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Comment, en quelques semaines, le coronavirus a "dénunuchisé" une théorie économique mise à mal depuis plusieurs années : la théorie du "care".
C’est Martine Aubry, en 2010, qui avait popularisé cette notion, "le care". Le concept datait déjà d’une vingtaine d’année et avait été développé par des universitaires (principalement féministes) américains. La philosophe Joan Tronto proposait alors de tendre vers une société du soin, de l’attention porté aux autres… En anglais, le "care"… Il s’agit d’aller plus loin que la recherche d’égalité ou de justice.
Ça partait d’un constat : tout un pan grandissant de l’activité humaine (économique ou associative) est désormais tournée vers la société du bien-être. Pourquoi ne pas le développer et le valoriser ?
L’économie de la santé, l’éducation, toutes sortes d’aide à la personne, la garde d’enfants, d’une certaine façon la culture, mais aussi ce que l’on appelle la silver economy, dans une société vieillissante qui demande une attention particulière à la fin de vie… toutes ces activités devraient être le cœur de nos préoccupations pour organiser le monde moderne vivable.
Dans l’idée de ses concepteurs, la théorie du "care" est une remise en cause sévère du capitalisme.
Martine Aubry tentait d’en faire, plus modestement, un ingrédient conceptuel pour rénover la social-démocratie fatiguée.
Mais cette notion, le "care", qui a alimenté en 2010 les colloques et les pages "idées" et "débats" des journaux, a rapidement était tournée en dérision par une partie de la gauche et toute la droite : nunucherie, bien-pensance rêveuse, naïveté… On n’en a plus entendu parler dans le débat national.
Et puis… le coronavirus. Ce fléau qui met à genoux les économies les plus puissantes souligne le caractère essentiel de l’activité du soin. Les infirmières, les aides-soignantes, les acteurs de la santé en général, les artisans des métiers de bouche, les services sociaux en tous genres, le corps enseignant, les postiers, les éboueurs… tous ceux qui sont, en temps habituel, les petites mains de l’intendance sociale, de la maintenance des espaces communs, loin de la lumière valorisante du monde de la performance, dans les coulisses de la compétition, dans l’ombre des champions nationaux de l’industrie ou des aventuriers start-upeurs…
Tous ceux-là, qui ne font pas rêver, se retrouvent, à la faveur d’un virus dévastateur, les héros de l’essentiel, les piliers qui nous assurent ce dont nous avons vraiment besoin.
Des évidences nous apparaissent : on peut vivre sans traders, sans publicitaires, pas sans aide-soignantes ni éboueurs.
Ce constat, c’est vrai, peut vite virer à une nouvelle forme de populisme bisounours… Mais quand même, le coronavirus nous rappelle que la corde qui nous relie est plus importante que le premier de cordée, que ceux qui s’assurent que tout le monde est bien accroché à la corde, sont au moins aussi dignes de reconnaissance que ceux qui la tirent.
La crise que nous traversons servira-t-elle à remettre (un peu) à l’endroit la hiérarchie des métiers et fonctions à valoriser ? D’ailleurs nos sociétés, finalement, n’ont-elles pas choisi de sauver des vies plutôt que l’économie en décrétant le confinement ?
Le Coronavirus aura, en quelques semaines, dénunuchisé la théorie du "care".
Arnaud Montebourg, mardi à Montret (Saône-et-Loire). Photo Bruno Ansellem pour Libération
... dénonce le «transformisme intellectuel» du gouvernement pendant la crise et appelle à inventer une nouvelle puissance publique, indépendante.
Ancien ministre du Redressement productif puis de l’Economie de François Hollande jusqu’en 2014, Arnaud Montebourg défend depuis dix ans le concept de «démondialisation», prônant la réappropriation des secteurs industriels stratégiques par l’Etat. En retrait de la vie politique depuis son échec à la primaire de la gauche en 2017 et désormais à la tête de deux entreprises équitables : Bleu Blanc Ruche (miel) et la Mémère (glace bio), il redonne de la voix à la faveur de la crise sanitaire, économique et sociale du coronavirus. Sévère sur l’action d’Emmanuel Macron et de la majorité, il appelle l’Etat à engager une «reconstruction écologique» : «Le moins d’importations possible, une économie davantage tournée vers le marché intérieur continental avec des bons salaires et de meilleurs prix pour rémunérer ceux qui produisent ici.»
Le 12 mars, lorsque vous entendez Emmanuel Macron déclarer que c’est une «folie» de «déléguer […] notre protection […] à d’autres» notamment en matière de santé,
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Connu / https://twitter.com/JLMelenchon/status/1247839789891624965
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Jean-Luc Mélenchon @JLMelenchon · 6h
Passionnante interview d'Arnaud Montebourg. Je note la convergence des préoccupations, parfois au mot près ! Bravo.
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Ndlr : est toujours/encore pro-économie de marché tout de même :-(
Dans Le Monde quatre colonnes sur la pensée économique de la droite républicaine. ... Une fois de plus, c’est midi dans ma cour. « Pour stimuler la demande, Julien Aubert, député du Vaucluse imagine un système “où la banque centrale européenne pourrait injecter directement aux États de l’argent gratuit, via les banques publiques ou le budget des États afin d’avoir du pur financement monétaire de la dette donc de la planche à billet. Il va falloir revoir tout ceci”, prévient-il ». Le lecteur ne saura pas que c’est exactement cette solution que nous faisons depuis déjà quelques temps, disons à peine dix ans.
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ces dettes ne seront jamais payées ... Les eurobonds sont une illusion. Car à la fin il faut les payer. ... Pour les annuler il y a plusieurs solutions. Les rembourser ? Impossible. La guerre ? Pour remettre les compteurs à zéro et reconstruire. Personne n’en veut. La banqueroute ? Ce serait un désastre et le chaos. L’inflation ? Personne ne sait plus la déclencher même en faisant tourner la planche à billet comme l’a fait la BCE pendant deux ans pour un montant équivalent à une année de production de la France. Mais sans faire un point d’inflation ! Car tout argent donné aux banques va à 90% dans la sphère financière, sans impact sur la production. Alors ? La solution de la dette perpétuelle BCE est la plus tranquille, la moins violente, la plus facile à maitriser dans le cadre d’une planification du redémarrage de l’économie après le collapse actuel. ... faire basculer la production et l’échange vers le monde de la règle verte. Sans oublier les grands travaux de salut commun à entreprendre pour les transports en commun, le ferroutage, la production énergétique alternative, la fermeture des centrales nucléaires. ... Sur tous les horizons de l’arc politique les mentalités changent. Ainsi quand Aurélien Pradié, secrétaire général de LR déclare sans que ce soit dans Le Monde : « Je crois à la planification : c’est un point d’accord avec la pensée communiste, qui l’a d’ailleurs appliquée avec les gaullistes. » Ou quand Aurore Lalucque, eurodéputée Place publique, affirme que le Plan est l’outil du futur pour le projet écologique. « Pour la gestion de la crise, la sortie du confinement et la transition écologique, il va nous falloir un outil permettant de mettre les forces du pays autour de la table, un « réducteur des incertitudes », à même de gérer court et long terme, cet outil, c’est LE PLAN » a-t-elle tweeté le 2 avril. Enfin ! Bravo ! Bienvenue au club.
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L’Union européenne s’est méthodiquement employée à démanteler les États et leurs systèmes de santé publics. S’il manque des lits, des respirateurs, des personnels dans les hôpitaux italiens, espagnols ou français c’est de sa faute. Car c’est la Commission qui exige chaque année à ces États des baisses dans la dépense publique. Entre 2011 et 2018, elle l’a fait à 63 reprises ! Ce n’est donc pas un hasard si l’Europe est aujourd’hui l’épicentre mondial de l’épidémie et le lieu où elle fait le plus de mort. L’Union européenne a encouragé pendant des décennies la délocalisation de son industrie. 80% des médicaments aujourd’hui consommés sur le continent sont produits en dehors. La pénurie de masques révèle une dépendance organisée. Nous sommes devenus vulnérables. Cette catastrophe est la conséquence d’un modèle qui a mis la concurrence et le libre-échange en haut de la hiérarchie des normes et rangé l’intérêt général au placard.
Même sur le plan de la plus élémentaire solidarité, les États européens ont donné un spectacle piteux. ... Même les plus ardents défenseurs de l’Union se désespèrent. Pour Jacques Delors « le climat qui semble régner entre les chefs d’État et de gouvernement et le manque de solidarité européenne font courir un danger mortel à l’Union européenne». ... La Banque Centrale Européenne a annoncé qu’elle allait débloquer 750 milliards d’euros pour les banques privées et en rachat de titres sur le « marché secondaire ». Traduction : cela signifie qu’elle fera tout sauf prêter directement aux États. Ce qui permettrait pourtant d’orienter les investissements vers l’économie réelle et l’intérêt général.
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Comme d’habitude, ils ont prévu de laisser faire la « main invisible » et tout ira pour le mieux. Mais qui a encore des nouvelles de la « main invisible », ces derniers temps ?
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De retour ce dimanche 5 avril en partenariat avec le média digital Brut et toujours en version confinée. Karim Rissouli et les chroniqueurs décryptent de chez eux l’actualité française et internationale de la semaine.
Avec :
Daniel Cohen,
économiste, cofondateur de l’école d’économie de Paris. Avec nous, il étudiera les conséquences de cette crise sur les grands équilibres mondiaux, sur notre économie à nous Français et plus largement sur notre modèle de société.
Frédéric Keck,
anthropologue, auteur des Sentinelles des pandémies (à paraitre aux éditions Zones sensibles). Il rappellera notre responsabilité à nous les Hommes dans l’apparition de ces pandémies. Il nous expliquera aussi quelles leçons tirer de cette crise sanitaire qui pourrait être la première d’une longue liste si on n’agit pas contre le réchauffement climatique.
Florence Aubenas,
grande reporter au Monde, qui nous racontera les 11 premiers jours du confinement qu’elle a passé dans l’EHPAD “Les Quatre Saisons” à Bagnolet alors que pour la première fois cette semaine les chiffres des décès dans les EHPAD ont été rendus publics.
A ses côtés, le témoignage de Laurent Garcia, cadre de santé des “Quatre Saisons”, confronté à cette situation inédite.
Au sommaire :
L’économie au coeur de la crise
Confinement J+19. Comment réparer le pays après ces semaines de confinement ? Et comment les grandes entreprises françaises peuvent-elles participer à ce que certains appellent “l’effort de guerre” ? Analyse avec Daniel Cohen, éclairage historique avec Thomas Snegaroff et coup de projecteur de Camille Girerd sur ces constructeurs automobiles qui se mettent à fabriquer des respirateurs pour essayer de sauver des vies.
La Semaine Pol de Félix
Suffert Lopez et Etienne Melou
“La pire crise affrontée par l’humanité depuis 1945” selon l’ONU. Partout, le monde s’organise. En Inde, en Russie, ou même en plein milieu de la mer des Caraïbes… Tour du monde en images.
Le dossier de la semaine
Et face à ce virus qui gagne maintenant l’ensemble de la planète, la première puissance mondiale affiche au grand jour ses fragilités. Les Etats-Unis, son président, et son système de santé défaillant sont dans l’oeil du cyclone… Décryptage avec Meriem Amellal et Thomas Snegaroff.
L’Afrique
face à la pandémie
Notre globe-trotteuse Meriem Amellal nous emmènera également en Afrique, continent qui commence à être sérieusement touché par le virus, mais où le confinement semble souvent quasi impossible. Exemple au Sénégal. Et dans ce contexte, une grande voix s’est levée pour sensibiliser le reste du monde à la catastrophe qui s’annonce pour agir vite en Afrique : le prix nobel de la paix Denis Mukwege.
La “Lettre d’Italie” de Raphaël Tresanini
Comme chaque semaine, on prend la direction de Rome. L’Italie, qui reste le principal foyer de l’épidémie de Covid-19 en Europe, où nous attend le correspondant de Brut et de C Politique sur place, Raphaël Tresanini. Dimanche, il nous emmènera dans le sud du pays à la rencontre d’élus qui ont des méthodes musclées pour combattre le virus.
Le carnet de route de Camille Courcy
Cette semaine, Camille Courcy nous emmènera avec Brut sur les routes de la la Drôme. Comment les ruraux et les néo-ruraux affrontent-ils cette crise qui remet en cause notre modèle de développement ? Vous le verrez, les habitants que nous avons rencontré voient dans cette période de confinement une possible chance pour repenser nos modes de vie.
Sur le terrain avec Maxime Darquier
Maxime Darquier nous raconte depuis 3 semaines la vie des soignants, en première ligne face à cette crise. Si les gestes de solidarité à leur égard continuent de se multiplier, ces derniers jours, avec la pression psychologique et la peur liées au confinement, on assiste parfois au phénomène inverse… Abdelaali el badaoui, infirmier, président de Banlieues santé fait appel aux dons / https://banlieues-sante.org/
Immersion au coeur d’un EHPAD
Également au coeur de l’actualité de la semaine, le sort de nos aînés face au virus. Déjà près de 1000 morts dans les EHPAD depuis le début de la crise. Alors que le pic de l’épidémie se rapproche, les personnes âgées risquent-elles d’être les grandes sacrifiées du Covid-19 ? Avec nous, la journaliste Florence Aubenas, qui vient de passer 11 jours en immersion dans un EHPAD de Seine Saint-Denis ; et témoignage d’un homme qui accompagne au quotidien des résidents désemparés face à la situation, Laurent Garcia...
Catégorie Actualités et politique 26 commentaires
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Bernard Swynghedauw plaide dans cette présentation pour une écologie globale de la santé, cherchant notamment à mieux prendre en compte le microbiote dans les questions de santé publique. Il pose en filigrane la question de la capacité de l'homme à s'adapter à lui-même.
Catégorie Éducation - 0 commentaire
Transcription :
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L'homme peut-il s'adapter à lui-même ?
- Les changements environnementaux actuels semblent bien irréversibles, ou en passe de le devenir, et le seul problème sérieux n'est pas de savoir si nous pourrons les réduire mais comment et j'usqu'où nous nous y adapterons.
- L'adaptation de l'homme ne peut qu'être planétaire et sous-entend un certain degré de gouvernance à ce niveau, elle doit prendre en compte un facteur déterminant :
LES INÉGALITÉS SOCIO-ÉCONOMIQUES ET CULTURELLES.
... (son) livre recommandé "Pour une écologie globale de la santé" => ACHETER (ou à tout le moins, lire) ACT
Ndlr : a PLPDLA, le contacter ACT
Focus
Certains constructeurs commencent à évoquer une demande de report des objectifs européens en matière de CO 2. Ils estiment ne pas avoir besoin d'une pression supplémentaire sur leurs finances déjà fortement affectées par le coronavirus.
Faut-il demander un report des objectifs européens en matière d'émissions de CO2 ? La question monte chez les constructeurs automobiles présents sur le Vieux Continent, bien partis pour afficher des ventes en berne pendant plusieurs semaines . « Même avant la crise sanitaire, les industriels craignaient de devoir amputer leur profitabilité pour atteindre ces fameux objectifs, souligne Bernard Jullien, maître de conférences à l'université de Bordeaux. Compte tenu de la situation et de son impact prévisible sur leurs résultats, il est probable qu'ils essaieront d'obtenir un moratoire. »
DECRYPTAGE Coronavirus : l'Etat s'apprête à monter au front pour sauver son patrimoine industriel https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/coronavirus-letat-sapprete-a-monter-au-front-pour-sauver-son-patrimoine-industriel-1188394
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Connu / https://twitter.com/ManonAubryFr/status/1245233683935760390
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corinne morel darleux et 26 autres suivent
Manon Aubry @ManonAubryFr · 23h - 18 - 203 - 337
Tiens, des lobbies industriels profitent de l'épidémie pour tenter de remettre en cause les objectifs climatiques (déjà insuffisants) de l'Union européenne. Nous serons vigilants pour que les charognards de la crise n'obtiennent pas gain de cause.
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Ndlr : comment sortir du "business as usual" ? ACT
Traduit en fr / https://www.facebook.com/notes/jean-marc-jancovici/les-%C3%A9conomies-ne-pourront-pas-se-redresser-apr%C3%A8s-les-arr%C3%AAts-de-production/10157466062803191/
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Les économies ne pourront pas se redresser après les arrêts de production / Jean-Marc Jancovici·Mercredi 1 avril 2020·Temps de lecture estimé : 18 minutes Public
Article de Gail Tverberg publié sur son blog Our Finite World le 31 Mars 2020
Les citoyens semblent réclamer des fermetures pour empêcher la propagation de COVID-19. Il existe cependant une difficulté majeure. Une fois qu'une économie a été fermée, il est extrêmement difficile pour elle de revenir au niveau qu'elle avait atteint auparavant. En fait, plus l'arrêt dure longtemps, plus le problème risque d'être critique. La Chine peut fermer son économie pendant deux semaines au cours du Nouvel An chinois, chaque année, sans trop de dommages. Mais, si l'arrêt est plus long et plus étendu, des effets néfastes sont probables.
L'une des principales raisons pour lesquelles les économies du monde entier auront du mal à redémarrer est que l'économie mondiale était en très mauvaise posture avant le choc du COVID-19 ; la fermeture de pans entiers de l'économie pendant un certain temps entraîne un nombre encore plus important de personnes à bas salaires ou sans emploi. Il sera très difficile et très long de remplacer les entreprises en faillite qui ont fourni ces emplois. ... Les règles de distanciation sociale ont un impact beaucoup plus négatif sur l'économie d'aujourd'hui que sur celle d'il y a 100 ans. ... Les fausses informations (en réalité de la propagande) publiées par la Chine tendaient à renforcer l'attente que les fermetures pourraient vraiment être utiles. Mais si l'on regarde la situation réelle, les travailleurs chinois se retrouvent nouvellement licenciés alors qu'ils tentent de retourner au travail. Cela entraîne des protestations dans la région de Hubei. ... Un problème très grave est le fait que les prix de nombreux produits de base (dont le pétrole, le cuivre et le lithium) vont tomber bien trop bas pour les producteurs, ce qui entraînera une rupture des approvisionnements. On peut s'attendre à ce que des chaînes d'approvisionnement brisées entraînent la perte de nombreux produits auparavant disponibles. En fin de compte, l'économie mondiale pourrait s'effondrer.
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Atteindre les limites des ressources est parfois décrit comme "La population a dépassé la capacité de charge de la terre". Le groupe de personnes vivant dans la région ne pouvait pas cultiver suffisamment de nourriture et de bois de chauffage en utilisant les ressources disponibles à l'époque (telles que les terres arables, l'énergie du soleil, les animaux de trait et la technologie de l'époque) pour leur population croissante.
Les effondrements ont été étudiés par de nombreux chercheurs. Dans leur livre Secular Cycles, Peter Turchin et Sergey Nefedov analysent huit économies agricoles qui se sont effondrées.
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Les économies ont tendance à croître pendant de nombreuses années avant que la population ne devienne suffisamment élevée pour que la capacité de charge des terres qu'elles occupent soit approchée. Une fois la capacité de charge atteinte, elles entrent dans une phase de stagflation, au cours de laquelle la croissance de la population et du PIB ralentit. La dette croissante devient un problème, tout comme les disparités de salaires et de richesses.
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le cycle économique actuel a commencé avec l'utilisation des combustibles fossiles dans les années 1800. L'économie mondiale a connu une période de stagflation dans les années 1970, lorsque l'approvisionnement en pétrole a été limité pour la première fois. La Grande Récession de 2008-2009 semble marquer le début de la période de crise dans le cycle actuel. Si j'ai raison dans cette évaluation, l'économie mondiale est dans la période où nous devrions nous attendre à ce que des crises, telles que des pandémies ou des guerres, se produisent.
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La plupart des économistes n'ont pas compris que les économies sont, en termes physiques, des structures dissipatives. Il s'agit de systèmes auto-organisés qui se développent, du moins pendant un certain temps. Les ouragans (alimentés par l'énergie de l'eau chaude) et les écosystèmes (alimentés par la lumière du soleil) sont d'autres exemples de structures dissipatives. Les êtres humains sont également des structures dissipatives ; nous sommes alimentés par le contenu énergétique des aliments. Les économies ont besoin d'énergie pour tous les processus que nous associons à la génération du PIB, tels que le raffinage des métaux et le transport des marchandises. L'électricité est une forme d'énergie.
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La croissance de la consommation d'énergie est en corrélation avec la croissance de l'économie mondiale
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Les fermetures ont temporairement réduit les protestations, mais elles ne règlent certainement pas les situations sous-jacentes. Au contraire, les fermetures augmentent le nombre de personnes ayant des salaires très bas ou aucun revenu. Les fermetures réduisent également la quantité totale de biens et de services disponibles à l'achat, quel que soit le montant ajouté au système. De nombreuses personnes finiront par s'appauvrir réellement.
Dès que les fermetures prendront fin, il sera évident que l'économie mondiale est en plus mauvais état qu'elle ne l'était avant la fermeture. Plus les fermetures dureront, plus l'économie mondiale sera en mauvais état. Ainsi, lorsque les entreprises redémarreront, nous pouvons nous attendre à encore plus de protestations et à des politiques de division. Certains gouvernements peuvent être renversés ou s'effondrer sans être poussés. Je crains que l'économie mondiale ne s'effondre encore davantage.
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Ndlr : approche "business as usual" sans UN MOT sur l'URGENCE CLIMATIQUE :-(
Fait mesurer le défi que nous avons devant nous pour PLPDLA...
POLITIQUE
Anne-Sophie Alsif est la cheffe économiste du Bureau d’informations et des prévisions économiques (Bipe).
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ÉCONOMIE - Des usines à l’arrêt en Chine, une carte satellite de la Nasa qui montre un ciel dégagé des émissions de gaz à effet de serre, des vols suspendus… Le tableau déclenché par la crise du coronavirus a de quoi faire rêver les citoyens écologistes qui attendent avec impatience la fin des échanges effrénés qui ont cours depuis l’accélération de la mondialisation dans les années 1980.
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ASA : Par rapport à l’épidémie de SRAS il y a dix ans, le poids de la Chine dans l’économie a doublé. À l’époque, les usines en Chine étaient surtout des activités de textile ou d’assemblement à faible valeur ajoutée. Aujourd’hui, ce sont des segments de la chaîne à très haute valeur ajoutée, donc il y a un impact bien plus important, notamment sur les stocks.
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Il y avait déjà la crise du protectionnisme (ou guerre commerciale, NDLR) et la transition écologique, maintenant il y a le coronavirus. Ce n’est pas le coronavirus qui va changer à lui seul le modèle de production des entreprises, mais c’est un facteur supplémentaire pour l’accélération. L’appréciation du risque va forcément être revue à la hausse.
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La fédération aéronautique parle de 30 milliards. Ce sont eux les principaux perdants. ... souvent, vous avez un effet rebond qui vient annuler l’effet économique, comme on l’a vu au moment du SRAS. Il faut être prudent sur les effets à court terme. ... Beaucoup d’activités sont relocalisées dans d’autres pays de la région comme le Bangladesh ou le Vietnam qui sont beaucoup moins chers. On aura donc la possibilité d’avoir d’autres fournisseurs très rapidement.
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avec le réchauffement climatique, les coûts réapparaissent. C’est donc un réflexe purement économique que les entreprises habillent avec du marketing en disant “on relocalise pour l’environnement”.
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des produits plus singuliers, plus personnalisés, adaptés à chacun. Cette évolution de la demande n’est plus compatible avec de larges stocks transportés pendant un mois en paquebot depuis la Chine.
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À moyen terme, les entreprises auront moins intérêt à produire en Chine. On va vers une grande révolution. Avant, on voulait un grand marché pour produire énormément sans contrainte, là on pense l’inverse. On va relocaliser sans entraver les échanges.
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Aujourd’hui, il y a beaucoup de risques. On va essayer d’être indépendant du reste du monde tout en étant compétitif. Il faut être plus proche du consommateur sans privilégier le national qui n’est pas un argument économique. C’est cet équilibre qu’il faudra trouver.
Ndlr : cette "révolution" qui ne remet pas en question la "compétitivité", est-elle sérieuses ? on peut en douter...
Face à l’épidémie de Covid-19, certains d'entre nous sont en première ligne de la lutte pour sauver des vies et assurer les fonctions vitales de notre pays.
Soyons présents pour eux et leurs familles.
Je travaille en première ligne et j'ai besoin d'aide
Vous faites partie de la première ligne de la lutte contre le virus (soignants, services d’urgence, approvisionnement en énergie, nourriture, médicaments, matériel, ...) ?
Demandez de l'aide à des volontaires proches de chez vous pour garder vos enfants ou faire vos courses.
Demander de l'aide https://enpremiereligne.fr/process/j-ai-besoin-d-aide
Je peux aider les travailleurs mobilisés en première ligne
Vous êtes jeune et en bonne santé ?
Aidez un travailleur en première ligne vivant proche de chez vous en gardant un enfant ou en faisant des courses, et engagez-vous dans la lutte contre l’épidémie.
Proposer mon aide https://enpremiereligne.fr/process/je-peux-aider
Pourquoi avons-nous lancé enpremiereligne.fr ?
Dans les prochaines semaines, de nombreuses personnes vont risquer leur santé, donner leur énergie 15h par jour pour sauver des vies et s'assurer que les fonctions vitales de notre pays sont encore assurées.
Ce sont les soignants, pharmaciens, membres des services d'urgence, aide à domicile pour personnes en situation de handicap / personnes âgées ou personnes fragiles, tous les personnels assurant l'approvisionnement en médicaments, nourriture, énergie, et tant d'autres professions. Merci à eux.
Permettons-leur de ne pas se préoccuper de qui gardera leurs enfants ou de s'il y aura suffisamment à manger chez eux quand ils rentreront.
Gratuit, sans publicité, open-source, ne gardant pas vos données, avec la volonté d'aider bénévolement, notre plateforme veut permettre la mise en place d'une entraide rapide, sûre et facile entre individus, afin de faire face à l'épidémie de Covid-19 qui frappe notre pays.
Nous ne sommes pas une entreprise, nous voulons uniquement contribuer à notre niveau à la lutte contre le virus. Et quand nous l'aurons vaincu, notre site disparaitra. Mais d'ici là, vous pourrez compter sur nous.
En savoir plus sur le fonctionnement de la plateforme https://enpremiereligne.fr/page/comment-ca-marche
Editeur Titouan Galopin : titouan@enpremiereligne.fr ; Adrien Duguet : adrien@enpremiereligne.fr ; Gregory Grellet : gregory@enpremiereligne.fr
Directeur de la publication : Titouan Galopin : titouan@enpremiereligne.fr
Hébergeur So you Start OVH SAS
Ndlr : serait pro-gouvernemental ? vérifier ACT
semble ne concerner que l'intermédiation pour le travail (demander ou proposer son aide)
Économie - Débats
Macron veut prendre des “décisions de rupture”. Chiche ! “Marianne” le prend au mot.
... article à retrouver dans le magazine n°1201 ...
NON “Rien n’empêche la BCE d’investir dans l’économie réelle.” Pierre Larrouturou, député européen (élu sur la liste de gauche Envie d’Europe)
Pour aider les entreprises en difficulté, Angela Merkel et ses ministres ont sorti le « bazooka », selon leurs propres mots. Ils ont dégainé plusieurs dizaines de milliards en renonçant aux règles classiques de contrôle des déficits. Au-delà de l’urgence sanitaire, il est temps pour l’Europe de répondre à l’urgence sociale et climatique en dégainant d’autres bazookas et en utilisant d’une manière radicalement nouvelle les armes monétaires et fiscales dont elle dispose. Il est temps que les liquidités créées par la banque centrale aillent non plus à la spéculation mais au financement d’un grand pacte climat-emploi. Rien n’interdit de le faire : l’article 2 des statuts de la BCE dispose certes que « l’objectif premier de la BCE est la stabilité des prix », mais il affirme aussi que « sans préjudice de cet objectif, la politique monétaire doit être mise au service des objectifs définis par l’article 3 des traités » qui mentionne « le plein-emploi et la protection de l’environnement ». Rien n’empêche donc que les 240 milliards que va créer la BCE cette année (au-delà des mesures d’urgence) soient intégralement investis dans l’économie réelle via une vraie banque du climat. Combien de maisons peut-on isoler et combien d’emplois peut-on créer avec 240 milliards ? Il est urgent aussi que l’Europe s’attaque au dumping fiscal : en quarante ans, le taux moyen de l’impôt sur les bénéfices a été divisé par deux, passant de 45 à 19 %. Rien n’empêche de créer un impôt européen sur les bénéfices (avec 12 ou 14 pays créant une coopération renforcée si certains autres États traînent des pieds). Avant même la crise, le Parlement européen avait entamé un bras de fer avec les chefs d'État. Un changement radical est possible. [Propos recueillis par Franck Dedieu]
OUI. "ROMPRE AVEC LA BCE POUR POUVOIR REFAIRE DE LA MONNAIE UN BIEN PUBLIC." Frédéric FARAH, économiste, chargé de cours à l'université Sorbonne Nouvelle-Paris-III
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Ndlr :
- quelle différence entre "bien public" et "bien commun" ou "commun" ? ACT
- Mr Farah fait-il un pas en direction de la MNC ou non ? ACT
'Comment réunir un peuple divisé en force majoritaire'
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📣 [#LesIncorrectibles] L'économiste Thomas Porcher, auteur d'un nouvel ouvrage #LesDélaissés (éd.Fayard), était l'invité d'Eric Morillot, accompagné d'Edouard Pacreau et Jean-Marie Bordry !
Catégorie Actualités et politique 734 commentaires
Nicole Corsyn a retweeté Rédaction Archimag @ArchimagRedac · 15 mars ➡ http://bit.ly/2UQWuMu
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Le Krach a eu lieu. Le coronavirus est le détonateur d’une panique financière sans précédent. Dans cette vidéo, j’explique les causes, mais surtout les conséquences très concrètes de cette crise/récession/effondrement qui ne fait que commencer et qui s’annonce bien pire que celle de 2008.
Sources :
voici une liste de nos sources, documents et analyse sur lesquels on s’est appuyés !
⮞ Le Parisien, 1é mars "autopsie d’un krach boursier sans précédent" http://www.leparisien.fr/economie/coronavirus-la-bce-maintient-ses-taux-panique-sur-les-marches-boursiers-12-03-2020-8278677.php
⮞ Financial Times, 12 mars “Will the coronavirus trigger a corporate debt crisis?” https://www.ft.com/content/4455735a-63bc-11ea-b3f3-fe4680ea68b5
⮞ Des heures de Bloomberg TV en direct https://www.youtube.com/watch?v=dp8PhLsUcFE
⮞ Boursorama “pourquoi la récession sera pire qu’en 2008?” https://youtu.be/DfPisZjXiAM
⮞ L'Express N° 3584 du 12 mars 2020. “Coronakrach”
⮞ Le Monde, 9 mars, “Crise à l’OPEP” https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/03/09/fin-de-l-alliance-russie-arabie-saoudite-coronavirus-les-cours-du-petrole-s-effondrent-et-entrainent-avec-eux-les-bourses-asiatiques_6032284_3234.html
⮞ Gaël Giraud - entretien avec Le Vent se Lève: 4 foyers possibles de crise systémique https://lvsl.fr/gael-giraud-nous-sommes-probablement-a-la-veille-dune-nouvelle-crise-financiere-majeure/
Avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée - CNC TALENT
.#Effondrement #Krach #Coronavirus
Catégorie People et blogs 894 commentaires
Transcription : ... russie fait baisser les prix du pétrole pour tenter de faire capoter l'industrie usa du gaz de schiste ou pétrole de schiste
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“On est déjà dans une grande crise financière”. Prophète de la crise des subprimes de 2008, qu’il avait prédit plusieurs années plus tôt, Paul Jorion, anthropologue et ex-trader, alerte sur la gravité de ce qui se déroule actuellement sur les principaux marchés boursiers mondiaux.
Si le coronavirus et le ralentissement de l’économie chinoise ont été les facteurs déclenchants, ils n’ont fait que révéler la fragilité d’une bulle financière dopée aux injections spectaculaires d’argent frais par les banques centrales. Au détriment des contribuables ordinaires, qui financent la gabegie et l’irresponsabilité des banques et des fonds d’investissement.
.#Crise #Finance #Coronavirus
Catégorie Actualités et politique 568 commentaires
... remettre en chantier toutes les règles de fonctionnement de l’économie pour qu’elle devienne soutenable.
L’année 2019 a été marquée par une aggravation des effets tangibles du réchauffement climatique (canicules, inondations…), qui n’est sans doute pas pour rien dans l’accélération de la prise de conscience écologique. En France, l’un des signes les plus nets de l’évolution des esprits est la place prise par les thèmes écologiques et climatiques dans les médias. Le score des écologistes aux élections européennes est également significatif, même s’il n’est pas inédit, et l’on n’oubliera pas la Convention citoyenne pour le climat, dont on attend avec intérêt les suites concrètes. Au niveau européen également, les choses bougent : mille milliards d’euros sur dix ans annoncés par la Commission pour financer la « transition juste », déclarations de Christine Lagarde sur la nécessité d’intégrer le sujet climat dans la stratégie de la Banque centrale européenne, vote du Parlement sur l’« urgence climatique ». Et l’on pourrait aussi parler du rapport alarmiste publié en ouverture du forum de Davos, du phénomène de Greta Thunberg et de la mobilisation des jeunes (y compris l’émergence d’une nouvelle génération de militants avec le groupe Extinction Rebellion), etc. Reste que ces signaux insistants n’ont pas l’air d’ébranler Trump, ni Bolsonaro, sans parler du Premier ministre australien Scott Morrison, pourtant confronté au désastre que l’on sait.
... dynamique endogène de l’économie de marché ... bâtir un cadre social pour l’action rationnelle qui intègre pleinement la finitude du monde et des ressources exploitables, les phénomènes irréversibles et la dépendance de l’être humain à la nature.
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très en deçà de ce que demande ici Gaël Giraud, pour qui le besoin urgent de financer un plan massif d’investissements verts exige une mobilisation du secteur bancaire.
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contester l’impératif productiviste, c’est s’obliger à remettre en chantier l’ensemble des règles de fonctionnement de l’économie, à commencer par le fondement et le rôle de la monnaie. Dans cette perspective, Dominique Dron et ses coauteurs tracent la voie d’une resocialisation des institutions monétaires. Pour eux, « la transition écologique exige bien plus que des investissements décarbonés », d’où la nécessité d’explorer des scénarios plus disruptifs pour mettre la monnaie au service d’une économie centrée sur les besoins et la gestion des communs environnementaux.
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Le cas des mathématiques financières illustre le dévoiement d’une discipline enfermée dans un cadre épistémologique autoréférentiel, qui ignore l’encastrement social et environnemental de l’économie monétaire. J’essaie dans mon propre texte d’identifier les présupposés et les biais méthodologiques qui rendent la théorie économique peu utile pour penser le monde qui vient. L’entretien avec Robert Boyer complète cette réflexion, par une analyse de l’intérieur des dérives de l’économie académique. Pour lui, la « perte de qualité de l’offre politique » n’est pas sans rapport avec la balkanisation des savoirs et l’excès de confiance des décideurs dans une discipline supposée scientifique qui a renoncé à s’interroger sur ses propres limites.
Bernard Perret
est haut fonctionnaire ; il a longtemps travaillé pour l'INSEE, pour ensuite se tourner vers les questions écologiques et de développement durable au sein de différentes instances (dont le Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie). Il est l'auteur de nombreux essais sur les politiques publiques, les liens entre économie et société, le développement durable (…
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Catégorie Actualités et politique 23 commentaires
Transcription :
... Alain Milon sénateur vaucluse paca Les Républicains, pdt commission des affaires sociales - Profession médecin
... Philippe Askenazy économiste, directeur de recherche au CNRS
... Hervé Boulhol responsable retraites, directeur de l'emploi et des pollitiques sociales de l'OCDE
... Antoine Bozio directeur de l'institut des politiques publiques
... Jean-Marie Vanlerenberghe sénateur du Pas-de-calais, Union centriste, rapporteur général de la commission des affaires sociales
... René Savary sénateur de la Marne, Les Républicains, vice-pdt de commission des affaires sociales
... Sylvie Vermeillet sénatrice du Jura, Union centriste, membre de la commission des finances - profession comptable
... Jean-Louis Tourenne sénateur d'ille-et-vilaine groupe socialiste et républicains, membre de la commission des affaires sociales - Profession : principal de collège
... Monique Lubin sénatrice des Landesz, groupe socialiste et républicain, membre de la commission des affaires sociale - Profession : collaboratrice parlementaire
...
Hervé Le Crosnier @hervelc · 10h
https://cfeditions.com/ostrom Le préfacier Benjamin Coriat explique ici l'expression "Common Pool resources" et le choix de traduction en "Réservoir commun de ressources". @CetFeditions, @Calimaq
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Tr.:
... ensemble commun divisible, séparable ...
(ou théorie du paternalisme libéral) est un concept des sciences du comportement, de la théorie politique et d'économie issu des pratiques de design industriel, qui fait valoir que des suggestions indirectes peuvent, sans forcer, influencer les motivations, les incitations et la prise de décision des groupes et des individus, au moins de manière aussi efficace sinon ...
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Thomas Porcher, économiste résolument antilibéral et se réclamant du "post-keynésianisme", n'en est plus à son coup d'essai lorsqu'il s'agit de critiquer le discours dominant en économie. Après une "Introduction inquiète à la Macron-économie" (Les Petits matins, 2016), il publie en 2018 chez Fayard un "Traité d'économie hérétique", véritable best-seller qui s'est écoulé à plus de 50 000 exemplaires. Dans son nouvel essai, "Les Délaissés" (Fayard, 2020) , il explique que "Gilets jaunes", banlieusards, agriculteurs et cadres déclassés subissent tous à différents niveaux les effets négatifs du système fondé sur le "tryptique mondialisation-financiarisation-austérité".
La Grande table Idées d’Olivia Gesbert – émission du 27 février 2020
À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/saison-26-08-2019-29-06-2020
Catégorie Films et animations 13 commentaires
SEB il y a 6 heures
Ses solutions c est le programme l avenir en commun porté par mélenchon.
Même s il ne veut pas le dire.l
ndlr : /LAEC, je ressens idem sauf pour la sortie de l'euro ? ACT
Coronavirus
OMS - Obtenez les dernières informations de l'Organisation mondiale de la santé sur le coronavirus. https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019
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Dans l’univers interconnecté qui est le nôtre, toute crise localisée est-elle potentiellement une crise globale ? La mondialisation est-elle un incontrôlable accélérateur de pandémies ? Toute grosse crise en Chine est-elle désormais susceptible d’entraîner l’humanité entière dans le désastre ?
Ce sont quelques-unes des questions que pose la propagation du coronavirus, qui touche aujourd’hui une trentaine de pays dans le monde, dont la France. Pour répondre à ces questions, nous avons fait appel à Jean-Joseph Boillot, professeur agrégé en sciences économiques, spécialiste des pays émergents, des chaînes de valeur mondiales, et auteur de Chindiafrique. Verbatim. #Coronavirus #Crise #Finance
Catégorie Actualités et politique 303 commentaires
Organisation_mondiale_de_la_santé-OMS