Elle aura lieu le 26 novembre à Longré.
Les militants de Bassines non merci avaient organisé un forum de l’eau à Angoulême le 17 septembre 2022
Ce samedi 26 novembre, l’association Bassines Non Merci Aume Couture organise une journée d’information à Longré pour « comprendre les mécanismes complexes du cycle de l’eau appliqué au cas précis du bassin de l’Aume et de la Couture. » Des animations auront lieu de 9h30 à 17 heures. Plusieurs interventions émailleront la journée, au sujet du contexte naturel du bassin de l’Aume Couture, des bassines. Il y aura également un focus sur le Plan de Territoire de la Gestion de l’eau. L’après-midi, une promenade dans le lit de l’Aume sera organisée. Inscriptions à cette adresse : bnm.aume.couture@gmail.com ou au 06 76 25 76 28.
Actualité Longré Nord Ruffécois Charente
Connue / TG du 21/11/22 à 22:04
Dans une étude publiée le 14 novembre dans la revue Nature Food, une équipe de chercheurs montre que réduire notre consommation de viande pourrait « amortir » les chocs alimentaires mondiaux, notamment celui lié à l’invasion russe en Ukraine.
🌱 Article : 2 minutes
Connue / TG du 19/11/22 à 11:07
Qatar 2022 : la Coupe du monde en onze absurdités
Stades à usage unique, avions toutes les dix minutes, ouvriers morts... De nombreux scandales entachent la Coupe du monde de football au Qatar. Zoom sur les onze plus importants.
🌱 Article : 10 minutes
Connue / TG du 19/11/22 à 11:07
En 5 ans, la lutte contre les immenses retenues d’eau, les mégabassines, a pris de l’ampleur. Reporterre détaille comment elle est montée en puissance : soutien des scientifiques, art de la joie, ...
Connu/ TG 18/11/22 à 12:39
« je me disais encore hier soir qu'il me manquait quelque chose pour descendre les poubelles. » Anémone, actrice et habitante intemporelle de Sainte-Soline Déjà deux semaines se sont écoulées
...
Connu/ TG 18/11/22 à 9:04
Clés : Enquête EDF Framatome Organisation industrielle
Comment EDF a remis sur les rails la filière nucléaire française... et la prépare à bâtir des EPR2
Pour lire l’intégralité de cet article, testez gratuitement L'Usine Nouvelle - édition Abonné
En trois ans au lieu de deux, le plan Excell de reconquête dans la confiance dans la filière nucléaire d’EDF a presque atteint son objectif: être prêt à construire de nouveaux réacteurs en France. Retour sur cet immense chantier, et les défis qu'il reste à relever.
Réservé aux abonnés
Aurélie Barbaux
18 Novembre 2022 \ 08h00
7 min. de lecture
Comment EDF a remis sur les rails la filière nucléaire française... et la prépare à bâtir des EPR2
© EDF Energy
Le plan Excell d'EDF ne vise pas seulement à remettre la filière nucléaire française sur les rails pour construire les EPR2 en France, mais à éviter de nouveaux dérapages sur le chantier d'Hinkley Point C au Royaume-Uni.
Trois ans après son lancement en décembre 2019 par Jean-Bernard Levy, c’est l’heure du bilan pour le plan Excell d’EDF, qui vise à assurer la reconquête de la confiance dans la filière nucléaire. Et il semble plutôt positif. «Malgré le contexte énergétique, qui pourrait rendre mes propos décalés, Excell, c’est puissant et progressivement, cela délivre», assure Alain Tranzer, un ancien de PSA (désormais Stellantis) arrivé fin avril 2020 au poste, nouvellement créé alors chez EDF, de délégué général à la qualité industrielle et aux compétences nucléaires. Seuls quatre des 30 objectifs fixés ne sont pas complètement atteints. «Un coup de collier reste à donner», convient celui qui assure sa mise en oeuvre d'Excell.
[...]
Cet article est réservé à nos abonnés
=>
Chercher quelqu'un qui l'est ACT
Crise financière: la descente aux enfers? Gaël Giraud, Raphaël Rossello & Gilles Raveaud [EN DIRECT]
Publié il y a 3 semaines • 1K vues
Avatar de la chaîne
Avatar du compte
Thinkerview
SOURCEZ, VERIFIEZ LES FAITS EN DIRECT : ▶️ https://captainfact.io/s/Thinkerview
▶️ SITE : https://thinkerview.com
▶️ MASTODON : https://mamot.fr/@thinkerview
(CC BY-NC-SA 4.0) https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/
Cette œuvre vidéo et sonore de Thinkerview est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.
Mettre obligatoirement un lien vers la source originale entière en cas de réutilisation. Merci.
Montrer moins
ConfidentialitéPublique
Publié originellement23 octobre 2022
CatégorieActualité & Politique
LicenceAttribution
LangueInconnu
ÉtiquettesThinkerview
Durée2h 50min 14s
2 Commentaires
Connue / mel de PDR du 17/11/22
Ndlr : terminer >11:40 ACT
Anthropologue, Philippe Descola, a consacré une partie de son travail à proposer de nouvelles façons d’habiter la Terre. En déconstruisant l’idée de « nature », il appelle à changer radicalement nos relations avec le monde vivant et les non-humains. Entretien.
Alternatives
Temps de lecture : 18 minutes #interviews #innovation politique #zad
basta! : Votre dernier livre, Ethnographies des mondes à venir, coécrit avec Alessandro Pignocchi, tout comme le documentaire dont vous êtes le sujet principal, Composer les mondes, d’Eliza Levy [1], tissent tous deux un parallèle entre ce que vous avez pu observer chez les Achuar en Amazonie, puis sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Philippe Descola : Un même mouvement de refus de l’appropriation privative des communs, qui participe aussi d’une autre façon de s’attacher à son territoire. Dans leurs luttes contre la spoliation territoriale, les populations autochtones s’efforcent toujours de mettre en évidence que les territoires qu’elles habitent ne sont pas simplement des « gagne-pain »
...
Vous dites que les zadistes expérimentent une « cosmopolitique inédite »...
...
les non-humains font désormais partie du régime politique : ils ont un rôle à jouer dans la vie collective et dans les institutions, en tout cas il convient d’aménager celles-ci pour que les non-humains puissent y prendre toute leur part.
« Il convient d’aménager la vie collective et les institutions pour que les non-humains puissent y prendre toute leur part »
Et c’est inédit parce que ce registre d’attention là n’avait rien de spontané, au vu de l’origine urbaine de beaucoup d’occupants de la ZAD. D’ailleurs, au départ, le principe d’identification qui concourt à la défense du lieu résultait sans doute bien plus de l’opposition à un adversaire commun – un grand projet d’aéroport, inutile et coûteux. Mais cela ne suffit pas pour s’attacher à un lieu. Les zadistes ont appris à s’identifier progressivement à des plantes, à des animaux, au bocage et à tout un milieu de vie. Ils ont appris à reconnaître son caractère distinctif, à découvrir les singularités propres des plantes et des animaux qu’ils côtoient au quotidien. Et je trouve cet apprentissage particulièrement intéressant, car il signifie qu’il n’y a pas d’inéluctabilité à la séparation des humains avec le vivant dans ce que j’appelle le « naturalisme ».
... l’une des quatre « ontologies », c’est-à-dire l’une des quatre grandes façons d’être au monde, que vous identifiez dans votre ouvrage de référence, Par-delà nature et culture [2]. À la différence de l’animisme, du totémisme ou de l’analogisme, le naturalisme stipule une parfaite dichotomie entre nature et culture.
...
a rendu possible ce mouvement de privatisation des « communs » – c’est-à-dire tous ces éléments non humains partagés par des groupes d’humains : l’eau, les forêts, les pâtures, mais aussi le savoir, par exemple – en les transformant en « ressources ». Celles-là mêmes qui ont ensuite permis, d’abord par la politique d’exploitation du travail et des matières premières dans les colonies, puis par le développement de la révolution industrielle qui en a découlé, une accumulation sans précédent de capital, avec toutes les conséquences écologiques et sociales que l’on connaît aujourd’hui. Autrement dit, par la tournure de pensée qu’il a induite chez les Européens à partir du 17e siècle et qui s’est ensuite accéléré et répandu à travers le monde, le naturalisme a été la condition de possibilité du capitalisme, son soubassement.
...
l’État chinois participe complètement à la grande bataille productiviste, basée sur cette idée démiurgique de contrôle et de transformation des ressources…
...
le concept d’anthropocène me paraît mal nommé, et qu’un terme comme « capitalocène » serait bien plus juste : c’est bien une petite proportion de l’humanité qui, par sa gloutonnerie, a mis la totalité des humains dans une position terrible, en remettant en cause les possibilités de l’habitabilité sur Terre.
En quoi la relation des Achuar à leur environnement est-elle donc si différente ?
... une « continuité des intériorités » : les capacités morales et cognitives ne sont pas réservées aux groupes humains, les Achuar décèlent également une subjectivité, et des intentions, chez les non-humains ... n’ont pas de terme pour désigner la nature
...
L’anthropologie permet de « dés-eurocentrer » le regard, et en l’occurrence, cela m’a aussi appris à « dés-anthropocentrer » les concepts que j’utilisais.
Après tout, les sciences sociales sont des héritières directes de la philosophie des Lumières, et si tout le monde utilise à présent les concepts de « nature », de « culture », de « société », il ne faut jamais oublier qu’ils ont une histoire tout à fait singulière, qui nous est propre, en Europe. L’anthropologie invite à remettre en question toutes ces notions et à en proposer d’autres.
...
l’anthropologie donne à voir des peuples contemporains qui nous offrent d’autres choix collectifs. C’est un tremplin pour imaginer d’autres futurs possibles.
... déconstruction ?
... principale qualité de l’ethnographe, c’est l’humilité ... L’anthropologue est entre deux mondes, il doit abandonner en partie celui dont il vient, sans être jamais entièrement dans celui qui l’accueille. Et c’est parce qu’il a cette distance qu’il peut être efficace, en faisant ainsi varier les paramètres de son propre monde à partir des paramètres du monde où il a choisi d’élire domicile.
Est-ce cela qui vous a conduit à vous éloigner progressivement du marxisme, dont vous avez été un compagnon de route pendant longtemps ?
... double imposture qu’a bien mis en évidence Pierre Charbonnier dans son livre Abondance et liberté ... Marx l’avait vu également d’une certaine façon, à travers la théorie du *fétichisme de la marchandise
...
déconstruire le dualisme nature-culture n’offre pas beaucoup de prises concrètes, face à l’urgence de la crise écologique et l’ampleur des dégâts, voire que cela contribuerait à dépolitiser le sujet. Et que, si l’on considère le capitalisme comme le premier facteur responsable de la crise écologique, alors c’est à lui qu’il faut s’attaquer en priorité. C’est en substance ce que défend par exemple un penseur comme Frédéric Lordon [3]. Que répondez-vous à cela ?
Qu’il faut, bien évidemment, lutter contre les institutions qui propagent et rendent possibles l’accumulation capitaliste, ça va de soi. Je n’ai jamais caché mes opinions là-dessus. Mais qu’est-ce que ça veut dire, aujourd’hui, être anticapitaliste ? Quelle forme ça prend ? Est-ce que c’est le « Grand Soir », est-ce qu’on compte faire la Révolution et pendre tous les patrons au réverbère ? Il y a une erreur profonde sur l’état de la situation historique, qui ne s’y prête pas. C’était déjà le cas quand j’étais militant à la Ligue communiste révolutionnaire (ancêtre du NPA, ndlr) dans ma jeunesse, et c’est précisément la raison pour laquelle j’en suis parti. Notre espoir, complètement fou, c’était de devenir l’avant-garde du prolétariat, mais on ne s’était pas rendu compte que le prolétariat, tel qu’on le concevait, était en train de disparaître puisque la classe ouvrière elle-même était en train de disparaître…
...
tout faire en même temps, à la fois se battre contre les institutions du capitalisme, mais aussi produire des alternatives concrètes
...
La ZAD porte un projet de vie communal, dans lequel les terres, comme le travail, sont en commun ... forme d’entraide, de solidarité. Dans lequel les décisions politiques, c’est-à-dire celles qui concernent la vie collective, sont prises par discussion – c’est donc une démocratie participative plutôt que représentative. Ce qui est à la fois extraordinaire, avec un fort effet d’exemplarité, mais aussi très coûteux, puisque cela exige de rechercher et obtenir en permanence le consensus. Et de ce point de vue là aussi, on devine que cela peut être très inquiétant pour des politiciens qui considèrent qu’une fois que le citoyen a mis son bulletin de vote, il n’a plus le droit à la parole !
Au fond, la ZAD propose un récit alternatif qui est porteur d’enthousiasme. Ce n’est pas pour rien qu’il s’en crée un peu partout : contre les retenues d’eau pour la neige artificielle comme à La Clusaz, contre les mégabassines dans l’agriculture, contre des projets d’aménagement urbain, comme aux Lentillères à Dijon… C’est une forme d’occupation du territoire qui fait tache d’huile. Au début, c’est toujours une mobilisation contre un projet, et ensuite, cette mobilisation se stabilise en un mode de vie particulier. Cela m’a beaucoup frappé lorsque j’y étais, en juillet dernier, pour le festival « Zadenvies » : tous ces jeunes sont là en quête d’une altérité possible, d’une autre façon de voir et d’être ensemble. C’est ce qui est passionnant, ces modes d’action engendrent des modes de vie. Et de la joie, aussi, il faut voir l’enthousiasme à partager ces luttes. Tant mieux, car le militantisme ne doit pas être une martyrologie !
Ce 19 novembre, Barnabé Binctin anime une rencontre avec Philippe Descola lors du Festival du livre et de la presse d’écologie (Felipé), après la projection du documentaire Composer les mondes, d’Eliza Levy (horaires : 12h15 - 14h10).
[1] Pour la diffusion en salles et sur plateformes voir ici.
[2] Gallimard, 2005 ; réédition coll. « Folio essais », 2015.
[3] Dans un billet intitulé « Pleurnicher le vivant », qui s’en prend notamment à Bruno Latour (voir sa réponse dans nos colonnes) et à la nouvelle école de pensée qui lui est associée, Frédéric Lordon estimait par exemple que « se retrouver propulsé dans la position très politique de "la pensée-à-la-hauteur-du-péril" sans jamais prononcer la seule parole politique à la hauteur du péril, sans jamais dire que la Terre est détruite par les capitalistes, et que si nous voulons sauver les humains de l’inhabitabilité terrestre, il faut en finir avec le capitalisme, c’est un exploit ». Lire le texte complet sur Le Monde diplomatique.
Connu / https://mastodon.top/@bastamedia@mastodon.social/109358536430661883
"2 h bastamedia@mastodon.social Basta! @bastamedia@mastodon.social"
6 h Mediapart@mastodon.social Mediapart @Mediapart@mastodon.social
#Genre | Face à la transphobie en Europe, le féminisme «a tout à perdre à se diviser»
Les positions transphobes de certaines activistes prennent de plus en plus de place en France. Comment, en #Europe, les féministes peuvent-elles faire face à la poussée des mouvements «anti-#genre»? Plusieurs activistes, politiques et spécialistes des questions de genre tentent d’y répondre.
Lors de la marche lesbienne, tou.tes uni.es contre le fascisme et le racisme à Paris, le 23 avril 2022. © Photo Xose Bouzas / Hans Lucas via AFP - 1
Nouveau rapport sur l'expansion en Afrique d'une trentaine d'ONGs, avec Total en premier développeur, et ses soutiens financiers. (BNP, SoGé, Crédit Agricole et BPCE en tête)
La grande conversation 2022
La guerre en Ukraine, les tensions avec la Chine ont brutalement fait prendre conscience aux Européens que l’économie numérique ne relevait pas seulement de la politique commerciale mais soulevait des enjeux de puissance, de souveraineté et d’autonomie stratégique. Dans cette économie, la question du Cloud européen et de la réglementation qu’on lui applique, est devenue cruciale. Il est urgent que la Commission européenne élabore une politique de souveraineté cohérente et efficace. Cet article propose quelques pistes de réflexion. L’Europe a besoin dans ce domaine d’un « Buy European Act », miroir du « Buy American Act », qui structure la politique américaine depuis longtemps.
...
mutualisation des capacités de calcul de serveurs répartis dans des data centers, eux-mêmes interconnectés par des réseaux Télécoms. Quand on parle de Cloud, on parle donc d’une accumulation de couches technologiques, aussi bien des câbles, des satellites, des centres de données, des serveurs, que des briques logicielles. Ce sont d’ailleurs ces briques logicielles qui créent aujourd’hui l’essentiel de l’intelligence, les économies d’échelle et les gains de productivité incroyables associés au Cloud.
...
l’Europe doit être capable de proposer des alternatives industrielles face à la montée en puissance des fournisseurs de Cloud américains ou encore chinois, qui connaissent aujourd’hui la progression la plus rapide à l’échelle mondiale[1].
...
trois menaces :
- Une dépendance accrue à des solutions techniques non-européennes,
- Une exposition des citoyens et des sociétés européennes à des législations extraterritoriales,
- La difficulté face à cette situation de dépendance industrielle et réglementaire, de continuer à défendre des valeurs européennes dans la sphère numérique.
...
Depuis 2015, la Cour de Justice de l’Union Européenne a invalidé de façon répétée les mécanismes mis en place pour permettre le transfert de données vers les Etats-Unis (invalidation du Safe Harbor en 2015, du Privacy Shield en 2020 via l’arrêt Schrems II[2]), estimant que le régime de protection des données personnelles outre-Atlantique n’est pas équivalent aux protections offertes par le droit européen.
...
LES DATA CENTERS NE SUFFISENT PAS
...
Dans son rapport Bilan approfondi des dépendances stratégiques de l'Europe[3], publié en février dernier, la Commission européenne a souligné combien notre continent était dépendant des technologies logicielles Cloud américaines
...
LA FRANCE S’EST ATTAQUÉE AU SUJET EN CRÉANT LE PRINCIPE DE CLOUD DE CONFIANCE ET LA CERTIFICATION SECNUM CLOUD, DÉLIVRÉE PAR L’ANSSI (AGENCE NATIONALE DE LA SÉCURITÉ DES SYSTÈMES D’INFORMATION)
La qualification SecNumCloud, conduite par l’ANSSI, permet d’apporter, pour certains cas d’usage, des garanties de mise en œuvre de techniques de cybersécurité indispensables
...
simple position de revendeurs : Microsoft associé à Orange et Capgemini, sous le nom
BLEU, ou encore Google épaulé par Thalès, dénommé S3NS.
...
le « Cloud de confiance » crée une illusion de souveraineté ... contrôle des exportations aux États-Unis en matière de licences, avec par exemple la réglementation ITAR dans le domaine de l’armement. L’administration américaine, sous Donald Trump, a ainsi instrumentalisé à plusieurs reprises cette clause ITAR pour compliquer l’exportation du Rafale.
...
une étude commandée par le ministère de la Justice des Pays Bas[4] interroge sur l’immunité réelle à la portée extraterritoriale du droit américain ... « le Cloud Act peut accéder aux
données via des sous-traitants/fournisseurs de matériel et de logiciels, de/vers les fournisseurs de Cloud » . Du fait de l’exposition de ces offres au FISA, l’étude pointe aussi le risque accru lié à l’installation de portes dérobées dans les logiciels d’infrastructures Cloud, sans que leur code source ne soit accessible, ou auditable par l’ANSSI.
...
UN CLOUD EUROPÉEN EST-IL ENCORE POSSIBLE ?
... non seulement possible, mais terriblement nécessaire. Il n’y a pas de fatalité technologique qui nous condamnerait à n’être que des revendeurs européens de solutions logicielles américaines ou chinoises, car la bataille du Cloud n’est pas perdue !
...
Rattrapage puis d’un rééquilibrage par rapport aux offres américaine et chinoise est donc réaliste. Mais à trois conditions.
... une plus grande confiance dans l’initiative privée ... une volonté politique forte, à l’échelle européenne ... troisième condition. Chaque grande puissance (Etats-Unis, Chine, Inde, Brésil,
Corée du Sud) a mis en place des réglementations en matière de localisation des données. Ces règles souvent liées à des problématiques de sécurité nationale, rendent «compliquée», c’est un euphémisme, une concurrence libre et non-faussée entre acteurs locaux et Européens. Elles structurent de fait des marchés captifs. Seul le marché européen n’est pas protégé.
...
l’Europe, ses entreprises, ses administrations sont en retard dans l’adoption du Cloud : seulement 30% des capacités informatiques et 42%[5] des entreprises européennes ont basculé vers ces solutions contre 94%[6] aux Etats-Unis. Les prochaines années seront donc riches d’opportunités pour les industriels européens
...
renforcer le Buy American Act, pour y intégrer l’achat de produits liés aux technologies de l’information, autant sur la couche matérielle que logicielle[7].
Accélérer l’adoption du Cloud et renforcer notre indépendance technologique : tel est le « en même temps » qui doit rythmer l’action collective européenne. A cet égard, on ne peut que regretter les promesses non-tenues de GAIA-X[8], initiative qui, à son lancement en juin 2020, visait à « garantir la souveraineté, la disponibilité, l’interopérabilité et la portabilité des données » et, « promouvoir la transparence » dans le Cloud en Europe. Deux ans et demi plus tard, l’impact de cette initiative est nul
...
créer une doctrine de l’achat numérique responsable, qui irait bien au-delà des considérations de cybersécurité. La question environnementale doit y occuper une place essentielle. Seul un Cloud européen souverain permettrait de concilier deux exigences : d’un côté, le développement technologique – qui est indispensable – et, de l’autre, la protection de notre planète – qui est vitale. Au cours de la dernière décennie, la consommation énergétique du secteur numérique a augmenté très fortement, représentant désormais entre 6% et 10 % de la consommation mondiale d’électricité, qui est trèsintense en carbone à l’échelle planétaire.
...
Emmanuel Macron s’est encore récemment érigé en défenseur de la préférence européenne pour les véhicules électriques[14]. D’autres initiatives sur les semi-conducteurs ou l’hydrogène sont tout en haut de l’agenda politique pour une vraie souveraineté européenne. Toutes ces initiatives ont en commun de s’appuyer sur des solutions Cloud et ne seront véritablement autonomes que si elles reposent sur un Cloud réellement européen ... des députés européens ont pris position cet été en faveur d’un «Buy European Tech
Act»[15], des fournisseurs européens de technologie Cloud se sont organisés au sein
d’Euclidia[16]
...
[1] https://www.gartner.com/en/newsroom/press-releases/2022-06-02-gartner-says-worldwide-iaas-public-cloud-services-market-grew-41-percent-in-2021
[2] La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu le 16 juillet 2020 un arrêt majeur, dit « Schrems II », invalidant le régime de transferts de données entre l’Union européenne et les États-Unis (Privacy shield). Les conséquences de cet arrêt sont nombreuses pour les organismes qui souhaitent transférer des données.
[3] https://ec.europa.eu/docsroom/documents/48878
[4] https://english.ncsc.nl/latest/weblog/weblog/2022/how-the-cloud-act-works-in-data-storage-in-europe
[5] Source Eurostat
[6] Source Forrester
[7] https://www.techtarget.com/searchcio/feature/Biden-wants-review-of-IT-exemption-in-Buy-American-law
[8] https://www.data-infrastructure.eu/GAIAX/Navigation/EN/Home/home.html
[9] https://www.datacenterdynamics.com/en/news/politician-asks-irish-water-to-clamp-down-on-wasteful-data-centers/
[10] https://www.datacenterdynamics.com/en/news/thames-water-launches-data-center-water-probe-in-london-slough-amid-drought/?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter
[11] https://www.techzine.eu/news/infrastructure/85915/microsoft-data-center-guzzles-scarce-water-supply-amidst-heatwave/
[12] https://idc-a.org/news/industry/Will-water-be-the-next-Big-Headache-for-large-scale-data-centers-/504ccba5-96b9-439e-972c-ffb0e027ea78
[13] https://www.politico.eu/article/grand-duchy-roars-at-google-data-center-luxembourg/
[14] https://www.lesechos.fr/politique-societe/emmanuel-macron-president/exclusif-emmanuel-macron-il-faut-une-politique-massive-pour-reindustrialiser-leurope-1870009
[15] https://stephanieyoncourtin.eu/posts/7awtYhKMpPVheOeINLaTRs/les-echos-i-opinion-numerique-il-faut-instaurer-un-buy-european-tech-act
[16] https://www.euclidia.eu/
Ndlr : Ce n'est pas gagné... Il le sait, alors, quel est son but ? ACT
Connu / https://framapiaf.org/@maiwann/109342104916985925
"
👣 Maïtané :empoleon: @maiwann
@damsdev @willmanhattan Tu peux aussi jeter un oeil à :D
On se lève et on se casse
"
Militante libertaire féministe, Françoise d'Eaubonne est l'une des premières à opérer un rapprochement entre les luttes féministes et la protection de l'environnement dans les années 1970. Elle est à l'origine de "l'écoféminisme", dont se revendiquent des militants écologistes aujourd'hui.
🌱 Vidéo : 27 minutes
Belle victoire ! Air France revoit son option « environnement »
Accusé par le collectif « Pensons l’Aéronautique pour Demain » de tromper ses clients en leur proposant de compenser 100 % de leurs émissions, Air France a été sommée de mettre un terme à une communication jugée « mensongère » . Une pétition que nous avons accompagnée avec l’équipe GreenVoice et dont nous sommes très fiers 😉
🌱 Article : 3 minutes
Lors d’un discours fort à la tribune de Charm el-Cheikh, le Premier ministre d’Antigua-et-Barbuda a annoncé vouloir taxer les plus grandes entreprises pétrolières et gazières, pour financer l’adaptation des nations pauvres au réchauffement climatique.
🌱 Article : 4 minutes
...
Dans la nuit du 11 au 12 novembre 2022, plusieurs panneaux lumineux du centre-ville du Mans ont été recouverts d’affiches. Un ...
Six mois après une élection par défaut et par contrainte, Emmanuel Macron semble déjà à bout de souffle. La victoire de la Nouvelle ...
...
René Dumont ciblait explicitement « les riches des pays riches » et se livrait à une critique en règle du capitalisme. Il concluait ainsi L’Utopie ou la mort (Seuil, 1973) : « Les sociétés de pensée ont préparé 1789 : une tâche analogue nous attend. »
...
« Je suis très inquiet de la capacité qu’a ce concept d’anthropocène de renforcer cette vieille farce bourgeoise selon laquelle la responsabilité des problèmes émanant du capitalisme reviendrait à l’humanité tout entière », observe Jason W. Moore, professeur à l’université de Binghamton (État de New York) et coordinateur du Réseau de recherche sur l’écologie-monde (World-Ecology Research Network) (7). À la notion d’anthropocène il substitue celle de
capitalocène : le dérèglement climatique provient d’un régime économique reposant sur
l’extraction de matières premières et l’appropriation d’énergie non payée, une prédation
longtemps considérée comme allant de soi. C’est cette stratégie d’utilisation peu coûteuse des ressources non renouvelables, sur laquelle repose l’accumulation illimitée, qui touche à sa fin, et non l’humanité. « Nous sommes en train de vivre l’effondrement du capitalisme, considère-t-il. C’est la position la plus optimiste que l’on puisse embrasser. Il ne faut pas craindre l’effondrement. Il faut l’accepter. Ce n’est pas l’effondrement des gens et des bâtiments, mais des relations de pouvoir qui ont transformé les humains et le reste de la nature en objets mis au travail gratuitement pour le capitalisme. »
Un autre effondrement est possible.
Jean-Baptiste Malet
(1) Jared Diamond, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de
leur survie, Gallimard, coll. « Folio essais », Paris, 2006. Lire Daniel Tanuro, « L’inquiétante
pensée du mentor écologiste de M. Sarkozy », Le Monde diplomatique, décembre 2007.
(2) Patricia A. McAnany et Norman Yoffee, Questioning Collapse : Human Resilience,
Ecological Vulnerability, and the Aftermath of Empire, Cambridge University Press, 2009.
(3) Pierre Charbonnier, « Splendeurs et misères de la collapsologie. Les impensés du
survivalisme de gauche », Revue du crieur, n° 13, Paris, juin 2019.
(4) Henri Desroche, Dieux d’hommes. Dictionnaire des messianismes et des millénarismes du
Ier siècle à nos jours, Berg International, Paris, 2010.
(5) Lire « Le système Pierre Rabhi », Le Monde diplomatique, août 2018.
(6) Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle, Une autre fin du monde est
possible. Vivre l’effondrement (et pas seulement y survivre), Seuil, Paris, 2018.
(7) Kamil Ahsan, « La nature du capital : un entretien avec Jason W. Moore », Période,
30 novembre 2015 ; cf. aussi Joseph Confavreux et Jade Lindgaard, « Jason W. Moore :
“Nous vivons l’effondrement du capitalisme” », Mediapart, 13 octobre 2015.
Connu / https://blogs.mediapart.fr/comment/answer/9599769
"
31/08/2019 09:03 Par christian delarue
Le capitalocène (et l'industrialocène qui l'accompagne ) vise le 1% de tous les pays mais surtout le 1% de la Triade quand l’anthropocène tente de culpabiliser toute l'humanité et d'abord l’humnité-classe.
Un groupe de chercheurs spécialistes des sociétés qu’il évoque a pulvérisé il y a dix ans les thèses d’Effondrement de Jared Diamond
Lire ici de Patricia A. Mc Anany et Norman Yoffee, Questioning Collapse : Human Resilience, Ecological Vulnerability, and the Aftermath of Empire, Cambridge University Press 2009
Cité sur :
La fin du monde n’aura pas lieu, par Jean-Baptiste Malet (Le Monde diplomatique, août 2019)
nb : on trouve le pdf du texte complet sur le web
"
Ndlr : pdf trouvé et téléversé.
Après lecture, rien de nouveau sous le soleil ? Relire ACT
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?1lMvQA
Les grandes plateformes de médias sociaux, qui se concentrent sur l’utilisation de statistiques pour récompenser leur usage et sur la gamification, sont tristement célèbres pour utiliser autant qu’elles le peuvent le travail gratuit ... bienvenue dans le monde du capitalisme de surveillance 19.
... extrêmement difficile de réglementer ... lobbying intense des propriétaires de plateformes et de leurs actionnaires, mais aussi et peut-être de façon plus décisive, à cause de la nature dérivée de la monétisation qui est au cœur des entreprises de médias sociaux. Ce qui est capitalisé par ces plateformes est un sous-produit algorithmique, brut ou non, de l’activité et des données téléchargées par ses utilisateurs et utilisatrices. Cela crée un fossé qui rend toujours plus difficile d’appréhender la relation entre le travail en ligne, le contenu créé par les utilisateurs, le pistage et la monétisation.
Cet éloignement fonctionne en réalité de deux façons. D’abord, il occulte les mécanismes réels qui sont à l’œuvre, ce qui rend plus difficile la régulation de la collecte des données et leur analyse ... Ensuite, en faisant comme si aucune donnée personnelle identifiable n’était directement utilisée pour être monétisée ; ces plateformes dissimulent leurs transactions financières derrière d’autres sortes de transactions ... à l’ère de l’« entrepecariat » et de la connectivité quasi obligatoire au réseau.
...
nouveaux utilisateurs21. Cela fait écho à ce que Robert Gehl désigne comme une des caractéristiques des plateformes de réseaux sociaux alternatifs. Le réseau comme ses coulisses ont une fonction pédagogique ... chacun peut, au-delà des permissions utilisateur limitées, participer à son développement, à son administration et à son organisation 22
...
Actuellement, il est très facile d’explorer le Fédiverse et d’analyser les profils de ses utilisatrices et utilisateurs. Bien que la plupart des plateformes du Fédiverse combattent le pistage des utilisateurs et la collecte de leurs données, des tiers peuvent utiliser ces informations. En effet, le Fédiverse fonctionne comme un réseau ouvert, conçu à l’origine pour que les messages soient publics
...
les habitudes et le faux sentiment de sécurité hérités des réseaux sociaux commerciaux de persister, surtout après deux décennies de désinformation au sujet de la vie privée numérique 23.
...
des problèmes autour de la notion de travail. Pour les comprendre, nous devons d’abord admettre les dégâts causés, d’une part, par la merveilleuse utilisation gratuite des réseaux sociaux privés, et d’autre part, par la mécompréhension du fonctionnement des logiciels libres ou open source : à savoir, la manière dont la lutte des travailleurs et la question du travail ont été masquées dans ces processus 24.
...
croire que le développement des logiciels, la maintenance des serveurs et les services en ligne devraient être mis gratuitement à leur disposition
...
la tendance sur le Fédiverse consiste à rendre explicites les coûts de fonctionnement d’un serveur communautaire ... un système permettant aux contributeurs d’être rémunérés pour leur travail 25.
... étendre et maintenir ces projets sur du long terme demande un soutien plus structurel.... le logiciel libre peut être considéré comme un bien d’utilité publique qui devrait être financé par des ressources publiques26. À une époque où la régulation des médias sociaux commerciaux est débattue en raison de leur rôle dans l’érosion des institutions publiques, le manque de financement public d’alternatives non prédatrices devrait être examiné de manière plus active.
...
la modération sont rémunérées par les communautés du Fédiverse. On peut se demander pourquoi, lorsqu’il existe une rémunération, certaines formes de travail sont payées et d’autres non ... soutenir une solidarité et une attention sans exploitation sur tous les maillons de la chaîne.
Dans une vidéo déjà vue plus de 8 millions de fois, Maëlle, étudiante de 20 ans, pousse un cri de détresse que beaucoup d’étudiants