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Jean-Luc Mélenchon était à Marseille le 10 juin 2022 pour le dernier jour de la campagne de premier tour des élections législatives. D’entrée de jeu, il a fustigé l’attitude d’Emmanuel Macron qui est sorti de sa réserve présidentielle pour taper sur la NUPES et Jean-Luc Mélenchon. Il a dû rappeler encore une fois que si la NUPES avait la majorité à l’issue des élections, le candidat désigné par cette coalition deviendra Premier ministre, n’en déplaise au chef de l’Etat.
Jean-Luc Mélenchon est revenu sur le problème d’utilisation et de doctrine de la force de police dans la France de Macron. Il a fait référence à la mort d’une jeune femme de 21 ans lors d’un contrôle de police à Paris, suite à un refus d’obtempérer du chauffeur de la voiture dont elle était passagère. Il en a profité pour rappeler la nécessité de refonder la police de la cave au grenier.
Il est également revenu sur le problème central de la sécheresse, alors qu’un quart département sont d’ores et déjà en alerte. Il a déploré l’état d’impréparation de la macaronie pour faire face et insisté sur la nécessité de relever les services publics et l’Etat pour mettre en oeuvre la planification écologique.
En réponse à Gabriel Attal qui l’accuse de vouloir installer la « guillotine fiscale », il a rappelé à qui le programme de la NUPES comptait augmenter les impôts : héritage maximum à 12 millions d’euros, rétablissement de l’ISF, etc. Il a ensuite accusé Macron d’avoir un programme caché : celui qu’il a promis à la Commission européenne. Il a en effet promis de ramener le déficit à 3% d’ici 2027, ce qui revient à prévoir un plan d’austérité de 80 milliards.
Jean-Luc Mélenchon a ensuite expliquer sa logique économique. Elle consiste d’une part à relancer la consommation populaire pour éviter la récession. D’autre part, il compte bloquer les source de l’inflation en bloquant les prix du carburant, de l’énergie et produits de première nécessité. Il s’est inscrit en faux contre la décision de la BCE de remonter les taux d’intérêt.
Il a fini son discours sur les mesures les plus importantes à prendre pour réparer la démocratie. Il a promis la mise en place du référendum d’initiative citoyenne (RIC), la mise en place de la proportionnelle aux élections législatives, la création d’une autorité indépendante pour organiser les élections, l’abaissement à 1 million de signature le seuil pour le référendum d’initiative partagée. Il a affirmé qu’une personne devrait être chargée au gouvernement de la mise en place de ces mesures démocratiques.
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Intervention de Jean-Luc Mélenchon le jeudi 9 juin 2022 après la prise de parole d'Emmanuel Macron dans le Tarn.
Jean-Luc Mélenchon a dénoncé la fébrilité du président de la République, qui utilise n'importe quelle sortie comme un prétexte pour s'engager dans la campagne législative sans respecter son rôle de chef de l'État. Le leader de la NUPES a notamment souligné les propos d'Emmanuel Macron qui semble dire que ses opposants fragiliseraient l'unité du pays, dans une forme d'irrespect de la démocratie de la part du président de la République.
Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs mis en avant le manque de cohérence du chef de l'État, qui ne sait pas sur quel pied danser concernant l'âge de départ à la retraite. Il a aussi mis en avant le manque de compétence des macronistes alors que le chômage est au même niveau qu'au début du quinquennat. Il a enfin parlé du manque de confiance que provoque le fait que les macronistes fuient le débat démocratique. Il a, enfin, dénoncé les propos honteux de Christian Estrosi.
A deux jours du scrutin, quelles sont les forces et faiblesses des trois principaux pôles ?
La candidature de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et sociale (NUPES) se maintient en tête des intentions de vote cette semaine à 29,5% devant la candidature de la majorité présidentielle à 26%. La prise en compte de l’ensemble des candidats dissidents fait baisser mécaniquement la NUPES d’1,5 point et la liste « Ensemble » d’1 point. Mais les rapports de force restent stables. Le Rassemblement National perd lui aussi 1,5 point et se retrouve assez éloigné de ses concurrents à 17,5%
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L’union de la gauche est une attente forte ... a permis à cet électorat de rester mobilisé ... qui vote plutôt Marine Le Pen aux présidentielles mais dont 29% indiquent vouloir voter pour la NUPES ce dimanche ... les Français étaient en demande d’alternative à Emmanuel Macron ... une sorte de vote utile inversé contre Emmanuel Macron et sa majorité. – Le contexte inflationniste fait passer les questions sociales en tête des préoccupations des Français ... le contexte politique et la nature de l’élection sont cette fois-ci moins favorables à un tel scénario pour Marine Le Pen.
Ndlr : analyse corroborée par les nombreux porte-à-porte effectués ces derniers jours : une vraie chance de succès pour la NUPES. Valoriser ACT
Olivier Véran, François Bayrou, Bruno Le Maire… Les membres du gouvernement et de la majorité d’Emmanuel Macron font feu de tout bois contre la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes) menée par Jean-Luc Mélenchon, son principal rival pour les élections législatives des 12 et 19 juin. Au risque de commettre quelques exagérations ou erreurs sur le programme de cette union des partis de gauche. En voici quelques exemples décortiqués par l'AFP :
- Un recours au FMI inéluctable ?
- Une sortie de l’Union européenne ?
- Plus de drapeau européen ?
- On ne pourra "plus couper son bois" ?
Connu / tg 9/6/22 à 8:50
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Jean-Luc Mélenchon était à Caen le 8 juin 2022 pour tenir un dernier meeting pour le premier tour des élections législatives. Ce lieu n’était pas choisi au hasard puisque c’est également dans le département du Calvados que Madame Borne est candidate pour les élections législatives. C’est donc symboliquement que Jean-Luc Mélenchon et d’autres figures de la NUPES telles qu’Olivier Faure ont décider de tenir une réunion publique dans cette ville puisqu’ils espèrent imposer un autre gouvernement et un autre Premier ministre part la victoire de la NUPES aux législatives.
Jean-Luc Mélenchon est revenu sur la mort d’une jeune femme à Paris suite à une intervention policière. Son indignation suite à ce tragique événement avait en effet déclenché une polémique avec le camp macroniste. Il en a profité pour rappeler que le problème n’était pas sa réaction mais bien que nous en soyons au 4ème mort pour refus d’obtempérer en 4 mois. Il a défendu un retour de la police républicaine, de proximité, avec un code déontologie renouvelé et en remplaçant l’IGPN par une instance indépendante.
Jean-Luc Mélenchon est ensuite revenu pour les tourner en dérision sur les différentes attaques contre la NUPES de la Macronie et de la presse ces derniers temps. Y répondant avec humour, Jean-Luc Mélenchon a en même temps pu développer son programme pour le pouvoir d’achat, bloquer les prix, augmenter les salaires. Il a pu parler de la sécheresse et du problème de l’eau pour expliquer pourquoi le marché était incapable d’y apporter une réponse efficace. Il a pu développer sur l’hôpital et la nécessité d’une toute autre logique pour le relever.
Jean-Luc Mélenchon a dû rappeler une fois de plus au duo Macron/Borne que la Constitution ne donnait pas un droit au caprice et que si la NUPES était la coalition majoritaire, il n’aurait pas le choix que de le nommer Premier ministre. Il a donc appelé les électeurs à voter massivement pour la NUPES afin de lui donner une majorité claire et nette.
Il a conclu, à l’occasion de l’anniversaire du Discours de la Méthode de René Descartes, par une explication sur le doute méthodique
Tr.: ... Geneviève Augé eelv, conseillère régionale Normandie ... Marie-Jeanne Gobert, ancienne maire? de Caen, membre du bureau national du PCF ... Olivier Faure, premier secrétaire du PS ...
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la Nupes a dévoilé, cet après-midi son programme économique, avec notamment la retraite à 60 ans et le Smic à 1.500 euros net par mois. Des mesures remises en cause par la majorité "J'ai lu le programme de la Nupes. Ils y citent 20 fois le mot taxation et 30 fois le mot interdiction, ce qui donne une idée assez claire de l'esprit du programme", a lancé le président de la République, dans une interview accordée à la presse quotidienne régionale.
Sens public est une émission quotidienne de débats sur Public Sénat, animée par Thomas Hugues, du lundi au jeudi de 18 heures à 19h30.
Tr.: ... Béatrice Giblin, géographe, directrice de la revue Hérodote ... Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive ... Pierre Jacquemain ... sur JLM et EM ...
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➡️ À onze jours du premier tour des législatives, l’alliance inédite de la gauche au sein de la Nupes (Nouvelle Union populaire écologiste et sociale) peut-elle, comme le clame Jean-Luc Mélenchon, aboutir à une majorité à l’Assemblée nationale ? La panique morale des politiques et éditorialistes en est-elle un indice ? On en parle avec nos invité·es : Chloé Ridel, directrice adjointe de l’Institut Rousseau, cofondatrice de « Mieux voter », membre du parlement populaire de la Nupes ; André Gunthert, enseignant-chercheur à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) ; Mathieu Dejean, journaliste au pôle politique de Mediapart.
➡️ Reportage de Célia Mebroukine et Nassim Gomri au grand meeting de campagne de Rachel Keke, gouvernante de l’hôtel Ibis Batignolles, candidate Nupes aux législatives dans le Val-de-Marne.
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Jean-Luc Mélenchon était l'invité de l’émission En Toute Franchise ce dimanche 5 juin 2022 sur LCI. i à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?xhDAZw
Le candidat au poste de premier Ministre a d'abord évoqué le besoin d'un 3ème tour pour trancher dans quelle direction le pays doit aller.
Il a ensuite réagit à la sécheresse et aux intempéries. Il a évoqué plusieurs mesures : se doter d'une force de sécurité civile, éliminer les mésusages de l'eau et renforcer les infrastructures.
Jean-Luc Mélenchon a également martelé la nécessité de bloquer les prix pour circonscrire l'incendie de l'inflation et empêcher la spéculation. Contrairement au gouvernement qui prend dans le trésor public pour alimenter le trésor privé, Jean-Luc Mélenchon a proposé de taxer les profiteurs de crise. Face à la menace de crise alimentaire, il propose également de convoquer d’urgence une conférence sur la gestion des stocks et des approvisionnements.
Ensuite, le candidat au poste de Premier ministre a dénoncé la libéralisation qui provoque l'effondrement de l'Etat et des services publics tels l'Hôpital. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé la saison 2 d'un grand blabla au lieu de passer à l'action.
Jean-Luc Mélenchon a réagit à la critique des libéraux qui fustigent les "interdictions" contenues dans le programme de la NUPES. Le candidat au poste de premier Ministre a expliqué que cette manière de présenter les choses vise uniquement à faire peur. Au contraire, ces interdictions sont des libertés, comme celle de pouvoir manger sans glyphosate.
Sur le thème de la sécurité, Jean-Luc Mélenchon a invité à rompre avec la doctrine d'emploi actuelle des forces de police au profit d'une doctrine raisonnée et proportionnée.
Le candidat au poste de premier Ministre a plaidé pour que l'Assemblée joue le plus grand rôle possible. Il a affirmé que la situation d'urgence requière des praticiens dans le futur gouvernement paritaire de la NUPES et des mesures immédiates telles le SMIC a 1500 euros, le blocage à la baisse des loyers et la convocation d'une conférence de négociation sur les salaires.
Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé la nécessité d'une diplomatie altermondialiste, notamment pour faire face aux conséquences du changement climatique.
Enfin, le candidat au poste de premier Ministre a insisté sur le fait que le pays est en ébullition. Il conclut en affirmant que la NUPES est prête à gouverner.
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Rendez-vous ce vendredi 3 juin à 14h30 pour une conférence de presse de présentation du plan d'urgence pour la jeunesse de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES). Partagez avec #UrgenceJeunesse.
Pauvreté, chômage, dépression, précarité…Le bilan d’Emmanuel Macron est une catastrophe pour tous les aspects de la vie des jeunes.
Face à cette situation, des représentants jeunes des différentes organisations de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale présentent leur plan d’urgence pour la jeunesse. Leurs propositions, chiffrées et financées, se déclinent en six axes :
- décider librement de son avenir,
- reconstruire une école globale et qualifier tout le monde,
- refonder l’enseignement supérieur,
- assurer le droit au logement,
- garantir l’accès aux services publics,
- en finir avec la précarité des jeunes travailleurs.
En présence de :
Pour la France insoumise
- Emma Fourreau, 22 ans, animatrice des jeunes insoumis et candidate aux élections législatives dans la 1ère circonscription du Calvados
- Aurélien Le Coq, 25 ans, animateur des jeunes insoumis
Pour Europe Écologie-Les Verts
- Noé Petit, 20 ans, candidat aux élections législatives dans la 3ème circonscription du Loir-et-Cher
- Pauline Rapilly Ferniot, 26 ans, candidate aux élections législatives dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine
Pour Génération-s
- Zoé Lorioux-Chevalier, 22 ans, élue à Poitiers,
- Julien Layan, 25 ans, membres du bureau exécutif des Jeunes Génération-s
Pour le Parti communiste
- Jeanne Péchon, 26 ans, secrétaire générale de l'Union des étudiants communistes
- Assan Lakehoul, 25 ans, coordinateur du Mouvement jeunes communistes de France
Pour le Parti socialiste
- Emma Rafowicz, 26 ans, présidente des Jeunes socialistes
- Anzil Tajammal, 23 ans, secrétaire générale des Jeunes Socialistes
Connu / https://twitter.com/yannguegan/status/1532005277423345665
"
Pierre Larrouturou a aimé Yann Guegan @yannguegan · 1 juin
🎁 Bon j'ai mal au crâne à force de galérer pour retrouver les partis/alliances des 6293 candidats aux #legislatives2022, mais ça devrait être bon, là. Le résultat est à retrouver dans la carte interactive de @Contexte, en accès libre - 4 - 55 - 164
"
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Jean-Luc Mélenchon était l’invité de la matinale de France Info ce vendredi 3 juin 2022.
L’occasion pour le leader du bloc populaire de faire passer un message : le peuple français n’a pas tranché politiquement. Il a élu un président, mais a voté par défaut, ou n’a pas voté. Il reste une occasion au peuple français pour éviter un second mandat Macron : le 3ème tour, les élections législatives qui se déroulent ces 12 et 19 juin. Si les Français choisissent le programme de rupture de la Nouvelle Union Populaire, Jean-Luc Mélenchon a rappelé que c’est ce programme qui serait appliqué.
Jean-Luc Mélenchon a pu ensuite dénoncer le programme économique d’Emmanuel Macron, répondant à un seul objectif : le retour du déficit public à 3% à l’horizon 2017. Un programme économique résumable en un mot : l’austérité. Un programme économique qui a un coût : 80 milliards d’euros. Jean-Luc Mélenchon a interrogé : où Macron va-t-il trouver l'argent ? Combien de classes compte-t-il encore fermer ? Combien de lits d'hôpitaux compte-t-il encore supprimer ? Derrière le discours d’Emmanuel Macron, une réalité bien concrète : la destruction de nos services publics.
Alors que les résultats de Parcoursup sont en train de tomber, Jean-Luc Mélenchon a eu l’occasion de dénoncer la destruction en marche de l'Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur. Le leader du bloc populaire a dénoncé le projet scolaire d’Emmanuel Macron : morceler notre système scolaire en établissements autonomes et concurrents. Il a rappelé que la première ressource de la France, c’est l’intelligence de ses enfants.
Jean-Luc Mélenchon a fait passer un message : si la NUPES obtient la majorité pour gouverner, elle supprimera Parcoursup, recrutera des enseignants, augmentera leurs salaires, réduira le nombre d’élèves par classe, mettra le paquet pour l’éducation nationale, quoi qu’il en coûte. Le leader de l’Union Populaire, en position favorite dans les sondages, a rappelé que chaque citoyen avait le droit à un enseignement de très haute qualité, où qu’il se trouve sur le territoire, selon le principe républicain d’Égalité face à l’École.
Face à l’inflation historique de 5,2% dans le pays, Jean-Luc Mélenchon a effectué un rappel : l’augmentation des prix est liée à la spéculation. Le leader de la Nouvelle Union Populaire a souligné que des économistes libéraux reconnaissaient la responsabilité de la spéculation financière dans l’explosion des prix. Jean-Luc Mélenchon a rappelé une mesure centrale du programme de gouvernement partagé de la NUPES : le blocage des prix du pétrole, du gaz et des produits de première nécessité. Il a rappelé que l’Espagne et le Portugal ont bloqué les prix, qu’il s’agit d’une question de volonté politique.
Durée de lecture : 9 minutes - Nucléaire
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?DH0Bmg
Durée de lecture : 5 minutes - Nucléaire
Pannes en série, retards, manque de compétences… Le nucléaire français est à la peine, écrit dans cette tribune le directeur de l’Observatoire du nucléaire.
Stéphane Lhomme est directeur de l’Observatoire du nucléaire.
C’était prévu pour 2035, mais EDF y est parvenue dès ce mois de mai 2022 : plus de la moitié du parc nucléaire est à l’arrêt, et l’atome ne fournit plus, par moments, que 50 % de l’électricité produite en France. Mieux, si l’on peut dire : l’état de dégradation du parc nucléaire, avec en particulier une cruciale affaire de corrosion https://reporterre.net/Corrosion-nucleaire-EDF-savait-depuis-1984 de systèmes de sécurité, entraîne la fermeture de nombreux réacteurs pour des durées actuellement indéterminées, mais qui devraient se compter en semestres, voire en années.
De plus, c’est au fil des futurs arrêts programmés qu’EDF va vérifier si d’autres réacteurs ne sont pas eux aussi touchés
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Atelier d'Ecologie Politique de Toulouse, Collectif de chercheur.es, Abonné·e de Mediapart
L’Atécopol était présent au « Common Good Summit » organisé par Toulouse School of Economics et des journaux économiques, autour du prix « Nobel » Jean Tirole. Cette manifestation ne permettant pas de poser des questions, c’est donc ici que nous présentons les questions, objections et analyses qui n’ont pu être exprimées lors de cette grande opération de greenwashing.
...
Conclusion
Au contraire de ce que déclarait le directeur de TSE, Christian Gollier, en introduction de ce sommet, il n’a été aucunement question de sciences concernant les questions écologiques. Aucune confrontation n’a pu avoir lieu, ni avec des scientifiques, ni avec la salle. Il s’agissait seulement d’offrir une tribune à la communication des grandes entreprises. Alors que TSE et l’Université de Toulouse Capitole se targuent d’exigences scientifiques de haut niveau et de « standards internationaux », il ne s’agit en fait de rien d’autre que d’un détournement inacceptable d’une institution publique d’enseignement supérieur et d’une instrumentalisation de la légitimité de la recherche française au profit de pratiques destructrices.
...
les aspects sociétaux comme la question des politiques publiques, des choix concernant les modes de vie et les modes de production ont été abordés selon un seul angle : celui d’une régulation par les prix de tous les phénomènes, alors que l’on sait que les enjeux écologiques actuels mettent en conflit des valeurs incommensurables entre elles et irréductibles à des questions économiques. Aucune autre discipline des sciences humaines et sociales ni de tout autre domaine n’était conviée, ni aucune organisation issue de la société civile. Pourtant les enjeux du bien commun et de l’écologie doivent nécessairement croiser une pluralité d’approches et de champs du savoir si l’on veut que la transition écologique et sociale tienne compte de la complexité des enjeux et soit menée de manière démocratique.
Ce texte est issu des réflexions de l’Atelier d’Écologie Politique (Atécopol), collectif toulousain de plus de 160 scientifiques. Il a été rédigé collectivement par Frédéric Boone, Mireille Bruyère, Guillaume Carbou, Julian Carrey, Christel Cournil, Rémi Douvenot, Michel Duru, Jean-Michel Hupé, Etienne-Pascal Journet, Sylvain Kuppel, Olivier Lefebvre, Émilie Letouzey, Odin Marc, Hervé Philippe, Florian Simatos, Laure Teulières et Laure Vieu.
[1] « Un « sommet du Bien Commun » qui s’annonce comme le summum du greenwashing », Blog Médiapart de l’Atécopol, 11 mai 2022
[2] « Des scientifiques alertent : les fuites d’hydrogène sont 200 fois plus néfastes pour le climat que le CO2 », Révolution énergétique, mai 2022.
[3] « Early warnings and emerging accountability: Total’s responses to global warming, 1971-2021 », C. Bonneuil, P.-L. Choquet, B. Franta, , Global Environmental Change 71, 102386 (2021)
[4] « WG III contribution to the Sixth Assessment Report », IPCC, technical summary (2022)
[5] « “Carbon Bombs” - Mapping key fossil fuel projects », K. Kühne, N. Bartsch, R. Driskell Tate, J.Higson, and A.Habet, Energy Policy (2022)
[6] « IPCC: We can tackle climate change if big oil gets out of the way », The Guardian, 5 avril 2022
[7] 23 pays ont atteint un découplage absolu entre les émissions liées à la consommation et le PIB, et 32 entre les émissions liées à la production et le PIB, cf partie 2.3.3, chapitre 2, WGIII, AR6.
[8] Dans le technical summary, on trouve "Mitigation pathways likely to limit warming to 2°C entail losses in global GDP with respect to reference scenarios of between 1.3% and 2.7% in 2050. In pathways limiting warming to 1.5°C with no or limited overshoot, losses are between 2.6% and 4.2%." Actuellement, la croissance mondiale est autour de 3%. Dans le rapport complet, on trouve "Absolute decoupling is not sufficient to avoid consuming the remaining CO2 emission budget under the global warming limit of 1.5°C or 2°C and to avoid climate breakdown. Even if all countries decouple in absolute terms this might still not be sufficient and thus can only serve as one of the indicators and steps toward fully decarbonizing the economy and society". (...) "Economic growth (measured as GDP) and its main components, GDP per capita and population growth, remained the strongest drivers of GHG emissions in the last decade, following a long-term trend. (...) The decades-long trend that efficiency gains were outpaced by an increase in worldwide GDP (or income) per capita continued unabated in the last ten years. (...). In a systematic review, Mardani et al. found that in most cases energy use and economic growth have a bidirectional causal effect, indicating that as economic growth increases, further CO2 emissions are stimulated at higher levels; in turn, measures designed to lower GHG emissions may reduce economic growth. (...) Recent trends in OECD countries demonstrate the potential for absolute decoupling of economic growth not only from territorial but also from consumption-based emissions, albeit at scales insufficient for mitigation pathways. ». Extraits de « WG III contribution to the Sixth Assessment Report », IPCC (2022)
[9] C. Gollier s’est déjà prononcé à de multiples reprises sur la nécessité de la décroissance productive, notamment dans le rapport « Les grand défis économiques » (2021). Par exemple : « Nos habitudes de consommation doivent changer radicalement pour réduire la part des produits et des services à forte intensité carbone et pour favoriser les circuits courts. » « L’urgente nécessité d’agir justifie une vaste série d’interventions, telles que (…) l’interdiction de certains produits et services » « Si nous décidions collectivement de réagir au danger, nous devrions tous accepter, d’une façon ou d’une autre, des modifications parfois dérangeantes de nos modes de vie. ». Son point de vue récent sur la compatibilité de cette décroissance productive avec la croissance économique – notamment au vu du contenu du dernier rapport du GIEC – ne nous est pas connu, et n’a pas été exprimée au cours de ce colloque.
[10] Pour respecter (avec une chance sur deux) l’objectif de l’accord de Paris d’une limitation du réchauffement climatique à +1,5°C, il faut que les émissions mondiales de CO2 commencent à décroître au plus tard en 2025 pour atteindre une baisse de 50 % en 2030 par rapport à 2019. Cela correspond à une baisse de 8%/an si les émissions commençaient à décroître aujourd’hui, et d’au moins 12 %/an si les émissions ne commencent à décroître qu’en 2025. Cf « WG III contribution to the Sixth Assessment Report », IPCC, technical summary (2022)
[11] « Banking on climate chaos », Fossil Full Finance Report, 2022.
[12] « Les ONG dénoncent le « chèque en blanc » de 8 milliards accordé par les banques à TotalEnergies », Les Echos, 17 mai 2022.
[13] Les premiers théoriciens de l’économie libérale comme Ricardo l’utilisaient déjà pour justifier les dégâts sociaux de l’industrialisation naissante. Ils déploraient explicitement la disparition de l’artisanat, l’augmentation des inégalités, l’aliénation des ouvriers, mais y voyaient un mal nécessaire pour ne pas sombrer au sein de la grande compétition mondiale.
[14] « Le cas échéant, le passage à des régimes alimentaires comportant une part plus importante de protéines végétales, une consommation modérée d'aliments d'origine animale et une réduction de la consommation de graisses saturées pourrait entraîner une diminution substantielle des émissions de GES. Les avantages comprendraient également une réduction de l'occupation des sols et des pertes de nutriments dans le milieu environnant, tout en offrant des avantages pour la santé et en réduisant la mortalité liée aux maladies non-transmissibles liées à l'alimentation ». « WG III contribution to the Sixth Assessment Report », IPCC, technical summary (2022). Voir aussi « IPCC Special Report on Climate Change, Desertification, Land Degradation, Sustainable Land Management, Food Security, and Greenhouse gas fluxes in Terrestrial Ecosystems », IPCC (2019).
[15] « Do grasslands act as a perpetual sink for carbon?”, P. Smith, Global Change Biology, 20, 2708 (2014).
[16] Même une prairie jeune ne permet pas de compenser les émissions de méthane des ruminants qu'elle nourrit, sachant que la densité moyenne de vaches/ha est supérieure à 1 sur la plupart des prairies françaises. En effet, une vache émet au minimum l’équivalent de 2,2 t/an en équivalent CO2 alors que la séquestration est de moins de 2t/an/ha en équivalent CO2 en moyenne les vingt premières années après la conversion d’une culture annuelle en prairie. Voir « Evaluation quantitative des émissions de méthane entérique par les animaux d'élevage en 2007 en France. », M. Vermorel, J. P. Jouany, M. Eugène, D. Sauvant, J. Noblet, J. Y. Dourmad, Productions animales 21, 403 (2008), et « Des prairies pour stocker du carbone », F. Gastal (2018)
[17] Sans oublier qu'en France, outre les prairies, les ruminants utilisent aussi 5,5 millions d’ha de cultures annuelles pour la production de grains et fourrages complémentaires.
[18] Il convient de rappeler que l'Initiative 4/1000 avait justement fait partie des exemples illustrant les « mirages techno-scientifiques » dans une conférence organisée en 2019 par l’Atécopol. Un chercheur agronome à l’INRA avait présenté le bilan de travaux de recherche plus récents qui invalident le postulat initial du 4/1000 sur le potentiel de stockage mondial des sols, et questionnent fortement sa version actuelle. Voir « Sauvés par les promesses de technoscience ? », Atécopol (2019), conférence enregistrée à regarder à partir de 32 min 30s.
[19] « Rôle des sols dans l’atténuation du changement climatique (approche agronomique) », S. Pellerin, conférence Université Grenoble-Alpes, 20 septembre 2021. Voir également « Stocker 4 pour 1000 de carbone dans les sols : le potentiel en France », INRAE (2019).
Connu / https://twitter.com/mclucal/status/1532058254452617216
"AtEcoPol a retweeté LucAl @mclucal · 19h
Une fois de plus, TSE (Toulouse School of Economics) et son directeur Christian Gollier ont servi de marchepied à l’éco blanchiment des firmes multinationales les plus nocives pour l’environnement en organisant un colloque… Super récit de @AtEcoPol. - 0 - 8 - 7"
vu sur la chaîne européenne : https://www.youtube.com/watch?v=gSzpaJhP-cQ
L'assemblée générale des actionnaires de TotalEnergies a débuté à Paris dans une salle presque vide.
...
connu / tg 27/05/22 à 19:00
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Le 30 mai 2022 était présenté le Parlement de la Nouvelle Union Populaire écologique et sociale (https://parlement.nupes-2022.fr/).
C’est Aurélie Trouvé, présidente du Parlement de la NUPES qui a introduit la présentation en expliquant que ce Parlement allait permettre d’enrichir le travail mené par la Nouvelle Union Populaire. Il rassemble les différentes forces politiques de cette union et de très nombreuses figures du monde syndical, associatif, scientifique, culturel. Il comptera progressivement 500 membres.
À l’image du parlement de l’Union Populaire qui s’est construit autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et qui comptait déjà 300 membres, ce nouveau parlement aura vocation, dans un premier temps, à contribuer à la campagne des élections législatives : il mettra en évidence les soutiens et les idées de notre majorité, alimentera le programme, aidera les candidates et candidats aux législatives, fera le lien avec les luttes sociales et écologiques.
Aurélie Trouvé a ensuite présenté l’équipe de la présidence du Parlement et son équipe d’animation.
Plusieurs personnalités membres ont pris la parole : Laurence de Cock (historienne), Geneviève Savigny (paysanne membre de Via Campesina), Karl Ghazi (syndicaliste), Eval Darlan (comédienne) mais aussi Denis Quinqueton (co-directeur de l’observatoire LGBT+) et Marie-Monique Robin (réalisatrice, journaliste et écrivaine).
Jean-Luc Mélenchon a ensuite pris la parole en conclusion de cette présentation. Il est tout d’abord revenu sur la création du Parlement de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale en soulignant que le mouvement insoumis y contribuerait largement. Il a ensuite marqué la gravité du moment que nous vivons face à l’urgence sociale et climatique. Il a souligné la nécessité d’avoir un peuple qui puisse trouver une autonomie d'action pour y faire face et non plus rester muré dans des tâches de survie.
Il a ensuite noté que la perception de la situation a commencé à changer et que le changement climatique est identifié comme ayant une origine dans le mode de production et dans le mode de production capitaliste. Il en conclut que cette idée de rupture avec le système capitaliste actuel se propage et que l’exercice du pouvoir permettra d’en faire la démonstration.
Le candidat Premier ministre a ensuite souligné qu’en cas de victoire, il est essentiel d’avoir une implication populaire de masse qui intervient directement dans les affaires de l'Etat et dans les mobilisations collectives. Il a rappelé que c’est dans ce contexte que le Parlement de la Nouvelle Union Populaire a une vocation d'expression politique maîtrisée, construite, raisonnée et indispensable aux défis à venir.
Il a ensuite alerté sur la crise politique à venir en soulignant que le pouvoir en place n’a aucune réponse face à l’urgence sociale et climatique et que les seules idées qu'il a c’est de persécuter encore davantage les gens en reportant l'âge de la retraite ou en leur infligeant un rattrapage des prix. Il note qu’une victoire de la Nouvelle Union Populaire permettra de trouver une forme d'équilibre dont la société a besoin.
En cas de victoire aux législatives et d’une majorité #NUPES, Jean-Luc Mélenchon déclare que tout est prêt pour gouverner : les moyens humains, intellectuelles ne seront que renforcés de ce Parlement de la Nouvelle Union Populaire avec côte à côte des syndicalistes, des intellectuels, des journalistes, des artistes etc.
Il conclut en déclarant que c’est une autre époque qui commence pour la gauche avec une force immense qui permettra de sortir les gens de la survie pour les rassembler.
Le collectif "Stop Bolloré" a vu le jour en décembre 2021 et rassemble des membres et des organisations de la société civile qui s’inquiètent de la concentration des médias et de l’édition en France et des dangers que cela représente pour la démocratie.
Le projet du collectif, qui est politique, juridique, historique, médiatique et philosophique, est de créer un débat public sur les dangers extrêmes de cette concentration et de l’utilisation des sources d’édition à des fins idéologiques.
La concentration des médias conduit une majorité de médias à nous proposer les mêmes points de vue sur le monde, la société, les politiques possibles. Cette concentration désigne le fait que la majorité de l’information est diffusée par des organes de presse appartenant à quelques grands groupes industriels, aux intérêts similaires . ... étouffe le débat politique. Elle rend donc impossible toute forme de démocratie réelle.
Pour le collectif, la concentration des médias représente 5 dangers principaux :
- Elle menace le droit fondamental à une information libre et pluraliste
- Elle s’attaque à l’indépendance du journalisme et étouffe le journalisme d’enquête
- Elle met l’information au service d’intérêts industriels, commerciaux ou politiques
- Elle détruit la confiance des citoyennes et citoyens dans les médias
- Elle permet de faire de certains médias des vecteurs de propagande de l’extrême droite
Le collectif s’est particulièrement intéressé au cas de Vincent Bolloré. Cet industriel, homme d’affaires, propriétaire de médias et milliardaire français et détient directement ou indirectement de Canal+, les groupes d’édition Editis , de plusieurs journaux (magazines de Prisma Media, JDD, Paris Match), d’une puissante agence de publicité (Havas) et de la radio Europe 1. C’est sur l’une de ses chaînes que le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour a disposé d’une heure d’antenne chaque soir pendant deux ans avant de se déclarer candidat à l’élection présidentielle. Il est clair que le groupe Bolloré utilise aujourd’hui ses médias et notamment sa chaîne d’information CNEWS - devenue chaîne d’opinion - pour propager une idéologie anti-immigration, xénophobe, sexiste, discriminante et reactionnaire.
... plusieurs formes :
- Une saisine Arcom ...
- Une plainte pénale ...
- Une campagne de communication
- Une Mobilisation sociale
- Des propositions ... 5 propositions pour enrayer cette concentration :
. Interdire la possession de médias par des groupes industriels vivant des commandes et marchés publics et limiter les concentrations « verticales ».
. Publier l’identité des actionnaires directs et indirects des médias, leurs comptes et les aides reçues de l’État et des collectivités locales
. Doter les sociétés de journalistes d’un statut juridique pour qu’elles puissent aller en justice ; donner aux journalistes un droit sur la nomination et la révocation des responsables de rédaction.
. Créer deux nouveaux délits, celui de trafic d’influence en matière de presse et celui de censure, et renforcer les pouvoirs de régulation de l’Arcom (ex-CSA)
. Réformer le système des aides publiques à la presse en instaurant un critère d’attribution qui est celui de l’indépendance des médias.
Fredéric ALIMI
- 86, Rue Laugier – 75017 PARIS Email : contact@stopbollore.fr
- Directeur de publication, éditeur
- Réalisation du site
Hébergement / LWS 10 rue de Penthièvre – 75008 Paris – France
L'invité de 8h20 : le grand entretien - 25 minutes
Olivier Faure, premier secrétaire du PS et député de Seine-et-Marne, défend les couleurs de la NUPES et de son programme partagé, est l'invité du Grand entretien de France Inter.
Le weekend a été marqué par l'affaire Abad, nouveau ministre des Solidarités, confronté à des accusations de viols révélées par Mediapart. Deux femmes accusent Damien Abad de viol en 2010 et 2011. L'une d'elle a porté plainte en 2017 et vu sa plainte classée sans suite. "On doit écouter la parole des femmes. On doit l'entendre. Alors ça ne remet pas en cause la présomption d'innocence. Mais il me semble que dans un gouvernement qui prétend avoir fait de la lutte contre les violences faites aux femmes, la principale de son quinquennat, il faut aussi être clair et dire que cette parole des femmes doit être entendue et que dans une situation comme celle que nous connaissons avec l'affaire Abad, eh bien il faut prendre des décisions qui sont des décisions difficiles", estime le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure.
"Si j'étais Premier ministre..."
De là à le faire quitter le gouvernement ? "Je crois qu'il y a des signaux clairs à donner parce qu'on sait très bien que les femmes, la plupart des femmes qui ont été victimes, ne portent pas plainte, ne vont pas jusqu'au bout parce qu'elles savent qu'en général c'est elles qui ont payé le prix. (...) Effectivement, quand il y a des témoignages, des témoignages saisissants, vous avez pu les lire dans Médiapart, qui sont des témoignages concordants, qui racontent une façon de procéder et il y a des présomptions qui existaient au sein du groupe Les Républicains avec le sentiment qu'on avait là un homme qui avait un rapport aux femmes, qui était un rapport, disons, compliqué, précédant l'euphémisme. Et donc, ce faisceau de présomptions aurait dû conduire le gouvernement, qui a normalement scanné le CV de toutes celles et ceux qui rentrent au gouvernement, à prendre ses précautions." Il poursuit : Si j'étais Premier ministre, je dirais à Damien Abad : 'Je n'ai pas de raison particulière de penser que les femmes mentent parce que je ne vois pas quelles sont les raisons qui les motiveraient à cela. Il y a un doute qui existe aujourd'hui. La parole des femmes doit être respectée et donc dans l'attente d'une décision de justice, je souhaite que tu ne sois pas au gouvernement'."
Soumis à la volonté d'Emmanuel Macron
Ce nouveau gouvernement fraichement nommé vendredi, "c'est un cocktail", estime le patron du PS, " ce sont surtout des gens qui sont soumis à la volonté du seul chef de l'Etat." Il ajoute : "Le président de la République a cherché à enjamber l'élection présidentielle et il cherche maintenant à enjamber l'élection législative sans préciser le moins du monde quelle est sa pensée."
Le choix de Pap Ndiaye comme ministre de l'Education n'est pas compris par Olivier Faure : "C'est le contraire de ce qu'a été Jean-Michel Blanquer, à la tête du ministère de l'Education pendant les dernières années. Jean-Michel Blanquer, pendant cinq ans, nous a expliqué qu'il était en croisade contre l'indigénisme, contre le wokisme, contre l'intersectionnalité. Et voilà que dans ce gouvernement, vous avez celui qui a introduit la pensée woke en France, qui est maintenant ministre de l'Education. Sur le fond, je ne sais pas ce que fera Pape Ndiaye mais, ce que je vous dis, c'est qu'on a bien du mal à comprendre quelle est la ligne politique de ce gouvernement et quelle est la ligne politique d'Emmanuel Macron."
La gauche inspire le gouvernement ?
Sur la table du Conseil des ministres ce lundi, on retrouvera le premier projet de loi du gouvernement. Il concerne le pouvoir d'achat : revalorisation des retraites et des minima sociaux, chèque alimentation, limitation des prix de l'énergie, dégel du point d'indice des fonctionnaires, augmentation du plafond de la prime Macron. Des mesures qui font penser à Olivier Faure que la gauche n'y est pas pour rien : "Je me félicite du fait que la pression que nous mettons dans cette élection permet déjà de remettre au cœur du sujet la question du pouvoir d'achat qui était jusqu'ici complètement négligée." Mais il faut aller plus loin pour le patron du PS, notamment "le SMIC à 1500 euros."
"Ensuite, il faut mettre en place ce qu'on appelle une conférence salariale, qui remette l'église au milieu du village de manière très laïque, qui permette de dire quelle est l'utilité sociale, revisiter la hiérarchie sociale, faire en sorte qu'on puisse évoquer tous ces métiers qui sont aujourd'hui ceux des premiers de corvée qui ont été salués pendant la période du confinement et qui ont été négligés, oubliés au lendemain de cette période. Il faut donc faire en sorte qu'on puisse revisiter l'ensemble de l'échelle salariale, à commencer par l'égalité entre les femmes et les hommes parce qu'il n'est pas normal non plus que vous ayez des femmes qui, aujourd'hui, en moyenne, gagnent 20% de moins que les hommes à métier égal.
-> http://rf.proxycast.org/963f7094-b387-41ec-b9e7-7faada984c5d/10239-23.05.2022-ITEMA_23034966-2022F10815S0143-22.mp3
Ndlr : dénonce le deux poids-deux mesures entre Abad et Bouhaf de LFI
RaphJ « Le pire des maux est que le pouvoir soit occupé par ceux qui l’ont voulu » (Platon). Abonné·e de Mediapart - 12 Billets - 0 Édition - 5 recommandés
Les derniers sondages confirment une possibilité de plus en plus tangible : l'union de la gauche est en mesure de rafler la majorité absolue à l'assemblée et d'imposer une cohabitation à Macron.
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les français, fatigués par le quinquennat de Macron, et las de voter par défaut, pour la deuxième fois, en "barrage" à l’extrême droite, ne souhaitent pas voir Macron gouverner 5 ans de plus.
Ils sont ainsi 64% à vouloir imposer une cohabitation à Macron.
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577 mini-élections à deux tours, avec un seuil de 12.5% pour le deuxième tour, incluant l’abstention. La plupart des instituts de sondages se contentent donc d'une estimation globale des résultats du premier tour. Quelques instituts fournissent également des projections en siège au second tour, mais sans détailler leur méthodologie.
Plusieurs acteurs indépendants tentent de combler cet écueil. Ainsi Alessio Motta https://twitter.com/MottaAlessio1, maître de conférence en sciences politiques à l'Epitech, publie régulièrement sur son site https://www.mobilisations.org/projection-legislatives des projections en nombre de sièges, en partant des sondages du 1er tour. Sa méthodologie prend en compte les élections de 2017 & 2022, une estimation de l'abstention, un inventaire détaillé des "candidatures dissidentes", et une matrice de report de voix. Le collectif les577 https://twitter.com/Les5774 lui a récemment emboîté le pas et publie aussi des projections détaillées et des "zoom" par circonscription.
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explorer le champ des possibles et de présenter des scenarios plausibles.
En particulier, ces projections mettent en évidence plusieurs réalités :
- La majorité présidentielle n'est pas certaine
- La majorité (relative ou absolue) de la NUPE est de l'ordre du possible
- Les résultats dépendent beaucoup du taux d'abstention
Ainsi, cette projection du sondage Cluster17 du 20 mai https://cluster17.com/barometre-hebdomadaire-s20-legislatives-2022/ donne l'union de la gauche au coude à coude avec la majorité présidentielle. La fourchette haute donne même NUPES à 295 sièges, soit au delà du seuil de majorité absolue (289 sièges).
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Une dynamique à gauche sous estimée par les sondeurs
... captent mal les changements majeurs de l'échiquier politique et s'appuient sur des expérience passées de scrutins similaires.
Sauf que l'union de la gauche n'est pas un scénario classique : la France n'a pas connu une telle union depuis des décennies.
Ainsi, l'abstention, qui joue un rôle crucial dans cette élection est sans doute sur évaluée à gauche.
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ont largement sous estimé le score de Mélenchon au premier tour des présidentielles, de 3 à 6% : largement au delà des marges d'erreur. Même Cluster17, pourtant accusé de favoriser la gauche avait sous estimé le score de la FI de 3%.
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Les fâchés-pas-fachos : une réserve de voix pour l'union de la gauche
... en cas de duel NUPES-LREM, les sondages des présidentielles montrent que l'union de la gauche bénéficierait de 2 fois plus de report de voix du RN que Macron.
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Une prophétie auto-réalisatrice
... le narratif du "3e tour" et de "Mélenchon premier ministre" est en mesure de rendre ce scrutin bien plus tangible, et de mobiliser fortement l'électorat de gauche.
La perspective d'une possible victoire lutte contre l'abstention et rend celle ci d'autant plus probable.
Connu / https://mamot.fr/@RaphJ/108369186722079714 alias #RaphaëlJolivet développeur en autogestion Nice #GiletsJaunes 06 selon https://twitter.com/DanielR71061987/status/1163581045050093574
GOUVERNEMENT MACRON / BORNE : COMMENT FAIRE DU VIEUX AVEC DU VIEUX
Publié il y a 15 heures • 116 vues
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Le Média
Par lemediatv
00:00 · Lancement
02:59 · Au programme de la 144ème édition de la Contre-Matinale du Média TV, présentée ce lundi 23 mai par Théophile Kouamouo…
05:37 · Titrologie : 23/05/2022
Retrouvez la traditionnelle rubrique dans laquelle nous analysons les unes de la presse mainstream et revenons sur leur vision de l'agenda médiatique. Puis, un petit focus sur différents contenus proposés par nos camarades de la galaxie des médias indépendants et alternatifs…
09:51· L’invité Paul Elek : doctorant en sociologie
Depuis vendredi dernier, on connait la composition du premier gouvernement Macron saison 2, ou Macron/Borne. Quel visage politique présente-t-il ? S’est-il agi de maintenir un noyau dur et d’y apporter quelques éléments de buzz en vue d’illusionner quelques électeurs putatifs de NUPES ?
Est-ce, au fond, un gouvernement de transition dans l’attente des équilibres politiques qui sortiront des prochaines élections législatives ?
Réponse avec notre camarade Paul Elek, ancien assistant parlementaire, doctorant en sociologie et analyste politique raffiné.
44:38 · La Dernière Heure : des révélations du Média font bouger la justice en Guinée
En seconde partie d'émission, Thomas Dietrich, journaliste au Média TV, nous proposera une sorte de droit de suite.
Son travail, sur le terrain en Guinée, a en effet permis la mise en examen d’une figure du régime déchu d’Alpha Condé, le président déchu, qui n’avait arraché son troisième mandat que grâce à une impitoyable répression. Qui faut-il juger quand un pouvoir tombe dans un pays du Sud dont profitent les multinationales et les intérêts étrangers profitent à fond ? Uniquement les “autochtones” ? Pourquoi les bénéficiaires occidentaux de ces systèmes politiques violents ne sont jamais jugés ?
Visibilité Publique Publié originellement 23 mai 2022
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes Durée1h 7min 35s
Tr.: ... Basta : la carte des circonscriptions gagnables pour la NUPES ... Guinée seul pays francophone qui n'utilise pas le franc cfa ...