L'Obs Société Planète
Et si le monde apprenait à être moins dépendant de ce qui le détruit ? La pandémie devait inciter l’Europe à renoncer à son addiction au pétrole, souligne Matthieu Auzanneau, directeur du Shift Project.
Temps de lecture 5 min
Karnes City, Texas, le 8 avril 2020. (ERIC GAY / AP / SIPA)
C’est la grande dégringolade : alors que le monde se confine pour tenter d’enrayer la propagation du Covid-19, la consommation de carburants et le prix du baril de pétrole sont logiquement en chute libre un peu partout dans le monde. Selon les prévisions de l’Agence internationale de l’Energie (AIE), la demande mondiale quotidienne de pétrole pourrait baisser de 29 millions de barils ce mois-ci, soit environ 30 % de moins qu’en avril de l’année dernière.
Quel impact peut avoir cette crise ? Est-ce une bonne nouvelle pour le climat ? Les réponses de Matthieu Auzanneau, directeur du Shift Project (groupe de réflexion sur la transition énergétique) et auteur du livre « Or noir, la grande histoire du pétrole » (La Découverte).
La crise du coronavirus accélèrera-t-elle la transition écologique ?
Conséquence du confinement, la consommation de pétrole est en train de s’effondrer au niveau mondial. Cette situation est-elle inédite ?
Ce que l’industrie pétrolière est en train de vivre est sans précédent dans l’histoire. Jamais nous n’avions observé un effondrement aussi brutal de la demande. On estime aujourd’hui que celle-ci a diminué entre un tiers et un quart. Autrement dit, nous sommes revenus au niveau de consommation de pétrole qui prévalait à la fin des années 1990, avant le grand boom de la Chine et de l’Inde. C’est un peu comme si le récent essor de ces deux puissances n’avait pas existé ! Après la crise économique de 1929, une baisse similaire de la demande avait été observée, ...
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Connu / https://twitter.com/SebBillard/status/1252131109871198210
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Conversation
Sébastien Billard
@SebBillard
Alors que la demande de pétrole et le prix du baril dégringolent, @OIL_MEN
décrypte dans cet entretien les impacts que cette crise inédite pourrait avoir sur le secteur (et sur la transition écologique)
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plateforme décentralisée et non-censurable donnant accès à une version restaurée des enregistrements - ainsi débarrassés de leurs grésillements - des cours dispensés par Michel Foucault au Collège de France entre 1972 et 1984.
... repose sur la technologie IPFS. Chaque enregistrement y est découpé en une multiplicité de petits fragments eux-mêmes éparpillés à travers une multiplicité de serveurs. Cette fragmentation-dispersion de la donnée, rendant inassignable « l’hébergeur » de ces enregistrements, constitue la meilleure défense contre la censure.
Nous pensons aussi que Michel Foucault aurait apprécié le procédé : c’est, après tout, par ce type de dispersion que s’organise l’art de n’être pas tellement gouverné. Sa voix se dupliquera désormais de serveurs en serveurs, de fragments en fragments, comme une épave heureuse. Nous espérons ainsi que cette technologie permettra à la voix de Michel Foucault de vivre éternellement.
Pour des raisons techniques nous publierons un cours par semaine. Actualité oblige, nous inaugurons le lancement de cette plateforme avec la publication de « Naissance de la bio-politique ». Dans ce cours, dispensé entre 1978 et 1979, Michel Foucault analysait « la manière dont on a essayé, depuis le XVIIIe siècle, de rationaliser les problèmes posés à la pratique gouvernementale par les phénomènes propres à un ensemble de vivants constitués en population : santé, hygiène, natalité, longévité, races… »
https://freefoucault.eth.link/
La rédaction Environnement , Gaz naturel , Climat , Allemagne , Espagne
Infographie Le gaz naturel aurait pû faire une énergie fossile de transition acceptable. Mais c’était compter sans les fuites de méthane…
En émettant 230 grammes de CO2 par kilowattheure produit, le gaz naturel est significativement plus propre que le charbon.
Cétait pourtant bien parti. En 2019, le remplacement du charbon par le gaz pour la production d’électricité a permis d’éviter l’émission de 100 millions de tonnes de CO2 dans les économies avancées, notamment aux États-Unis et en Europe, en raison des prix record du gaz naturel sous les 20 euros du mégawattheure (MWh). Combinées à une croissance des énergies renouvelables, à l’augmentation du nucléaire et à une baisse de la demande d’électricité, les émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie se sont stabilisées en 2019, observe l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Ndlr : vérifier ACT
Aurélie Barbaux Engie , Environnement , Gaz naturel , Transition énergétique , Gaz renouvelable
Dossier Face à des feuilles de route climat et énergie qui veulent sortir le gaz naturel du mix énergétique français, les gaziers misent tout sur les gaz renouvelables.
À fin 2019, la France comptait 827 unités de production de biogaz, dont 693 agricoles
Comme l’Allemagne qui veut sortir du charbon d’ici à 2038, la France voudrait, elle, sortir du gaz naturel d’ici à 2050. Représentant 20 % de l’énergie finale consommée dans l’Hexagone, "il devra être supprimé du mix énergétique de 2050", selon la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), dont on attend sous peu le décret.
La politique environnementale de Total et celle de Vinci comme cours aux lycéens ? C’est ce que propose un site de ressources pour les sciences économiques et sociales (SES). Il est validé par l’Éducation nationale. Des professeurs protestent.
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site Melchior, qui propose aux élèves et professeurs de SES des ressources pédagogiques. L’affaire est sérieuse : les cours sont rédigés par des inspecteurs et enseignants de l’Éducation nationale (la Melchior Team) avec l’aide de chercheurs en sciences économiques et de gestion (les Melchior Angels). Le tout est contrôlé par un inspecteur de l’Éducation nationale. Melchior est issu d’un partenariat entre la vénérable institution et l’Institut de l’entreprise, un think tank regroupant plus d’une centaine de grandes entreprises françaises, dont Vinci, Air Liquide, Sanofi, Sodexo…
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Association des professeurs de SES (Apses) ... « L’utilisation de ces ressources est régulièrement conseillée par des courriels de notre inspection, précise Solène Pichardie, coprésidente de l’Apses. On sait qu’elles sont utilisées notamment par les jeunes collègues qui démarrent dans le métier. » ... « Comment évaluer le modèle de la concession d’autoroutes ? Le cas de l’entreprise Vinci ». « On trouve ainsi un document de l’Association française des sociétés d’autoroutes (Afsa) qui affirme que “la privatisation a été une excellente affaire pour l’État” » ... L’« étude de cas » sur Total et le climat les a également interpellés. « Est-ce bien sérieux de mettre en avant cette entreprise sur ce sujet ? » ... Philippe Ciais, du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE), déplore des chiffres « datant de douze ans ». « Les émissions ont depuis augmenté de 45 %, donc les efforts de réduction des émissions à faire dans le futur sont beaucoup plus importants qu’indiqué dans le cours », souligne-t-il. Hervé Le Treut, directeur de l’Institut Pierre-Simon-Laplace, appelle à la vigilance sur la question du gaz méthane utilisé comme source d’énergie ... « Le gaz peut avoir un rôle dans la transition mais n’est pas une solution », réagit le scientifique. « Le parti pris de Total se confond avec l’exercice pédagogique. » ... sur « Carrefour et la question de la biodiversité » développe « les actions de lutte pour la préservation de la biodiversité » menées par le distributeur. L’interdiction du traitement après récolte (mais de nombreux traitements ont lieu avant récolte) sur les fruits et légumes et le choix du label MSC (Marine Stewardship Council) pour les poissons sont mis en avant. « Ce label demande peu d’engagements », explique Yann Laurans, directeur du programme biodiversité et écosystèmes à l’Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales). « Par ailleurs, la question de la viande, du lait et des œufs n’est pas abordée alors que le premier problème de la biodiversité est le changement d’usage des terres pour la production de protéines », dit-il.
« J’ai fait une thématique qui s’appelle climat et environnement justement pour ne pas avoir la seule vision des entreprises »
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les deux scientifiques insistent surtout sur la nécessité d’une pluralité de sources et documents, qui permettraient « que les élèves soient capables de dire si Carrefour a une démarche de progrès ou si les efforts sont timides », conseille Hélène Soubelet.
Les professeurs de l’Apses défendent également la nécessité de cette pluralité de points de vue. ... Notre discipline a été particulièrement touchée par la réforme du lycée. Les nouveaux programmes, par exemple, présentent l’innovation comme l’unique solution à la crise environnementale. »
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« On demande la fin de ce partenariat entre l’Institut de l’entreprise et l’Éducation nationale. La place des lobbys n’est pas dans l’école publique », poursuit Solène Pichardie. Questionnée par Reporterre, l’Éducation nationale ne nous a pas répondu.
Lire aussi : Total envahit les écoles avec la bénédiction du ministère de l’Education https://reporterre.net/Total-envahit-les-ecoles-avec-la-benediction-du-ministere-de-l-Education
https://twitter.com/mbompard/status/1252128747546914816
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Manuel Bompard @mbompard 23h
En réponse à @mbompard
L'audition de Xavier Petrachi, délégué CGT Airbus, a été réalisée dans le cadre de la Commission #ENQUETECOVID19 de la France insoumise. Elle est disponible en intégralité ici :
La fabrication et l'assemblage des avions n'est pas essentiel - Commission d'enquête Covid-19 - La...
Dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur le Covid-19 lancée par les parlementaires de la France insoumise, Manuel Bompard auditionnait Xavier Petrachi, délégué CGT Airbus. Proposez...
lafranceinsoumise.fr
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Olivier Philippot a retweeté
GREENSPECTOR @Green_spector · 17h
Plan de soutien face au #COVID19 ⬇
Dans une démarche de solidarité en cette période exceptionnelle, @Green_spector
offre son expertise pour aider à améliorer l'accès aux services numériques indispensables.
➡ http://swll.to/u2RZUa0
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https://twitter.com/BVallauri/status/1252218245857280001
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Benoit Vallauri @BVallauri · 16h
http://produits-locaux.bzh se taille un beau succès
en mettant en relation plus de 44 000 consommateurs et 1 205 producteurs locaux inscrits pour faciliter l'échange de produits à proximité de leur domicile. Une initiative non marchande #Confiance #Médiation
Avec la crise sanitaire, la vente directe de produits frais explose
Le confinement a changé les habitudes. De nombreux consommateurs se rapprochent de leurs producteurs locaux pour faire leurs provisions de fruits, légumes, viande ou produits laitiers. Vente directe...
letelegramme.fr
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Visible aussi à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?VAhezA
COVID-19 : MAIS À QUOI SERT CE GOUVERNEMENT ?
Publié il y a 3 jours • 86 vues
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Channel avatarAccount avatar - On Sort les Dossiers Par lemediatv
Les dirigeants du "nouveau monde", qui ne cessent de parler d’adaptation et de flexibilité, gèrent la crise en vrais pieds nickelés. Alors qu’il a été prouvé qu’ils savaient et n’ont rien fait, ils préfèrent blâmer une partie des Français et fuir à tout prix leur responsabilité.
.#Stagirite #Gouvernement #Coronavirus
ConfidentialitéPublique
Publié originellement 14 avril 2020
CatégorieActualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu
Étiquettes : coronavirus ; covid ; covid-19 ; france ; gouvernement
Durée10 min 12 sec
1 Commentaire
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KarlSaganKarlSagan@mastodon.social
il y a 2 jours
@lemediatv Partagez et signez SVP, pour juger le gouvernement et les gouvernements précédents, coupables de la destruction de l'hôpital public, et du dénuement des soignants face au Covid-19.
COUPABLES DE CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ
http://chng.it/PbgTm8YZ2L
Merci à tous
Corinne Lepage a retweeté
Construction21.fr @Construction21F · 16h
[#Confinement - webinar] Webinaire HLA n°2 - #résilience, Décentralisation énergétique et #autoconsommation collective avec @corinnelepage
@HLAvocats
https://bit.ly/3exy95X #autoconsommation
[#Confinement - webinar] Webinaire HLA n°2 - Résilience, Décentralisation énergétique et autocons...
Le Cabinet Huglo Lepage Avocats vous souhaite la bienvenue pour une série de Webinaires consacrés à la résilience et aux possibilités qu'offrent le droit aujourd'hui pour développer notre "capacité...
construction21.org
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Fermée en ces temps de pandémie mais déjà depuis longtemps abandonnée, souvent critiquée face aux séduisantes plateformes en ligne, attaquée directement par les risques sanitaires de notre temps, la salle de cinéma n’a pas fini de décliner en termes de fréquentation. Désuète ou socialement d’actualité ? Dépassée ou en regain de puissance ? Une chose est sûre : la salle de cinéma n’a pas dit son dernier mot.
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L’uberisation du cinéma : la suppression des intermédiaires
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Par la suppression du rôle de médiateur de l’œuvre cinématographique qu’ont les exploitantes et les exploitants des salles de cinéma, les plateformes trouvent ici le moyen d’éliminer un acteur du marché : tout film ou série Netflix ne donnera ses recettes qu’à Netflix, et à personne d’autre. Paradoxalement, en promouvant une démocratisation de l’accès à l’offre culturelle, on l’enferme dans des bulles d’acteurs économiques qui produisent, distribuent et exploitent, seuls, le produit. À eux seuls, ils reprennent le travail de toute une chaîne économique, dûment réglementée par la loi en France car elle implique une multitude d’acteurs différents.
L’exception culturelle française en jeu : l’affaire Okja (Cannes 2017)
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système qui permet de favoriser la vie d’un film en salle de cinéma est appelé communément « chronologie des médias » et, unique au monde, est l’illustration de l’exception culturelle française. Ceci associé au fait que tout ticket de cinéma vendu en France rapporte une « taxe CNC » qui est réinjecté dans l’avance sur recettes pour la production de films, pour Netflix le calcul serait négatif : sortir un film en France reviendrait à perdre 36 mois de visibilité (et d’exclusivité sur le film) et à financer d’autres films que ceux produits par la firme.
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développement de ciné-clubs, d’avant-premières, de projections accompagnées de débats avec des associations, ou encore de formules curieuses comme les ciné-surprises, les ciné-brunchs, etc. n’ont qu’un seul but : recréer un public d’habitués, une clientèle fidèle au cinéma, en tant que lieu, et pas une clientèle volage qui ne viendrait voir que les films qu’elle a envie de voir.
Il en va de notre conception de l’offre culturelle : expérience individuelle, ou vécu collectif ?
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l’expérience passionnelle, sensorielle, du vécu collectif
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si le cinéma est né dans les sous-sols du Grand Café en décembre 1895, c’est que la technique a dès le début rencontré son public. L’image, sans intermédiaire, sans expérience collective, n’a plus la même valeur, plus la même saveur. Et paradoxalement, nous touche moins individuellement.
*TAGS Cannes Cinéma CNC film Netfix Salle de cinéma
International - Dossiers - L'Italie, poudrière de l'Europe ? Politique
Le Premier Ministre italien Guiseppe Conte au Parlement Européen en 2019. CC-BY-4.0: © European Union 2019 – Source: EP
Le coronavirus frappe un pays affaibli par des réformes structurelles qui ont organisé l’économie et la société italiennes sur la base des principes néolibéraux. Le débat politique esquive ce thème, tout comme la question européenne. Pourtant, l’Italie ne sortira pas de la crise sans rompre avec la logique néolibérale. Par Stefano Palombarini, maître de conférence à l’université Paris 8 et auteur, avec Bruno Amable, de L’illusion du bloc bourgeois (Raisons d’agir, 2017).
Mária Telkes (1900 — 1995) est une chimiste et biophysicienne américaine d’origine hongroise, plus connue pour son invention du distillateur solaire et du premier système de chauffage solaire conçu pour les résidences. Elle a également inventé d’autres appareils capables de stocker l’énergie captée par la lumière du soleil.
En 1937, elle devient ingénieure de recherche chez Westinghouse Electric. Elle y développe des instruments qui convertissent la chaleur en énergie électrique ; cependant, elle fait ses premières incursions dans la recherche sur l’énergie solaire en 1939. Cette année-là, dans le cadre du projet de conversion de l’énergie solaire au MIT, elle travaille sur des dispositifs thermoélectriques alimentés par la lumière du soleil.
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distillateur solaire capable de vaporiser de l’eau de mer et de la recondenser en eau potable
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première résidence moderne au monde chauffée à l’énergie solaire. La maison est construite à Douvres dans le Massachusetts, en 1948. Des capteurs solaires en forme de boîte captent la lumière du soleil et réchauffent l’air dans un compartiment entre une double couche de verre et une feuille de métal noire. De l’air réchauffé est ensuite canalisé dans les murs, où il transfère de la chaleur aux sels de Glauber (sulfate de sodium cristallisé) pour le stockage et l’utilisation ultérieure.
... améliore la technologie des échangeurs de chaleur
...
En 1980, elle aide le département américain de l’Énergie dans le développement de la première résidence solaire-électrique au monde, qui est construite à Carlisle, dans le Massachusetts.
Jusqu’à la fin de sa carrière, Telkes a continué à développer des applications d’énergie solaire et a reçu plusieurs brevets pour son travail. Sa vie et son travail de recherche appliquée sont exemplaires dans le domaine des énergies renouvelables.
aussi à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?4KvjkQ
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Francois Ruffin, député LFI de la Somme est l'invité de Questions Politiques ce dimanche 19 avril 2020.
"Pourquoi il n’y a pas de débat sur la date de déconfinement avec les parlementaires ?" sur le choix du 11 mai
Il estime également qu’ "il faut d’autres dirigeants, pour mener une autre politique".
"Soit on prend les mêmes pour la même politique, soit on se dit que le temps est venu d’une bifurcation, sinon on ira de petites catastrophes en petites catastrophes, et même vers de grandes catastrophes".
Retrouvez Questions Politiques sur France Inter : https://www.franceinter.fr/emissions/...
Catégorie Actualités et politique 455 commentaires
Histoire - Politique - Vidéo à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?0qQE3A
L’engagement dans les luttes du présent peut nécessiter de se tourner vers le passé, pour se le réapproprier. Alexis Corbière en a récemment donné un exemple en publiant un livre d’histoire, Jacobins ! Les inventeurs de la République (éd. Perrin), au sujet duquel Julien Théry l’a rencontré. Depuis les années 1980, la « gauche de gouvernement » et la droite n’ont cessé de faire progresser dans les esprits une légende noire de la Révolution française en s’efforçant de discréditer le nom de « jacobin ». En utilisant ce nom comme une insulte, presque équivalente à « stalinien », il s’agit de rejeter comme illégitime et dangereux ce qui fut pourtant le premier projet de la Révolution française, dont nous sommes les héritiers : le souci de l’égalité. Alexis Corbière rappelle que l’opposition habituelle entre les « jacobins », partisans de l’intransigeance autour de Robespierre, et les « girondins » plus libéraux autour de Brissot, est essentiellement une invention de la IIIe République destinée à distinguer artificiellement une « bonne » Révolution, bourgeoise, d’une mauvaise, dogmatique et terroriste. En promouvant l’idée d’un « pacte girondin » pendant la campagne de 2017 et depuis son élection à la présidence de la République, Emmanuel Macron s’efforce de faire accepter la radicalisation des inégalités… tout en tentant d’imposer son idée explicitement monarchique des institutions françaises.
Pour montrer en quoi le jacobinisme doit au contraire demeurer une source d’inspiration politique dans les combats du présent, parce que ses valeurs sont celles de la gauche, Alexis Corbière a choisi de présenter une gallerie de portraits représentatifs de la richesse de cette tradition politique. À travers les itinéraires de neuf personnages emblématiques se dessinent les enjeux, on-ne-peut-plus contemporains, de la Révolution française. Avec des passage obligés, comme les biographies de Robespierre, Danton ou Saint-Just, et des figures beaucoup moins connues, comme celles de Pauline Léon, citoyenne révolutionnaire, de Jean-Baptiste Belley, premier député noir, ou encore de John Oswald, Écossais végétarien et défenseur de la cause animale, mort en combattant la contre-révolution vendéenne. •••
gregfromparis @gregfromparis
A quoi ressemblera la mondialisation post #COVID ? Avec @DavidDjaiz
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/vlan/id1233992877#episodeGuid=5e9431da4d0d56947a5d1f01
9:06 AM · 14 avr. 2020·Twitter for iPhone 5 Retweets 10 J'aime
Julien Delalande @JulienDelalande · Maintenant
En réponse à @gregfromparis et @DavidDjaiz
Mériterait d'être diffusé sans DRM
Si possible, je ferai suivre :-)
Lux
@LucienneSnadly · 16 avr. En réponse à @gregfromparis et @DavidDjaiz
Merci ! C’est très bien
Visage souriant avec des yeux rieurs
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https://podcasts.apple.com/fr/podcast/vlan-127-a-quoi-ressemblera-la-mondialisation-post-covid19/id1233992877?i=1000471403864
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David Djaiz a 29 ans et et si vous ne le connaissez pas encore, je crois que vous allez entendre beaucoup son nom bientôt. Jeune normalien et énarque, professeur à Science Po mais aussi haut fonctionnaire et auteur.
Il a écrit un livre politique qui se nomme "slow democratie" paru en 2019 qui propose de reprendre le contrôle d'une mondialisation débridée dont les dégâts se font sentir chaque jour.
On dit des pandémies qu'elles sont la marque d'un problème de société et il est assez évident que la crise sanitaire que nous traversons est une marque de cette mondialisation folle.
Nous avons enregistré avec David lors de la première semaine de confinement et j'aurais aimé diffusé cette discussion un peu plus tôt mais vous comprendrez pourquoi au début de notre conversation il reprend des éléments structurants.
Avec David nous revenons sur la manière dont cette mondialisation a conduit à des dysfonctionnements majeurs, comment nous pouvons revenir à une localisation et à une nation forte mais sans que cela soit "nationaliste" ou identitaire évidemment.
Une conversation plus économique que d'habitude mais il me semble que c'est essentiel de comprendre ces éléments pour comprendre ce qui va se passer par la suite au niveau national et international et se forger des avis éclairés.
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Transcription : ... les métiers du lien social qui font que la société fonctionne (éboueurs, techniciens, boulangers, caissières, etc) machinerie sociale ne tourne pas toute seule. ... on a survalorisé le capital, pb de l'hyper mondialisation, qui est d'abord du capital financier, les autres facteurs (travail, terre, etc) dévalorisés => penser un rééquilibrage les unes par rapport aux autres. Repenser tout de fond en comble.
J’aurais dû m’y mettre plus tôt mais j’attendais l’allocution d’Emmanuel Macron pour démarrer. Je pensais à un effet starter. Son solo d’une trentaine de minutes m’a laissé groggy :
Quatrième épisode vidéo du feuilleton de son confinement, Denis Robert ne pensait pas faire du prestidigitateur Macron le personnage central de son édito, mais fasciné par sa communication et son art de l’esquive, il détruit ici implacablement son argumentaire…
Cette façon qu’il a de toujours retomber sur ses pieds. Il est comme un chat qui chute d’un CHU de dix étages, comme si les lois de l’apesanteur n’étaient pas les mêmes pour lui et pour nous, énonce-t-il, avant d’énumérer tout ce qu’il n’a pas fait depuis le début de la pandémie. Et qu’il réinvente dans le seul but de se sortir du piège dans lequel il s’enferme et nous condamne. Pourtant l’énumération fait mal : l’hécatombe dans les Ehpad, l’interdiction de ventes de masques en pharmacie, l’absence de tests y compris pour les soignants, les erreurs de prévisions, les voltefaces, les incohérences, les mauvaises interprétation de l’OMS sous l’influence de Big Pharma, l’horreur sanitaire et les énormités proférés par sa garde rapprochée pour culminer avec cette annonce d’ouverture des écoles le 11 mai, alors qu’elles sont un haut lieu de propagation entre sujets asymptomatiques. Même le conseil de l’ordre des médecins s’y opposent... Alors qu’on garde garder fermés les restaurants ou les cinémas…
Comment ? Pourquoi ? questionne l’éditorialiste du Média, qui passe en revue les fausses valeurs de la REM et les jets setters culturels à la ramasse et de conclure : Le virus n’était pas imprévisible comme il nous l’a répété. Tout sonne faux. Rien ne résiste à l’analyse… Macron s’est auto proclamé chef de guerre. Depuis quand un chef de guerre est-il un observateur atterré ? C’est nous qui sommes atterrés Monsieur le Président.
132 836 ont signé
Collectif ANNÉENOIRE2020 a lancé cette pétition adressée à Muriel Pénicaud Ministre du travail et Franck Riester Ministre de la culture
Madame la Ministre, Monsieur le ministre,
Par cette lettre, nous n’allons pas vous rappeler toutes les difficultés que rencontrent les intermittents du spectacle en raison du confinement, mais vous proposer une solution rapide aux difficultés de cette année noire 2020 pour la culture et ses travailleurs intermittents.
A travers nos voix d’informations professionnelles, nous entendons des possibles mesures, des gels de période, des calculs de 12H en 5H ou des attestations à demander…c’est illisible et cela crée des tensions dont nous n’avons pas besoin aujourd’hui.
Nous demandons donc par cette pétition, le renouvellement automatique des droits des intermittents lors de leur prochaine étude d’ouverture de droits. Il s‘agit simplement de donner du souffle à tous en permettant ce renouvellement au même taux que lors de la dernière étude.
(Tous les renouvellements demandés du 1er mars 2020 au 1er mars 2021 plus la durée du confinement)
Il s’agit d’une proposition minimum, nous ne rentrons pas dans le cas par cas de certaines situations.
Cette année est bien sûr noire sur la période de confinement mais elle le sera encore un long moment. L’été sera pauvre en propositions culturelles et les difficultés économiques ne pousseront pas à la dynamique.
De plus, cette recommandation vous permettra :
-De réduire les coûts financiers en gestion humaine et financière.
-De ne pas empiler les calculs compliqués.
-De ne pas multiplier les solutions imprécises.
-De ne pas rajouter de futures batailles que personne ne souhaite.
En ce moment compliqué, nous devons aller vers une simplification réconfortante et rassurante pour tout le monde.
La courbe positive reviendra avec le temps, nous en sommes sûrs et sachez que nous en serons les premiers acteurs.
Nous attendons votre réponse dès que que cette pétition vous aura montré cette nécessité.
Persuadés de votre obligation d’élu à réfléchir aux propositions démocratiques et participatives, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.
Écologie - Entretiens
TAGS Anthropologie écologie relationnelle néolibéralisme philippe Descola transition écologique
Damien Deville est géographe et anthropologue de la nature. Il est l’auteur, avec Pierre Spelewoy, du récent Toutes les couleurs de la Terre – Ces liens qui peuvent sauver le monde paru aux éditions Tana. Il y développe plusieurs concepts, parmi lesquels celui « d’écologie relationnelle », qui s’oppose notamment à l’uniformisation du monde par le néolibéralisme. Dans ce riche entretien, nous avons demandé à ce jeune héritier de Philippe Descola comment il analysait les processus de destruction écologique, sociale et culturelle que nous traversons, et comment construire concrètement une autre approche de la relation, compatible avec la préservation de nos biens communs, a fortiori environnementaux. Réalisé par Clément Molinier et Pierre Gilbert, retranscrit par Manon Milcent.
...
parti 6 mois travailler pour le ministère de l’Environnement du Queensland, dans une équipe de rangers, sur la protection des populations de koalas. Pour les protéger, les politiques publiques d’alors consistaient à les parquer dans des zones dédiées à la protection. Grillagées dans des forêts de protection, loin des activités humaines, le koala s’en porterait mieux. ... j’ai remis en cause mes acquis, car ce système de protection se confrontait à plusieurs biais. Un biais écologique d’abord, au sens scientifique du terme, dans le sens où parquer des koalas dans des zones spécifiques participait, sur du long terme, à limiter l’expression de la diversité génétique de la population. Une diversité pourtant nécessaire au renouvellement de l’espèce. Deuxième biais : on observait que certains koalas préféraient s’établir en zone péri-urbaine.
...
dernier biais, davantage culturel, m’est apparu : les koalas sont énormément représentés dans les symboles australiens alors que la coexistence est refusée. C’était pour moi une instrumentalisation du vivant doublée d’une hypocrisie anthropologique. Cette expérience m’a dynamité l’esprit. D’ailleurs, je le découvrirai plus tard, la violence infligée aux koalas n’était que le miroir d’une pluralité de violences qui émergent des mondes occidentaux et qui fait de nombreuses victimes : les populations autochtones qui décident de vivre autrement, dont les aborigènes d’Australie – les violences faites aux koalas et les violences faites aux humains sont les deux faces d’une même médaille – mais aussi les territoires oubliés de l’économie monde, les violences faites aux femmes, aux Tsiganes, aux roms, les DOM-TOM marginalisés dans les démarches républicaines… Bref, par notre incapacité à penser la diversité, nous avons laissé sur le carreau nombre d’individus, de collectifs et de territoires.
De ce fait, contourner l’uniformisation des mondes demande, je crois, une réponse citoyenne et politique forte : remettre la diversité, qu’elle soit humaine ou non humaine, au cœur des modèles sociaux. Cette démarche peut offrir des dynamiques d’innovation majeures aux crises que nous connaissons tout en nous permettant de remettre de la poésie dans nos vies. En puisant dans la singularité de chaque être, de chaque imaginaire, de chaque territoire, des voies citoyennes et politiques se dégagent pour emmener le social et l’environnement dans un seul et même horizon.
...
??????????? [TOUT ou RIEN copier ?!]
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En Cévennes par exemple, il y a beaucoup de conflits entre les néoruraux et les archéos cévenols. ... La culture de la résistance d’une part, et l’amour des montagnes d’autre part ! Deux symboles sur lesquels construire de l’inclusivité. Le lien au paysage comme projet territorial a également pour avantage de ne pas être anthropocentré. Il emmène anciens comme nouveaux, humains comme non humains dans un seul et même bateau. J’ai tendance à militer actuellement pour des politiques du symbole, au sens littéral du terme. Ça me fait penser à cette fameuse phrase de l’anthropologue Jean Malaurie : « sans symbole nous ne sommes rien, qu’un peuple de fourmis manipulées par le verbe, l’information et l’image ».
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tension très forte dans les milieux écolos, entre l’urgence climatique et sociale et les manières de cultiver des réponses qui demandent nécessairement du temps. Ce conflit, nous y sommes tous confrontés. Néanmoins, il reste impératif de cultiver le sens !
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se développent à Paris des fermes verticales, sans eau, sans sol. Elles sont très subventionnées au nom de l’autonomie alimentaire des villes. Elles entrent alors en concurrence avec l’agriculture des campagnes où les paysans cultivent pourtant les valeurs de la terre et n’arrivent plus à vivre de leurs métiers. Autrement dit, au nom de l’écologie à Paris, on détruit ce dont l’écologie est censée être la gardienne : la diversité des mondes.
Une deuxième clé de réponse se situe dans le dialogue entre la valorisation de la diversité à l’échelle locale et le sentiment d’appartenance à l’humanité. Il y a un imaginaire auquel j’aime me relier, même si en l’état il peut paraître de l’ordre de l’utopie. Le géographe Augustin Berque, qui a été très influent pour moi, propose dans ses travaux de penser la diversité via trois échelles à partir desquelles on pourrait déployer de nouvelles compétences politiques. La première est l’échelle de l’atmosphère, le matériau physico-chimique de la Terre. Cela correspondrait à des politiques internationales relevant d’un sens commun de l’humanité telle que la lutte contre le réchauffement climatique. Ajouter la vie sur terre permet de déployer une deuxième échelle : l’échelle écosystémique. C’est une échelle biorégionale en somme à partir desquelles se pensent et se préservent les grands équilibres de la vie. Il y a enfin l’échelle de l’habité, celle des symboles et de l’expérience partagée. Augustin Berque l’appelle « l’écoumène ». C’est une échelle beaucoup plus fine qui construit pourtant le vivre ensemble au quotidien. Un universel par-delà l’humain, se situe peut être dans un dialogue pertinent entre ces trois nouvelles échelles politiques et citoyennes.
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La crise du coronavirus montre à quel point nous avons besoin de relation et que l’expérience territoriale est tout ce qui compte face au présent. Y compris pour lutter contre la solitude qui est une bien grande maladie. Toute relation n’est pas physique, il y a également des espaces symboliques dans lesquels nous pouvons trouver des voies d’émancipation malgré le confinement qui a été mis en place. La crise sanitaire invite également à orienter des politiques décentralisées qui donnent les moyens à chaque lieu de faire face aux réalités qu’il traverse. Les relations entre individus laissent place ici à des relations de coopération entre territoires. Pendant des décennies nous les avons opposés. Peut-être arriverons-nous maintenant à les faire dialoguer ! Il y a une bataille culturelle à mener autour de cette égalité territoriale. Je crois même que cette bataille culturelle est mère de toutes les batailles, car, lorsque notre projection au monde change, tout change, à commencer par la vision politique d’une nation. Le coronavirus place l’humanité devant un tel choc qu’il permet ce pas de côté dans l’opinion.
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une feuille de route gouvernementale en deux temps : une rapide transition vers une économie décarbonée sur du court terme, demandant des arbitrages politiques nationaux assez forts tout en amorçant un retour aux territoires sur du moyen terme. Pour qu’il soit pertinent, le vivre ensemble ne peut pas être du ressort des états nations : il demande de placer au cœur des décisions des échelles d’action facilement appropriable par le tout citoyen, c’est-à-dire des échelles plutôt locales. L’un dans l’autre, face à l’uniformisation des mondes et aux précarités qui en émerge, il me semble inévitable de questionner non pas simplement le rôle de l’état, mais bien la place qu’il occupe dans les régimes démocratiques. Sur du long terme, je pense qu’il devra nécessairement s’effacer en partie pour laisser place à de nouvelles modalités d’interventions citoyennes et politiques. Expérimentons.
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réassumer notre propre vulnérabilité. Chaque être vivant a en commun d’être vulnérable, et pour s’adapter à cette condition, il a besoin des autres. Humains comme non humains sont interdépendants. Nous avons besoin des autres, et ce sont bien ces liens d’interdépendances qui doivent mobiliser l’action citoyenne. La deuxième, c’est la rencontre avec l’autre. La rencontre positionne les relations dans une dynamique créatrice. Un plus un, en géographie, ça n’a jamais fait deux. Lorsqu’on réussit à comprendre l’autre pour ce qu’il est vraiment, la rencontre ouvre des trajectoires d’innovations majeures.
Je me permets de préciser que rencontrer l’autre ce n’est pas nécessairement l’apprécier. Vivre la relation revient à accepter également les antagonismes, la différence, le refus. Enfin, puisque qu’on peut rencontrer l’autre en le dominant voir en le détruisant, il convient d’ajouter une troisième étape à cette société de la relation : la justice. Pour que les relations soient émancipatrices pour les deux parties prenantes, il est important d’exercer justice dans la coexistence. Ces trois thèmes sont suffisamment larges pour être mobilisés de manière extrêmement plurielle en fonction des réalités de chaque espace, de chaque communauté voir de chaque individu.
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la diversité que je projetais ailleurs est également présente ici, dans les moindres recoins de l’espace. Nous n’arrivons néanmoins plus à la voir et encore moins à la mettre au cœur de nos vies. Je crois que c’est lié en grande partie à nos modèles éducatifs qui ne valorisent pas assez les territoires. À la lumière de la relation, l’éducation devient également un objet de réforme. Philippe Descola milite effectivement pour davantage d’anthropologie à l’école. J’ajouterais pour ma part davantage de géographie et d’éthologie ! ... construire davantage de liens entre ce que l’on pense et ce que l’on fait de ses mains. Il n’y a presque plus d’activités manuelles dans les programmes pédagogiques et universitaires. Pourtant expérimenter un territoire passe également par le mouvement du corps et par les sens. ... dans les moments de bonheurs comme de malheurs, tout ce qui compte au final, c’est le vivre ensemble. La crise du coronavirus le confirme. Remettre ce vivre ensemble, par-delà l’humain, par-delà l’Occident et par-delà le visible, au cœur de l’action me semble être un beau chemin à suivre.
Ndlr : revisiter, approfondir, questionner notamment sur le lien entre république, fédéralisme et régionalisme / TdM ACT