41 J'aime
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Cinquième épisode de notre module “L’actu confinée”, qui devient brusquement, tout à coup, subrepticement… l’actu déconfinée. Enregistré et diffusé 11 mai 2020, c’est le JOUR “J” du déconfinement façon Macron-Philippe.
Au sommaire :
- Le premier bilan de cette journée forcément très observée, avec un regard particulier sur les transports publics et les écoles.
- Le très probable déconfinement des colères, et de la manière dont l’appareil répressif de l’Etat essaie de le criminaliser à l’avance, en faisant fuiter des notes de renseignement diabolisant “l’ultra-gauche”, “l’ultra droite” et la “mouvance contestataire”.
- L’amendement du gouvernement visant à protéger les banques contre une disposition législative qui aurait suspendu les frais et commissions pour des incidents bancaires pendant la période du confinement, où le chômage explose pourtant.
- L’enquête de la journaliste Nassira El-Moaddem sur les promesses tronquées des géants de la grande distribution à leurs salariés.
- Et l’échec assez terrible de l’essai clinique européen Discovery, qui s’explique par l’absence de solidarité, voire les rivalités européennes, mais aussi par la difficulté de recruter des patients se soumettant à un protocole parasité par des controverses médiatiques.
.#Déconfinement #Manipulations #Mensonges
Catégorie Actualités et politique 463 commentaires
C’était sur LCI ce 11 mai. Le monsieur s’appelle Dominique Reynié, il est présenté par LCI comme le « directeur de le Fondapol ». Ça fait sérieux. En réalité c’est une fondation liée au parti « Les Républicains ». Monsieur Reynié est lui-même une tête de liste LR aux dernières élections régionales. Cela ne sera pas dit. Il se trouve en face d’une chroniqueuse : Roselyne Bachelot, ancienne ministre de Sarkozy, à quoi bon le rappeler ? Elle opine vigoureusement des yeux et du bonnet tandis qu’il parle. Monsieur Reynié assène : « Ni Melenchon ni le Pen ne peuvent dissimuler qu’ils n’ont jamais fait de propositions au cours de cette crise. Qu’ils n’ont jamais été capables de laisser penser qu’ils avaient la moindre idée de ce qu’il fallait faire ». le live-tweet de LCI et de la Fondapol s’empressent aussitôt de diffuser cette forte sentence.
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Évidemment, c’est le contraire en ce qui nous concerne. La France insoumise a proposé un plan de onze mesures d’urgences sanitaires, 50 amendements sur chaque texte de lois urgence sanitaire, un plan de déconfinement, une commission d’enquête, un guide des droits des travailleurs en période de confinement et un plan sur la condition étudiante dans le contexte, sept projets de lois et un projet de résolution sur la dette. Sans oublier près d’une dizaine de tribunes signées ou co-signées.
Dominique Reynié ment-il ? Je ne crois pas. Mon hypothèse est que Dominique Reynié ne sait rien de tout ça au moment où il parle. Comme beaucoup de ses congénères experts de plateau, il ne suit pas l’actualité. Il la commente sans être lui-même informé ni chercher à l’être.
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comment comprendre le silence de la journaliste qui officie à ce moment-là ? On est censé être en recherche de la vérité et de l’objectivité. Ici on est confronté à une « expertise ». Au lieu de cela, on entend proférer un pur mensonge. Pourquoi ce silence sur le plateau ? Pourquoi ? Parce que LCI penche à droite ? Possible. Et alors ? On peut être de droite et préférer la vérité à la propagande ! LCI pourrait préférer une bonne critique bien sévère de nos propositions. Pourquoi rien n’est-il dit ? Parce que la rédaction non plus ne sait rien. Elle ne travaille pas non plus. Elle ne suit pas les dépêches qui ont rendu compte de nos activités. Elle ne s’intéresse pas à la politique. Le plateau déploie un spectacle.
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Conclusion : dans cette scène, Dominique Reynié est le nom de la déchéance intellectuelle du système médiatique de spectacle. Un expert qui ne l’est pas et qui récite de la propagande face à une chroniqueuse ancienne ministre qui fait le spectacle avec une journaliste qui ne sait pas de quoi il est question. Pourquoi le système s’accommode-t-il de telles pitreries en lieu d’information ? Parce que son but n’est pas d’aider à penser mais au contraire d’empêcher les gens de le faire. C’est d’ailleurs pourquoi il a tant recours à des « experts ». Ceux-ci sont censés fournir une vérité à caractère scientifique. Ecoutez Reynié attentivement. Voyez le sens de son propos : la situation ne permet rien d’autre que ce que fait le gouvernement. Il donc vain de critiquer (cela va de soi), puisqu’il n’y a d’ailleurs aucune contre-proposition même chez les opposants les plus prêts à tout. Penser est superflu. Obéir est indispensable. Signé Dominique Reynié, Roselyne Bachelot, et LCI.
Connu / https://twitter.com/JLMelenchon/status/1259841990226849799
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... Fondapol @Fondapol · 23h @DominiqueReynie sur @LCI: "Ni Mélenchon ni Le Pen ne peuvent dissimuler qu'ils n'ont jamais fait de propositions au cours de cette crise. Qu'ils n'ont jamais été capables de laisser penser qu'ils avaient la moindre idée de ce qu'il fallait faire."
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