Éco-anxiété, solastalgie, psychoterratie… la crise du climat est à l’origine de maux inédits. Et parfois d’une prise de conscience radicale.
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Alice Desbiolles, médecin de santé publique, est spécialisée en santé environnementale. Elle connaît bien ce processus. Dans son travail, elle est de plus en plus souvent confrontée aux multiples émotions de patients envahis par les problèmes liés à l’urgence climatique. Sans pouvoir les rassurer sur l’état du monde, elle tient à les rassurer sur leur état à eux. Selon elle, être anxieux est une réaction parfaitement rationnelle. C’est l’inverse qui serait anormal. Par ailleurs, elle constate que cet état qui accompagne généralement le pic de conscientisation peut aussi être un levier. « L’organisme réagit au stress. Si ce dernier est aigu, il peut être considéré comme positif, car il nous prépare à l’action. »
Mais Alice Desbiolles reconnaît que ce n’est pas toujours le cas. « Le problème, c’est quand le stress devient chronique. Il y a alors un risque de dépression et, sur le volet somatique, cela peut déclencher des problèmes d’insomnie, de céphalées, des troubles cardio-vasculaires... » Au terme d’« éco-anxiété » qui fleurit dans les médias, Alice Desbiolles préfère celui de « solastalgie », moins réducteur. Car ceux qui prennent conscience du collapse ne ressentent pas uniquement de l’anxiété. Leur panel d’émotions est bien plus large.
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analogie avec les cinq étapes du deuil. Dans l’ordre, ou le désordre, tout le monde devra d’abord sortir du déni (non, la chose n’existe pas...), puis affronter la colère (quand je découvre l’ampleur du scandale...), la négociation (en est-on bien sûr ?), la dépression (l’éco-anxiété), pour, à la fin, et avec de possibles rechutes, connaître l’acceptation qui permet de passer à l’action.
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Ce n’est pas le modèle adopté par le psychologue Pierre-Éric Sutter, cofondateur avec Loïc Steffan et Dylan Michot de l’Observatoire des vécus du collapse, lequel a récemment conduit une étude auprès de 1 600 personnes vivant en France pour savoir, d’un point de vue psychologique mais aussi sociologique, comment ils vivent l’évolution des enjeux écologiques ou environnementaux. Lui privilégie une grille de lecture comprenant quatre sociotypes également inspirés par une intuition de Pablo Servigne. Ce canevas croise états émotionnels et postures conatives. Ainsi, on trouve :
le pessimiste-passif (« À quoi bon, tout est foutu »),
l’optimiste-passif, qui peut être « collapsophobe » (« la science va bien nous tirer de là »)
le pessimiste-actif (le survivaliste qui vise l’autonomie)
et, enfin, l’optimiste-actif.
C’est dans cette quatrième et dernière catégorie qu’on trouve les néotransitionneurs. L’optimiste-actif admet l’avènement du collapse mais il choisit de s’y préparer activement, pour lui mais aussi pour toute la communauté, avec le souhait de mettre en place un système alternatif.
Education
L'école parisienne s'associe au groupe Sopra Steria, partenaire important du ministère des Armées, pour lancer une chaire dédiée aux concepts de gouvernance et souveraineté numériques.
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articuler ce projet autour de trois axes principaux: le droit du numérique, la régulation et le rôle du digital dans la fabrication de l'opinion, précise Floran Vadillo, directeur défense et sécurité chez Sopra Steria et ancien conseiller de l'ex-Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas. Cette chaire s'intéressera ainsi aux questions liées au Cloud Act (loi fédérale qui permet au gouvernement américain d’avoir accès aux données stockées dans des datacenters appartenant à des sociétés d’origine américaine, Ndlr), à la fiscalité des Gafam ou à l'utilisation des réseaux sociaux comme outils politiques."
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le député Raphaël Gauvain, auteur d'un rapport étayé sur la souveraineté de la France et l’extraterritorialité des lois américaines, la patronne du digital chez Carrefour, Amélie Oudéa-Castera, l'ex-président du conseil italien, Enrico Letta, ou encore le chef du service d'intelligence économique de Bercy (Sisse), Joffrey Célestin-Urbain.
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Dans une enquête publiée dimanche 3 novembre sur Mediapart, Adèle Haenel accuse le réalisateur Christophe Ruggia d’« attouchements » et de « harcèlement sexuel » lorsqu’elle était âgée de 12 à 15 ans. La comédienne revient sur son choix de briser le silence qui pèse aujourd’hui sur d’autres victimes de violences sexuelles.
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Comment faire prospérer les projets collectifs quand le système n’entend que la propriété privée individuelle ? À Notre-Dame-des-Landes comme à Clayrac (commune de Bio, Lot), en passant par le Réseau pour les alternatives forestières, de multiples projets communs se sont emparés d’un outil juridique né sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le fonds de dotation. ... petit bijou du libéralisme : une structure juridique, aussi facile à créer qu’une association, qui peut ensuite recevoir sans aucune limite des dons de biens ou d’argent, avec une déduction fiscale de 66 %, afin de les redistribuer à des initiatives d’intérêt général. ... c’est les pouvoirs d’une fondation avec la facilité de gestion d’une association. ... pensé comme un outil de défiscalisation massive et un levier du désengagement de l’État.
« Le droit français est réactionnaire, il ne reconnaît pas la propriété collective »
... Société civile immobilière ou groupement foncier agricole restent « des structures capitalistiques, où chacun a des parts qu’il peut vendre ». ... la foncière Antidote, « un fonds de dotation qui aide à la collecte de fonds pour racheter des lieux collectifs, dans différents endroits, et qui les met en réseau », selon Nico. Dans leur ligne de mire, l’achat d’un café associatif, d’un centre social autogéré, ou d’un tiers lieu en milieu rural comme la Talvère. ... le terrain ou la maison remis à un fonds de dotation devient un bien commun ... L’ensemble de l’économie ayant payé pour ce bien, il appartient alors à la communauté, laquelle en confie l’usage à une ou plusieurs personnes ». Et quand ces personnes s’en vont, d’autres arrivent, sans avoir à payer le ticket d’entrée de l’achat immobilier. La propriété privée se change alors en propriété d’usage. Autrement dit, celles et ceux qui habitent et usent du lieu ont des droits, une forme de propriété, mais qui prend fin dès lors qu’ils ne l’utilisent plus. Ainsi, une fois la Talvère achetée, les habitants de la fermette signeront un bail emphytéotique de 99 ans avec le fonds de dotation, un contrat qui leur donnera des droits d’usage et un devoir d’entretien contre un loyer symbolique. ... Fin 2017, le Réseau pour les alternatives forestières a lancé son fonds, Forêts en vie, « pour préserver les forêts sur le long terme ». Cette année, Mediapart a choisi de placer « 100 % de son capital dans une structure à but non lucratif qui, en le sanctuarisant, le rendra inviolable, non cessible et non achetable ». ... à Notre-Dame-des-Landes ... dès début 2017, bien avant l’abandon de l’aéroport, se rappelle Geneviève Coiffard-Grosdoy, activiste historique de la lutte. Nous voulions pérenniser la Zad, ce qui signifiait préserver les terres, afin qu’elles ne retournent pas à l’agrandissement et permettent au contraire de nouvelles installations paysannes ... les « 6 points pour l’avenir de la Zad » https://reporterre.net/IMG/pdf/6pointszad-a3-2.pdf ... Les statuts de ce fonds baptisé « La terre en commun » https://encommun.eco/ ... de nombreuses critiques, auxquelles les défenseurs de La terre en commun ont répondu dans un texte, Prise de terres https://reporterre.net/IMG/pdf/ete_livret_nb.pdf, publié cet été ... des gens se rendent compte que la logique capitalistique est nuisible à nos constructions collectives et qu’il faut s’en défaire ... moyen de « gagner en citoyenneté active » ... On va aller chercher des particuliers qui ont envie de mettre des petites et des moins petites sommes, qui se retrouvent dans les valeurs du fonds, mais on a aussi une ambition de publicité assez large, pour chercher des mécènes, des soutiens au-delà du lieu lui-même
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Prise de terre(s), Notre-Dame-des-Landes, été 2019 - i à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?Z_qRoQ
Lire aussi : Autour de la Zad, la bataille politique de la propriété privée https://reporterre.net/Autour-de-la-Zad-la-bataille-politique-de-la-propriete-privee
Après avoir participé à presque tous les partis de gauche, Corinne Morel Darleux est une déçue de l’action partisane, qui n’est plus adaptée, selon elle. Elle se sent désormais à une place plus juste dans les mouvements d’action plus radicale et concrète, dans la désobéissance civique.
Dans son livre au titre sombre Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce (Libertalia), elle défend, face à la catastrophe écologique, le recours à l’action directe, couplée à une éthique personnelle de résistance et de décroissance. Corinne Morel Darleux a pourtant écumé les partis et accumulé les responsabilités politiques. Mais de cette action institutionnelle, elle tire un constat d’échec. Après avoir tenté d’entraîner, via le mouvement Utopia, le Parti socialiste (PS) vers l’écologie radicale, elle a cofondé en 2008 le Parti de gauche (PG), puis travaillé à ancrer dans l’écosocialisme le Front de gauche, puis La France insoumise (LFI). L’an dernier, cette Drômoise d’adoption a quitté la direction du PG et LFI. Si elle reste élue d’opposition au conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes où elle siège depuis 2010, elle se consacre au militantisme de terrain, du soutien des solidaires de la frontière franco-italienne à celui des écologistes du Rojava, la zone kurde en Syrie, en passant par Extinction Rebellion, dont elle est une «compagne de route».
... L’urgence écologique s’accélérant ... Le bouillonnement intellectuel et politique des premières années du PG s’est ainsi étiolé au profit du commentaire d’actualité, des polémiques au sein de LFI. On a délaissé le débat de fond et le projet. L’abandon de l’écosocialisme a été une erreur. ... Extinction Rebellion (XR) ... nous n’avons que très peu d’années pour essayer d’infléchir les pires scénarios du Giec. L’une des idées centrales de XR, c’est «Hope dies, action begins» («l’espoir meurt, l’action peut commencer»). Il faut assumer une certaine gravité dans le discours, dans la symbolique, et arrêter avec la volonté de toujours positiver, de ne pas faire peur ... extension du mouvement des ZAD ... La solidarité avec les mouvements récents des gilets jaunes et des quartiers populaires doit se faire partout. Il faut politiser une population de sensibilité écologiste qu’on n’avait pas l’habitude de voir militer en réinventant les lieux, l’organisation et la forme des luttes. ... face à la disparition du vivant, certaines formes d’action légitimes passent par la destruction d’infrastructures matérielles. La limite aussi bien de XR que de certains gilets jaunes, c’est le recours trop régulier à des actions symboliques et à des revendications tournées vers le gouvernement. Il nous faut repenser cette culture du rapport de force qui a construit la gauche ouvrière mais n’est plus adaptée. On a passé des années à tenter d’être le plus nombreux possible au même endroit, sur le même mot d’ordre. Cela nous a coûté très cher, on est trop souvent sortis fâchés de cette recherche d’unité. Il faut passer à une forme d’acupuncture politique ... l’archipélisation des luttes ... îlots de résistance émergents ... stratégie coordonnée et des objectifs communs ... collectif Deep Green Resistance, je ne crois pas qu’on ait théorisé cette convergence internationale d’actions aussi différentes, qui n’est ni un mouvement insurrectionnel mené par une élite ni un mouvement spontané. ... deux constats : l’écologie est incompatible avec le capitalisme, les questions sociales et écologiques sont indissociables. ... refuser de parvenir, cesser de nuire, cultiver la dignité du présent ... nous sommes la nature qui se défend ... On peut marier radicalité du fond et aménité de la forme, action radicale et élégance. Je plaide pour le retour du panache !
Connu / https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?UMdspA
Ndlr : en tous points en accord avec CMD, sauf qu'il ne faut renoncer à rien et surtout pas à la politique élective tant qu'on n'a pas mieux en terme de démocratie élective. Donc être en dualité. Dans le cas de CMD, je peux comprendre qu'elle a fait sa part...
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Le bilan est lourd à la préfecture de police de Paris... Jeudi 3 octobre, aux alentours de midi, un agent administratif -armé d’un couteau de cuisine- a agressé violemment ses collègues. Trois policiers et une employée ont été tués. Une autre employée a été blessée. L’assaillant, un homme de 45 ans, travaillait depuis 2003 au sein de la préfecture de police. Il était employé comme informaticien au sein du service technique de la DRPP et souffrait d'un handicap de surdité. L’enquête, d’abord confiée au parquet de Paris, a été reprise hier par le parquet national antiterroriste sous les qualifications "d'assassinat et tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste", ainsi que pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".
Plusieurs éléments laissent à penser qu’il pourrait en effet s’agir d’une attaque terroriste. Son épouse a expliqué en garde à vue le "comportement inhabituel et agité" de son mari la veille de son passage à l'acte. Il lui aurait confié qu’Allah lui avait parlé et demandé d’agir. Le matin même de l’agression, il achète deux couteaux et prévient sa femme par SMS. Cette dernière lui répond : "Seul Dieu te jugera". De plus, plusieurs contacts de proches de salafistes ont été retrouvés dans son portable.
Ces dernières années, les policiers et militaires sont la cible privilégiée des terroristes. En 2012, Mohammed Merah déclenche une série d’attentats à Toulouse et Montauban, et assassine -entre autres- trois soldats. En janvier 2015, une jeune policière municipale martiniquaise, Clarissa Jean-Philippe, est abattue d'une balle dans le dos par Amedy Coulibaly, à Montrouge, après les attentats de Charlie Hebdo. En 2016, à Magnanville, c’est un couple de policiers qui est tué sauvagement, à son domicile, par Larossi Abballa, un islamiste radical. Plus récemment, en avril 2017, sur les Champs-Elysées, un homme armé d'une kalachnikov tire sur un fourgon de police, tuant le conducteur et blessant deux autres policiers avant d'être abattu.
Mais que pèse véritablement l’Etat Islamique (EI) aujourd’hui ? En mars 2019, les forces démocratiques syriennes (FDS), fer de lance de la lutte antidjihadistes, s’emparaient du dernier territoire tenu par les terroristes du groupe EI à Bahgouz, en Syrie. A son apogée en 2014, l'EI contrôlait un territoire aussi vaste que la Grande-Bretagne en Irak et en Syrie. Mais il semble que la fin territoriale de Daesh n’ait pas vraiment entraîné sa mort : en août dernier, le Pentagone indiquait que l’organisation était en train de resurgir en Syrie et de se renforcer en Irak. Il y aurait entre 14 000 et 18 000 combattants toujours actifs selon cette même source.
Quelles sont les motivations de l’auteur de la tuerie de la préfecture ? Était-il radicalisé ? Comment un agent « habilité secret-défense » a-t-il pu basculer au sein même de la préfecture de police ?
Les invités :
. Eric PELLETIER, grand reporter au « Parisien »
. Mathieu DELAHOUSSE, grand reporter à « L’Obs »
. Driss Aït Youssef, docteur en droit public, spécialiste des questions de sécurité
. Béatrice BRUGERE, secrétaire générale du syndicat FO des magistrats, ancienne juge anti-terroriste
Catégorie Divertissement
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L'histoire est indispensable pour comprendre le présent : assurément... et voilà un lieu commun somme toute rassurant. Mais quelle(s) histoire(s), faite(s) par qui, et comment ? Y-a-t-il une manière neutre d'aborder le passé, ou plus recommandable que d'autres qui seraient trop orientées ou militantes ? Les historiens peuvent-ils s'ériger en arbitres des usages du passé – en particulier de ses usages ou instrumentalisations politiques ? Le savoir et l'érudition sont-ils en mesure de dire le dernier mot sur ce qui a eu lieu, et quelles seraient les conséquences de cette prétention ?
La pensée d'un philosophe du XIXe siècle, Friedrich Nietzsche (1844-1900), aide à poser ces problèmes très actuels. En 1874, dans sa deuxième "Considération inactuelle", intitulée "De l'utilité et des inconvénients de l'histoire pour la vie", Nietzsche mettait en évidence les enjeux cruciaux de la "science historique" et de notre rapport au passé. Pour nous en parler, "La grande H." reçoit Dorian Astor, philosophe, germaniste et spécialiste de Nietzsche.
Motion design Jaques Muller, montage Bérénice Sevestre.
Une émission de Julien Théry.
Pour en savoir plus
– D. Astor, Nietzsche, Biographies Gallimard, 2011
– D. Astor, Nietzsche. La détresse du présent, Folio, 2014
– D. Astor, Dictionnaire Nietzsche, Robert Laffont, 2017
– G. Colli, Après Nietzsche, trad. fr. L'éclat, 1987, rééd. 2000.
– G. Deleuze, Nietzsche, PUF, 1965, rééd. 1999
– G. Deleuze, Nietzsche et la philosophie, PUF, 4e éd. 1974
– M. Foucault, « Nietzsche, la généalogie, l'histoire », dans Hommage à Jean Hippolyte, PUF, 1971, p. 145-172, téléchargeable en ligne : https://www.unil.ch/files/live/sites/...
– M. Montinari, Friedrich Nietzsche, trad. fr. PUF, 2001.
– M. Perrot (dir.), L'impossible prison, Le Seuil, 1980
Clés : #Nietzsche #LaGrandeH
Catégorie Actualités et politique 105 commentaires
Transcription :
... histoire neutre, impartiale ? objectivité ? présuppose que l'histoire est une science ce qui n'est qu'une considération de l'histoire ... deux couples : la mémoire et l'oubli. la connaissance et l'action ... l'oubli permet des régénérations ... l'historien est un interprête ... neutre ... le constructivisme "nous ne connaissons que les objets que nous construisons" Les objets dépendent entièrement des structures de notre pensée. sujet / objet. ya des structures à priori avant tout rapport à l'expérience. sujet pensé en dehors. ... le christianisme et le vivant +++, le nihilisme
4:31
MOBILISATION | 🎥 Nous étions ce matin devant l'UNEDIC à Paris avec la CGT Confédération Générale du Travail et Comité ...
L'association
Réseau régional des acteurs du développement local, Citoyens et Territoires - Grand est (anciennement Carrefour des pays lorrains) accompagne élus et acteurs du développement local dans le grand Est. Membre du réseau national l’UNADEL (Union nationale des acteurs et structures de développement local), l'association est présidée par Olivier Jacquin.
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7, rue Alexandre III 54170 Colombey-les-Belles
Téléphone : 03 83 52 80 62
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utilise une base de données MySQL hébergée sur un serveur Apache/Linux par la société Nivalys- 20 rue Raymond Poincaré - 54520 Laxou
La technologie adoptée pour publier le site internet est le CMS Drupal, logiciel Open-source diffusé sous licence GPL.
Economie Sociale et Solidaire, Essaimage, Non classé, Simplon.co ici et ailleurs | 0 commentaires
Après 6 ans d’expérience, Simplon.co libère et met à disposition sa méthode à destination d’acteurs engagés qui souhaitent permettre aux personnes les plus éloignées de l’emploi de se former gratuitement au numérique.
...
Présentation Simplon OpenCommons https://simplon.co/wp-content/uploads/2019/06/Simplon-OpenCommons-pr%C3%A9sentation-06_2019.pdf
...
Présentation complète du Réseau https://simplon.co/wp-content/uploads/2019/06/R%C3%A9seau-des-Fabriques-pr%C3%A9sentation-compl%C3%A8te-06_2019.pdf
...
Licence Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International (CC BY-NC-SA 4.0)
https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/deed.fr
Connu / https://twitter.com/ElbazePro/status/1139499590883975169 "Gérald Elbaze Pro @ElbazePro 13 hil y a 13 heures Qd les acteurs de l'inclusion numérique vont au bout du modèle inclusif : bravo @simplonco qui libère sa méthodologie créant ainsi 1er commun pour déployer partout en 🇨🇵 des écoles du code et agir concrètement pour les publics éloignés 👍✊👏 cc @fbardeau 3 réponses 23 Retweets 42 j'aime"
ndlr : très "startup" au service du "business" des grands comptes ? => Vérifier : y a-t-il quelque chose à sauver au royaume de simplon ? ACT
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| MOBILISATION |
Nous, associations de chômeurs et précaires, des syndicats, des gilets jaunes et sympathisants, nous sommes introduits ce matin à la direction régionale de Pôle emploi Île-de-france pour exprimer notre colère face au décret visant à renforcer le contrôle des chômeurs. Vidéo résumée de l'action ⬇
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ndlr : avec la participation de Mathilde Panot, député LFI
Le Petit Guide pour plus d'autonomie, de créativité, d'efficacité, de radicalité et de solidarité dans la lutte
comprend deux feuilles:
- La première constate l'existence de mécanismes dont il faut se méfier car ils cadrent nos réflexions et nous poussent à reproduire les mêmes stratégies et méthodes : ensemble, ils forment un logiciel militant. Arrêtons-nous, prenons le temps et faisons un pas de côté pour dépasser et/ou de déconstruire notre cadre !
- La seconde feuille contient les questions qu'il faut se poser pour soutenir un brainstorming d'environ 3h pour 3 à 15 personnes, qui permettent de reconstruire notre cadre, inventer de nouvelles stratégies et des modes d'action !
https://www.youtube.com/watch?v=2qO95g4BDMI
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Vidéo IMPORTANTE ⚠️ Après "On S'est Planté...", on s'est creusé le cerveau pour imaginer ce que pourrait faire de plus créatif, efficace, radical, autonome et solidaire. Voilà notre humble proposition : https://ieet.fr/PetitGuide
Le Petit Guide pour plus d'autonomie, de créativité, d'efficacité, de radicalité et de solidarité dans la lutte comprend deux feuilles:
► La première constate l'existence de mécanismes dont il faut se méfier car ils cadrent nos réflexions et nous poussent à reproduire les mêmes stratégies et méthodes : ensemble, ils forment un logiciel militant. Arrêtons-nous, prenons le temps et faisons un pas de côté pour dépasser et/ou déconstruire notre cadre !
► La seconde feuille contient les questions qu'il faut se poser pour soutenir un brainstorming d'environ 3h pour 3 à 15 personnes, qui permette de reconstruire notre cadre, inventer de nouvelles stratégies et des modes d'action !
Avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée - CNC TALENT et la Guerrilla Foundation
Catégorie People et blogs 430 commentaires
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Un lieu pour changer le monde
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Contribuez au financement participatif de la base,
l'accélérateur de la mobilisation situé au coeur de Paris !
ENSEMBLE, NOUS SOMMES UNE FORCE IMMENSE
Pour ouvrir le 1er mars, nous avons besoin de réaliser des travaux, d'aménager les espaces, de collecter du mobilier et d'acheter du matériel à mutualiser entre organisations. Construisons ensemble la base ! En savoir plus
LA BASE, C'EST POUR QUOI ?
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Pour catalyser les énergies, fédérer les initiatives, transformer les envies en action, il faut qu’elles puissent se rencontrer, se fertiliser. La base est le lieu d’accélération de la mobilisation pour la justice climatique et sociale.
LA BASE, C'EST QUI ?
Un collectif ouvert est à l'origine de ce lieu mais sa réalisation dépend de chacun·e d'entre nous.
la base sera à nous tou·t·e·s ou ne sera pas.
la base a été imaginée par huit organisations regroupées pour passer à l'étape supérieure, celle de la mobilisation permanente.
https://alternatiba.eu/paris/
https://www.facebook.com/ActionClimatParis/
http://www.leconsulat.org/
https://lemouvement.ong/
http://mouvementutopia.org/site/
http://www.naturerights.com/blog/
https://notreaffaireatous.org/
https://www.youtube.com/channel/UCr_3nQ4eRCwm_XUDpf62MAg
LA BASE, C'EST QUOI ?
Nous, acteurs et actrices de la mobilisation citoyenne, dans notre diversité, avons besoin de lieux de rencontres, d'échanges et de travail pour remporter nos combats.
Sur 700 m², grande salle, bar, bureaux, espace de coworking, lieu de stockage seront les lieux d'organisations de formations, d'ateliers, de conférences, de soirées... et de bien d'autres événements.
ET L'ARGENT DANS TOUT CA ?
Pour que la base puisse voir le jour, elle a besoin de vous. Un financement participatif est en cours pour cet incroyable accélérateur au service de l’engagement citoyen, ouvert à tou.te.s.
Contact : labase.paris@gmail.com
French translation by Evelyne Balteau. Reviewed by eric vautier.
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In this passionate call to action, 16-year-old climate activist Greta Thunberg explains why, in August 2018, she walked out of school and organized a strike to raise awareness of global warming, protesting outside the Swedish parliament and grabbing the world's attention. "The climate crisis has already been solved. We already have all the facts and solutions," Thunberg says. "All we have to do is to wake up and change."
This talk was presented to a local audience at TEDxStockholm, an independent event. TED's editors chose to feature it for you.
About the speaker
Greta Thunberg · Climate activist
Greta Thunberg is a Swedish climate activist.
Take Action
participate
Wherever you are, no matter your age, join me in my climate strike. Sit outside your parliament or local government building every Friday until your country is on a safe pathway to being well below the two-degree Celsius warming target.
Transcription :
A l'âge de 8 ans environ, j'ai entendu parler pour la première fois de changement climatique ou réchauffement climatique. Apparemment, c'était quelque chose que les humains avaient créé de par leur manière de vivre. On me disait d'éteindre les lumières pour économiser l'énergie, et de recycler le papier pour économiser les ressources. Je me rappelle avoir pensé que c'était vraiment étrange que les humains, qui sont une espèce animale parmi d'autres, soient capables de changer le climat de la Terre. Car si nous le pouvions, et si cela était réellement en train de se passer, nous ne parlerions que de cela. Dès qu'on aurait allumé la TV, tout aurait été consacré à ce sujet. Gros titres, radio, journaux, vous n'auriez jamais pu lire ou entendre quoi que ce soit d'autre, comme si une guerre mondiale faisait rage. Mais personne n'en parlait jamais. Si brûler des combustibles fossiles était mauvais au point de menacer notre existence, comment pouvions-nous continuer à le faire ? Pourquoi n'y avait-il aucune restriction ? Pourquoi n'était-ce pas déclaré illégal ?
Pour moi, cela n'avait aucun sens. C'était trop irréel. De sorte qu'à 11 ans, je suis tombée malade. Je suis tombée en dépression, j'ai arrêté de parler, et j'ai arrêté de manger. En deux mois, j'ai perdu environ 10 kilos. Par la suite, j'ai reçu le diagnostic de syndrome d'Asperger, TOC et mutisme sélectif. Cela signifie que je ne parle que lorsque je pense que c'est nécessaire - comme c'est le cas maintenant.
(Applaudissements)
Pour ceux d'entre nous qui en sont, quasiment tout est blanc ou noir. Nous ne sommes pas très doués pour mentir, et en général, nous n'aimons pas prendre part à ce jeu social que le reste d'entre vous semblent tant apprécier.
(Rires)
Je pense qu'à bien des égards, nous, autistes, sommes normaux, et le reste des gens sont franchement étranges,
(Rires)
surtout quand il s'agit de la crise du développement durable, où tout le monde répète que le changement climatique est une menace pour notre existence et le problème le plus important de tous, et pourtant continue de se comporter comme si de rien n'était. Je ne comprends pas cela, car si les émissions doivent s'arrêter, alors nous devons arrêter les émissions. Pour moi, c'est blanc ou noir. Il n'y a pas de niveaux de gris lorsqu'il s'agit de survie. Soit nous continuons notre route en tant que civilisation, soit on s'arrête. Nous devons changer.
Les pays riches comme la Suède doivent commencer à réduire leurs émissions d'au moins 15% chaque année. Et cela pour rester en deçà du réchauffement-cible de 2°C. Cependant, comme le GIEC l'a démontré récemment, viser un objectif de 1,5°C réduirait significativement les impacts climatiques. Mais nous ne pouvons qu'imaginer ce que cela signifie en termes de réduction d'émissions. Vous penseriez que les media et chacun de nos dirigeants ne parleraient que de cela, mais ils ne le mentionnent même pas. Pas plus que quiconque ne mentionne jamais les gaz à effet de serre déjà piégés dans le système. Ni le fait que la pollution de l'air camoufle un réchauffement tel que lorsque nous cesserons de brûler les combustibles fossiles, nous aurons déjà atteint un niveau de réchauffement de 0,5 à 1,1°C. Pas plus ne parle-t-on du fait que nous sommes au milieu de la 6ème extinction de masse, avec plus de 200 espèces qui disparaissent chaque jour, que le taux d'extinction est aujourd'hui entre 1 000 et 10 000 fois supérieur à ce qui est considéré comme normal. Et presque personne ne parle de l'aspect d'équité ou de justice climatique, pourtant clairement spécifiés partout dans l'Accord de Paris, et absolument nécessaires pour que cela fonctionne à l'échelle mondiale. Cela signifie que les pays riches doivent atteindre le niveau de zéro-émission d'ici 6 à 12 ans, vu le taux actuel d'émission. Et cela pour que les pays plus pauvres puissent avoir une chance d'améliorer leur standard de vie en construisant certaines des infrastructures que nous avons déjà construites, telles que routes, écoles, hôpitaux, eau potable, électricité, etc. Car comment pouvons-nous attendre de pays comme l'Inde ou le Nigeria qu'ils se préoccupent de la crise climatique si nous, qui avons déjà tout, ne nous en préoccupons pas même une seconde, ni ne nous préoccupons de nos engagements vis-à-vis de l'Accord de Paris ?
Alors, pourquoi ne réduisons-nous pas nos émissions ? Pourquoi sont-elles en réalité toujours en train d'augmenter ? Sommes-nous, sciemment, en train de causer une extinction de masse ? Sommes-nous malfaisants ? Non, bien sûr que non. Les gens continuent de faire ce qu'ils font car la vaste majorité d'entre eux n'a pas la moindre idée des conséquences réelles de notre vie de tous les jours, et ils ne savent pas qu'un changement rapide est requis. Nous pensons tous savoir, et nous pensons tous que chacun sait, mais en réalité, nous n'en savons rien. Car comment pourrions-nous savoir ? S'il y avait réellement une crise, et si cette crise était causée par nos émissions, on devrait voir au moins quelques signes. Pas seulement des villes inondées, des dizaines de milliers de morts, et des nations entières réduites à des entassements d'immeubles détruits. On devrait voir des restrictions. Mais non. Et personne n'en parle. Il n'y a ni réunions d'urgence, ni gros titres à la une des journaux. Personne ne se comporte comme si nous étions en crise. Même la plupart des scientifiques climatologues ou politiciens verts continuent de voler autour du globe, mangeant viande et produits laitiers. Si je vis jusque 100 ans, je serai vivante en l'an 2103. Lorsqu'on pense au futur aujourd'hui, on ne pense pas au-delà de 2050. D'ici-là, je n'aurai, au mieux, pas même vécu la moitié de ma vie.
Que se passe-t-il ensuite ? En 2078, je célébrerai mon 75ème anniversaire. Si j'ai des enfants ou des petits-enfants, peut-être passeront-ils ce jour-là avec moi. Peut-être qu'ils me questionneront à votre sujet, vous, les gens qui étiez là en 2018. Peut-être me demanderont-ils pourquoi vous n'avez rien fait, alors qu'il était encore temps d'agir. Ce que nous faisons ou non maintenant affectera ma vie entière et les vies de mes enfants et petits-enfants. Ce que nous faisons ou non maintenant, ma génération et moi ne pourrons pas le défaire dans le futur. De sorte que, lorsque l'école a démarré en août cette année, j'ai décidé que c'en était assez. Je me suis assise devant le parlement suédois. J'ai fait la grève de l'école, pour le climat. Certaines personnes disent que je devrais plutôt être à l'école. Certaines personnes disent que je devrais étudier et devenir climatologue pour « résoudre la crise climatique ». Mais la crise climatique est déjà résolue. Nous connaissons déjà tous les faits et solutions. Tout ce que nous avons à faire, c'est nous réveiller et changer. Et pourquoi devrais-je étudier pour un futur qui bientôt ne sera plus, alors que personne ne fait quoi que ce soit pour le sauver ? Et à quoi bon apprendre des faits dans ce système scolaire, quand les faits les plus importants, établis par la science la plus fine issue de ce même système scolaire, n'ont clairement aucune importance pour nos politiciens et notre société ? Certaines personnes disent que la Suède n'est qu'un petit pays, et que ce que nous faisons n'a aucune importance. Mais si quelques enfants parviennent à faire la une des journaux dans le monde, simplement en arrêtant d'aller à l'école pendant quelques semaines, imaginez ce que nous pourrions faire tous ensemble si nous le voulions !
(Applaudissements)
Nous arrivons presque à la fin de mon temps de parole, et c'est le moment que les gens choisissent généralement pour parler d'espoir, panneaux solaires, éoliennes, économie circulaire, etc. Mais je ne vais pas faire cela. Nous avons eu 30 ans de discours d'encouragement, vendant à bon marché des idées positives. Et je suis désolée, mais ça ne marche pas. Car si cela avait marché, les émissions auraient déjà diminué. Elles n'ont pas diminué. Et oui, nous avons besoin d'espoir. Bien sûr que nous en avons besoin. Mais plus encore que d'espoir, nous avons besoin d'action. Une fois que nous nous engageons dans l'action, l'espoir est partout.
Donc plutôt que chercher l'espoir, cherchez l'action. Alors, et alors seulement, l'espoir viendra.
Aujourd'hui, nous utilisons 100 millions de barils de pétrole chaque jour. Il n'y a pas de politique pour changer cela. Il n'y a pas de règles pour garder le pétrole dans le sol. Donc nous ne pouvons sauver le monde en suivant les règles, car les règles doivent être changées.
Tout doit changer, et cela doit commencer aujourd'hui.
Merci.
(Applaudissements)
Voir aussi https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?ktUflQ
Mobilisation
Nils Agger, rebelle contre l’inaction
Des militants d’«Extinction Rebellion» manifestent à Londres le 23 novembre. Photo Immo Klink
Mobilisation. Face à l’urgence climatique, le jeune Suédois a lancé à l’automne en Angleterre «Extinction Rebellion», un mouvement de désobéissance civile au succès fulgurant.
Nils Agger a le cœur d’un rebelle. De ceux qui se font traîner par terre et arrêter pour avoir tagué un message contre l’extension de l’aéroport de Londres sur le quartier général du Parti travailliste. Né dans la campagne méridionale suédoise, le militant au chignon de Jedi a quitté le confort de la péninsule scandinave pour s’installer il y a trois ans dans la petite et ancienne cité industrielle de Stroud, dans l’ouest de l’Angleterre. Le Brexit ? Ce casse-tête politique, qui divise le Royaume-Uni, l’Union européenne et monopolise les grands titres des médias britanniques ? Pas son problème. Ce qui occupe son esprit et ses journées depuis presque un an, c’est «Extinction Rebellion».
Pacifique
Le mouvement citoyen de désobéissance civile, qu’il a créé en mai avec une quinzaine de militants écolos, se veut différent de la kyrielle d’autres organisations environnementalistes existantes dans le monde. «Beaucoup d’ONG ne disent pas la vérité sur l’avancement de la crise écologique et climatique pour ne pas faire peur, interpelle le jeune Suédois de 25 ans. Elles craignent que si les gens réalisent l’ampleur de la catastrophe, ils soient paralysés et ne veuillent plus agir. C’est faux. Le succès d’Extinction Rebellion prouve le contraire.» Parler de succès n’est pas un euphémisme. Depuis son lancement officiel le 31 octobre, Extinction Rebellion a fait près de 100 000 adeptes sur les réseaux sociaux, et déborde des frontières britanniques pour voir émerger des branches dans 35 pays, dont la France. «Ce n’est pas juste une énième campagne de sensibilisation ou de mobilisation, reprend fièrement Agger. Nous avons lancé une rébellion contre le gouvernement britannique pour le forcer à négocier avec la population, et à la protéger comme il se doit.»
À lire aussi :Climat : «Quand les gouvernants nous font défaut, nous nous rebellons»
Pour Agger, le déclic a eu lieu début 2018. Installé en Angleterre pour se former à l’agriculture, il a appris le métier sur le tas en traînant ses bottes de ferme bio en ferme bio. Jusqu’à se dire qu’un changement plus radical était nécessaire. «Développer une agriculture sans pesticides et protectrice de la terre est crucial, mais nous devons d’abord changer les modèles industriels et de consommation si on veut prévenir une déliquescence des systèmes agricoles à moyen terme.» Pour lui, l’acteur-clé reste le gouvernement : «Ils ont l’infrastructure nécessaire et les moyens de coercition sur le secteur privé, mais surtout, ils ont la responsabilité d’agir pour prévenir l’effondrement généralisé qui nous guette.»
Certains pourraient le traiter d’écolo radical. Pourtant Agger espère, grâce à la rébellion, éviter un basculement futur dans une «dictature verte». Le mouvement s’est constitué autour de trois piliers : demander aux gouvernants de dire la vérité, mettre en place des mesures contraignantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre à zéro d’ici 2025, et enfin fonder une Assemblée citoyenne nationale avec un réel pouvoir de décision sur la transition écologique. «Une telle forme de démocratie participative peut être un rempart contre les dérives autoritaires», assure-t-il. Pour arriver à ces fins, hors de question de faire usage de la violence. Extinction Rebellion est fondamentalement pacifique. Un enseignement tiré de l’histoire des mouvements écologistes partisans de l’action directe. «Certains ont basculé dans la violence parce qu’ils étaient désespérés, que le changement qu’ils appelaient ne se produisait pas, argumente Agger. Mais plusieurs études ont montré que les groupes non-violents ont plus de succès. Ils obtiennent de meilleurs et plus stables résultats.»
Sablier
Si cette rébellion séduit, c’est aussi grâce à son caractère spirituel et innovant. Ainsi, leur campagne de nouvel an, inspirée des cultures autochtones ancestrales, s’intitulait «Protéger et honorer la vie». Du 1er au 7 janvier, les «rebelles» étaient encouragés à s’engager à «protéger et honorer» la terre, l’eau, le feu, etc. tous les jours, par «des méditations, des cérémonies, de l’art, de l’activisme sacré, des conférences en ligne, etc.» Ambitieux, le mouvement britannique espère mobiliser 3,5 % de la population, une proportion nécessaire et suffisante, selon eux, pour parvenir à un changement systémique. Tout cela en quelques années. La notion d’urgence est d’ailleurs l’élément central de leur symbole : un sablier dans un cercle noir, qu’Agger arbore maintenant où qu’il aille, sur des pin’s, des drapeaux, des tee-shirts.
À lire aussi : Louisiane : «Ici, on ne croit pas au changement climatique»
Depuis novembre, il a lâché sa bêche pour plancher à temps plein sur Extinction Rebellion. Et prépare maintenant la Semaine internationale de la rébellion, grand raout prévu mi-avril. «Après cela, je n’aurai plus d’économies pour continuer à ce rythme, soupire le Suédois. Je vais devoir me retrouver un emploi.» La rébellion, pour l’instant, ne nourrit pas.
Et toutes les infos sur le festival «A l’école de l’anthropocène»
Pour la Science @PourlaScience 3 hil y a 3 heures
En inventant les « baromorphes », les chercheurs de l'ESPCI font un premier pas vers la réalisation de machines molles artificielles.
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"
Inspirés par la croissance des organes et des plantes, les baromorphes sont des actionneurs en élastomère qui, en une fraction de seconde...
"
ndlr :
- robotique mobile ?
- innovation bio-inspirée
Dénonçant les « dérives de l’économie de marché » ou les grandes entreprises qui essaient d’échapper à l’impôt, des gilets jaunes mènent depuis plusieurs jours des actions de blocage ciblant des enseignes de la grande distribution – comme celles de la famille Mulliez – des géants de l’industrie comme Monsanto, des agences bancaires ou des entreprises appartenant à de grandes fortunes. Ils y revendiquent « une meilleure justice sociale », une véritable lutte contre l’évasion fiscale, la « taxation des produits financiers », ou encore un financement de la transition écologique « non par les pauvres », mais « par les entreprises multinationales ».
...
Tags : Inégalités Justice fiscale Luttes sociales multinationales
Votre smartphone ne marche plus : dites merci Free - Publié le 16/11/2018 à 16h58 par Elodie Toustou
Des centaines smartphones achetés d’occasion en magasins ou auprès de particuliers sont devenus inutilisables du jour au lendemain. A l’origine : une désactivation à distance menée par Free.
Le Parlement européen s'apprête à voter ce mardi une Directive importante pour lutter contre la pollution plastique. Zero Waste France et la coalition d''ONG "Break Free From Plastic" se mobilisent pour rappeler l'urgence à agir de manière forte sur ce sujet.
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Proposée par Cyberacteurs
Elle sera envoyée à Président du Parlement Européen | à vos euro députés
En soutien à Zero Waste France, Zéro Déchet Strasbourg, Surfrider Foundation et la coalition d’ONG “Break Free From Plastic”
Elle prendra fin le : 24 octobre 2018
Plus d'infos
ocean plastique“Les quantités de plastiques présents dans les mers et les océans ne cessent de s’accroître”. C’est à partir de ce constat que l’Union européenne a décidé d’agir, en mai dernier, en proposant une nouvelle Directive européenne visant une dizaine de produits plastiques jetables les plus polluants. Pour la première fois, le texte place la priorité sur la réduction à la source des déchets, proposant des mesures d’interdictions ou de baisse de la consommation. A l’approche du vote de la Directive en séance plénière du Parlement européen, les débats sont nombreux pour diminuer ou accroître l’ambition du texte initial. Zero Waste France, Zéro Déchet Strasbourg, Surfrider Foundation et la coalition d’ONG “Break Free From Plastic” organisent le 23 octobre une action à Strasbourg pour rappeler l’urgence à agir de manière forte sur ce sujet.
Un vote du Parlement européen attendu la semaine du 22 octobre 2018
Le texte initial proposé par la Commission européenne vise une dizaine de produits plastiques particulièrement problématiques, principalement des emballages (sachets, bouteilles…) et des objets utilisés pour la consommation alimentaire nomade (gobelets, assiettes, contenants de vente à emporter). Les mesures proposées par la Commission pour endiguer le phénomène vont de l’interdiction pure et simple à des actions d’information du consommateur, en passant par des objectifs de réduction de la consommation de certains produits. Le texte a d’ores et déjà été enrichi par des amendements d’eurodéputés, qui ont par exemple allongé la liste des produits à interdire, en y ajoutant les sacs plastiques ou encore les contenants en polystyrène. D’autres débats ne sont cependant pas tranchés.
A la veille du vote du Parlement européen, les incertitudes restent ainsi nombreuses sur l’ambition finale du texte. Des exemptions pour les bioplastiques ou une définition trop imprécise de “l’usage unique” par exemple, pourraient permettre aux industriels de s’en tirer à bon compte, sans réduire l’omniprésence du jetable dans notre quotidien et les pollutions qui en découlent inévitablement.
Autre incertitude : la marge de manœuvre laissée aux Etats membres pour interdire d’autres produits plastiques, non visés par l’Europe, au nom de l’impératif environnemental. Une question qui est particulièrement d’actualité en France, au moment où les récentes interdictions de produits en plastique votées dans la loi EGAlim ont fait l’objet d’une saisine du Conseil Constitutionnel
Une mobilisation citoyenne organisée à Strasbourg
Le mardi 23 octobre (jour du vote) de 8h15 à 9h, un rassemblement citoyen et festif est organisé à l’appel de Zéro Déchet Strasbourg, Zero Waste France et la coalition “Break Free From Plastic” devant le Parlement européen à Strasbourg. Les participant.e.s, munis de déguisements représentant la consommation croissante de produits en plastique jetables en Europe, seront présents pour accueillir les eurodéputés à leur entrée au Parlement et leur demander de prendre une position ambitieuse sur le sujet. Au même moment, une opération de ramassage des déchets aura lieu aux abords du Parlement. Un temps de prise de parole sera organisé à 8h45
https://www.zerowastefrance.org/un-mois-doctobre-a-fort-enjeu-pour-la-lutte-contre-la-pollution-plastique-en-europe/
Le Parlement Européen Déclare La Guerre Aux Bouteilles En Plastique
https://www.tunistribune.me/2018/06/13/le-parlement-europeen-declare-la-guerre-aux-bouteilles-en-plastique/
Projet de directive Européenne sur la réduction des déchets plastiques
http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-3927_fr.htm
Signer !
Récapitulatif
Cette cyberaction va envoyer un courrier électronique à diego.cangafano@europarl.europa.eu
Avec les éléments suivants :
Sujet : Sortons de l'océan de plastique
Message : Madame, Monsieur
les déchets plastiques à usage unique ne doivent pas être considérés comme des déchets “réutilisables" au sein de la nouvelle loi européenne sur les produits plastiques ! L’industrie du plastique doit cesser de polluer nos rivières et océans.
Dans cette attente, croyez en ma vigilance sur vos votes.
Une copie de ce message sera envoyée à :
Votre euro-député.Sorry Children est un projet de l’association de loi 1901 whyboOk (qui développe la plateforme de dialogue citoyen whybook.org). Son objectif est de faire prendre conscience de la responsabilité que chacun porte dans la (dé)construction de notre société et de proposer des actions concrètes. Le générateur d’excuses est lui-même une excuse pour convaincre de passer a l’action.
// En proposant de se projeter au moment de sa mort et de s’excuser envers ses enfants si l’on a pas tout fait pour leur assurer un avenir viable, l’approche que nous avons choisie peut paraître culpabilisatrice ou donneuse de leçon.
Il a y bien-sûr de l’ironie et du 2nd degré mais ce discours est un parti-pris et un risque que nous prenons car à ce niveau d’urgence, nous n’avons plus le luxe d’essayer de plaire à tout le monde, il nous faut tout tenter.
// Pour soutenir le projet (et notamment développer une nouvelle version du site plus efficace et collaborative), c’est ici avec des fringues et c’est ici pour soutenir l’association.
Graphisme original : Thomas Lammens.
Développement : Martin Desrumaux.
Contenu éditorial : Pierre Charrier et Gregory Poinsenet, association whyboOk et SAS MoOt Points, avec la collaboration de Pablo Servigne et Jean-Pierre Le Danff.
siège social au 192 avenue Victor Hugo, 33110 Le Bouscat
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ndlr : questionner / savoir si ont pris ou non le PLPDLA ACT
https://sorrychildren.com/fr/today/info LAISSE À PENSER QUE LA RÉPONSE EST OUI
MAIS
/menu "Contribuer"
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- très gafamisés :-(
- servent la "soupe" à Jupé leur maire ?
/intervention ELECTROCHOC
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https://moot-points.com/notre-offre/catalyse/
->
https://www.youtube.com/watch?v=TXb-1DDZHdg
+/https://moot-points.com/notre-offre/catalyse/
"
Événement ponctuel d’une demi journée, Catalyse est une réunion physique de publics préalablement identifiés. En quelques heures, sur un sujet ou une thématique, Catalyse peut être utilisée pour répondre à deux objectifs :
dégager un ou plusieurs moOt points (points de débats) qui serviront de points de départ pour améliorer ce que vous proposez,
identifier une ou plusieurs solutions à un problème que vous rencontrez.
Exemples
Entreprise souhaitant solliciter le personnel sur un sujet interne ou externe
Entreprise ou institution souhaitant solliciter ses parties prenantes (clients, fournisseurs, partenaires…) sur un sujet spécifique
Collectivité ou association de proximité souhaitant impliquer les habitants par le biais d’un outil de démocratie directe
Etc.
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