La Contre Matinale
Clés : Démocratie ; Macron ; Politique
Au programme de la 108ème édition de la Contre-Matinale du Média TV, présentée ce lundi 14 mars par Théophile Kouamouo
· Titrologie : Retrouvez la traditionnelle rubrique dans laquelle nous analysons les unes de la presse mainstream et revenons sur leur vision de l'agenda médiatique. Puis, un petit focus sur différents contenus proposés par nos camarades de la galaxie des médias indépendants et alternatifs…
· L’invité : Comme tous les lundis, week-end oblige, on revient sur l’actualité politique de ces derniers jours avec un invité. Cette semaine, nous recevons Gérard Filoche
Ndlr : il appelle à voter pour JLM, après avoir prôné l'unité de la gauche
Clés : Gauches ; Guerre
Bonjour tout le monde et bienvenue pour ce nouvel instant Porcher. Je suis ravie de vous retrouver. Comme chaque semaine, on va avoir des choses à dire, analyser et décrypter car nous sommes dans la ligne droite vers l’élection présidentielle et tant de discours gravitent autour de nous. Notre meilleure arme est de les connaître, et de les comprendre.
Au programme aujourd’hui, la dépendance européenne au gaz et pétrôle russes ; les tarifs records de l’essence aux pompes ; et la possibilité d’un Mélenchon au second tour de la présidentielle. C’est l’Instant Porcher.
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Le samedi 12 mars 2022, l’Union populaire réalisait une émission sur le chiffrage du programme de Jean-Luc Mélenchon, « L’Avenir en commun ». L’émission était présentée par Clémence Guetté, co-responsable du programme et Julie Maury, journaliste aux Jours Heureux.
Le candidat de l’Union populaire a introduit cette émission en expliquant comment il voulait gouverner par les besoins. Il a d’abord commencé par décrire les échecs de la politique de l’offre consistant à produire n’importe quoi n’importe comment pourvu que cela ne soit pas cher. Il en a décrit les conséquences néfastes sur le plan social, écologique et géopolitique, mais aussi le gouvernement par le temps court. À l’inverse, Jean-Luc Mélenchon a expliqué qu’en partant des besoins, on pouvait reconquérir le temps long par la planification et mettre en place une culture du durable et non du jetable. Présentant un schéma résumant ses mesures, il a expliqué que l’augmentation de la dépense publique occasionnée par la mise en œuvre du programme L’Avenir en commun serait compensée par une augmentation des recettes. Il a par ailleurs rappelé que la révolution fiscale qu’il mettrait en place permettrait à tous ceux qui gagnent moins de 4000€ par mois de payer moins d’impôt.
Plusieurs intervenants et experts se sont ensuite succédé. Anne-Laure Delatte a présenté les principales mesures pour les salaires et faire face à la pauvreté. Elle a en particulier parlé du coût pour l’État de l’augmentation du SMIC et de la revalorisation du salaire des fonctionnaires, ou encore de la mise en place de l’allocation d’autonomie pour les jeunes à 1063 euros par mois. Elle a aussi présenté le coût de deux mesures centrales : la gratuité des premiers mètres cubes d’eau et la gratuité des premières quantités d’énergie.
Manon Aubry, Éric Coquerel et Hadrien Toucel ont ensuite présenté les grandes lignes des mesures pour une révolution fiscale. Manon Aubry a ainsi expliqué ce que rapporterait le rétablissement de l’ISF, la réforme de la taxe foncière ou encore l’héritage maximum. Éric Coquerel a quant à lui parlé de la réforme de l’impôt sur le revenu, de la suppression des niches fiscales inutiles, mais aussi des changements sur la TVA. Enfin, Hadrien Toucel a conclu cette séquence en présentant les gagnants des réformes que mettra en oeuvre Jean-Luc Mélenchon.
Hugo Harari-Kermadec et Hadrien Toucel ont présenté les grandes mesures pour les jeunes et l’éducation. Hugo Harari-Kermadec a parlé du recrutement des enseignants et de la revalorisation de leur salaire. Hadrien Toucel a quant à lui parlé des mesures pour les jeunes : garantie d’autonomie, rénovations, emplois jeunes, conscription.
Maëlle Chacé a présenté les principales mesures pour la santé et l’hôpital, affirmant qu’il ne s’agissait pas de coûts mais d’investissements. Elle a en particulier parler du 100% Sécu et du plan de recrutement dans l’hôpital.
Bernard Pignerol a de son côté parlé des grandes mesures pour la police et la justice. Il a en particulier décrit la volonté de rendre la justice réellement gratuite pour les démarches courantes, mais aussi celle de lutter pour de bon contre les violences faites aux femmes.
Dans la partie «une économie au service du peuple», Cédric Durand, économiste spécialiste de la planification et des enjeux industriels a présenté le plan d’investissements de 200 milliards d’euros dans la bifurcation écologique. Il s’agit notamment de passer à 100% d’énergies renouvelables, de développer le ferroviaire, d’isoler thermiquement les logements, d’adapter nos infrastructures et de rénover les canalisations d’eau. Clément Carbonnier, lui aussi économiste, a présenté l’évolution de la fiscalité pour les entreprises pour faire moins payer les PME, et faire payer davantage les multinationales, notamment en mettant fin à leur évasion fiscale.
Aurélie Trouvé, président du parlement de l’union populaire et Eric Berr, membre de ce parlement, tous deux économistes ont présenté les effets macroéconomiques de l’Avenir en Commun. Ainsi, l’application du programme aboutira à 2,7% de croissance par an et la création de 2,8 millions d’emplois publics, privés et dans le secteur non marchand. Ainsi, au global, le choc de demande appliqué pour répondre aux besoins permettra non seulement de mieux répartir la richesse mais également de relancer l’économie.
Dans une dernière séquence de l’émission, Jean-Luc Mélenchon a fait face à quatre journalistes spécialisés, Ghislaine Ottenheimer de Challenges, Jean-Chistophe Catalon d’Alternatives économiques, Pascal Perri de LCI et Jade Grandin de l’Épervier de L’Opinion. Ces derniers avaient suivi l’intégralité de l’émission et ont interrogé Jean-Luc Mélenchon sur plusieurs aspects du raisonnement économique qui sous-tend le chiffrage présenté. Cet échange a notamment permis à Jean-Luc Mélenchon de revenir sur le mécanisme général de la relance, sur la dette, l’inflation, la création de nouveaux indicateurs économiques et sociaux et la relocalisation.
Adrien Quatennens et Sylvain Maillard• Crédits : AFP
Jeudi 24 février, la Russie envahissait l'Ukraine. Après 17 jours de guerre, les sanctions pleuvent sur la Russie. Une crise économique et énergétique menace l'Europe et l'on compte un peu plus de deux millions et demi de réfugiés ukrainiens. Une guerre qui divise les politiques sur les questions géopolitiques...
Quelle place pour la France sur la scène internationale ?
Ces derniers jours, les membres de l'OTAN et de l'UE n'ont cessé de se réunir pour faire pression sur Vladimir Poutine pour qu'il mette un terme à la guerre en Ukraine. Jamais les pays de l'UE et de l'OTAN n'avaient pris de telles décisions en si peu de temps. Des sanctions économiques contre des oligarques russes, l'interdiction d’accès des capitaux de la Russie aux marchés européens, l'exclusion de plusieurs banques du système de messagerie bancaire Swift, le gel des avoirs de la Banque centrale de Russie dans l’UE ou encore la fermeture de l’espace aérien des Vingt-Sept aux avions russes, des sanctions parmi tant d'autres. L'Union Européenne s'est également mis d'accord sur une livraison d'armes militaires à hauteur d'un milliard d'euros à l'Ukraine. Pour autant, le candidat de l'Union Populaire prône la sortie de l'UE et de l'OTAN. Pour lui, seule une France indépendante peut jouer son rôle de puissance médiatrice au service de la paix. Selon Adrien Quatennens,
Avant que Vladimir Poutine choisisse la guerre, nous disions en substance : la Russie n'a pas à envahir l'Ukraine mais les Etats-Unis n'ont pas à intégrer l'Ukraine dans l'OTAN parce que cela vient à contrevenir aux garanties de sécurité que Vladimir Poutine lui de son côté exigeait.(...) Avoir une analyse de la situation géopolitique ne veut pas dire que nous soyons amis de quelque régime que ce soit. En France vous avez des gens qui ont des complaisances de fond avec Vladimir Poutine. L'extrême droite française par exemple. Eric Zemmour qui nous dit qu'il ne faut pas accueillir les réfugiés, alors que c'est un devoir d'humanité, qui nous dit qu'il nous faudrait un Poutine à la française. On marche sur la tête. Mais Jean-Luc Mélenchon n'a strictement rien à voir avec cet autocrate. Par contre dire que la France doit sortir de l'OTAN pour retrouver son indépendance, être non-alignée, ce qui ne veut pas dire être neutre, j'insiste là dessus. Quand Vladimir Poutine viole le droit international, nous ne sommes pas neutres. Nous condamnons. Mais être non-aligné, c'est une manière de permettre que la France, sur la scène internationale, joue pleinement son rôle de puissance médiatrice. Et pour cela vous comprendrez qu'elle doit être vécue par tous ses interlocuteurs elle-même comme un interlocuteur fiable.
A l'inverse Emmanuel Macron estime que face à la guerre, l'Europe a répondu avec "unité, rapidité et esprit de responsabilité", comme il le rappelait hier au congrès de Versailles. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les dirigeants européens ont approuvé une déclaration commune par laquelle ils s’engagent à "augmenter substantiellement leurs dépenses de défense afin d’accroître leur capacité d’agir de manière autonome et d’assurer leur assistance mutuelle". Selon Sylvain Maillard, la voie diplomatique entre grande puissance est la solution pour espérer aboutir à un cessez le feu :
Je tiens à saluer les efforts d'Emmanuel Macron, mais aussi d'Olaf Scholz, de l'administration américaine d'avoir de vraies discussions avec lui (Vladimir Poutine), de tout faire, de ne pas avoir de regrets de ne pas avoir tout tenté par la voie diplomatique. Il faut continuer à avoir une discussion. Mais surtout les sanctions. Vous savez si elles sont massives, comme elles le sont à l'heure actuelle, elles auront un impact autour de lui. Il faut casser cette certitude autour de lui. Si son entourage vacille, il peut y avoir une fin à cette guerre.
Comment protéger les Français face à la crise économique et énergétique ?
Conséquences de la guerre en Ukraine, le prix à la pompe a augmenté en moyenne de 52 centimes pour atteindre plus de 2 euros le litre de carburant. Des particuliers mais aussi des entreprises (comme les ambulanciers, les chauffeurs de taxis...) sont sensibles à cette hausse. Le gouvernement a promis des aides via un "plan de résilience économique" qu'il devrait présenter en début de semaine prochaine. Le prix de l'essence mais aussi la flambée des cours du blé, la hausse des prix de l'huile de tournesol, l'explosion des prix du gaz et l'augmentation du baril de pétrole Brent... : les Français vont devoir mettre la main à la poche. Comme il l'avait fait lors de l'épidémie d Covid19, le gouvernement va venir en aide aux Français. Selon le député LREM de Paris,
Le président de la République proposera la semaine prochaine des solutions pour accompagner cette hausse massive des carburants. Je rappellerai juste que le prix du gaz est bloqué en France. (...) Ce que nous avons dit c'est que nous allons continuer comme nous l'avons fait précédemment probablement avec un chèque énergie ou ce type de modalités pour accompagner les plus précaires, ceux qui en ont le plus besoin et de faire en sorte de passer ce cap difficile. Au-delà de cela, il faut continuer à accélérer la transition énergétique car cette société carbonée n'est pas l'avenir. Nous sommes totalement dépendants d'autres sources et nous avons besoin de retrouver une autonomie qui passera par plus d'électricité, du nucléaire et de l'éolien.
Selon le député de La France Insoumise, Adrien Quatennens,
Face à cette situation, on ne pas laisser les marchés faire. Le marché c'est le chaos. Il faut donc une régulation des prix. Cela veut dire que l'on bloque les prix. Je rappelle que, jusqu'en 1986, en France, les prix étaient régulés. Si Jean-Luc Mélenchon est élu au mois d'avril, nous n'allons pas laisser le marché faire. Nous allons bloquer les prix d'un certain nombre de produits. Par exemple le carburant, qui a dépassé le prix de deux euros à la pompe ce qui fait que bientôt des gens vont être empêchés de se déplacer. On risque une paralysie de l'économie. On souhaiterait bloquer le prix du carburant à 1.40 euros. Bloquer le prix de l'énergie, même si c'est une mesure temporaire et également de certains produits de première nécessité, alimentaire et hygiénique.
Dernière ligne droite avant les élections : les débats
Candidat officiel depuis une semaine, Emmanuel Macron doit endosser son rôle de chef de l'état, de chef de guerre et de candidat en campagne. Mais la guerre en Ukraine ne lui permet pas de s'investir pleinement dans la campagne. Pour son premier meeting qui aura lieu cet après-midi à Marseille, le candidat ne sera pas présent. Nombre de ses adversaires lui reprochent de se cacher derrière la guerre en Ukraine pour occulter les sujets qui préoccupent les Français (comme le pouvoir d'achat). Le premier débat entre les candidats aura lieu ce lundi, sans Emmanuel macron. Mais est-ce parce qu'il consacre toute son énergie à la guerre en Ukraine qu'il ne peut pas débattre avec les autres candidats ? Selon le député de la France Insoumise
Au contraire. La démocratie a intérêt au débat. Quand j'entends Monsieur Macron dire je ne vais pas débattre parce que les précédents ne l'ont pas fait. Franchement, d'un Président qui se prétendait moderne et disruptif, j'ai envie de lui dire, en quoi parce que les autres ne l'ont pas fait, nous ne pourriez pas vous le faire ! On connaissait plutôt Emmanuel Macron amateur de panache et de confrontations politiques. Que craint-il ? Evidemment il craint son bilan qui est un fardeau. Le bilan d'Emmanuel Macron c'est que 5% personnes possèdent autant que 27 millions de français. Pas parce que c'est tombé du ciel, mais par la politique qu'il a menée. Donc oui nous avons besoin de débats et aucun contexte ne peut justifier qu'une élection présidentielle, dont on sait qu'elle est la grande élection majeure de ce pays, se transforme en reconduction administrative du sortant. Il faut du débat, de la confrontation d'idées. C'est une nécessité de salubrité pour la démocratie.
Mais Sylvain Mallard, le député LREM de Paris le rappelle :
Aucun Président de la République n'a fait un débat de premier tour. Imaginez la situation. On est avec 11 candidats face à Emmanuel Macron. Chacun peut parler dix minutes. Tout le monde attaquerait le Président. Et honnêtement vous avez vu le dernier débat entre Valérie Pécresse et Eric Zemmour, alors qu'ils n'étaient que deux. C'est cela dont ont envie les Français ? Vous pensez que des programmes, des idées, des lignes de clivages vont apparaitre par ce débat ? Je crois que c'est un faux débat. Les candidats ont largement de quoi s'exprimer en France. La vérité c'est que pour beaucoup d'entre eux, il n'y a rien dans leur programme. Il n'y a pas d'alternatives. (...) Il ne peut pas y avoir débat s'il n'y a pas respect et écoute.
Les premières propositions des candidats
Alors que Jean-Luc Mélenchon consacrera trois heures ce soir à défendre le chiffrage de son programme, Emmanuel Macron distille au compte gouttes quelques propositions de son programme (comme la retraite à 65 ans avec un minimum de 1100 euros, le triplement de la prime Macron, le rétablissement des mathématiques dans le tronc commun aux lycées, la suppression de la redevance audiovisuelle...). Le candidat de l'Union Populaire souhaite une retraite à 60 ans, ce que défend Adrien Quatennens
Ces dernières années, la productivité a beaucoup augmenté. Mais les salaires n'ont pas augmenté en proportion et le mouvement historique de diminution de temps de travail s'est interrompu. Alors à qui profite le crime ? Dire aux Français comme le fait Emmanuel Macron, il va falloir travailler plus, c'est une manière pour lui de dire je n'ai pas l'intention de partager les richesses. (...). La retraite à 60 ans est une nécessité pour plusieurs raisons. A 62 ans 1/4 des plus pauvres meurent. Après toute une vie de labeur, on doit pouvoir profiter de ce temps de la retraite dans lequel on se rend utile par plein d'aspects. Par la diminution du temps de travail, par la planification, en créant de l'activité et de l'emploi on peut remplir les caisses de cotisation.
Le Président de la République avait annoncé en 2017 une réforme des retraites. Une réforme qui n'a pas eu lieu... Mais selon Sylvain Maillard,
la réforme des retraites n'a pas pu se faire car il y avait des contestations et parce qu'il y a eu l'épidémie de Covid19. (...) Nous proposons une retraite à 65 ans car il va falloir travailler plus longtemps. J'adorerais pouvoir dire vous travaillerez moins. Mais nous ne pourrons pas financer notre modèle social, auquel nous sommes tous si attachés, extrêmement redistributif, si nous ne travaillons pas suffisamment. C'est comme cela que ça fonctionne. Travailler plus, cela ne veut pas dire travailler plus sur la semaine, cela veut dire travailler plus tout au long de sa vie. (...) Et je crois que les Français sont prêts à faire cet effort important pour être sûrs de pouvoir financer la retraite des plus âgés.
Un second tour Mélenchon - Macron ?
Jean-Luc Mélenchon peut croire en un second tour face à Emmanuel Macron. Selon le dernier sondage BVA, il poursuit sa remontée et serait crédité de 12.5% d'intentions de vote, devançant Valérie Pécresse (12%), talonnant Eric Zemmour (13%) mais encore loin derrière Marine Le Pen (17%) et Emmanuel Macron (30%). Pour espérer arriver au second tour, le candidat de l'Union Populaire appelle Fabien Roussel à le rejoindre. Selon Adrien Quatennens,
Il est clair que ce qui a été possible en 2012 et en 2017 avec le Parti Communiste français et nous était plutôt une réussite du point de vue des scores que nous avons obtenus. Et personne ne comprend que cela ne soit pas possible aujourd'hui. L'expérience nous montre que l'électorat du Parti Communiste et de la France Insoumise, non seulement s'additionne, mais provoque une dynamique. Je me souviens d'une discussion que nous avions eue en novembre 2020, Fabien Roussel me disait "je vous demande de respecter que j'irai jusqu'au bout. En revanche, s'il y a une capacité pour l'un d'entre nous d'être présent au second tour, j'y réfléchirai." Je lui dis camarade c'est le moment de réfléchir.
Selon Sylvain Maillard, Emmanuel Macron ne se projette pas dans le second tour. On a une campagne de premier tour à faire et on la fait au quotidien en permanence. Convaincre l'ensemble des Français de voter pour Emmanuel Macron, les convaincre de venir voter. Et de toutes les façons nous nous adapterons au candidat qui sera en face de nous au second tour. Ce n'est pas à nous de choisir. Nous on fait campagne mais rien n'est acquis. Il faut être là. Il faut être en permanence sur le terrain, convaincre, expliquer. Parce qu'une campagne, ce n'est pas uniquement un vote. C'est aussi ce qui va nous permettre de la transformation dans les mois, dans les années à venir.
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?0iuEsg
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🗳 Jean-Luc Mélenchon se prête aujourd'hui à l'exercice de "L'interview face cachée". RDV les jeudis et dimanche à 19h pour des interviews de tous les candidats à l'élection présidentielle.
Pour découvrir la vidéo de décryptage du programme de Jean-Luc Mélenchon, l'Avenir en Commun : https://youtu.be/qgLorzVBy_U
Le programme intégral de Jean-Luc Mélenchon : https://melenchon2022.fr/programme/
"L'interview face cachée" est une série d'interviews conçue par HugoDécrypte et réalisée en coproduction avec Mediawan Digital Studio.
CHAPITRES
00:00 Introduction
01:36 Thème 1
08:39 Thème 2
15:09 Thème 3
16:58 Thème 4
24:28 Thème 5
30:45 Thème 6
36:34 Thème 7
38:00 Conclusion
CRÉDITS
Journalistes : Hugo Travers, Paul Bonnaud, Anais Lochon, Manon de Cabarrus, Alice Diem
Production : Julien Potié
Programmation : Anais Lochon
Montage : Stanley Duplan
Mixage : Gildas Préchac
Miniature : Manon Payet
‣ Mediawan Digital Studio Edouard Benadava Marion Gazeau
‣ 3e Œil Productions Mathilde Jarry Maxime Beaufils
‣ Eliote
‣ Bestimage Pierre Perusseau
Connu / https://twitter.com/JLMelenchon/status/1503075963235704837
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Mélenchon 2022 🐢 a aimé Jean-Luc Mélenchon @JLMelenchon · 5h - 48 - 359 - 1143"
Tr.: ... des pension de famille avec un accompagnement ...
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Rendez-vous ce vendredi 11 mars à 20h pour un meeting de l’Union populaire à Toulouse avec Clémentine Autain, Bénédicte Taurine et Sabine Rubin. Partagez et réagissez avec #MeetingToulouse.
*Tr.: ... Kurdes ... femmes, vie, liberté ... Elsa ?? gamblin ?? ...
#APEF2022 #ProduireEnFrance - 5 170 vues - 732 - 47,2 k abonnés - 65 commentaires
Adrien Quatennens était ce vendredi 11 mars à Bordeaux afin de présenter le programme économique de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle 2022 lors des Assises du Produire en France.
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Nouvel entretien autour du programme l'Avenir en commun. Albert Levy, ancien magistrat et membre du Parlement de l'Union populaire, est venu parler avec Julie Maury de la précarisation du service public de la justice sous Macron. Il y a également évoqué la question de l'indépendance de cette institution.
Tr.: rétablir le juge d'instance ... lutte contre la corruption, la délinquence en col blanc
Automotive Cells Company (ACC) a inauguré ce 11 mars son usine pilote à Nersac, près d'Angoulême. C'est là que la co-entreprise entre Total Saft et Stellantis, qui associera bientôt Mercedes, va tester, roder et optimiser les lignes de production de batteries lithium-ion des futures gigafactories française et allemande. Mais plusieurs gros défis restent à surmonter.
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Sortie de terre en seulement treize mois, cette usine pilote ou "centre d'excellence industrielle" constitue la deuxième des quatre briques déployées par la co-entreprise créée en 2020. Avec déjà 450 salariés et 700 prévus fin 2022, ACC veut devenir dans quelques années rien de moins que "le leader européen des cellules et modules de batteries pour véhicules électriques", comme le martèle Yann Vincent Le directeur général d'ACC
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Valider, régler, optimiser, former
Quelques mois après le centre de R&D implanté à Bruges, dans la banlieue bordelaise, avec déjà plus de 300 collaborateurs, c'est donc au tour de l'usine pilote de Nersac d'être inaugurée. Suivront l'usine géante de Douvrain, dans le Pas-de-Calais, en 2023, puis la gigafactory jumelle à Kaiserslautern (Allemagne) en 2025. En rythme de croisière, ACC ambitionnera alors de produire suffisamment de modules pour équiper entre un et deux millions de véhicules par an pour viser 10 % d'un marché européen évalué, toutes choses égales par ailleurs, à un besoin annuel de 12 à 14 millions de batteries électriques en 2030. Pour cela, "l'Airbus des batteries" devra continuer à avancer vite au regard des nombreux projets concurrents sur le sol européen dont notamment Verkor (France), Envision ou encore Northvolt (Suède).
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#MeetingStOuen - 3 513 vues - 468 - 15,9 k abonnés - 6 commentaires
Rendez-vous ce jeudi 10 mars à 19h pour un meeting de l'Union populaire à Saint-Ouen avec Clémentine Autain, Éric Coquerel, Diangou Traoré et David Guiraud. Partagez et réagissez avec #MeetingStOuen.
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Le jeudi 10 mars 2022, Jean-Luc Mélenchon était l'invité des Grandes Gueules sur RMC. Il a d'abord répondu aux questions concernant sa position sur le conflit en Ukraine. Il a rappelé que la position non-alignée qu'il défend pour la France ne veut pas dire une neutralité sur le conflit en cours. Il a donc réaffirmé sa condamnation de l'invasion russe en Ukraine. Il a rappelé qu'il alerte depuis des années sur le risque d'un conflit armé dans un pays qui compte 16 réacteurs nucléaires et la centrale de Tchernobyl.
Le candidat de l'Union populaire a posé la question de l'efficacité des sanctions contre la Russie qui frappent l'ensemble de la population. Il a appelé à des répliques ciblées sur les oligarques pour faire céder les soutiens matériels du régime de Poutine. Il a par ailleurs posé la question du prix des matières premières, notamment du pétrole et du gaz, et a rappelé que les États-Unis étaient entrés en discussion avec le Venezuela et l'Iran sur le sujet.
Jean-Luc Mélenchon a ensuite parlé du logement. Il a dénoncé le fait qu'on ne puisse pas parler de ce sujet dans la présidentielle. Il a expliqué que pour faire face à l'augmentation du coût du logement, il fallait en construire davantage, et il a rappelé que son programme prévoyait d'en construire 200 000 par an. Il a aussi dit qu'il bloquerait les loyers. Concernant le pouvoir d'achat au sens large, il a affirmé vouloir bloquer les prix des produits de première nécessité et ramener les prix du carburant à 1,40 euros le litre.
Le candidat de l'Union populaire a ciblé la volonté de Macron de porter la retraite à 65 ans. Il a affirmé que, pour sa part, il la rétablirait à 60 ans. Il a aussi expliqué comment financer cette mesure. Il a aussi dit qu'il porterait la retraite au niveau du SMIC revalorisé à 1400 euros pour une carrière complète et a affirmé être l'ami des petits patrons du fait de ses mesures en faveur du pouvoir d'achat qui font tourner les petits commerces.
Enfin, Jean-Luc Mélenchon a répondu aux questions des intervenants sur le plateau concernant la police, l'islamisme ou encore l'après-présidentielle. Il a par ailleurs affirmé qu'un second tour face à Macron serait l'occasion d'un vrai débat sur des sujets sérieux comme l'école, le logement, la retraite ou les salaires.
Connu / https://twitter.com/JLMelenchon/status/1501861189630173184
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Jean-Luc Mélenchon @JLMelenchon · 13h
EN DIRECT - @JLMelenchon est l’invité des #GGRMC. Suivez le live-tweet !
99 - 454 - 858
"
#GenerationMelenchon #UnAutreMondeEstPossible - 4 615 vues - 677 - 47,1 k abonnés - 21 commentaires
Ce mercredi 09 mars à partir de 19h45, suivez en direct la réunion publique de Massy avec Adrien Quatennens !
Ndlr : une bénévole du secours populaire, membre du parlement de l'union populaire, un conducteur de train à la sncf
@Actuenviro
#BatteriesBasCarbone #mobilité #StockageEnergie @VerkorSA
actu-environnement.com
Batteries : Verkor ouvrira son centre d'innovation à Grenoble d'ici cet été
L'entreprise industrielle Verkor, spécialisée dans la production de batteries, inaugurera le laboratoire de son centre d'innovation avant l'été 2022, à Grenoble, a annoncé la société, le 7 mars....
7:06 PM · 9 mars 2022·Echobox
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Eric Coquerel était invité d'un débat entre représentants des partis politiques. Il a défendu :
⚡️La souveraineté énergétique de la France passe par les énergies 100% renouvelables et non avec le nucléaire qui pose un réel danger en termes de sécurité.
📈 Les prix des énergies, du gaz, des carburants explosent : il aurait fallu bloquer les prix dès le début, mieux redistribuer les dividendes des géants qui profitent de la situation (💰Total a engrangé $16 milliards en 2021)
🇷🇺Concernant les sanctions économiques envers la Russie : elles doivent être ciblées contre les oligarques proches de Poutine et qui profitent de son sytème. Il n'est pas pour cibler le peuple russe et risquer ainsi qu’il se solidarise avec Vladimir Poutine.
▶️ Revoir le replay du débat sur France info : https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/franceinfo/votre-instant-politique/
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💥Jean-Luc Mélenchon en 3ème position ! Nous sommes aux portes du second tour ! Mélenchon peut gagner !
🎙Il faut privilégier des sanctions économiques efficaces car ciblées contre les oligarques proches de Poutine et qui profitent de son sytème. Je ne suis pas pour cibler le peuple russe et risquer ainsi qu’il se solidarise avec Vladimir Poutine.
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Le mercredi 9 mars, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence de presse sur les conséquences en France de la guerre en Ukraine. Il a dénoncé l'état de la démocratie en France alors que l'Assemblée nationale ne tient plus session, que le Sénat ne pose plus de questions au gouvernement et que les décisions du président sont prises en conseil de défense. Il a appelé à un débat public sur les questions géopolitiques et de défense et a rappelé qu'il en avait déjà fait la proposition à Emmanuel Macron qui n'y avait pas donné suite.
Le candidat de l'Union populaire à l'élection présidentielle a appelé à frapper les oligarques russes pour isoler politiquement Vladimir Poutine. Il a dénoncé ceux qui l'accusent de tenir des positions pro-poutine alors que sa vie témoigne d'un engagement contraire. Il a dit qu'il fallait d'urgence bloquer les prix en France pour faire face à la flambée due à la guerre d'Ukraine.
Enfin, interrogé sur un sondage qui le place à deux doigts du second tour, Jean-Luc Mélenchon a expliqué que s'il y parvenait, cela serait l'occasion d'avoir un vrai débat d'entre deux tours sur la question sociale, le pouvoir d'achat et la retraite. Il a expliqué que soit on aurait Zemmour ou Le Pen face à Macron, soit on aurait la possibilité d'un second tour où il serait présent pour parler de ces sujets.
#EmissionPopulaire - 6 430 vues - 851 - 15,7 k abonnés - 0 commentaire
L'Émission populaire n°13 avec Aline Lo Tutala, Nadège Abomangoli et Isabelle Alonso !
Les sujets :
- Le bilan d'Emmanuel Macron
- Mélenchon, candidat féministe
- Le patriarcat en 2022
- Les femmes engagées dans la lutte
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Raquel Garrido aux manettes de l'Émission Populaire, une émission 100% politique et 100% populaire ! Un espace de débat pour commenter et réfléchir à cette campagne présidentielle française et surtout... à l'après-Macron 😉
Tribune
Nelly Vallance, présidente du Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC), Véronique Marchand et Nathalie Montero, co-présidentes de la Confédération nationale des foyers ruraux, et Dominique Marmier, président de la Fédération nationale Familles rurales, plaident pour un renforcement du train à la campagne, afin de sortir du tout-automobile.
...
Qu’on ne se méprenne pas : si on offre une alternative efficace au tout-automobile et au tout-camion, on donnera aux ménages des marges de manœuvre supplémentaires et on désengorgera des axes hyperfréquentés au bénéfice de la sécurité, de l’environnement et de l’accès plus égalitaire aux services parfois éloignés de dizaines de kilomètres des ruraux concernés. Il est grand temps que l’on mise sur le ferroviaire, l’un des transports d’avenir du XXIe siècle.