02/01/2026
Voici ma première publication sur le DATA SCIENCES MANAGEMENT co-écrite avec Olivier MAMAVI, docteur enseignant chercheur sur les systèmes d’information.
Michel SABY / Olivier MAMAVI
La transformation numérique a révolutionné la manière dont nous interagissons, mais paradoxalement, la qualité des relations humaines semble en souffrir. Malgré des outils de communication toujours plus sophistiqués, construire des liens authentiques devient un défi. Cet article explore ce paradoxe. Il examine l’impact des nouvelles technologies sur la communication et offrant des stratégies concrètes pour cultiver des relations humaines durables. En adoptant des postures telles que l’écoute pure et l’empathie, il est possible de transcender les limites imposées par le numérique et de renforcer la profondeur des interactions dans nos vies personnelles et professionnelles.
Contenu
La transformation digitale a bouleversé notre société à une vitesse sans précédent, redéfinissant les interactions humaines à tous les niveaux. Internet, les réseaux sociaux, les plateformes numériques et l’intelligence artificielle se sont intégrés dans notre quotidien, facilitant la communication à l’échelle internationale. Toutefois, malgré ces avancées technologiques, un paradoxe persiste : la construction de relations de qualité semble devenir de plus en plus difficile. Cette difficulté est préoccupante, car la qualité des relations interpersonnelles est essentielle, que ce soit dans les sphères privées, professionnelles ou dans les collaborations entre entreprises (Venter, 2019 ; Bratina, 2023).
Cet article propose d’explorer ce paradoxe et de suggérer des pistes pour le surmonter. Nous défendons l’idée que la qualité de la communication et des relations humaines dépend moins des outils utilisés que de la posture adoptée préalablement par les individus. Pour cela, nous analyserons l’impact des nouvelles technologies sur la communication, et proposerons des stratégies concrètes, illustrées par des exemples réels, pour construire des relations durables et enrichissantes.
Les impacts des nouvelles technologies
... ont révolutionné les modes de communication, offrant des opportunités de connexions mondiales. Désormais, il est possible de collaborer à distance, d’échanger des idées instantanément avec des partenaires situés à l’autre bout du monde, et d’accéder à des informations en temps réel. Ces avantages ont permis aux entreprises de s’étendre sur de nouveaux marchés, de renforcer leurs partenariats, de collaborer avec un grand nombre de personnes et de répondre plus rapidement aux besoins de leurs clients.
Cependant, ces avancées ne sont pas sans inconvénients. L’une des critiques majeures concerne l’appauvrissement des compétences interpersonnelles. L’usage excessif des technologies numériques tend à réduire l’écoute active, l’empathie et la capacité à interpréter le langage corporel. Par exemple, dans une entreprise technologique de la Silicon Valley, une étude interne a révélé que la majorité des employés préféraient échanger par messagerie instantanée plutôt que de se parler en face à face, ce qui a conduit à une augmentation des malentendus et des tensions internes. Ce phénomène, couplé à la superficialité et à l’immédiateté des échanges numériques, nuit à la profondeur des relations et à la réflexion collective.
En outre, les nouvelles technologies ont amplifié le phénomène d’infobésité, où la surcharge d’informations rend difficile la distinction entre l’essentiel et l’accessoire. Cette surabondance d’informations peut distraire les individus et nuire à la qualité des interactions, comme en témoigne un manager d’une grande entreprise de consulting qui a observé une baisse significative de la productivité lors des réunions en raison de la dispersion de l’attention causée par les notifications constantes.
Enfin, la déshumanisation des échanges, encouragée par l’anonymat des communications en ligne, peut favoriser des comportements inappropriés, tels que le harcèlement ou l’expression d’opinions extrêmes, comme en témoignent les récentes polémiques sur les réseaux sociaux où des propos haineux se sont multipliés sous couvert d’anonymat. Ainsi se pose la qualité des échanges.
La culture du lien
Quel est notre doute permanent, ce qui nous demande une attention de tous les instants que nous vivons avec les autres ? Une attention volontaire ou inconsciente ? Que va-t-il se passer face à un autre, notre conjoint, nos enfants, nos collègues, notre employeur ? La rencontre est « créative », aucune n’est semblable, non reproductible. Elle rendra heureux ou malheureux. Allons-nous alors nous poser la question du « pourquoi ces variations d’état ? » Allons-nous culpabiliser ? Penser que nous avons été maladroit voire indélicat ou, plus souvent : que l’autre n’est pas bien aujourd’hui, qu’il s’est peut-être levé du mauvais pied, qu’il a un souci, qu’il est mal luné. La réponse la plus juste ne serait-elle pas de penser que si un autre que nous l’avait rencontré c’eût été très différent. Nous pouvons alors en déduire que nous sommes « responsables ». Mais, responsables de quoi ? D’avoir réagi à l’instant T tel que nous étions alors et idem pour l’autre. A ce moment-là, nous étions face à nos vérités du moment et l’issue de la rencontre, incertaine, devenait la résultante de ce que chacun de nous apportait dans l’espace tiers que nous nommerons relation ou moins abstraitement lien.
La communication digitale se pose-t-elle la question du lien, de son existence, de sa qualité, de sa pérennité ? J’écris ou je parle par l’écran pour parler de moi et « entendre (1) » l’autre, pour échanger simplement ou pour satisfaire un besoin de faire émerger de la rencontre une idée neuve ou tout au moins qui fera lien en nous donnant envie de la pérenniser.
Comment faire exister l‘autre pour permettre une relation de qualité ? Par « l’écoute pure », car elle est la semence du lien.
La rencontre avec l’autre est une chance réciproque. Il est indispensable d’en prendre conscience. Avoir conscience que la terre arable qui nous relie est une nécessité.
Cette « écoute pure » est optimisée par le besoin de L’habitus. Se poser la question de savoir ce que l’autre reçoit de nous. Ne plus affirmer : « moi je suis comme ça et pas autrement ». Ne sommes-nous pas la dernière personne qu’il faut consulter pour nous définir ? Notre subjectivité étant, par définition, totale, s’interroger sur sa propre image est la première étape de notre démarche vers une qualité de la relation. Nous connaissons tous le langage du corps puisque nous le percevons sur les autres. Le regard, le sourire, la poignée de mains, entre autres, dégagent ou pas de la bienveillance telle que la définit Rifkin (2011) dans son livre sur la civilisation de l’empathie.
La parole vient ensuite et peut nous surprendre. Sommes-nous prêts à « l’écoute pure » définie par Fenner (2009)? Tout ce que nous dit l’autre est autant d’informations pour aller à sa rencontre. Lorsque nous prendrons la parole nous nous appuierons sur ce que nous venons d’entendre et serons capables de le reformuler avec les mots qui ont été énoncés. Quelle meilleure valorisation pour l’autre si au préalable un temps de silence a été observé ? Il permet de repenser à ce qui a été dit et que nous allons prolonger plutôt que de répondre spontanément et parler de soi. Notre réponse (de qualité), sera dans le choix de la question ouverte qui permettra à l’autre d’approfondir sa pensée et souvent de se l’expliquer à lui-même.
Aujourd’hui chacun fait la promotion de sa pensée plutôt que de s’enrichir de celle de l’autre. L’écoute, qui nous apporte un réel confort (car elle est non jugeante), va accoucher de la créativité.
Pourquoi ? Si nous prenons en compte tout ce que nous avons entendu, ce que nous répondrons sera amendé de la pensée de l’autre. Cela nous conduira, si cette attitude est partagée, à un échange productif et donc de qualité, innovant et souvent pérenne. Chacun étant « entré » dans la vérité de l’autre, nous trouvons une troisième vérité ce qui est l’objectif de la médiation des conflits.
Postures appropriées pour une relation de qualité
Pour relever ces défis, il est essentiel d’adopter des postures communicantes favorables. Ces postures, bien que simples en apparence, requièrent une discipline constante et un engagement personnel.
- Non-jugement : Cette posture implique de suspendre ses opinions personnelles et d’éviter de juger les actions ou les paroles des autres. Par exemple, lors de réunions, il est bénéfique d’encourager une écoute attentive sans interrompre les interventions des autres participants. Dans une entreprise française de services, l’adoption de cette posture a conduit à une réduction des conflits internes et à une meilleure compréhension mutuelle, favorisant ainsi la cohésion d’équipe.
- Non-sachant : Reconnaître que l’on ne détient pas toutes les réponses et être ouvert à l’apprentissage est essentiel. Un exemple concret se trouve dans une startup new-yorkaise où l’humilité a été institutionnalisée : chaque réunion débute par un tour de table où chacun partage ce qu’il a appris de ses collègues. Cette pratique a renforcé le respect mutuel et favorisé l’innovation, en valorisant la diversité des contributions.
- Non immédiateté : Dans un monde où tout va toujours plus vite, prendre le temps d’écouter et de comprendre est crucial. Une étude réalisée dans une entreprise de consulting a montré que les équipes qui prenaient du temps dans la résolution de problèmes collectifs parvenaient à des solutions plus créatives et durables. Par exemple, dans une situation de crise, un dirigeant a délibérément ralenti le processus décisionnel pour permettre à chaque membre de l’équipe de s’exprimer pleinement, ce qui a conduit à une solution collective plus robuste.
- Empathie : Selon Rifkin (2011), l’empathie va au-delà de la simple compréhension des émotions d’autrui. Il s’agit de ressentir la fragilité et la fugacité de l’existence de l’autre, et de le soutenir pour qu’il s’épanouisse. Dans un cabinet notarial, les dirigeants ont adopté cette perspective en prenant des décisions qui privilégient le bien-être des employés, ce qui a renforcé l’engagement et la satisfaction au travail.
- Ecoute : Le silence peut être un outil puissant dans la résolution de problèmes collectifs. Dans une entreprise japonaise, par exemple, les réunions commencent souvent par un moment de silence pour permettre à chacun de réfléchir avant de parler. Cette pratique favorise une écoute pure, où les participants ne cherchent pas à préparer leur réponse, mais à comprendre profondément les propos des autres. Ce silence permet également de prolonger la réflexion et d’encourager la créativité, conduisant souvent à des solutions auxquelles personne n’aurait pensé individuellement.
L’apport d’une intermédiation
Dans certaines situations, l’intervention d’un intermédiaire, qu’il s’agisse d’un outil ou d’un être humain, peut considérablement améliorer la qualité de la relation. Le médiateur, en tant que tiers neutre, facilite la communication et aide à surmonter les obstacles relationnels. Un exemple concret se trouve dans une grande institution publique où un médiateur a été nommé pour résoudre des conflits fréquents entre départements. Grâce à son intervention, les tensions ont diminué, et un climat de coopération s’est instauré.
En fait, la médiation se définit comme créatrice ou rénovatrice du lien. Elle demande une écoute pure, détachée de tout jugement, où chaque point de vue est pris en compte comme une vérité personnelle. Par exemple, lors d’un conflit entre deux départements dans une organisation à but non lucratif, le médiateur a encouragé les participants à exprimer leurs préoccupations sans crainte de jugement. Cela a permis de transformer le conflit en une opportunité de collaboration, débouchant sur une solution innovante bénéfique pour toute l’entreprise.
Les outils numériques peuvent également jouer un rôle d’intermédiaire dans la médiation. Par exemple, des plateformes en ligne permettent de structurer les échanges et de maintenir une qualité de dialogue élevée, même à distance. Dans une multinationale, l’adoption de forum en ligne a permis de résoudre des différends entre équipes situées dans différents pays, en facilitant une communication plus structurée et respectueuse.
En conclusion, bien que les nouvelles technologies aient révolutionné la communication, elles ont également introduit des défis significatifs pour la qualité des relations humaines. Cet article a exploré le paradoxe selon lequel, malgré des outils de communication toujours plus avancés, la construction de relations de qualité devient plus difficile. Pour surmonter ces défis, il est crucial d’adopter des postures communicantes telles que le non-jugement, l’humilité, la patience, l’empathie et l’écoute active. L’intégration de médiateurs, qu’ils soient humains ou technologiques, peut également jouer un rôle clé dans la résolution de conflits et l’amélioration des relations.
Les exemples concrets et les études de cas présentés montrent que ces approches sont non seulement théoriques, mais applicables et efficaces dans divers contextes organisationnels. En fin de compte, c’est par une utilisation réfléchie des technologies, combinée à des postures humaines appropriées, que nous pourrons construire des relations durables enrichissantes et toujours créatives, tant au niveau personnel que professionnel.
Bibliographie
- (1) Bratina, T. (2023). Digital Devices and Interpersonal Communication Over Time. Journal of Elementary Education, 16(4), 425-439.
- Fenner, P. (2009). La communication non-duelle : l’écoute pure. 3è millénaire. N°92. p.16-19.
- Rifkin, J. (2011). Une nouvelle conscience pour un monde en crise: vers une civilisation de l’empathie. Éditions Les Liens qui libèrent.
- Venter, E. (2019). Challenges for meaningful interpersonal communication in a digital era. HTS: Theological Studies, 75(1), 1-6.
Par Romain Leroux Le 19 juin 2025 à 20h09
Face à la mauvaise qualité des eaux du bassin-versant de la Vilaine, le conseil de Rennes Métropole a donné un avis favorable à une série de mesures de la Commission locale de l’eau censées préserver la ressource en eau. Parmi elles, l’interdiction des pesticides maïs dans certaines zones. Une mesure qui n’est pas du goût des agriculteurs.
Rennes métropole va interdire les herbicides maïs d’ici trois ans. (Photo archives Lionel Le Saux/Le Télégramme)
Alors que Rennes connaît une vague de chaleur en ce 19 juin 2025, la température est également montée lors du conseil métropolitain. En début de séance, la FDSEA 35 et les Jeunes agriculteurs sont intervenus pour exprimer leurs « vives préoccupations » sur le Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) de la Vilaine, porté par la Commission locale de l’eau et censé permettre un approvisionnement en eau suffisant en quantité et en qualité. Une ressource fragile, en témoigne l’épisode de sécheresse et de tension sur les réserves en eau que connaît le bassin-versant de la Vilaine après un mois de janvier qui a vu, à l’inverse, des inondations historiques.
...
Un risque sur l’eau potable « à moyen terme »
Cette révision du Sage est motivée par un chiffre : seulement 7 % des masses d’eau du bassin-versant de la Vilaine sont considérées comme étant en bon état, soit neuf rivières sur les 148 qui la composent et un plan d’eau sur 22. « La pression humaine est forte. L’eau contient de l’azote et du phosphore en grande quantité et est contaminée par les pesticides, pointe Pascal Hervé, vice-président de Rennes métropole à l’eau, assainissement, GEMAPI, biodiversité et foncier. Cette situation menace à moyen terme la potabilisation de certaines ressources. »
...
Les herbicides maïs interdites dans trois ans
Pour y arriver, le Sage interdit les herbicides de maïs sur les parcelles à risque érosif dans les aires d’alimentation prioritaires. « Cette mesure, effective dans trois ans, est une première en France, note Pascal Hervé. Cette avancée significative doit être saluée quand bien même nous avons fortement plaidé pour une mesure plus ambitieuse ». Quant aux zones humides, elles ne pourront plus être détruites, « et dès le premier mètre carré car elle permet l’épuration de l’eau. Sur les 30 premiers mètres d’une zone humide, la pollution est réduite de 80 %. » Les haies et bocages dans les secteurs sensibles à l’érosion seront aussi protégés et leur destruction devra être compensée à 400 %.
Autre ambition, « d’ici à 2030, les prélèvements en eau devront être réduits de 10 % ». L’irrigation en période estivale va ainsi être restreinte. Le remplissage des réserves d’eau ne sera permis qu’en période hivernale et les prélèvements d’eau en hiver plafonnés. Le coût global du projet, sur le territoire de Rennes métropole, est estimé à 250 M€ sur dix ans.
La FDSEA demande des « dérogations » et un « accompagnement financier »
...
À lire sur le sujet En Bretagne, près de 70 % des nappes phréatiques en dessous des normales de saison
Connu / TG le 20/06/25 à 13:27
"
Face à la mauvaise qualité des eaux du bassin-versant de la Vilaine, le conseil de Rennes Métropole a donné un avis ...
"
Consultez les résultats des prélèvements dans votre commune | Centre d'information sur l'eau
...
Connu / TG le 8/02/25 à 6:19
Son action
- Un combat pour l'arrêt du compactage des fûts de déchets radioactifs.
Ajout du 20 mai 2010 : A l'aube de sa création, la Q.V. ne savait pas qu'elle aurait à mener un combat qui va bien au delà de l'arrêt du compactage des fûts au CSFMA !
La Q.V. est une association nécessaire et utile car elle vit aujourd'hui dans un environnement catastrophique. Personne ne pouvait imaginer que l’ANDRA abuserait à ce point de la confiance des riverains.
... - Q.V. est une association antinucléaire ... Michel GUERITTE est devenu un des leaders antinucléaires aubois
... - Première Assemblée Générale de la Q.V. le 9 février 2007
Contact
Siège : 8 route de Soulaines 10200 Ville-sur-Terre 03 25 92 77 05 -
06 71 06 81 17
Autre adresse : 20 avenue du Coteau 92420 VAUCRESSON
Photo Le cabas solidaire, épicerie sociale de Niort - @LeCabaSolidaire
Voici une épicerie quelque peu particulière : tout le monde ne paie pas le même prix. Non, ça ne se fait pas à la tête du client... mais en fonction de ses revenus.
L’Association Soli’Niort a créé en septembre 2020 une épicerie solidaire baptisée « Le Cabas Solidaire ». A Niort (Deux-Sèvres), ce magasin propose des prix réduits à des clients dits « bénéficiaires », tandis que des clients « solidaires » paient au juste prix. Sans stigmatisation, cette épicerie – qui mise notamment sur une petite trentaine de producteurs locaux – s'appuie sur deux valeurs qui lui sont chères : dignité et qualité alimentaire. Le Cabas Solidaire a besoin de plus de clients et clientes solidaires.
Stéphanie Auger, directrice du « Cabas Solidaire »
La gâtinelle : monnaie locale de la Gâtine Poitevine
Il existe aujourd'hui en France un peu plus de 80 monnaies locales. La première est apparue en 2010, et près de la moitié sont nées ces cinq dernières années, ce qui prouve l'essor de cette idée. C’est notamment le cas de la Gâtinelle qui circule aujourd’hui dans les Deux-Sèvres. Elle a été lancée en 2017 par l'association Gâtin’émois et est aujourd’hui acceptée par une centaine de commerçants autour de la ville de Parthenay.
Jean-Michel Fourniau, président de l’Association Gâtin’émois
L'équipe Dorothée Barba Production
Éco-littératie : vers une éducation à la pensée écosystémique - Publié mars 23, 2022 – Lilian Ricaud
Pensée (éco-)systémique
Je vous propose ici la traduction d’un article de Fritjof Capra, un chercheur Américain qui travaille depuis plus de 47 ans à vulgariser les notions de pensée systémique. Dans cette intervention il nous invite à réfléchir à l’importance d’enseigner la pensée écosystémique, de développer une « éco-littératie », c’est à dire une aptitude à comprendre et à utiliser les principes de fonctionnement des systèmes vivants.
Pendant plusieurs siècles, la pensée cartésienne/réductionniste a permis a nos sociétés de faire des progrès techniques époustouflants. Pourtant, cette façon de voir le monde en terme d’objets et qui ignore tout ce qui n’est pas immédiatement mesurable/quantifiable conduit à une destruction des subtils liens du vivant. Depuis plus d’un siècle, les physiciens, les biologistes puis les sciences humaines ont pourtant identifié et exploré une autre voie : celle de la pensée systémique et des systèmes complexes (systems thinking).
La pensée systémique qui focalise sur les relations plus que sur les éléments et interprète le monde en terme de systèmes interconnectés me semble plus pertinente que jamais. Utilisant une approche basée sur une vision « éco-systémique » du monde, depuis plusieurs années, je débute ici une série d’article visant à vulgariser ces notions et surtout à partager des outils pratiques pour naviguer dans la complexité.
Le premier article est une traduction d’un essai de Fritjof Capra, un chercheur Américain qui travaille depuis plus de 47 ans à vulgariser les notions clés de la pensée systémique. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont « The Tao of Physics » (1975), « The Turning Point » (1982), Uncommon Wisdom (1988), « The Web of Life » (1996) et « The Hidden Connections « (2002), et co-auteur de « The Systems View of Life » (2014).
Dans cette intervention il nous invite à réfléchir à l’importance d’enseigner la pensée écosystémique, de développer une « éco-littératie », c’est à dire une aptitude à comprendre et à utiliser les principes de fonctionnement des systèmes vivants.
Publié il y a plus de 20 ans, ce magnifique essai reste extrêmement pertinent pour mieux comprendre les problèmes de notre époque et contribuer à faire émerger des solutions.
...
Source du document originel : https://fr.scribd.com/document/26141329/Fritjof-Capra-Ecoliteracy
...
une collectivité durable est conçue de manière à ce que ses modes de vie, ses entreprises, son économie, ses structures physiques et ses technologies n’interfèrent pas avec la capacité inhérente de la nature à maintenir la vie. La première étape de cette entreprise consiste naturellement à comprendre les principes d’organisation que les écosystèmes ont développés pour soutenir la toile de la vie. Cette compréhension est ce que j’appelle l’éco-littératie.
...
Le cadre théorique le plus approprié pour l’écologie est la théorie des systèmes vivants, qui n’en est qu’à ses débuts mais qui trouve ses racines dans plusieurs domaines scientifiques développés au cours de la première moitié du siècle : la biologie organismique (organismic biology), la psychologie gestaltiste, l’écologie, la théorie générale des systèmes et la cybernétique.
Dans tous ces domaines, les scientifiques ont exploré les systèmes vivants, c’est-à-dire des ensembles intégrés dont les propriétés ne peuvent être réduites à celles de parties plus petites. Bien que nous puissions distinguer des parties dans tout système vivant, la nature du « tout » est toujours différente de la simple somme de ses parties.
...
une communauté, ce qui signifie que ses membres dépendent les uns des autres et sont tous interconnectés dans un vaste réseau de relations, la toile de la vie (« Web of life »).
...
des patterns (ndtr : il n’existe pas de mot équivalent en français, mais on peut le traduire par modèle, motif, canevas, schéma, patron, configuration récurrente). L’étude des relations vous conduit à l’étude des patterns.
...
tension entre deux approches de la compréhension de la nature, l’étude de la matière et l’étude de la forme. L’étude de la matière commence par la question : »De quoi est-elle faite ?« Ce qui conduit aux notions d’éléments fondamentaux, de briques de base à mesurer et à quantifier. L’étude de la forme pose la question « Quel est son pattern / sa configuration ?« . Et cela conduit aux notions d’ordre, d’organisation, de relations. Au lieu de la quantité, elle implique la qualité ; au lieu de la mesure, elle implique la cartographie.
...
La théorie du chaos et de la complexité met principalement l’accent sur les patterns.
Exemple de figure fractale (détail de l’ensemble de Mandelbrot). CC BY-SA 3.0, Wolfgang Beyer.
...
chaque fois que l’étude des patterns était à l’avant-plan, les artistes ont contribué de manière significative à l’avancement de la science.
Les deux exemples les plus célèbres sont peut-être Léonard de Vinci, dont toute la vie scientifique a été consacrée à l’étude des patterns, et le poète allemand Goethe, au XVIIIe siècle, qui a apporté des contributions importantes à la biologie grâce à son étude des patterns.
...
ouvre la voie à l’intégration des arts dans le programme scolaire ... La réforme scolaire systémique repose essentiellement sur deux idées : une nouvelle compréhension du processus d’apprentissage et une nouvelle compréhension du leadership. ... toute nouvelle information est liée à l’expérience passée dans une recherche constante de modèles et de sens ; l’importance de l’apprentissage par l’expérience ; des divers styles d’apprentissage impliquant des intelligences multiples ; et du contexte émotionnel et social dans lequel l’apprentissage a lieu. ... cultiver un jardin scolaire et l’utiliser comme ressource pour préparer les repas de l’école est un projet idéal pour expérimenter la pensée systémique et les principes de l’écologie en action, et pour intégrer le programme d’études.
Le jardinage permet aux enfants de renouer avec les principes fondamentaux de l’alimentation – en fait, avec les principes fondamentaux de la vie – tout en intégrant et en animant pratiquement toutes les activités qui se déroulent dans une école.
...
Depuis les travaux pionniers de Jean Piaget, Rudolf Steiner et Maria Montessori, un large consensus s’est dégagé parmi les scientifiques et les éducateurs sur le développement des fonctions cognitives de l’enfant en pleine croissance. Une partie de ce consensus consiste à reconnaître qu’un environnement d’apprentissage riche et multi-sensoriel – les formes et les textures, les couleurs, les odeurs et les sons du monde réel – est essentiel au développement cognitif et émotionnel complet de l’enfant. Apprendre dans le jardin scolaire, c’est apprendre dans le monde réel sous son meilleur jour. Il est bénéfique pour le développement de chaque élève et de la communauté scolaire, et c’est l’un des meilleurs moyens pour les enfants de se familiariser avec l’écologie et de contribuer ainsi à la construction d’un avenir durable.
LEADERSHIP PARTAGÉ
... la créativité – la génération de formes constamment nouvelles – est une propriété essentielle de tous les systèmes vivants.
...
LES COMPOSANTES DE L’ÉCOLITTÉRATIE
... résumer ces composantes :
- comprendre les principes de l’écologie, en les expérimentant dans la nature, et ainsi acquérir un sens d’appartenance ;
- incorporer les idées de la nouvelle conception de l’apprentissage, qui met l’accent sur la recherche de patterns et de sens par l’enfant ;
- mettre en œuvre les principes de l’écologie pour nourrir la communauté d’apprentissage, faciliter l’émergence et partager le leadership ;
- concevoir un programme scolaire intégré grâce à l’apprentissage par projet.
...
la survie de l’humanité dépendra de notre capacité à comprendre les principes de l’écologie et à vivre en conséquence.C’est une entreprise qui transcende toutes nos différences de race, de culture ou de classe. La Terre est notre maison commune, et créer un monde durable pour nos enfants et les générations futures est notre tâche commune.
RESPIRE, Association Nationale pour l’Amélioration de la Qualité de l’Air et la Défense des Victimes de la Pollution, est une association de citoyens, fondée en février 2011, dédiée à l’amélioration de la qualité de l’air.
...
A la fameuse qualité de vie au travail, Yves Clot, professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) préfère… la qualité du travail. Son dernier ouvrage, Le prix du travail bien fait (La Découverte, 2021), devrait inspirer les préventeurs dans la lutte contre les risques psychosociaux.
...
On se base sur une clinique, qui est notre marque de fabrique depuis longtemps, selon laquelle la performance réelle n’est pas vouée à détruire la santé. La performance n’est pas seulement le chiffre comptable mais aussi bien l’efficacité du geste, la qualité du produit ou la possibilité individuelle et collective de se reconnaître dans ce qu’on fait.
...
trois expérimentations que nous avons conduites dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, un Ehpad, en Normandie, à l’usine automobile Renault de Flins et avec les éboueurs de la ville de Lille.
...
mes coauteurs Jean-Yves Bonnefond, Antoine Bonnemain et Mylène Zittoun
...
l’intelligence collective ... Le collectif inter-hôpitaux a questionné le pouvoir de décision sur l’organisation des soins. Les soignants ont pu prendre des libertés avec leurs habitudes de travail, ils ont relevé la tête : développer son pouvoir d’agir procure un vrai plaisir éthique.
...
Quand, dans le cadre de la méthode dialogique que nous utilisons, on demande à chacun d’évaluer les critères de qualité de son propre travail, au sein du collectif ou avec la hiérarchie, ceux-ci deviennent discutables par les autres (voir l’encadré). Le destin de ce conflit n’est pas écrit, et on n’a aucune certitude de trouver une solution en bout de course.
Le prix à payer, c’est donc d’abord la remise en cause de ses propres manières de faire. C’est ainsi qu’un collectif peut acquérir le crédit nécessaire pour faire autorité auprès des directions. La reconquête du pouvoir d’agir sur les choses fait reculer le pouvoir sur autrui dont abusent trop de directions. Sans cela, il n’y a pas de vraie transformation du travail.
Le terme de conflit effraie en entreprise. Pourquoi est-il selon vous essentiel ?
Y. C. : S’il y a trop de conflits « effrayants », c’est qu’il n’y a pas assez de conflits de critères autour du travail bien fait. Lorsque ces derniers sont refoulés, ils empoisonnent les rapports entre directions, encadrement, salariés, clients ou usagers.
Notre clinique permet justement d’organiser le dialogue sur ces conflits de critères. Il conduit à des arbitrages, qui sont le produit de cette confrontation. Arbitrages qui, soumis à l’épreuve de l’expérience, sont réversibles s’ils ne font pas leurs preuves sur le terrain. C’est cette coopération conflictuelle sur le travail bien fait que nous défendons, plus propice à l’action collective, loin des compromis factices du « dialogue social ».
Vous dressez un inventaire critique de tout ce qui se fait depuis des années sur les risques psychosociaux. Pourquoi rien ne marche-t-il réellement ?
...
Notre intervention consiste à « casser » cette division dans l’activité de direction. Nous mettons plutôt sur la table la manière d’organiser la performance. Trop souvent, les acteurs de prévention acceptent que les directions opérationnelles conservent le privilège de définir l’efficacité, plaçant donc cette question hors d’atteinte dans la discussion. Mais si on n’institue pas le conflit de critères au cœur des décisions qui engagent le travail concret, on ne fait que du palliatif.
Votre méthode mise beaucoup sur les « référents métiers », ces salariés élus pour représenter leurs pairs dans les échanges avec le management. Pourquoi ?
Y. C. : Quand le collectif a fait ses preuves dans l’examen des situations, son analyse – qui force souvent le respect mais peut aussi appeler l’objection – mérite d’être rediscutée avec les dirigeants. L’expérience nous a appris que cette discussion est possible « en direct » avec des interlocuteurs désignés dans les collectifs. Ces « référents métiers » instruisent les dossiers du travail réel. Ils doivent apprendre, et les hiérarchies aussi, à tenir le choc du dialogue, un peu comme les intervenants que nous sommes. Notre livre explique comment cette fonction de référent a vu le jour dans l’action, jusqu’à l’élection par les pairs pour assurer leur légitimité.
Les référents ne font-ils pas concurrence aux élus du personnel ?
Y. C. : Il ne s’agit pas de créer un canal bis de représentation des salariés. Il y a un risque mais les référents représentent le travail. L’originalité des expérimentations conduites est qu’elles se font en présence des organisations syndicales ; ces dernières jouent un rôle de tiers entre le management et les référents pour éviter le face-à-face. C’est un préalable pour nous.
...
Votre ouvrage se termine sur une vision plus politique, celle d’une écologie du travail ... nous cherchons à faire du travail quelque chose de civilisateur.
...
Les auteurs du livre se sont d’abord immergés dans le quotidien ... l’« auto-confrontation simple » ... l’« auto-confrontation croisée » ... « débats d’écoles » ... l’aptitude des salariés à changer de point de vue dans le dialogue. Montrées aux dirigeants, elles poussent ces derniers à manifester une capacité réciproque de changement. En tout cas, une prise de conscience s’opère : les travailleurs faisant preuve de créativité, le sommet de l’organisation doit attester de la même capacité d’initiative. Voilà qui ouvre la voie aux transformations possibles. Sentinelles de la qualité du travail, les référents métiers, élus par leurs pairs, listent les problèmes, instruisent les solutions collectives et les valident auprès de leurs collègues.
Faux procès, vrais enjeux et idées concrètes pour passer à l’action : ce livre blanc donne les clés pour que les entreprises se lancent dans une vraie démarche d’amélioration de la qualité de vie et du bien-être au travail.
...
Connu / https://www.preventica.com/actu-enbref-bien-etre-travail-discipline-scientifique-280120.php
"
Le bien-être au travail, une discipline scientifique ?
sante-qvt - Risques psychosociaux - 28/01/2020 - Magali Rossignol
bien-être au travail
Dans un livre blanc, deux start-ups défendent l'idée que 5 leviers suffisent pour offrir à tous les collaborateurs les conditions de leur épanouissement au travail.
Aujourd'hui, le bien-être au travail fait polémique entre les enthousiastes d'un côté, et les cyniques de l'autre. Ces derniers dénoncent une caricature, une tyrannie du bonheur où un « responsable du bonheur » - le fameux Chief Happiness Officer - serait chargé de veiller sur les collaborateurs à coup de corbeilles de fruits bio, de cours de yoga et de locaux façon loft. Cette injonction au bonheur, disent-ils, n'a pas sa place dans l'entreprise, et si celle-ci s'en préoccupe c'est uniquement dans le seul but jamais avoué d'accroître son profit. Ce serait d'ailleurs une idéologie réservée aux entreprises qui peuvent se le permettre.
" Aujourd'hui ce débat est stérile, tristement réduit à une lutte entre croyants et non croyants. Le bien-être au travail n'est pourtant pas une idéologie mais un levier de performance, et fait l'objet de nombreux travaux économiques et scientifiques depuis des décennies. Les gens heureux travaillent mieux, c'est tout." explique Cyril Vart, Executive Vice-Président, Fabernovel.
Aujourd'hui les entreprises n'ont plus le choix, elles doivent se transformer et le développement d'initiatives de bien-être au travail devrait constituer une priorité des Comex.
En effet, pour les Directeurs Généraux, c'est une rare source de compétitivité inexploitée. Les salariés heureux au travail ont ainsi une productivité supérieure de 43% aux autres.
Dans un contexte de guerre des talents, c'est pour les DRH un critère clé d'attraction et de fidélisation des équipes. Pour les salariés français, le bien-être au travail apparaît même comme l'enjeu prioritaire dans le monde du travail.
Pour les directeurs des opérations ensuite, les initiatives de bien-être au travail sont indissociables des efforts de transformation numérique. Il est par exemple inimaginable d'adopter des méthodes agiles avec succès sans qu'une solide culture du feedback ait été établie.
Enfin, il s'agit aussi d'une importante source d'économies pour les directeurs financiers : car le mal-être au travail, silencieusement, coûte déjà très cher 12.600 € par salarié et par an en France du fait des absences et des rotations d'effectif.
"Après plusieurs années passées à accompagner des organisations de toutes tailles et de tous secteurs sur leurs sujets d'engagement ou l'évolution de leur culture, nous avons acquis la conviction que la voie du pragmatisme constitue la seule approche pertinente pour le bien-être au travail " analyse Julie Chane-Ching, Co-fondatrice de Bloom At Work.
En partant de l'histoire, du contexte et des aspirations spécifiques de son entreprise, il est possible de construire une organisation qui offre à tous les collaborateurs les conditions de leur épanouissement en se reposant sur 5 leviers :
Identifier les quick wins : pour lancer la dynamique, faire appel à l'intelligence collective de ses équipes et débuter par les idées économes en ressources mais avec un impact significatif.
Commencer par une preuve de concept délimitée, au sein d'une équipe enthousiaste qui saura tester les initiatives puis se faire l'ambassadrice des bonnes pratiques dégagées.
Mesurer régulièrement les résultats pour mieux itérer, par exemple via des sondages en ligne, simples et rapides.
Privilégier les initiatives à iso-budget : les idées impactantes nécessitant aucun budget ne manquent pas, par exemple l'absence de réunions un jour de la semaine pour laisser à chacun le temps de se concentrer.
Déléguer au terrain pour propager le mouvement : à terme, donner à chacun les moyens d'agir à son niveau, par exemple en subventionnant des cours en ligne ou des activités sportives choisies librement.
En savoir plus : Télécharger le livre blanc "Le bien-être au travail expliqué à votre Comex"
"
Andre Joffre auf Twitter: "J’ai signé au nom de @qualitenr la charte qualité de l’@AfpacContact sur les pompes à chaleur en présence d’@EmmWargon, Secretaire d’Etat à la transition écologique et solidaire.… https://t.co/txfAhcQZcX"
Taillecavat (Gironde), reportage
Au cœur de la campagne bordelaise, une famille d’éleveurs laitiers a décidé de ne plus fournir l’industrie agroalimentaire et de nourrir les vaches intégralement à l’herbe. Ce changement de modèle de production vaut au Château Le Pis de produire aujourd’hui un lait d’exception.
...
Dans les années 1980, il y avait 2.500 éleveurs laitiers en Gironde, il n’en reste que 63 aujourd’hui. ... la famille Mazière fait reproduire une race ancienne, la bordelaise, autrefois réputée pour les qualités gustatives de son lait. Dans les années 1890, elle est élue meilleure laitière de son époque. ... seule exploitation du département à pratiquer la monotraite, c’est-à-dire une seule traite par jour contre trois ailleurs. Nos vaches n’en ont pas besoin. On ne les pousse pas. On ne leur donne pas d’ensilage, ni de soja, pour qu’elles produisent plus », explique Lysiane Mazière. Les premières années, l’exploitation a vu ses chiffres chuter. La production moyenne par vache en Aquitaine est de 8.000 L par an et par vache , au Château Le Pis, c’est 3.600 L. « Si on parle quantité, on est les plus mauvais élèves d’Aquitaine ; en qualité, on est les meilleurs ! » assume fièrement Lysiane Mazière. Pour s’en sortir économiquement, la famille est passée à la vente directe et valorise par ailleurs son lait en fabricant des desserts. ... lait dit « cru » est en effet un lait simplement réfrigéré à 4 °C après la traite. Il ne se conserve que trois jours ... L’ensilage acidifie le lait. Quand les éleveurs ont commencé à nourrir leurs bêtes avec cet aliment (ici, c’était dans les années 1980), le lait est devenu imbuvable ... selon le docteur Dominique Angèle Vuitton, de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), le risque de contracter ces maladies est aujourd’hui quasi nul en raison des nombreux contrôles vétérinaires et de l’amélioration des conditions d’hygiène dans les élevages. La présence d’une flore lactique est en revanche nécessaire pour la santé. Par ailleurs, c’est aussi elle qui donne au lait ses qualités gustatives. ... L’exploitation est en conversion bio. Les résultats d’analyse sont tellement bons que l’organisme de certification leur a permis de gagner une année ...
... Efficacité énergétique des équipements et qualité de l’air intérieur ... Optimisation énergétique des systèmes pour le bâtiment performant (production de chaleur, rafraîchissement, ECS, ventilation..). ...
Issue de https://www.asder.asso.fr/je-recherche-une-formation/formations-certifiantes/formation-charge-de-projet-energie-batiment-durables/
Après une dizaine d'années de recherches, l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) publie un rapport révélateur sur les émissions polluantes générées par le chauffage au bois. Souvent présenté comme une alternative propre, les faits montrent que c'est loin d'être le cas.