Clés : Amérique du Nord ; Discriminations ; Répression ; Violences policières.
Des deux côtés de l'Atlantique, des mobilisations contre les crimes policiers s'organisent. Aux États-Unis, la mort de George Floyd, assassiné par un policier blanc le 25 Mai 2020 à Minneapolis, déclenche une série de manifestations dans tous le pays. Interpellé par quatre policiers, George Floyd est plaqué au sol sur le ventre et répète "I can't breathe" (je ne peux pas respirer). Filmé par des passants, la vidéo fait le tour des réseaux sociaux et provoque la colère des riverains de Minneapolis qui dès le lendemain manifestent et réclament "justice". Très vite, le mouvement gagne le reste du pays à l'image de la mobilisation Black lives matter. Un mot d'ordre en particulier surgit : "Defund the police", ce qui signifie littéralement "couper les finances de la police". Il s'agit d'exiger une réduction des budgets de la police pour réorienter les fonds vers des programmes sociaux, culturels et de santé. Certains demandent même l'abolition des forces de l'ordre. En France, la mort de George Floyd rappelle celles de plusieurs victimes tuées aussi par plaquage ventral. George Floyd décède des mêmes techniques d'interpellation policière qui ont tué Lamine Dieng, Adama Traoré ou Cédric Chouviat, dont les proches se sont organisés en collectif pour obtenir l'interdiction de ces méthodes d'intervention. En écho aux événements américains, le comité Adama qui regroupe la famille d'Adama Traoré, appelle à un rassemblement dès le 2 Juin devant le palais de justice porte de Clichy à Paris. Des manifestations se poursuivent depuis et une marche est prévu le 18 juillet à Beaumont-sur-Oise pour les quatre ans de la mort d'Adama Traoré.
Les mobilisations contre les violences policières aux États-Unis et en France sont-elles pour autant semblables? Pour en parler, Le Média a contacté Gwenola Ricordeau, spécialiste en justice criminelle à la California State University at Chico. Cette criminologue s'est également rendu à la CHAZ (Capitol Hill Autonomous Zone) dans le centre-ville de Seattle. Ce quartier est devenu durant quelques semaines une zone sans police, après l'évacuation du commissariat situé en son centre. Transformé par les militants locaux en sanctuaire en hommage aux victimes des violences policières, ce lieu est devenu un symbole du mouvement Defund the Police. Lorsque cet entretien fut tourné, la CHAZ était encore entre les mains du mouvement social américain. Gwenola Ricordeau raconte les dernières heures de la CHAZ, dont la police de Seattle a repris possession après l'enregistrement de l'interview, le 1er Juillet 2020.
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Christiane TAUBIRA - Audition #45 de la commission d'enquête sur l'indépendance de la justice - •Sortie le 13 juil. 2020 / Ugo Bernalicis
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Jeudi 9 juillet, la commission d'enquête sur les obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire présidée par Ugo Bernalicis auditionnait Christiane Taubira, ancienne garde des Sceaux.
Ndlr : énergie, fraîcheur, éthique, sérieux sans se prendre au sérieux, nous avons besoin de ce type de personnalité qui fait du bien à la démocratie ++
Marcel Aiphan @AiphanMarcel · 9 juil.
Alors qu’on a balancé plus de gaz lacrymogène en 3 ans qu’entre 1945 et 2017, Alexandre Samuel, biologiste, parle de ses effets
Ils laisseront des traces... #Macron nous fait la guerre (chimique) #ViolencesPolicières #GiletsJaunes - 31 - 1100 - 1100
Damien CAREME Globe terrestre Europe-Afrique a aimé InfoMigrants Français @InfoMigrants_fr · 6h - Au total, depuis le début de l'année, 2 660 migrants sont parvenus à traverser la Manche à bord d'embarcations de fortune, et bien souvent au péril de leur vie.
Nouveau record de traversées de la Manche : 180 migrants ont rejoint l'Angleterre en une journée
Alors que la France et le Royaume-Uni viennent de créer une cellule commune de lutte contre les passeurs censée diminuer les périlleuses traversées de la Manche, 180 migrants sont arrivés sur les... infomigrants.net
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Mercredi 8 juillet, la commission d'enquête sur les obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire présidée par Ugo Bernalicis auditionnait à nouveau Jérôme Kerviel, ancien opérateur de marché de la Société Générale.
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Classement des 500 fortunes de Challenges : j’y entre enfin… Aux côtés de mon ami hecto-milliardaire, Bernard Arnault.
ABONNÉS
Lui n'a ni statue, ni salle à son nom. Il a pour lui l'oubli. Jean-Baptiste Belley est pourtant, comme l'appelle le député Insoumis Alexis Corbière, le premier "Jacobin noir" à avoir siégé à l'Assemblée nationale pendant la Révolution française. Avec Jean-Luc Mélenchon, ils demandent désormais au président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand une salle à son nom.
...
"Étonnamment, ce courrier adressé à Ferrand est resté sans réponse."
Mais comme Corbière est plus du genre à enrager qu'à se décourager, il a choisi de persévérer : "Nous demandons l'obtention d‘une salle au nom de Jean-Baptiste Belley, tranche Corbière. Pourquoi pas un des deux salons qui se trouvent devant l'hémicycle? Par exemple le salon Delacroix qui deviendrait le salon Belley? Ce serait un beau symbole."
Un tableau d'Anne-Louis Girodet
Et comme il ne compte pas ses timbres, il garde sous la main une autre lettre : "Je vais aussi demander à Ferrand le retour du tableau de Girodet." Pour l'heure, cette toile d'Anne-Louis Girodet, représentant Belley le regard tourné vers le ciel et l'air sévère, sommeille quelque part au Château de Versailles.
Périssent les colonies plutôt qu'un principe
Dans Jacobins!, paru aux éditions Perrin, Alexis Corbière consacrait déjà à Belley un des neufs chapitres de son livre. Soit 22 pages. "C'est l'un des rares Noirs peints par les figuristes de l'époque, et lorsque son portrait fut exposé en 1797 et 1798, il suscita la curiosité et parfois l'hostilité de Parisiens qui n'avaient jamais côtoyé d'autres hommes que blancs", note-t-il page 187.
Jean-Luc Mélenchon qui aime l'histoire - et qui aime voir dans l'histoire la justification a posteriori de ses choix stratégiques - n'a pu s'empêcher d'ajouter au feutre vert sur un exemplaire du livre cette phrase : "L'Insoumission est la clef du paradis des humains." Une maxime maison qu'il trouve fort à propos concernant Belley. Au-dessus du portrait de Belley (page 185), d'un même élan et au nom de l'égalité entre les Hommes promise par la Révolution française, Mélenchon a surtitré : "Périssent les colonies plutôt qu'un principe." Suivi de "M.R" pour signaler aux ignorants - dont l'auteur fait partie - que cette citation n'est pour le coup pas la sienne mais celle de Maximilien de Robespierre.
Un débat actuel
Évidemment, ce vœu de l'Insoumis et sa nouvelle missive résonnent avec le débat actuel sur les places qu'il faut renommer ou non. Sur les statues qu'il faut déboulonner ou non. Sur les rues qu'il faut débaptiser ou non. "Le statu quo actuel sur le nom des rues, des places et des statues efface des pans entiers de notre Histoire nationale, estime Corbière. C'est ce statu quo qui censure. Nos statues actuelles ne sont pas un cours d'Histoire, neutre et sans enjeux, un cours d'Histoire que des 'Vandales' voudraient détruire… Moi, je veux enrichir, transmettre toutes les facettes de notre Histoire. Pas seulement celle des maîtres, des vainqueurs et des puissants." Un peu plus et il demanderait presque à animer Secrets d'Histoire à la place de Stéphane Bern.
ABONNÉS
Jean-Luc Mélenchon exige une discussion de fond avec les amis de Yannick Jadot. Il dénonce le retard français dans la "cyberguerre" : "à l'heure des fusils, nous montons au front munis d'arbalètes".
On pourrait le croire abattu après les mauvais résultats des Insoumis aux municipales. "Un échec", reconnaît-il. Mais Jean-Luc Mélenchon semble aussi volubile qu'à l'accoutumé, devenant vite inarrêtable dès qu'il s'agit du 14-Juillet et de la "défense nationale". Il semble aussi prêt à remonter sur le cheval pour galoper vers la présidentielle de 2022. Même si pour une fois, on sent qu'il élude un peu la question. "J'ai une décision à prendre et je la prendrai le moment venu."
Qu’attendez-vous du discours d’Emmanuel Macron ce 14 juillet?
Je redoute un bavardage de plus.
...
Une fois par an, nous saluons le dévouement de gens qui offrent leur vie aux ordres de la France. Mais j’aimerais qu’il y ait aussi, en plus, un beau défilé des métiers. Ce n’est pas à l’État mais aux organisations populaires de l’organiser. Sur ce point notre famille politique n’est pas à la hauteur de la situation. Quand mon projet de fédération populaire aura éclos, nous devrions appeler à ce défilé populaire du 14-Juillet. Une façon de dire que la lutte pour l’égalité continue depuis 1789.
La planification, c’est la clé du futur pour produire le peuple souverain de demain
Le 14-Juillet est le moment d’avoir une réflexion sur ce que doit être la défense nationale. Que prônez-vous dans ce domaine?
Interrogeons notre conception de la défense nationale. La protection du territoire est-elle garantie? Peut-on continuer avec une marine dont le déploiement sur nos territoires maritimes correspond, en densité, à la présence de deux voitures de police pour tout l’Hexagone? Quel est le caractère opérationnel de la dissuasion nucléaire quand la cyberguerre et la présence dans l’espace permettent de hacker les communications de l’adversaire? C’est comme si à l’heure des fusils nous montions au front munis d’arbalètes. Au XXIe siècle, il y a trois nouveaux territoires de conflictualités : la mer, l’espace et le numérique. Les conditions de la puissance ne sont plus les mêmes. La France doit être active dans ces domaines. Nous en avons tous les moyens humains et techniques. Ce serait un puissant ressort d’invention et d’enthousiasme collectif.
Vous allez bientôt présenter votre plan de "déconfinement économique". Surtout pour parler de souveraineté?
Oui. Le 16 juillet, nous allons publier ce "plan de déconfinement économique pour une bifurcation écologique". Nous voulons d’abord créer un comité de planification pour penser et déployer le monde d’après. Nous parlons de planification depuis longtemps, mais nous étions seuls. Jusqu’ici, les belles personnes raillaient l’idée en nous renvoyant au Gosplan soviétique. Ignorance et malveillance. Faut-il rappeler qu’en France, le premier "commissariat général au plan" fonctionna sous la houlette de Jean Monnet? Il fallait reconstruire la France après la Seconde Guerre mondiale. Quant à de Gaulle, il parlait du plan comme d’une "ardente obligation". Aujourd’hui, Macron parle de créer un "haut-commissaire à la planification". Ce serait pour les Insoumis une formidable victoire culturelle. Et surtout, ce serait une belle avancée pour la France.
Vous êtes donc un souverainiste?
Pas de souveraineté du peuple sans souveraineté économique et relocalisation des productions fondamentales. Pendant la crise sanitaire, notre pays a été humilié : nous avons dépendu des Chinois pour de simples masques en tissu, des tests et des molécules basiques de la pharmacie. Encore une fois, la planification, c’est la clé du futur pour produire le peuple souverain de demain. Sans planification, comment faire la bifurcation pour arriver vite à 100 % d’énergie renouvelables? Sans la planification, la France entrera en sous-développement. Le plan, la souveraineté permettent la relocalisation de nos activités. Ce sont trois talismans qui brillent en même temps. Après tant d’années de refus obstiné et dogmatique, tournons enfin la page mythe libéral de la main invisible du marché. Une fois ce Haut-Commissariat mis en place, la dynamique sera lancée. Le jour où nous gouvernerons nous y impliquerons les communes comme échelon de base du plan. Le Plan au XXIe siècle est un outil de démocratie participative.
Vous avez fait l’impasse sur les municipales. Cette stratégie ne vous a-t-elle pas menés vous-mêmes dans une impasse politique?
Nous n’avons pas fait l’impasse. Nous avons parié avec les listes citoyennes sur une implication populaire qui n’a pas eu lieu. Le taux historique d’abstention n’émeut guère la bonne société politico-médiatique. Elle se contente de faire la morale au peuple parce qu’il ne vote plus. Mais cela l’arrange. Pourtant c’est bien une scission politique de la société que cette insurrection froide des absents.
La vraie leçon de cette élection, c’est que la société est travaillée en profondeur par le dégagisme. Les analystes sérieux le voient
Mais reconnaissez-vous une erreur stratégique de votre part?
Non. Nous avons subi un échec mais c’était le devoir des Insoumis d’essayer d’impulser des listes citoyennes. La vraie leçon de cette élection, c’est que la société est travaillée en profondeur par le dégagisme. Les analystes sérieux le voient. Pour autant, dans combien de cas comme Grenoble dès le premier tour, Lyon avec 10 % ou Marseille, la victoire n’aurait pas été possible sans les Insoumis? Les gens le savent. Sans les Insoumis, rien n’était possible face à la droite aux élections municipales.
Depuis les municipales, la dynamique n’est-elle pas du côté d’Europe Écologie-Les Verts?
Les milieux des centres-villes marquent une option pour l’écologie. C’est une bonne nouvelle. Ces milieux ont trop souvent été prompts à se rallier au libéralisme. Pour le reste, ce qui nous distingue d’EELV, ce n’est pas l’écologie, mais la question sociale. J’ai hâte de commencer la discussion de fond sur la planification, sur l’Europe des Régions ou l’Europe des États. Et sur la rupture avec le capitalisme qui anime le productivisme. Ce ne doit pas être une guerre des marques en vue de part de marché électoral. C’est le débat sur la France. Nous irons au fond des questions. Mais ne comptez pas sur moi pour jouer à creuser l’abîme entre EELV et nous. Et si EELV et le PS veulent reconstituer la force de centre gauche qui a disparu en 2017 je me dis que cela peut élargir le front politique de l’alternative. Mais notre ligne d’action restera d’agir pour une fédération populaire. Fédérer le peuple et ses exigences c’est plus compliqué qu’un accord entre organisations politiques pour prendre des places. La révolution citoyenne dont le pays a besoin est à ce prix. Tout se joue dans le programme. Celui des Insoumis est connu : c’est "l’avenir en commun". Il a réuni sept millions de voix en 2017. Il n’est pas à prendre ou à laisser ; mais il ne peut être méprisé.
Travailler ensemble dès les régionales ou à la présidentielle?
Il faut bien distinguer les élections. Aux régionales, comme aux municipales, nos différences sont réduites aux champs de compétences limités de ces collectivités. Il en va autrement de la présidentielle, qui engage tous les aspects de la vie du pays. Aux régionales, comme aux municipales, il peut y avoir des listes communes de premier tour avec le centre gauche EELV-PS et la gauche PCF-NPA. Cela suppose qu’EELV-PS ne s’arrogent pas la direction de tout en exigeant toutes les têtes de liste et qu’il ne s’agisse pas d’une reconduction des sortants et de leurs grands projets inutiles.
Pour la présidentielle une candidature commune est-elle possible?
L’important est d’engager la société dans une nouvelle direction. Pour cela il faut être clair sur les moyens proposés. La confusion sur l’Europe, la Nation, le partage des richesses, les limites du capitalisme, la laïcité de l’État, la République ne sera pas acceptée du grand nombre. Alors, de grâce, épargnons-nous la comédie de la danse du scalp autour du totem de l’unité. Tout le monde sait que nos désaccords engagent le futur de notre pays. Les ruses puériles et les arrangements d’arrière-cuisine n’ont pas leur place à ce moment de l’histoire. Un autre cas est celui de nos relations avec le PCF. Nous faisons équipe depuis deux présidentielles. Nous proposons de nous mettre d’accord sur les quatre élections à venir. Celles de 2021 : les départementales et les régionales. Celles de 2022 : la présidentielle et les législatives qui suivront.
Yannick Jadot dit "se préparer à la présidentielle". Trouvez-vous qu’il en a besoin? Et vous, vous préparez-vous aussi?
Ne tournons pas autour du pot. J’ai une décision à prendre et je la prendrai le moment venu.
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Discuté à l’Assemblée nationale jusqu’à la démission du gouvernement Philippe, le projet de loi de finances rectificative (PLFR) a méthodiquement écarté toutes les mesures qui auraient pu permettre un « virage » écologique et social.
Ce n’est plus une faille, c’est un gouffre. Le décalage entre les paroles et les actes du gouvernement ne cesse de se creuser. Quelques jours à peine après « la vague verte » des municipales, l’écologie a fait naufrage à l’Assemblée nationale. La majorité parlementaire La République en marche (LREM) a enterré, lors de l’examen du troisème projet de loi de finances rectificative (le PLFR 3) toutes les mesures susceptibles d’enclencher une transition écologique et sociale. Les débats ont été suspendus vendredi 3 juillet à la suite de la nomination du nouveau Premier ministre Jean Castex mais ils reprendront sûrement dans les prochains jours.
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Clés : Critique des médias ; Gouvernement
Bon, s’il y a 10 jours vous croyiez encore au renouveau du quinquennat et au contre pouvoir médiatique, j'imagine que vos certitudes sont à présent dissipées. Vous avez vu les médias se transformer en véritable service de propagande :
un "incroyable renouvellement et un casting de personnes hors normes"
"une équipe avec des gens étonnants, proches du terrain, qui connaissent la vie économique du pays".
Et depuis le remaniement, c'est comme ça sur toutes les chaînes d'information en continue, mais aussi dans la plupart des médias mainstream; toujours le même refrain qui loue ce remaniement et reprend sans nuance les éléments de langage du gouvernement.
Pourtant, il y a de nombreuses autres choses à dire sur ce gouvernement.
Depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, une avalanche de révélations, de précisions ennuyeuses et de rappels des positions des nouveaux ministres s'abat sur la version mielleuse des Ruth Elkrief et autres communicants du gouvernement, montrant à quel point nos médias, pour la majorité d'entre eux, ne constituent plus un contre pouvoir, mais un tapis rouge (une serpillère) sur laquelle le pouvoir peut s'essuyer les pieds avec la réalité et le contradictoire.
Ce gouvernement qui semble être la dernière tentative désespérée du chef de l'État pour ne pas perdre totalement la main, est déjà extrêmement bancal, n'inspire pas du tout la confiance, et laisse présager le pire.
Bref, des éléments et des faits que vous n'entendrez JAMAIS sur BFMTV etc.
Connu / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1281860780586143745
"
Le Média @LeMediaTV REMANIEMENT : CE QUE VOUS N'ENTENDREZ JAMAIS SUR BFMTV, CNEWS & CIE
"Un ministre de l'intérieur accusé 2 fois de viol, un ministre du budget qui pourrait être le prochain Jérome Cahuzac... Petit best of des casseroles que se traîne ce nouveau gouvernement." #Remaniement
REMANIEMENT : CE QUE VOUS N'ENTENDREZ JAMAIS SUR BFMTV, CNEWS & CIE Petit best of des casseroles que se trainent ce nouveau gouvernement.
10:00 AM · 11 juil. 2020·
PAUVRETÉ Entretien 3 commentaires
En s’attachant à comprendre comment ont été menées les politiques publiques en direction des pauvres depuis l’après-guerre, le sociologue Frédéric Viguier éclaire d’un regard nouveau la transformation de notre État social. Il rappelle que sans lutte franche contre les inégalités, la pauvreté continue de tisser sa toile.
Mots-clés ATD Quart Monde Frédéric Viguier pauvreté sécurité sociale social
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Revenant sur les débuts du père Wresinski dans le bidonville de Noisy-le-Grand, la volonté jamais démentie de « faire avec » les populations concernées, l’internationalisme, l’étanchéité idéologique avec la gauche travailliste, cette monographie foisonnante permet de comprendre la difficile position des acteurs associatifs aujourd’hui : incontournables pour leur rôle de pare-feu, radicaux dans leurs critiques, mais impuissants à inverser le rapport de force.
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clivage entre artisans de la cause des pauvres et artisans de celles des travailleurs ou des salariés ... La cause des pauvres est avant tout défendue par des associations regroupant des gens de classe moyenne, éduqués. Celle des travailleurs par eux-mêmes. Il s’agit donc dans le premier cas d’une forme de délégation, que les associations s’efforcent, ATD Quart monde la première, d’effacer, en impliquant au maximum les concernés.
Par ailleurs, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il y a un fort attachement du monde ouvrier à sa dignité sociale, au pouvoir de la lutte dans le monde du travail. Au fond, existe un rejet de toute vision un peu misérabiliste sur ce que l’on considère comme étant en deçà de la condition ouvrière. Et notamment ces plus pauvres qui continuent d’exister car ils n’ont pas accès au salariat, qui vivent dans des conditions déplorables, que les organismes représentatifs du monde ouvrier n’ont pas envie de voir ou de prendre en compte. Pour eux, il s’agit juste de la forme la plus extrême du dénuement de la classe ouvrière, pas un groupe qui nécessite un combat spécifique.
Enfin, ce sont des habitus politiques qui se cristallisent autour de ces causes. La cause des pauvres est davantage dans l’attention « ici et maintenant » à l’autre, dans un style de revendications moins inscrites dans un registre de confrontation, dans un système d’alliance dans lequel ne se reconnaît pas la nébuleuse communiste ou travailliste. Inversement du côté des associations, il s’agit de la mouvance de la gauche chrétienne, qui a le souci de trouver du pragmatisme, dans la négociation avec l’État, pour des résultats immédiats.
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La dimension assurantielle de la Sécurité sociale en a fait la chose des salariés : ils y contribuent par des cotisations sur leurs salaires, cela leur donne des droits, ce n’est pas de la charité. Et ils ont donc même le droit d’en déterminer la direction. La Sécurité sociale est une institution du salariat, sauf qu’une partie des classes populaires n’a pas accès au salariat, y compris pendant les vingt ou trente années de grande croissance économique après la Seconde Guerre mondiale. Cette affirmation doit être nuancée, bien sûr. Ce n’est pas une assurance entendue au sens strict ; la Sécurité sociale a aménagé des formes d’intégration du non-salariat, pour les indépendants, pour les ayants droit, à l’époque les femmes et les enfants des travailleurs salariés, par exemple.
Mais il reste néanmoins que les marges du salariat n’avaient pas accès à la protection sociale de tous. C’est donc bel et bien un vice initial dont les fondateurs avaient conscience et qu’ils espéraient résorber. Jusqu’aux années 1970, la salarisation a progressé, l’intégration des non-salariés dans le régime de Sécurité sociale aussi. Et puis, le mouvement s’est inversé et les marges du salariat se sont élargies. La Sécurité sociale a donc couvert de moins en moins de gens et n’a pas su penser ces marges et ces trous de la couverture sociale. L’une des raisons centrales à cet échec, c’est que le chômage n’a pas reçu dans la Sécurité sociale de l’après-guerre le traitement qu’il aurait mérité. Or il s’agissait d’une grosse menace sur l’avenir des institutions du salariat. In fine, le traitement du chômage, d’autres que moi l’ont écrit, est toujours resté réservé à des salariés stables et n’a pas su ou pas voulu donner une vraie sécurité aux précaires et aux salariés atypiques.
ATD Quart monde, une assocation radicalement démocratique
Un péché originel, qui s’est répété dans la construction de l’assurance-chômage, voire amplifié ces dernières années ?
Absolument. On est de plus en plus dans une logique assurantielle où les droits à indemnisation sont liés à des cotisations préalables, même s’il y a des nuances, des hauts et des bas, des efforts, comme dans les années 1980, pour intégrer le précariat, offrir des droits nouveaux. Mais in fine, l’assurance-chômage s’est scindée en deux, d’une part une espèce d’assurance dont bénéficient très largement les salariés les plus indemnisés, avec des taux parfois très généreux au vu des comparaisons internationales, et un filet très minimal et des contrôles de plus en plus tatillons pour les classes populaires (lire à ce sujet ces travaux http://www.ires.fr/index.php/etudes-recherches-ouvrages/etudes-des-organisations-syndicales/item/6177-quelle-evolution-des-droits-a-l-assurance-chomage-1979-2020).
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Pierre Laroque effectivement, le « père » de la Sécurité sociale, René Lenoir, le père de l’action sociale et l’inventeur de l’exclusion, et Martin Hirsch, l’homme du RSA. La comparaison entre eux renseigne sur la manière dont l’État social s’est transformé.
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il y a une telle file d’attente devant l’emploi… Le RSA déplace ainsi la question structurelle de l’absence de travail pour tous à celle de la responsabilité individuelle.
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Nicole Questiaux, conseillère d’État, entrée en politique chez les socialistes, et qui a écrit avec Jacques Fournier un Traité du social https://www.cairn.info/revue-vie-sociale-et-traitements-2005-3-page-26.htm. En le lisant, trente ans plus tard, j’étais stupéfait par leur niveau de connaissances sociologiques, philosophiques, leur capacité de penser la société, d’avoir des utopies, leur forte volonté de régulation.
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intéressant de comparer ATD au Secours populaire français, qui a adopté une forme de timidité politique, décrite par Axelle Brodiez dans un beau livre. Le SPF a fini par considérer que son rôle était d’apporter un sparadrap utile mais que la lutte devait être structurelle et politique et que seuls le parti ou les syndicats pouvaient la conduire.
ATD est tout à fait à l’opposé et a promu une parole associative libre. Mais pour le coup, c’est une parole qui est à la fois très attentive, présente, radicale mais qui n’est pas associée à une pensée et à une pratique des rapports de force et des rapports de classe. Et donc mon regard extérieur, c’est que les associations comme ATD, si politiques soient-elles, sont un peu orphelines d’autres mouvements sociaux à même de changer les rapports de force. Il y a des liens et des efforts, ce n’est pas de l’indifférence, mais ces associations sont parfois esseulées.
...
L’exclusion est une catégorie d’État, inventé par René Lenoir, qui est le premier à l’utiliser dans un livre devenu une référence, Les Exclus, un Français sur dix. Il s’agissait de commencer à penser ensemble des catégories hétéroclites, les handicapés, les immigrés, les personnes âgées, etc., qui avaient en commun de ne pas entrer dans la protection sociale. Dans les années 1980, on commence à y attacher des vertus morales : on pense alors « l’exclusion des pauvres » comme on pense l’exclusion des personnes racisées : c’est une affaire de préjugés à combattre.
Je pense que ce qui se passe avec ce genre d’évolution sémantique, c’est que l’on glisse d’une vision structurelle, politique des rapports sociaux et des inégalités qui produisent de la pauvreté, à une vision plus moralisatrice, où il s’agit de combattre les préjugés contre les pauvres. Et donc s’installe une espèce de glissement qui empêche de penser le caractère systémique de la pauvreté, qui n’est que la pointe extrême des autres inégalités.
...
on n’a pas besoin d’une théorie spécifique de l’exclusion. On a besoin d’une protection sociale universelle, y compris l’indemnisation du chômage, et d’une théorie intersectionnelle des inégalités, attentive aux différentes manières dont s’exercent les rapports de pouvoir, en fonction de l’âge, du sexe, de la classe et de la race.
La Cause des pauvres, Frédéric Viguier, Les Presses de Sciences-Po, 2020, 362 pages.
ASSEMBLÉE NATIONALE
Nicole BELLOUBET - Audition #46 de la commission d'enquête sur l'indépendance de la justice - •Première diffusée il y a 7 heures / Ugo Bernalicis
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Jeudi 9 juillet, la commission d'enquête sur les obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire présidée par Ugo Bernalicis auditionnait Nicole Belloubet, ancienne garde des Sceaux.
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La majorité des sources actuelles d’approvisionnement en pétrole de l’Union européenne menacent de décliner d’ici à 2030, selon une analyse du Shift Project https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2020/06/%C3%89tude_D%C3%A9clin-de-lapprovisionnement-de-lUE-en-p%C3%A9trole-dici-2030_TSP.pdf s’appuyant sur des données exclusives. Une raison de plus pour mettre en oeuvre sans tarder et de manière ambitieuse les politiques publiques et mesures proposées par l’European Green Deal, la Convention citoyenne pour le climat, etc.
- Téléchargez l’étude : L’Union européenne risque de subir des contraintes fortes sur les approvisionnements pétroliers d’ici à 2030 – Analyse prospective prudentielle (The Shift Project, 2020) https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2020/06/%C3%89tude_D%C3%A9clin-de-lapprovisionnement-de-lUE-en-p%C3%A9trole-dici-2030_TSP.pdf
- La vidéoconférence de présentation de l’étude, ce jeudi 25 juin à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?PQTbaA
...
L’UE risque de connaître une contraction du volume total de ses sources actuelles d’approvisionnement en pétrole pouvant aller jusqu’à 8 % entre 2019 et 2030, selon une analyse offrant un détail sans précédent https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2020/06/%C3%89tude_D%C3%A9clin-de-lapprovisionnement-de-lUE-en-p%C3%A9trole-dici-2030_TSP.pdf dans une étude publique, s’appuyant essentiellement sur les estimations des capacités futures de production mondiale de brut de l’agence d’intelligence économique norvégienne spécialisée Rystad Energy.
...
l’enjeu du « pic pétrolier » constitue une raison supplémentaire forte pour entreprendre d’urgence la planification de la sortie du pétrole, sans compter pour cela sur une croissance économique mondiale qui demeure jusqu’ici proportionnelle à la consommation de pétrole.
Au regard de sa gravité, le problème du « pic pétrolier » ici posé reste pour l’heure radicalement sous-documenté et mal compris.
Contact : petrole@theshiftproject.org | 06 95 10 81 91
Mathilde Panot était l’invitée politique de l’émission « Bonjour Chez Vous ! », la matinale de Public Sénat, ce lundi 13 juillet. La députée (LFI) du Val-de-Marne a déploré que le Premier ministre ne fasse son discours de politique générale qu’après l’allocution d’Emmanuel Macron du 14 juillet. Selon elle, cela illustre bien le fait que Jean Castex se contentera d’appliquer la politique du président de la République au lieu de véritablement diriger le gouvernement. Sur la question de l’obligation du port du masque dans les lieux clos, Mathilde Panot s’est dite favorable à condition d’appliquer le principe de la gratuité des maques. Elle était au micro Oriane Mancini.
15mn
Discours d'Emmanuel Macron le 14 juillet : « J'espère que le Premier ministre sera devant la télévision en train de prendre des notes pour savoir ce qu'il pourra dire le lendemain lorsqu'il fera enfin son discours de politique générale » « Personne ne croit que Monsieur Castex va diriger l’action gouvernementale. Il va simplement appliquer ce que va dire le Président de la République »
Relance économique : « Cette semaine nous allons faire une proposition d'un plan de ce que nous appelons une planification du déconfinement économique parce que nous nous ne sommes pas pour relancer pour relancer »
Possible création d'un Haut-commissariat au plan par Emmanuel Macron : « On ne sait pas s'il va vraiment le faire mais c'est évident que c'est une victoire culturelle pour nous. On était les seuls à parler planification »
Périmètre du ministère de la Transition écologique : « Vous n'avez toujours pas l'Agriculture dans le ministère de l'Ecologie [...] Barbara Pompili arrive à un ministère qui n'a pas tous les tenants et les aboutissants pour mener une politique réellement écologiste »
Port du masque obligatoire dans les lieux clos ? « Oui nous sommes favorables au port du masque dans les lieux clos mais à une condition extrêmement importante : nous demandons depuis maintenant des mois la gratuité des masques »
Signature d'un accord au Ségur de la Santé : « Oui il y a une petite augmentation qui est faite, c'est le minimum, des créations de postes mais de l'autre côté on continue à réduire l'offre de soins. Pour moi c'est un problème » « Les syndicats, j'imagine, ont cet esprit de dire "on prend tout ce qu'on peut récupérer", ça ne veut pas dire que derrière il n'y aura pas de revendications qui vont continuer. Et elles sont légitimes »
Stratégie pour les élections régionales : « Nous sommes en train d'aller voir différents partenaires, notamment le Parti communiste, et de réfléchir [...] On n'a pas été voir le PS »
Connu / https://twitter.com/MathildePanot/status/1282347002362310657
Natacha Polony reçoit l'essayiste et haut-fonctionnaire David Djaïz, auteur de Slow démocratie (Allary, 2019). Selon lui, la crise du Covid-19 agit avant tout comme un révélateur de nos dépendances aux chaînes de production mondiales.
david_djaïz
Connu / https://twitter.com/cooplodp/status/1280585026791489536
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La Coop des Communs a aimé
Oiseaux de passage @cooplodp · 7 juil. #platformcoop Le #site Homme qui danse
Avec @CoopdesCommuns @OpenFoodNet_Fr @Mobicoop @coopcycle @FranceBarter
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Alexandre Bigot-Verdier @AlexBigVer · 7 juil.
Hello world! Les #platformcoops ont désormais leur site en France
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FR - 'Réforme' des retraites, Ségur de la Santé: interviews croisées de l'économiste Thomas Porcher, membre des Économistes Atterrés, et d'Emmanuel Lechypre, éditorialiste économique sur BFMTV, sur la 'réforme' des retraites: "C'est une très mauvaise idée", sur le Ségur de la Santé: "Ce n'est pas suffisant" - 09.07.2020 - Paris, France.
© Frédérick Moulin 2020 - BFMTV2020 - Tous droits réservés.
76 commentaires
La France insoumise @FranceInsoumise #remaniement Au-delà de l'aveu d'échec pour la macronie (Castaner, Belloubet et Penicaud dehors), avec le retour de la réforme des #retraites et de l'assurance #chômage, Macron adresse une déclaration de guerre sociale au pays.
Édito de @AQuatennens pour @L_insoumission
.3,8 k vues - 6:33 - 2:44 PM · 8 juil. 2020·- 223 Retweets avec un commentaire - 329 J'aime