Fabien Dabert, Mis à jour le 01 Avril 2025 16:48 / Linternaute.com
La peine d'inéligibilité de Marine Le Pen a été prononcée par le tribunal, avec exécution provisoire. Explications sur une mesure technique qui change tout pour le RN.
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Dans son long jugement de 152 pages, la présidente du tribunal, Bénédicte de Perthuis, a estimé que le choix de prononcer l'exécution provisoire relevait d'une "délicate conciliation" avec le droit de faire appel. Elle avance toutefois un argument majeur qui a fait pencher la balance : le risque de "récidive" pour Marine Le Pen de procéder à des délits du même type. Pourquoi ? Parce que l'ancienne députée européenne comme les autres condamnés pour détournement de fonds publics "n'ont exprimé aucune prise de conscience de leur violation de la loi et de l'importance de la probité".
"Vous êtes capable de récidiver"
"Ce que les juges relèvent, c'est qu'à aucun moment, elle n'a reconnu avoir fait quelque chose de discutable, analyse ce mardi 1er avril Michel Sapin, ancien ministre de la Justice, dans les colonnes du Parisien. Elle s'est placée de fait dans l'état d'esprit de pouvoir continuer. Elle aurait pu reconnaître une erreur. Elle a adopté une autre stratégie, considérant que durant 20 ans, le Rassemblement national n'a fait que des choses parfaitement normales. Le raisonnement du juge revient donc à dire : "Puisque vous n'avez aucune conscience de ce que vous avez fait, vous êtes donc capable de récidiver".
L'ancien ministre, rappelle par ailleurs que "la loi Sapin 2 ne crée pas d'inéligibilité automatique". "Elle n'a d'ailleurs pas été directement appliquée dans ce procès puisque les faits reprochés étaient antérieurs à 2016. Cette loi oblige simplement le juge à examiner une peine d'inéligibilité. [...] L'exécution provisoire n'a pas été créée par la loi Sapin 2. Le dispositif existe depuis très longtemps. Si le juge perçoit un risque important de récidive, il peut décider de l'exécution provisoire. C'est une disposition qui est à la totale discrétion des juges".
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Connu / https://mastodon.top/@LDH_Fr@piaille.fr/114479058920605341
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3 h LDH @LDH_Fr@piaille.fr
Malgré l’alerte de plusieurs associations, dont la #LDH, Microsoft pourra héberger nos données de #santé : 10 millions de français-es vont voir leurs données tomber sous le coup des lois américaines risquant d’être exploitées par des tiers non désirés.
Usine Digitale · 30 avr.
Le Conseil d’État valide l’hébergement des données de santé par Microsoft dans le projet Darwin EU / Par Alice Vitard
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Connue / https://bsky.app/profile/punkyetc.bsky.social/post/3lojeqikmos2n
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Republié par Jérôme Vallès 🍁φ Punky @punkyetc.bsky.social · 3j
Un immense Merciiii
@arnaultraphael.bsky.social !!!!!
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Billet de blog 7 mai 2025
Ce que les succès (et les critiques) de la France Insoumise révèlent de la situation / Samuel Hayat
Chargé de recherche CNRS, CEVIPOF
Abonné·e de Mediapart
L’émission Complément d’enquête consacrée à LFI est discutable, mais elle nous informe sur les partis, la représentation politique et le charisme. Plutôt que d'accuser LFI d'être une meute et Mélenchon d'être un gourou, il faudrait se demander pourquoi ces formes de militantisme sont adaptées tant au présidentialisme de la Ve République qu’aux logiques médiatiques et aux mutations de l’engagement.
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LFI réussit là où les autres partis échouent : elle obtient des succès électoraux répétés, a fait apparaître une nouvelle génération de cadres, avec de multiples noms désormais connus et reconnus médiatiquement, ce qui n’est le cas d’aucune autre formation politique à gauche. Dans la situation présente, qu’on le veuille ou non, LFI semble la seule vraie machine efficace à gauche, en tout cas sur la scène politique nationale. Bien sûr, l’efficacité n’est pas un but en soi, mais c’est un élément central pour la gauche électorale, celle qui vise la prise du pouvoir par les urnes.
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auparavant les partis, Parti socialiste en tête, formaient leurs cadres par le militantisme, en particulier syndical. Une carrière militante à gauche commençait dès le lycée (FIDL, UNL) puis à l’université (UNEF-ID). Il y avait du militantisme jeune (MJS), de l'action locale, des débats, des courants. Dans l’appareil, on montait progressivement, à la suite d’une série d’épreuves qui créaient des rapports de concurrence, de camaraderie, une structure idéologique, des réseaux.
Or ce modèle s’est effondré, car il reposait sur un afflux constant de militant-es, d’adhérent-es, qui s’est tari partout. Par conséquent, le PS (et dans une moindre mesure les Ecologistes et Parti communiste français) est devenu un parti de cadres, voire un parti-cartel tenu par des élu-es, sans base active, sans militantisme jeunesse, sans cadres formé-es ayant une légitimité locale et une habitude du débat d'idées et du travail militant.
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LFI semble avoir réussi à constituer une direction politique fonctionnelle ? Parce que ce mouvement l’a créée de toutes pièces, par en haut, sans s’en remettre au lent travail de construction d’une carrière militante. En quittant le PS, Jean-Luc Mélenchon a rompu non seulement avec un parti, mais bien avec la forme-parti, telle qu’héritée de la longue histoire de la social-démocratie, avec sa base militante de masse, ses débats, ses courants, sa démocratie interne. Il a choisi plutôt un modèle inspiré du léninisme, tel que développé dans Que faire ? (1902). Il s'agit de construire non pas un parti démocratique, mais une avant-garde de révolutionnaires professionnel-les, et à côté, subordonné à cette avant-garde, un mouvement de masse sans pouvoir propre, mais mobilisable.
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En 2016, il dissout de son propre chef le Front de gauche et crée LFI, un mouvement « gazeux », sans adhérent-es, mais avec des « soutiens » collectés sur Internet, structuré en petits groupes dénués de pouvoir. Officiellement, il s’agit d’incarner la révolution citoyenne, ce qui veut dire s’écarter des références de la gauche – mais le but est surtout d’éviter de voir renaître baronnies et luttes de courants qui avaient grevé le PS, et de mettre au pas une gauche radicale trop plurielle.
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Le ralliement du Parti ouvrier indépendant, héritier du lambertisme, resté à l’écart du Front de gauche, avec ses militant-es bien formé-es, ses réseaux syndicaux et son habitus léniniste, qui se met au service de la dynamique insoumise sans trop demander en échange, achève de structurer la FI, et de l'autonomiser de ses soutiens trop indépendants, comme les petits mouvements de gauche radicale qui forment Ensemble !
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le prix à payer, pour exister quand même, c'est de faire du scandale, du bruit, de diviser. Mais chaque scandale, non seulement permet de gagner en visibilité et de déterminer l'agenda, mais renforce aussi l'unité, car on est ensemble, contre le reste du monde qui nous diabolise.
Et paradoxalement, faire du scandale sur des sujets vraiment politiques, cela permet aussi, parfois, de parler du fond. Car oui, faire du bruit en parlant de Gaza, des retraites ou des ultrariches, c'est bien plus important, politique et, au final, mobilisateur, que le spectacle des divisions entre pro et anti NFP au prochain congrès du Parti socialiste.
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permet à LFI de fonctionner en interne comme un parti révolutionnaire, ultra-hiérarchisé, au service d’une grande cause. C’est tout de même étonnant, étant donné que ce mouvement n'a rien de révolutionnaire dans ses objectifs. C'est du léninisme organisationnel, mais au service d'un projet social-démocrate, avec une doctrine très légère, et changeante selon les volontés de Mélenchon et de sa garde rapprochée. Cette combinaison entre la radicalité de la posture, la verticalité de l’organisation, et le pragmatisme du programme, a été une grande force en 2017 et en 2022. Cela ne veut pas dire que LFI a raison de garder cette structure, ni qu'ils vont gagner en 2027. Mais au moins cette entreprise politique veut dire quelque chose et semble à la hauteur des enjeux électoraux. Alors que les vieux partis, PS en tête, paraissent immanquablement à contretemps.
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Il existe sûrement une voie pour renouveler un militantisme de terrain, horizontal, divers et démocratique ; mais la pression que met la centralité de l’épreuve électorale, et la force qu’y confère l’unité stratégique, fût-elle autoritaire, rend cette voie plus longue très coûteuse, sûrement trop, face à l’urgence des combats pour la paix, contre le changement climatique, contre le fascisme. Peu de personnes sérieusement engagées à gauche n’oseraient prendre le risque de casser un appareil qui fonctionne pour en reconstruire patiemment, par en bas, un nouveau. Ce que révèle, peut-être contre la volonté de ses auteur-es, l’émission Complément d’enquête, c’est que LFI constitue encore le principal pôle structurant à gauche sur la scène politique nationale.
Samuel Hayat, chercheur en science politique
Addendum: ce billet a été composé à partir d'un fil Bluesky, donc c'est un peu décousu. Il est le fait d'un non spécialiste de LFI. Pour des analyses bien plus approfondies, on peut aller lire les travaux de Manuel Cervera-Marzal, notamment son livre Le populisme de gauche. Sociologie de la France insoumise, La Découverte, 2021, ainsi que ceux de Rémi Lefebvre. Il y a aussi des thèses, notamment celles de Virginie Tisserant sur les partis-mouvements en France et en Espagne, Arthur Groz sur les carrières militantes à LFI, Podemos et Syriza, Laura Chazel sur le populisme de gauche à Podemos et LFI, et des travaux plus anciens sur la gauche radicale, comme la thèse de Romain Mathieu sur PG, NPA et PCF Je ne les ai pas lues mais on me les a signalées. D'autres thèses sont en cours. C'est l'occasion de saluer le travail abattu par les jeunes chercheurs et jeunes chercheuses, dans des conditions toujours plus difficiles.
Le fil en question : https://bsky.app/profile/samuelhayat.bsky.social/post/3loj2wh2lac23
Ndlr : CORROBORE EN TOUS POINTS MES POINTS DE VUE... Valoriser ACT
12 mars 2025
Un éditorial de Philippe Vion-Dury à retrouver dans le troisième numéro de Fracas.
Comment réprime-t-on un mouvement de contestation politique ? En gagnant l’indifférence de la majorité de la population. Et comment encourage-t-on l’indifférence ? En marginalisant l’opposition. Il y a deux espèces de marginaux : le folklorique et le dangereux. L’écolo, en quelques années, est passé du premier au second, de doux rêveur à « écoterroriste » en puissance. Comment opère-t-on pareille marginalisation ? Grâce à la complicité des médias dominants, grands ordonnateurs du débat
public et receleurs d’antagonismes sociaux. Nous n’avons pas affaire à un backlash, un retour de flamme ordinaire, mais à une action coordonnée des classes dominantes pour préserver leurs privilèges.
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Ce n’est pas la faute d’une politique agricole néolibérale ... des mensonges de l’industrie, de leurs stratégies de dumping social
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les écolos sont l’anti-peuple, l’anti-France, les annonciateurs de la civilisation des graines et du soja, du vélo-cargo et des pulls qui grattent. Si nous en sommes là, c’est que la première stratégie qu’avaient déployé nos adversaires a échoué ... les mouvements de contestation gagnent en puissance lorsque les militants radicaux s’entendent avec les franges modérées
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puisque la carotte n’a pas fonctionné, voici venu le temps de la matraque médiatique et étatique. Comment échapper à ce piège ? L’un des impératifs est de déjouer ces récits, mettre à bas ces faux antagonismes. C’est là que l’« ouvrier », le « paysan », le « rural » entrent en jeu. Et « le » chasseur aussi. Certains chasseurs, du moins, parmi le petit million de licenciés et une pluralité de chasses allant des plus détestables à des chasses vivrières et paysannes, autour desquelles le tissu social se maintient dans des territoires ruraux. Les alliances que nous devons nouer sont peut-être là.
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L’alliance est un accord sur fond de différences ; le dialogue nécessite deux points de vue distincts. La réponse à notre isolement croissant n’est pas d’universaliser notre point de vue ni de s’enfermer dans nos certitudes, mais de s’ouvrir à une pluralité de réalités sociales et de rapports à la nature, des altérités avec lesquelles il faut bien composer même lorsqu’elles nous dérangent ou que nous y trouvons à redire. Il ne s’agit ni de s’allier à n’importe qui, ni à n’importe quel prix, mais d’examiner nos tabous et de se demander s’ils sont vraiment justifiés. S’il n’y a pas, là, la possibilité d’une alliance.
Accueil Espace Presse - Agriculture
Alors que les tensions géopolitiques ne cessent de s’intensifier et que les échanges économiques sont instables, les Amis de la Terre France, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et le Réseau Action Climat publient aujourd’hui une analyse sans appel : notre modèle agricole et alimentaire actuel, présenté comme un levier de puissance et de souveraineté, est en réalité extrêmement vulnérable. Le renforcement de l’autonomie alimentaire en France et en Europe passe par une transition vers des systèmes agricoles et alimentaires plus autonomes [1], et non par des initiatives politiques qui visent à intensifier davantage l’agriculture, telles que la “loi Duplomb”. Les responsables politiques doivent cesser les doubles discours.
Lire l’analyse
-> https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?pajRHQ
Le modèle agricole défendu aujourd’hui, productiviste et dépendant d’intrants importés, ne nous affranchit en rien des risques liés au contexte géopolitique actuel : pire, il les aggrave. Continuer à encourager la croissance des exportations agricoles et l’intensification de la production sous couvert de « souveraineté » est un contresens politique et stratégique.
Une agriculture sous perfusion de l’extérieur
Derrière la notion de “réarmement alimentaire” qui émerge dans le débat public et politique, prônée par la FNSEA et la ministre de l’Agriculture, se trouve une vision de l’agriculture qui augmenterait fortement nos vulnérabilités.
La prétendue souveraineté française et européenne repose en réalité sur des importations massives d’engrais de synthèse (dont la fabrication est liée aux énergies fossiles) et de protéines végétales (telles que le soja, utilisées pour l’alimentation de nos animaux d’élevage). Ainsi, depuis le début de la guerre en Ukraine, les importations françaises d’engrais russes ont augmenté de 86 %, passant de 402 000 tonnes en 2021 à 750 000 tonnes en 2023 [2]. De même, aujourd’hui, 95 % du soja – soit 3 millions de tonnes chaque année – provient de l’étranger.
Ce modèle rend la France structurellement dépendante d’autres pays tels que la Russie ou les États-Unis, à rebours de toute véritable souveraineté, autonomie et résilience alimentaires. Les décisions politiques actuelles pointent le problème mais se bornent à déplacer perpétuellement les points d’approvisionnement, reproduisant les mêmes logiques de dépendance ailleurs, sans adopter de solutions visant à nous rendre réellement autonomes et à réduire la consommation d’engrais de synthèse [3].
Un coût humain, économique et écologique
En plus d’une pression accrue sur les ressources naturelles, le modèle agricole productiviste a des conséquences directes sur les Français et les Françaises. Il rend notre agriculture dépendante des importations d’engrais et de matières premières agricoles, ce qui la rend vulnérable aux variations des cours. Par exemple, la hausse du prix de l’énergie engendre une augmentation du prix des intrants et des matières premières agricoles, qui se répercute sur le coût de l’alimentation et donc le pouvoir d’achat des citoyen·nes. Ces hausses affectent également les agriculteurs et agricultrices et, in fine, peuvent accroître le risque de crise sociale. Ce modèle est insoutenable économiquement, injuste socialement et destructeur écologiquement.
Des systèmes alimentaires plus autonomes sont indispensables
Nos organisations appellent les pouvoirs publics à cesser les doubles discours. La concrétisation de la souveraineté alimentaire passe par des actes cohérents, et non par des lois qui confortent un modèle agricole dépassé et vulnérable, comme c’est le cas de la proposition de loi Duplomb prochainement discutée à l’Assemblée nationale.
Les politiques publiques françaises et européennes doivent soutenir de manière structurelle les modèles agricoles qui réduisent nos vulnérabilités et sont plus résilients, tels que l’agroécologie. Il est notamment urgent et nécessaire de mettre en œuvre un véritable plan pour réduire la consommation et accroître l’autonomie en engrais, qui doit faire partie d’une stratégie cohérente et de long terme pour :
- réduire notre dépendance aux engrais azotés, phosphatés et potassiques importés ;
- relocaliser la production de protéines végétales pour l’alimentation animale ;
- accompagner les agriculteurs et agricultrices vers la transition agroécologique.
Notes aux rédactions :
[1] Il a été fait le choix dans cette note d’utiliser plutôt le terme d’autonomie alimentaire, clé à la fois d’une meilleure souveraineté alimentaire pour la France en période de risque militaire et d’une meilleure résilience du pays face aux aléas environnementaux, sanitaires et géopolitiques.
[2] Béatrice Mathieu, « La redoutable stratégie de Poutine pour mettre l’agriculture française sous dépendance », L’Express, septembre 2024.
[3] Comme en atteste le projet de la Commission européenne de proposer des droits de douane sur les derniers produits agricoles et les engrais en provenance de Russie et de Biélorussie, janvier 2025.
Par Alexia Soyeux
2 min ⋅ 15/06/2024
Chose promise, chose due. Voici le nouvel épisode, qui tombe à pic dans le contexte politique cataclysmique.
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Félicien Faury est chercheur en sociologie politique. Son ouvrage « Des électeurs ordinaires - Enquête sur la normalisation de l’extrême-droite » est le résultat d’une longue enquête sociologique dans le Sud-Est de la France. Il éclaire les ressorts du vote pour l’extrême-droite, en donnant à voir les visions du monde qui le sous-tendent : qu’est-ce qui, dans la vie ordinaire des électeur·ices, les rendent sensibles et favorables aux discours du RN ?
Bien sûr, pour comprendre l’ascension de ce parti, l’analyse du contexte économique, politique et médiatique est indispensable, mais pas suffisante. Contrairement aux analyses qui ne se concentrent que sur le ressentiment économique, ou qui tendent à isoler les causes les unes des autres, quitte à balayer la dimension raciale, Félicien Faury montre que le racisme reste un enjeu central dans le vote d’extrême-droite.
Parce que le racisme est multiple et transversal à toute la société, qu’il est un enjeu identitaire, mais aussi un rapport de pouvoir socio-économique.
Ainsi, en évitant la condescendance et le misérabilisme, on peut comprendre le vote RN comme la volonté de maintenir une place et des privilèges fragilisés, dans un ordre social et racial au sein duquel la concurrence pour les ressources communes augmente.
Il est fondamental d’être lucide sur la situation politique, et de penser ensemble les logiques de classe et de race pour comprendre la normalisation du discours d’extrême-droite dans toute la société, et agir en conséquence.
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Approfondir
Suivre Présages : https://linktr.ee/presages
Des électeurs ordinaires, Enquête sur la normalisation de l'extrême droite, Félicien Faury - Editions du Seuil
Mediapart - Dans l’électorat du RN, « le racisme s’articule à des expériences de classes »
Podcast Minuit dans le Siècle - Aux sources du vote FN/RN : prendre le racisme au sérieux
1,41 M d’abonnés - 13k+ - 215 571 vues - 995 commentaires #Sterin #Rhinocéros #Medias
« Aujourd’hui on va vous parler d’un milliardaire qui a décidé d’utiliser sa fortune pour faire triompher l’extrême droite en France. Et ce milliardaire ça n’est pas Bolloré, c’est un autre, Pierre-Edouard Stérin. Stérin, c’est le premier à formuler son projet d’une manière aussi claire et franche, mais derrière lui, c’est tout un groupe social qui s’ensauvage, et qui trépigne d’impatience. »
Nouvel épisode de Rhinocéros, par Usul et Lumi.
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a fait sa fortune en vendant des "smartbox" ...
plan Périclès ... la nuit du bien commun de C8, vitrine du fonds philantrophique de Stérin ... guérilla juridique, école de formation, 150 millions d'euros sur 10 ans ... l'union des droites pour une victoire politique ... François Durvye s'emploi à le rassure ... le programme du RN sera probusiness et coupera dans les dépenses de l'État ... antiredistributif et plus favorable aux grandes entreprises ... a créé Le Rasso, neo, Fonds du BIEN COMMUN ... il teste nos institutions ... pour une société raciste, homophobe, anti-woke ... les riches ont un programme et sont plus chauds que jamais ... idem pour Bernard Arnauld
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Le Café Rhétorique, c'est mon rendez-vous Twitch du matin ! Tous les lundi, mercredi et vendredi à 09h00 sur / clemovitch !
Programme :
00:00 : Tragédie à Pau
02:41 : Cyril Hanouna
09:20 : François Bayrou, Karl Olive & Jacques Attali
16:44 : Pascal Praud
Tr.: ...
Hanouna se place comme Zemmour l'avait fait en position de combler un vide à l'extrême droite si nécessaire ...
l'ignominie sans nom de Jacques Attali qui rend responsable les camarades du jeune poignardé ...
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CatégorieInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 52min 53sec
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Tr.: ...
on a un service public d'extrême droite comme Complément d'enquête ... Paul Nizan, chien de garde ... la critique des médias lutte contre le fascisme ... critiquer la société commence par la critique des médias ...
1,17 M d’abonnés - 5,6k+ - 71 748 vues - 1 385 commentaires
Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'un débat face à Alain Duhamel sur BFMTV, le 29 avril 2025.
Résumé : il est acté par Alain Duhamel que JLM/LFI ont un programme sérieux, qu'il ne partage pas mais qui est consistant, contrairement aux autres partis politiques. Il regrette la manière dont JLM se comporte dans les médias. JLM lui répond que tout le monde n'a pas eu la chance de A.D., que ses émotions sont sincères et qu'il vaut mieux une personne entière qui a des idées pour les Français.
Télécharger ( 120 Mo )
Aujourd'hui, nous recevons Arnaud Begin qui passera le 20 décembre en conseil de discipline chez EDF en vue de son licenciement.
Ses torts ? avoir voulu faire son métier consciencieusement...
Revenons avec lui sur son parcours, la période à l'inspection nucléaire chez EdF et les rapports qu'il y fait et qui vont déclencher les foudres de certains dirigeants.
Arnaud Begin nous livre aussi sa vision de l'ASN et des relations entre EdF et l'ASN.
Un épisode long mais très éclairant sur le climat qui règne en interne chez EdF dans le monde du nucléaire.
Publié le mardi 19 décembre 2023 à 14:37 par Mathieu Eisinger
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?MRar-w
759 Signatures (1953 au 2/6)
Julien TROCCAZ 17/04/2025 19:35
Pour la sauvegarde et le développement des petites lignes ferroviaires, véritables lignes de vie de nos territoires !
Depuis une décennie, de nombreuses petites lignes ferroviaires ferment en France, symbolisant l’abandon progressif des territoires ruraux. Environ 3 000 kilomètres de voies ont ainsi disparu, accentuant la désertification rurale, freinant le développement économique local, renforçant l’isolement des habitants, les inégalités d’accès aux services publics et la dépendance à la voiture.
Pourtant, des réouvertures réussies, comme celle de la ligne Pont-Saint-Esprit – Nîmes, prouvent qu’un avenir ferroviaire pour tous les territoires est possible. Ces lignes de proximité sont essentielles pour engager une transition écologique socialement juste !
Nous demandons au Conseil économique, social et environnemental (CESE), assemblée représentative de la société civile, forte de 82 organisations et de 175 conseillers, de se saisir de cette question cruciale. Le CESE dispose de la capacité d’organiser une réflexion nationale, de mobiliser des expertises multiples, et de formuler des préconisations concrètes pour que l’action des responsables politiques et des collectivités contribue activement à la revitalisation des petites lignes ferroviaires et des territoires qu’elles desservent.
Si cette pétition atteint 150 000 signatures, le CESE se saisira officiellement du sujet et ouvrira ce débat public indispensable.
Nous appelons toutes et tous à signer cette pétition pour exiger un plan national ambitieux de sauvegarde et de développement du réseau ferroviaire de proximité. Pour refuser l’abandon de nos campagnes et défendre un train accessible et écologique pour tous, chaque voix compte !
Connue / https://bsky.app/profile/simon.duteil.solidaires.org/post/3ln5yfjqyok2z
L’ANALYSE DE THOMAS PORCHER SANS CONCESSION : CE QUE BAYROU VA SACRIFIER POUR LE BUDGET 2026
Publié Il y a 1 jour • 32 vues / Le Média
Budget 2026 : 40 milliards d’économies, mais à quel prix ?
François Bayrou a fixé un cap clair : 40 milliards d’euros d’économies pour 2026, sans hausse d’impôts. En ligne de mire : un pays qui “ne produit et ne travaille pas assez”. Le haut-commissaire au Plan évoque la réindustrialisation et cite même Trotski pour souligner l’urgence d’un réveil national. La dette est également au cœur du discours, alors que Thomas Porcher rappelle qu’il n’y a aucun danger. Bayrou avance la balance commerciale reste déficitaire de 100 milliards, et les taux d’emploi des jeunes et des seniors sont en berne. Côté dépenses, Bayrou propose de tailler dans les “doublons” administratifs, révélant un projet politique plus qu’économique. Enfin, alors que la fraude fiscale pourrait atteindre 100 milliards, Pierre Moscovici préfère pointer la fraude sociale, pourtant bien moindre. Une vision partielle qui interroge sur les véritables priorités du gouvernement.
Visibilité Publique
Publié originellement 21/04/2025
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 26min 13sec
Connu / TG le 21/03/25 à 11:08
47,6 k abonnés - 2k+ - 48 578 vues - 702 commentaires
Éric Coquerel était l’invité du Face à Face sur BFM et RMC le lundi 21 avril 2025 à propos du déplacement d’Emmanuel Macron à Mayotte, du budget 2026, sur la question des colis chinois et de la délégation d'élus français interdite d’entrée en Israël.
10,5 k abonnés - 4,4+ - 60 993 vues - 484 commentaires
dans cette séquence forte, le député David Giraud interpelle directement le gouvernement à l’Assemblée nationale. Déficit public record, dette qui explose, argent public introuvable… Il ose poser la question que tout le monde se pose : où va l’argent des Français ? Une prise de parole qui fait l’effet d’un électrochoc.
Tr.: ...
sécurité sociale, collectivités locales ...
Cette semaine, dans la Lutte Enchantée, Cyril Dion lance un appel aux personnes qui votent, suite aux sondages d'intention de vote favorables à l'extrême droite malgré les procédures judiciaires et condamnations à leurs encontres.
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arrêter de voter (ou arrêter de vouloir voter) pour des personnes qui mentent et qui volent ? Au minimum.
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à Trump aux États-Unis, à Nétanyahou en Israël, à Poutine, bref, à cette petite internationale réactionnaire fascisante qui est en train de nous pousser au bord du précipice écologique et démocratique.
Mais je pense aussi à la France.
Parce que tout de même, lundi matin, on apprenait que Marine Le Pen était la personnalité politique préférée des français dans le baromètre mensuel Odoxa pour la presse régionale et Public Sénat, avec 37% de sondés qui déclaraient la « soutenir » ou « avoir de la sympathie » pour elle.
La même Marine Le Pen qui était condamnée un peu plus tard dans la matinée à 4 ans de prison, dont 2 ferme et 5 ans d’inéligibilité pour avoir, pendant des années, organisé le détournement de fonds publics européens avec son parti (4 millions d’euros tout de même, prise dans la poche du contribuable, vous et moi).
Marine Le Pen qui a donc maintes fois menti et volé et pour qui 37% des sondés se disaient prêts à voter dans un sondage IFOP paru la veille.
Elle pourrait être remplacée à la présidentielle par Jordan Bardella qui est, lui aussi, visé par une plainte pour avoir contribué à fabriquer de fausses preuves lorsqu’il était assistant parlementaire fantôme au Parlement européen, qui a de multiples fois menti lors de la campagne des législatives de 2024, ça a été décrypté par Mediapart, l’Humanité, vous regarderez... 35 à 36% des Français seraient prêts à voter pour lui selon un sondage paru hier.
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extrême droite et destruction du vivant marchent désormais main dans la main.
Cela s’appelle le carbofascisme. (je vous encourage à lire le numéro de la revue Fracas ou la vidéo de Paloma Moritz sur Blast à ce sujet).
Comme l’écrit le collectif Zetkin dans son ouvrage Fascisme fossile : “Plus la crise écologique sera grave, plus l’attraction pour l’extrême droite sera grande.”
Car l’extrême droite se sert de l’écologie pour attiser les haines et récolter des voix. On l’a vu aux États-Unis. « Les écolos veulent vous priver de vos steaks, vos voitures, ils veulent vous empêcher de faire ce que vous voulez quand vous voulez : coller des éoliennes devant vos maisons, mais nous allons défendre votre mode de vie », disent-ils.
Et plus les contraintes liées à la crise écologique seront importantes, plus ils pourront utiliser ces arguments frauduleux pour se faire élire et rendre la situation plus catastrophique encore. Car le projet de l’extrême droite, c'est plutôt de faire tomber les lois, les normes, pour que le business ait les mains libres et que l’argent coule à flot. Et en premier lieu, les règles contraignantes qui protègent les océans, les forêts, les animaux, le climat.
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le collectif Zetkin : “plus la Terre se réchauffe, plus la défense du climat et l’antifascisme tendent à ne former qu’un seul et même combat”.
Et pour participer à combat, on peut faire une première chose à la portée de tout le monde : ne pas voter pour eux.
Ne pas voter pour des gens qui mentent et qui volent. Voilà.
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Pierre Moscovici est en très faché : les finances publiques sont au plus mal. Sa solution ? S’attaquer à la fraude sociale, qu'il estime à 4,5 milliards d’euros. Et la fraude fiscale ? Il considère qu’on a déjà « beaucoup fait »… Pourtant, les chiffres sont têtus : elle coûterait jusqu’à 100 milliards chaque année, 10 fois plus que la fraude sociale. Moscovici connaît pourtant bien le sujet : ex-ministre de l’Économie, il avait dû gérer l’affaire Cahuzac et ses comptes en Suisse. Aujourd’hui, il détourne le regard. Pendant ce temps, les riches sont choyés par Macron : suppression de l’ISF, 308 milliards de cadeaux fiscaux depuis 2017, fortunes qui explosent, impôts qui fondent. Les inégalités explosent, tout comme les émissions de CO2 des ultra-riches qui s’offrent désormais des voyages spatiaux à plusieurs centaines de tonnes de CO2 le selfie. Pendant que les classes moyennes et populaires se serrent la ceinture, les plus aisés polluent, fraudent et s’exonèrent de tout effort collectif… sans jamais payer. Ce système n’est pas défaillant. Il fonctionne parfaitement. Mais pour les puissants. Il est temps de changer les règles. Et de faire payer ceux qui en ont les moyens.
Visibilité Publique
Publié originellement 17/04/2025
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 17min 26sec
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