La répression, les menaces et intimidations s’accentuent contre les opposants aux mégabassines
Violente et frontale, la répression qui a frappé les opposant.es aux mégabassines à Sainte-Soline fin octobre s’inscrit dans la continuité
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Connue / TG du 19/11/22 à 11:07
Dans une étude publiée le 14 novembre dans la revue Nature Food, une équipe de chercheurs montre que réduire notre consommation de viande pourrait « amortir » les chocs alimentaires mondiaux, notamment celui lié à l’invasion russe en Ukraine.
🌱 Article : 2 minutes
Connue / TG du 19/11/22 à 11:07
C’est une véritable injustice : les pays les plus touchés par le changement climatique en sont pourtant les moins responsables... Et cette injustice, s’en ajoute une autre : ils doivent s’endetter pour faire face aux catastrophes climatiques, auprès des pays riches les plus émetteurs de gaz à effet de serre. En d’autres termes, ce sont les pays les plus vulnérables qui payent doublement les conséquences des pays pollueurs.
🌱 Vidéo : 6 minutes
Connue / TG du 19/11/22 à 11:07
Qatar 2022 : la Coupe du monde en onze absurdités
Stades à usage unique, avions toutes les dix minutes, ouvriers morts... De nombreux scandales entachent la Coupe du monde de football au Qatar. Zoom sur les onze plus importants.
🌱 Article : 10 minutes
Connue / TG du 19/11/22 à 11:07
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Le Comité Centrales est un collectif ligérien nomade, contre les échelles industrielles et l’atomisation du monde, pour des autonomies locales fédérées par bassin-versant. Toutes les infos sur notre collectif ici : https://comitecentrales.noblogs.org/
Ce premier film a été réalisé avec les moyens du bord et grâce à l’accueil vibrant des vieux fourneaux des luttes des quarante dernières années. Nous avons d’autres projets pour prendre soin du passé, du présent et du futur de la lutte antinucléaire et des luttes écologistes et décoloniales en général.
Si vous avez apprécié le film et si vous souhaitez nous soutenir nous avons besoin d’acheter du matériel et de financer nos déplacements, vous pouvez faire un don à notre association : https://www.helloasso.com/association...
Connue / TG du 19/11/22 à 21:13
Visionner >10:56 ACT
19:23 - #edf #crise #energie #énergie - 227 k abonnés - 649 028 vues - 1 477 commentaires
L’électricité.
Pour nos anciens, c’était une force miraculeuse qui apportait chaleur et lumière dans les maisons et de l’énergie en plus pour les mécaniques agricoles.
Pour nous qui sommes nés dedans, elle fait partie du décor.
On a grandi avec elle.
Très tôt, on nous apprend à ne pas mettre les doigts dans les prises, et à bien se sécher les mains avant d’actionner l’interrupteur, et nous l’apprenons ensuite à nos enfants.
Tiens mais oui, au fait ?
D’où il vient, le courant ?
En France, ce courant à un nom.
Depuis 77 ans, il alimente nos chaudières, nos écrans, les machines de nos usines grâce à l’existence d’un seul acteur, EDF, pour Electricité de France.
Ce seul nom évoque à nos parents des images qui sont bien différentes de celles que nous nous en faisons aujourd’hui.
EDF, c’était la fierté de la France, une incroyable aventure industrielle qui nous a permis de gagner notre titre de maître de l’atome.
Pendant plus de 60 ans, notre pays s’est appuyé sur son fournisseur d’électricité pour accompagner les besoins de sa croissance et longtemps, le monde entier a pris pour modèle notre réseau de centrales et de distribution gigantesques et performants.
Mais depuis 15 ans, les genoux du colosse insubmersible commencent à plier sous le poids d’un enchaînement de mauvais choix et d’une conjoncture effroyable.
Aujourd’hui je vais vous parler de la lente descente aux enfers d’EDF, qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il était, et dont l’avenir ne s’annonce pas très brillant, sans mauvais jeu de mots.
Je vais vous raconter comment il est passé de premier producteur d’électricité nucléaire en Europe et deuxième dans le monde, à 5ème roue du carrosse.
Vous voyez quelque chose dont nous n'avons pas parlé en dans cette vidéo? Dites-le-nous en commentaire.
Moments clés :
- 3:21 : 8 avril 1946
- 5:10 : 30 glorieuses
- 5:59 : Georges Pompidou
Connue / TG du 19/11/22 à 01:20
Le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti a publié une circulaire demandant aux procureurs une réponse pénale systématique à l'égard des manifestants anti-bassines
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Jean-Jacques Guillet, opposant de longue date aux bassins de rétention et membre du collectif "Bassines, Non Merci !" estime que cette circulaire "dénote l'attitude d'un gouvernement qui n'a toujours rien compris, et qui affiche un mépris permanent. On se moque de nous, on nous humilie, on nous provoque. Le mépris ne peut engendrer que de la violence" assène-t-il. Mais il ne s'inquiète pas des conséquences que pourrait avoir cette circulaire sur les actions prochaines. Au contraire. "Ça ne change rien à notre détermination, au contraire. À chaque fois qu'ils durcissent le ton, qu'ils veulent faire les gendarmes, c'est mieux qu'une campagne d'affichage pour nous, ça mobilise dans notre camp" ironise-t-il. Et il garde aussi sa confiance dans la justice" on peut espérer que dans notre pays, la justice est indépendante et ce n'est pas un délinquant qui va donner des leçons !" En référence au renvoi du ministre Dupond-Moretti pour prise illégale d'intérêts par la Cour de justice de la République.
Clés : manifestation ; social ; économie ; justice ; société
Association médiation pour tous : financer les médiateurs et les lieux de médiation ; accompagner la création de projets de médiation conformes à la théorie de la médiation ; accompagner la recherche pour mieux former les médiateurs.
Ici depuis 09 déc. 2019
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Jean-Luc @JLPM@framapiaf.org
#Angoulême 26 novembre 2022
Déambulation dans les rues pour dire STOP AUX VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
#STOPviolencesFaitesAuxFemmes #Collectif8mars #VSS #JournéeMondiale #LutteContreLesViolencesFaitesAuxFemmes
VIOLENCIA CIAO Toutes les violences, Toutes les femmes, Tous les pays LE COLLECTIF VOUS ATTEND Samedi 26 novembre 2022 13 h Place Saint-Martial - On (se) prépare ensemble 15 h On déambule dans les rues Journée Mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes
LOGO du Collectif 8 mars Angoulême - Charente Ce texte placé en bas dans un rectangle encadré. Au dessus, des personnes féminins aux vêtement multicolores, dont une avec un bébé dans les bras, exprimant leur colère avec un personnage en gros plan au milieu vociférant et tenant une pancarte avec comme inscription "8 MARS"
20 novembre 2022 à 23:24 · · Web · 0 · 0 · 0 · Ouvrir sur le web
Connu / https://www.facebook.com/events/9328453297180669
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SAMEDI 26 NOVEMBRE 2022 DE 13:00 À 17:00 UTC+01
VIOLENCIA CIAO
Angoulême
Détails
Évènement de Collectif 8 mars Angoulême-Charente
Angoulême
Outdoors
En savoir plus sur les recommandations relatives au COVID-19
Durée : 4 h
Public · Tout le monde sur ou en dehors de Facebook
Le Collectif 8 mars Angoulême-Charente nous rassemble pour la Journée Mondiale de Lutte contre les Violences faites aux Femmes.
13h : Place Martial au kiosque "Les causeuses" pour préparer la déambulation ensemble. Apportez des grands cartons (on fournit la colle, les marqueurs etc.), des photos, des slogans, des faits, des chiffres, pour faire des pancartes et des panneaux humains (à porter). Répétition de Bella Ciao en farsi, que nous chanterons en soutien aux iraniennes.
15h : Déambulation dans le centre ville, arrêts pour uppercuts textuels et chants.
16h : Retour Place St Martial aux Causeuses, pour échanger, partager des informations (stands), accrocher nos pancartes et panneaux.
Code Fringue : noir et orange Voir moins
Causes
Organisateur
Collectif 8 mars Angoulême-Charente
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Comment rester optimiste dans la France d’aujourd’hui ? avec Jean Viard
Samedi 19 novembre 2022
Jean Viard, sociologue, auteur de “Le révolution que l’on attendait est arrivée. Le réenchantement du territoire” (Collection Mikros essai, éditions de L’Aube) - Hamilton_REA
Le grand face à face
Provenant du podcast
Le Grand Face-à-face
L’invité du « Grand Face-à-Face XXL » est Jean Viard, sociologue, auteur de “Le révolution que l’on attendait est arrivée. Le réenchantement du territoire” (Mikros, éditions de L’Aube). Une émission en public depuis la ville de Poitiers.
-> https://rf.proxycast.org/ba5e69a2-c2c5-4cd9-af66-2b4a3e3524ab/18558-19.11.2022-ITEMA_23201389-2022F30378S0323-22.mp3
En 5 ans, la lutte contre les immenses retenues d’eau, les mégabassines, a pris de l’ampleur. Reporterre détaille comment elle est montée en puissance : soutien des scientifiques, art de la joie, ...
Connu/ TG 18/11/22 à 12:39
« je me disais encore hier soir qu'il me manquait quelque chose pour descendre les poubelles. » Anémone, actrice et habitante intemporelle de Sainte-Soline Déjà deux semaines se sont écoulées
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Connu/ TG 18/11/22 à 9:04
Clés : Enquête EDF Framatome Organisation industrielle
Comment EDF a remis sur les rails la filière nucléaire française... et la prépare à bâtir des EPR2
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En trois ans au lieu de deux, le plan Excell de reconquête dans la confiance dans la filière nucléaire d’EDF a presque atteint son objectif: être prêt à construire de nouveaux réacteurs en France. Retour sur cet immense chantier, et les défis qu'il reste à relever.
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Aurélie Barbaux
18 Novembre 2022 \ 08h00
7 min. de lecture
Comment EDF a remis sur les rails la filière nucléaire française... et la prépare à bâtir des EPR2
© EDF Energy
Le plan Excell d'EDF ne vise pas seulement à remettre la filière nucléaire française sur les rails pour construire les EPR2 en France, mais à éviter de nouveaux dérapages sur le chantier d'Hinkley Point C au Royaume-Uni.
Trois ans après son lancement en décembre 2019 par Jean-Bernard Levy, c’est l’heure du bilan pour le plan Excell d’EDF, qui vise à assurer la reconquête de la confiance dans la filière nucléaire. Et il semble plutôt positif. «Malgré le contexte énergétique, qui pourrait rendre mes propos décalés, Excell, c’est puissant et progressivement, cela délivre», assure Alain Tranzer, un ancien de PSA (désormais Stellantis) arrivé fin avril 2020 au poste, nouvellement créé alors chez EDF, de délégué général à la qualité industrielle et aux compétences nucléaires. Seuls quatre des 30 objectifs fixés ne sont pas complètement atteints. «Un coup de collier reste à donner», convient celui qui assure sa mise en oeuvre d'Excell.
[...]
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Crise financière: la descente aux enfers? Gaël Giraud, Raphaël Rossello & Gilles Raveaud [EN DIRECT]
Publié il y a 3 semaines • 1K vues
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Publié originellement23 octobre 2022
CatégorieActualité & Politique
LicenceAttribution
LangueInconnu
ÉtiquettesThinkerview
Durée2h 50min 14s
2 Commentaires
Connue / mel de PDR du 17/11/22
Ndlr : terminer >11:40 ACT
13 signatures (23 au 18/11/22)
Destinataire(s) : Léonore Moncond'huy (Mairesse de Poitiers), Florence Jardin (Présidente du conseil communautaire de Grand Poitiers), les représentant.e.s des communes de Grand Poitiers, les député.e.s de la Vienne
POITIERS - STOP AU GASPILLAGE ENERGETIQUE
Pour le climat et le pouvoir d'achat, stop au gaspillage énergétique !
Alors que la crise énergétique s’aggrave et que ce sont les plus précaires qui en pâtissent, il nous semble cohérent et juste que notre collectivité locale révise son RLPI (Règlement local de publicité) et que les commerçant.e.s jouent le jeu d’une sobriété énergétique nécessaire.
Pourquoi faut-il agir maintenant ?
...
A ce jour, sur Grand Poitiers, les horaires d'extinction des pubs lumineuses sont de 23h à 7h du matin, sauf exceptions. Nous demandons une révision de ce règlement local de publicité. Nous avons le pouvoir de donner l’exemple, de poursuivre une politique locale ambitieuse pour l’écologie et la justice sociale.
Notre ville et notre communauté de commune doivent prendre les mesures suivantes de manière urgente.
Nous demandons :
- L’extinction des panneaux lumineux et écrans publicitaires en continu, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, et pas uniquement de 23h à 7h du matin. Cela inclut également les panneaux numériques dans les vitrines des magasins.
- L’extinction des vitrines et enseignes lumineuses le jour, puis dès la fermeture des magasins, et non pas 1h avant l’ouverture et 1h après la fermeture.
- L’arrêt de l’installation de nouveaux panneaux publicitaires lumineux ou rétro-éclairés
- L’extinction des lumières des bureaux dès la fermeture.
De plus, nous demandons à ce que ces mesures soient pérennisées au-delà de la période de tension hivernale, afin d’enclencher le virage sociétal nécessaire pour atteindre nos objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.
Prenons exemple de la ville de Mordelles, première ville bretonne à dire non à la publicité depuis le 31 octobre 2022. Notre ville aussi doit s’inscrire dans le sens de l’Histoire et mettre en place des solutions ambitieuses !
Greenpeace Poitiers, Extinction Rébellion Poitiers.
Source : Selon l’Ademe, la consommation annuelle d’un panneau publicitaire de 2m2 serait d’environ 2000 kWh par an. Selon l’Agence Française de l’Energie, la consommation annuelle d’un ménage serait comprise entre 1500 et 2200 kWh (hors chauffage et eau chaude, selon la superficie du logement et le nombre d’occupants du foyer)
Connue /*
🔴🏛 Rendez-vous à 14h pour une conférence de presse marquant les 4 années de mobilisation du mouvement des Gilets jaunes en présence de député•e•s LFI-NUPES et de gilets jaunes !
À suivre en direct : https://www.youtube.com/watch?v=JR7MY35HNbM
🌐 Partagez :
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YouTube (https://www.youtube.com/watch?v=JR7MY35HNbM)
🔴 EN DIRECT | 4 années de mobilisation : justice pour les Gilets jaunes !
🏛 Rendez-vous ce jeudi 17 novembre à 14h pour une conférence de presse marquant les 4 ans du début de la mobilisation des Gilets jaunes !
En présence des député•e•s LFI-NUPES : Raquel Garrido, Arnaud Le Gall, Andrée Taurinya
... et des Gilets jaunes : Priscillia Ludosky, Jérôme Rodrigues et Farouk Largo.
Connu / TG du 17/11/22 à 13:10
🔴🏛 Rendez-vous à 11h ce jeudi pour une conférence de presse dédiée à la présentation de notre nouvelle commission d'enquête populaire #AlloCollectivités, autour de l'impact de l'inflation sur les collectivités territoriales.
En direct : https://www.youtube.com/watch?v=xILctYK4OZA
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YouTube (https://www.youtube.com/watch?v=xILctYK4OZA)
🔴 Conférence de presse | #AlloCollectivités : Les collectivités face à l'inflation
Rendez-vous ce jeudi 17 novembre à 11h pour suivre en direct la conférence de presse.
Connu / TG du 17/11/22 à 10:45
"2050, ouvrons les yeux": comment le réchauffement climatique va bouleverser nos vies
Le monde remportera-t-il la bataille contre le réchauffement climatique? BFMTV vous propose une émission d'anticipation exceptionnelle
Connu / TG du 17/11/22 à 10:04
Anthropologue, Philippe Descola, a consacré une partie de son travail à proposer de nouvelles façons d’habiter la Terre. En déconstruisant l’idée de « nature », il appelle à changer radicalement nos relations avec le monde vivant et les non-humains. Entretien.
Alternatives
Temps de lecture : 18 minutes #interviews #innovation politique #zad
basta! : Votre dernier livre, Ethnographies des mondes à venir, coécrit avec Alessandro Pignocchi, tout comme le documentaire dont vous êtes le sujet principal, Composer les mondes, d’Eliza Levy [1], tissent tous deux un parallèle entre ce que vous avez pu observer chez les Achuar en Amazonie, puis sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Philippe Descola : Un même mouvement de refus de l’appropriation privative des communs, qui participe aussi d’une autre façon de s’attacher à son territoire. Dans leurs luttes contre la spoliation territoriale, les populations autochtones s’efforcent toujours de mettre en évidence que les territoires qu’elles habitent ne sont pas simplement des « gagne-pain »
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Vous dites que les zadistes expérimentent une « cosmopolitique inédite »...
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les non-humains font désormais partie du régime politique : ils ont un rôle à jouer dans la vie collective et dans les institutions, en tout cas il convient d’aménager celles-ci pour que les non-humains puissent y prendre toute leur part.
« Il convient d’aménager la vie collective et les institutions pour que les non-humains puissent y prendre toute leur part »
Et c’est inédit parce que ce registre d’attention là n’avait rien de spontané, au vu de l’origine urbaine de beaucoup d’occupants de la ZAD. D’ailleurs, au départ, le principe d’identification qui concourt à la défense du lieu résultait sans doute bien plus de l’opposition à un adversaire commun – un grand projet d’aéroport, inutile et coûteux. Mais cela ne suffit pas pour s’attacher à un lieu. Les zadistes ont appris à s’identifier progressivement à des plantes, à des animaux, au bocage et à tout un milieu de vie. Ils ont appris à reconnaître son caractère distinctif, à découvrir les singularités propres des plantes et des animaux qu’ils côtoient au quotidien. Et je trouve cet apprentissage particulièrement intéressant, car il signifie qu’il n’y a pas d’inéluctabilité à la séparation des humains avec le vivant dans ce que j’appelle le « naturalisme ».
... l’une des quatre « ontologies », c’est-à-dire l’une des quatre grandes façons d’être au monde, que vous identifiez dans votre ouvrage de référence, Par-delà nature et culture [2]. À la différence de l’animisme, du totémisme ou de l’analogisme, le naturalisme stipule une parfaite dichotomie entre nature et culture.
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a rendu possible ce mouvement de privatisation des « communs » – c’est-à-dire tous ces éléments non humains partagés par des groupes d’humains : l’eau, les forêts, les pâtures, mais aussi le savoir, par exemple – en les transformant en « ressources ». Celles-là mêmes qui ont ensuite permis, d’abord par la politique d’exploitation du travail et des matières premières dans les colonies, puis par le développement de la révolution industrielle qui en a découlé, une accumulation sans précédent de capital, avec toutes les conséquences écologiques et sociales que l’on connaît aujourd’hui. Autrement dit, par la tournure de pensée qu’il a induite chez les Européens à partir du 17e siècle et qui s’est ensuite accéléré et répandu à travers le monde, le naturalisme a été la condition de possibilité du capitalisme, son soubassement.
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l’État chinois participe complètement à la grande bataille productiviste, basée sur cette idée démiurgique de contrôle et de transformation des ressources…
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le concept d’anthropocène me paraît mal nommé, et qu’un terme comme « capitalocène » serait bien plus juste : c’est bien une petite proportion de l’humanité qui, par sa gloutonnerie, a mis la totalité des humains dans une position terrible, en remettant en cause les possibilités de l’habitabilité sur Terre.
En quoi la relation des Achuar à leur environnement est-elle donc si différente ?
... une « continuité des intériorités » : les capacités morales et cognitives ne sont pas réservées aux groupes humains, les Achuar décèlent également une subjectivité, et des intentions, chez les non-humains ... n’ont pas de terme pour désigner la nature
...
L’anthropologie permet de « dés-eurocentrer » le regard, et en l’occurrence, cela m’a aussi appris à « dés-anthropocentrer » les concepts que j’utilisais.
Après tout, les sciences sociales sont des héritières directes de la philosophie des Lumières, et si tout le monde utilise à présent les concepts de « nature », de « culture », de « société », il ne faut jamais oublier qu’ils ont une histoire tout à fait singulière, qui nous est propre, en Europe. L’anthropologie invite à remettre en question toutes ces notions et à en proposer d’autres.
...
l’anthropologie donne à voir des peuples contemporains qui nous offrent d’autres choix collectifs. C’est un tremplin pour imaginer d’autres futurs possibles.
... déconstruction ?
... principale qualité de l’ethnographe, c’est l’humilité ... L’anthropologue est entre deux mondes, il doit abandonner en partie celui dont il vient, sans être jamais entièrement dans celui qui l’accueille. Et c’est parce qu’il a cette distance qu’il peut être efficace, en faisant ainsi varier les paramètres de son propre monde à partir des paramètres du monde où il a choisi d’élire domicile.
Est-ce cela qui vous a conduit à vous éloigner progressivement du marxisme, dont vous avez été un compagnon de route pendant longtemps ?
... double imposture qu’a bien mis en évidence Pierre Charbonnier dans son livre Abondance et liberté ... Marx l’avait vu également d’une certaine façon, à travers la théorie du *fétichisme de la marchandise
...
déconstruire le dualisme nature-culture n’offre pas beaucoup de prises concrètes, face à l’urgence de la crise écologique et l’ampleur des dégâts, voire que cela contribuerait à dépolitiser le sujet. Et que, si l’on considère le capitalisme comme le premier facteur responsable de la crise écologique, alors c’est à lui qu’il faut s’attaquer en priorité. C’est en substance ce que défend par exemple un penseur comme Frédéric Lordon [3]. Que répondez-vous à cela ?
Qu’il faut, bien évidemment, lutter contre les institutions qui propagent et rendent possibles l’accumulation capitaliste, ça va de soi. Je n’ai jamais caché mes opinions là-dessus. Mais qu’est-ce que ça veut dire, aujourd’hui, être anticapitaliste ? Quelle forme ça prend ? Est-ce que c’est le « Grand Soir », est-ce qu’on compte faire la Révolution et pendre tous les patrons au réverbère ? Il y a une erreur profonde sur l’état de la situation historique, qui ne s’y prête pas. C’était déjà le cas quand j’étais militant à la Ligue communiste révolutionnaire (ancêtre du NPA, ndlr) dans ma jeunesse, et c’est précisément la raison pour laquelle j’en suis parti. Notre espoir, complètement fou, c’était de devenir l’avant-garde du prolétariat, mais on ne s’était pas rendu compte que le prolétariat, tel qu’on le concevait, était en train de disparaître puisque la classe ouvrière elle-même était en train de disparaître…
...
tout faire en même temps, à la fois se battre contre les institutions du capitalisme, mais aussi produire des alternatives concrètes
...
La ZAD porte un projet de vie communal, dans lequel les terres, comme le travail, sont en commun ... forme d’entraide, de solidarité. Dans lequel les décisions politiques, c’est-à-dire celles qui concernent la vie collective, sont prises par discussion – c’est donc une démocratie participative plutôt que représentative. Ce qui est à la fois extraordinaire, avec un fort effet d’exemplarité, mais aussi très coûteux, puisque cela exige de rechercher et obtenir en permanence le consensus. Et de ce point de vue là aussi, on devine que cela peut être très inquiétant pour des politiciens qui considèrent qu’une fois que le citoyen a mis son bulletin de vote, il n’a plus le droit à la parole !
Au fond, la ZAD propose un récit alternatif qui est porteur d’enthousiasme. Ce n’est pas pour rien qu’il s’en crée un peu partout : contre les retenues d’eau pour la neige artificielle comme à La Clusaz, contre les mégabassines dans l’agriculture, contre des projets d’aménagement urbain, comme aux Lentillères à Dijon… C’est une forme d’occupation du territoire qui fait tache d’huile. Au début, c’est toujours une mobilisation contre un projet, et ensuite, cette mobilisation se stabilise en un mode de vie particulier. Cela m’a beaucoup frappé lorsque j’y étais, en juillet dernier, pour le festival « Zadenvies » : tous ces jeunes sont là en quête d’une altérité possible, d’une autre façon de voir et d’être ensemble. C’est ce qui est passionnant, ces modes d’action engendrent des modes de vie. Et de la joie, aussi, il faut voir l’enthousiasme à partager ces luttes. Tant mieux, car le militantisme ne doit pas être une martyrologie !
Ce 19 novembre, Barnabé Binctin anime une rencontre avec Philippe Descola lors du Festival du livre et de la presse d’écologie (Felipé), après la projection du documentaire Composer les mondes, d’Eliza Levy (horaires : 12h15 - 14h10).
[1] Pour la diffusion en salles et sur plateformes voir ici.
[2] Gallimard, 2005 ; réédition coll. « Folio essais », 2015.
[3] Dans un billet intitulé « Pleurnicher le vivant », qui s’en prend notamment à Bruno Latour (voir sa réponse dans nos colonnes) et à la nouvelle école de pensée qui lui est associée, Frédéric Lordon estimait par exemple que « se retrouver propulsé dans la position très politique de "la pensée-à-la-hauteur-du-péril" sans jamais prononcer la seule parole politique à la hauteur du péril, sans jamais dire que la Terre est détruite par les capitalistes, et que si nous voulons sauver les humains de l’inhabitabilité terrestre, il faut en finir avec le capitalisme, c’est un exploit ». Lire le texte complet sur Le Monde diplomatique.
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