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Dans cette 117e Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon traite deux sujets centraux du moment. Le changement climatique, d'abord, qui prend une forme très identifiable en Sibérie où les températures sont montées jusqu'à 28°C au-delà du cercle polaire. Il parle également à ce sujet des effets de ce changement climatique sur l'eau et sur les conséquences possibles sur l'énergie nucléaire en France. Le président du groupe «La France insoumise» à l'assemblée nationale parle ensuite de l'utilisation politique de la justice faite par les réseaux PS autour de la ministre de la Justice Nicole Belloubet alors que les révélations les plus récentes de l'affaire Kohler et de l'affaire Fillon montrent une immixtion de l'exécutif dans les dossiers judiciaires à caractère politique.
SOMMAIRE
00:00 : Introduction
01:45 : Changement climatique : températures record en Sibérie
03:41 : L'enjeu de l'eau potable
05:01 : Réchauffement des cours d'eau : la question nucléaire
06:45 : La bétonnisation
10:51 : Les violences policières
13:15 : L'indépendance de la Justice en question : révélations dans les affaires Kohler et Fillon
LES LIENS
- Température record, incendie et pollution... Le printemps catastrophique de la Sibérie, sous l'effet probable du réchauffement climatique : https://bit.ly/2BBaPFc
- Affaire Fillon : l’ex-procureure financière évoque « une énorme pression » de sa hiérarchie : https://bit.ly/2VcbunG
- L’affaire Kohler a été classée après une lettre d’Emmanuel Macron : https://bit.ly/3dsx3Gz
- Un procès discret prouve les mensonges de Belloubet : https://bit.ly/2Z4P8Wb
- Des assistants parlementaires ont travaillé pour la campagne municipale LREM à Paris : https://bit.ly/2B5IAP8
État d'urgence - Écologie ; Nucléaire
" 40 ans ça suffit, débranchez la centrale nucléaire du Tricastin !" La formule claque sur les banderoles des anti-nucléaires rassemblés dans trois villes. A Lyon, Paris et Pierrelatte, à l'occasion de l'anniversaire du premier réacteur du Tricastin, des représentants des collectifs et associations écologistes sont venus protester contre un éventuel prolongement de son activité. Le Média était sur place.
Ils sont venus se rassembler simultanément, à Paris devant le siège d'EDF, à Lyon devant les locaux de la division territoriale de l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) et à Pierrelatte devant la centrale nucléaire.
Une quinzaine de personnes, représentant chacune un collectif, une ONG ou une association, se retrouvent sur chaque site pour prendre de surprise les autorités et exiger l'arrêt du réacteur numéro 1 de la centrale du Tricastin. Vieille de 40 ans, elle est la première à avoir fait l'objet d'une quatrième visite décennale de l'ASN.
Ces rassemblements coïncident avec l'audition de l'ASN, qui présente à l'Assemblée Nationale les conclusions de son rapport annuel 2019. Le gendarme du nucléaire est revenu sur sa visite des installations du Tricastin et rappelle qu'il existe un risque spécifique lié aux tremblements de terre.
Ce risque, l'ASN l'exprimait déjà dans ses précédents documents, écrivant que "s'agissant de la digue protégeant la centrale nucléaire du Tricastin, EDF a mis en évidence, en 2017, un risque de rupture d’une de ses parties en cas de séisme de niveau SMS (Séisme Maximum de Sécurité) . L’inondation en résultant pouvait conduire à un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale du Tricastin et aurait rendu particulièrement difficile la mise en œuvre des moyens de gestion d’urgence internes et externes." Des craintes qui poussent l'institution à exiger d'EDF le renforcement de la digue.
Sauf qu'il n'y a pas que les séismes qui menacent la sécurité du site nucléaire. La centrale du Tricastin, qui produit 5% de l'électricité du parc nucléaire français, est pointée du doigt pour sa vétusté et une mauvaise maintenance. Plusieurs enquêtes mettent en évidence des fuites, notamment du tritium. Des doses infimes de ce radio-élément sont présentes à l'état naturel. Or là, ce sont des doses plus importantes, reversées par la centrale, que détectent des experts de la radioécologie dans l'environnement Tricastin.
Autant d'éléments motivent les écologistes à exiger l'arrêt du plus vieux réacteur Tricastin. Mais leur revendications semblent inaudibles dans un climat tendu où les pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG) chargées de la protection des installations nucléaires sont intervenues lors du rassemblement devant la centrale.
Ces unités de contre-terrorisme sous contrôle tactique du GIGN ont même empêché les journalistes, dont Le Média, de réaliser des images de l'action ou des interviews sur place.
Contacté par Le Média, EDF n'a pas répondu à nos sollicitations.
Connu / https://twitter.com/RemikenzoPages/status/1272203744726462464
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Le Média a retweeté
Rémi-Kenzo @RemikenzoPages · 9h
Dernier reportage #etatdurgence de @LeMediaTV. Je suis parti dans le Tricastin, rencontrer différents acteurs de la filière nucléaire. J'ai couvert un rassemblement d'opposants au site nucléaire. Depuis longtemps je souhaite me pencher sur ce site décrié.
1 - 18 - 21
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Ndlr : /tritium cf https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?9MTgBQ
Extension du périmètre de protection autour des centrales, déclarations alarmantes du responsable de l'ASN (Autorité de la Sûreté Nucléaire), déboires financiers d'EDF..., la filière du nucléaire est plus que jamais mise à mal en France. 30 ans après la catastrophe de Tchernobyl, la sûreté des centrales nucléaires est aussi et toujours un sujet majeur. Les 58 réacteurs français ne cessent pourtant d'être renouvelés, voire mieux : EDF a comme objectif de les mettre au même niveau de sûreté que les EPR en train d'être construits, selon Philippe Sasseigne, directeur du parc nucléaire chez EDF, et Thierry Charles, directeur général adjoint de l'IRSN, chargé de la sûreté nucléaire.
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un générateur d’électricité diesel surdimensionné par rapport aux séismes pris auparavant en compte. « J’entends dire que plus les réacteurs vieillissent, alors plus ils sont dangereux. Mais c’est exactement l’inverse, » conclut Philippe Sasseigne.
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Thierry Charles, directeur général adjoint de l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), chargé de la sûreté nucléaire (l'IRSN donne un avis sur ce que propose EDF pour remplir les objectifs de sûreté que lui assigne l’Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) ) nous explique: « A l’avenir, nous aurons peut-être en moyenne en France 30 réacteurs en fonctionnement aux côtés des EPR. Voir coexister des réacteurs qui n’ont pas les mêmes niveaux de sûreté n’est pas bon. L’ASN a donc demandé que les réacteurs existants rapprochent leur niveau de sûreté de l’EPR. Les mêmes méthodes et types de calculs doivent être effectués. Par exemple, il est postulé sur l’EPR qu’après l’occurrence d’un événement, la machine fonctionne pendant 30 minutes sans qu’un opérateur soit obligé d’agir. Cela laisse le temps de la réflexion. Ce délai est de 20 minutes pour les réacteurs existants. Aussi faut-il réfléchir au moyen de faire passer ce délai à 30 minutes ».
Eviter la fusion du coeur
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EDF a donc comme nouvel objectif de ne pas avoir à utiliser les filtres à sables en cas de fusion du cœur. La solution étudiée actuellement par EDF est d’éviter la montée en pression de l’enceinte en évacuant l’énergie à l’extérieur avec un système de circulation d’eau, qui sera alimenté par ce fameux diesel d’ultime secours ».
Pour le cas d'une fusion du coeur, mettre un équivalent du récupérateur de corium
... La solution étudiée est de mieux étaler le corium sur le radier, de sorte qu’il soit plus facile à refroidir, puis de pouvoir verser de l’eau dessus. Pour mieux étaler ce corium, les solutions sont notamment d'ajouter une épaisseur de béton réfractaire ».
Connu / https://twitter.com/ASN/status/1265931445803114500
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Autorité de sûreté nucléaire (ASN) @ASN · 16h
B. Doroszczuk : "l'objectif pour les réacteurs de 900 MWe est de se rapprocher des standards de #sureténucléaire de l'#EPR, l'@ASN y veillera dans le cadre des réexamens de sûreté."
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Ndlr :
- le raisonnement semble logique mais ne sont-ils pas trop sûrs d'eux ? N'est-ce pas plus de la comm qu'un VÉRITABLE PROGRAMME ? => dem si doc de rév existe ACT
- ils font comme si la filière nucléraire ne devait pas être réduite de 50%, alors que c'était dans le programme de Mr Hollande. N'était-ce pas déjà voté en 2016 ? Vérifier ACT
Le grand soir est-il arrivé pour l’écologie ? Pour en parler, nous recevons Jean-Marc Jancovici, ingénieur consultant en énergie / climat, enseignant à Mines ParisTech et président du think tank The Shift Project.
Le gouvernement en avait fait sa priorité pour l’acte II du quinquennat, mais c’était avant les difficultés que nous connaissons aujourd’hui. Faut-il y voir une opportunité pour les paroles se concrétisent ? Comment amorcer une transition sans effondrement social dans ce contexte ? Comment accompagner et guider les entreprises dans ce moment stratégique ?
Pour en parler, nous recevons Jean-Marc Jancovici, ingénieur consultant en énergie / climat, enseignant à Mines ParisTech et président du think tank The Shift Project
Pour écouter la première partie des matins, c'est ici https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/pandemie-ce-qui-a-deja-change-4-5-la-chine-au-coeur-dun-nouvel-ordre-mondial
Sommes-nous dans une nouvelle phase de la transition énergétique ?
Il y a une transition énergétique cachée derrière cette crise dont on ne se rend pas compte qui concerne le pétrole. Avant la crise du covid, la production de pétrole dans le monde s’est arrêtée de croitre depuis maintenant un an et demi. Et le covid n’a fait qu’accélérer cette tendance là. La crise économique a fait plonger les prix du pétrole vers le bas. Et l’offre de pétrole va baisser. Jean-Marc Jancovici
"La transition énergétique qui va se faire sans qu'on s'en rende compte, c'est que l'après ne pourra pas revenir au niveau de l'avant parce qu'il n'y aura pas assez de pétrole. Donc, une partie du tourisme ne pourra pas revenir. Quoi qu'on fasse, une partie des déplacements ne pourra pas revenir quoi qu'on fasse tout comme une partie de l'économie."
Les conséquences d'une transition faite de force
On va opérer graduellement une transition de force car on a pas voulu faire celle qui était de gré. En ce moment la transition énergétique est une diminution de la consommation subie. En France comme dans beaucoup de pays européens, on voit la transition énergétique comme une évolution technologique dans un univers en croissance. On a des lois en France de « croissance verte ». En fait, la transition énergétique va passer par une privation du pétrole, du charbon et du gaz. Donc toute cette production va se contracter et l’économie va elle-même se contracter. Et la grande question est d'organiser un monde dans lequel il n’y a pas de plus en plus mais de moins en moins. Jean-Marc Jancovici
"Dans un monde qui se réchauffe de quelques degrés, disons 4 à 5 degrés d'ici à 2100, il y aurait à partir de 2070 entre 1,5 et 3 milliards d'hommes sur terre qui devraient vivre dans des conditions qui sont plus chaudes que le Sahara actuel. Et il y aurait 1 milliard de personnes qui vivraient donc dans des zones dans lesquelles, à peu près tous les jours de l'année, les conditions extérieures seraient mortelles."
Va-t-on vers un vrai changement de modèle ?
"Remplacer du nucléaire qui ne fait pas de CO2 par de l'éolien ou du photovoltaïque qui n'en font pas non plus en fonctionnement, ça ne fait rien gagner. Et comme par ailleurs, il faut dépenser plus de CO2 pour faire le panneau pour faire de la centrale nucléaire. En fait, on peut même perdre quand on remplace par du photovoltaïque. (..) Le grand paradoxe, c'est que développer du solaire et de l'éolien augmente le risque nucléaire et non pas le baisse. Ce qu’on est en train de faire est le parfait exemple d’un problème mal compris."
La chose la plus évidente pour remplacer une voiture qui consomme 6L/100km, c'est de la remplacer par une voiture qui consomme 2L/100Km. Il y a aussi le passage sur le vélo, le vélo électrique en particulier, est quelque chose qui a un potentiel très important dès que vous avez 10 ou 15 km à faire, parce que c’est un vélo sans effort. Le problème du vélo électrique, c'est de construire des pistes cyclables pour avoir une voirie séparée pour les vélos. Et pour vous donner un ordre de grandeur avec l'argent qu'on a déjà mis ou déjà promis de mettre dans l'éolien et le solaire à fin 2018, c'est-à-dire 120 milliards d'euros, on aurait pu doubler toutes les routes en France d'une piste cyclable. Jean-Marc Jancovici
-> rss http://rf.proxycast.org/d9980bfd-de7b-4b47-9d0b-52b088529249/13983-14.05.2020-ITEMA_22339705-3-1779455909.mp3
Connu / https://twitter.com/JMJancovici/status/1260843944600055809
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Jean-Marc Jancovici @JMJancovici · 10h
était invité sur France Culture , à nouveau par Guillaume Erner : "Nous nous dirigeons vers un monde où nous aurons moins de moyens pour plus de problèmes" - 17 - 111 - 220
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Ndlr : "comment on organise une forme de sobriété" n'est pas une phrase relevée :-( dommage car elle est essentielle !
quelques phrases transcrites en +
"charbon, pétrole et gaz sont à la baisse ... récessif ... moins de matière et d'énergie, plus de résilience ... le solaire et l'éolien font baisser le nombre d'heures de fonctionnement des centrales et donc augmenter le risque nucléaire ????!!!! Fesseinheim tout avait été changé sauf la cuve donc on la surveille, on peut donc prolonger à 60 ans comme les usa ; l'EPR pas la meilleure option. ENR 1000x plus de surface, 100x plus de matières que le nucléaire ; le covid-19 fait avancer les prises de conscience pour l'urgence climatique ; ... "
Jean-Marc Jancovici @JMJancovici · 1 mai
Dernier article de Jancovici dans l'Express : En route vers les énergies renouvelables !
Article en entier : https://facebook.com/jeanmarc.jancovici/posts/10159269522692281
lexpress.fr 16 - 32 - 88 ->
"Demain, faute de combustibles fossiles disponibles, les énergies vertes s'imposeront. Comme hier, avant la révolution industrielle.
L'avenir sera renouvelable, c'est une évidence! Depuis que la question se pose de savoir comment nous allons juguler le changement climatique, toutes les réponses partagent une même conviction : il va falloir plus de renouvelables, jusqu'au moment où nous n'aurons plus que cela.
Et, même dans le contexte actuel, où les "contreparties environnementales" demandées aux entreprises à qui l'Etat tend légitimement la main sont anecdotiques voire inexistantes, la seule politique où il a été dit et répété que les milliards seront bien là demeure la poursuite du développement des énergies renouvelables.
Les énergies renouvelables ont longtemps dominé le monde
Mais ces énergies renouvelables sont pleines de surprises. Tout d'abord, en les regardant, on inverse le cours du temps : ce n'est pas tant l'avenir que l'on contemple, mais le passé. En effet, un monde 100 % renouvelable, c'est celui dans lequel l'humanité a vécu depuis ses origines jusqu'à l'apparition des combustibles fossiles, quand le charbon a commencé à remplacer le bois dans les forges, les poêles (pour se chauffer), les fours, et les premières machines à vapeur fournissant de la force mécanique.
Avant cela, c'est le vent et l'eau qui faisaient tourner les moulins (connus depuis l'Antiquité, et dont les barrages modernes ne sont qu'une version améliorée); c'est l'animal de trait - renouvelable et mangeant de l'herbe qui l'est tout autant - qui fournissait la force mécanique du transport et de l'agriculture; c'est le vent, la rame (donc le marin ou le galérien, parfaitement renouvelables!) ou le cheval (sur les chemins de halage) qui faisaient avancer le bateau; c'est le soleil (renouvelable) qui séchait les cultures...
Et en 1900, ce sont encore les énergies renouvelables qui dominaient l'approvisionnement mondial, le bois représentant 55 % du total des kilowattheures utilisés sur terre, devant le charbon - 42 % -, et le pétrole - 2,3 % seulement. Il faudra attendre 1906 pour voir les fossiles dépasser les renouvelables, puis grimper jusqu'à 80 % du total au moment des chocs pétroliers, valeur qui est quasi la même aujourd'hui, après deux décennies de discours martiaux sur le climat ("la maison brûle" de Chirac, c'était en 2002)... qui n'ont rien changé.
Vers un épuisement inéluctable des combustibles fossiles
Mais, si on y réfléchit bien, le "nucléaire" aurait aussi pu être une bonne réponse. Car toutes les énergies que nous utilisons sur terre sont issues de près ou de loin de l'énergie nucléaire. Le soleil - qui nous donne son énergie - n'est rien d'autre qu'un gros réacteur à fusion! La photosynthèse permise par son rayonnement donne du bois, qui peut donc être vu comme un dérivé du nucléaire. La chaleur solaire permet le cycle de l'eau qui produit l'hydroélectricité, et le cycle de l'air qui permet l'énergie éolienne et la marine à voiles...
A l'avenir, abandonner les combustibles fossiles ne sera pas une option : mettant des centaines de millions d'années à se former, ils sont épuisables, et nous en aurons de moins en moins à disposition, que cela nous plaise ou non.
En revanche, que nous puissions les remplacer un pour un par des renouvelables est extrêmement peu probable. Si les moulins à vent et à eau, le bois et le rayonnement solaire avaient été suffisants pour permettre le développement industriel que nous avons connu, et par la suite ce monde urbain, avec peu de travail et pléthore d'objets à consommer, plein de temps libre et des déplacements faciles, comment expliquer que ce monde ne soit pas survenu avant l'extraction du charbon, puis du pétrole et du gaz? L'avenir sera peut-être un jour à nouveau 100 % renouvelable. Mais sûrement pas dans les conditions figurant actuellement dans les programmes électoraux."
(publié par Joëlle Leconte)
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Ndlr : ce n'est pas un poisson d'avril, JMJ découvre le scénario négawatt ! sobriété, efficacité, ENR, est-il malade ?! => Q
Pour les lanceurs d’alerte Yves Marignac (WISE-Paris) et Jean-Claude Autret (ACRO), membres du Groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaires de l’ASN, « le non-respect de l’exigence de qualification technique de la cuve constitue une atteinte inédite, par sa nature et par son contexte, du premier niveau de la défense en profondeur. »
« Avis minoritaire relatif aux conséquences de l’anomalie de concentration en carbone des calottes de la cuve du réacteur EPR de Flamanville sur leur aptitude au service », mercredi 28 juin 2017
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RÉVÉLATIONS D'UN AGENT SECRET QUI EN SAIT BEAUCOUP TROP - MARC EICHINGER / •Première le 13 avr. 2020
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"Je n’aurais jamais dû quitter l’ombre qui me permettait d’agir. Mais maintenant que je suis dans la lumière, je n’ai plus de raison de me taire" : Marc Eichinger est "intelligence officer". Dit ainsi, c’est peu de choses… Sauf que la vie et les affaires soulevées par cet agent-là défient les lois de la gravité. A 57 ans, il se livre dans un TPA exceptionnel par sa longueur – 1h46 minutes - et son épaisseur.
A l’origine des affaires Areva et Uramin, suite à un rapport commandé en interne par le groupe, il sera poursuivi en diffamation par Anne Lauvergeon ex PDG du groupe nucléaire français. Marc Eichinger gagne ses procès mais perd sa clandestinité.
Celui qui voulait s’engager à l’armée mais qu’un recruteur militaire a renvoyé à des études d’expertise comptable a baroudé sur les cinq continents, travaillant pour les services secrets français mais aussi américains "ou autres". "Si on fait tous ces efforts pour donner une info à quelqu’un qui n’en fera rien, ça ne sert à rien…" confie-t-il pour justifier ses choix.
Areva, Uramin, ADP, Ausra, Poutine, le Vatican, les USA et ses lois qui permettent de contourner les blocages européens : toujours pédagogue, mêlant la petite histoire à la géopolitique, cet homme de combats, toujours prêt à repartir au front quoiqu’un peu fatigué, livre ici, face à Denis Robert, un témoignage inédit, érudit et souvent explosif. D’Anne Lauvergeon à Nicolas Sarkozy, de Barack Obama à Edouard Philippe, on passe en revue deux décennies de scandales en tous genres. Et pour certains en devenir.
Cet entretien – réalisé la veille du confinement- est le prémisse à un feuilleton journalistique qui sera publié par le Média cet été. Puis d’un livre co-édité à la rentrée aux éditions Florent Massot : "L’homme qui en savait beaucoup trop".
.#ToutPeutArriver #Révélations #AgentSecret
Voir aussi https://twitter.com/LeMediaTV/status/1253654925084463105
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AREVA : LA PLUS GROSSE AFFAIRE DE #CORRUPTION DE LA 5ème RÉPUBLIQUE
"Areva, c'est quelques personnes à l'intérieur de l'État, qui vont aller corrompre d'autres gouvernements avec l'argent public. Un drame humain et financier."
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Catégorie Actualités et politique 51 commentaires
Ndlr : iraq i par erreur ? irak ? ACT
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Dans cette quatrième vidéo sur les déchets radioactifs, je vous parle enfin du mode préférentielle pour la gestion à long terme (sur des dizaines de milliers d'années) des déchets radioactifs les plus dangereux: le stockage géologique profond. Après un résumé rapide des épisodes précédents, je rappelle la problématique: Comment s’assurer que la radioactivité des déchets de haute activité et de moyenne activité à vie longue ne présente pas de risques pour l’environnement et les sociétés humaines sur le long terme.
Je présente les principes généraux du stockage géologique profond avant d'exposer la fascinante anecdote des réacteurs naturels d'Oklo (10:28). Je me concentre ensuite le projet Cigéo: le projet français de stockage géologique profond (14:22). J'y aborde pleins d'aspects différents: refroidissement des colis (17:33), impacts des fuites de radionucléides (22:26) ou encore la question de la mémoire (24:42). Je prends aussi le temps d'expliquer l'impact de ce stockage sur les émissions de CO2 du nucléaire (32:40) et je touche quelques mots des opposants et de Greenpeace en particulier (35:39) avant de conclure (39:00).
Vous trouverez des détails sur des alternatives au stockage géologique profond, ce qu'on pourrait faire en cas de problème majeur, la problématique du dégagement d'hydrogène, des incendies, des déchets bitumineux et quelques minutes sur la situation dans le monde dans la vidéo annexe: https://youtu.be/_GvOOfDA-E0
Sources détaillées et informations complémentaires ici: https://www.lereveilleur.com/le-stockage-geologique-profond-des-dechets-radioactifs/
Le texte de la vidéo est disponible ici: https://docs.google.com/document/d/18WG3JjczYmjxL0vrVWPZ9RnCMoPZ3oTmuaKawjtwnBY/edit%3Fusp%3Dsharing
Merci à Tristan Kamin (https://twitter.com/TristanKamin) qui m'a aidé sur quelques points techniques et a relu mon script. Merci à l'ANDRA qui a pris le temps de répondre à mes questions et de relire le script. Merci également à Mikaël C., Aurélien C., Carole C., Damien H., Paul E. et Aurélien D. pour la relecture du script !
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Catégorie Éducation 641 commentaires
Épinglé par Le Réveilleur il y a 3 mois (modifié)
Erreur !
23:00 Je dis que la dose maximum en surface sera de l'ordre du millionième de la radioactivité naturelle. Or, la radioactivité naturelle est de quelques mSv/an et on voit que la dose maximale se rapproche du microsievert/an donc du millionième de sievert/an mais du millième de la radioactivité naturelle !
J'aurais donc dû dire millième au lieu de millionième. Une erreur d'un facteur 1000 ! (qui ne change pas le message lui-même, ça reste faible devant la radioactivité naturelle).
En plus, je l'ai changé au dernier moment, lors d'une énième relecture en pensant m'être planté...
Merci au commentaire qui m'a pointé l'erreur du doigt !
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Le Temps de Cerveau Disponible il y a 1 mois
Accuser greenpeace de vouloir laisser la charge des déchets, après avoir fait ta pub sur le stockage sur ta chaine de lobbyiste pro-nucléaire c'est croquignolesque.
Les pro-nucléaires ça ose tout, ça à ça qu'on les reconnait....
Le Réveilleur il y a 1 mois
@Le Temps de Cerveau Disponible Bah je n'invente rien. Il prône le stockage en surface qui nécessite une surveillance ad vitam aeternam... Donc il milite pour laisser la charge sur les générations futures.
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Frédéric Glédel il y a 1 mois
comme dit dans la vidéo il ne s'agit pas d'être pro ou anti nucléaire, il s'agit de traiter un problème de déchets qui existent déjà, donc le "pronucléaire...." est hors sujet. Est-ce que GP propose autre chose que le stockage en surface ? non, donc cette surveillance restera aux générations futures (à moins que vous ayez un lien prouvant que GP est pour autre chose). Par contre que le temps de refroidissement en surface soit de 60 à 80 ans pose un gros problème vu que nous allons plutôt vers une période de décroissance énergétique et économique. GP a tort de s'opposer à Cigéo mais peut-être que ce site ne servira jamais (pour d'autres raisons que de plaire politiquement aux écolos)
SwAY256 il y a 1 mois
@Le Temps de Cerveau Disponible Quel belle argumentation ...
Olivier R il y a 1 jour (modifié)
@Frédéric Glédel "les écolos" c'est un terme très amalgamant dans votre phrase. Greenpeace ne représente pas "les écolos", et derrière le mot "écologie" il y a plein de choses différentes. C'est d'abord une science (celle des écologues), c'est aussi quand on parle d'écologistes un souci citoyen pour la protection de la nature (faune, flore), pour certains c'est juste "manger saint", santé et bien-être individuel.
Tout dénigrer derrière le mot "écolo" c'est le procédé de l'homme de paille.
Moi je m'intéresse à l'écologie en tant que science, je suis soucieux de la protection d'espaces naturels, de flore et de faune, et je pense aussi que Cigeo est la meilleure solution disponible pour les déchets.
Frédéric Glédel il y a 1 jour
@Olivier R je suis d'accord avec vous, mais dans mon idée, au moment j'ai dit écolos, il s'agissait plus de l'image que les politiques sa faisaient des "écolos", image dans laquelle gp et consorts sont "sûrement" surreprésentés car très actifs
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Ndlr : un lfi-e (lf) /mel du 25/3 :
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[~10:25] au moment où le présentateur parle des réacteurs nucléaires naturels du Gabon. Il y a là une véritable arnaque.
Il dit : ces réacteurs ont environ 2 milliards d’années. Vrai. Il dit qu’il ont généré le “méchant” plutonium parmi d’autres “aussi méchants produits”. Vrai. Il dit encore que ce plutonium (sans citer que c’est le 239) n’a pas migré : il n’a pas bougé de plus de quelques cm depuis cette époque. Sa conclusion : on peut l’enfouir car il ne bougera pas.
L’arnaque réside dans l'affirmation que le Pu239 de ces réacteurs naturels n’a pas migré, du fait ce je ne sais quel phénomène. En réalité, il y a belle lurette qu’il n’y en avait plus ; quelque chose qui n’existe plus ne peut pas migrer, sinon cela n’a pas de sens. En effet un petit calcul basique montre que la radioactivité de ce Pu239 (période 24.000 ans) créé il y a 2 milliards d’années a été divisée par 1000 (1024 en réalité, mais simplifions) au bout de 240.000 ans, soit 10 périodes, puis par 1.000.000 au bout de 2.400.000 ans, soit 20 périodes. Il commence à ne plus en rester beaucoup.
Poursuivons le calcul au bout de 30 périodes son activité aura été divisée par 1 milliard. Or entre l’existence de ces réacteurs naturels gabonais et notre époque, c’est 1.000.000 de périodes qui se sont écoulées. Il ne reste donc plus aucune trace de Pu239 depuis bien longtemps.
Dans 1 milliard d’années le Pu239 enfoui à Bures ne posera évidemment plus de problème ; car il n’y en aura plus. Alors qu’au bout d'un million d’années ce sera encore un problème. C’est pour cela que l’ANDRA parlait de dangerosité jusqu’à 1 millions d’années (Voir mon mail du 21 mars).
"
Un peu plus d’un an après la publication du rapport spécial du GIEC sur l’objectif de 1.5°C, les Shifters (les bénévoles du think tank The Shift Project) proposent une série d’articles faisant un état des lieux de la situation et des perspectives de la production d’électricité nucléaire, pays par pays et dans cinq zones géographiques : une cartographie politique de l’électricité nucléaire dans le monde. Dans le présent article, vous trouverez un état des lieux de la situation européenne.
- Téléchargez les Fiches pays de la zone Europe http://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2020/02/2020-02_Zone-Europe_Dossier-%C3%A9lectricit%C3%A9-nucl%C3%A9aire-dans-le-Monde_V1.pdf
- Tout le Dossier : « L’électricité nucléaire dans le monde »
- Contact (commentaires et relecture bienvenus) : carto-pol-nucleaire-shifters@theshiftproject.org
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L’Europe est l’une des régions les plus nucléarisées au monde, ce depuis la construction des premiers réacteurs de production d’électricité dans les années 70. En Europe de l’Ouest, cependant, les orientations politiques en matière de nucléaire civil, compétences des États, sont aujourd’hui très diverses, voire opposées. Au contraire, la posture des pays d’Europe de l’Est vis-à-vis du nucléaire civil est assez homogène : la sphère politique et la population civile sont dans l’ensemble favorables à cette énergie. Partageant pourtant une histoire nucléaire ancienne, les pays d’Europe ont réagi très différemment aux catastrophes de Tchernobyl et Fukushima, et appliquent une multitude de stratégies, ce qui n’est pas sans conséquence sur la géopolitique du nucléaire.
Le Royaume-Uni et la Finlande développent leur production d’électricité nucléaire
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Et la place de l’industrie européenne dans le monde ?
... Alors que l’Europe reste dans un entre-deux, la capacité nucléaire installée augmente dans le reste du monde, même si la proportion d’énergie nucléaire dans le mix électrique mondial reste stable voire baisse légèrement étant donnée la montée en puissance des autres sources – charbon en tête, renouvelables ensuite.
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Le savoir-faire en exploitation a été conservé avec l’entretien du parc européen existant, mais en construction neuve, l’expérience a été perdue et se reconstitue progressivement sur les EPR (Flamanville en France, Olkiluoto en Finlande ou encore les deux EPR de Taishan en Chine). L’industrie nucléaire en Europe reste aujourd’hui fragile, faute d’avoir maintenu ce savoir-faire, et en raison de politiques nationales divergentes quant à la poursuite ou non de programme nucléaire pour se fournir en électricité décarbonée.
Dossier composé de cinq articles, chacun concernant une grande zone du monde et accompagné de « Fiches pays » détaillées :
- Électricité nucléaire en Europe : des politiques identiques à l’Est et à l’Ouest ? (V1 publiée en février 2020)
- Et à venir :
. Électricité nucléaire en Afrique et en Océanie : quelles sont les politiques des pays ?
. Électricité nucléaire dans les pays de l’ex-URSS et de l’Est de l’Asie : quelles sont les politiques de la Chine, de la Russie, du Japon, et de la Corée du sud ?
. Électricité nucléaire aux Amériques : quelles sont les politiques des pays ?
. Électricité nucléaire : quelles sont les politiques au Moyen-Orient, dans le sous-continent indien et au Sud-Est de l’Asie ?
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Une source d’énergie controversée, et aux perspectives différenciées selon les pays
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*Les Français, mal informés sur l’impact climatique réduit du nucléaire… mais soucieux du risque climatique
Pourtant en France et dans une approche d’analyse de cycle de vie, un kWh d’électricité nucléaire génère 6 g de CO2équivalent (« CO2eq »), contre 12,7 g pour l’éolien terrestre, 56 g pour le photovoltaïque, contre 406 g pour le gaz, 1038 g pour le charbon selon l’ADEME[5]. Pire, les 18-24 ans sont moins bien informés que le reste de la population.
Enfin, 46 % des Français se disent opposés au nucléaire et 42% s’y disent favorables. Paradoxalement, ce sont les Français les plus soucieux de lutter contre le réchauffement climatique qui sont aussi les plus opposés au nucléaire ; et les Français les plus favorables nucléaire qui sont les moins soucieux de lutter contre le réchauffement climatique[6].
C’est à l’information des Français que cette Cartographie politique du de l’électricité nucléaire dans le monde souhaite contribuer, à travers une série d’articles sur les politiques électronucléaires du reste du monde.
A propos du groupe de travail
Le think tank The Shift Project est soutenu par une association de bénévoles : The Shifters. Ce réseau de bénévoles partage un intérêt commun pour la transition bas-carbone de l’économie. Cette cartographie politique du nucléaire dans le monde est conduite par un groupe de plusieurs Shifters. Tous les contributeurs ont participé au projet bénévolement et sur leur temps libre, à partir de données publiques. L’étude produite pour Les Shifters n’engage en rien leurs employeurs respectifs.
- Sylvaine Dhion a piloté le groupe de travail. Elle est ingénieure diplômée de l’École nationale supérieure d’électricité et de mécanique (Nancy). Elle a travaillé toute sa carrière dans le secteur de l’énergie, nucléaire et solaire (CEA, Areva) avec une approche souvent internationale et est aujourd’hui cheffe du service ingénierie export de la base installée Framatome.
- Vincent Dubu est diplômé en finance de l’École supérieure de gestion et en économie de l’Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines. Il travaille dans le conseil (Capco, Asset Talan, SunGard) et se spécialise dans les questions financières et numériques.
- Julian Mathevet est ingénieur diplômé de l’ECE Paris. Consultant dans une ESN (Devoteam), il a également travaillé dans une entreprise d’insertion sociale (Acces, Inclusive Tech) afin d’accompagner des personnes éloignées de l’emploi (migrant, jeune déscolarisé …) à s’insérer via les métiers de l’informatique.
- Nan Nan est diplômée de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm et de l’Université Paris-Dauphine. Elle était sociologue avant de se reconvertir en consultant de la RSE (responsabilité sociale des entreprises). Elle écrit pour les journaux chinois The Paper (thepaper.cn) et The Initium (theinitium.com) sur des sujets sociaux comme ceux du développement durable.
- Romain Tricon-Duez est un ingénieur diplômé de l’ECAM et d’un master 2 en Entrepreneuriat de l’IAE. Il travaille aujourd’hui en tant que consultant chez In Extenso Innovation Croissance où il aide des entreprises à financer leurs innovations technologiques et trouver les bons marchés pour ces innovations.
- Damien Ambroise est ingénieur diplômé de l’École Centrale de Lyon et de l’Université de Tsinghua (Chine). Il travaille dans le conseil (Wavestone) et est spécialiste des réseaux, du transport et de l’énergie.
- Alan Burlot est docteur en mécanique des fluides de l’École Centrale de Lyon et ingénieur diplômé de Grenoble INP. Il est chercheur dans le domaine de l’énergie (CEA).
- Alexandre Tomski-Crapart est ingénieur diplômé de l’École Centrale de Paris. Il a travaillé dans le conseil en management (BearingPoint) puis sur un grand projet dans le nucléaire (Framatome), dans les domaines de la qualité et de l’excellence opérationnelle.
- Pascal Esposito ingénieur diplômé de l’École Centrale de Paris. Il a travaillé pour de nombreux projets de Recherche et Développement, pour des études de sûreté nucléaire et des projets de grands chantiers de construction, au sein d’EDF.
Contact (commentaires et relecture bienvenus) : carto-pol-nucleaire-shifters@theshiftproject.org
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*Ndlr : gazou
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Dans cette 105e Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon détaille la stratégie de bataille des parlementaires insoumis contre la réforme des retraites à l'Assemblée nationale et notamment la raison pour laquelle ils ont déposé plus de 19 000 amendements sur ce projet de loi. Il explique ensuite le problème démocratique posé par un texte à trous destinés à être comblés par pas moins de 29 ordonnances : ces textes à valeur législative, rédigés par l'exécutif, constituent un problème pour la séparation des pouvoirs.
Enfin, Jean-Luc Mélenchon traite de deux sujets qui touchent à la souveraineté du peuple. D'abord de la dissuasion nucléaire française et de la mauvaise idée que serait son partage avec nos partenaires européens. Il explique notamment que le but de l'arme nucléaire est de défendre les intérêts vitaux de la nation et qu'elle constituent un outil pour garantir la souveraineté nationale, donc la souveraineté du peuple ; une arme qui ne peut donc être mise en partage avec d'autres tant que nous ne formons pas un seul peuple avec des outils unifiés de décision démocratique. Jean-Luc Mélenchon parle ensuite d'une décision du Conseil Constitutionnel qui affirme qu'il est possible d'attenter à la liberté d'entreprendre pour protéger l'environnement ; il s'agit donc d'une décision qui fait primer la souveraineté du peuple sur l'intérêt particulier.
SOMMAIRE
01:30 : La bataille des parlementaires insoumis contre la réforme des retraites à l'Assemblée : comment ça marche ?
15:29 : Les ordonnances sur le projet de loi retraites : une atteinte à la séparation des pouvoirs
26:28 : La dissuasion nucléaire française doit rester indépendante car elle est un outil de la souveraineté du peuple
41:01 : Le Conseil Constitutionnel affirme qu'on peut limiter la liberté d'entreprendre pour protéger l'environnement.
LES LIENS
Retraites : les insoumis mènent la lutte à l'Assemblée : https://www.youtube.com/watch?v=jtPuwYXOofc
La dissuasion européanisée de Macron : https://www.lemonde.fr/international/...
Le Conseil constitutionnel reconnaît que « la protection de l’environnement » peut justifier des « atteintes à la liberté d’entreprendre » https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/31%2Fla-protection-de-l-environnement-peut-justifier-des-atteintes-a-la-liberte-d-entreprendre-juge-le-conseil-constitutionnel_6027909_3244.html&event=video_description
Catégorie Actualités et politique 449 commentaires
BlacK DooM il y a environ 2 jours #santé #écologie #sécurité #nucléaire https://www.lanceurdalerte.info/2020/01/25/tricastin-du-tritium-releve-dans-leau-de-la-centrale-nucleaire/
2 Julien Delalande yasuki_baba@pluspora.com
1 jaune_lola@diaspora-fr.org - il y a environ 22 heures
communiqué #CRIIRAD du 23 01(résumé par mes soins) -> https://diaspora-fr.org/posts/a37d46a0218601389fde0ee40d837481
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Dans un communiqué du 22 janvier 2020, EDF a révélé l’existence de nouvelles fuites de tritium dans la #nappe-phréatique. en cause «une tuyauterie défaillante ». L’entreprise ne précise pas s’il s’agit d’une tuyauterie usée par la corrosion, ce qui poserait d’autres questions quant à l’état général de la centrale. Ni pourquoi il n’y avait pas de dispositif de rétention sous ces tuyauteries? Dans tous les cas, cet évènement montre l’incapacité d’EDF à prévenir des fuites de substances radioactives dans l #environnement.
EDF a attendu 11 semaines avant de rendre l’information publique. Le niveau de contamination annoncé, 5300 Bq/l ,est plus de 2000 fois supérieur au niveau «normal» que l’on mesure en France dans les nappes non contaminées. En France, le rejet direct de substances radioactives dans les eaux souterraines est interdit…
EDF indique: «les valeurs en tritium relevées dans la nappe phréatique à l’extérieur de la centrale sont conformes aux valeurs habituellement observées» ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas de pollution, mais qu’elle est devenue chronique. (D’autre part, impossible de vérifier cette affirmation, en effet, les résultats de surveillance du tritium dans les eaux souterraines mis en ligne par EDF sont tous antérieurs au 30 octobre 2019.)
Les eaux contaminées par le tritium ont été pompées puis rejetées dans le canal de Donzère-Mondragon. Cela permet à EDF de transformer une fuite incontrôlée en un rejet «légal» puisqu’EDF dispose d’autorisations de rejets de tritium dans ce canal.
Ce type de fuite arrive malheureusement régulièrement sur le site du Tricastin… #eau #eau-potable #pollution #contamination #radioactivité
3 Jimmy Plusdeböhr - il y a environ 8 jours
A savoir : Tricastin a engagé ses travaux post-40-ans
Phil - il y a environ 8 jours
Au sujet des travaux et peut-être de la “nouvelle fuite de tritium” :
Depuis pas si longtemps que cela apparaît une question sur la délivrance de travaux à des sous-traitants (plus exactement la question est de plus en plus mise en évidence par le personnel des centrales)
C’est un fait que la démarche en elle-même (confier à des sous-traitants) représentait un cumule de pbs prévisibles et que l’origine de cette démarche était étroitement liée au principe d’une gestion d’activité par la dose (ce qui pourrait s’entendre) ou d’économie.
L’inconvénient ou la question, est que la perte de contrôle de l’efficacité de ces (ses) travaux ou maintenance, coupe le lien de confiance, entre le personnel et la (sa) centrale (qui petit à petit commence à douter de l’appareil de production). On parle là d’un lien organique, d’un pan de culture d’entreprise indispensable.
La confiance totale du personnel doit rester intact pour que sa réaction soit en concordance avec ce qui est attendu (ce qui est vrai dans toutes filières engageant la sûreté). Là, la condition première n’est plus vraie depuis quelques années.
jaune_lola@diaspora-fr.org
jaune_lola@diaspora-fr.org - il y a environ 8 jours
@Phil tout à fait !
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L’implantation prévue d’une laverie nucléaire — spécialisée dans la décontamination du linge radioactif — provoque l’indignation de centaines de personnes qui ont manifesté samedi 14 décembre à Joinville, en région Grand Est. Elles refusent ce projet polluant et se soulèvent contre la « nucléarisation du territoire ». ... Maire de Vecqueville, Francisco Albarras dit : « Je suis de centre droit, j’ai parrainé Macron aux Présidentielles. » Mais depuis qu’il a appris que les puits de captage de sa commune étaient situés à moins d’un kilomètre de l’endroit où Unitech a prévu de rejeter ses eaux contaminées, il lui vient des envies de « condamner la préfète à boire une bouteille d’eau de Vecqueville par jour quel que soit l’endroit où elle aura été nommée quand la laverie se sera implantée ».
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Pour ce nouvel épisode de Tout Peut Arriver, Denis Robert reçoit Thierry Gadault, journaliste indépendant et auteur de "Nucléaire : danger immédiat".
.#Nucléaire #ToutpeutArriver
Catégorie Actualités et politique 850 commentaires
La journaliste Julie Chauveau et l'économiste Christophe Ramaux débattent dans le 23h de franceinfo mardi 29 octobre de l'EPR de Flamanville (Manche) et de la filière nucléaire française.
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"On ne peut pas se passer du nucléaire"
"On a une illustration du néolibéralisme avec l'abandon des politiques industrielles et la non-construction de centrales durant des décennies, alors qu'on ne peut pas se passer du nucléaire en France si on veut répondre sérieusement au réchauffement climatique", souligne Christophe Ramaux, membre des Économistes atterrés.
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Connu / http://atterres.org/article/france-info-tv-29-octobre-2019
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France Info TV, 29 octobre 2019
Face au fiasco de l'EPR de Flamanville, le ministre de l'Economie a tapé du poing sur la table, demandant un plan d'action à EDF d'ici un mois. "Cette affaire est une illustration du néolibéralisme avec l'abandon des politiques industrielles et la non-construction de centrales durant des décennies, alors qu'on ne peut pas se passer du nucléaire en France si on veut répondre sérieusement au réchauffement climatique", souligne sur France Info TV Christophe Ramaux, membre des Economistes atterrés, face à Julie Chauveau, journaliste aux Echos. L'intervention de Christophe Ramaux sur un sujet qui fait débat au sein même des Economistes atterrés est une preuve de la vitalité de notre collectif.
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Au lendemain de l'amorce formelle du retrait américain de l'Accord de Paris, l'environnement et la problématique des nouvelles sources d'énergie sont une fois de plus au cœur de toutes les préoccupations.
... se passer des énergies fossiles productrices de gaz à effet de serre est urgent, tandis que le nucléaire est décrié comme une impasse par ses détracteurs, qui dénoncent les déchets produits et les dérives des nouveaux chantiers de la filière, tels que l'EPR ou l'ITER. Dans le même temps, une transition rapide vers des énergies renouvelables tarde à se concrétiser. ... L'essentiel de ce qui permet ça dans le monde, ce n'est pas du tout le nucléaire, ce sont les combustibles fossiles, c'est à dire le pétrole, le charbon ou le gaz. Il se trouve qu'en France, deux tiers de nos émissions de CO2, c'est à dire ce qui provoque le changement climatique, viennent du pétrole, un quart vient du gaz, 5% vient du charbon, et 0% du nucléaire. ... ce qui est dommage aujourd'hui, c'est que dans le public il y a une compréhension du risque nucléaire qui est totalement erronée. Je vais vous donner un premier exemple de faillite médiatique : 80% des Français pensent que le nucléaire contribue au changement climatique. ... Les déchets nucléaires font plus peur à la population que, tenez-vous bien, les accidents de la route ou que les accidents domestiques. Les accidents domestiques, c'est 20 000 morts par an. Les déchets nucléaires, c'est zéro. ... le changement climatique a le potentiel de tuer des milliards de gens, de déclencher la guerre partout sur terre. Le GIEC dit qu'à partir de trois degrés de hausse de la température moyenne, il y aura de l'insécurité alimentaire généralisée sur Terre et l'insécurité alimentaire déclenche une insécurité politique partout. Tout ce qui contribue à la hausse des émissions de CO2 a le potentiel de contribuer à rendre la vie des gens particulièrement infernale. Le fait de consommer plus de charbon contribue à l'évidence à ce potentiel. Par contre, le fait de remplacer du charbon par du gaz, à consommation constante, ça fait baisser les émissions de CO2. Donc, le grand paradoxe de ce qui est en train de se passer aux Etats-Unis en ce moment, c'est que le forage de gaz de roche mère que tout le monde considère être une catastrophe environnementale, sur le strict plan du CO2, c'est plutôt une bonne affaire. ... lutter contre le changement climatique, c'est de se mettre au régime. [...] Le non-dit politique majeur aujourd'hui, c'est que cela n'est pas compatible avec la croissance économique. Ce n'est même pas compatible avec le maintien de la production économique actuelle. Donc, cela veut dire perte de pouvoir d'achat, pour être très clair, pour tout le monde, pas juste pour les riches.
Ndlr : le journaliste n'a pas trouvé l'angle pour ... /gazou ACT
Mais tout le monde doit s'y mettre mais selon ses capacités => gazou ACT
Connues / https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?p_PWNA
Thomas #NoFakeScience (post-publication) auf Twitter: "Aller ... Puisque personne ne lit les sources :https://t.co/xBh2aDK8xehttps://t.co/cvNGsTNBw0Pour les ONG ⤵️https://t.co/XPObEpg8Lw… https://t.co/M05XEvi4Np"
Thomas #NoFakeScience (post-publication) @Thomas_Auriel · 7h En réponse à @HPeskine @ThierrySalomon et 3 autres
Aller ... Puisque personne ne lit les sources :
https://who.int/topics/accidents_radiation/faqs-fukushima-5years/fr/
https://unscear.org/unscear/en/publications/2013_1.html
Pour les ONG
https://who.int/bulletin/volumes/93/9/14-146498-ab/fr/
Fukushima, cinq ans après – questions-réponses
Questions-réponses sur les principales conséquences de la catastrophe de Fukushina pour la santé publique-who.int
-> Résumé de ce que j'ai compris
2 morts directs après le tsunami. Aucun mort immédiat des suites des radiations. Étude en cours sur les effets à long terme des radiations ? Sur les autres effets sur la santé, détresse psychologique pour ~15% de la population ???
=> vérifier ACT
Mathilde Panot @MathildePanot 🔴
IL ÉTAIT UNE FOIS L'EPR DE FLAMANVILLE
"Il est temps d'en finir avec les contes de fées, celui du nucléaire a assez duré, les moyens doivent être redirigés vers l'avenir : les énergies renouvelables."
Retrouvez mon intervention sur le fiasco de l'#EPR de #Flamanville.
2:21 - 11:00 AM · 6 nov. 2019· - 243 Retweets - 355 J'aime
19 979 vues - 564 - 14 - 37,2 k abonnés
Conférence de Jean-Marc Jancovici à Loudun (86 -Vienne) le 22 octobre 2019
Catégorie Science et technologie 244 commentaires
Ndlr : toujours aussi percutant mais toujours aussi pro-nucléaire (pro nucléaire 4G pour se substituer au charbon, avec les anglais, un prgm européen sans les allemands) et anti-enr, élude la sobriété, les risques d'approvisionnement matières, le stockage hydrogène : dommage
L'annecdote sur rocard (prendre des décision en 5 mn sur un dossier que l'on ne connaît pas) est contestable car une personne politique ne devient pas ministre du jour au lendemain et certains partis comme LFI ont fait le travail d'analyse et programmatique pour être prets à prendre les décisions. Par contre il veut faire réinstaller le devoir de désobéissance du fonctionnaire ++
cf tribune de bréchet /arrêt d'astrid ACT