9:41 - #nupes #agriculture #relocalisation
RDLS 7 : La relocalisation de nos produits agricoles, pensés par et pour les paysans - Sortie le 28 déc. 2022 / MICHEL PHILIPPO
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N'hésitez pas à vous abonner, à liker, à donner des conseils pour qu'on s'améliore, à nous proposer des sujets pour la première circo des Hautes-Alpes, et enfin, à venir le 5 février à la salle polyvalente de Laragne pour une agora sur le thème "Se nourrir au pays"
Sommaire de cette RDLS :
00:05 Retours sur les sujets traités dans les auditions citoyennes et RDLS dans la perspective de l'agora de Laragne du 5 février sur le thème "Se nourrir au pays"
01:39 : " Pourquoi mange-t-on de l'agneau de Nouvelle Zélande ou du bœuf du Canada alors qu'on peut presque tout produire ici?
03:23 La bureaucratie qui gouverne par le haut est à changer par une organisation de la base : les paysans connaissent souvent plus ce qu'il faut faire.
06:16 "Moi je suis venu pour faire le paysan, pas pour faire la secrétaire"
07:22 : Mon rêve pour ce département : "qu'on s'écoute, qu'on se parle et qu'on puisse travailler ensemble
Connu / TG le 28/12/22 à 21:33
TRIBUNE. Derrière le « simulateur d’agriculture régénératrice » vendu aux politiques, l’alliance d’un cabinet de conseils et de lobbies
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Connue / TG le 17/12/22 à 12:26
Réflexion sur le lien entre agriculture, alimentation et démocratie
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Connue / TG le 15/12/22 à 09:50
Interrogés dans les lycées agricoles de Normandie fin 2022, les futurs éleveurs laitiers ont mis plusieurs priorités en tête d’un sondage,
#Agriculture #Manche #Environnement @OuestFrance
Connue / TG le 15/12/22 à 8:43
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sondage qui doit nous faire réfléchir sur l'individualisme dans le monde agricole
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Agriculture et alimentation Entretien
La mobilisation contre les mégabassines reprend jeudi à Orléans, à l’occasion du conseil d’administration de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne. De nombreux scientifiques considèrent que ce type de réservoir est une « maladaptation ».
Entretien avec l’hydrogéologue Florence Habets, directrice de recherche au CNRS.
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Ces bassines sont une adaptation à un problème qui date des années 1980-1990, sur la base des études du BRGM [Bureau de recherches géologiques et minières – ndlr], établissement public spécialisé dans les sous-sols. Ce bureau de recherches a fait une modélisation très fine, très détaillée du Poitou-Charentes, mais sans intégrer du tout le changement climatique dans ses études. Cela pose question : on règle le problème des années 1990, mais avec quelle efficacité pour les années à venir ?
Il y a pourtant eu des choses innovantes : en 2018, le protocole des Deux-Sèvres avait mis autour de la table tous les agriculteurs irrigants d’un même bassin versant, et était parvenu à faire diminuer la quantité d’eau prélevée à 80 % des volumes précédents, sans qu’il y ait de conflit.
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Autre problème : si l’eau, en sous-sol, est fraîche et de qualité, quand elle est prélevée et se retrouve en surface dans les bassines, il y a de fortes pertes par évaporation. Se produit un phénomène d’eutrophisation : développement des cyanobactéries et des algues vertes. Cette eau risque de devenir inexploitable. Au Canada, où les températures se réchauffent plus vite que chez nous, de nombreux lacs sont touchés par ce phénomène d’eutrophisation.
Enfin, le fonctionnement de ces mégabassines, avec leurs pompes, a un coût énergétique non négligeable.
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Les conflits apparaissent déjà lorsque différents usages entrent en concurrence : agriculture, hydroélectricité, canons à neige… On l’a vu dans les Alpes récemment [dans la station de ski de La Clusaz, une mobilisation s’oppose à la construction d’une nouvelle retenue d’eau artificielle ; les travaux sont actuellement suspendus – ndlr].
Comment résoudre ces conflits ?
Nous avons besoin aujourd’hui d’intelligence collective. Nous n’y arriverons pas sans écoute, ni sans données.
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ces mégabassines bénéficient d’un important financement public. Des agriculteurs font financer par l’État une structure pour leur usage propre… Ce schéma ne pourra pas durer longtemps avec la raréfaction de la ressource.
Il y a quelque chose de scandaleux à observer cela, tandis que des métropoles comme Poitiers cherchent à développer le bio et le local dans les cantines. Mais comment de nouvelles installations agricoles pourront-elles se faire s’il n’y a plus d’eau disponible ?
v=JZ4eSvTg9tE&ab_channel=MICHELPHILIPPO Petite vidéo sur le mal être paysan. Sinon, surmon secteur la quasi moitiédesboulangeriesrisquentdefermer idem boucherie et agriculteur avec des frigos. la coop de Gap et celle de Tallard va aussi fermer à causedes augmentation du coût de la vie et du bio qui diminue
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Connu / TG du 7/12/22 à 22:58
0:09 / 6:13 - 887 abonnés - 25 665 vues - 129 commentaires
Extrait de @Thinkerview
Crise de l'eau, planète terre invivable ? Emma Haziza [EN DIRECT]
https://youtu.be/5ysUySSNW3M
Emma Haziza est une hydrologue, chercheuse pluridisciplinaire, enseignante et conférencière française.
La question des bassines est complexe.
D'une part, elle permet à certains agriculteurs de stocker le trop plein d'eau des nappes phréatiques en hiver et de l'utiliser en cas de sécheresse l'été notamment quand il y a des mesures de restriction d’irrigation.
Mais d'autre part, le premier utilisateur de l’eau reste le milieu naturel. L'eau qui s'infiltre dans les sols génère à son tour de nouvelles pluies, de nouvelles boucles du cycle de l’eau.
En effet, on observe une coïncidence entre les cartes des territoires couverts par des bassines agricoles et celles des stress hydriques des dernières années.
Pour conclure, le problème aujourd’hui n’est pas tant l'utilisation des bassines que le court-termisme. L'agriculture doit s’extraire de la question de court-terme et de penser sur le long terme.
Les prélèvements dans les nappes salées du Tigre et de l’Euphrate ont entraîné la désertification de ces territoires longtemps désignés comme le croissant fertile...
#agriculture #bassines #irrigation #eau #sécheresse #canicule #environnement #biodiversité
Connu / TG 24/11/22 À 20:58
Le Mercredi 21 juillet 2021
L’agriculture a connu d’importantes mutations depuis le début du XXe siècle. La taille des exploitations a fortement augmenté et les activités, en particulier l’élevage, se sont concentrées afin de permettre des économies d’échelle sur l’ensemble des filières agroalimentaires. Cette évolution a pu conduire dans certaines régions, où l’élevage et l’agriculture en général se sont fortement développés, à une forte pression sur les milieux et dans certaines situations à une détérioration de la qualité des eaux. Parallèlement, la modification de la population rurale a accentué les enjeux de cohabitation entre les éleveurs et les autres habitants des espaces ruraux.
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Installations classées ICPE : seuils pour la nomenclature
Les associations de protection de l'environnement estiment que le chantier de construction de 16 réservoirs d'eau dans le département a pris un mauvais départ pour atteindre ses objectifs environnementaux.
Une mégabassine, à Mauzé-sur-le-Mignon dans les Deux-Sèvres, le 22 septembre 2021. (DELPHINE LEFEBVRE / HANS LUCAS / AFP)
Haro sur les mégabassines. Environ 4 000 personnes se sont mobilisées, samedi 29 octobre, contre la construction à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) d'une immense réserve d'eau artificielle de 720 000 m3, un volume équivalent à 288 piscines olympiques. Le rassemblement s'est soldé par des dizaines de blessés parmi les manifestants et les gendarmes.
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Le collectif Bassines Non Merci dénonce le risque d'assèchement des cours d'eau, d'évaporation accélérée, ou encore de pompage non contrôlé des nappes phréatiques. Les opposants accusent aussi les agriculteurs de ne pas respecter les engagements environnementaux qu'ils ont contractés en contrepartie de leur droit d'accès à l'eau des bassines.
Un protocole d'accord signé en 2018
"Ces agriculteurs réunis en coopérative dans les Deux-Sèvres (...) devaient s'engager à interdire les pesticides, à sortir d'un certain nombre de cultures destructrices. Aucun engagement n'a été tenu, nous sommes dans une supercherie", a ainsi déclaré le député EELV du Val-d'Oise Aurélien Taché, mercredi 2 novembre, sur Public Sénat.
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plusieurs formes. "La conversion à l'agriculture biologique, l'utilisation de technique de désherbage mécanique, l'augmentation de la rotation de la culture, la diversification des plantations, la réduction de l'utilisation des pesticides", énumère François Pétorin, administrateur de la Coop de l'Eau 79, une société privée qui gère l'infrastructure des réservoirs.
Un objectif de réduction de 50% l'usage de pesticides
... Patrick Picaud, président de l'association Nature Environnement 17
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Dans un bilan présenté le 9 février 2022 (document PDF), la préfecture des Deux-Sèvres relève une diminution de 10% de l'usage des pesticides sur la première phase du projet. Une baisse due à la conversion au bio d'un seul exploitant, "aucun des agriculteurs conventionnels n'ayant pris l'engagement de réduire les pesticides", souligne Michel Buntz, président du Collectif de citoyens pour le respect de l'environnement sur leur territoire Val-du-Mignon (CCRET). ... le porte-parole du collectif Bassines Non Merci, Jean-Jacques Guillet
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l'objectif de plantation de haies a été dépassé, avec près de 18 km plantés, soit plus du double de la longueur initiale envisagée. "On ne peut rien tirer" de ces chiffres, juge toutefois Patrick Picaud, président de Nature Environnement 17. Pour lui, l'efficacité écologique de ces haies ne peut être évaluée qu'au regard de la taille des parcelles aménagées, qui n'est "pas connue", faute de "transparence".
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"Le protocole prévoit la mise en place d'un observatoire chargé de suivre tous les ans les engagements, mais notamment à cause du Covid-19, il n'est pas encore opérationnel", souligne François-Marie Pellerin, vice-président de la Coordination pour la défense du Marais poitevin
5:38 - 1,2 k abonnés - 255 vues - 0 commentaire
Ce week-end à Sainte-Soline a réuni + de 7000 personnes qui, ensemble, ont accompli le tour de force de déjouer le dispositif policier à plusieurs reprises. C'est un dispositif de maintien de l'ordre disproportionné qui nous faisait face : pas moins de 7 hélicoptère et plus de 1700 FDO, un dispositif dont le coût est estimé à plus d'un million d'euros.
Tout ça pour un terrain vague et vidé de tout engin de chantier !
Mais ce n'était sans compter sur notre détermination joyeuse à défendre l'eau, à défendre la vie !
Nous continuerons de résister à ces projets de bassines et exigeons instamment l'arrêt du chantier de Sainte-Soline et un moratoire sur les projets de bassines en France ! Un autre modèle agricole est possible en préservant l'eau en quantité et en qualité, tout en nourrissant la population localement et sainement.
Merci à tou.tes pour avoir permis cette incroyable mobilisation ! C'est en se mobilisant et en se défendant collectivement que nous ferons tomber ce système mortifère !
Tr.: ... [Extrait BFM TV / Irrigation : bras de fer à Sainte-Soline. Emmanuelle Dubée, préfète des Deux-Sèvres ...] ... C'est la prise de la Bassine ! Dubée DÉMISSION ! ... tous les cortèges se retrouvent ... des Paintballs EMF100 ... des centaines de tirs de grenades lacrymogènes GM2L dont certaines non dégoupillées ... des tirs de grenades assourdissantes ASSD et de désencerclement GENL, des LBD40 utilisées de manière non réglementaires, les 5 interpellations en garde à vue, la soixantaine de blessé.e.s de part et d'autre, le goûter est livré au pied de la bassine pour une pause bien méritée, musicale et festive ! ... Dimanche, Démembrement de la bassine, canalisation destinée à remplir la bassine en pompant dans le Bignon, cours d'eau déjà à sec. Plusieurs mètres de tuyaux. Mis en scène avec la grosse tête de poisson, figurine.
La vigie de surveillance pour observer les oiseaux aussi.
Connue /* https://twitter.com/lessoulevements/status/1588853733571497984
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Les Soulèvements de la Terre @lessoulevements · 48 min
La prise de la #MegaBassines - Acte 2
📽️Vidéo-récit du WE à #SainteSoline
BNM TV N°51 Pas une bassines de + https://youtu.be/wCKe94mHvLI
🧨✊#NoBassaran
@MauzZAD_info @ConfPaysanne @UnionSolidaires @attac_fr @XRPoitiers @xrFrance
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Agriculture et alimentation
Le photovoltaïque sur terres agricoles, aussi appelé « agrivoltaïsme », est au menu de la discussion du projet de loi sur l’accélération des énergies renouvelables, qui démarre, le 2 novembre, au Sénat. Ce système est à l’origine d’inquiétudes grandissantes dans le monde de l’agriculture.
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Agriculture et alimentation Parti pris
En assimilant une partie des manifestants contre les mégabassines à des « écoterroristes », Gérald Darmanin a laissé parler un imaginaire paranoïaque face aux alertes sur l’habitabilité de la Terre. En face, l’écologie partisane patauge dans ses querelles internes.
Samedi 29 octobre, à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), des milliers de personnes ont défilé à travers champ, en tentant d’éviter les chausse-trappes des gendarmes et policiers mobilisés en masse. Leur objectif : dénoncer et réclamer le démantèlement d’un chantier de « mégabassine », une retenue d’eau à des fins agricoles
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à l'IGE Grenoble avec collaboration avec l'INRAE Lyon sur la Caractérisation des sources de contaminants dans un bassin versant à usage mixte (agricole, urbain) (Claduègne, Ardèche), dans le cadre d'un projet ANR et de l'Agence de l'Eau RMC.
Bien cordialement
Céline Duwig
IGE
Chargée de Recherche IRD
IGE (UMR CNRS, IRD, UGA)
CS 40700
38 058 Grenoble Cedex 9
http://www.ige-grenoble.fr (http://www.ige-grenoble.fr/)
Email: celine.duwig@ird.fr
tel: + 33 (0)4 76 63 58 92
Institut des Géosciences de l’Environnement - UMR 5001 (https://www.ige-grenoble.fr/)
L'Institut des Géosciences de l'Environnement (IGE) est un des laboratoires de l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble. Unité mixte de recherche du CNRS, de Grenoble INP, de l'IRD et de ...
Connu / TG le 12/10/22 à 12:19
La lutte contre les mégabassines, une lutte contre les agriculteurs ? Surtout pas, assurent des paysans dans cette tribune. Ils appellent à transformer nos pratiques agricoles pour préserver la nature
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En pompant l’eau l’hiver, les 5 % d’irrigants connectés aux mégabassines ne seront en outre plus limités par les arrêtés sécheresse et vont ainsi hypothéquer le peu d’eau que l’on aura dans nos rivières et nos nappes, aux dépens des autres agriculteurs et des besoins en eau potable de la population.
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Les mégabassines ne sont pas un combat entre écologistes, d’un côté, et agriculteurs, de l’autre, mais bien le symbole d’un choix à effectuer entre deux visions de l’agriculture
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Connu / TG le 28/10/22 à 16:21
Agriculture, Climat
Aux côtés de plusieurs organisations membres de PJC - Alliance écologique et sociale, dont la Confédération paysanne, nous nous opposons aux projets de « méga-bassines », ces réserves d’eau gigantesques censées aider le secteur agricole à faire face au changement climatique. En réalité, celles-ci accentuent la pression sur les ressources en eau, nuisent à la biodiversité et continuent d’alimenter un modèle agro-industriel dévastateur et inadapté.
- Qu'est-ce qu'une méga-bassine ?
- Pourquoi ces méga-bassines posent problème ?
- Faut-il renoncer à toute irrigation et existe-il d'autres solutions ?
- Comment s’opposer aux nouveaux projets de méga-bassines ?
Paru dans CQFD n°212 (septembre 2022)
Dans la rubrique Le dossier - Illustré par Adrien Zammit
Vol au-dessus d’un nid de paysans
Ce ne sont pas des révolutionnaires de la fourche ni des avant-gardistes autoproclamés, mais leur démarche est foncièrement politique. En s’installant dans un coin paumé de l’Hexagone il y a quelques années, les jeunes paysans et paysannes de la Grange aux Merles avaient en tête de proposer un autre modèle agricole, afin de le diffuser largement. Depuis, leurs réflexions ont évolué. Point d’étape.
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L’objectif : rompre la logique des bulles sociales, des réseaux affinitaires et de classe, pour bâtir des ponts. Et parfois, ça marche : « Il y a quelques jours, on tenait une table avec les produits de la ferme dans une fête de village où on ne connaissait pas grand monde. Quelques jours plus tard, certaines personnes rencontrées là-bas sont venues assister à un spectacle de théâtre qu’on organisait sur la ferme. Ces rapprochements mettent du temps mais sont très précieux. »
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Leur trajectoire rappelle celle des étudiants d’AgroParisTech qui, en mai dernier, ont profité de leur remise de diplôme pour dénoncer le modèle dominant et annoncer publiquement leur désertion groupée, fustigeant notamment « une formation qui pousse globalement à participer aux ravages économiques et sociaux en cours 4 ». Le collectif valide le rapprochement : eux qui ont fait leurs études ensemble dans une formation similaire ont également rué dans les brancards le jour de la validation de leur cursus. « Sauf que notre discours était sans doute moins bon », rigole Adèle. De leurs études, ils ont gardé la conviction qu’il fallait s’engager dans le domaine agricole, mais dans la direction inverse de ce qu’on leur enseignait. « Les tenants et aboutissants de la question agricole sont souvent minimisés, alors que c’est le pilier du système productiviste, au premier plan des dégâts environnementaux », rappelle Tristan. Lui explique qu’il se sentait alors beaucoup plus proche des activistes de la ZAD que des tièdes militants urbains d’Europe Écologie-Les Verts (EELV). Et qu’à ses yeux claquer la porte des villes était une évidence.
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« On est sur un marché de niche, qui nous permet de vendre nos produits cher, à des gens qui ont un minimum de pouvoir d’achat. Pour imaginer que ça se développe largement, il faudrait que la structuration de la société le permette, ce qui est tout le sauf le cas. C’est une question systémique. »
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concernant la ferme en elle-même, la véritable question est ailleurs : avant d’envisager le grand soir agricole, il s’agit d’abord de s’enraciner dans un territoire, d’y développer des liens
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Alors que beaucoup, dans ces milieux, brocardent la figure du néo-rural, eux y voient plutôt une réalité moins caricaturale et néfaste que celle décrite dans les médias, en tout cas dans leur coin. Dans la lignée de la Conf’, ils estiment qu’un afflux de jeunes désertant la folie des villes serait une bonne chose. Tristan pose les choses ainsi : « Si on veut généraliser l’agriculture paysanne, ce qui indispensable, il faut deux millions et demi de paysans. Un exode urbain de malade ! Et il sera impératif d’opérer ce changement de la manière la plus égalitaire possible, la plus communiste, à rebours des modèles actuels. »
En attendant, il importe de ne pas se tromper d’ennemi : « Je préfère que dans le coin il reste des agriculteurs qui s’agrandissent plutôt qu’un gros investisseur étranger rachète des terres et mette des salariés à leur place », estime Adèle. Qui rappelle la situation : « On ne peut pas tous être en vente directe et en circuit court. Les supermarchés ne vont pas fermer du jour au lendemain. On a donc pour l’instant besoin d’agri’ qui font du circuit long. L’idéal serait d’abord qu’ils reprennent la main sur les prix, ce qui leur donnerait la possibilité d’évoluer vers une agriculture moins toxique. »
Parfois des liens se créent, des ponts. Ainsi de la Cuma 7 locale, coopérative de découpe et de transformation de viande, où se retrouvent aussi bien des éleveurs bio que d’autres fonctionnant en conventionnel, et qui mettent en commun des outils indispensables à leur métier. Autre espace de rapprochement, plus inattendu : la chasse. Adèle la pratique, mais armée d’un arc
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Ludo, partisan de l’éducation populaire, qui estime qu’il faut faire feu de tout bois : « Il y a tellement de questions sur lesquelles se bouger, sans faire de hiérarchie des luttes. Ce n’est pas parce qu’on est autonomes dans notre coin que tout est réglé. Il faut un travail quotidien, des formations, des remises en cause, à l’échelle de notre collectif, mais aussi tournées vers l’extérieur. » Question féminisme, par exemple, cela se traduit entre autres par l’implication de plusieurs femmes du collectif dans un festival local annuel dédié à ces problématiques. Avec cette position : pour s’attaquer au modèle destructeur en place, il faut affronter toutes les formes de domination, les mettre chacune sur un même plan.
...
Ce manque de conflictualité de la profession, hors luttes sectorielles, fait d’ailleurs réagir Ludo : « On devrait être beaucoup plus présents dans les luttes sociales et écologiques. Les agriculteurs, c’est à peine 2 % de la population [française] pour un poids immense dans le réchauffement climatique 8. » Et Adèle de rêver à une prise de conscience généralisée, portée par des paysans refusant de s’allier aux gros bonnets de l’agriculture industrielle inféodés à la FNSEA et à la pompe à fric européenne : « Si des paysans et agriculteurs déterminés à vraiment peser se regroupaient pour s’opposer au modèle industriel, ça pourrait avoir un gros impact. Car il ne faut pas oublier une chose : on tient la bouffe. »
Enquête. Méthanisation et agriculteurs : "On gagne plus d’argent à produire de l’énergie que de l’alimentation"
Quand les agriculteurs gagnent plus d’argent à produire de l’énergie que de l’alimentation, les sols agricoles perdent leur vocation alimentaire. Ce reportage est le troisième volet d'une enquête en quatre parties sur la...
Connu / TG 17/09/22 à 12:13
Amélie Poinssot @AmeliePoinssot · 3 oct.
L’été est fini, il s’est (enfin) mis à pleuvoir…
Mais détrompez-vous, la #sécheresse est toujours là.
Et un secteur souffre en particulier : l’#agriculture.
Voici pourquoi🧶 1/12
- L’essentiel du territoire français est toujours sous le coup d’arrêtés #sécheresse: 89 départements concernés alors que nous sommes déb octobre, avec encore de nbses interdictions de prélèvements dans l’Ouest. C’est du jamais vu. 2/12
Carte @Ecologie_Gouv
http://propluvia.developpement-durable.gouv.fr/propluvia/faces/index.jsp - Résultat, les rendements sont catastrophiques.
Même pour les cultures qui ont pu être arrosées cet été.
Selon le ministère de l’Agriculture @Agri_Gouv : récolte de maïs la + faible depuis 90; pousse d’herbe ↘️ de 30% à la moy des dernières années. 3/12
https://agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-web/disaron/IraPra22115/detail/ - Le temps est venu de se poser la question :
Quand est-ce que l’on rendra l’#agriculture moins dépendante d'une #eau de plus en plus rare ?
Sachant que 45 % de l’eau consommée en France l’est par le secteur agricole. 4/12 - C’est la question que je soulevais vendredi sur @mediapart
. 5/12
#sécheresse #agriculture
mediapart.fr
Changeons cette agriculture prédatrice
L’été est terminé. Mais la sécheresse continue. Les nappes souterraines mettront des mois à retrouver leur niveau normal. Il est temps de réduire la consommation d’eau de l’agro-industrie. Parti pr... - Sources des chiffres avancés dans cette vidéo:
➡️service de statistiques du ministère de l’Agriculture (Agreste)
➡️ministère de la Transition écologique
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/leau-en-france-ressource-et-utilisation-synthese-des-connaissances-en-2021
6/12
statistiques.developpement-durable.gouv.fr
Eau : ressource et utilisation
Ressource naturelle abondante en France, l’eau douce est utilisée à des fins domestiques (eau potable) et économiques (agriculture, industrie, loisirs, refroidissement des centrales électriques). - Dans cette vidéo, je cite également les chercheuses @florencehabets et @MagaliReghezza :
« Augmenter nos capacités de stockage avec l’idée que nous pourrons poursuivre les mêmes activités, les mêmes cultures aux rendements fantastiques est un leurre »
7/12
bonpote.com
Les méga-bassines sont-elles des solutions viables face aux sécheresses ?
Les méga-bassines, comme beaucoup de solutions techniques lorsqu’elles sont envisagées en dehors de toute approche globale et d’une ...
10:45 AM · 3 oct. 2022 - 1 Retweet 8 J'aime - Ce texte analyse la fausse ''solution'' des #mégabassines pour palier les phénomènes de #sécheresse.
L’hydrométérologue directrice de recherches au @CNRS et la géographe membre du @hc_climat les comparent à des doses de drogue qui ne soulagent que momentanément le système.
8/12 - Il existe pourtant des alternatives pour éviter la fuite en avant techniciste des #mégabassines.
L’une d’entre elles, c’est le #sorgho, une céréale aux racines profondes, adaptée aux fortes températures, qui ne nécessite pas d’irrigation comme le #maïs.
9/12
- C’est précisément l’une des pistes avancées par les scientifiques du @Cirad, à Montpellier.
On en parle dans @mediapart
avec deux d’entre eux, Anne Hrabansi et Pierre-Louis Mayaux.
10/12
mediapart.fr
Politique de l’eau : il faudra « passer par des interdictions »
La carte n’a pas bougé depuis cet été : 93 départements sont toujours en alerte sécheresse et de nombreux arrêtés empêchent les prélèvements d’eau habituels. L’agriculture pourra-t-elle c...
10:50 AM · 3 oct. 2022
- Mais il faudra, aussi, passer par des interdictions de cultures, estiment les spécialistes.
#eau #sécheresse #agriculture
11/12
Image
10:51 AM · 3 oct. 2022 - 1 Retweet 5 J'aime - Jusqu’à présent, cependant, la politique agricole du ministère n’est jamais allée vers des restrictions d’eau.
Et son ''Varenne de l’eau'' a contredit les ''Assises de l’eau'' du ministère de la Transition écologique, qui visait une ↘️ des usages de 25% en 15 ans.
12/12
Sécheresse : les chambres d'agriculture misent sur l'adaptation de 100 000 agriculteurs dès 2024
« L'urgence, c'est l'adaptation au changement climatique, a affirmé Sébastien Windsor, président des chambres d'agriculture de France, ...
Connu / TG 9/09/22 À 22:14
Auteur : entreleslignesentrelesmots
Catégories: International
Le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture – souvent aussi appelé « Traité sur les semences » – doit réunir à New-Delhi du 19 au 25 septembre son Organe Directeur composé d ...
ses 144 États membres. Depuis son entrée en vigueur en 2004, le Système multilatéral du Traité gère l’accès à plusieurs millions d’échantillons de semences pour […]