Alexis Corbière @alexiscorbiere · 25 oct.
#nucleaire : on ne dit pas qu'on va appuyer sur l'interrupteur pour arrêter les centrales dès que @JLMelenchon
sera élu. On se réfère au scénario NégaWatt pour une sortie à 100% d'ici 2050. Projetons-nous vers l'avenir : la #France peut lancer ce grand projet. #LesMatinsLCI
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#Énergies #Jancovici #Écologie - 82 459 vues - 5,9 k - 192 - 282 k abonnés - 2 004 commentaires
Comment apprendre à vivre en univers contraint ? Comment imaginer notre futur énergétique ? Et comment la France peut-elle se placer dans ce défi planétaire ?
Paloma Moritz reçoit Jean-Marc Jancovici, ingénieur et consultant énergie / climat, pour évoquer les grands enjeux énergétiques dans le monde (partie 1 : 00:00 - 29:42), les enjeux autour du nucléaire : les centrales nucléaires au thorium et sels fondus testées en Chine, les petits réacteurs nucléaires (Small Modular Reactors) voulus par Emmanuel Macron et les externalités négatives liées au nucléaire en France (partie 2 : 29:42 - 57:03), les enjeux politiques et de formation: la politique climatique français, le manque de formation sur ces enjeux et le plan de transformation de l'économie français pensé par le SHIFT (partie 3 : 57:03 - 01:19:23).
Pour aller plus loin :
Les rapports intermédiaires du shift - Plan de transformation de l’économie française https://theshiftproject.org/crises-climat%25e2%2580%2589-plan-de-transformation-de-leconomie-francaise/
Enquête sur la vie et la pensée de Jean Marc Jancovici par Reporterre (3 volets) https://reporterre.net/On-ne-parle-pas-assez-du-genie-de-Jean-Marc-Jancovici
https://reporterre.net/Jean-Marc-Jancovici-Je-ne-suis-pas-un-scientifique
https://reporterre.net/Jean-Marc-Jancovici-polytechnicien-reactionnaire
Actualité : entretien sur France Inter https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-jeudi-21-octobre-2021
Apprendre et s’engager :
Calculer son empreinte carbone : https://nosgestesclimat.fr
https://bonpote.com/les-meilleures-sources-sur-lenvironnement-et-le-climat-tous-niveaux-confondus/
00:00 - 29:42 : Les grands enjeux énergétiques dans le monde
29:42 - 57:03 : Les enjeux autour du nucléaire : les centrales nucléaires au thorium et sels fondus testées en Chine, les petits réacteurs nucléaires (Small Modular Reactors) voulus par Emmanuel Macron et les externalités négatives liées au nucléaire en France
57:03 - 01:19:23 : Les enjeux politiques et de formation: la politique climatique français, le manque de formation sur ces enjeux et le plan de transformation de l'économie français pensé par le SHIFT
Journaliste : Paloma Moritz
Montage : Lucie Dulois Images : Arthur Frainet Son : Baptiste Veilhan Graphisme : Adrien Colrat
Réseaux Sociaux : Maxime HectorProduction : Thomas Bornot Direction des programmes : Mathias Enthoven
Ndlr : terminer >59:19 ACT
Corinne Lepage @corinnelepage
https://youtu.be/giKSS42h2gg via @YouTube
à revoir et à méditer : des responsables comme l ambassadeur vs des irresponsables et des manipulateurs #nucleaire #fukushima et un comportement qui rappelle la #COVID__19
7:06 PM · 10 juil. 2020·- 10 Retweets 1 Citer le Tweet 17 J'aime
... envisage également la fermeture du dernier réacteur nucléaire français en 2045. Les 5 ans du bilan de Macron nous auront donc fait perdre 10 ans par rapport au scénario précédent de négaWatt dans l’objectif de mettre fin à l’utilisation de l’énergie nucléaire dans notre pays.
Ce scénario constitue la base de mon programme en matière de transition énergétique. Nous faisons nôtres les objectifs qu’il contient.
J’avais fixé un objectif de 2030. Je ne veux pas de blocage sur les dates. Mais je prends l’engagement de tout faire pour faire plus vite que le scénario 2050 face aux prévisions alarmistes sur le climat et à la menace que représente aujourd’hui l’énergie nucléaire.
Planning des arrêts programmés pour rechargement et maintenance des tranches nucléaires
Rousselet Yannick a retweeté
ACRO @ACRO · 6h
Les rejets radioactifs en mer d'#Orano #LaHague sont les plus forts d'Europe. L'@ACRO
les détecte jusqu'au Danemark. Ils auraient dû être fortement réduits en 2020, selon les engagements d'#OSPAR. Ce sera 2050, en toute discrétion.
acro.eu.org
La convention OSPAR pour la protection de l’Atlantique du Nord-Est reporte discrètement de 2020 à...
Suite à la réunion de Cascais de la convention OSPAR pour la protection de l’Atlantique du Nord-Est, qui s’est tenue le 1er octobre dernier, les ministres participant ont discrètement repoussé à 2050...
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Madame la ministre de la Transition écologique,
L'industrie nucléaire française se targue d’être verte mais exporte ses encombrants déchets radioactifs vers la Russie. Ce trafic doit cesser !
En enquêtant dans le port du Havre, Greenpeace France a découvert que plusieurs dizaines de tonnes d’uranium usé français avaient été chargées à bord du navire Mikhail Lomonosov à destination de Saint-Pétersbourg les 20 janvier et 12 février 2021. Pourtant, il y a 10 ans, Greenpeace France avait obtenu de l’industrie nucléaire française l'arrêt de ces exportations.
Ce trafic est révélateur des dysfonctionnements de l’industrie nucléaire, qui depuis des décennies s’évertue à se faire passer pour verte, tout en nuisant gravement à l’environnement.
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Officiellement, l’uranium français de retraitement est envoyé en Russie pour être “retraité”. Officieusement, il est plus probable qu’il soit simplement entreposé en Sibérie, et ce pour une durée illimitée, dans des conditions de stockage inconnues. Ce qui serait illégal, conformément à la loi européenne qui interdit d'exporter des déchets nucléaires.
La lutte doit continuer
Greenpeace France demande que l’État français, actionnaire majoritaire d’Orano et d’EDF, impose immédiatement à ces deux entreprises de cesser tout transport ou projet de transport d’uranium de retraitement vers la Russie. Ces trafics sont un non-sens à la fois environnemental de par la pollution liée aux conditions de stockage des déchets, social au regard des conditions de travail et de la protection sociale des travailleurs russes, et économique puisque dans les faits la majeure partie de l’uranium usé reste inutilisée en Sibérie, stockée dans une décharge à ciel ouvert, à quelques centaines de mètres seulement des habitations.
L'industrie nucléaire française doit laver elle-même son linge sale. Le dissimuler en Russie est inacceptable.
SMR, TechnicAtome
TechnicAtome, au sein d’un partenariat français soutenu par l’Etat, développe un petit réacteur modulaire (ou Small Modular Reactor - SMR) qui s’appuiera sur une chaufferie de moins de 200 MWe. Réunis autour d’EDF, chef de file de la filière électronucléaire française, TechnicAtome, le CEA et NAVAL Group travaillent au développement de cette offre française.
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filière des réacteurs à eau pressurisée, filière éprouvée à la fois pour la production d’électricité et la propulsion navale.
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le SMR dispose de mécanismes de sûreté passifs, en respectant toutes les exigences de sûreté de la Génération III et offrant des marges complémentaires
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fournir de l’électricité au réseau en semi-base, accompagnant en particulier le déploiement d’énergies renouvelables sur les réseaux d’électricité, à travers son fonctionnement en grappe de plusieurs réacteurs (2, 4, 6 voire 8 réacteurs). Il sera à même de pouvoir alimenter des sites isolés
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- étapes du projet de SMR français*
2012-2014 : Etudes de faisabilité amont
mi 2017 à mi 2019 : pré-APS (Avant-Projet Sommaire)
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2030 : Construction de la tête de série
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FR - Macron sur sa stratégie France 2030: interview de Julien Bayou, Secrétaire National d'Europe Écologie-Les Verts sur le nucléaire, les énergies renouvelables et la sobriété énergétique - 12.10.2021 - Paris, France.
"Ça ressemble à une fuite en avant ; sur le nucléaire, le prix de l'énergie est toujours plus cher, alors qu'il baisse sur les énergies renouvelables.
On nous parle maintenant depuis des décennies de cet EPR ou de ces mini-réacteurs,
© Frédérick Moulin 2021 - BFMTV2021 - Tous droits réservés.
Durée de lecture : 8 minutes - Clés : Déchets nucléaires Nucléaire
Des dizaines de tonnes d’uranium issu du retraitement ont été envoyées par la France en Russie, révèle Greenpeace. Des exportations jugées « injustifiables », tant du point de vue économique qu’environnemental.
La France a recommencé à envoyer ses rebuts radioactifs en Russie, un commerce discret qu’elle avait stoppé en 2010 pour des raisons environnementales. C’est ce que révèle Greenpeace dans son dossier Déchets nucléaires français : aller simple pour la Sibérie, publié ce mardi 12 octobre. Ce même jour à 8 h 30, des militantes et militants de l’ONG ont disposé une quinzaine de fûts métalliques marqués d’un symbole radioactif devant l’entrée du groupe nucléaire Orano à Châtillon, au sud de Paris, pour protester contre ces expéditions.
L’ONG a découvert que plusieurs dizaines de tonnes d’uranium issu du retraitement (URT) avaient été chargées à bord du navire Kapitan Lomonosov à destination de Saint-Pétersbourg, les 20 janvier et 12 février 2021. Interrogée par Reporterre, l’entreprise Orano a reconnu être à l’origine de ces expéditions et qu’elle avait vendu plus de 1 000 tonnes d’URT à l’entreprise nucléaire russe Rosatom. Un autre transport de cette matière radioactive est prévu d’ici la fin de l’année.
...
le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN)
...
face à cette reprise du transport d’URT entre la France et la Russie. « Nous avons saisi la présidente du HCTISN pour que ce comité prépare un rapport sur les flux de matière incohérents entre la France et la Russie — car nous avons aussi repéré des importations d’uranium appauvri en France alors que nous en disposons d’un stock de 300 000 tonnes inutilisées », indique M. Rousselet. Par ailleurs, l’ONG demande à l’État qu’il exige la fin des transports d’URT entre la France et la Russie, la requalification de l’URT comme déchet et le rejet du nucléaire de la taxonomie verte européenne.
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"Si le mec te fait chier tu lui dis que c'est un gros con, qu'il est moche, que t'en voudrais même pas dans tes chiottes. J'peux te dire que le mec, ça le casse". C'est Maggy, ancienne salariée Moulinex, qui donne des leçons d'auto-défense féministe à ma fille...
Avec les boules de Bernard Champey, qui nous a tristement quittés il y a quelques semaines. Hommage à toi, Bernard.
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*Tr.: ... GANIL ...
La lutte contre le réchauffement climatique devait être l’occasion d’un nouveau printemps du nucléaire, énergie décarbonée, après l’hiver qui a suivi la catastrophe de Fukushima. C’était sans compter les freins économiques et les changements d'usages, qui poussent le nucléaire à se réinventer, à plus petite échelle.
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Selon l'AIE, pour atteindre les objectifs climatiques internationaux, il faudrait une augmentation de 80 % de la production mondiale d'énergie nucléaire d'ici 2040 ! (en photo, le chantier de la centrale d'Hinkley Point C au Royaume Uni)
Un comble. Alors que "de plus en plus, le rôle du nucléaire pour lutter aux côtés des renouvelables contre le réchauffement climatique est reconnu", selon Xavier Ursat, directeur nouveau programme nucléaire chez EDF, l’atome marque le pas dans le monde. Le parc mondial de 439 réacteurs à mi-2020, qui produisent 10 % de l’électricité (18 % dans les économies avancées), vieillit plus vite qu’il n’est renouvelé. Et les nouveaux réacteurs chinois pourraient ne plus compenser les fermetures. En 2019, 5,5 GW de capacité nucléaire supplémentaire ont été connectés au réseau et 9,4 GW ont été définitivement arrêtés, abaissant la capacité mondiale à 443 GW.
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Le développement de nouvelles capacités nucléaires est aussi plombé par les retards et surcoûts des EPR français et des AP1000 américains en construction. Leur coût s’élève entre 7500 et 10 500 dollars le kilowatt, contre 2800 à 5400 $/kWe pour le réacteur russe VVER-120, le Hualong One chinois et l’APR1400 coréen
Des prix de gros de l’électricité plus élevés
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Selon l'AIE, pour atteindre les objectifs climatiques internationaux, il faudrait que 85 % de l'électricité mondiale provienne de sources décarbonées d'ici à 2040, contre seulement 36 % aujourd'hui. Outre des investissements massifs dans l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, cela nécessiterait une augmentation de 80 % de la production mondiale d'énergie nucléaire d'ici 2040 ! "Et le scénario n’a pas encore pris en compte qu’on peut utiliser le nucléaire pour produire de la chaleur, de l’hydrogène et décarboner certaines industries", rappelle Valérie Faudon, déléguée générale de la Société française d'énergie nucléaire (Sfen) et vice-présidente de l'European Nuclear Society (ENS).
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le rythme auquel les nouveaux projets sont achevés reste inférieur de moitié à celui exigé dans le cadre du scénario de développement durable
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le financement public représente les deux tiers du coût de construction d’une nouvelle centrale
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des pays comme l’Autriche, mais aussi l’Allemagne, persuadés qu’on peut mener cette transition énergétique sans nucléaire ... les investisseurs privés boudent ces chantiers nucléaires longs et risqués
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De l’innovation, mais pas uniquement technologique
... à la fois en matière de garantie et de financement mais aussi de convaincre les gouvernements de s’engager sur la durée
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Analyse Technos et Innovations \ Gouvernement
On ne sait pas encore à quelle hauteur, mais le plan France 2030 va financer la recherche sur les petits réacteurs nucléaires de troisième et quatrième générations. Et il y a plein de bonnes raisons pour cela.
4 min. de lecture
© Rolls-Royce Au Royaume-Uni, Rolls Royce pubie des images et promet déjà dizaines de milliers d'emplois avec les SMR.
Cela ne sera une surprise pour personne. Le 12 octobre, dans la liste des dix technologies du plan France 2030, figureront les petits réacteurs nucléaires modulaires, ou SMR. Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, avait vendu la mèche le 30 septembre aux acteurs de la filière hydrogène. « Nous allons poursuivre les recherches sur les nouveaux réacteurs de petite et moyenne puissance, mais aussi sur de nouveaux types de réacteurs plus sophistiqués », leur avait-il dit.
Selon lui, avec l’ambition française de devenir « le leader mondial de l’hydrogène vert », le développement des énergies renouvelables et la « réforme en profondeur du marché européen de l’énergie », le nouveau nucléaire est désormais un des quatre piliers de la nouvelle stratégie énergétique de la France.
Rester un grand pays du nucléaire
[...]
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Résumé :
Visite Framatome Creusot, le financement un handicap pour que le nucléaire joue son rôle dans la lutte contre le dérèglement climatique et la course à l’électrification des usages et à la production d’hydrogène décarbonée. Projet français Nuward, remplacer plus facilement les centrales électriques à énergies fossiles, en les installant place pour place sur les mêmes sites afin de réutiliser les infrastructures réseaux existantes et donc limiter les coûts, technologies passives, plus sûrs, explique l'Autorité de sûreté nucléaire. ... technologies plus avancées, dite de quatrième génération ou AMR (advanced modular reactor), la France pourrait aussi développer des centrales nucléaires produisant électricité et chaleur, au plus près des usages, comme le font déjà les Chinois. Elle optimiserait la production d’hydrogène par la technologie dite de vapeur haute du CEA, disponible d’ici à dix ans. Une technologie dont aura besoin la France. Dans les scénarios du mix électrique à 2050, pour rester à 50% de nucléaire tout en satisfaisant la demande, le gestionnaire du réseau RTE prévoit non seulement la construction de 14 EPR, mais aussi de quelques SMR. ... Investir dans la recherche faire oublier la décision très controversée dans la filière d’abandonner de la construction du réacteur Astrid, qui promettait une « régénération infinie du combustible à l’intérieur même de la réaction nucléaire », mais était « trop rapide », selon le PDG d’EDF. Jean-Bernard Lévy : « la priorité est à la démonstration de sûreté à l’échelle du laboratoire et de petits prototypes ».
Pérenniser une filière industrielle SMR fabriqués en série en usine avant d’être installés par grappe, être parmi l’un des rares finalistes de la course engagée depuis plus de 20 ans. Chinois, Russes et Américains, avec NuScale qui signe déjà des accords commerciaux en Europe de l’Est, sont déjà loin devant. Même si EDF et RTE auront bien rendu les rapports demandés pour décider, il manquera un paramètre essentiel, la démonstration de la capacité de la filière française à mettre en service un nouveau réacteur sans l’aide des Chinois. Malheureusement, investir dans les SMR n'y changera rien. Et ne rassurera en rien les anti-éoliens.
Tribune — Nucléaire - Durée de lecture : 7 minutes
Alors que s’ouvre le procès de sept militants opposés au projet d’enfouissement des déchets nucléaires Cigéo, à Bure, une vingtaine d’associations, organisations et collectifs pour le climat appellent dans cette tribune à sortir du nucléaire pour aller vers une transition écologique, énergétique et démocratique profonde.
... dont Greenpeace, Alternatiba, Les Amis de la Terre France, ANV-COP21 ou Attac France ... pour sortir du nucléaire.
Le nucléaire pour sauver le climat ? Le croire est au mieux une illusion techniciste, au pire une terrible hypocrisie. Si la filière nucléaire tente plus que jamais de se repeindre en vert, cela n’a rien d’un souci sincère ou vertueux. C’est le fruit d’un choix stratégique et foncièrement politique. La filière sait qu’elle joue sa survie en vantant ses faibles émissions de CO2, au moment où des centaines de milliers des personnes ont repris la rue le 9 mai dernier pour dénoncer l’inaction climatique du gouvernement et le sabotage des propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Acculée après la faillite d’Areva, le scandale Uramin et les déboires d’EDF sur ses chantiers de construction d’EPR, elle a trouvé dans l’argument climatique le nouveau moyen d’assurer sa pérennité et son emprise.
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Face à l’incendie climatique, Emmanuel Macron préfère allumer des contre-feux et fait comprendre depuis des mois son intention de relancer l’industrie nucléaire. En faisant diversion avec le nucléaire, le gouvernement cherche à diviser les forces au sein même du mouvement social et du mouvement écologiste.
Une technologie lente, vulnérable, polluante et chère
... nous, associations, organisations, collectifs ne sommes pas dupes. Nous luttons pour le climat et contre le nucléaire parce que nous savons que cette technologie et le modèle qui l’accompagne n’est pas une solution valable pour faire face aux urgences climatiques, sociales et démocratiques.
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pollution des mines d’uranium, qui contamine des territoires entiers. https://reporterre.net/Les-dechets-radioactifs-des-mines-d-uranium-empoisonnent-la-Bretagne À l’autre bout de la chaîne, des centaines de milliers de tonnes de matières et déchets radioactifs s’accumulent dans des hangars, dans les sous-sols et débordent bientôt des piscines. Les pires déchets ultimes, radioactifs durant des centaines de milliers d’années, n’ont aucune solution de gestion satisfaisante à ce jour, ni à Bure, en France, ni ailleurs. On ne peut pas vouloir sauver le climat dans les dix prochaines années en léguant aux générations futures des déchets radioactifs pour cent mille ans. Et que dire de la pollution des terres en cas d’accident ?
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Nous refusons le chantage malsain entre risque climatique et risque nucléaire. Nous ne choisirons pas entre la peste et le choléra. Le monde que porte en lui le nucléaire est inconciliable avec toute forme de transition écologique réelle. Le nucléaire n’est d’ailleurs pas seulement une énergie, c’est un ordre social et économique fondamentalement autoritaire.
Cela fait plus de cinquante ans que nos aînés le disent. Certains comme Vital Michalon ou Fernando Pereira l’ont même payé de leur vie. Partout où il s’impose, l’atome est incompatible avec la démocratie. Il s’étend par la violence et méprise les opinions des populations. Encore aujourd’hui, la manière dont le nucléaire continue de s’implanter en France est inadmissible.
À Bure, contre le projet de poubelle nucléaire, les militant·e·s subissent une répression brutale, indigne d’un État de droit. Des séries de perquisitions ont été menées, des manifestations ont été interdites et sept militant·e·s passeront en procès les 1, 2 et 3 juin pour « association de malfaiteurs ». Ils risquent plusieurs années de prison alors que leur dossier judiciaire est vide, comme l’ont révélé plusieurs enquêtes journalistiques. Le 29 juin, trente-quatre activistes de Greenpeace doivent être jugés à Valence pour le démontage symbolique de la centrale de Tricastin. En 2020, des dizaines d’activistes climatiques ont été poursuivis par un bureau de lutte antiterroriste pour avoir décroché symboliquement des portraits de Macron.
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se battre pour dépasser un système productiviste, extractiviste et néocolonial, où le mythe de « l’énergie bon marché » s’accompagne du pillage des ressources et de la dévastation des écosystèmes et des sociétés des pays des Sud et des zones vues comme « périphériques ». Total s’arrange avec la junte militaire en Birmanie, Orano fait son business au Niger et des délits d’initiés en Namibie avec Uramin.
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Énergie - Durée de lecture : 3 minutes
En 2020, la production d’électricité nucléaire dans le monde a diminué, selon un rapport tout juste paru. Les réacteurs vieillissants ne sont pas remplacés assez vite, tandis que les énergies renouvelables sont de plus en plus compétitives.
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le World Nuclear Industry Status Report 2021 https://www.worldnuclearreport.org/World-Nuclear-Industry-Status-Report-2021-773.html, un rapport de référence décrivant chaque année l’état de l’énergie nucléaire dans le monde ... À la mi-2021, y apprend-on, 33 pays exploitaient 415 réacteurs nucléaires, soit 7 unités de plus qu’un an auparavant. Cependant, c’est 23 réacteurs de moins que le pic de 438 atteint... il y a près de vingt ans, en 2002 ... en 2020, la production nucléaire a diminué de 4 %. Elle est nettement distancée par les énergies renouvelables non hydrauliques, dont la production électrique a augmenté de 13 %. Cela s’explique notamment par la perte rapide de compétitivité de l’énergie nucléaire : entre 2009 et 2020, les coûts du solaire ont baissé de 90 % et ceux de l’éolien de 70 %, tandis que les coûts de construction des réacteurs nucléaires ont augmenté de 33 %. Ceci explique que dans l’Union européenne, les énergies renouvelables non hydroélectriques ont généré en 2020, pour la première fois, plus d’électricité que les centrales atomiques. ... 123 réacteurs supplémentaires devraient être mis en service avant la fin de 2030 pour simplement maintenir le statu quo. Cela impliquerait de plus que doubler le rythme de construction annuel de la dernière décennie, c’est-à-dire passer de 6 à 12 unités. Or, depuis 2016, le rythme de construction a encore ralenti : seules 24 unités ont été mises en chantier, dont 11 en Chine, soit moins de 5 mises en chantier par an, nettement moins de la moitié de ce qui serait nécessaire pour maintenir le nombre actuel de réacteurs en service dans le monde. Conclusion : la capacité nucléaire globale est appelée à diminuer.
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la production d’électricité nucléaire en Chine a augmenté de 4,4 % en 2020. Mais ce taux est le plus faible depuis 2009. Et le pays n’a pas atteint ses objectifs nucléaires sur cinq ans (58 GW installés et 30 GW en construction), tandis qu’il a augmenté sa capacité éolienne de plus de 70 GW et sa capacité solaire de près de 50 GW pour la seule année 2020. Il est intéressant de noter que « l’autre Chine », Taïwan, est en train de sortir avec succès du nucléaire : ses trois derniers réacteurs doivent être fermés d’ici 2025. La part du nucléaire dans la production d’électricité est ainsi passée 41 % en 1988, à 13 % en 2020.
En France aussi, l’énergie nucléaire ne se porte pas bien ... Du coup, la fiabilité financière d’EDF est ébranlée ... la filiale britannique d’EDF, EDF Energy, elle a été rétrogradée à la catégorie « junk » — pourrie...
Vu ailleurs Plusieurs sociétés spécialisées dans la création de cryptomonnaie ont passé des accords avec des exploitants de centrales nucléaires, qui cherchent des débouchés à leur production d'électricité.
Clés : Bitcoin, Energie, Crypto monnaie
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Expulsés de Chine, les mineurs de Bitcoin cherchent asile ailleurs. Et si possible à proximité d'une centrale nucléaire. Le Wall Street Journal rapporte que certaines entreprises de minage, telles que TeraWulf, qui fait du minage "bas-carbone" une marque de fabrique, ont passé des accords avec des énergéticiens pour bénéficier d'une source d'énergie bon marché.
https://www.wsj.com/articles/bitcoin-miners-eye-nuclear-power-as-environmental-criticism-mounts-11632654002?mod=djemalertNEWS
Le minage de cryptomonnaies, une activité très énergivore
Le minage de Bitcoin requiert d'énormes besoins en électricité, pour faire fonctionner les machines qui réalisent les calculs nécessaires à la validation des transactions et à la création de cryptomonnaies. Et plus le temps passe, plus les besoins augmentent car la résolution des calculs devient plus complexe et nécessite davantage de capacités informatiques.
C'est pourquoi aujourd'hui, le minage ne peut être réalisé que par des sites industriels, alors qu'aux débuts du Bitcoin, un particulier pouvait s'y adonner sur son PC. Seulement, si le calcul est trop simple, il y aurait trop de bitcoins mis en circulation, or la quantité de cryptomonnaie doit rester plafonnée. C'est d'ailleurs – en partie – pour des questions d'énergie que la Chine a récemment décidé d'éradiquer le minage sur son territoire.
https://www.usine-digitale.fr/editorial/la-chine-interdit-toutes-les-transactions-de-cryptomonnaies.N1143842
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Retrouvez la conférence des AMFIS 2021 : « Pour sortir du carbone et du nucléaire, 100% d’énergies renouvelables », avec :
• Jean-Marie Brom, groupe thématique Énergie LFI
• Mathilde Panot, députée LFI
• Gilles Reynaud, sous-traitant du nucléaire et lanceur d’alerte, association Ma zone contrôlée
Visionnez toutes les conférences sur : https://amfis2021.fr/videos
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Publié originellement 22 septembre 2021
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais
Étiquettes amfis, énergie, france insoumise, nucléaire, renouvelable
Durée 46min 54sec
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Aussi à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?OmpWhQ
Ndlr : vidéo qui ne va pas jusqu'à la fin (notamment ne reprend pas une q sur la m) :-( Questionner ACT
Connu / mel Sujet : France: Une transition énergétique sans politique industrielle
Date : Mon, 6 Sep 2021 07:33:49 +0000 (UTC)
De : Géopolitique de l'Electricité lettre@geopolitique-electricite.fr
Répondre à : geopolitique.electricite@gmail.com
Pour : rth...sud@...
...
La Lettre Géopolitique de l’Electricité de septembre 2021 constate que la transition énergétique française n’est pas accompagnée d’une politique industrielle.
La transition énergétique française est une révolution. Elle implique de passer en une trentaine d’années d’une consommation d’énergie basée principalement sur les énergies fossiles à une autre basée sur l’électricité issue des renouvelables et, s’il en est décidé ainsi, du nucléaire. L’objectif fixé par le pouvoir politique d’une chute décisive des émissions de gaz à effet de serre serait alors atteint.
L’évolution nécessaire de l’industrie française pour accompagner cette transition n’a pas été organisée. La très grande partie des équipements nécessaires à la production d’électricité par les renouvelables est achetée à des entreprises étrangères. Celles-ci construisent quelquefois des usines en France, mais généralement, bureaux d’études et centres de recherches, où se prépare l’avenir ne sont pas dans l’Hexagone. Le pouvoir de décision concernant choix techniques et localisation des sites de production des équipements sont ailleurs. Les programmes généreux d’aides aux renouvelables profitent aux industriels étrangers. Pour le nucléaire, l’Etat tarde à prendre la décision politique, indispensable à la mise sur pied d’une stratégie industrielle.
Une transition énergétique doit comprendre un volet industriel. Aux Etats-Unis, en Allemagne, et en Chine elle s’appuie sur des entreprises comme General Electric, Siemens ou des grands groupes étatiques.
La France possède les pôles industriels nécessaires : EDF, Total, Engie, le CEA, etc. C’est en concertation avec eux que doit se bâtir la politique industrielle liée à la transition énergétique. Il revient à l’Etat de définir les objectifs et de veiller à leur réalisation. Mais dans ce cadre, chaque entreprise mène sa stratégie industrielle, tâche pour laquelle une administration n’est pas préparée. L’exemple de ChemChina, entreprise étatique chinoise, qui a mené une remarquable stratégie industrielle en Europe et en France, débouchant sur un projet de grande usine de modules solaires en France, devrait être étudié. Notre étude la résume.
EDF est un contre-exemple. Privée par une législation anticoncurrentielle (ARENH) de la compétence élémentaire d’une entreprise en économie de marché, celle de fixer ses tarifs, elle ne peut déployer de stratégie industrielle. Cela ajoute aux difficultés du nucléaire français.
Lionel Taccoen, Directeur de la lettre « Géopolitique de l’Électricité »
Les conclusions du rapport du GIEC – plus précisément de son Groupe de travail 1 – sont on le sait effrayantes tant elles décrivent un monde pris dans la catastrophe environnementale en cours. Cet article de Daniel Tanuro les analyse précisément et ouvre des perspectives radicales, anticapitalistes, seules à même d’empêcher le désastre.
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solution miracle : l’augmentation de la part des « technologies bas carbone » (nom de code pour le nucléaire, notamment les « microcentrales) et, surtout, le déploiement des dites « technologies à émissions négatives » (TEN – ou CDR, pour Carbon Dioxyde Removal), censées refroidir le climat en retirant de l’atmosphère d’énormes quantités de CO2 à stocker sous terre. C’est l’hypothèse dite du « dépassement temporaire du seuil de dangerosité » de 1,5°C.
Sur le nucléaire, inutile de s’étendre après Fukushima. Quant aux « technologies à émissions négatives », elles n’existent pour la plupart qu’au stade du prototype ou de la démonstration, et leurs effets sociaux et écologiques promettent d’être redoutables (on y revient plus loin). Qu’à cela ne tienne : on veut nous faire croire qu’elles sauveront le système productiviste/consumériste et que le marché libre se chargera de les déployer. En vérité, ce scénario de science-fiction ne vise pas avant tout à sauver la planète ; il vise avant tout à sauver la vache sacrée de la croissance capitaliste et à protéger les profits des plus grands responsables du gâchis : les multinationales du pétrole, du charbon, du gaz et de l’agrobusiness.
Le GIEC entre science et idéologie
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le résumé du GT1 cautionne l’idée que les technologies à émissions négatives pourraient ne pas être déployées uniquement pour capter les « émissions résiduelles » des secteurs où la décarbonisation est techniquement difficile (l’aviation par exemple) : elles pourraient aussi être mise en œuvre à une échelle massive, pour compenser le fait que le capitalisme mondial, pour des raisons qui ne sont pas « techniques » mais de profit, refuse de renoncer aux combustibles fossiles. Le texte continue d’ailleurs en vantant les avantages de ce déploiement massif comme moyen d’arriver à des émissions nettes négatives dans la seconde moitié du siècle :
« Le CDR conduisant à des émissions négatives nettes mondiales réduirait la concentration de CO2 atmosphérique et inverserait l’acidification de la surface des océans (degré de confiance élevé). »
Le résumé formule une réserve, mais elle est sibylline :
« Les technologies CDR peuvent avoir des effets potentiellement étendus sur les cycles biogéochimiques et le climat, ce qui peut soit affaiblir soit renforcer le potentiel de ces méthodes pour éliminer le CO2 et réduire le réchauffement, et peut également influencer la disponibilité et la qualité de l’eau, la production alimentaire et la biodiversité (degré de confiance élevé). »
En clair, il n’est pas certain que les TEN soient si efficaces que cela, certains « effets » pourraient « affaiblir (leur) potentiel pour éliminer le CO2 ». La dernière partie de cette phrase fait allusion aux impacts sociaux et écologiques : la bioénergie avec capture et séquestration du carbone (la plus mature des TEN à l’heure actuelle) ne pourrait réduire significativement la concentration atmosphérique en CO2 que si une superficie égale à plus d’un quart des terres en culture permanente aujourd’hui servait à produire de la biomasse énergétique – au détriment des réserves en eau, de la biodiversité, et/ou de l’alimentation de la population mondiale1.
Ainsi, d’un côté le GT1 du GIEC se base sur les lois physiques du système climatique pour nous dire que nous sommes au bord du gouffre, sur le point de basculer irréversiblement dans un cataclysme inimaginable ; de l’autre, il objective et banalise la fuite en avant politico-technologique par laquelle le capitalisme tente, une fois de plus, de reporter devant lui l’antagonisme irréconciliable entre sa logique d’accumulation illimitée du profit et la finitude de la planète. « Jamais un rapport du GIEC n’aura laissé sourdre à ce point l’angoisse suscitée par l’analyse scientifique des faits à l’aune des lois incontournables de la physique », écrivions-nous au début de cet article. Jamais non plus un tel rapport n’aura illustré aussi clairement qu’une analyse scientifique qui considère la nature comme un mécanisme et les lois du profit comme des lois physiques n’est pas vraiment scientifique mais scientiste, c’est-à-dire, partiellement au moins, idéologique.
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lire le rapport du GT1 du GIEC en ayant à l’esprit qu’il est à la fois la meilleure et la pire des choses ... diagnostic rigoureux ... La pire, parce qu’il sème à la fois la peur et l’impuissance ... Son idéologie scientiste noie l’esprit critique dans le flot des « données ». Elle détourne ainsi le regard des causes systémiques, avec deux conséquences : 1°) l’attention se focalise sur les « changements des comportements » et autres gestes individuels – pleins de bonne volonté mais pathétiquement insuffisants ; 2°) au lieu d’aider à combler le fossé entre conscience écologique et conscience sociale, le scientisme l’entretient.
Écologiser le social et socialiser l’écologie est la seule stratégie qui peut arrêter la catastrophe et faire renaître l’espérance d’une meilleure vie. Une vie du prendre soin des personnes et des écosystèmes, maintenant et dans une vision de long terme. Une vie sobre, joyeuse et chargée de sens. Une vie que les scénarios du GIEC ne modélisent jamais, où la production de valeurs d’usage pour la satisfaction des besoins réels, démocratiquement déterminés dans le respect de la nature, remplace la production de marchandises pour le profit d’une minorité.
Article écrit pour le site de la Gauche anticapitaliste (Belgique)
Photo: G. Blevins, Reuters
Connu / https://twitter.com/SRContretemps/status/1425104122932563975
Ndlr : tant que le GIEC et l'IPBES N'AURONT Pas fusionné dans une approche holistique et holomidale on aura des pb ? ACT