.#Consommation/modes de vie #Économie #Société
L’énergie est le moteur de nos sociétés. Mais peut-être n’avons-nous pas suffisamment vu à quel point elle pouvait aussi être, liée au progrès social ou à la régression. Le développement de la société de consommation a largement été lié au pétrole. À l’heure où les énergies fossiles se raréfient, comment reconstruire le sens, pour ne pas céder à la peur du rien ?
Connu /
https://twitter.com/MelanieCaumes/status/1083451596825157633
"
Mélanie Caumes @MelanieCaumes
Le nihilisme de l'après-pétrole | Gaël Giraud | Revue Esprit - https://esprit.presse.fr/article/gael-giraud/le-nihilisme-de-l-apres-petrole-gael-giraud-37783 … via @RevueEsprit
20:52 - 10 janv. 2019
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Julien Delalande Texte du Tweet Mélanie Caumes @MelanieCaumes 10 janv.
À la mondialisation féodale favorisée par le pétrole pourrait alors succéder une économie-monde démondialisée (pour cause de pétrole trop cher) où les territoires retrouveront un rôle dans l’histoire, et où les citoyens seront capables de produire eux-mêmes et d’échanger de l’nrj
"
*ndlr :
- Mélanie Caumes, pourquoi reconvoquer cet article de 2014 ?
- rép dans le commentaire ? introduire une piste possible ?
- en était à la raréfaction de l'énergie alors qu'en 2019 on en est à construire au plus vite une économie zéro énergies fossiles !
=> questionner ACT
38 minutes
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Gauthier rêvait d'une société sans limites, il est devenu citoyen de Liberland, micro-nation ultralibérale autoproclamée entre la Croatie et la Serbie. Wolfram, tiraillé entre plusieurs identités dans le sud Tyrol veut l'autodétermination pour sa région. Catharina à Copenhague tente de faire perdurer un rêve hippie.
Utopies © Radio France / Claire Braud
Bienvenue 2019 ! Et pour cette première émission, on a choisi d’appeler des gens un peu partout sur ce continent, qui ont eu l'idée folle de vouloir créer un pays, une micro-nation ou de revendiquer l’autonomie de leur territoire. Parfois leurs projets sont anecdotiques, drôles ou poétiques, parfois ils sont ambitieux ou un peu effrayants. Ils sont en tout cas intéressants parce qu’ils remettent en cause des certitudes sur la citoyenneté, sur nos droits et devoirs, sur la vie en communauté et sur la démocratie.
Leurs modèles, hors systèmes, nous interrogent, sur nos systèmes à nous.
Gauthier Lamothe est citoyen du Liberland
Pays qu'il est en train de "construire" avec des personnes originaires du monde entier. Il est en charge de la communication interne et externe du Liberland, il fait de la médiation et parfois anime l’agenda quand le gouvernement fait des réunions. Le Liberland se situe dans une courbe du Danube entre Serbie et Croatie qui n'est revendiquée par aucun de ces deux pays. Il s'agit pour le moment d'un terrain de 7 km carrés peuplé de sangliers, de cerfs, de moustiques. Une micro-nation ultra-libérale non reconnue autoproclamée en 2015 par un entrepreneur libertarien tchèque. Leur drapeau à eux, ils le veulent doré barré de noir. Le liberland serait un pays avec quasiment pas de règles imposées par l'Etat, une grande liberté et une capacité des citoyens à s'auto-réguler. Une Nation où les drogues, les armes seraient en libre circulation, où la justice serait rendue par des arbitres choisis par les parties. Ils se posent des question sur la légitimité, le vote, l'exercice de la démocratie et l'expression de la majorité.
Le site officiel du Liberland
Wolfam a 21 ans, il est germanophone, sa mère est tyrolienne. Lui revendique l'autonomie du Sud-Tyrol.
Enfant, sa grand-mère n'avait le droit de parler qu’italien, on lui interdisait de parler allemand et de retour à la maison on lui interdisait de parler italien. Il existait des écoles souterraines cachées dans des catacombes où le soir, après l’école italienne obligatoire ils apprenaient l’Allemand en secret.
Wolfram dit que lui comme sa grand-mère est donc né en Italie, mais qu’il ne se sent pas Italien, ni d’ailleurs Autriche, il se sent surtout perdu.
Le Sud-Tyrol fait partie de la région la plus riche d’Italie et ils ont obtenu un statut d’autonomie territoriale depuis 1972 qui accorde à la région un fort contrôle de sa gouvernance mais aussi seulement 10 % des impôts payés par les contribuables là bas sont effectivement reversés à Rome.
Le rêve de Wolfram ce serait que le Sud-Tyrol ait sa propre monnaie, ses propres lois, pour qu’ils puissent, comme il dit, eux-mêmes décider.
Un article du Figaro sur le Sud Tyrol
Catharina a 27 ans, elle vit à Christiania
Cet espace autonome dans Copenhague, ancien squat, connu notamment parce que la vente de cannabis y est autorisée. Elle y travaille comme guide parce que le quartier est devenu assez touristique et visité par environ 1 million de touristes par an.
Elle cohabite dans une communauté mixte avec des familles, des mères et des pères célibataires. Ils partagent une grande cuisine et un salon. Chacun a son petit appartement à l’étage, de petits espaces afin qu'un maximum de personnes puissent vivre à Christiania. Ils organisent des tours pour les tâches quotidiennes de la communauté, cuisine et ménage. Pour habiter Christiania, il faut qu'une place se libère, se porter candidat et être sélectionné par les autres habitants.
Le projet a été fondé en 1971 et c’est encore aujourd’hui une communauté hippie. Il n’y avait pas d’infrastructures au début donc les hippies ont tout construit depuis les égouts jusqu’à l’électricité dans toutes les maisons. Les habitants paient un impôt pour la vie de la cité. La marijuana y est en vente libre.
Catharina nous raconte comme les décisions sont prises, comment rien ne se fait à la majorité mais comment la consensus est toujours recherché.
Un article du Monde sur Christiania
Programmation musicale :
William Z Villain - Something beautiful
Utopies
Utopies © Radio France / Claire Braud
L'équipe
Caroline Gillet productrice
Anne Weinfeld Réalisatrice
Martine Meyssonnier Attachée de production
Mots-clés : Monde Union Européenne Société mouvement social
#Santé #Société
Aujourd’hui, en stimulant certaines zones du cerveau, nous sommes capables de traiter des pathologies comme la maladie de Parkinson. Mais les avancées spectaculaires des neurosciences et des neurotechnologies mettent en péril nos mémoires, et nos souvenirs, qui pourraient d’ici quelques années être la cible de cyberattaques. Ces conclusions sont celles de Laurie Pycroft, chercheur en neurochirurgie à l’université d’Oxford, et d'une équipe d'experts en cybersécurité du Kaspersky Lab ayant travaillé avec lui sur un rapport intitulé « Le marché de la mémoire : dans le futur, les cybermenaces cibleront votre passé ». À les entendre, d’ici dix ans, les premiers implants permettant de booster nos mémoires seront commercialisés. Et d’ici une vingtaine d’années, la technologie sera assez avancée pour qu’une « grande emprise sur les mémoires » soit possible. Nous avons contacté Laurie Pycroft pour faire le point sur les risques à moyen et plus long terme, quelque part entre dystopie à la Black Mirror et projets fous façon Elon Musk.
...
« Les dispositifs utilisés comme interfaces avec le cerveau sont aujourd'hui assez simples. Mais ils vont devenir beaucoup plus complexes »
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« Le réseau hospitalier est déjà dramatiquement peu sécurisé »
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« Ce qui est montré dans "Black Mirror" sera probablement faisable dans un futur proche »
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« Un attaquant pourrait infecter leurs implants avec des logiciels malveillants qui les feraient se sentir motivés à l’écoute d’un certain son ou à la vue d'une personne en particulier »
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« Les interfaces cerveau-machine, sous une forme ou une autre, sont presque inévitables »
...
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Un « pacemaker cérébral » pour améliorer notre mémoire ?
Comment doper son cerveau grâce aux neurosciences
Qui sont les adeptes de la neurostimulation ?
Des chercheurs ont augmenté la mémoire humaine grâce à un implant
Neuralink, le projet d'Elon Musk pour augmenter nos cerveaux
Adoxa.info est né en octobre 2018 sur le réseau social Twitter du besoin de diffuser des messages, des analyses guidées par le bon sens et à contre-courant de la doxa médiatique et politique qui nous impose une information « prête-à-penser ». L’actualité y est traitée sous un angle conservateur et écologiste.
Animé par une équipe de contributeurs bénévoles, à l’esprit critique sans être réactionnaire, particulièrement irrités par les actes de propagande et de manipulation des grands médias, Adoxa.info propose un autre regard sur les enjeux de notre époque.
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ndlr :
- connu par les gilets jaunes sur face de livre https://www.facebook.com/groups/275670313154151/permalink/293183228069526/
- site manifestement loyal qui assume, avec une Charte du contributeur exemplaire
- site manifestement nationaliste anti-migrants, niant une partie des effets de la colonisation, promouvant le FN-RN, etc.
- Promotion APPUYÉE de livres comme ceux de Éric Zeymour, de Laurent Obertone LA FRANCE INTERDITE - DOCUMENT - LA VÉRITÉ SUR L'IMMIGRATION - éd ring
- gazous de RT-FR (russia today en français)
- MAIS a une vision de l'écologie "alternative, efficace et non punitive" http://www.adoxa.info/mobilisation-du-17-novembre-loccasion-de-promouvoir-une-ecologie-alternative-efficace-et-non-punitive qui se rapproche de LAEC-LFI en moins étoffé mais intéressant car augurant des convergences dans le cadre des gilets jaunes ++
- http://www.adoxa.info/?s=nucl%C3%A9aire élude l'énergie nucléaire (centrales nucléaires électriques)
- jusqu'où va leur conservatisme ? risques de dérapage (racisme, xénophobie, etc) ? => approfondir, questionner ACT
46 minutes
Et si contre le chômage, on n'avait pas tout essayé ? Depuis bientôt deux ans, dix "Territoires zéro chômeur longue durée" expérimentent un nouveau concept de lutte contre l'exclusion. Le principe : réaffecter à la création d'emplois ce que coûte le chômage, notamment en prestations sociales. Économiquement viable ?
A la recyclerie de Prémery (Nièvre), une des activités créées dans le cadre de l’expérimentation "Territoires zéro chômeur longue durée" © Radio France / Hélène Fily
Emmanuel Macron l'a annoncé en septembre, dans le plan de lutte contre la pauvreté : l'expérimentation "Territoires zéro chômeur longue durée" sera étendue. Depuis bientôt deux ans, dix zones rurales ou urbaines, testent ce dispositif imaginé par ATD Quart Monde. Sont but ? Sortir durablement de la précarité toutes les personnes sans emploi depuis au moins un an sur un périmètre donné.
La méthode ? Proposer des CDI, à temps choisi, payés au SMIC. L'idée est de partir des compétences des chômeurs, d'étudier les besoins du territoire et de mettre en place des activités qui correspondent. Cela peut aller de l'épicerie ambulante à l'aide aux démarches administratives, en passant par l'entretien d'espaces verts. Des activités qui ne doivent pas entrer en concurrence avec les entreprises locales. Plus de 600 emplois ont ainsi été créés depuis début 2017.
le presse-papier
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Et si contre le chômage, on n'avait pas tout essayé ? Depuis bientôt deux ans, dix "Territoires zéro chômeur longue durée" expérimentent un nouveau concept de lutte contre l'exclusion. Le principe : réaffecter à la création d'emplois ce que coûte le chômage, notamment en prestations sociales. Économiquement viable ?
A la recyclerie de Prémery (Nièvre), une des activités créées dans le cadre de l’expérimentation "Territoires zéro chômeur longue durée"
A la recyclerie de Prémery (Nièvre), une des activités créées dans le cadre de l’expérimentation "Territoires zéro chômeur longue durée" © Radio France / Hélène Fily
Emmanuel Macron l'a annoncé en septembre, dans le plan de lutte contre la pauvreté : l'expérimentation "Territoires zéro chômeur longue durée" sera étendue. Depuis bientôt deux ans, dix zones rurales ou urbaines, testent ce dispositif imaginé par ATD Quart Monde. Sont but ? Sortir durablement de la précarité toutes les personnes sans emploi depuis au moins un an sur un périmètre donné.
La méthode ? Proposer des CDI, à temps choisi, payés au SMIC. L'idée est de partir des compétences des chômeurs, d'étudier les besoins du territoire et de mettre en place des activités qui correspondent. Cela peut aller de l'épicerie ambulante à l'aide aux démarches administratives, en passant par l'entretien d'espaces verts. Des activités qui ne doivent pas entrer en concurrence avec les entreprises locales. Plus de 600 emplois ont ainsi été créés depuis début 2017.
Dans la métropole lilloise, l’expérimentation "Territoires zéro chômeur longue durée" a permis l'embauche de 120 personnes en CDI
Dans la métropole lilloise, l’expérimentation "Territoires zéro chômeur longue durée" a permis l'embauche de 120 personnes en CDI © Radio France / Hélène Filly
La grande originalité réside dans le financement du système. Le principe est de réaffecter à la création d'emplois ce que coûte le chômage (RSA, CMU, manque à gagner fiscal...), soit environ 18.000 euros par an et par personne. Des ressources complétées par les revenus tirés des activités mises en œuvre. Au delà des subventions, il y a une vraie logique d'entreprise.
Presque deux ans après le lancement de l'expérimentation, quel premier bilan en tirer ? Le modèle est-il économiquement viable ? Permet-il une réinsertion durable des exclus du marché du travail?
"Territoires zéro chômeur, la fabrique de l'emploi", c'est un reportage d'Hélène Fily.
Prise de son : Fabien Gosset
Réalisation : Violaine Ballet assistée de Stéphane Cosme
Mixage : Benjamin Orgeret
► POUR ALLER PLUS LOIN
- Sur le site Territoires zéro chômeur de longue durée
- Sur le site de l'hebdomadaire Alternatives Economiques : Vers la fin du chômage de longue durée ?
- Le document "Un quartier délaissé fabrique son emploi" sur la métropole lilloise
L'équipe
Jérôme Jadot journaliste
Vanessa Descouraux Journaliste
Géraldine Hallot Journaliste
Violaine Ballet Réalisatrice
Stéphane Cosme Attaché de production
Mots-clés : Société chômage exclusion
territoire_zéro_chômeur_de_longue_durée-TZCLD
Alors que la mobilisation des Gilets jaunes semble s'installer au-delà de la journée d’action de samedi, certains secteurs en lutte (routiers, agriculteurs, infirmiers, retraités, etc.) pourraient-ils rejoindre cette contestation plus générale ?
Mots-clés : Société fiscalité essence manifestations
16h04
Illustration pour l'émission "Comme un bruit qui court"
Comme un bruit qui court
Le petit paysan, l'administration et l'agrobusiness
Par Giv Anquetil, Antoine Chao, Charlotte Perry
Clés :
Société Politique écologie nature travail & emploi agriculture santé animaux Union Européenne
Exemple d'indexation de
https://www.liberation.fr/debats/2018/09/26/maurice-godelier-jamais-et-nulle-part-la-famille-n-a-ete-le-fondement-de-la-societe_1681416
Libération" par "Riff's Links" via shaarli2mastodon connu par https://framapiaf.org/@riff/100808426511609260
donc une instance privée de chaarly ? ACT
Extrait :
"
Ce qui fait société, ce ne sont jamais les rapports de parenté, même dans les sociétés tribales : ce sont les rapports politico-religieux. Ceux-ci englobent tous les groupes de parenté et leur octroient une identité et une unité communes. Ils instituent la souveraineté des groupes humains - clans, castes ou classes - sur un territoire, ses habitants et ses ressources. C’est le politico-religieux qui fait société et non la famille.
[...]
L’humanité est naturellement une espèce sociale. Nous n’existons qu’en société. C’est la nature qui nous a donné ce mode d’existence, et notre cerveau nous permet d’inventer de nouveaux rapports sociaux, de nous transformer. Nous sommes une espèce sociale qui a la capacité - par rapport aux chimpanzés ou aux bonobos - de transformer le point de départ de notre existence, de nous faire autres. L’essence de l’homme, c’est tout ce que l’humanité a inventé pour elle-même. Et ce n’est pas fini : il n’y a pas de principe de clôture.
[...]
Mais ce qui m’a frappé, en tant qu’anthropologue, dans toutes les sociétés que j’ai fréquentées, c’est qu’une grande partie des rapports sociaux, c’est de l’imaginaire pétrifié. La mosquée, l’Eglise, l’art de Goya ou du Greco : une grande partie de ce que nous sommes, de notre vie, c’est de l’imaginaire transformé en réalités sociales, psychologiques et matérielles. [...] Philosophie fondamentale. La croyance à des choses qui n’existent pas constitue une grande part de notre vie, de notre univers mental. Ce n’est pas de l’irréel ordinaire, c’est du surréel, c’est, pour ceux qui croient, plus réel que la vie réelle.
"
Colibris .#Démocratie #Internet
« Passer de la société de la consommation à la société de la contribution »
Pierre-Yves Gosset est directeur et délégué général de l’association Framasoft. Après un parcours l’ayant amené à travailler en tant qu’ingénieur pédagogique pour plusieurs universités, ainsi qu’au CNRS, il coordonne aujourd’hui les multiples projets de l’association, et notamment la campagne Dégooglisons Internet, ainsi que le projet CHATONS, auquel Colibris s’associe pour promouvoir les « outils libres » et les « communs ». Pierre-Yves nous décrypte ici les enjeux de ce combat pour changer le monde du numérique et nos usages.
...
Ce mouvement pour le « libre » et les « communs » est mondial : on sent qu’il y a urgence...
Absolument, car les enjeux sont essentiels pour nos modes de vie. Les GAFAM exercent en réalité une triple domination. Pas seulement une domination technique avec le déploiement de tas de solutions pour l’informatique et Internet, les objets connectés, les voitures autonomes, la robotique, la santé, l’intelligence artificielle, etc. Une domination économique aussi : ce sont les cinq plus grosses capitalisations boursières mondiales, et Google ou Apple disposent chacune de plus de 100 milliards de dollars de trésorerie, ce qui les rend plus puissantes que certains États. Une domination culturelle enfin, puisqu’elles sont aujourd’hui en train de déployer une vision « californienne » (qu’on pourrait qualifier de protestante, blanche, riche, états-unienne, libérale) de ce que doit être le numérique à l’échelle planétaire, influençant largement notre façon de « faire société » – comme le cinéma américain a pu promouvoir « l’American Way of Life » après guerre, mais cette fois d’une façon plus rapide et beaucoup plus efficace.
« Le téléphone portable, c’est le rêve de Staline devenu réalité »
L'universitaire américain Yochai Benkler fait partie de ces intellectuels qui pensent l'impact d'Internet sur nos sociétés depuis les années 1990. Le professeur d'études juridiques entrepreneuriales à Harvard est aujourd'hui membre d'une commission lancée le 11 septembre 2018 par l'ONG Reporters sans frontières et chargée de travailler à la rédaction d’une future « déclaration sur l’information et la démocratie ». Nous avons à cette occasion pu échanger avec l'auteur de The Wealth of Networks (La Richesse des Réseaux) autour de ses thèmatiques de prédilection : les communs, le rôle du domaine public informationnel et de la collaboration décentralisée dans l’innovation et la place de la liberté dans une économie et une société en réseau. Sans oublier de faire le point sur les évolutions récentes du Web, et ce qu'elles impliquent sur nos démocraties et nos sociétés.
...
Des années 1970 jusqu'à la crise économique de 2008, que l'on subit encore, on avait une période de néolibéralisme à droite, accompagnée d'une croissance spectaculaire de l'individualisme à gauche. La combinaison des deux a mené à ce que j'appelle l'oligarchie pluraliste : un ensemble d'engagements à l'individualisme et au pluralisme aux côtés d'une liberté économique qui a conduit à l'émergence d'une oligarchie globalisée. Cela s'est effondré, et nous n'en avons pas perçu les implications jusqu'au mouvement Occupy.
À présent, le politique se situe entre deux tentatives concurrentes visant à remplacer cette oligarchie pluraliste. L'une est le nationalisme économique, et la montée de la droite incarnée par Trump. L'autre pourrait être ce que j'analyse comme les communs pragmatiques : l'idée de construire une économie qui est enchâssée dans la société. Une économie dans laquelle les entreprises seraient contraintes de respecter les individus, et de créer des relations de confiance en ayant un sens de notre destin commun. Tout ceci est contenu dans la notion de communs, qui rejette l'idée que tout est centré sur la propriété individuelle et atomisée et sur les échanges financiers.
Quand j'évoque les échecs cubiques, c'est de ça dont je parle. Pour moi, la gestion des communs ne peut s'envisager sans l'Etat et les entreprises. Et la suite à donner aux communs passe par l'alliance entre les communs ouverts et des communautés autonomes qui offriraient un complément aux systèmes fondés sur la propriété et le marché. Rien n'est binaire, mais nous allons devoir mettre une limite à l'autonomie des marchés afin que l'on ne se considère plus comme étrangers les uns aux autres, mais comme ayant un destin commun au sein d'un espace commun.
.#Société #Internet
Connu par
https://twitter.com/Calimaq/status/1039792056376471552
"
Hervé Le Crosnier a retweeté
S.I.Lex @Calimaq 1 jil y a 1 jour
Très belle interview de Yochai Benkler, notamment ce qu'il dit sur la question des #Communs, très proche de la vision de @mbauwens sur les rapports Etat/Marché/Communs :
0 réponse 30 Retweets 33 j'aime
"
@ouafiak
Les propos du pape François sur les "soins" psychiatriques nécessaires aux homosexuels** n'ont pas manqué de susciter des réactions. Cette attitude qui consiste à faire de l’homosexualité une maladie mentale n'est malheureusement pas nouvelle dans notre Histoire.
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En France, l'homosexualité a été dépénalisée en 1982 mais de nombreuses familles ont continué à considérer qu'il s’agissait d'une maladie. © AFP / FRANCOIS GUILLOT
Il a fallu que la médecine se mêle de nos vies sexuelles pour que toute activité liée au sexe en dehors du mariage (et de la procréation) soit condamnée et classée comme une pathologie. La masturbation, la sodomie et, donc, l'homosexualité n'ont pas échappé à cette règle. Au milieu du XIXème siècle, la religion fait moins recette mais la science, ou plutôt les sciences, prennent une place prépondérante.
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Un "syndrome pédérastique" jusqu'en 1970
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Mots-clés :
Société homophobie François Mitterrand Pape François
Publication date:
août 2018
Author:
Alan Finlay
Publisher:
APC
The purpose of this review was to look back over the past decade of country reports published in Global Information Society Watch (GISWatch) and attempt to identify trends in civil society perspectives on what needed to be done to create a people-centred information society. The period for analysis was, more accurately, just over a decade: 2007-2017, during which a GISWatch report was produced each year – a total of 11 reports. Over this period, 510 country reports covering 97 countries were published, a substantial record of civil society activism on information and communications technology (ICT) and internet rights. Over 1,900 advocacy recommendations – what were called “action steps” – were proposed by authors.
...
This review is a starting point for action – and we hope that activists can use it as a tool for build- ing future strategies. It can be read in conjunction with a similar review on the issue of internet rights and democratisation conducted in 2011 by APC. While it can shed light on gaps in advocacy approaches when addressing new advocacy frontiers, it also suggests that there are advocacy needs from the past that may require renewed attention.
This work was carried out with the aid of a grant from the International Development Research Centre, Ottawa, Canada. The views expressed herein do not necessarily represent those of IDRC or its Board of Governors.
Connu par
"
Sujet: [echanges] Fwd: GISWatch Action Steps: A decade of civil society
advocacy in the information society
Date : Tue, 7 Aug 2018 10:05:23 +0200
De : Frédéric Sultan fredericsultan@gmail.com
Répondre à : Frédéric Sultan fredericsultan@gmail.com
Pour : adherents vecam vecam-adherents@vecam.org,
echanges@bienscommuns.org
"
A l’intelligence collective, la société reconnaissante
François Taddei a remis le rapport « Un plan pour co-construire une société apprenante », aux ministres du Travail, de l’Éducation nationale et de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, lors de la Journée de l’innovation de l’Éducation nationale, aujourd’hui le 4 avril.
Un article qui reprend la présentation en ligne sur le site du CRI et les deux pages du résumé éxécutif du rapport
5 axes pour co-construire une société apprenante :
- ouvrir des tiers-lieux physiques et numériques pour faciliter les échanges de connaissances
- organiser une « fête de l’apprendre » pour célébrer tous les apprentissages
- créer un numéro et un carnet d’apprenant tout au long de la vie pour faciliter la formation, l’orientation et l’insertion
-* développer une recherche interdisciplinaire, internationale et participative sur les nouvelles manières d’apprendre - créer des “labs des métiers de demain” ouverts à tous et de former les formateurs
bâtir un “campus numérique” pouvant fédérer les apports de chaque université et de créer une Alliance internationale pour des sociétés apprenantes et durables, en synergie avec les futures universités européennes - créer un “GIEC pour les intelligences, les apprentissages et les compétences”
Pallier aux inégalités et anticiper les mutations de notre société
Entretien croisés avec Marc Clausse et Nicolas Rivière, les référents de ces enjeux à l’INSA Lyon.
l’énergie SMART. Dans ce domaine par exemple, l’INSA dispose des compétences pour répondre aux problématiques de pilotage intelligent des réseaux et systèmes intégrant une grande part d’énergie renouvelable.
Mots clés Energie Développement durable Environnement Urbanisme
S'estimant victime d'une campagne d'intimidation depuis le recours contre le projet de transformation du Grand Large, la Société de protection des paysages de l'île d'Oléron a porté plainte. La maison de sa présidente, régulièrement insultée par téléphone, a été vandalisée. L'association a tenu, le 10 août, son assemblée générale, dans une ambiance pesante, et en présence d'une poignée de détracteurs.
...
Sa présidente, Monique Vidalenc,... Près de 230 personnes avaient fait le déplacement pour ce compte rendu annuel des activités de l’association qui compte, à ce jour, pas moins de 420 adhérents. Dans son rapport moral, la présidente est revenue sur l’année écoulée et plus particulièrement sur «les mois qui ont certainement été les plus lourds que nous ayons connus. Les projets que nous devons combattre sont de plus en plus monstrueux : le centre aquatique et le casino de Saint-Trojan ont été les premiers exemples de la démesure qui caractérise maintenant les projets qui naissent sur Oléron, élus et promoteurs semblent ignorer que ce territoire reste une île.»
Et la présidente de revenir avec plus de précisions sur les menaces qui depuis plusieurs mois pèsent sur elle, notamment depuis que l’association a déposé un recours contre la transformation de l’hôtel du Grand Large en résidence de prestige.
Lors des enquêtes publiques et des réunions de la Commission départementale de la nature des paysages et des sites (CDNPS), le délégué de la SPPEF n’a pu que déplorer la prolifération des parcs éoliens au détriment des riverains et des beaux paysages de plaine, les campagnes de la Charente-Maritime étant sacrifiées à l’industrie éolienne...
Marc Fardet, délégué de la SPPEF pour la Charente-Maritime
Rochefort, juillet 2016.
marc.fardet@gmail.com
Ndlr : SPPEF ?
wikipédia -> Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France, dont le nom d'usage est Sites & Monuments, est la plus ancienne association nationale de défense du patrimoine. Fondée en 1901
directeur de la publication : Alexandre Gady
Hébergement du site : OVH
Nos coordonnées
Adresse : 39, avenue de La Motte-Picquet 75007 PARIS
Téléphone : 01 47 05 37 71
Courriel : contact@sppef.org
Farideh RAVA : secrétaire administrative et d’édition
Courriel : farideh.rava@sppef.org
Les adhérents ont élu, mardi, les dix membres qui constituent le bureau de l’association. Photo E. D.
L’assemblée générale de la Société de protection des paysages de l’île d’Oléron (SPPIO) s’est tenue mardi soir à la mairie du Château..
Ils étaient plus d’une cinquantaine à être venus assister à la 42e assemblée générale de la SPPIO mardi dans la salle des mariages de la mairie du Château.
À l’ordre du jour : un bilan des actions menées durant l’année par l’association et le vote des adhérents pour l’élection du bureau.
Pas de grande surprise, le conseil d’administration présidé par Monique Vidalenc a été élu à l’unanimité, et il n’y a pas eu d’oppositions faites contre les actions engagées.
La liste de ces dernières est d’ailleurs plutôt conséquente.
Halte aux mobil-home
La réunion s’est ouverte en évoquant le souhait de l’association que l’écotaxe soit adoptée dans l’île. La présidente a tenu à lister les projets environnementaux qui ont pu être réalisés grâce à cette taxe sur la voisine, Ré. La SPPIO est également revenue sur la volonté de l’association des propriétaires de terrains de loisirs d’Oléron (APTLO) de créer des hameaux sur les lieux où les terrains à camper sont déjà présents ou sur de nouveaux sites (voir « Sud Ouest » du vendredi 18 juillet). Monique Vidalenc a précisé que l’association « tentera d’empêcher de miter le terrain oléronais pour implanter des mobil-home partout ».
La présidente a cependant tenu à féliciter des journalistes du « Point » pour un article peu élogieux sur le rond-point de la vigne à Saint-Pierre. Elle a également confié « avoir eu une petite satisfaction en voyant que la Poste sur ses planches de timbres sur les îles avait choisi deux paysages oléronais contre un sur l’île de Ré ».
La soirée s’est conclue par un pot entre le bureau, les adhérents insulaires ou habitants secondaires.