— Communiqués —
Les sites classés français, ces joyaux naturels et bâtis dont font partie le Mont Saint-Michel, le massif du Mont-Blanc ou encore les Gorges du Tarn, sont protégés depuis 1906 par une loi qui donne au seul Ministère chargé des sites (le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire) le pouvoir d'autoriser de gros travaux. Mais un décret prévoit de transférer ce pouvoir aux préfets de département, pourtant plus exposés aux pressions locales. Dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche, France Nature Environnement et plusieurs organisations condamnent ce projet de décret et appellent les citoyens à s'y opposer en participant à la consultation en ligne sur le site du Ministère jusqu'au 20 juin 2019.
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Ce décret de « simplification », voulu au nom « d’une prise de décision au plus près des territoires et des acteurs » et d’un raccourcissement minime des délais d’instruction reviendrait en réalité à assouplir la délivrance des autorisations de travaux et à déréguler.
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le contre-exemple des sites simplement « inscrits » - contrôlés par les préfets - doit nous instruire : on n’y compte plus les infrastructures routières (comme à Beynac), les constructions démesurées, les retenues d'eau pour la neige artificielle, les remonte-pentes ou les parkings, à tel point qu’un projet de décret se propose de supprimer les plus dégradés d’entre eux.
Nous, citoyens, collectivités, associations et acteurs du tourisme avons le pouvoir et le devoir de protéger nos sites remarquables en disant notre opposition à ce projet de décret et en participant massivement à la consultation en ligne sur le site du ministère de la Transition écologique.
53 minutes
Quand la civilisation menace l'environnement... retour à la chasse et la cueillette. Entretien avec James C. Scott autour de son livre "Homo Domesticus, une histoire profonde des premiers Etats".
James C. Scott, anthropologue et professeur de sciences politiques à l'université Yale, USA. © Radio France / Giv Anquetil
On a tous en tête des souvenirs d’école sur les débuts de l’Histoire avec un grand H. Quelque part entre le Tigre et l’Euphrate il y a 10 000 ans, des chasseurs-cueilleurs se sont peu à peu sédentarisés en domestiquant les plantes et les animaux, inventant dans la foulée l’agriculture, l’écriture et les premiers Etats. C’était l’aube de la civilisation et le début de la marche forcée vers le progrès.
Cette histoire, James C. Scott, anthropologue anarchiste et professeur de sciences politiques, l’a enseignée pendant des années à ses élèves de l'Université de Yale. Mais les découvertes archéologiques dans l’actuel Irak des dernières années l’ont amené à réviser complètement ce « storytelling » du commencement des sociétés humaines, et par là même remettre en question notre rapport au monde dans son dernier livre : Homo Domesticus, une histoire profonde des premiers Etats (Ed. La Découverte).
Alors même que climat et biodiversité sont aujourd’hui plus que jamais menacés par les activités humaines, James C. Scott propose de réévaluer l'intérêt des sociétés d’avant l’Etat et l’agriculture. Car ces chasseurs-cueilleurs semi-nomades ont longtemps résisté face aux civilisations agraires, basées sur les céréales et qui, en domestiquant le monde, se sont domestiqués eux-mêmes, en appauvrissant leur connaissance du monde.
Un reportage de Giv Anquetil.
Les liens
James C. Scott : « Le monde des chasseurs-cueilleurs était un monde enchanté » (Le grand entretien) par Jean-Christophe Cavallin, Diakritik
Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce, Réflexions sur l’effondrement, Corinne Morel Darleux, Editions Libertalia
"Amador Rojas invite Karime Amaya" Chapiteau du Cirque Romanès - Paris 16, Paris. Prochaine séance le vendredi 14 juin à 20h.
Homo Domesticus, une histoire profonde des premiers Etats, James C. Scott (Editions La Découverte)
Eloge des chasseurs-cueilleurs, revue Books (mai 2019).
HOMO DOMESTICUS - JAMES C. SCOTT Une Histoire profonde des premiers États [Fiche de lecture], Lundi matin
Bibliographie de l'association Deep Green Resistance
Programmation musicale
"Mesopotamia"- B52's
"Cholera" - El Rego et ses commandos
16h40
Le focus de la semaine
La cueillette des aspergettes enquêtes et documentaires biodiversité écologie préhistoire nourriture cuisine
L'équipe Giv Anquetil Reporter Antoine Chao Reporter/producteur Charlotte Perry Reporter Clément Nouguier Réalisateur June Loper Attachée de production
Thèmes associés : Société biodiversité nature archéologie préhistoire fouilles archéologiques Environnement Histoire Sciences enquêtes et documentaires recherche écologie réchauffement climatique Gaz à effet de serre
Cet article, publié dans environnement, juridique, est tagué affaire du siècle, écocide, droits de la nature, pacte mondial pour l'environnement.
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Porté par de grands noms du droit (universitaires, avocats, conseillers d’État etc.) et la diplomatie française, le pacte mondial pour l’environnement est un projet de texte international qui a vocation, selon notre compréhension, à graver quelques grands principes du droit de l’environnement dans un nouveau traité international. Principe de précaution, non-régression, pollueur-payeur, principe de prévention notamment, y figureraient comme grands principes du droit international de l’environnement.
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1 heure 21 minutes
Dernier épisode de la semaine spéciale du 18/20 autour de la protection de la planète. L'Europe est-elle une chance pour l'environnement ? Donnez votre avis au 01 45 24 7000.
- Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre de l'Environnement, ancienne députée européenne, présidente de CAP21/Le Rassemblement Citoyen
- Benoit Leguet, économiste de la transition énergétique, directeur général de l'«Institut de l’économie pour le climat"
- Célia Quilleret, journaliste spécialiste environnement à france Inter,
- Kevin Puisieux, (à partir de 19h20) responsable économie/finance de la Fondation Nicolas Hulot, co-auteur avec Alain Grandjean, de "Agir sans attendre - Notre plan pour le climat"éditions Les Liens qui libèrent.
L'équipe
Frédéric Milano Réalisateur
Irène Ménahem Réalisateur
Jimmy Bourquin Chargée de programme
Pierre Collas Stagiaire
Thèmes associés : Société Parlement européen Union Européenne écologie Europe Élections européennes
Paris, France
Impact environnemental des nouvelles technologies,...
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Description de l'événement
La transition numérique est reconnue comme un accélérateur de développement des pays du Sud. Elle est aussi considérée comme un outil puissant pour la maitrise de consommation d’énergie ( greenIT-IT for Green ), à tel point que l’on considère de plus en plus qu’il ne sera pas possible de maîtriser le changement climatique sans un recours massif au numérique. Toutefois, les impacts environnementaux directs et indirects (effets rebond) liés aux usages croissants du numérique sont systématiquement sous-estimés.
La part du numérique dans les émissions de GES ont augmenté de moitié depuis 2013, passant de 2,5% à 3,7%. Le risque est réel de voir se réaliser un scénario dans lequel des investissements de plus en plus massifs dans les nouvelles technologies aboutiraient en fait à une augmentation nette de l’empreinte environnementale des secteurs ayant engagé leur transition numérique. Le rapport Lean ICT - pour une sobriété numérique de The Shift Project propose des recommandations en vue d’une décarbonation de la transition numérique.
Cette rencontre du développement vise à interroger l’impact écologique de la transition numérique, en particulier dans les pays en développement, et envisager des approches pour mieux maîtriser sa consommation énergétique.
Questions abordées durant cette conférence : Quels sont les facteurs générateurs de l’empreinte énergétique du numérique, et quelle trajectoire à moyen et long terme ? Comment rendre la transition numérique plus sobre et plus gérable ? Quels enjeux en Afrique et dans les pays en développement ? Quels enjeux et approches pour les industriels ?
— Intervenants —
Hugues Ferreboeuf, Coordinateur du programme Lean ICT et auteur principal du rapport « Pour une sobriété numérique », The Shift Project, @theShiftPR0JECT
Sophie Flak, co-pilote du groupe de travail environnement et territoires, membre du Conseil national du numérique - CNNum
Antoine Boniface, CEO d’ETIX Everywhere, société de construction et d’exploitation de datacenters, @AntoineBoniface
Thomas Chalumeau, Orange Executive VP Strategy MEA, Director International Business Development, @tchalumeau1Clés : environnement philosophie
Beaucoup moins connu que son ami Jacques Ellul, le prophète conservateur-libertaire de l'écologie revient en force.
Longtemps, ceux qui lisaient les textes du chroniqueur Bernard Charbonneau, disparu en 1996, tenaient d'une secte fervente et multiple. Dans la galerie des penseurs de l'écologie politique et critiques antiproductivistes bien mieux insérés et diffusés, il tenait une place à part : celle de l'ombre fidèle de son ami Jacques Ellul, autrement plus influent. C'est à ce titre ou presque que Charbonneau récoltait des miettes de sympathie. Aujourd'hui que les concepts d'anthropocène et d'extractivisme sont entrés dans les arguments de débats et que le sort de l'humanité se trouve indexé à la petite hausse du mercure, il connaît la reconnaissance intellectuelle et l'intérêt de nouvelles générations.
nonizzz @nonizzz 3 hil y a 3 heures
C’est pas bien de mentir sur #linkedin Hugo Viel, tu te dis ingénieur, mais t’es juste étudiant 😕#onpc #ecolo #mensonge
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Hugo VIEL ingénieur en énergie et environnement - Coordinateur du Collectif Jeune du Pacte Finance Climat - énergies renouvelables
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environnement - 50 min - 2014 - tous publics
en direct
Avec 870 millions de tonnes de déchets par an dans l'Hexagone, le recyclage est devenu un enjeu majeur. En donnant une seconde vie aux poubelles, le procédé doit permettre de lutter contre la pollution et de préserver les ressources naturelles du territoire. Mais ce nouveau business, qui représentait neuf milliards d'euros en 2013, connaît ratés et scandales. Contrairement aux bouteilles en verre ou aux boîtes de conserve, massivement recyclées, les emballages en plastique finissent pour la plupart à la décharge ou sont incinérés. Se pose également le problème des déchets électroniques, qui se multiplient et regorgent de substances toxiques.
réalisé par : Liza Fanjeaux
ENQUÊTE (3/3) - En France, le droit de l’environnement est détricoté d’un côté par le législateur et mal appliqué de l’autre du fait du manque de moyens de l’administration et de la justice. Alors que ses fondations datent du Code Napoléon, il est temps de le réformer. Reporterre propose des pistes.
Cet article est le troisième et dernier de l’enquête que Reporterre consacre au droit de l’environnement et à son application. Il suit « Le droit de l’environnement est détricoté au nom de la “simplification” » https://reporterre.net/Le-droit-de-l-environnement-est-detricote-au-nom-de-la-simplification et « Manque de fonctionnaires et sanctions dérisoires affaiblissent le droit de l’environnement ». https://reporterre.net/Manque-de-fonctionnaires-et-sanctions-derisoires-affaiblissent-le-droit-de-l-environnement
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« Le droit de l’environnement actuel résulte d’une époque où la puissance publique considérait qu’il était possible de “compenser” la destruction de la nature », précise la députée Delphine Batho, ex-ministre de l’Ecologie.
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Ayant occupé une quinzaine d’années auparavant cette même responsabilité de ministre, l’avocate en droit de l’environnement Corinne Lepage ajoute : « Notre tradition est très administrative, faite de procédures. Mais cela n’évite pas des situations de pollution catastrophiques, comme autour de l’étang de Berre, dans la vallée de la chimie à Lyon ou au Havre… » Delphine Batho va dans le même sens : « Ce système bureaucratique ne permet pas une protection efficace des biens communs et de l’environnement
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Plusieurs avocats ont par ailleurs rapporté à Reporterre une baisse de la qualité de ce droit, de plus en plus technique, de moins en moins compréhensible. « Par exemple, le droit des déchets est devenu tellement compliqué qu’on n’arrive plus à se mettre d’accord sur ce qui est ou n’est pas un déchet. La qualité du droit est un vrai problème », dit Me Arnaud Gossement.
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la simplification - nécessiterait donc un travail de fourmi, une bonne résistance des gouvernants aux lobbies, et une grande volonté du gouvernement.
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un système pollueur-payeur s’inspirant du régime de responsabilité pratiqué aux États-Unis
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Patrice Liogier, secrétaire général du Syndicat des ingénieurs des mines, qui sont notamment chargés de contrôler les installations classées, résume la situation : « On est face à un choix de société : ou on met davantage de moyens et on va contrôler partout, ou l’État nous dit ce qu’il est le plus important de surveiller. » « L’État doit avoir les moyens de vérifier qu’on ne le baratine pas, confirme Delphine Batho.
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Piste no 3 : Spécialiser des juges sur les questions d’environnement
... L’avocat Sébastien Mabile porte, avec notamment l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), une proposition de spécialisation de juges et de juridictions sur les questions d’environnement. « L’institution la plus indépendante des lobbies reste le juge, rappelle Sébastien Mabile. Il faut donc renforcer son pouvoir. »
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l’histoire tragique de Jérôme Laronze https://reporterre.net/Jerome-Laronze-paysan-mort-au-nom-des-normes-Notre-enquete
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il y a des normes à défendre, et d’autres à combattre. C’est peut-être aussi qu’il faut toujours se demander : qui fait les normes ? Pour défendre quels intérêts ? Et donc, pour réformer le droit de l’environnement, il faut probablement, aussi, réformer nos institutions et la démocratie.
... Le Momos de la Grèce antique – Mỗmos signifie raillerie – était un dieu prétendument mineur, lié familialement, inextricablement à Thanatos, la mort et à Hypnos, le Grand sommeil. Dormir, mourir, la piste paraît intéressante.
Le mot lui-même nous vient de l’italien buffone, tiré d’une onomatopée qui indique le gonflement des joues. Monsieur Didier Guillaume, toutes joues dilatées.
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Monsieur Guillaume, de passage au Salon de l’Agriculture le 25 février 2019, a apposé sa signature ministérielle sur le «préambule» d’un «contrat de solutions» imaginé par la FNSEA, le grand «syndicat» de l’agriculture industrielle. Le texte, assez lourdaud, affirme nécessaire «la sortie [du glyphosate] pour une majorité d’usages pour lesquels il existe des alternatives accessibles et viables d’ici fin 2020». Dans le détail de 100 pages que je suis allé regarder, on trouve également cet engagement rigoureusement sic: «Réduire fortement les herbicides et se passer à moyen terme de glyphosate dans une majorité de situation sans perte de revenu».
Il me semble moi que chaque mot compte. Réduire. Moyen terme. Majorité de situations. Sans perte de revenu.
Momos, l’éternel retour? En 1993 surgit des limbes un petit nouveau, le Forum pour une agriculture raisonnée respectueuse de l’environnement, ou FARRE. Son adresse? 2 rue Denfert-Rochereau, à Boulogne Billancourt. La même, un peu plus tard, que celle de l’UIPP, qui regroupe toute l’industrie des pesticides en France. Faux-nez de l’agrochimie, FARRE va réunir des chambres d’agriculture, la FNSEA bien sûr, Bayer, Monsanto, BASF, l’UIPP. Commence la saison enchantée de la propagande.
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Parle-t-on encore d’agriculture raisonnée? Non. A-t-elle donné le moindre résultat? Non. Vint ensuite le funeste Grenelle de l’Environnement de septembre 2007. Notre merveilleux Nicolas Sarkozy y avait promis une réduction de l’usage des pesticides de 50% en dix ans, mais nos amis de la FNSEA, codécisionnaires en toute chose, étaient alors parvenus à faire rajouter: «si c’est possible».
Et cela ne fut pas possible. Malgré les centaines de millions d’euros jetés au vent par le Plan Ecophyto et la réapparition de fermes Potemkine, la consommation de pesticides n’a pas baissé. Elle a au contraire augmenté de plus de 20%. ...
6 442 ont signé.
/ Collectif de citoyens et écologistes des rives du Rhône a lancé cette pétition adressée à Pascal Mailhos, Préfet du Rhône et de la région Auvergne Rhône Alpes et à 12 autres
L’île de la Table Ronde est la plus grande forêt alluviale d’un seul tenant du sud-est de la France. C’est un écrin de verdure au sud de la Métropole de Lyon, le long de la vallée de la chimie. Depuis 1999, sous l’impulsion des habitants, pouvoirs publics et collectivités territoriales, pour la première fois en Europe, ont uni leurs efforts pour restituer un espace de vie et de nature à une portion du fleuve Rhône.
Une biodiversité exceptionnelle, des mammifères (loutre, castor) aux plantes rares (orchidées), a peu à peu repris ses droits dans cet espace protégé UNIQUE… faisant de ces milieux alluviaux humides un espace naturel d’exception.
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déplacement, entre autre, d’une pépinière de 20 hectares, pour éviter l’exposition de son personnel (PPRT Vallée de la Chimie, un des plus importants de France qui intègre les risques générés par 10 sites SEVESO).
La solution de facilité et de rapidité, retenue par les services de la préfecture et de la Métropole, consiste à implanter la pépinière un peu plus au sud de part et d’autre de la route reliant les deux ponts de Vernaison et de Solaize. L’implantation se fera sur des réserves foncières, sur ce même site où nos impôts ont été pleinement utilisés pour permettre à la forêt de s’épanouir. Là encore où, en 1992, le préfet du Rhône expliquait à d’autres aménageurs l’impossibilité d’installation (risques d’inondation, notamment) sur cet espace.
Comment imaginer la compensation écologique, rendue obligatoire par la loi, de plusieurs hectares de forêt alluviale centenaire et de zones humides ? Aucun écologue ne prendrait le pari d’y parvenir. Toutefois une étude d’impact a été commandée et n’a toujours pas été rendue publique.
... ->
demandons
aux élus riverains, à la Métropole de Lyon et au Préfet du Rhône :
D’étudier sérieusement d’autres sites de relocalisation de la pépinière Chapelan.
Que soit rendue publique l’étude d’impact sur les espaces naturels.
Que soit rendue publique l’étude d’impact sur les activités du SMIRIL.
Mises à jour
Les voeux du Maire de Vernaison, André Vaganay !
Le Maire de Vernaison, André Vaganay a sa conception tout à lui de prétendre que l'île de la Table ronde sera préservée !
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Collectif de citoyens et écologistes des rives du Rhône
il y a 4 semaines
ndlr :
- connu / https://twitter.com/cheissoux/status/1097598385983500289
- lire aussi articlede reporterre https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?x25FyA
- voir l'avis de l'entreprise : https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?4SXeBw
=>
confronter, questionner ACT
Pierre-Edouard Riffaud, secrétaire général de la pépinière, sait que le déménagement est inévitable. Photo Laurène PERRUSSEL-MORIN
Le Domaine de Chapelan doit quitter l’île de la Chèvre, à Feyzin, en raison du Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT). Alors que l’île de la Table Ronde, située à Solaize et partiellement propriété de la commune de Vernaison, semble répondre aux besoins de l’entreprise, elle doit affronter une importante opposition. L’argument principal des opposants : cette activité pourrait fragiliser la biodiversité du site, pourtant favorisée par des investissements publics ces dernières années.
« Certains s’arrogent le monopole de la nature, alors que nous sommes tous les jours à son contact », clame Pierre-Edouard Riffaud, secrétaire général de la pépinière. Il explique en vidéo le projet de l’entreprise sur son éventuel futur site, coupé en deux par la route départementale.
Tags de l'article
Rhône - Ouest Lyonnais Vernaison Saint-Genis-Laval - Bassin Economie Entreprise Environnement Milieu naturel Politique de l'environnement Rhône 69
NDLR :
Selon le chef d'entreprse dans sa vidéo :
- la pépinière génère sa propre biodiversité
- l'abandon du lieu actuel va compenser la perte sur la nouvelle implantation
- il élude l'essence de ces lieux de type forêt alluviale
- les opposants : https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?X-Hkww
=> questionner, confronter ACT
Paris encaisse quatre mises en demeure communautaires pour insuffisances dans les domaines des carburants, des espèces envahissantes, de la qualité de l’air et de l’efficacité énergétique. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.
Comme chaque mois, la Commission a livré, jeudi 24 janvier, la liste des États sanctionnés pour violation ou mauvaise application (ou transposition) du droit communautaire. Dans cette livraison, la France est 4 fois nommée.
Comme l’Allemagne, la Lettonie, la Finlande, l’Irlande et la Tchéquie, la France est soupçonnée d’avoir incomplètement transposé la directive de 2015 sur la qualité des carburants et la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables. Une lettre de mise en demeure a été adressée à Paris, indique Bruxelles dans un communiqué. Le gouvernement français dispose d’un délai de deux mois pour « répondre aux préoccupations formulées par la Commission ».
Espèces envahissantes
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Qualité de l’air
Risks of 'domino effect' of tipping points greater than thought, study says | Environment | The Guardian
Topics : Climate change Deforestation Research news
Connu /
facebook . com/note.php?note_id=10156284575338191
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Selon une étude, les risques d"'effet domino" des points de basculement sont plus importants que prévu / Jean-Marc Jancovici·Mardi 25 décembre 2018
Article de Jonathan Watts paru dans The Guardian le 20/12/2018 : https://www.theguardian.com/environment/2018/dec/20/risks-of-domino-effect-of-tipping-points-greater-than-thought-study-says?fbclid=IwAR2APZZ7bzMnjRWiwXiWpr8xANsC4F-rtjQZxC2AqaXUmcOwMXzyh8NpGr4
Les décideurs ont fortement sous-estimé les risques de points de basculement écologiques. Selon une étude, 45% de tous les effondrements environnementaux potentiels sont interdépendants et pourraient s’amplifier mutuellement.
Les auteurs ont déclaré que leur article, publié dans la revue Science, montrait à quel point les systèmes naturels surmenés et qui se chevauchent se combinent pour créer un nombre croissant de surprises inattendues.
«Les risques sont plus importants que prévu car les interactions sont plus dynamiques», a déclaré Juan Rocha du Stockholm Resilience Centre. "Le message important est de reconnaître la gravité du problème auquel l'humanité est confrontée."
Seulement 19% des écosystèmes sont entièrement isolés, 36% partagent une cause commune, mais ne sont pas susceptibles d'interagir. Les 45% restants peuvent potentiellement créer un effet domino unidirectionnel ou des rétroactions se renforçant mutuellement.
Parmi ces dernières, on trouve les calottes glaciaires arctiques et les forêts boréales. Lorsque la glace fond, il y a moins de glace pour refléter la chaleur du soleil et la température de la planète augmente. Cela augmente les risques d'incendies de forêt, qui rejettent du carbone dans l'air, ce qui ajoute à l'effet de serre et fait fondre davantage de glace. Bien que géographiquement éloignés, chacun amplifie l'autre.
En revanche, un effet de domino à sens unique est celui entre les récifs coralliens et les forêts de mangroves. Lorsque les premiers sont détruits, cela affaiblit les défenses côtières et expose les mangroves aux tempêtes et aux vagues.
La déforestation de l’Amazonie est responsable de multiples «effets en cascade» - affaiblissement des systèmes pluviaux, transformation des forêts en savane, réduction de l’approvisionnement en eau de villes comme São Paulo et de cultures dans les contreforts des Andes. Ceci, à son tour, augmente la pression pour plus de défrichements.
Jusqu'à récemment, l'étude des points de basculement était controversée, mais elle est de plus en plus acceptée comme explication des changements climatiques qui se produisent avec plus de rapidité et de férocité que les modèles informatiques antérieurs prédits. La perte de récifs coralliens et de la banquise arctique est peut-être déjà dépassée. Il y a des signes que l'Antarctique se dirige dans le même sens plus rapidement que prévu.
Le coauteur, Garry Peterson, a déclaré que le basculement de la banquise ouest de l’Antarctique n’était pas sur le radar de nombreux scientifiques il ya 10 ans, mais il existe désormais des preuves irréfutables des risques - notamment la perte de morceaux de glace de la taille de New York - et certains Des études suggèrent maintenant que le point de basculement aurait déjà été dépassé par la calotte glaciaire du sud, qui pourrait maintenant libérer du carbone dans l'atmosphère.
«Nous sommes surpris du rythme de changement du système terrestre. Il se passe tellement de choses en même temps et à une vitesse supérieure à ce que nous aurions pensé il y a 20 ans. C’est une préoccupation réelle », a déclaré Peterson. "Nous nous dirigeons de plus en plus vite vers le bord d'une falaise."
La quatrième étude universitaire la plus téléchargée de 2018 est le document Hothouse Earth, qui examine comment les points de basculement pourraient se combiner pour propulser le climat mondial dans un état inhabitable.
Les auteurs du nouveau document déclarent que leurs travaux vont au-delà des études climatiques en cartographiant un plus grand nombre de points de stress écologiques, tels que la perte de biodiversité, l’expansion agricole, l’urbanisation et l’érosion des sols. Il se concentre également davantage sur ce qui se passe au niveau local maintenant, plutôt que de projeter les tendances géo-planétaires dans le futur.
«Nous examinons des choses qui affectent les gens dans leur vie quotidienne. Ce sont des choses qui se passent aujourd'hui », a déclaré Peterson. «Il y a un message positif car il élargit la gamme d'options d'action. Ce n'est pas juste au niveau international. Les maires peuvent également faire la différence en s'attaquant à l'érosion des sols, en mettant en place des politiques sociales moins stressantes pour l'environnement ou en renforçant les défenses naturelles du littoral ».
Rocha a passé 10 ans à construire une base de données sur les points de basculement, ou "changements de régime" comme il les appelle. Il exhorte les décideurs politiques à adopter une approche interdisciplinaire similaire afin de pouvoir mieux comprendre ce qui se passe.
"Nous essayons de relier les points entre différentes communautés de recherche", a déclaré Rocha. «Les gouvernements doivent également se pencher davantage sur les interactions. Ils devraient cesser de compartimenter les ministères tels que l'agriculture, la pêche et les relations internationales et essayer de gérer les problèmes environnementaux en intégrant la diversité des causes et des mécanismes qui les sous-tendent. Les politiques doivent correspondre à l'ampleur du problème.
«C’est un peu déprimant de savoir que nous ne sommes pas sur une trajectoire pour maintenir notre écosystème dans un état fonctionnel, mais ces connexions sont aussi un motif d’espoir. Une bonne gestion à un endroit peut empêcher une dégradation grave de l'environnement ailleurs. Chaque action compte. "
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- Promotion APPUYÉE de livres comme ceux de Éric Zeymour, de Laurent Obertone LA FRANCE INTERDITE - DOCUMENT - LA VÉRITÉ SUR L'IMMIGRATION - éd ring
- gazous de RT-FR (russia today en français)
- MAIS a une vision de l'écologie "alternative, efficace et non punitive" http://www.adoxa.info/mobilisation-du-17-novembre-loccasion-de-promouvoir-une-ecologie-alternative-efficace-et-non-punitive qui se rapproche de LAEC-LFI en moins étoffé mais intéressant car augurant des convergences dans le cadre des gilets jaunes ++
- http://www.adoxa.info/?s=nucl%C3%A9aire élude l'énergie nucléaire (centrales nucléaires électriques)
- jusqu'où va leur conservatisme ? risques de dérapage (racisme, xénophobie, etc) ? => approfondir, questionner ACT
#Environnement #Utopie
Enseignant en permaculture, Rob Hopkins est connu pour avoir lancé le Transition network, ou mouvement de Transition, en 2006, dans sa ville britannique de Totnes. Partant notamment du constat de l’épuisement inéluctable des énergies fossiles et de leurs dégâts sur l’environnement, il prône la transition vers un mode de vie plus résilient, qui apprenne à se passer du pétrole, relocalise les activités, développe l’auto-organisation et promeuve la justice sociale. Le mouvement a depuis pris de l’ampleur, et des villes entrent dans le réseau de la transition dans une cinquantaine de pays. De passage à Paris, Rob Hopkins donnait une conférence à la REcyclerie le 21 novembre. Nous en avons profité pour lui demander si la Transition pouvait sauver le monde de sa destruction annoncée.
Dominique Bourg, philosophe et professeur à l'Université de Lausanne, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand à 8h20.
Le philosophe qui occupait des fonctions dans la fondation de Nicolas Hulot a pris ses distances et annoncé ce vendredi s'engager en politique aux côtés de l'ancienne ministre socialiste de l'Écologie Delphine Batho, avec qui il va présenter "très probablement" une liste pour les élections européennes en mai prochain.
Dominique Bourg, qui déplore la situation "à contre-emploi" dans laquelle Nicolas Hulot s'est retrouvé au sein du gouvernement, a toujours foi en Nicolas Hulot, qui a fait son retour médiatique après sa démission fin août, sur France 2 hier soir dans l'Émission politique.
Quelle solution alors ? Pour Dominique Bourg, le mouvement des "gilets jaunes" n'est pas la réponse, déjà parce qu'il ne s'agit pas, selon lui d'un ensemble - il en déplore au passage les débordements et les comportements homophobes, racistes et violents dans certains points de rassemblement - mais aussi parce que c'est difficile, en France, de jouer sur les prix.
Lui propose, dans une tribune signée sur le média en ligne AOC, un ISF vert pour financer la transition écologique.
Légende du visuel principal: Dominique Bourg © Radio France / Anne Audigier
Les invités
Dominique Bourg
Philosophe
L'équipe
Nicolas Demorand Journaliste
Mots-clés : Info Environnement écologie réchauffement climatique
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De nombreux freins demeurent
En France, plusieurs textes de loi sont favorables à l’élaboration de solutions au plus près des producteurs. C’est le cas de la réglementation sur la valorisation des biodéchets des gros producteurs, ou encore, plus récemment, de la loi du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte, qui instaure l’obligation de généraliser le tri à la source des déchets à l’horizon 2025.
Néanmoins, de nombreux freins existent encore et limitent le déploiement des micro-méthaniseurs urbains. Il reste, malgré les quelques démonstrations pilotes citées précédemment, à démontrer que ces technologies sont suffisamment maîtrisées et robustes pour répondre aux exigences sanitaires, environnementales et sécuritaires européennes.
La réglementation n’est d’ailleurs à ce jour pas vraiment adaptée : en France, si un arrêté est en cours de révision pour la mise en œuvre du compostage de proximité, il n’inclut pas la micro-méthanisation. Celle-ci doit donc faire l’objet d’une autorisation en tant qu’installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE), dont la complexité pourrait rebuter les porteurs de projets.
D’autre part, la performance environnementale et le coût global de réseaux urbains de micro-unités de méthanisation doivent être évalués. Enfin, l’implantation même de ces unités bouscule l’organisation des systèmes de gestion centralisée des déchets. Il convient donc de repenser les métiers associés à cette gestion. De même, dans un contexte décentralisé, l’exercice de la responsabilité de la collecte et du traitement de déchets doit-il rester du ressort des EPCI ou revenir aux communes ou encore à l’échelle des producteurs de déchets ?
Tous ces freins sont autant de questions que propose d’étudier le projet européen H2020 DECISIVE afin de démontrer l’intérêt et la viabilité de ce nouveau paradigme de gestion décentralisée des biodéchets urbains.
Clés : environnement développement durable recyclage pollution solutions énergies renouvelables villes déchets économie circulaire méthanisation biogaz
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