1:42:51 - 749 vues - 36 - 2
Une conférence qui s'est déroulée lors des AMFiS 2019 avec :
- Rachida Shams Al Din (activiste soudanaise en exil),
- Olivia Carolino Pires (institut Tricontinental, Brésil)
Animation : Florence Poznanski (équipe International),
Thomas Dietrich (équipe International)
Catégorie Actualités et politique 1 commentaire
Jérémie Marion il y a 1 semaine
La bonne politique étrangère c'est de croire en l'auto-détermination des peuples. Et de les aider en terme de développement si ils en font la demande. Sinon il faut jamais s'en mêler.
Transcription : ... 18:56 médiation ... soudannais de l'étranger ... encourager la révolution ... a duré plus de 6 mois jusqu'à aujourd'hui. ... accords entre miltaires et forces de la révolution /gouv de 3 ans ... élections tronquées ... accord union africaine / gouv provisoire ...
Le sommet du G7 – qui réunit États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada – se tiendra à Biarritz du 24 au 26 août prochain. Pour dénoncer le « capitalisme sauvage » qu’incarne cette réunion des puissances mondiales, un contre-sommet est prévu à partir du 19 août à Hendaye et Irun. Programme et infos pratiques.
...
Tags : Altermondialisme Capitalisme
L’association « Sauvegarde des forêts primaires » a pour but de favoriser, promouvoir, organiser des actions qui puissent participer à la sauvegarde des forêts primaires. La diminution du couvert végétal, et en particulier de ces forêts, impacte directement le régime des pluies des régions et de la planète entière, les volumes absorbés de carbone, la production d’oxygène, le nombre d’espèces vivantes, la vie tout simplement.
La diminution du couvert végétal, et en particulier des forêts primaires, impacte directement le régime des pluies des régions et de la planète entière, les volumes absorbés de carbone, la production d’oxygène, le nombre d’espèces vivantes, la vie tout simplement. La Fondation Iris soutient un projet de l’association « Sauvegarde des forêts primaires » ayant pour but de diffuser le plus largement et le plus urgemment possible le message porté par le vénérable botaniste français Francis Hallé dans son combat pour la survie des forêts tropicales. Ce soutien portera en particulier sur :
- la participation de l’association à une mission botanique de Francis Hallé au Gabon,
- la participation de l’association à la réalisation d’un film original « Dans la forêt du cinéma », avec Francis Hallé, film qui porte son message de façon originale,
- la mise à disposition gratuite du film « Dans la forêt du cinéma » dans les collèges, lycées, festivals d’environnement, d’exploration et d’aventure, écoles de cinéma,
- la mise à disposition gratuite dans les écoles primaires d’un petit film d’environ 5 à 10 minutes : « Dessine moi ta forêt », film destiné à inciter les enfants à dessiner les arbres qui les entourent et à exprimer leur vision de la forêt.
...
Connu / https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?Vfs9AA
Ndlr : valoriser ACT
Découvrez le film et l'histoire de Tvindkraft, la première éolienne citoyenne en service depuis 1978. Elle est le fruit du courage, de la détermination et de l’huile de coude des centaines de Danois·e·s ordinaires qui souhaitaient réaliser l'impossible pour montrer une autre voie énergétique.
Connu / https://twitter.com/EnergiePartagee/status/1134373957048709120
"
Finansol a retweeté
Energie Partagée @EnergiePartagee 19 hil y a 19 heures
🎥 😎 [SUPER DOCUMENTAIRE !] sur la formidable aventure de la 1e #éolienne citoyenne du monde, #Tvindkraft ! 🤩
➡️ https://buff.ly/2EERyBo
@EnercoopSCIC @laNef @FondationNH @Label_Finansol @FNEasso @Reporterre @ID_LinfoDurable @ademe
.#JuinCitoyen #TransitionEnergetique
0 réponse 4 Retweets 8 j'aime
"
530 vues - 28 - 4
Xerfi Canal a reçu Jean-Marc Jancovici, Président de The Shift Project et associé de Carbone 4, pour parler des atouts de la France dans la transition énergétique.
Une interview menée par Adrien de Tricornot.
Catégorie Actualités et politique 6 commentaires
L’effroi, la catastrophe, la sidération, la tristesse, une part de nous-même, un trésor mondial... les mots et bien d’autres ont été prononcés, et ils sont justes. L’incendie qui a ravagé le toit de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, lundi 15 avril au soir et dans la nuit, a abîmé gravement bien plus qu’un monument : ce drame qui a frappé un des lieux les plus connus au monde a fait vibrer dans l’âme de millions de personnes un sentiment d’effondrement. Comme si une part du monde s’écroulait, comme si un des piliers de l’univers s’était affaissé, comme si l’ordre qui permet à l’humanité agitée de mille tourments et conflits de tenir tant bien que mal était ébranlé.
C’est bien de cela qu’il est question. Et d’une manière très différente de l’effroi que l’on avait ressenti le 11 septembre 2001, quand les tours du World Trade Center s’étaient écroulées sous le choc d’avions terroristes. Ce qui était en cause, alors, c’était la puissance de la nation la plus forte, assaillie par ses adversaires. Quand les flammes ont rugi dans les combles obscurs de Notre-Dame-de-Paris, elles ont altéré une trame indicible qui a à voir avec la spiritualité, si l’on entend par ce mot l’acte créateur qui pousse les humains à se dépasser.
Une métaphore pourrait surgir chez celles et de ceux qui ont en permanence la gravité de la crise écologique à l’esprit : cette catastrophe qui frappe si lourdement une œuvre humaine chargée de sens et de puissance d’évocation, elle est un écho de la catastrophe silencieuse qui ravage les forêts et les savanes, les îles et les montagnes, et qui se traduit partout par un massacre insensé de la vie - ce qu’en termes savants on nomme « extinction de la biodiversité ». Le feu est parti dans une charpente constituée de poutres de chênes vieux de plusieurs centaines d’année ; d’un endroit qu’on appelait « la forêt ». Les forêts du monde brûlent aussi en Amazonie, en Indonésie, en Afrique, et d’une manière indirecte chez nous.
Puisse le sentiment de compassion et d’effroi, mais aussi de souci de préserver un trésor commun, jailli au regard de la catastrophe, nourrir notre attention au monde qui nous entoure, et pas seulement les pierres que nous ont léguées nos ancêtres.
Depuis https://twitter.com/EnergiePartagee/status/1110538166518403073 "" -> Compte-rendu de la rencontre "Transition énergétique citoyenne : quelle place pour la sobriété ?" Publié le 12 mars 2019 http://www.lelabo-ess.org/compte-rendu-de-la-rencontre-transition.html
P28
... L'éducation à la sobriété énergétique : "En avril 2018 a été créé un Office of Climate Education21 au niveau mondial, ce qui montre la prise de conscience internationale. ...
Notre chroniqueuse a vécu plusieurs années en Laponie suédoise et a présidé le groupe d’amitiés France-Suède à l’Assemblée nationale. C’est donc avec un regard attendri qu’elle s’est penchée sur l’histoire de la jeune militante écologiste Greta Thunberg...
Isabelle Attard a été députée écologiste du Calvados. Elle se présente comme « écoanarchiste ».
... Derrière ces moments forts, on trouve un petit génie suédois des « public-relations », Ingmar Rentzhog. L’envers du conte de fées est moins joli, mais plus intéressant.
Le journaliste d’investigation suédois Andreas Henriksson est, d’après mes recherches, le premier à avoir enquêté sur ce sujet et son article a été publié sur le blog de Rebecca Weidmo Uvell, le 11 décembre 2018. https://uvell.se/2018/12/11/pr-spinnet-bakom-greta-thunberg/
La belle histoire de Greta Thunberg commence le 20 août 2018. Ingmar Rentzhog cofondateur de la start-up We Don’t Have Time (Nous n’avons pas le temps) croise Greta Thunberg devant le Parlement suédois et publie un post émouvant sur sa page Facebook. Nous sommes le 1er jour de la grève commencée par Greta. Le 24 août, sort en librairie une autobiographie mêlant crise familiale et crise climatique, Scener ur hjärtat, corédigée par Malena Ernman la mère de Greta, Svante Thunberg son père, Beata, sa sœur, et Greta. Les parents artistes - chanteuse lyrique et acteur - sont très connus en Suède ; Greta, pas encore.
En fait Ingmar Rentzhog et la famille de Greta se connaissent déjà et ont participé ensemble à une conférence sur le climat le 4 mai 2018. Peu de place au hasard donc, dans la rencontre à Stockholm, sur le trottoir devant le Parlement entre Ingmar et Greta.
Tout a été finement programmé pour transformer la jeune Suédoise en héroïne internationale, et ce, dès le 1er article paru dans le quotidien le plus lu dans le pays, Aftonbladet, quelques heures seulement après le post Facebook de Rentzhog.
We Don’t Have Time, la start-up qu’il a cofondée en 2016, a l’ambition de créer un réseau social de plus de 100 millions de membres, qui influencera les hommes et femmes politiques et les chefs d’entreprise pour qu’ils agissent davantage contre le réchauffement climatique.
... Parmi les actionnaires de la start-up, on trouve les membres de deux familles interconnectées : les Persson, enfants du milliardaire Sven Olof Persson, qui a fait fortune, entre autres, dans la vente de voitures (Bilbolaget Nord AB) et les Rentzhog. Les deux familles d’investisseurs, qui se sont rencontrées dans la région du Jämtland, n’ont aucun lien avec l’écologie, ce sont des spécialistes de la finance.
Sauver la planète tout en maintenant la croissance économique et en réclamant encore plus de mondialisation
... En mai 2018, Ingmar Rentzhog est recruté comme président-directeur du think tank Global Utmaning https://www.globalutmaning.se/ingmar-rentzhog-ny-ordforande-global-utmaning/, faisant la promotion du développement durable et se déclarant politiquement indépendant. Sa fondatrice n’est autre que Kristina Persson, fille du milliardaire et ex-ministre social-démocrate chargée du développement stratégique et de la coopération nordique entre 2014 et 2016. Via l’analyse des tweets du think tank, on observe un engagement politique fort, à l’aube des élections européennes, envers une alliance qui irait des sociaux-démocrates à la droite suédoise. L’ennemi étant « les nationalismes » émergeant partout en Europe et dans le monde. Des idées qui ne déplairaient pas à notre cher président Macron.
Le 16 janvier 2019, Global Utmaning était fière d’annoncer sur les réseaux sociaux sa nouvelle collaboration avec Global Shapers, une communauté de jeunes dirigeants de 20 à 30 ans « dotés d’un grand potentiel pour jouer un rôle dans l’avenir de la société et qui travaillent à améliorer la situation des populations autour d’eux ». Ce réseau a été créé de toutes pièces par le Forum économique mondial en 2011. Ses leaders entendent bien sauver la planète tout en maintenant la croissance économique et en réclamant encore plus de mondialisation. Tout un programme.
Je résume. Nous avons d’un côté une plateforme numérique en construction, We Don’t Have Time, qui a pris un réel essor il y a quelques mois grâce à Greta Thunberg, « jeune conseillère » de la fondation dirigeant cette plateforme. J’ai oublié de préciser au passage que les centaines de milliers d’adresses mail collectées par Rentzhog valent de l’or. Et de l’autre, nous avons une famille de milliardaires comptant une ex-ministre qui investit dans cette start-up, puis qui embauche Ingmar Rentzhog dans un think tank développant les thèmes de la croissance verte, de l’économie circulaire, bref, de greenwashing.
... Greta Thunberg se retrouve à conseiller ceux qu’elle fustige. Comme disait l’auteur du Guépard, « si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change » (Guiseppe Tomasi Di Lampedusa).
... le combat de cette adolescente et de tous les jeunes qui lui emboitent le pas, partout dans le monde, est sain et une formidable source d’espoir pour la prise de conscience écologiste.
Par contre, je pense qu’il ne faut pas être dupe du rôle de certains adultes autour d’elle, spindoctor, mentor, spécialistes du greenwashing, de la croissance verte et du capitalisme. Pour lutter efficacement, ne pas être dupe est une nécessité.
La jeune militante du climat Greta Thunberg répond à ses détracteurs* https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?ktUflQ
Cet appel initié par Paul Ariès (politiste), Frédéric Denhez (journaliste scientifique), Jocelyne Porcher (sociologue) a déjà reçu le soutien de plusieurs milliers de signataires grâce aux engagements collectifs de la Confédération paysanne, du MODEF, de Slow Food International, de Biolait, de Nature & Progrès, des AMAP, de nombreux parlementaires insoumis et communistes, d’élus EELV, de personnalités des gauches politiques, syndicales, mouvementistes, d’universitaires, de chercheurs spécialistes, de citoyens, etc. La liste intégrale des "premiers signataires" est consultable sur le site du Monde. Vous pouvez aussi signer cet appel sur ce site pour témoigner de votre soutien (pour signez aller tout en bas de cette page).
EesEU2019_Banner_Master_728x90px_EN
Le marché mondial des accumulateurs d’énergie explose, aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur commercial et industriel (C&I). Les systèmes d’optimisation de l’autoconsommation BTM (de l’anglais behind the meter qui signifie « derrière le compteur » par opposition aux installations « avant le compteur » à l’échelle des fournisseurs d’énergie) jouent un rôle moteur. Ce sont eux qui dopent la croissance du secteur. Un large choix de systèmes de ce type sera présenté à l’ees Europe, le salon professionnel le plus grand et le plus fréquenté pour les batteries et les systèmes d’accumulation d’énergie en Europe, qui se tiendra du 15 au 17 mai à la Messe München dans le cadre de la plateforme d’innovation The smarter E Europe.
En Europe, les indicateurs pointent vers la croissance : par rapport à 2016, le marché européen des accumulateurs d’énergie a progressé de 49 pour cent en 2017 pour atteindre près de 600 MWh. C’est le message essentiel du « European Market Monitor on Energy Storage » (EMMES), publié tous les six mois par Delta-EE en collaboration avec l’European Association for Storage of Energy (EASE). Pour 2018, Delta-EE prévoit une croissance de 45 pour cent pour les deux systèmes les plus importants de stockage d’énergie BTM : le privé et le C&I.
Les résultats sur le marché américain devraient aussi être bons. Le cabinet de consulting et de recherche britannique Wood Mackenzie prévoit que le marché américain des accumulateurs d’énergie dépassera les 500 millions de dollars en 2018. Les pronostics de croissance sont particulièrement intéressants. En effet, l’étude part du principe que le marché américain doublera en 2019 et que son volume quadruplera entre 2018 et 2020.
Ces derniers temps, les systèmes d’accumulateurs privés ont progressé de 61 pour cent par trimestre. Le marché des accumulateurs domestiques a représenté le secteur leader aussi bien en matière de puissance installée que de capacité. L’Allemagne est le plus grand marché national des accumulateurs domestiques en Europe et dans le monde. L’Italie présente la croissance la plus dynamique. C’est aussi l’un des pays les plus présents en termes de visiteurs et d’exposants à l’ees Europe.
Plus d’infos…
http://www.ees-europe.com/en
En Dordogne, un collectif issu du monde de l’écologie et des technologies rachète des hectares de terres pour y développer des modes de vie autonomes, En prévision d’un monde sans pétrole ni internet. On a rendu visite à ces crypto-collapsologues.
Chantier participatif pour la construction d’un earthship, une maison autonome construite à base de matériaux recyclés, dans le village de champs-romain, à quelques kilomètres de Saint-Barthélemy-de-Bussière, sur un terrain de La Suite du Monde. (Crédit : SideWays)
...
apprendre à vivre sans pétrole, sans réseau électrique ni internet ? En Dordogne, entre Limoges et Périgeux, c’est le projet que mène un collectif d’acteurs issus de l'écologie et des nouvelles technologies. La revue We Demain raconte leur histoire dans son numéro 25.
Au départ de l’aventure, il y a Nicolas Voisin, entrepreneur (notamment fondateur du média en ligne Owni), familier des lieux alternatifs ; et Adrien Lafourcade, spécialiste de cryptomonnaies. Désormais ils sont 12, cofondateurs de la "Commune imaginée du Bandiat" https://www.facebook.com/CommuneDuBandiat/, une fédération qui vise l’autonomie à travers des activités (maraîchage, artisanat, commerce local…), des lieux de vie (tous accessibles à pieds), des terres "libérées" – comprenez indépendantes et accessibles à ceux qui ne possèdent pas de capital.
Pour "libérer" un tel territoire – qui pourrait accueillir entre 50 personnes et 150 familles et serait duplicable partout France – il faut d’abord racheter des terres. C’est pourquoi le collectif a lancé une entreprise, une SAS aux statuts un peu bricolés dans laquelle chacun peut investir (sans forcément s’installer sur place). Cela se fait par le biais d’une cryptomonnaie, l’une de ces devises numériques basées sur la technologie blockchain. Une dizaine de terrains et forêts sont déjà acquis ou en cours d’acquisition.
...
Fin du monde. Chaque midi, « Les Jours » vous offrent une mauvaise nouvelle. Aujourd’hui, une étude explosive.
20 février 2019
Épisode n° 39
Texte François Meurisse Photo James Estrin/The New York Times/Redux/Réa
« Au pire, la rupture environnementale pourrait déclencher une rupture catastrophique des systèmes humains, entraînant rapidement un effondrement incontrôlé dans lequel les chocs économiques, sociaux et politiques s’enchaîneraient au sein du système global »
Voilà un extrait d’une étude publiée le 12 février dernier par le think tank britannique IPPR (Institute for Public Policy Research), proche du parti travailliste
Et, histoire de préciser le scénario, les auteurs ajoutent qu’il ressemble « à ce qui s’est passé à la suite de la crise financière mondiale de 2007-2008 »
Mais que signifie d’abord « rupture environnementale » ?
Oh, presque rien : un savant mélange de changement climatique, d’acidification des océans, d’épuisement des terres, de cycles biogéochimiques perturbés…
et extinction de la biodiversité, couche d’ozone fragilisée, pollutions…
« Combinés, ces facteurs créent un nouveau “domaine de risque”, complexe et interconnecté », assure l’étude
Pour quelles conséquences ? Là encore, des broutilles : instabilité financière généralisée, migrations forcées, guerres, famines… et éventuel effondrement global, donc
Tout cela ne vous rappellerait-il pas quelque chose ? Oui, Comment tout peut s’effondrer (Le Seuil, 2015), l’ouvrage coécrit par Pablo Servigne et évoqué dans l’épisode 1
En somme, l’Institute for Public Policy Research réactualise – brièvement – cet essai : une quarantaine de pages, qui s’appuient sur quelques dizaines d’études scientifiques
...
1 605 vues - 137 - 3
Dans ce débat, nous nous intéressons non seulement à ce qui relève du discours médiatique, mais également à la place du journaliste dans un système où l’argent semble demeurer le nerf de la guerre et où les GAFAM dictent leurs algorithmes.
Un débat présenté par Vincent Verzat et avec pour invités : Jade Lindgaard (Autrice & Journaliste à Mediapart) et Anne-Sophie Novel (Autrice, Réalisatrice & Journaliste).
Retrouvez la première partie du J-Terre avec Guillaume Meurice (Auteur, Chroniqueur & Humoriste), Félicien Bogaerts (Le Biais Vert), Lénie Cherino (Professeur Feuillage) et bien d’autres.
📼 https://www.youtube.com/watch?v=29OZQq4v4Jc
Retrouvez Le JTerre en version écrite, avec nos sources d'infos fraîches et les moyens de passer à l'action ici :
▶️ https://lejterre.frama.wiki/jterre-0219
Catégorie People et blogs 3 commentaires
Transcription :
...
gilets jaunes, premier mouvement social climatique
... enfermer les débats sur des aspects techniques évite d'aller au fond
/Effondrement Jade ne trouve pas pertinent d'en parler car c'est anxiogène et pas actuel, alors que l'action, c'est maintenant face aux urgences sociales et écologiques.
1 233 vues - 107 - 1
À la veille de l’acte XIV des gilets jaunes, où va le mouvement ? Le militant écologiste et altermondialiste, Patrick Farbiaz, qui vient de publier « Les Gilets Jaunes » aux éditions du Crocquant, est l’invité de #LaMidinale.
VERBATIM
Sur les gilets jaunes et la social-écologie
« C’est un mouvement social-écologique de masse. »
« Y’a une écologie libérale et une écologie des pauvres et cette écologie des pauvres a été théorisée en Amérique latine où les gens se battent pour leur survie. »
« On est en train de voir surgir des profondeurs du peuple, un mouvement de masse qui pose la question du droit à l’existence qui est une question profondément écolo. »
« Au-delà des revendications, il y a un aspect de désobéissance civile. »
« La fraternité des ronds-points, les écologistes l’appellent le convivialisme. »
Sur l’éco-socialisme
« Je ne suis pas éco-socialiste. Je suis de l’écologie sociale. »
« Faire un copier/coller entre l’écologie et le socialisme n’a pas beaucoup de sens. »
« Les crises sont à la fois sociales et écologiques. Ce sont des crises qui sont totalement liées. »
Sur les suites du mouvement des gilets jaunes
« Je pense que ce mouvement prend ses racines dans la révolution française. »
« Pour les européennes, il y aura peut-être une liste - surtout si elle est soutenue par le mouvement cinq étoiles en Italie -, mais elle ne sera pas représentative des gilets jaunes. »
« L’intérêt des gilets jaunes c’est aussi que le spectre est extrêmement large : il y a effectivement des fascistes et il y a effectivement des militants d’extrême gauche mais 80/90% de ce mouvement s’est fait par des primo manifestants, par des gens qui simplement se battent pour leur survie. »
Sur la thèse de Christophe Guilluy (France périphérique)
« Christophe Guilluy a repéré un point extrêmement important dans ce mouvement c’est que ceux qui ont débuté ce mouvement, c’est des gens qui ont été piégés socialement dans les zones périurbaines. » ça veut dire que 70 à 80% de leur budget est contraint par le remboursement des traites - souvent les petits pavillons -, par le transport - ça a été la question de l’éco taxe -, et puis la question de la précarité énergétique - parce qu’il faut payer le fuel. »
« C’est une population qui a cru au slogan ‘vous pouvez choisir votre vie’ qui a été celui de Macron mais aussi de beaucoup d’autres libéraux depuis les années 80. »
« C’est une population qui n’était jamais apparu dans les radars qui est une population prolétaire à tous les niveaux et elle émerge comme une force nouvelle. »
« Les gens se sentent d’abord solidaires en tant que bloc populaire et ceux qu’ils identifient comme l’ennemi, c’est le bloc bourgeois. »
Sur la mobilisation des quartiers populaires
« Il y a une multiplication des collectifs sur Paris et la région parisienne donc ça commence à évoluer. »
« Quand vous écoutez les jeunes des quartiers, ils n’ont pas la mémoire courte : il disent qu’il n’y avait personne pour nous aider en 2005 lorsqu’il y avait les émeutes. Ils l’avaient dit déjà au moment de Nuit Debout. »
« Ce que je trouve formidable dans ce mouvement, malgré la pression des médias, malgré la présence de groupe fascistes avérée, il n’y a pas de stigmatisation ni des banlieues, ni des immigrées à l’intérieur, ça n’est pas une question qui est posée par le mouvement - ou alors de façon extrêmement minoritaire. »
« La question de l’unité du bloc populaire est posée par les gilets jaunes parce qu’ils posent massivement la question sociale mais elle n’est pas posée encore politiquement et c’est ça qui fait la force de Macron. »
« Ce qui fait la force de Macron c’est qu’il a unifié le bloc bourgeois. »
Sur la contradiction entre revendications des gilets jaunes (plutôt de gauche) et la percée dans les sondages du RN
« Il faut constater qu’il y a une antériorité du RN et de Marine Le Pen sur la question de l’antisystème et les gilets jaunes se sont construits dans cette idée de l’antisystème. »
« Il faut aussi reconnaitre qu’il y a une crise de la gauche qui est à la fois assimilée au quinquennat de François Hollande et en même temps dans sa fraction des Insoumis, le populisme de gauche, théorisé par Chantal Mouffe, à travers l’incarnation d’une personne, ne fonctionne pas. »
« Ce qui est préoccupant c’est que, à gauche, il n’y a pas d’alternative. »
« Ce qui est notable dans les sondages, c’est que Macron est en train de se renforcer. Il consolide le bloc bourgeois. Il bouffe la droite libérale classique. »
« Notre rôle, c’est d’arriver à construire un bloc populaire. »
« On est dans une période absolument historique, et le mouvement des gilets jaunes est en train de recomposer le paysage politique, beaucoup plus fortement que ne l’a fait Nuit Debout. »
« On vit avec les gilets jaunes, un nouveau mouvement de cette résistance contre la mondialisation capitaliste. »
Catégorie
Actualités et politique
17 commentaires
Environnement Juriste
Au moment où l’humanité devient une force tellurique capable d’influencer l’avenir de la planète, elle semble impuissante à influencer son propre avenir : tel est le « paradoxe de l’Anthropocène ». Face au présent de l’urgence environnementale, rien ne semble changer dans la vision nationaliste et souverainiste qui sous-tend les systèmes de droit conçus et pensés à partir des États. Seulement, pour s’adapter à cette nouvelle ère, une pensée juridique ouverte, en mouvement et moins dogmatique apparait nécessaire.
...
.#Droit #Mondialisation #Anthropocène #Mirellle_Delmas_Marty
*Connu / https://seenthis.net/messages/756279
37 minutes
Les lanceurs d'alerte modernisent la démocratie?
Antoine Deltour, chez lui dans les Vosges, raconte comment il a participé à lancer l'alerte sur le scandale des LuxLeaks. Ana Garrido, elle, a contribué à faire tomber le gouvernement espagnol et Zuzana Hhavkova qui a 28 ans, a dénoncé la corruption dans son ministère.
La semaine dernière dans cette émission qui raconte la vie des jeunes du continent, on parlait de la place des journalistes d’investigation et leur travail notamment en Allemagne.. On disait qu’ils avaient besoin de l’aide des citoyens, de sources et aussi des lanceurs d’alerte. Cette semaine, on parle d'eux : ils ont été témoin d'abus et ont pris des risques pour dénoncer et faire bouger les choses.
Avec Antoine Deltour dans les Vosges, qui a faire fuiter des documents révélant l’existence de centaines d’accords fiscaux très avantageux conclus par son cabinet d'audit avec l'administration fiscale luxembourgeoise pour le compte de clients internationaux. Il sera avec nous au European Lab le 31 janvier à Paris. https://winterforum.europeanlab.com/speaker/antoine-deltour/
Ana Garido a aidé à mettre au jour un vaste réseau de corruption en Espagne.
Zuzana Hhavkova, jeune lanceuse d’alerte en Slovakie a fait tomber le gouvernement slovaque. Elle avait déjà témoigné dans 'Foule Continentale'. https://www.franceinter.fr/emissions/foule-continentale/foule-continentale-18-aout-2018
Programmation musicale : Balthazar, Entertainement
Pour aller plus loin :
Une émission d'Interception consacrée aux lanceurs d'alerte en décembre 2018 sur France Inter https://www.franceinter.fr/emissions/interception/interception-16-decembre-2018
Les archives de l'émission 'Lanceurs d'alerte' de Claire Nouvian également sur France Inter. https://www.franceinter.fr/emissions/lanceurs-d-alerte
La page Facebook de Foule Continentale
L'équipe
Caroline Gillet productrice
Anne Weinfeld Réalisatrice
Martine Meyssonnier Attachée de production
Mots-clés : Monde Union Européenne Justice manifestations démocratie lanceurs d'alerte journalisme
Transcription :
...
32:20
voilà ce que pense Antoine Deltour de l'Europe :
faut se méfier des interprêtations un peu simplistes "voilà, c'est la faute à Bruxelles" là en l'occurrence, c'est pas vrai. Les frontières nationales n'ont plus rien à voir avec les multinationales. Il faut s'adapter à ça. Et la Commission Européenne le propose. C'est un peu timide, ça ne va pas assez loin. Mais ce n'est pas la CE qui freine tant que ça. C'est plutôt les États Membres. Et le parlement européen a très largement renforcé la position de la Commission européenne. Et là dessus aussi, je pense que c'est un message important.
À quelques mois des élections européennes, c'est que le Parlement européen, c'est quand même la plus belle institution européenne. C'est celle qui représente le peuple. Alors, ya beaucoup d'opacité dans les institutions européennes, ya beaucoup de choses trop lentes, qui n'ont pas été construites dans le bon ordre
...
36:20
ya un très fort risque pour les lanceurs d'alerte de s'enfermer dans son sujet ... nous coupe de nos proches ... important de préserver un équilibre si possible ... conserver une activité professionnelle, une vie de famille. Quand on ne croit pas à son travail, il vaut mieux le quitter. Quand yaura plus personne qui voudra produire des armes, il n'y en aura plus ... en France, une Maison des lanceurs d'alerte qui peut vous conseiller
38 minutes
<iframe src="https://www.franceinter.fr/embed/player/aod/69a51c31-4048-4047-9830-be56d1b82120" width="100%" height="64" frameborder="0" scrolling="no"></iframe>
Gauthier rêvait d'une société sans limites, il est devenu citoyen de Liberland, micro-nation ultralibérale autoproclamée entre la Croatie et la Serbie. Wolfram, tiraillé entre plusieurs identités dans le sud Tyrol veut l'autodétermination pour sa région. Catharina à Copenhague tente de faire perdurer un rêve hippie.
Utopies © Radio France / Claire Braud
Bienvenue 2019 ! Et pour cette première émission, on a choisi d’appeler des gens un peu partout sur ce continent, qui ont eu l'idée folle de vouloir créer un pays, une micro-nation ou de revendiquer l’autonomie de leur territoire. Parfois leurs projets sont anecdotiques, drôles ou poétiques, parfois ils sont ambitieux ou un peu effrayants. Ils sont en tout cas intéressants parce qu’ils remettent en cause des certitudes sur la citoyenneté, sur nos droits et devoirs, sur la vie en communauté et sur la démocratie.
Leurs modèles, hors systèmes, nous interrogent, sur nos systèmes à nous.
Gauthier Lamothe est citoyen du Liberland
Pays qu'il est en train de "construire" avec des personnes originaires du monde entier. Il est en charge de la communication interne et externe du Liberland, il fait de la médiation et parfois anime l’agenda quand le gouvernement fait des réunions. Le Liberland se situe dans une courbe du Danube entre Serbie et Croatie qui n'est revendiquée par aucun de ces deux pays. Il s'agit pour le moment d'un terrain de 7 km carrés peuplé de sangliers, de cerfs, de moustiques. Une micro-nation ultra-libérale non reconnue autoproclamée en 2015 par un entrepreneur libertarien tchèque. Leur drapeau à eux, ils le veulent doré barré de noir. Le liberland serait un pays avec quasiment pas de règles imposées par l'Etat, une grande liberté et une capacité des citoyens à s'auto-réguler. Une Nation où les drogues, les armes seraient en libre circulation, où la justice serait rendue par des arbitres choisis par les parties. Ils se posent des question sur la légitimité, le vote, l'exercice de la démocratie et l'expression de la majorité.
Le site officiel du Liberland
Wolfam a 21 ans, il est germanophone, sa mère est tyrolienne. Lui revendique l'autonomie du Sud-Tyrol.
Enfant, sa grand-mère n'avait le droit de parler qu’italien, on lui interdisait de parler allemand et de retour à la maison on lui interdisait de parler italien. Il existait des écoles souterraines cachées dans des catacombes où le soir, après l’école italienne obligatoire ils apprenaient l’Allemand en secret.
Wolfram dit que lui comme sa grand-mère est donc né en Italie, mais qu’il ne se sent pas Italien, ni d’ailleurs Autriche, il se sent surtout perdu.
Le Sud-Tyrol fait partie de la région la plus riche d’Italie et ils ont obtenu un statut d’autonomie territoriale depuis 1972 qui accorde à la région un fort contrôle de sa gouvernance mais aussi seulement 10 % des impôts payés par les contribuables là bas sont effectivement reversés à Rome.
Le rêve de Wolfram ce serait que le Sud-Tyrol ait sa propre monnaie, ses propres lois, pour qu’ils puissent, comme il dit, eux-mêmes décider.
Un article du Figaro sur le Sud Tyrol
Catharina a 27 ans, elle vit à Christiania
Cet espace autonome dans Copenhague, ancien squat, connu notamment parce que la vente de cannabis y est autorisée. Elle y travaille comme guide parce que le quartier est devenu assez touristique et visité par environ 1 million de touristes par an.
Elle cohabite dans une communauté mixte avec des familles, des mères et des pères célibataires. Ils partagent une grande cuisine et un salon. Chacun a son petit appartement à l’étage, de petits espaces afin qu'un maximum de personnes puissent vivre à Christiania. Ils organisent des tours pour les tâches quotidiennes de la communauté, cuisine et ménage. Pour habiter Christiania, il faut qu'une place se libère, se porter candidat et être sélectionné par les autres habitants.
Le projet a été fondé en 1971 et c’est encore aujourd’hui une communauté hippie. Il n’y avait pas d’infrastructures au début donc les hippies ont tout construit depuis les égouts jusqu’à l’électricité dans toutes les maisons. Les habitants paient un impôt pour la vie de la cité. La marijuana y est en vente libre.
Catharina nous raconte comme les décisions sont prises, comment rien ne se fait à la majorité mais comment la consensus est toujours recherché.
Un article du Monde sur Christiania
Programmation musicale :
William Z Villain - Something beautiful
Utopies
Utopies © Radio France / Claire Braud
L'équipe
Caroline Gillet productrice
Anne Weinfeld Réalisatrice
Martine Meyssonnier Attachée de production
Mots-clés : Monde Union Européenne Société mouvement social
8 138 107 vues - 32 k - 1,5 k
TELEPHONE "Un autre monde", clip extrait de l'album "Un autre monde"
Réalisation : Jean-Baptiste Mondino
Interprète : TELEPHONE
Auteurs : Jean-Louis Aubert
Compositeur : TELEPHONE
(P) 1984 Warner Music France
1 149 commentaires
ARTE
324 k vues
Le posturalisme et l’inconséquence ne sont pas des plaies d’époque qu’en matière de climat (voir « Appels sans suite (1) »). Sans grande surprise, la dramatique question migratoire en a sa part. Et même plus que sa part. Car le drame du drame, c’est que le drame est devenu une parfaite matière pour chaisières de l’humanisme sans suite, par-là même assurée du soutien des médias, et sous les mêmes conditions (que pour le climat) de ne se lier à rien de fondamental. Cause séparée, certitude de la supériorité morale, occasion lyrique, absence de conséquences politiques à tirer autres que déclamatoires : tout concourt à en faire la parfaite vache à lait symbolique – mis à part pour ceux et celles qui sont pour de bon dans la boue ou dans la neige au côté des migrants à Calais, à Grande Synthe ou à la Roya.
...
En évoquant des causes auxquelles ils n’ont en réalité aucune envie sérieuse de s’en prendre, comme en témoigne qu’ils ne leur consacrent pas même le commencement d’une déclaration d’intention tant soit peu articulée, comme en témoigne plus encore qu’ils aient tant de difficulté à les nommer, les médias initiateurs du « Manifeste » passent certes le stade « chaisière » mais tout de même d’assez peu. C’est bien pourquoi d’ailleurs on en a entendu parler jusqu’à la revue de presse de France Inter. Où il faut imaginer le destin d’un appel « migrants » qui dirait : « le problème des salariés français, ce ne sont pas les migrants, c’est la mondialisation, par conséquent nous en appelons à la démondialisation, sortie de l’euro en tête ».
...
Clés : Presse France Travail Médias Migrations Idéologie Frontières Capitalisme Mondialisation