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.#SNCF #retard
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Comment vivre dans des villes privatisées, où notre attention est contrôlée et sollicitée en permanence, et nos corps pistés à chaque instant ? Le dernier roman d’Alain Damasio, dont l’action se déroule en 2040, explore ce monde possible, avec justesse, de manière sensible et réaliste. Il nous invite à sortir d’urgence de nos « techno-cocons », à expérimenter de nouvelles manières d’être au monde et de résister, pour reprendre le contrôle sur nos vies. Attention, entretien décapant.
Photo (une) : Alain Damasio en visite sur la Zad de à Notre-Dame-des-Landes, dans l’ancienne bibliothèque du Taslu, celle qui était accessible aux handicapés / © ValK
2040, en France. Dans une société ultra-libérale où les villes ont été rachetées par des multinationales, où l’attention de chacun est sans cesse captée et sollicitée au risque de rendre fou, on découvre l’existence des Furtifs, des créatures à la vitalité hors norme, qui vivent dans l’angle mort de la vision humaine. Toujours en métamorphose, elles métabolisent les éléments sur leur passage, transformant l’espace dans lequel elles vivent – et les gens qui croisent leur route. Dans ce monde qui ressemble au nôtre dans ce qu’il peut produire de pire, Lorca Varèse, sociologue pour communes autogérées, et sa femme Sahar, proferrante dans la rue pour les enfants que l’éducation nationale a abandonné, partent à la recherche de leur fille disparue, et à la rencontre de ces créatures.
Avec Les Furtifs (La Volte, 2019), Alain Damasio signe une critique fine et acerbe du capitalisme cognitif, de notre capacité d’auto-aliénation, du confort de nos techno-cocons où l’on se sent si protégés. Avec un langage créatif qui se renouvelle sans cesse, il trace des lignes de fuite possibles, des modes de résistance, dans une grande fresque magique, magnifique et émouvante, qui invite à changer radicalement notre regard sur le monde et sur le vivant.
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Basta ! : Que pourraient incarner ces drôles de créatures, les « Furtifs », dans la société d’aujourd’hui ?
Alain Damasio : Ce sont des poches de liberté, des brèches dans un monde de plus en plus contrôlé, pas seulement par les multinationales ou les gouvernements, mais aussi par nous-mêmes : un père demandant à sa fille d’être « ami » sur Facebook pour voir ce qu’elle y poste, un enfant qui regarde l’historique de navigation de ses parents, un patron employant un hacker pour regarder quel salarié il embauche, ou réciproquement le salarié qui « googlise » le futur patron avant un entretien d’embauche… Nous sommes tous dans ces logiques de panoptique, où nous essayons d’avoir un maximum d’informations.
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Le philosophe Byung-Chul Han l’explique très bien : le stade avancé du pouvoir libéral actuel, c’est de permettre aux gens de maximiser leur auto-aliénation. L’aérodynamique du pouvoir est géniale : les gens viennent eux-mêmes prendre dans l’armurerie proposée par les GAFA.
... Bernard Stiegler, quand il parle des psychopouvoirs ... Lorsque les gens vivent un manque affectif et émotionnel, cela génère des forces réactives assez mauvaises. Le transhumanisme vient se connecter à cela, comme toutes les religions avant lui. C’est un mouvement para-religieux très fort ... la prophétie, le moment où les machines vont faire advenir l’intelligence artificielle (IA) ... Le mythe de « l’IA toute-puissante » vient répondre à un bordel que nous avons créé : aujourd’hui, la technostructure est tellement dense que personne ne comprend ce que font réellement les IA, même ceux qui en créent la boîte noire. Et aucun être humain n’est évidemment capable de traiter les données du « big data ». On crée des systèmes qui échappent complètement à l’être humain, que personne n’arrive à maîtriser. C’est une dépossession. Une fois que ça a bien purulé et bien enflé, qu’on est noyé sous tout ça, intervient le mythe. Les mythes sont des symptômes.
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comprendre comment le vivant s’interconnecte et comment nous sommes en symbiose avec lui. C’est aussi renouer avec les « ancestralités animales », qui sont consubstantielles à ce que nous sommes, et communes à plein d’espèces.
L’humain est habité par des affects, des percepts et des concepts. ... Tout ce que je décris dans mon livre est déjà là, c’est simplement hypertrophié. ... rendre furtives nos existences
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Aujourd’hui, on est en « démocrature » – c’est-à-dire avec des éléments de démocratie et des éléments de dictature, mais globalement plutôt en démocratie
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Conseil pour le maintien des occupations (CMDO)
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Les Gilets Jaunes, heureusement, ont renouvelé le mode « manifestation », qui était complètement exsangue. Ne plus déposer les trajets de manifestation en préfecture pour les rendre imprévisibles pour la police, et investir les ronds-points, c’est un coup de génie, franchement ! C’est très intuitif : un rond-point est à la fois le carrefour de tout, et en même temps c’est un symbole de l’horreur des zones péri-urbaines. ... Acter qu’ils ne voulaient pas de représentants ... Je crois que la solution, c’est l’auto-organisation
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revenir à de l’action directe, assumer une part de violence et « d’irruptivité ». La limite, c’est la mort, car je défends le vivant. Mais, à tous ces gens qui vivent dans une espèce de forteresse absolue, il faut faire retrouver un sentiment de vulnérabilité, leur faire ressentir cette violence systémique qu’ils exercent du haut vers le bas et dont ils ne voient jamais le retour…
Je ne fais pas de la lutte violente une valeur en soi. C’est conjoncturel. Mais la négociation ne suffit pas, les manifs ne changent rien : on en est à X semaines de manif des Gilets jaunes, que faut-il faire ? Macron ne bougera pas d’un iota, il s’abrite derrière la Constitution. Pendant cinq ans, il va tout massacrer : les retraites, les hôpitaux, l’éducation. Il s’en fout.
Propos recueillis par Barnabé Binctin et Agnès Rousseaux
Tags Altermondialisme ; Politique ; Surveillance et biométrie ; ZAD
Ndlr :
- Pourquoi se priver de la "carte" politique élective s'il est acté que Macron ne bougera pas en s'appuyant sur la constitution ? Ne faut-il pas AU CONTRAIRE JOUER TOUTES NOS CARTES y compris l'élection et le changement de constitution ?
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"« Inaction verbeuse ». J’espère que les mots des fonctionnaires de votre propre Ministère de l'Écologie, attachés à la cause écologique et dépourvus de moyens de mettre en œuvre une réelle politique écologiste, vous feront réfléchir."
Retrouvez mon intervention en hémicycle sur le projet de loi énergie-climat.
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Le 14 juin 2019, Jean-Luc Mélenchon intervenait à l'Assemblée nationale dans le cadre du débat sur la loi d'orientation des mobilités (LOM). Il a dénoncé la privatisation à venir du service public du transport en bus en région parisienne et le fait que cette décision provienne directement des injonctions de la Commission européenne.
Le président du groupe « La France insoumise » à l'Assemblée nationale a dénoncé les privatisations en général et le fait que le privé coûte plus cher que le public... tout en étant moins efficace que lui. Il a ainsi pris les exemples des autoroutes, du gaz et de l'électricité pour lesquels la privatisation totale ou partielle a coïncidé avec une augmentation considérable des prix.
Enfin, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé les logiques de métropolisation, c'est à dire d'aménagement du territoire qui consiste à concentrer l'essentiel des réseaux (notamment de transports) à l'intérieur d'un grand pôle urbain duquel sont exclues les populations les plus pauvres.
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JEAN-LUC MÉLENCHON
Épinglé par JEAN-LUC MÉLENCHON il y a 19 heures
Pour un référendum contre la privatisation d'Aéroports de Paris, signez ici : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1. En cas de problème, consultez la fiche pratique de la France insoumise : https://lafranceinsoumise.fr/2019/06/13/signer-le-referendum-adp/
L'invité de 8h20 : le grand entretien - 23 minutes
Le député de la France Insoumise François Ruffin signe une tribune dans le quotidien Le Monde, avec d'autres personnalités de gauche (le secrétaire national d'EELV David Cormand, ou encore la cofondatrice de Place Publique Claire Nouvian) qui appelle les opposants à la privatisation d'ADP à s'unir et "produire une contagion de signatures" pour l'organisation d'un référendum.
Mondialisation, croissance : ce sont des mots cadavres, on ne veut plus ça
.@Francois_Ruffin, député LFI de la Somme, à propos du référendum sur la privatisation d'Aéroports de Paris : "Ce dossier permet de poser la question centrale : l'application de la démocratie contre l'oligarchie." #le79Interpic.twitter.com/CZtRD2pIwO— France Inter (@franceinter) June 12, 2019
"J’ai pas dit que tout devait être remis au peuple. Il doit y avoir la possibilité pour les citoyens de poser les questions (...) Voter une loi tous les 5 ans, ce n’est pas une vie politique" estime François Ruffin.
.@Francois_Ruffin, député LFI de la Somme : "Le pouvoir est entre les mains d'une oligarchie (...) Nous devons leur retirer le volant des mains." #le79Interpic.twitter.com/35sTw16GPV— France Inter (@franceinter) June 12, 2019
"On a 500 familles qui dans ce pays,qui, il y a 20 ans possédait 7% du PIB, on est aujourd’hui à 30%" affirme encore le député de La France Insoumise.
Après les élections européennes
"Admettons que les Français ont voté : vous voulez Marine Le Pen, là maintenant comme Premier Ministre? Non, les macronistes n’ont pas gagné cette élection. Il faut repartir à la bataille (...) Les gens prennent le plus gros bâton pour taper Macron. Avec cet état de dispersion, ça donne pas l’envie de dire ‘on va gagner’, c’est pas ça qui suscite le désir" reconnait François Ruffin.
.@Francois_Ruffin, député LFI de la Somme, sur le score du FN aux européennes : "Les macronistes n'ont pas gagné cette élection". #le79Interpic.twitter.com/FiZ0Pwkrjm— France Inter (@franceinter) June 12, 2019
Le député revient sur ses propositions sur la Loi Mobilité, notamment celle d'en finir avec les transports en avion sur des distances qui peuvent être reliées facilement en train : "Est ce que j’ai le droit de fumer ici dans ce studio ? Non...c’est une question de santé publique (...) Un vol entre Paris et Marseille met 50 fois plus de CO2 que le train et le train prend à peine plus de temps".
Il ne suffira pas de faire seulement appel à la bonne volonté des consommateurs (..) du coup il faut des lois
"Quand le train ne mets pas plus de 2h30 en plus, on privilégie le train" précise le député de la Somme qui veut "mettre le paquet sur le ferroviaire pour rendre les tarifs accessibles" : "Il faut que ce soit comme en Suisse, que ça passe essentiellement par le Fret. Or [chez nous]le Fret a été divisé par trois en trente ans, au profit du 'tout camion'".
.@Francois_Ruffin, député LFI de la Somme, sur sa proposition d'interdire les vols intérieurs : "Il ne suffira pas de faire appel à la bonne volonté des consommateurs (..) du coup il faut des lois." #le79Interpic.twitter.com/uRIczfLaRQ— France Inter (@franceinter) June 12, 2019
François Ruffin, député LFI de la Somme : "Nous devons mettre le paquet sur le ferroviaire". #le79Interpic.twitter.com/B1HXz6FElF— France Inter (@franceinter) June 12, 2019
.@Francois_Ruffin, député LFI de la Somme : "Je ne crois pas qu'il puisse y avoir un supplément de bonheur dans ce pays par la croissance." #le79Interpic.twitter.com/WaZVkxNRkY— France Inter (@franceinter) June 12, 2019
Yannick Jadot ne considère pas LFI comme un parti "vert", réponse de François Ruffin, député LFI de la Somme : "Ce n'est pas une bonne manière de commencer les choses en en excluant certains." #le79Interpic.twitter.com/8biw7mqYrn— France Inter (@franceinter) June 12, 2019
.@Francois_Ruffin, député LFI de la Somme : "Je ne suis pas sûr qu'il y ait un clivage à LFI entre populistes et de gauche. Mois je suis populiste de gauche." #le79Interpic.twitter.com/BOsDQZDtTt— France Inter (@franceinter) June 12, 2019
.@Francois_Ruffin, député LFI de la Somme : "Je ne crois pas que Jean-Luc Mélenchon appartienne à l'oligarchie" #le79Interpic.twitter.com/u6QrUsUWVr— France Inter (@franceinter) June 12, 2019
.@Francois_Ruffin, député LFI de la Somme : "La France insoumise a pris un coup sur la tête et Jean-Luc [Mélenchon] aussi. Mais rien n'est dit pour la suite." #le79Interpic.twitter.com/wv2dYMheb7— France Inter (@franceinter) June 12, 2019
Légende du visuel principal: François Ruffin © AFP / Joel Saget
Les invités François Ruffin
images https://www.youtube.com/watch?v=7ZL3XOuGJ-4 119 commentaires
Dans la foulée de la proposition de 185 parlementaires de revenir sur la privatisation des Aéroports de Paris, le Conseil constitutionnel a autorisé la procédure de référendum d’initiative partagée. Le 9 mai dernier est donc devenu la date à partir de laquelle le pouvoir est maintenant tenu d’organiser le recueil des soutiens populaires à cette proposition. Ils ont un mois pour déclencher les opérations de recueil. Nous aurons ensuite 9 mois pour réunir 4 717 396 soutiens. Le format des soutiens sera vraisemblablement électronique. Une importante campagne s’ouvre.
C’est après les Européennes – que l’on espère cuisantes pour LREM – le moyen d’embrayer sur un thème idéal. Car le pouvoir ne va pas rester l’arme au pied. Le Conseil constitutionnel s’est déjà repris le 15 mai en validant le principe même de la privatisation d’ADP contenu dans la loi PACTE. L’exécutif s’apprête maintenant à nous assommer de nouveau avec les ignobles réformes des retraites, de la fonction publique et des institutions. Un pack 100 % antisocial !
...
Imaginez que non contents de mettre la barre à plus de 4 millions et demi de pétitions, si par miracle on la passe, la balle est alors à nouveau dans le camp des parlementaires qui pourront décider de réexaminer le texte. Dans ce cas, pas de référendum. Il suffit donc que l’Assemblée nationale qui est très majoritairement aux mains de Macron décide de réexaminer le texte pour que l’on enterre la consultation du peuple alors même que 4,7 millions d’électeurs l’auront demandé. De la même manière qu’en Europe, il n’y a pas de vote démocratique contre les traités ; en France, avec la constitution actuelle, il n’y a pas de vote démocratique contre une majorité présidentielle.
Difficile alors de ne pas voir que le degré d’exaspération et de détermination individuelles ne suffit pas pour renverser l’ordre établi. Il faut avoir de la suite dans les idées et viser la constitution elle-même. C’est ce que la campagne du RIP peut rendre évident en combinant volonté destituante et aspiration constituante du peuple.
Charlotte Girard
Aussi diffusé à https://lafranceinsoumise.fr/2019/05/20/macronisme-r-i-p-edito-de-charlotte-girard/
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Au programme de l'Autre 20h, présenté ce soir par Romain Mahdoud :
⏩ COUPLE BALKANY : LES MAFIEUX DE LEVALLOIS ENFIN CONDAMNÉS ?
Le procès de Patrick et Isabelle Balkany a commencé, David Servenay, journaliste pour le site Les Jours fait le point.
⏩ PRIVATISATIONS : LE REFERENDUM POUR DIRE NON À MACRON
Le conseil constitutionnel a validé la procédure de referendum d'initiative parlementaire contre les privatisations prévues par la loi PACTE. Henri Sterdyniak vous en explique les enjeux dans sa chronique éco.
⏩ LA FACE CACHÉE DU SYSTÈME MACRON - Partie 2
Denis Robert interview Marc Endeweld qui nous révèle les méthodes de Macron et son rapport curieux à l'amitié.
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gaz https://twitter.com/JulienDelalande/status/1127828920898920449 "#éditoPolitique de @lofejoma / @franceinter"les chances de #Réussite du #RIP sur la ~#Privatisation de l'#Aéroport #Roissy #CharlesDeGaulle+des #Barrages,etc / #MiseEnPerspective #DémocratieDirecte #DémocratieReprésentative #DémocratieParticipative" #GouvFr #MacronPhilippe MOUCHÉ"
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Au programme de l'Autre 20h ce soir présenté par Rémi-Kenzo Pagès :
⏩ LE PARLEMENT FLINGUE LES PRIVATISATIONS
La chronique parlementaire de Serge Faubert qui revient aujourd'hui sur les privatisations prévues par la loi PACTE.
⏩ TRÈVE HIVERNALE : PLUS DE RÉPIT POUR LES PRÉCAIRES
Romain Mahdoud est allé rencontré une famille sous la menace d'expulsion dès la fin de la trève hivernale.
⏩ RÉFUGIÉS : LE COMBAT LIBRE DE CÉDRIC HERROU
Une interview de Michel Toasca qui revient pour nous sur l'engagement de Céric Herrou : sauver la vie de réfugiés.
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Le projet de loi reforme de la fonction publique a été présenté mercredi 27 mars en conseil des ministres. Après le vote de la loi PACTE la semaine dernière en catimini à 6h du matin après une nuit blanche, La République en Marche accélère ses projets de privatisations des services publics toujours plus fous.
Serge Faubert nous explique pourquoi nous sommes en train d’assister à la privatisation rampante du service public.
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Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale le samedi 16 mars 2019 à 6h du matin. Le président du groupe « La France insoumise » a dénoncé le scandale que représente ce mode de fonctionnement de l'Assemblée, où des décisions très défavorables aux salariés et à l'intérêt générale sont prises au beau milieu de la nuit, loin des regards des citoyennes et des citoyens.
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C’est une des mesures phares de la loi Pacte et assurément celle qui fait le plus polémique. Le gouvernement a prévu de vendre les participations de l’État français dans plusieurs entreprises : Engie, la FDJ et ADP (Aéroports de Paris). Et c’est cette dernière qui pose problème. Adopté une première fois, sans trop de bruits, par l’Assemblée nationale, l’article de la loi a ensuite été retoqué par les sénateurs puis réintroduit par les députés de la majorité. La loi Pacte doit être votée en seconde lecture par les députés ce vendredi 15 mars et le gouvernement a toujours autant de mal à faire face aux critiques. Si cette mesure fait tant polémique, c’est à la fois par l’ampleur de l’enjeu financier que par la nature même de l’entreprise. L’État est actuellement propriétaire de 50,6% des actions d’ADP et cette participation est estimée à 9,7 milliards d’euros. Le problème, c’est que l’État se séparerait d’une entreprise très rentable depuis plusieurs années. En 2018, son chiffre d’affaires était de 4,47 milliards d’euros pour des bénéfices de 610 millions d’euros, soit une hausse de 6,9% par rapport à 2017. Et ces bénéfices ont généré l’an dernier près de 175 milliards d’euros de dividendes pour l’État… On reproche donc à l’État de faire une erreur stratégique, de vendre les bijoux de famille ou encore de se passer d’une véritable poule aux œufs d’or. Mais selon Edouard Philippe, le fonctionnement du groupe public Aéroports de Paris (ADP) est « largement perfectible », laissant ainsi entendre que l’État n’était pas le meilleur actionnaire possible. Même son de cloche pour le ministre de l’Économie Bruno le Maire, pour qui « l’État n’a pas vocation à diriger des entreprises concurrentielles à la place d’actionnaires qui ont les compétences et les savoir-faire pour le faire mieux que lui ». Le ministre refuse aussi l’idée d’une privatisation ou d’un État qui vendrai les « bijoux de familles » car la cession des parts de l’État dans ADP » serait accordée à une entreprise privée pour 70 ans avant de revenir à l’État. De plus, dans l’opposition, certains députés comme François Ruffin soupçonnent le gouvernement de vouloir ainsi faire un cadeau à Vinci, qui détient déjà 8% des parts d’ADP. Et le cas de Vinci est d’autant plus polémique que la privatisation des autoroutes, décidée en 2005, est souvent présentée comme une erreur stratégique. Plus récemment, une autre privatisation s’est soldée par un échec : celle de l’aéroport de Toulouse… Cette mesure suscite donc son lot de questions. La privatisation des aéroports de Paris de huit à dix milliards d'euros est-elle « un scandale » ou « une folie », comme le disent la droite et la gauche ? Les aéroports peuvent-ils être considérés comme des entreprises les autres ? Le gouvernement fait-il une erreur stratégique à l’approche des européennes ?
Invités :
- Christophe Barbier, éditorialiste à L’Express
- Dominique Seux, directeur délégué de la rédaction des Échos
- Mathieu Plane, directeur adjoint au Département analyse et prévision de l’OFCE
- Emmanuelle Ducros, journaliste économique, spécialiste des transports à l'Opinion
Format : 65 minutes
Présentation : Caroline Roux et Axel Tarlé
Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin
Production : France Télévisions/Maximal Productions
Catégorie Divertissement
POLITIQUE
Castaner parle des proviseurs comme de "patrons", tollé sur Twitter
En déplacement à Marseille, le ministre de l'Intérieur s'est fait remarquer par un glissement sémantique malvenu. ...
Connu / https://framasphere.org/posts/6715932
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Au programme de l'Autre 20h présenté ce soir par Dolores Bakèla :
⏩ NE RESTEZ PAS CHEZ VOUS LE 16 MARS.
Aude Lancelin a un message à vous faire passer : samedi, sortez dans la rue
⏩ LA RÉPUBLIQUE DES COPAINS ET DES COQUINS
Pour sa chronique parlementaire, Serge Faubert s'est intéressé à la vente scandaleuse d'aéroport de Paris et de la française des jeux.
⏩ UNIVERSITÉ : FACTURE SALÉE POUR LES ÉTUDIANTS ÉTRANGERS.
1500% d'augmentation, c'est le taux de l'inflation des frais de scolarité pour les étudiants étrangers hors UE. Romain Mahdoud revient sur cette mesure profondément injuste.
Catégorie Actualités et politique
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Vous avez perdu le consentement.
Vous ne dirigez plus.
Il ne vous reste, alors, que la domination, que la force de coercition : la police tous les samedis, les matraques et les gaz lacrymogènes, les milliers de manifestants blessés, une centaine en "urgence absolue", des mutilés à vie, des estropiés, des éborgnés.
Et qu'importe les atteintes à la démocratie, qu'importe les appels du Conseil de l'Europe à "mieux respecter les droits de l'Homme", qu'importe les alertes de l'Organisation des Nations Unies sur l' "usage excessif de la force".
Parce que vous tenez par cela, désormais: par la force de coercition.
Vous ne dirigez plus : vous dominez.
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Alexis Corbière est intervenu tout à l'heure à la tribune de l'Assemblée Nationale sur la privatisation, souhaitée par le gouvernement, des Aéroports De Paris.
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Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale le 13 mars 2019 sur le projet de loi PACTE qui prévoit la privatisation des Aéroports de Paris, de la Française des jeux et d'Engie.
Il a dénoncé une pratique dont le bilan n'est jamais fait et qui a accompagné la désindustrialisation du pays et la perte des biens communs de la patrie. Face aux macronistes, Jean-Luc Mélenchon a défendu un modèle où l'entreprise n'est pas une machine à faire du cash mais un collectif de travail destiné à produire des choses utiles pour les êtres humains. Il a plaidé pour un modèle coopératif. Enfin, le président du groupe « La France insoumise » a expliqué qu'il était temps de faire la planification écologique et que celle-ci exigeait à la fois la fin des privatisations et l'investissement massif de l'État pour mobiliser les entreprises vers un même objectif.
Catégorie Actualités et politique
ndlr :
- BRILLANTISSIME DÉMONSTRATION, merci Mr Mélenchon => valoriser ACT
Pour voir le contexte de l'intervention : http://videos.assemblee-nationale.fr/direct.7378794_5c890afd152bb
Fiche wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_d%27action_pour_la_croissance_et_la_transformation_des_entreprises
Coralie DELAUME a lancé cette pétition adressée à Monsieur le ministre l'Économie et des Finances
4 105 ont signé.
Après le scandale de la privatisation des autoroutes qui a abouti à des hausses de tarifs pour les usagers et à des rentes de situation exorbitantes pour les concessionnaires, le gouvernement décide de remettre ça. Avec la loi PACTE il s'apprête à se séparer d'Aéroports de Paris, d'Engie et de la Française des jeux, qui lui rapportent pourtant quelques 800 millions d'euros par an.
En période de disette budgétaire et de dégradation continue de la qualité des services publics, peut-on vraiment se passer de cette rentrée d'argent ? Ne risque-t-elle pas d'être compensée par l'impôt ?
Parmi ces privatisations, le cas d'Aéroports de Paris est de loin le plus préoccupant. Il s'agit d'une infrastructure stratégique, présentant des enjeux de souveraineté, de sécurité, d'aménagement du territoire et environnementaux. Faut-il le rappeler ? Les aéroports du Bourget, de Roissy et d'Orly forment une frontière stratégique pour notre pays. Avec 101,5 millions de voyageurs en 2017 – en hausse continue – ils représentent même la principale frontière du pays ! Le caractère sensible de ce type d'infrastructures explique d'ailleurs que 86 % des aéroports dans le monde soient publics.
Aéroports de Paris est une entreprise rentable. Désormais première société aéroportuaire au monde devant Atlanta, son chiffre d'affaires a progressé de manière très substantielle en 2017 (+22%). Elle verse entre 100 et 200 millions de dividendes à l’État chaque année et sa valeur ne cesse de progresser. ADP, c’est aussi un patrimoine foncier gigantesque aux portes de Paris. Avec la privatisation c'est le privé qui en bénéficiera.
En 2015, alors qu’il était ministre de l’économie, Emmanuel Macron avait vendu l'aéroport de Toulouse à un consortium chinois sans expérience dans la gestion aéroportuaire. Trois ans plus tard, non content d’avoir « vidé les caisses » de l'entreprise en se versant des dividendes considérables – et après avoir été épinglé très durement par la Cour des comptes – le groupe chinois entend le revendre pour un montant supérieur de... 200 millions au prix où il l'a acheté ! Une véritable prédation !
La privatisation d’ADP est un scandale. La loi prévoit une concession extrêmement longue de 70 ans à l’échéance de laquelle l’aéroport ne pourra revenir dans le giron public qu’après une indemnisation des propriétaires. De plus, elle prévoit d’indemniser également les actionnaires minoritaires actuels. Autrement dit, l’État va payer pour privatiser, perdre des revenus et payer à la fin de la concession de 70 ans pour récupérer son dû. Un détroussage en règle et inédit en faveur du privé !
Enfin, tout porte à croire que la privatisation d'ADP est contraire à notre Constitution. Plusieurs juristes l'on fait remarquer, elle entre en contradiction avec le 9ème alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, qui dit que « tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité ». En principe, l'aéroport n’est donc pas constitutionnellement privatisable.
Parce que l'opération sera très coûteuse pour le contribuable et probablement à terme pour l'usager, parce que c'est contraire à notre droit, parce qu'il est irresponsable de faire gérer notre principale frontière par le privé et parce que les précédents (la privatisation de l'aéroport de Toulouse mais également celle des autoroutes) ne cessent de défrayer la chronique, parce que le rôle de l’État en France, enfin, est constitutif de notre identité collective et l'attachement de nos concitoyens au service public très profond, nous demandons au gouvernement de renoncer à la privatisation d'Aéroports de Paris.
Pétition lancée par : David CAYLA et Coralie DELAUME
Connue / https://www.marianne.net/economie/des-intellectuels-s-engagent-contre-la-vente-d-adp-peut-trouver-250-millions-autrement-qu
Priscillia.L a retweeté
Brut FR Compte certifié @brutofficiel 21 déc. 2018
Elle est critiquée par de nombreux gilets jaunes. Voilà comment la privatisation des autoroutes s’est déroulée. En jeu : des sommes d'argent colossales.
4:01 / 4:01
Comment la privatisation des autoroutes s'est déroulée
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gouv Jospin, Raffarin, De Villepin, Sarkozy, Hollande/Marcon/Valls, etc
S'y sont opposés Bayrou, etc