... livre de Yuval Noah Harari publié pour la première fois en hébreu en 2015. Traduit en plusieurs langues, il est publié en traduction anglaise en 2016 et en française aux éditions Albin Michel en septembre 2017
...
prolongement du précédent essai de Harari, Sapiens : Une brève histoire de l'humanité, même s'il ne reprend pas la construction suggérée à la fin de ce premier essai. Harari, en examinant les grands mouvements de l'évolution de l'humanité depuis la préhistoire et fort des dernières découvertes de la biologie de la technologie informatique et des sciences sociales, nous interroge sur l'avenir de l'homme. Un troisième livre prolongeant celui-ci : 21 leçons pour le XXIe siècle, s'interroge sur ce dont les êtres humains auraient besoin pour faire face aux évolutions en cours1.
Le projet de l'auteur n'est pas de spéculer sur l'avenir mais d'identifier ce que pourraient produire à terme les logiques sociétales à l’œuvre aujourd'hui si des humains ne se mobilisent pas pour les freiner. « Toutes les prédictions qui parsèment ce livre ne sont rien de plus qu'une tentative pour aborder les dilemmes d'aujourd'hui et une invitation à changer le cours de l'avenir » (p. 78).
...
Chapitre 11 : la religion des data. Le titre de ce chapitre fait référence à une philosophie émergente connue sous le nom de dataïsme, qui considère le monde comme un flux de données. La puissance des systèmes de gestion de données et la multiplication des capteurs d'acquisition de données, font que les systèmes informatiques ont des performances meilleures que celle des humains. Des systèmes algorithmes non conscients mais hautement intelligents savent mieux que vous ce qui est bien pour vous. Cette gestion des données pourrait être le système qui mette l'Homme sur la touche17.
Pour cette religion, née de la rencontre de la théorie de l'évolution et de l'informatique, l'univers est un flux de données (en l'occurrence de données algorithmiques biochimiques pour le vivant) et le rôle de l'humanité est de traiter ces données, de les classer et de les comparer pour produire d'autres données, l'ensemble étant destiné à figurer dans un seul et unique réseau : l'Internet-de-tous-les-objets. Et le destin des hommes est de se fondre en lui en lui communiquant toutes leurs informations personnelles : « Cette mission accomplie, Homo Sapiens disparaîtra. ». Dans son digest, Nadège Castel Fillion écrit : « Les hommes ne seront plus qu'une ondulation dans le flux de données. »3 Cette version d'Internet sera comme un dieu omniscient, qui « sera partout et contrôlera tout »18.
...
17 - La Grande Librairie, « L'Homme peut-il devenir Dieu ? » [archive]
18 - Charles Jaigu, «Harari, ou l'Homo algorithmus» [archive], sur www.lefigaro.fr, 20 septembre 2017
...
né le 24 février 1976 à Kiryat-Ata en Israël, est un historien et professeur d'histoire à l'université hébraïque de Jérusalem, il est l'auteur du best-seller international Sapiens : Une brève histoire de l'humanité et de sa suite Homo Deus : Une brève histoire de l'avenir puis 21 leçons pour le XXIe siècle.
...
Harari pratique la méditation vipassana depuis 20033, telle qu’enseignée par S. N. Goenka et ses assistants-enseignants, dans la tradition de Sayagyi U Ba Khin (en). Son livre Homo Deus est d'ailleurs dédié à son maître S. N. Goenka4
...
En écrivant Sapiens : Une brève histoire de l'humanité, Yuval Harari s'est documenté en zootechnie, sur le traitement des animaux dans l’industrie de la viande, des produits laitiers et des œufs jusqu'à en être horrifié, ce qui l'a amené à devenir végan3,6. Le sort des animaux, en particulier des animaux d'élevage, est traité à plusieurs reprises dans ses ouvrages.
Il est homosexuel
...
Ses conférences en hébreu sur l’histoire du monde ont été visionnées par des dizaines de milliers d’internautes en Israël. Yuval Harari a proposé également en 2014 une série de cours en ligne gratuits en anglais (MOOC) intitulée « A Brief History of Humankind »9. Plus de 100 000 personnes y étaient inscrites. Harari a pu se faire connaître dans le monde entier par le biais de ses Ted talks10.
Prise de position
Fin juillet 2018, Yuval Noah Harari refuse de recevoir une distinction délivrée par le consulat israélien à Los Angeles, afin de protester contre la promulgation par Israël de la loi sur l'État-nation, la qualifiant d'« érosion des normes libérales de base d'Israël ». Il réitère ainsi ses propos concernant le conflit israélo-palestinien :
« La véritable anomalie du conflit israélo-palestinien est que l’ordre mondial est prêt à laisser ces anomalies s’envenimer pendant des décennies, comme si elles étaient parfaitement normales22,23,24. »
...
1 - Les prédictions de Yuval Noah Harrari [archive], L'arche magazine
2 - (en) « Yuval Noah Harari: The age of the cyborg has begun – and the consequences cannot be known » [archive], sur The Guardian, 5 juillet 2015.
3 - « D’où vient la domination humaine ? » [archive], sur L’AMORCE, 7 novembre 2018 (consulté le 5 février 2019)
4 - « Homo Sapiens et Homo Deus: la nouvelle bible de l'Humanité ? », FIGARO, 8 septembre 2017 (lire en ligne [archive], consulté le 14 septembre 2017)
...
10 - Bananas in heaven. Yuval Noah Harari. TEDxJaffa [archive]. https://www.youtube.com/watch?v=YZa4sdIwV04
...
22 - (en) "The truly great anomaly of the Israeli-Palestinian conflict is that the global order has been willing to allow these anomalies to fester for decades, as if they were perfectly normal." In Only in Israel, or Only in Palestine? [archive] par Yuval Noah Harari. Haaretz, 7 juillet 2014.
23 - (en) Israel author refuses honour, protesting nation-state law [archive]. Memo - Middle East Monitor, 30 juillet 2018.
24 - (en) Bestselling Israeli history professor boycotting Jewish State? [archive] Tzvi Lev. JTA/Arutz Sheva, 30 juillet 2018.
...
26 320 Signatures
Lancée le 25 septembre 2023 / Onel Shenaya FERNANDO
... j'ai 18 ans actuellement au lycée François Magendie en classe de terminale. Je viens du Srilanka
...
Il y a 4 ans, j'ai dû fuir mon pays pour des raisons politiques avec ma mère et mon père. Nous recherchions la sécurité pour nos vies et un refuge. Mais malheureusement pour moi, le gouvernement français vient de m’ordonner de quitter le territoire et m'a interdit d'entrer dans tout autre pays de l'Union européenne. Je ne veux pas partir ni aller dans un autre pays dans une perpétuelle quête de sécurité. J'ai recommencé et reconstruit ma vie ici, en France, depuis 4 ans. J’ai appris le français, je passe mon Baccalauréat, j’ai des amis, une vie que j’aime. Je ne veux pas recommencer depuis le début, je ne peux pas répéter ce si difficile processus ailleurs. Et si je rentre, je ne serai sans rien d’autre que dans un pays avec les problèmes dont je me protège actuellement car j’ai tout perdu là-bas et j’y serai en danger.
Ma vie ici est quasiment stable ... j'ai seulement besoin que le gouvernement français me donne mon titre de séjour qui a été rejeté conduisant donc à cette OQTF (obligation de quitter le territoire français).
...
Connue / https://twitter.com/paul_denton/status/1708429688660529263
Nils Wilcke @paul_denton · 22h
La mobilisation s'intensifie pour Onel Shenaya Fernando. La lycéenne bordelais et Sri Lankaise est menacée d'expulsion malgré un parcours exemplaire. Sollicité, l'Intérieur renvoie vers le préfet
#Off - 1 - 306 - 503 - 21,5k
Dans cette note d’analyse, l’Association négaWatt dresse un état des lieux de l’extraction du lithium, de ses impacts et des alternatives possibles à son utilisation.
Le lithium est un métal de plus en plus recherché en raison de la demande toujours plus forte pour les véhicules électriques. Les projections indiquent ainsi que la consommation de lithium pourrait être huit fois supérieure à la production minière actuelle mondiale d’ici 2040.
Cette augmentation soulève de nombreuses questions, concernant notre capacité à extraire de grandes quantités de lithium, la faisabilité industrielle de son exploitation , la dépendance accrue de l’Europe envers d’autres pays ou bien entendu les impacts sanitaires, sociaux et environnementaux.
L’Association négaWatt examine la place de ce métal dans un scénario de transition énergétique et propose des alternatives possibles à son extraction ; elle évoque également le projet de mine dans le département de l’Allier et montre que l’électrification totale du transport routier français ne sera pas soutenable sans mesures de sobriété.
Analyse
- accompagnement :
p5 : Les auteurs ... Anthropologue, Karine Gatelier est engagée depuis 2010 dans l’accompagnement de personnes exilées, en tant que bénévole d’association et en partageant leurs luttes. C’est par l’immersion, en multipliant les positions auprès des exilés, qu’elle étudie les modalités de leur présence dans la société française. Titulaire d’un doctorat en anthropologie sociale (EHESS, Paris), elle a conduit des recherches en Asie centrale sur les questions d’identités, de loyauté, de légitimité politique et sur les stratégies de légitimation des régimes autoritaires. En 2006, elle a cofondé Modus Operandi.
Motivée par la conviction qu’il n’est pas besoin de voyager loin pour s’intéresser aux conflits, Claske Dijkema s’est investie aux côtés de différentes initiatives citoyennes à Grenoble, nées à la suite de manifestations de violence. Dans la continuité de ses activités à Modus Operandi, elle réalise une thèse en géographie à l’université de Grenoble qui propose une analyse critique des violences urbaines et s’intéresse à la façon dont les événements paroxysmiques interviennent dans le quotidien du quartier. Pour cette recherche, elle bénéficie d’une subvention de la Région Rhône-Alpes à travers le dispositif ARC (allocation de recherche attribuée par l’ARC 7 « Innovations, mobilités, territoires et dynamiques urbaines »). Elle est diplômée en sociologie de l’université d’Amsterdam, et avant de cofonder Modus Operandi, elle a travaillé en Afrique du Sud pour l’African Centre for the Constructive Resolution of Disputes (ACCORD), à la Network University à Amsterdam et à l’École de la Paix à Grenoble.
p70 : ce livre nous invite à tenir compte du contexte géographique dans lequel la paix peut s’établir, comme par exemple la création d’espaces où on peut se sentir libre et en sécurité. Dans cette approche globale, deux contributions nous semblent particulièrement pertinentes : la création d’« espaces sûrs » dans un contexte de conflit violent (Ouganda) et la création d’un espace pour la paix par l’accompagnement protecteur en Colombie. Ces deux contributions mettent en évidence le fait que l’espace peut être produit ou créé, ainsi que l’idée d’agency, ou capacité d’agir, de ceux qui vivent dans les contextes d’oppression et de violence.
p79 : L’observation effectuée sur plusieurs années permet de suivre les évolutions au rythme des différentes orientations politiques, des changements de représentations qui les accompagnent, des événements de l’actualité, etc ... Les analyses de ce chapitre reposent à la fois sur l’accompagnement de demandeurs d’asile depuis 2010, sur le partage de luttes à leurs côtés et sur une observation menée à la préfecture de l’Isère entre septembre 2012 et avril 2013 1.
p94 : La réalité dénoncée était en effet spectaculaire : une quarantaine de personnes de tous âges et dans toutes les conditions imaginables (malades, handicapées, femmes enceintes ou accompagnées de nourrissons...) dans une file d’attente, coincées derrière des barrières métalliques de jour ; et de nuit, en nombre moins important certes, des silhouettes allongées et emmitouflées. Pourtant, et alors que ce spectacle s’offrait à toute personne se rendant à la préfecture, il a fallu sept mois pour que la situation change. Et ce changement est né de la médiatisation, et donc de la visibilisation de la situation.
p95 : Pendant l’hiver 2015-2016, les « centres de répit » isolés dans les campagnes françaises, sans accompagnement social adapté bien souvent, ont été rapidement abandonnés par les exilés qui ont repris la route de Calais (ce cas est étudié au chapitre 10).
p112 : des hommes et des femmes se battent au quotidien afin de maintenir le lien social », écrivent-ils dans le dossier de presse qui accompagne le dépôt de plainte contre France 2 à la suite du reportage.
p113 : ne se sentant plus en sécurité, faisait accompagner ses filles de son domicile à l’arrêt de tram. Pour lui, personne ne semblait prendre au sérieux ce problème et ne venait faire appliquer la loi : « Si un groupe de jeunes squattait un couloir dans un immeuble au centre-ville en dégradant l’intérieur, en cassant des portes et en faisant du bruit au milieu de la nuit, une intervention de la police ne tarderait pas. Que veut dire la loi dans ce quartier si on ne la fait pas respecter ?
p114 : De son témoignage, on doit retenir le sentiment d’abandon et le manque d’accompagnement par les forces de l’ordre dans la gestion de conflits d’espace au quotidien. Il se démarque des images de policiers ultra-présents et agissant avec leurs chiens pour discipliner les jeunes, que nous a montrées l’émission Envoyé spécial. C’est un début de complexification des questions de violences dans le quartier.
p129 : « La capacité de générer, de mobiliser et de construire l’imaginaire moral fait progresser vers l’objectif de transcender la violence. » Les métaphores évoquées par les parents et par une personne de l’équipe de Modus Operandi qui a accompagné les familles et les amis dès la marche blanche – nous l’appellerons désormais l’accompagnateur – ont motivé le groupe de jeunes en deuil pour aller au-delà des images de rage, de mépris et de punition en enfer afin de trouver de nouveaux mots dans leur propre imaginaire. Quand l’accompagnateur leur a demandé de nommer les valeurs qu’ils associaient à leurs amis, ils ont trouvé des images de médiation, de courage, de justice et de raison. Ensuite ils ont travaillé la notion de transcendance ... L’accompagnateur a poursuivi en faisant partager sa vision d’un canal de communication imaginaire entre les vivants et ceux qui étaient au paradis
p130 : Pour la première, il s’agit de l’accompagnement protecteur en Colombie qui permet l’aménagement d’un espace pour la paix10. Pour la seconde, c’est la création d’espaces sécurisés au cœur des violents conflits au Nord-Ouganda.
p132 : une description de la façon dont les individus les plus touchés par la violence se sont fait accompagner par un réseau plus large d’alliés pour rompre ce cycle destructeur. La mise en place de ce cadre a été marquée par une habileté à faire conjuguer les différents intérêts personnels des proches des victimes en un projet collectif.
Our web site is all about freedom of speech and expression.
Freedom of speech is the concept of being able to speak freely without censorship. It is often regarded as an integral concept in modern liberal democracies. The right to freedom of speech is guaranteed under international law through numerous human rights instruments, notably under Article 19 of the Universal Declaration of Human Rights and Article 10 of the European Convention on Human Rights, although implementation remains lacking in many countries. The synonymous term freedom of expression is sometimes preferred, since the right is not confined to verbal speech but is understood to protect any act of seeking, receiving and imparting information or ideas, regardless of the medium used.
...
... is a non-governmental organisation based in Birmingham, England. RTC strives to provide training, advice, and support to people working for peace and human rights in areas affected by war or violent conflict. In 2011, RTC won the Coventry International Prize for Peace and Reconciliation in recognition for its work in training peace practitioners to become effective peace builders in their communities.
RTC's ethic to approaching Peacebuilding and conflict transformation involves a number of key working principles:
- By invitation ...
- In partnership ... local organisations to ensure that the work is sustainable in the long-term ...
- Understanding root causes ... through thorough analysis is vital ... the key players and relationships can be identified and appropriate responses to a specific conflict can be made
- Long-term ... professional skills-based accompaniment for partners in their own situations to ensure that they have the support they need to make their own interventions and ensure sustainable change
- Learning ...
... Since it was founded in 1991 by Simon Fisher, RTC has established itself as a leader in the field of conflict transformation. Its main publication, the handbook "Working with Conflict: Skills and Strategies for Action", is acknowledged as a key resource for practitioners, trainers and academics throughout the world and has been translated into eight languages. ...
Le conflit est un phénomène sociétal normal dans la mesure où il résulte de la rencontre d’opinions et de positions opposées et incompatibles. Il devient problématique quand il génère de la violence mais sans cela, il a tout intérêt à émerger et à s’exprimer pour réclamer d’être traité. À ce titre, cet ouvrage se propose de décrire le conflit comme un fait social porteur d’opportunités. Il s’appuie sur une approche, théorisée dans la littérature anglo-saxonne sous le nom de Conflict transformation, qui vise à transformer les relations et les structures à la base du conflit. Elle est ici étudiée et mise en pratique par les auteurs sur différents terrains : les violences dans la ville, les violences produites par les politiques publiques sur l’asile et les migrations ou encore les réponses politiques aux menaces du terrorisme.
Ecrit en collaboration avec Nathalie Cooren et Cyril Musila.
Mots-clés : Immigration, Médiation, Non-violence, Paix, Violence
Prix : 19 € Date de parution : 2017 Nombre de pages : 204 Partenaires de diffusion Modus Operandi
-> https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?t0gZfg
Dekha Ibrahim Abdi, Simon Fisher, Jawed Ludin, Richard Smith, Steve et Sue Williams. Institut International pour l’Environnement et le Développement (IIED)1, 2002
...
Le livre constitue non une recherche fondamentale mais une sorte de recherche appliquée collective synthétisée a posteriori par six auteurs britanniques. Simon Fisher a été directeur de Responding to conflict depuis 1991. Jawed Ludin est l’Administrateur du Projet pour l’Afghanistan au Conseil Britannique pour les Réfugiés à Londres. Sue Williams a été entre autres Directrice de la cellule politique et évaluation d’INCORE (Initiative pour la Résolution des Conflits et l’Ethnicité) à l’Université d’Ulster/Université des Nations Unies. Steve Williams est un consultant qui a travaillé sur l’Irlande du Nord et de nombreux autres pays. Dekha Ibrahim Abdi est une médiatrice chevronnée dans les conflits communautaires notamment au Kenya et dans toute l’Afrique. Richard Smith enfin est membre de la coalition pour la paix en Afrique. Il intervient dans de nombreux processus de réconciliation et de reconstruction.
...
s’appuyer sur l’expérience de quelques trois cents praticiens qui sont intervenus depuis une quinzaine d’années à travers le monde pour tenter de désamorcer des conflits latents ou de permettre, qu’une communication et des projets soient à nouveau envisageables entre d’anciens belligérants. Ils ont tous travaillé à un moment ou à un autre dans le sillage de Responding to conflict, organisme international à but non lucratif dont le siège est à Birmingham au Royaume Uni. Cette organisation offre un appui à de nombreux partenaires à travers le monde aussi bien à la base, dans des villages ou des quartiers urbains, qu’au niveau gouvernemental ou international. Les situations de confrontation et de crise sont légion sur la planète et les processus à mettre en œuvre doivent sans cesse s’adapter à des contextes particuliers plus ou moins dramatiques (cf. Rwanda).
« Cheminer avec le conflit » propose quatre étapes : analyse, stratégie, action et apprentissage.
...
la prise en compte frontale d’une situation conflictuelle pour tenter de la dépasser objectivement avec les protagonistes paraît sinon peu fréquente du moins constituer plus rarement un objet d’observation et de conceptualisation. L’approche proposée ici est très dépaysante car elle se veut à la fois synthétique et détaillée, pragmatique et théorique avec une dimension interculturelle. Elle vise non à effacer ou à juger, non à privilégier la victime ou bannir l’émotion mais à permette l’émergence d’une parole qui, à son tour, ré-enclenchera des projets et permettra pour tous une remise en route, d’où l’idée de cheminement proposée par le titre français
...
1 L’édition française est distribuée par Earthprint Ld Po box 119 Stevenage Herts S G 17 T P Royaume Uni (copyright Responding to Conflict / IIED 2002).
=> contacter pour racheter ce livre ACT
https://asksource.info/organisations/earthprint-ltd
"Telephone +44 1438 748 111"
Ndlr : mes tentatives pour les contacter n'ont rien donné. Tenter à nouveau ? ACT
Agriculture et alimentation
D’après des informations diffusées mercredi par Générations futures, Bayer Monsanto aurait dissimulé une étude qui met en évidence les effets toxiques du glyphosate sur le développement neuronal. Avec d’autres ONG, elle a transmis ces informations au parquet de Vienne, en Autriche.
...
LeLe risque de cancer du sang, déjà documenté, n’est pas le seul à apparaître dans les études scientifiques qui examinent les effets de l’exposition au glyphosate. Bien d’autres pathologies sont liées à l’herbicide le plus vendu au monde
...
l’Europe est appelée, lors du conseil européen du 13 octobre, à se prononcer sur un renouvellement de l’autorisation du produit
...
englobent un vaste champ de pathologies : troubles de la motricité, troubles du comportement, spectre de l’autisme, dépression, anxiété…
...
une publication scientifique qui n’est pourtant pas nouvelle : elle date de 2001. Or cette étude n’a pas été fournie par le fabricant allemand Bayer Monsanto dans sa demande de réapprobation du glyphosate. La réglementation européenne, pourtant, veut que les firmes phytosanitaires signalent toutes les études sur les effets potentiellement nocifs des produits dont elles demandent l’autorisation sur le marché.
Cette étude de 2001, commandée à l’époque par un autre fabricant, le suisse Syngenta, porte sur la neurotoxicité du glyphosate dans le développement des rongeurs et conclut à d’importants troubles de la motricité dans la descendance de femelles exposées à la molécule pendant leur gestation. Ces effets se sont par ailleurs produits à une dose actuellement considérée comme sûre par les autorités européennes.
Risque accru d’autisme
...
La conclusion de cette analyse scientifique est limpide : « Bien qu’il y ait des différences importantes entre les résultats analysés, il est sans équivoque que l’exposition au glyphosate, qu’il soit seul ou sous sa forme commerciale, peut produire d’importantes altérations dans la structure et la fonction du système nerveux des humains, des rongeurs, des poissons et des animaux invertébrés. »
...
« Ne me parlez pas "d’acceptation", de "renoncement", mais posez-vous cette question : accepteriez-vous que l’on décide à votre place si vous avez le droit et le choix de vivre votre sexualité ? » C’est ainsi que Pascale Ribes, vice-présidente de l’Association des Paralysés de France et présidente de l’association CH(s)OSE, qui milite pour l’accès effectif à une vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap, interpelle les lecteurs du Républicain Lorrain dans une Tribune parue aujourd’hui et en ligne sur le site du quotidien régional. Une tribune où elle remet en cause les raccourcis et les arguments parfois fallacieux des opposants à la création de services d’accompagnement sexuel en France, mais aussi ceux de certaines associations féministes.
(Mise à jour dim. 31 janv. 2016)
Depuis mon dernier billet, une idée me trotte dans la tête : et s'il n'y avait pas de problème ?! (juridique, j'entends) !
http://blogs.mediapart.fr/blog/julien-delalande/310313/sexualite-des-handicapes-avant-le-debat-une-introspection-de-chacun-madame-la-ministre-marie-a
...
Le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) publie aujourd’hui un rapport intitulé Pornocriminalité : mettons fin à l’impunité de l’industrie pornographique. Ce document n’a de rapport que le nom. Nous alertons sur son manque d’objectivité ainsi que sur le caractère autoritaire de ses méthodes et préconisations.
...
publie aujourd’hui un rapport intitulé Pornocriminalité : mettons fin à l’impunité de l’industrie pornographique. Ce document n’a de rapport que le nom. C’est en réalité un réquisitoire contre « la pornographie », envisagée comme un « système » à la racine de toutes les violences et les inégalités (trafic d’êtres humains, pédocriminalité, exploitation économique, culture du viol, harcèlement sexuel, stéréotypes sexistes et racistes, etc).
...
La commission violences du HCE à l’origine de ce document, dont la direction a été confiée à Céline Piques, représentante de l’association Osez Le Féminisme, proche du Mouvement du Nid, n’a lu et auditionné que des personnes dont le présupposé de départ est que la pornographie est en soi un problème à éradiquer. Florian Vörös, chercheur spécialiste des questions de pornographie et d’éducation à la sexualité, explique dans sa lettre de démission du HCE comment il a été exclu des travaux de cette commission pour des raisons idéologiques (1). Nous constatons que des travaux essentiels pour la compréhension de ces enjeux ont été sciemment ignorés par ce rapport, notamment les recherches sur la réception des images sexuellement explicites (2), sur les conditions de travail dans la pornographie (3), sur son encadrement juridique (4) et sur les biais sexistes et LGBT-phobes des politique de censure de « la pornographie » mises en place par les plateformes numériques (5). Nous observons aussi qu’aucune actrice ou réalisatrice de vidéos sexuellement explicites n’a été auditionnée, alors qu’elles sont nombreuses à s’être mobilisées contre les violences sexistes et sexuelles, tout en alertant sur les dangers de la stigmatisation et de la criminalisation de leur activité par les politiques prohibitionnistes (6).
...
L’objectivité d’un rapport se mesure à sa capacité à prendre en compte l’ensemble des points de vue. Ce n’est manifestement pas la démarche de ce réquisitoire, qui ne cherche pas à ouvrir un débat public équitable et rigoureux, fondé sur un état des lieux complet des savoirs, mais à régler ses comptes avec ses adversaires idéologiques et à imposer de force sa morale sexuelle et sa politique répressive. Par ce manque d’objectivité, le HCE contrevient à sa « mission d’assurer la concertation avec la société civile et d’animer le débat public sur les grandes orientations de la politique des droits des femmes et de l’égalité ».
...
Nous nous élevons contre le dénigrement et la désinformation à laquelle s’adonne le HCE en occultant la mobilisation actuelle des actrices et des acteurs de pornographie pour la reconnaissance de leur statut d’artiste-interprète et pour des contrats de travail plus protecteurs de leurs droits et de leur santé.
...
Le rapport préconise d’abord d’attribuer à la police du web (Pharos) le pouvoir d’identifier et de faire supprimer les contenus « pornocriminels » en ligne. La catégorie de « pornocriminalité » est tout aussi floue que celles de « pornographie » et d’« obscénité » inventées au XIXe siècle (7). Une telle politique conduirait de fait à l’instauration d’un délit de racolage numérique, dans un contexte où l’expression en ligne des travailleurs·euses du sexe, des femmes et des personnes LGBT fait déjà l’objet d’une censure arbitraire par les plateformes numériques (8). Le rapport préconise également d’interdire toute forme de discours positif sur le travail du sexe dans l’espace public et de transformer les séances d’éducation à la vie affective et sexuelle en espaces de propagande anti-prostitution et anti-pornographie. Le projet politique porté par le HCE est ainsi d’imposer à l’ensemble du corps social, par la restructuration des appareils répressifs et idéologiques d’État, l’idée selon laquelle la « bonne » sexualité se pratique en couple, sans argent et sans vidéo.
Le féminisme anti-pornographie n’est qu’un courant féministe parmi d’autres (9). Par son appel à la répression policière, il se rapproche des mobilisations en faveur de la pénalisation du harcèlement de rue (10). Par son refus d’écouter les premières concernées et d’imposer par la force une conception étriquée de l’émancipation des femmes, il se rapproche des mobilisations contre le hijab et l’abaya. C’est pourquoi nous préférons nous revendiquer du féminisme queer, qui lutte à la fois contre les violences patriarcales et contre les politiques autoritaires de gouvernement des corps et de restriction de l’expression publique de la sexualité.
...
Béatrice Damian-Gaillard, professeure en sciences de l’information et de la communication, Université de Rennes.
Florian Vörös, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, Université de Lille, membre démissionnaire du HCE.
(1)Florian Vörös, « Lettre de démission du Haut conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes », remise le 25 août 2022, publiée le 14 octobre 2022. URL : https://blogs.mediapart.fr/fvoros/blog/141022/lettre-de-demission-du-haut-conseil-legalite-entre-les-femmes-et-les-hommes
(2)Clarissa Smith, Martin Barker, Feona Attwood, « Les motifs de la consommation de pornographie », Cultures pornographiques. Anthologie des Porn Studies, Paris, Editions Amsterdam, 2015, p.249-276 ; Yaëlle Amsellem-Mainguy, Arthur Vuattoux, Les jeunes, la sexualité et internet, Paris, Les Pérégrines, 2020 ; Florian Vörös, Désirer comme un homme. Enquête sur les fantasmes et les masculinités, Paris, Éditions La Découverte, 2020 ; ainsi que la thèse de doctorat en cours de Ludivine Demol sur les usages de la pornographie par les jeunes femmes.
(3)Mathieu Trachman, Le travail pornographique. Enquête sur la production de fantasmes, Paris, La Découverte, 2013 ; Béatrice Damian-Gaillard, « L’économie politique du désir dans la presse pornographique hétérosexuelle masculine française », Questions de communication, n° 26, 2014, p. 39-54 ; Heather Berg, « Une scène n’est qu’un outil marketing. Le travail indépendant des actrices dans l’économie de la pornographie en ligne aux Etats-Unis », Réseaux, n° 237, p. 151-186.
(4)Ruwen Ogien, Penser la pornographie, Paris, PUF, 2008 ; Julie Leonhard, « Etude sur la pornographie pénalement prohibée », thèse de doctorat en droit privé et sciences criminelles, Université de Nancy, 2011.
(5)Susanna Paasonen et al., « Puritanisme sexuel et capitalisme numérique », Revue française de socio-économie, n° 25, 2020, p. 167-174.
(6)Collectif, « Pornographie et violences sexuelles et sexistes : un autre programme féministe est possible », Les Club de Mediapart, 14 octobre 2022. URL : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/141022/pornographie-et-violences-sexuelles-et-sexistes-un-autre-programme-feministe-est-possi
(7)Le rapport occulte également les recherches historiques, notamment celles de : Annie Stora-Lamarre, L’enfer de la IIIe République. Censeurs et pornographes (1881-1914), Paris, Imago, 1990 ; Lynn Hunt, The Invention of Pornography: Obscenity and the Origins of Modernity, 1500-1800, New York, Zone Books, 1993 ; Lisa Sigel, « L’obscénité entre de mauvaises mains. Cartes postales et expansion de la pornographie en Grande-Bretagne et dans le monde atlantique, 1880-1914 », Cultures pornographiques. Anthologie des porn studies, Paris, Éditions Amsterdam, 2015, p. 197-223.
(8)Thibault Grison et al., « La modération abusive sur Twitter. Étude de cas sur l’invisibilisation des contenus LGBT et TDS en ligne », Réseaux, n° 237, 2023, p. 119-149.
(9)Cornelia Möser, Libérations sexuelles. Une histoire des pensées féministes et queer sur la sexualité, Paris, La Découverte, 2022.
(10)Collectif, « Contre la pénalisation du harcèlement de rue », Libération, 26 septembre 2017. URL : https://www.liberation.fr/debats/2017/09/26/contre-la-penalisation-du-harcelement-de-rue_1599121/
(11)Gayle Rubin, Surveiller et jouir. Anthropologie politique du sexe, Paris, Epel, 2011.
contact@metier-adv-autonomiste.fr
Connu par https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?4ez1wA
Libre expression
ADV version autonomiste, un métier pas comme les autres
by Laetitia
Aucun commentaire
...
Je pars travailler le matin. Je rentre 24h plus tard. Je travaille 24h d’affilée. Je loue mon corps par tranches de 24h. Quand je pars au travail le matin, le temps de trajet entre chez moi et mon lieu de travail est important. Je ne m’en étais pas rendu compte au début : quelque chose change en moi, je me programme. Je passe d’un corps pensant à un corps intelligent. Je passe d’humain à androïde. Quand je rentre chez moi, 24h plus tard, je redeviens humain à plein temps.
...
C’est ça mon métier, c’est d’être un androïde. Un bon androïde. Un corps intelligent. Pour l’Autre. Quand l’Autre se gratte, je gratte. Quand l’Autre se lave, je lave. Quand l’Autre ouvre son courrier, je déchire l’enveloppe. Quand l’Autre s’habille, j’habille. Quand l’Autre se retourne dans son lit, je retourne.
Je suis là, mais absent. Mon corps est là, mais ma vie à moi est en vacances. Je suis un corps qu’on appelle, qu’on sollicite pour sa capacité à se mouvoir mais pas pour ses idées. Pas pour son vécu, pas pour son avis. Mon métier n’est pas d’avoir un avis. Mon métier c’est d’avoir un corps qui se meut et la capacité à se faire petit. Quand l’Autre discute, je m’éclipse, physiquement ou mentalement. On ne me demande pas d’intervenir dans la conversation, ni de prendre de décision seul. Pas d’initiative non programmée. Ce n’est pas dans mon cahier des charges. Je dois être autonome, mais pas décisionnaire. Cela ne relève pas de moi mais de l’Autre. C’est sa vie à lui, pas la mienne. Je ne décide pas car, souviens-toi, ma vie est en vacances. L’Autre ne me demande pas mon avis, ou si peu. On ne demande pas son avis à un robot, n’est-ce pas ? On parle du travail, de l’organisation du travail. Mais pas de sa vie, ni de la mienne. Parce que là, quand je travaille, je suis un androïde.
Alors moi mon cahier des charges est d’être un corps intelligent. Pas d’être un ami ou une relation, juste un corps intelligent. Et ma vie est en vacances. Alors nos vies, ça n’est pas le sujet entre nous. Elles ne se croisent pas comme elles peuvent le faire au-dessus d’un café entre deux ami.e.s.
...
L’Autre a besoin d’un corps qui peut se mouvoir dans sa vie. Moi j’ai besoin d’un salaire pour mener la mienne. Nous avons une relation de co-dépendance structurée par un contrat de travail que nous avons tous les deux signé. Et dans cette relation, nous nous respectons.
Et je tiens même à préciser que j’en ai fait des boulots dans ma vie ou j’étais là en tant qu’humain et où j’ai été maltraité voire humilié.
Je n’ai jamais été aussi bien traité et respecté dans mon travail salarié que depuis que je suis un androïde.
...
faire preuve d’empathie et à te projeter un instant à la place de l’Autre.
Je suis ADV. Assistant De Vie à domicile pour une personne tétraplégique. Cet Autre a besoin de corps qui se meuvent pour plein de petits gestes de la vie, 24h/24, 7j/7. Nous sommes une équipe de 5 ADVs à travailler avec lui 365 jours par an, 24h/24. Nous nous devons d’être des corps intelligents.
Parce que imagine, toi, avoir une personne que tu embauches, que tu ne connais ni d’Eve ni d’Adam, avec toi, 24h/24, 7j/7 et que cette personne change toutes les 24h. Imagine que chacune de ces personnes vienne au travail avec ses opinions, ses émotions, ses soucis ou ses joies et que toi, tu doives être en relation avec toutes ces personnes, leurs opinions, leurs émotions, leurs soucis et leurs joies. Quand tu défèques, quand tu manges, quand tu te laves, quand tu dors. 24h/24, 7j/7. Quelle place a ta propre vie, là-dedans ? Quelle place ont ton intimité émotionnelle, ton libre arbitre, tes erreurs, si tu as toujours quelqu’un.e avec toi qui pense pour toi, décide pour toi et se permet d’intervenir dans ta vie sous prétexte que tu ne peux pas lever le bras. C’est ça qui est inhumain dans l’histoire !
...
je suis – du moins je cherche à être – un androïde en or pour permettre à l’Autre de vivre sa vie, pas la mienne.
Noé Théry
Collectif d’ADVs, employeur.es et entourage d’employeur.es pour faire connaître et développer l’éthique autonomistes dans le métier d’assistant.e de vie :
http://metier-adv-autonomiste.fr/ (Site en construction)
Crédit image : Myriam Kluska (https://chezbabayaga.fr)
Connu / https://mastodon.top/@Moby_MicroDick@piaille.fr/111136675779713977
"
Lunar a partagé 59 min
Moby_MicroDick@piaille.fr lunar@mastodon.potager.org Moby MicroDick @Moby_MicroDick@piaille.fr
🚨 ♿ Très très très urgent, car arrêt maladie qui vient d'être déclenché dans mon équipe d'assistante-s de vie, qui risque apparemment 😨 d'être prolongé, ce qui est la panique dans l'effectif.
#JeRecrute #Grenoble #CDI assistant-e de vie pour adulte tétraplégique, poste à pourvoir :
🔸 posture autonomiste (https://lesdevalideuses.org/blog/libre-expression/adv-version-autonomiste-un-metier-pas-comme-les-autres/)
🔸 sessions de 24h ou 12h
🔸 13,50 € salaire brut horaire.
« Détails de l'offre » : adulte handicapé cherche assistant-es de vie.
"
...
Si les notions de dépendance et de perte d’autonomie renvoient encore à l’idée d’incapacité, les systèmes de santé anglo-saxons abordent davantage la notion de “long term care” qui est aujourd’hui utilisée en France sous la notion d’accompagnemen. Nous utiliserons donc ici le terme de personne accompagnée qui est celui adoptée par la Haute Autorité de Santé (HAS)3.
...
COnnu par https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?OGGF_w
Terminer la lecture >p15 ACT
L’équipe santé/autonomie ... l’estimation de l’empreinte carbone de la branche Autonomie.
Vous pouvez télécharger :
- le rapport intermédiaire complet en pdf, et idéalement contribuer directement aux travaux sur le Google Doc collaboratif dédié à la relecture -> https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?Sl_Gug
- le rapport intermédiaire spécial en pdf, dédié exclusivement à l’impact carbone de la branche Autonomie
- le tableur Excel ayant permis de réaliser les calculs [bientôt disponible]
Rapport intermédiaire complet sur la décarbonation de la branche Autonomie
Rapport intermédiaire spécial dédié à l’impact carbone de la branche Autonomie
Votre participation aux travaux
Le travail qui vous est présenté ici est exploratoire : il vise à initier de nouvelles discussions. Bien qu’il soit déjà le fruit d’un travail collectif, ce rapport intermédiaire est encore un document de travail imparfait, incomplet et évolutif. Dans cette logique, nous vous prions d’envoyer vos remarques, critiques et propositions à l’adresse autonomie@theshiftproject.org ou en direct sur sa version Google Docs, sans hésiter, au contraire, à commenter directement dans le document et à proposer en mode « corrections apparentes » des compléments, reformulations, etc.
Pour faire face au changement climatique qui représente une menace toujours plus forte pour la santé humaine et les écosystèmes, les secteurs de la santé et du medico-social doivent faire leur part pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et assurer leur résilience face aux chocs énergétiques et climatiques.
Aussi, The Shift Project, en partenariat avec la CNSA et de l’EN3S, a engagé un travail de recherche collaboratif pour calculer l’empreinte carbone à l’échelle départementale des établissements médico-sociaux et des services à domicile s’occupant de personnes âgées ou en situation de handicap. À partir de cette empreinte seront élaborés des scénarios de décarbonation tenant compte de l’impact économique pour les acteurs de l’autonomie, nécessaires à la démarche de planification écologique de la branche autonomie de la Sécurité sociale initiée par la CNSA en mars 2023.
Pourquoi s’intéresser au secteur de l’Autonomie ? Avec plus de 1,4 million de professionnels, il représente autour de 5 % de l’emploi en France. Il est présent dans le quotidien de nombreux citoyens et il concerne toutes les générations. Il apporte des services, consomme des biens et aliments, produit des déchets, mobilise des transports, construit, chauffe et refroidit des locaux. Il joue donc comme d’autres secteurs un rôle dans la dégradation du climat et de la biodiversité. Ainsi, s’il ne réagit pas rapidement, le secteur de l’Autonomie pourrait paradoxalement contribuer à la dégradation de la santé de la population qu’il a pourtant pour mission d’accompagner. A l’instar de tous les secteurs, il est concerné par la raréfaction progressive des ressources fossiles (pétrole, gaz) donc soumis à des tensions sur son approvisionnement.
Enfin, les dynamiques d’augmentation de la perte d’autonomie avec un vieillissement des populations ou encore une augmentation des maladies chroniques renforcent la pression sur le secteur et donc la nécessité de pouvoir prendre en charge durablement les personnes accompagnées. Limiter sa dépendance aux énergies fossiles et s’adapter à un climat qui se dérègle de plus en plus sont donc des conditions nécessaires à sa résilience.
Le travail engagé s’efforce de décrire le secteur dans sa situation actuelle (ses émissions de GES par catégorie d’établissement avec une analyse à l’échelle départementale). Il est nourri des contributions de tous les acteurs concernés et intéressés, et a vocation à continuer à l’être.
Principaux résultats : l’impact carbone de la branche autonomie
Répartition des émissions de gaz à effet de serre du secteur de l’Autonomie (MtCO2e)
Source : Calculs The Shift Project 2023
L’effet du secteur de l’Autonomie sur le changement climatique est significatif puisque ses émissions représentent, d’après notre première estimation, autour de 9 millions de tonnes de CO2e, soit environ 1,3 % des émissions françaises.
- En excluant, pour des raisons méthodologiques, les émissions liées aux achats de médicaments et de dispositifs médicaux, le secteur de l’Autonomie représente environ 40 % des émissions du système de santé français et ses émissions sont similaires aux 9,9 MtCO2e des hôpitaux français.
- En valeur absolue, ces émissions de 9 MtCO2e sont également comparables aux 15 MtCO2e du secteur du numérique en France et aux 10 MtCO2e liées à la production de ciment et de béton en France.
- La part des émissions indirectes dans le bilan carbone de l’Autonomie représente 80 % des émissions du secteur.
- Les émissions sont dominées par les achats alimentaires et les déplacements qui représentent respectivement 27 et 24 % des émissions du secteur de l’Autonomie. Viennent ensuite les postes de l’immobilisation, associé aux achats qui sont ensuite utilisés sur plusieurs années (bâtiments, véhicules, machines, système informatique et mobilier), avec 19 % et de la consommation d’énergie avec 17 %.
Un des autres objectifs du bilan carbone de l’Autonomie était d’être en mesure de décrire qualitativement et quantitativement les flux physiques induits par le secteur. Pour citer quelques chiffres clés illustrant ces flux physiques, nous trouvons que :
- 1 milliard de repas sont consommés chaque année dans les établissements pour personnes âgées et pour adultes et enfants handicapés
- le secteur de l’Autonomie représente 80 millions de mètres carrés de bâtiments,
- 140 millions de litres de fioul sont consommés chaque année dans les établissements de l’Autonomie, soit environ 55 500 piscines olympiques de fioul par an,
- 10 milliards de kilomètres, soit l’équivalent de 250 000 tours de la terre, sont parcourus chaque année par les professionnels du secteur de l’Autonomie pour leurs déplacements domicile-travail.
Schéma du périmètre retenu pour le calcul de l’impact carbone de l’Autonomie
Source : The Shift Project 2023
Contacts Laurie Marrauld, Cheffe de projet Santé au Shift Project, Thomas Rambaud, Chef de projet Santé adjoint, Mathis Egnell, Chargé de programme – Santé, Baptiste Verneuil, Chargé de projet – Santé, Jean-Noël Geist, coordinateur du programme Santé: autonomie@theshiftproject.org
Héloïse Lesimple Coordinatrice communication & presse pour le programme Santé/Autonomie | heloise.lesimple@theshiftproject.org
Remerciements
... Caisse nationale de solidarité et d’autonomie (CNSA) et l’École nationale supérieure de la sécurité sociale (EN3S) qui ont rendu possible ce projet dans le cadre d’une convention de recherche dédiée. En particulier, le Comité de pilotage a permis à l’équipe projet du Shift d’interagir de manière privilégiée avec Vanessa Wisnia-Weill (Directrice du financement de l’offre, CNSA) et Christophe Albert (Coordonnateur de projets de recherche, EN3S) ...