... organisées par l’Ambazada, en lien avec d’autres collectifs locaux.
...
Pré-programme à ce jour
Jeudi 7 juillet
• Rencontre avec Myriam Bahaffou au sujet des écoféminismes, de l’amour et de la sensualité dans les milieux militants.
• Théâtre-cabaret avec la troupe La Centrifugeuse, Préliminaires, pénétration, orgasme ?
• Film We are coming en présence de la réalisatrice Nina Faure.
Vendredi 8 juillet
• Présentation du collectif Serhildan et de l’actualité politique au Rojava
• Projection du film BAKAÇXTEPKAÇX (jusqu’à la mort) et rencontre avec le protagoniste du film Daniel Esteban Alvarez, métisse adopté par la communauté indigène Nasa dans le Cauca en Colombie. Défendant leur territoire, leur communauté et leurs droits, il a été victime d’une explosion en 2016 qui l’a laissé gravement blessé. Il nous parlera de la lutte qu’il a partagé avec cette communauté.
• LE FEU, spectacle de l’Harmonie des Ronciers — dits et musiques des campagnes à venir
Samedi 9 juillet
• Conférences-débats et ateliers sur le (mal) logement, avec des collectifs bretons et de l’Hexagone luttant sur la question.
• Projection du film D’égal à égal de/et par l’association A4 : Association d’Accueil en Agriculture et en Artisanat puis discussion autour des questions d’accès aux terres, aux formations, à l’installation à la campagne pour des personnes avec ou sans papiers.
• Concerts avec Tedaak, Hero Hecho
Dimanche 10 juillet
• Une table ronde sur les stratégies de lutte autour de l’aménagement du territoire et de l’agro-industrie en présence des collectifs Extinction Rebellion (Londres) et des Soulèvements de la terre.
• Soirée : Fest Deiz
Balades/découverte de la zad le matin
... vous inscrire au plus vite ... à « galac2023@riseup.net » ...
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?i3CRag
Le texte en brochure A4 ou A5
C’est en lisant le texte du comité caennais des Soulèvements de la Terre "Reprendre, Démanteler, Communiser" que nous, membres du Réseau de ravitaillement des luttes du pays rennais et du comité rennais des SDT, avons eu envie de poursuivre les propositions sur la subsistance qui semblent traverser les comités des SDT nouvellement créés.
... l’idéologie bourgeoise repose sur une dépossession ... Plus cette dépendance au marché est grande et les moyens d’autonomie des populations sont faibles, plus les conditions de l’accumulation capitaliste et le désir de contrôle des classes dirigeantes et possédantes sont satisfaits.
Or, notre attachement aux biens matériels produits par l’économie capitaliste rend difficile la construction d’une opposition sérieuse à cette perte d’autonomie. Cette situation complexe est résumée par Aurélien Berlan, dans son livre Terre et Liberté :
"l’impasse socio-écologique dans laquelle nous nous enfonçons tient au fait que nous sommes devenus vitalement dépendants d’un système qui sape à terme les conditions de vie de la plupart des êtres vivants [...] nous en sommes prisonniers, matériellement et mentalement, individuellement et collectivement."
...
questionner la désirabilité du travail de la subsistance ... classe dans le même ensemble le travail servile, le travail paysan et le travail domestique des femmes au foyer modernes et repose sur le mépris envers les processus naturels liés à la vie
...
deuxième constat ... : "un isolement des différentes initiatives de résistance, leur morcellement, qui les vouent à l’impuissance : les luttes syndicales paysannes empêtrées dans une forme de corporatisme sectoriel ; les marches pour le climat confrontées à l’impuissance sans horizon des manifestations, même massives, réduites à interpeller les gouvernant.e.s pour qu’ils agissent contre leurs intérêts ; l’inconséquence libérale-libertaire des modes d’action « autonomes » égarés par leur propre dispersion et leur absence de stratégie coordonnée ; les collectifs d’habitant·e·s de territoires en lutte qui mènent des batailles locales contre des projets industriels écocidaires, sans avoir — trop souvent — les moyens de vaincre."
...
Face à ce morcellement de nos résistances ... inactifs, ils nous laisseraient la possibilité de nous organiser, de déployer des alternatives. Mais ils attaquent sans répit et de tous les côtés, celui des retraites comme celui des méga-bassines ... renforcer les structures qui assurent leur domination, avec d’autant plus d’entrain qu’elles espèrent ainsi échapper aux conséquences les plus dramatiques de la crise écologique
...
Face à ce niveau de conflictualité, les alternatives seules sont inoffensives. Mais s’opposer seulement n’est pas non plus suffisant. Il est essentiel que chaque geste d’opposition soit organiquement mêlé à une proposition positive, à l’ébauche du monde que l’on aspire à voir émerger à la place du leur. Il est essentiel stratégiquement mais aussi pour nous, pour que la lutte soit désirable, habitée par des affects joyeux.
La tentative de construction mutualiste rennaise
Au sortir de la lutte contre la loi travail en 2016, une partie du milieu autonome rennais a engagé un travail de réflexion autour des questions d’autonomie, que ce soit le logement, la formation ou l’alimentation. Cette dernière dimension a amené à la création du Cartel des cantines, qui deviendra par la suite le Réseau de ravitaillement des Luttes (R2R). L’objectif du réseau était alors de répondre pratiquement à la question : "Comment nourrir efficacement les luttes sociales ?"
... outil de la base arrière du mouvement social, qui essaye de construire des bases matérielles solides pour soutenir les fronts de conflictualité du mouvement social. ... ne pas recréer "la contradiction primaire de l’autonomie" (Julien Allavena) ... Les vendredis étaient l’occasion de nous retrouver et de reprendre du pouvoir sur nos vies ... Au fil des années, à force de ravitailler piquets de grèves et manifestations, nous avons noué des relations de confiance avec certain·es syndicalistes. L’idée, derrière ce travail de composition, était de mettre en lien différents espaces en lutte, qui ne discutent pas "naturellement" entre eux. Ces rencontres nous paraissaient et nous paraissent toujours nécessaires pour renforcer notre camp social et augmenter le rapport de force, en pensant des actions communes.
Entre autres réussites, en 2018, nous avons ravitaillé pendant 3 mois des facteur·ices en grève. L’été suivant, iles sont venu.es au champ récolter des oignons sur notre parcelle. Iles ont aussi construit un bureau de poste mobile sur la ZAD de NDDL pendant les expulsions en mai 2018, lieu où quasiment aucun·e d’entre elleux n’étaient venu·es auparavant.
En 2023, nous avons ravitaillé les cheminot.es en grève contre la réforme des retraites. Le lien créé au cours de cette mobilisation les a amené à soutenir publiquement les Soulèvements de la terre lors d’un meeting organisé par le comité rennais, affirmant leur filiation avec Emile Pouget et le sabotage et Fernand Pelloutier et les bourses du travail. ... gagnerait en efficacité si elle s’inscrivait dans une dynamique plus large telle que celle des Soulèvements de la terre. Le R2R rennais, à la fois "outil" et "collectif", se retrouve souvent prestataire de service des luttes, sans boussole politique affirmée. Mis au service d’un mouvement de masse, il gagnerait selon nous en cohérence et donc en efficacité.
Nous pensons, en retour, que le mouvement des Soulèvements de la terre, pour se donner les moyens de la révolution, doit se doter d’outils de production, notamment alimentaires, qui autonomisent la lutte, facilitent le travail de composition et offrent une alternative désirable au désastre vers lequel nous entraînent les gouvernements successifs.
Nous pensons qu’il est temps qu’un maximum de comités locaux se dotent de réseaux de ravitaillement pour constituer les greniers des soulèvements.
Ambitions et perspectives
Axe 1 : Composition & alliances - Le mouvement social doit opérer sa métamorphose terrestre
"Le destin des luttes sociales est arrimé à celui des terres, comme « pont politique » entre la question de la « fin du monde » et celle de la « fin du mois »" (Reprendre, démanteler, communiser)
Territorialiser les luttes écologistes & sociales
... Coupé·es de la terre, de l’eau, des animaux, des saisons, nous n’avons pas toujours su comprendre que "nous sommes la nature qui se défend" ... par une immersion, un rapport tactile
...
Se coltiner les questions très pratiques de notre alimentation (sa production, sa distribution), nous met d’emblée en prise avec les enjeux environnementaux et sociaux et nous permet d’en reconstruire une compréhension "par le bas", tout en nous donnant dans le même temps des prises pour agir dessus.
Partager ces enjeux autour de l’alimentation avec d’autres groupes, associations ou collectifs permet, par ailleurs, de créer du lien avec eux. Ramener des cagettes de denrées alimentaires ou une grande quantité de soupe à une manifestation ou un piquet de grève visibilise et concrétise le soutien que l’on apporte à cet événement et au groupe qui l’organise. Désherber, planter et ramasser des légumes offrent des cadres de rencontres hors des espaces militants. Ces gestes nous inscrivent très concrètement dans une démarche de composition.
Pour lancer une telle dynamique à l’échelle des comités, il est possible de :
- faire le tour des paysan·nes autour de chez vous voir s’iels veulent s’inscrire dans une dynamique de soutien aux luttes ;
- créer une asso d’intêrét général pour aller faire de la récup auprès de magasins bio.
- se faire prêter des parcelles de terrain pour faire pousser et stocker vos productions ;
- organiser des distributions alimentaires dans les villes en invitant les bénéficiaires à rejoindre vos actions.
- ravitailler en panier de légumes ou en cantines les événements militants de votre coin pour faire du lien avec les groupes locaux et renforcer les liens avec les orga politiques.
... Des liens se créent avec des salarié-es de l’agro-industrie, liens indispensable pour imaginer renverser le système agro-industriel.
On pourrait imaginer aller encore plus loin grâce à ces rapprochements.
Avec l’aide de l’action des comités locaux des soulèvements, on pourrait imaginer que les syndicalistes encore englués dans le vieux schéma productiviste prennent position contre des grands projets inutiles et imposés. La CGT soutient encore par exemple la LGV Lyon-Turin.
On pourrait aussi pousser pour que la Confédération paysanne se pose la question de la propriété privée des terres agricoles :
"L’enjeu n’est pas seulement de favoriser l’augmentation du nombre de candidat·e·s aux métiers paysans et artisanaux, mais de proposer une révolution foncière d’ampleur qui libère un accès de tous·tes à des parcelles substantielles de terres pour une pluralité d’usages." (Reprendre, démanteler, communiser)
Axe 2 : Se réapproprier la fabrique collective de notre subsistance commune
... prochaines rencontres inter-comités cet été 2023.
Autonomiser les luttes des Soulèvements de la Terre
...
Créer des réseaux de ravitaillement
... les façons de se raconter le sens de ce qu’on fait : la même activité de petit maraîchage n’aura pas la même nature selon qu’elle se pense dans le cadre de tiers-lieux de la "transition écologique" promus comme vitrine verte par les pouvoirs publics, ou dans le cadre d’une reprise de terre avec les Soulèvements...
Reprendre les terres : Arracher des terres aux métropoles et à l’agro-industrie.
...
organiser la vie autour de communs qui prennent en compte tous les êtres qui habitent un lieu ?"
Leur approche n’oublie pas d’intégrer à la question foncière la perspective naturaliste : "Nous reprendrons aussi les terres pour les déprendre, pour les laisser en libre évolution, pour que des dynamiques écologiques sauvages spontanées puissent s’y déployer."
Sortir de l’agriculture industrielle, ne pas se contenter de la bio
... En s’appuyant sur les réflexion de "L’Atelier paysan", il faudra élaborer des pistes pour sortir de la stratégie commerciale de niche : ... proposer un projet politique pour que toute la population ait accès à une alimentation produite dans des conditions paysannes.
- Socialiser l’alimentation & communaliser les processus de décision : ... perspective révolutionnaire communaliste ... de la Terre à la distribution, la propriété collective et d’usage remplacera la propriété privée lucrative. Et, lutter contre la propriété privée, c’est aussi lutter contre le patriarcat, Sybille Gollac et Céline Bessière l’argumentent dans le livre "Le Genre du Capital". Elles y analysent les mécanismes de contrôles et de distribution du capital selon les classes sociales, et y démontrent qu’ils aboutissent toujours à la dépossession des femmes.
Cela a le double mérite de ne pas simplement renvoyer à des lendemains plus qu’hypothétiques et d’éviter l’écueil gestionnaire qui en ferait une simple politique redistributrice d’ajustement d’une pauvreté "tolérable". Il ne tient qu’à nous de commencer à construire ces structures dès aujourd’hui.
... en discuter lors des rencontres inter-comités en juillet sur la zad ...
Signature : Ce texte est le produit d’un travail de réflexion entre membres du réseau de ravitaillement des luttes du pays rennais, des membres du comité rennais des SDT ainsi que de proches camarades.
Sources :
- Méga-bassines : un affrontement entre mondes, Alessandro Pignocchi (https://blogs.mediapart.fr/alessandro-pignocchi/blog/010323/mega-bassines-un-affrontement-entre-mondes)
- Reprendre, Démanteler, Communiser, Texte du comité caennais des SDT (https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/reprendre-demanteler-communiser)
- Reprendre la terre aux machines, L’Atelier paysan
- Texte de l’Atelier Paysan : https://comptoir.org/2023/03/27/atelier-paysan-cest-en-sortant-de-la-bio-quon-pourra-se-debarrasser-de-lagriculture-industrielle/
- Régime général, Laura Petersell & Kévin Certenais
- Faire durer les grèves : les leçons de l’histoire, Gaspard d’Allens (https://reporterre.net/Faire-durer-les-greves-les-lecons-de-l-histoire)
- L’hypothèse autonome, Julien Allavena
- La subsistance - Une perspective écoféministe , Maria Mies & Veronika Bennholdt-Thomsen
- Terre & Liberté - La quête d’autonomie contre le fantasme de délivrance, Aurélien Berlan
- Prise de terre(s), Notre Dame des Landes, été 2019 (https://lundi.am/IMG/pdf/ete_livret_nb.pdf)
Mégabassines, la guerre de l’eau
L’étude montre qu’il n’y a tout simplement pas assez d’eau pour remplir les trente mégabassines programmées dans la Vienne. Mais la préfecture ne « valide pas » ce constat objectif car les impacts socio-économiques ne sont pas pris en compte. Un raisonnement par l’absurde qui sape un travail scientifique inédit.
...
pas une analyse militante. Elle sort du cœur de la technocratie de l’eau. Son objectif n’est pas subversif non plus : connaître la quantité d’eau disponible et le niveau des prélèvements sur le bassin de la rivière Clain dans la Vienne. « C’est un bilan hydrique, une objectivisation de la situation la plus juste possible », résume Stéphane Loriot, le directeur de l’Établissement public territorial de bassin (EPTB) qui a piloté ce projet somme toute classique pour un gestionnaire de l’eau.
... a fait appel à un cabinet d’expertise privé, Suez Consulting, filiale de la multinationale éponyme peu soupçonnable de biais écologistes. L’étude s’étale sur 600 pages ultra-techniques et titrées d’un acronyme obscur : HMUC pour Hydrologie, Milieux, Usages et Climat. Les résultats, d’une précision inédite, ont été vérifiés par un chercheur en hydrologie spécialement recruté à cet effet. Et pourtant, cette étude a déclenché l’ire du préfet.
...
Le très macroniste préfet de la Vienne Jean-Marie Girier, directeur de la campagne présidentielle 2017 d’Emmanuel Macron, a engagé tout un travail de sape contre ces connaissances pourtant vitales.
...
Dans ce climat de confusion scientifique et d’organisation de l’ignorance, même les repères de base pour affronter l’avenir se flouent. Le 8 juin, dans un communiqué de presse, le président de la chambre d’agriculture de la Vienne, Philippe Tabarin, assène sa propre analyse quantitative de l’eau : « Contrairement aux conclusions de l’étude HMUC, j’affirme que nous ne manquons pas d’eau. » Dans la Vienne, les scientifiques disent l’inverse depuis près de trente ans.
Disponible jusqu'au 20/07/23 france-5 Interviews 1 h 8 min Français tous publics Vidéo sous-titré
Une dissolution qui fait débat : les Soulèvements de la Terre, ce mouvement emblématique de la radicalisation de l’écologie, qui s’est par exemple illustré à Sainte Soline il y a 3 mois et le week-end dernier dans les Alpes, sera bien dissous demain en Conseil des ministres… Est-il normal dans une démocratie de faire interdire un mouvement qui appelle au sabotage et à la désobéissance ? Ou dangereux de criminaliser des militants qui affirment agir au nom de l’urgence climatique ? On en débat avec :
- Léna Lazare, Membre de l’association Soulèvement de la Terre
- Laure Noualhat, Écrivaine, journaliste, autrice de “Bifurquer par temps incertains” aux éditions Tana (26.01.23)
- Antoine Vermorel-Marques, Député LR de la Loire, membre de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire
- Jean Garrigues, Historien, professeur émérite d’histoire contemporaine, président du Comité d'histoire parlementaire, auteur de "Élysée contre Matignon" aux éditions Tallandier (27/10/2022)
- Paul Piccarreta, Journaliste, éditeur, ancien directeur de la revue Limite
Présenté par : Karim Rissouli, Laure Adler, Camille Diao
Maison de production : France Télévisions / Together Media
Tr.: ... on arrête tout, on fait l'inventaire ... la dignité à agir ...
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Contexte : Alors que Macron est décidé à dissoudre les Soulèvements de la Terre dès mercredi, la manifestation contre la ligne ferroviaire reliant Lyon à Turin s’est déroulée dans un contexte de répression extrêmement préoccupant, je vous explique tout !
00:00 - 02:12 Dissolution imminente ?
02:12 - 02:43 Arguments POUR
02:43 - 06:12 Arguments CONTRE
06:12 - 08:10 Nouveau Track ARVAL
08:10 - 11:03 Négo et Confrontation avec les FDO
11:03 - 13:43 Bilan à chaud
Sources et articles à lire :
Le post des @lessoulevementsdelaterre1099 https://www.youtube.com/channel/UC9plWjLv89Z_xxRhuv3Sc1Q sur le Lyon Turin : https://www.instagram.com/p/CtipCxbA7gF/
Une excellente vidéo sur le même sujet : • Tunnel Lyon-Turin... https://www.youtube.com/watch?v=-KO0XHJZuHs&t=0s
Le reportage du HuffPost sur la même journée : • Le tunnel Lyon-Tu... https://www.youtube.com/watch?v=Y5VjSM2L06M&t=0s
La liquidation du Fret SNCF : https://www.sud-rail.fr/actualites/c/0/i/73174222/article-n-2965
La dissolution des Soulèvements :
https://www.mediapart.fr/journal/france/070423/dissolution-des-soulevements-de-la-terre-la-bataille-judiciaire-commence
https://www.mediapart.fr/journal/france/160623/dissolution-des-soulevements-de-la-terre-les-nouveaux-griefs-du-gouvernement
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S'ils font de nous des Ombres, ce sera pour leur coller aux BASQUES ! Je compte sur vous pour pousser ce son très fort !
"Soulève Toi" (Prod. @20syl) sur ta plateforme de musique préférée : https://tr.ee/9H4GqWgjh3
Ce que je vous offre ici c'est une version "pré-clip", un montage maison disons, mais j'ai envie de produire un gros clip à la hauteur du son, une fiction qui donne de la force, mais ça va me demander encore un peu de temps. Vous pouvez me soutenir ici : https://fr.tipeee.com/partager-cest-s...
Suivez mon actu @arval_la_lueur : https://linktr.ee/arval.la.lueur
PAROLES :
Pourquoi pourquoi les policiers
Ont des trucs sur les bras, les jambes
Des casques et bâtons ?
A ton avis, c'est pour quoi faire ?
C'est pour faire la bagarre
Une marée bleu
Devant le cratère
Montée d’adrénaline vénère
(Allez on avance)
Dis moi qui veut la guerre de l'eau hein ?
Sûrement ceux qu'ont
Les hélicos, les chars d'assauts
J’ai beau battre des paupières
J’y vois plus rien
Merde c’est l’enfer
Mais fermer les yeux c’est pire
Mes larmes m’aident à y voir clair
T’façon j’ai pas besoin de mes yeux
Mon corps c’est suffisant
Pour démanteler calmement
Le symbole d’leur accaparement
Lacrymos crépitent
Mortier réplique
Les quads rappliquent
Grenade j’évite
Tout s’précipite
Je crois qu’ça y est
Je vois la brèche
Entre les deux fourgons qui flambent
Pluie d’projectiles
Grenade détonne
Un casque blanc
Vole dans les airs
Dernière poussée
J'crois qu’c’est la bonne
Mais Serge est étendu par terre
(Médic !)
(Ah putain, accroche-toi mec)
(Médic !)
L'eau ne se confisque pas
Ne se gaspille pas
Les conditions vitales de l’existence
Ne se négocient pas
Ils ont la force on a le nombre
Ils ont la peur on a l'espoir
Ils ont les gaz mais nous on t'a toi
Soulève-toi
Et avance masqué
S'ils font de nous des ombres
Ce sera pour leur coller aux basques
Soulève-toi
Et ils vont craquer
Sûr que
Nous aussi
On va passer en force
Soulève-toi
Ils ont voulu nous enterrer
Mais ils ont oublié
Que nous étions des graines
Tout prêt à essaimer
Soulève-toi
Méfiance, méfiance
Face à l'eau qui dort
Les projets de bassines sont morts
Plusieurs envahissement d’entreprises
Plusieurs destructions de biens
Plusieurs appels à l’insurrection
J’ai donc décidé d’engager la dissolution
Des Soulèvements de la Terre
Mais qu’est-ce que tu vas dissoudre ?
(Il est fou lui)
Certainement pas mon envie d’en découdre
(Ah non)
Apparemment leur stratégie
c’est d’mettre le feu aux poudres (Braw)
Ça m’donne encore plus envie
De jouer des coudes (coude à coude)
Dissous j’deviens ce que j’défends
J’suis prêt à m’liquéfier sur le champ
Pour t’exploser aux dents
On est d’la mauvaise graine
Du chiendent, d’la grosse racine
Qui fait des croche patte
Pour que partout machine piétine
Et c’est par amour
Pour le vivant
C’est parce qu’il leur reste très peu d’temps
Que la outarde enfonce les lignes
Que le pic mar enfonce les clous
C'est pour ce qu'ils ont de sublime
C'est pour qu’ils rendent coup pour coup
J’ai vu la forêt rasée
Pour la mettre au garde à vous
Pourtant y a tant d’choses à chérir
A l’affût j’en verrais pas l’bout
J’vais m’interposer physiquement
Amour et Rage vont de paire
Nous sommes la nature qui s’défend
Nous sommes les Soulèvements de la Terre
Sous l’couvert de l'anonymat
J’vais m’approcher de toi
J’aurai plus de visage
Tant pis des tag ça suffira
(Deviens un spectre)
Esprit frappeur
Un fantôme
Pas de sabotage, nan
Du désarmement
Et c'est ma rage qu'ils veulent dissoudre ?
J’comprend elle n’a pas de prix
Et c'est l’espoir qu’ils veulent dissoudre ?
Autant assécher la pluie
Mais ils essayent de nous faire taire ?
C’est là qu’on fait l’plus de bruit
Alors j’mets l’feu au bulldozer
C’est pour éclairer la nuit
Soulève-toi
Et avance masqué
S'ils font de nous des ombres
Ce sera pour leur coller aux basques
Soulève-toi
Et ils vont craquer
Sûr que
Nous aussi
On va passer en force
Soulève-toi
Ils ont voulu nous enterrer
Mais ils ont oublié
Que nous étions des graines
Tout prêt à essaimer
Soulève-toi
Confiance, confiance
Ce qui repousse partout
Ne peut être dissout
L’autre jour on a pris l’autoroute
Pour y construire un mur
Une manière de dire merci
Mais on ira pas vers l'extinction
Même en voitures électriques
Alors bien sûr ils vont nous traiter
D’éco-terroriste et d’autres trucs chiants mais…
Je crois que ça y est on est à un tournant
Y a tant de zone à défendre
A cultiver, à soigner, à réparer
Alors j’sais pas dans quel camp tu veux être
Mais si tu nous entends plus : inquiète toi
Ce sera le calme avant la fête
Merci à Isaac du studio RTS de Valence, à Robin de @acontresensmusic pour son écoute et ses conseils, à ma compagne pour tout, à 20syl et On and On pour la confiance et pour son incroyable instru "Bagarre"...
Les paysans du convoi du sable expliquent les actions menées contre le maraîchage industriel
Résistance paysanne au maraîchage industriel !
Nous sommes des éleveurs-euses et maraîchers-ères de Loire-Atlantique. Nous avons participé depuis plus de deux ans à toutes les mobilisations contre l’extension des carrières de Saint-Colomban. Nous sommes venus - une fois encore - en force avec nos tracteurs pour cette journée de mobilisation organisée par la tête dans le sable et les soulèvements de la terre.
Pour nous la présence paysanne dans toutes ces actions démontre que les luttes écologistes n’ont rien à voir avec une opposition binaire et caricaturale entre agriculteurs et écolos. En réalité, comme le soulignait déjà Bernard Lambert en son temps, une fracture traverse le monde agricole de l’intérieur : entre des grosses sociétés agro-industrielles et toutes celles et ceux qui pratiquent une agriculture paysanne, entre les grosses coopératives capitalistes et nos fermes, entre l’agro-écologie à dimension humaine et à vocation locale et l’agrobusiness exportateur.
...
une poignée d’agri-managers spécialisés dans le maraîchage industriel est en train d’accaparer la terre et l’eau, de détruire le bocage et ses haies, d’empêcher les nouvelles installations en faisant exploser le prix du foncier, d’artificialiser les sols à grand renfort de bâches plastiques et de serres chauffées ... 30 % du sable de la carrière GSM de St Colomban leur est destiné
...
A travers sa communication Régis Chevallier "pleure" mais les paysans citoyens déplorent
...
Les paysans et paysannes co-organisateurs de la mobilisation "Fin de carrières 44", le 11 juin 2023.
Le lobby agro-industriel inonde les médias de sa complainte pour dénoncer le remplacement du muguet industriel et une poignée de plants expérimentaux non destinées à l’alimentation, par un semis de sarrasin bio. Comme d’habitude, le gouvernement complice reprend mot pour mot sa propagande. Mais pour qui prend le temps de s'intéresser un tant soit peu aux faits et d'enquêter derrière les piteuses tentatives de greewashing, il apparaît que :
- les industriels du légumes nantais visés par ces actions sont responsables de divers empoisonnements récents aux pesticides comme le metam-sodium
- les serres visées à Pont-saint-Martin dimanche sont bien encore l'objet d'expérimentations sur des pesticides cancérigènes selon l'ANSES comme le métobromuron. Elles visent à maintenir le même modèle et à renforcer l'acceptabilité des pesticides en prétendant réduire leur usage plutôt que de permettre leur interdiction.
- ces serres sont majoritairement ensablées et destinées à ce type de cultures plutôt qu'à de quelconques "sols vivants".
- ces industriels chef d'entreprise à la main d'oeuvre exploitée, n'ont rien d'"agriculteurs".
- ils sont par contre bel et bien responsables de l'accroissement ravageur de la production de sable et de la consommation d'eau pour des productions non vivrières ou tournées vers l'exportation.
- ils ont été récemment condamné pour leur surplus de rejets toxiques dans l'atmosphère, notamment sur leurs cultures de concombres.
- la collusion de certains dirigeants des maraîchers nantais avec l'industrie du sable est avérée. Le président de la maison des maraîchers Mr Torlasco a par exemple occupé pendant 11 ans le poste de secrétaire régional de l'UNICEM - union national des industries de carrière et matériaux de construction.
- ils s'accaparent main dans la main avec l'industrie du sable des terres transformées en mer de plastique et serres chauffées, et tuent ainsi les autres formes d'agriculture paysanne dans le département. En Loire-Atlantique, les surfaces dédiées à l’agro-industrie légumière ont augmenté de 24% entre 2010 et 2021. Le paysage de bocage et de polyculture élevage qui a caractérisé pendant des siècles le terroir du Pays-de-Retz est remplacé par un désert agro-industriel ultra-spécialisé qui ravage la mosaïque de prairies et de cultures de la campagne nantaise ... 1 ha de mâche, c’est jusqu’à 30 tonnes de sables par hectare chaque année ... Ensabler la terre, drainer les parcelles, araser les haies, c’est – structurellement – une artificialisation massive des sols ...
il est bel et bien grand temps de désarmer ces industriels et de changer de modèles si l'on souhaite sauver les sols, les nappes phréatiques et soutenir réellement l'agriculture.
Vous trouverez , juste dessous, un rétablissement minimal de la vérité dans le document d'enquête sur la "fédération des maraîchers" avec un ensemble de faits et de chiffres ici. Nous recommandons vivement sa lecture à qui s'intéresse à la parole des paysans dont les fermes sont mises en péril par les industriels et pas seulement à celles de directeurs d'entreprise dont les intérêts ne sont autres que leurs profits. Nous conseillons également celle de la tribune ou les paysans expliquent leurs gestes.
https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/convois-tracteurs-velos-et-actions-successives-contre-les-carrieres-de-sable-le-beton-et-l-accaparement-des-terres-par-le-maraichage-industriel
...
quatre actions ont été menées :
1 - remplacer du muguet de la société Vinet par un semis de sarrasin bio, assorti d’un démontage du système d’irrigation.
2 – remplacer les cultures expérimentales par un semis de sarrasin bio dans les tunnels expérimentaux de Pont Saint Martin, également assorti d’un démontage du système d’irrigation.
3 - couper l’eau de la centrale à béton de l’entreprise BHR.
4 – murer le siège de Nantes Métropole en terre paille.
...
a – Petite Histoire de l’industrie nantaise de la mâche
b - Extractivisme et agro-industrie : l’ensablement des terres
c – L’accaparement des terres et de l’empoisonnement de l'eau
d – Une industrie écocidaire
e - Pourquoi remplacer le muguet de Vinet par des semences paysannes ?
f - Pourquoi désarmer les expérimentations du CDDM ?
Président du Muséum national d'Histoire naturelle, Bruno David publie "Le Jour où j'ai compris" (Grasset). Il est l'invité de 9h10.
Avec Bruno David Naturaliste, président du Muséum national d'Histoire naturelle, producteur de l'émission "Le Pourquoi du comment : Science" sur France Culture
Clés : Société Médias
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Devant la Chambre d'agriculture de la Vienne : une pièce de théâtre pour dénoncer la vente par la SAFER à la société Agro team d'une exploitation de 2100 hectares.
Connu / TG le 20/06/23 à 12:08
Connu / mel du 20/6/23 à 13:14
| Lyon - Villeurbanne - Caluire Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, assistera à la conférence annuelle organisée par l’association industrielle européenne Nucleareurope. |
mis à jour hier à 16:43 - Temps de lecture : 2 min |
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La ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher sera à Lyon ce mardi. Photo Progrès /Richard MOUILLAUD
Le gouvernement s’engage dans la relance du nucléaire en Europe. C’est dans ce cadre que la ministre de la Transition Énergétique, Agnès Pannier-Runacher, se rendra à Lyon, ce mardi. Elle assistera à la conférence annuelle organisée par l’association industrielle européenne « Nucleareurope », au Centre de congrès de Lyon.
Un partenariat pour soutenir le développement de nouveaux réacteurs
Après une réunion de travail en présence d’une trentaine de dirigeants d’entreprises de la filière nucléaire européenne, la ministre assistera à la signature d’un partenariat d’ingénierie entre les entreprises Assystem, VUJE et IDOM visant à soutenir le développement de nouveaux réacteurs nucléaires en Europe aux côtés d’EDF.
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Une visite de l’entreprise Edvance à Gerland
Agnès Pannier-Runacher se rendra ensuite sur le plateau d’ingénierie des EPR seconde génération d’Edvance, à Gerland, où elle ira à la rencontre des équipes qui travaillent sur la conception des réacteurs EPR2 pour faire un point sur l’avancement du projet. Le site de Gerland d’Edvance abritera une équipe d’ingénieurs et de techniciens qui atteindra 1000 à 1200 personnes d’ici 2025.
À l’issue de cette visite, la ministre rejoindra à nouveau la conférence annuelle de Nucleareurope pour la conclure.
Connu / article papier
Mis à jour À 21:10 9 Commentaires
Coup dur pour les soutiens du Lyon-Turin. La Première ministre Élisabeth Borne a donné sa faveur pour un scénario du Comité d’orientation des infrastructures (COI) sur les projets de transports de demain. Un scénario qui, entre autres propositions, repousse la livraison des voies d'accès françaises du tunnel transfrontalier à 2045 et donne la priorité à la ligne historique Dijon-Turin.
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La déception de Laurent Wauquiez et des partisans du projet
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L'objectif ? Décider d'ici juin un plan de financement de ces infrastructures
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Une décision attendue de longue date
L’État repousse donc sa décision finale sur les voies d’accès depuis 2021. Clément Beaune, le ministre des Transports en fonction depuis juillet 2022, mettait seulement en avant que les collectivités locales devaient s'entendre sur le montant qu'elles étaient prêtes à investir sur le projet d'une nouvelle ligne. Depuis, plus rien de la part du ministère des transports qui attendait ce rapport du Comité d’orientation des infrastructures (COI).
Une absence de décision du ministre qui a étonné aussi à cause du risque de perte des financements provenant de l'Union européenne alors que l'Italie a déjà dessiné un tracé pour ses propres voies d'accès au tunnel et planifié un budget. La date limite de dépôt de dossier était fixée à janvier 2023 jusqu'au prochain mandat d'appel à projet. Résultat, quelle que soit la décision précise du gouvernement, il est certain qu'un projet de nouvelle ligne, s'il a lieu, se fera avec beaucoup de retard.
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Impatience de l'Italie et de l'Europe
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La Transalpine déplore une "aberration écologique et économique"
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Le plus grand tunnel ferroviaire du monde
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Les projets lyonnais sur la table
Enfin, le COI préconise d'accélérer les projets de transports autour de Lyon. Le contournement ferroviaire de Lyon (CFAL), et la mise à quatre voies de la ligne Saint-Fons-Grenay, et un nouveau franchissement du Rhône au sud de Lyon sont posés sur la table parmi les urgences. Aujourd’hui, tout le fret de marchandise sur l’axe nord-sud entre dans Lyon. De quoi engorger des gares comme la Part-Dieu. Le contournement pourrait ainsi assainir cette situation.
Lire aussi :
- Lyon-Turin : le spectre d’un tunnel sans trains
- "A l'échelle du prochain siècle, il n'y a pas d'autre alternative que le Lyon-Turin" Stéphane Guggino (Comité pour la Transalpine)
- Lyon-Turin : les scénarios des voies d’accès au tunnel à l'étude
- Grégory Doucet et plusieurs élus lyonnais demandent l’abandon du Lyon-Turin
Face à l’effondrement et aux crises qui nous menacent il est aisé de sombrer dans la paralysie. Pourtant en acceptant nos peurs il est possible de désobéir et se soulever. Camille Etienne lance un appel au soulèvement écologique.
Comment expliquer notre inertie face aux crises climatiques et écologiques?
Convaincue que notre impuissance est une construction qui ne nous appartient pas, Camille Etienne nous invite à reprendre notre pouvoir.
En s’appuyant sur les travaux des universitaires américains Erica Chenoweth et Maria J. Stephan qui ont travaillé sur la désobéissance civique, elle explique que la mobilisation de « seulement » 3,5 % de la population suffit à renverser l’ordre établi.
Afin de rassembler cette portion de la population, l’activiste pour le climat lance un appel à sortir de notre impuissance, et à nous débarrasser de « cette impression que la chose politique nous échappe », pour se soulever et agir enfin contre la destruction de la planète, et contre ceux qui veulent que rien ne change.
Pour un soulèvement écologique est son premier livre, publié aux éditions du Seuil.
À lire aussi : Psycho : comment expliquer le déni face au réchauffement climatique ?
https://www.radiofrance.fr/franceinter/psycho-comment-expliquer-le-deni-face-au-rechauffement-climatique-9770926
Le projet de ligne grande vitesse Lyon-Turin resurgit dans l'actualité, à l'occasion de la mobilisation ce week-end des Soulèvements de la Terre en Maurienne... Celui-ci s'inscrit dans plus de trente ans d'opposition à un projet qui tarde à voir le jour.
Avec Kevin Sutton maître de conférence en géographie au laboratoire PACTE à l’Université Grenoble Alpes
Genèse du projet Lyon-Turin
Quel est l'objectif de cette construction pour les pouvoirs publics ? "Le projet Lyon-Turin a eu plusieurs vies", explique le maître de conférence en géographie Kevin Sutton. "A la fin des années 80, le projet avait une dimension très programmatique, avec un grand schéma directeur, une ligne qui part de l'est, de Lyon vers la frontière italienne, vers l'Italie dans ce contexte de l'Europe des Douze puis des Quinze, qui place la France au cœur de cet espace européen. Ensuite, il y aura vraiment une dimension plus opérationnelle dans les années 2000 avec les premiers travaux de reconnaissance". Il ajoute : "C'est à partir du milieu des années 2010 que le projet va devenir un chantier continu pour sa partie du tunnel de base".
"Le projet actuel n'est pas seulement une ligne grande vitesse, ajoute Kevin Sutton, c'est un projet de grande capacité, c'est-à-dire un projet mixte pour avoir des trafics voyageurs - et pas nécessairement à grande vitesse - au sens premier du terme et également du trafic fret". Il note alors que "cette dimension "grande vitesse" colle à la peau de l'appellation du projet Lyon-Turin, du fait de sa genèse programmatique des années '90. Il y a vraiment une rupture avec la fin des années '90 et notamment l'incendie du mont Blanc en 1999, qui fait émerger la problématique du transit routier dans les Alpes, et notamment avec une dimension sécuritaire du fait du report du trafic du mont Blanc vers la vallée de la Maurienne".
Comment la contestation a-t-elle évolué ?
"La contestation débute déjà dans les années 1990.", indique Kevin Sutton. "Elle était plutôt en lien avec les effets d'annonce d'une nouvelle autoroute et justement d'un projet de nouvelle ligne entre Lyon et Turin sur la partie axée. Un nouveau foyer de contestation émerge ensuite en Maurienne, autour des réalisations des galeries de reconnaissance, par exemple autour de Villars ou dans le Bourget au milieu des années 2000. Il y a donc à l'origine deux foyers de contestations sur des objets assez différents et avec des motivations différentes et la coordination de ces deux foyers s'établit au début des années 2010".
Le maître de conférence en géographie relève que "la contestation s'est fondée sur une posture d'argumentation pour démontrer l'inutilité de la réalisation de ce nouveau tunnel. Depuis quelques années, on voit très clairement un tournant vers une dimension d'opposition avec une politisation plus forte du coût du mouvement. Les opposants au projet mettent notamment en avant le fait que la ligne historique n'est pas utilisée à 100 % et par conséquent, les opposants revendiquent une utilisation en premier lieu de cette ligne historique avant la réalisation du tunnel".
À réécouter : NO TAV, la zad à l'italienne
LSD, la série documentaire
58 min
Clés : Info Environnement Écologie SNCF
Ndlr : il élude un grand nombre de sujets comme les émissions de gaz à effet de serre, la privatisation de la ligne actuelle, etc ACT
Mis à jour le 19/06/2023 14:51
Temps de lecture : 4 min.
Photo Des opposants au projet de ligne ferroviaire Lyon-Turin brandissent une banderole à Saint-Michel-de-Maurienne (Savoie). (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)
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Trafic divisé par trois sous le tunnel de Mont-Cenis
... les données de l'Office fédéral suisse de la statistique sur le transport de marchandise transalpin, prélevées depuis les années 1980, font référence. Elles ne sont pas en nombre de trains, mais en millions de tonnes de marchandise ... En 1984, première année des relevés, 8,1 millions de tonnes de marchandises avaient transité sur les rails via le tunnel du Mont-Cenis, contre 2,7 millions de tonnes en 2021, soit exactement trois fois moins. Dans le même temps, la part du ferroviaire dans le transport de marchandise entre la France et l'Italie en général – par ce tunnel, mais aussi par celui de Vintimille – a aussi été divisée par trois, passant de 19,9% en 1999 à 7,4% en 2020, selon le rapport annuel Observation et analyse des flux de transports de marchandises transalpins de la Commission européenne et de l'Office fédéral suisse des transports de l'année 2020.
En parallèle, le volume de marchandises transportées de la France à l'Italie, rail et route cumulés, a plutôt stagné, passant d'environ 50 millions de tonnes en 1999 à 45 millions de tonnes en 2021
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De fortes "contraintes de sécurité" italiennes
... le plan d’intervention et de sécurité du tunnel impose de fortes contraintes d’exploitation afin de limiter les risques d’accidents. Ainsi, si le tunnel historique permettait effectivement de faire circuler environ 10 millions de tonnes dans les années 1980, les contraintes de sécurités en place aujourd’hui empêchent de pouvoir atteindre de tels niveaux".
Une note de SNCF Réseau datant de 2018 souligne les problèmes de sécurité que pose ce tunnel construit entre les années 1850 et 1870, de 13 km de long dans la montagne, sans aucune évacuation vers l'extérieur, et dans lequel les règles de sécurité italiennes, plus restrictives que les Françaises, s'appliquent puisque le tunnel est géré par la Rete ferroviaria italiana (RFI), l'équivalent italien de SNCF Réseau.
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"RFI indique ainsi qu'en intégrant la contrainte de non-croisement des trains, la capacité du tunnel est de 62 trains par jours au total (fret, voyageurs et circulation techniques). Le fait que deux trains de nature différente (fret et voyageur) ne puissent pas circuler en même temps réduit de huit circulations ce total", continue la note. Autrement dit, la capacité théorique du tunnel du Mont-Cenis est de 54 trains par jour, soit un peu plus que la quarante qui y circule actuellement.
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Connu / https://twitter.com/ArmelBalogog/status/1670777291348090882
"
Armêl Balogog @ArmelBalogog · 9h
Opposé à la ligne Lyon-Turin, Jean-Luc Mélenchon appelle à augmenter le fret via l'actuel tunnel du Mont-Cenis où on fait passer "sept fois moins de trains qu'avant". Ses chiffres sont-ils bons ?
➡️ On fait le point dans le #vraidufaux de @franceinfo
"
Ndlr : Contesté par ???
quelles sont les sources de JLM ? ACT
Connu / https://twitter.com/RTSmonde/status/1670812800317370369
Tr/ ... Arnaud Aymé?, spécialiste des transports de SIA Partners, merci d'être venu dans "Tout un monde".
Ndlr : il n'évoque pas l'urgence climatique, l'effondrement de la biodiversité, ni les limitations des ressources, ni les mensonges... Business as usual :-(
Photo Le 9 juin 2012, une centaine de personnes défilaient, à l'initiative du collectif No TAV Savoie, dans les rues du centre-ville de Chambéry contre le projet de nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin. En ce début juin 2023, plus d’un millier de militants écologistes sont attendus en Maurienne. Leila Shahshahani / Labex ITTEM, Fourni par l'auteur
Adresse électronique
En Savoie, des militants écologistes des Soulèvements de la Terre se sont introduits le 29 mai 2023 sur l’un des chantiers de la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin. Une banderole « La montagne se soulève » a été déployée pour appeler au week-end de mobilisation franco-italienne contre ce projet, organisé les 17 et 18 juin 2023 en Maurienne.
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privilégier l’existant et ne pas attendre des années pour le report modal des marchandises vers le rail. Les défenseurs du nouveau projet jugent quant à eux la ligne existante comme obsolète et inadaptée. En toile de fond de ce débat, les prévisions de trafic autour des flux de marchandises transitant par la Savoie : sous-estimés pour les uns, sur-estimés pour les autres.
Photo À Saint-Julien-Montdenis, sur l’un des chantiers du tunnel transfrontalier, un responsable de la communication de TELT – Davide Fuschi – explique à des étudiants de l’Université Grenoble Alpes les enjeux du projet pour la Maurienne. Mikaël Chambru/Labex ITTEM
Le 24 février dernier, le rapport du Comité d’orientation des infrastructures (COI) a rebattu les cartes. Il propose en effet de repousser la construction de nouvelles voies d’accès au tunnel transfrontalier à 2045 et donner la première place à la modernisation de la ligne existante.
... livraison au plus tôt vers 2045… soit, en cas de respect du calendrier annoncé par TELT, 13 ans après la mise en service du tunnel. Se profile donc la perspective d’un nouveau tunnel sans nouvelles voies d’accès : un scénario qui ne satisfait ni les défenseurs ni les opposants au projet.
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revendications portées par les opposants : l’arrêt immédiat du chantier du tunnel transfrontalier et l’abandon du projet de nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin.
Outre les collectifs d’habitants, cette opposition coalise désormais des syndicats agricoles (Confédération paysanne) et ferroviaires (Sud Rail), des associations locales (Vivre et agir en Maurienne, Grésivaudan nord environnement) et écologistes (Attac, Extinction Rébellion, Les Amis de la Terre, Alternatiba, Cipra), des organisations politiques (La France Insoumise – LFI, Europe Ecologie Les Verts – EELV, Nouveau parti anticaptialiste – NPA) et le collectif No TAV Savoie.
Photo À Barberaz, dans l’agglomération de Chambéry, plus de 200 personnes ont participé le 24 septembre 2022 à une réunion publique organisée par les opposants au projet. Mikaël Chambru/Labex ITTEM
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réseau des Grands projets inutiles et imposés (GP2I), dans le sillage de Notre-Dame-des-Landes.
Basculement des ex-promoteurs du projet
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EELV, pendant 20 ans favorable au projet, est un exemple saillant de cette évolution. Alors qu’il le jugeait incontournable et sans alternative, quand bien même la contestation gagnait en intensité en Italie, la « Convention des écologistes sur les traversées alpines » en 2012 signe son changement de positionnement.
Photo À Villarodin-Bourget, où le chantier du chantier du Lyon-Turin a commencé depuis 2002, le maire – Gilles Margueron – dénonce les nuisances d’un projet sans fin. C’est aujourd’hui la seule commune en Maurienne à afficher explicitement son opposition. Mikaël Chambru/Labex ITTEM
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la réduction du transport routier ne dépend pas de la création de nouvelles infrastructures ferroviaires mais de la transition vers un modèle de développement moins générateur de flux de marchandises, la rénovation et l’amélioration des infrastructures ferroviaires existantes étant prioritaires pour gérer les flux restants.
Une position aujourd’hui défendue par les maires de Grenoble et de Lyon, mais aussi par des députés européens et nationaux EELV et LFI. Pour autant, la mobilisation française reste jusqu’à aujourd’hui éloignée des répertoires d’action employés dans la vallée de Suse.
Effacement de la montagne
... L’historienne Anne-Marie Granet-Abisset la résume ainsi : « Elle correspond aux modèles édictés par les aménageurs (politiques et techniques) qui travaillent dans les capitales européennes, désirant imposer leur vision aux territoires qu’ils gèrent, en dépit des sommes considérables mobilisées pour ce faire. Toute opposition ne peut être entendue, présentée alors comme de la désinformation ou de la mauvaise foi .»
... les journalistes et leur travail d’enquête https://www.youtube.com/watch?v=BV0Zt-Ip-0k (Pièces à conviction)
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Connu / https://twitter.com/ContactIbanez/status/1669584914239442946
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Daniel Ibanez @ContactIbanez · 16 juin #lyonturin #notav montagnes-magazine.com
Lyon-Turin : retour sur l’opposition française au projet de nouvelle ligne ferroviaire
Mikaël Chambru est maître de conférences en sciences sociales à l'Université Grenoble Alpes (UGA). Membre du Labex ITTEM, ses travaux de recherche portent « sur les modalités de mise en public...
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Nucléaire : l'ASN juge prématuré d'envisager un fonctionnement des réacteurs français jusqu'à 60 ans
Il est trop tôt pour envisager un prolongement à soixante ans du parc nucléaire. D'autant que certaines pièces présentent des faiblesses (cinq réacteurs sont déjà sur la sellette). La centrale de Cruas est, pour sa part, menacée par le risque sismique.
Energie | 15.06.2023 | P. Collet
Connu / TG le 16/06/23 à 10:05