... Efficacité énergétique des équipements et qualité de l’air intérieur ... Optimisation énergétique des systèmes pour le bâtiment performant (production de chaleur, rafraîchissement, ECS, ventilation..). ...
Issue de https://www.asder.asso.fr/je-recherche-une-formation/formations-certifiantes/formation-charge-de-projet-energie-batiment-durables/
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Facebook live #3
Jean-Marc Jancovici a répondu à certaines des questions des abonnés de sa page Facebook via un live le 14 juin 2019
Listes des questions :
00:00:30 Rôle du Haut Conseil pour le climat,
00:18:00 Discours de Politique générale du gouvernement, (déçu / Édouard Philippe clientéliste sur le nucléaire suite au résultat eelv !)
00:25:00 Investissements utiles à l'échelle individuelle,
00:33:00 C'est quoi être "vert" ou "écologique" ?
00:37:00 Investissement utiles à l'échelle communale,
00:46:30 Quid de la décroissance économique ?
00:57:30 Quel projet pour l'avenir ?
01:02:00 Quels problèmes techniques de la décroissance ?
01:15:15 Des solutions à l'Équation de Kaya ?
01:24:25 Est-ce que le nucléaire résiste à la décroissance ?
01:25:55 Quid du refroidissement des centrales nucléaires ?
01:44:40 L'état de vétusté du parc nucléaire français
01:36:05 Des petits réacteurs nucléaire, ça existe ?
01:37:14 Fusion, surgénération, l'avenir du nucléaire ?
01:40:55 L'Europe est-elle consciente du risque de diminution d'approvisionnement pétrolier ? 01:50:20 Ne devrions-nous pas profiter de la tendance et laisser faire ?
01:50:45 Quel poids JMJ a sur les décisions du Président ?
01:51:25 Est-ce que trop de catastrophisme ne fait pas baisser les bras ?
01:52:10 Est-ce que Carbone4 influence JMJ ?
01:55:20 Des conseils pour être utile face au changement climatique ?
Catégorie Science et technologie 277 commentaires
Ndlr :
- JMJ a les idées précises pour piloter la décroissance des émissions de GES afin d'éviter des guerres civiles. Il a bien intégré l'agroécologie/agroforesterie/permaculture/agriculture biologique/prix administrés. De même pour éviter les GPII (sauf Bure ?). Il préconise qu'au moins 10% des chercheurs en économie travaillent sur des modèles non calés sur la croissance du PIB qui n'est pas le bon indicateur. Il ne sait pas faire SANS le nucléaire avec un plan européen pour expérimenter la meilleure solution 4G. Il est conscient que sans l'exemplarité des élites, on n'y arrivera pas. Et sans le sens de projets collectifs, il n'y a pas de consentement à payer l'impôt. Conclusion : il prend le parti de l'anthropocène.
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En Coulisses - General Electric : nouvelle bombe sociale pour le gouvernement ?
Nous vous emmènerons à Belfort où les salariés de General Electric hésitent entre la colère, l’incompréhension et la résignation. 1044 postes vont y être supprimés par le géant de l’énergie pour être rapatriés sur le sol américain. Nous avons passé plusieurs jours à Belfort côté salariés mais aussi côté gouvernement dans les pas du ministre Bruno Le Maire. Reportage en coulisses.
Catégorie Actualités et politique 1 commentaire
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Interview de Jean-Marc Jancovici : Anticiper l’effondrement énergétique ? en direct à 19h00 le 14/12/2017.
Début : 1:43
Catégorie Actualités et politique 185 commentaires
Conférence présentée par Bertrand Cassoret, Maître de conférences en Génie Électrique, Université d'Artois.
Stopper le réchauffement climatique et les pollutions dues aux énergies fossiles, sortir du nucléaire et conserver notre train de vie : par quels moyens ? Grâce aux énergies renouvelables et aux économies d'énergie ? Une réponse pour le moins optimiste des défenseurs de la croissance verte !
La réalité est autrement plus complexe. Entre énergies fossiles, nucléaire ou décroissance, avons-nous encore le choix ?
ndlr :
- est pro-nucléaire et conscient que la sobriété est indispensable, reste plutôt pro-industriel et pour lui, la difficulté est sociale et politique : comment prendre démocratiquement les bonnes décisions ?
- le stock d'u238 réserves pour 1000 ans, mais on vient d'arrêter Astrid.
- le stockage à base d'hydrogène est éludé mais amené comme question : mauvais rendement 2/3 de pertes
- ne voit pas arriver d'effondrement mais a conscience du risque.
Catégories Mobilité électrique et autonome
...
Sources :
Quartz, The man who ushered in China’s battery vehicle boom wants to do the same for fuel cells https://qz.com/1597577/architect-of-chinas-ev-boom-now-backs-hydrogen-fuel-cells/
Global Times, China needs to identify hydrogen vehicles as the main direction in NEV development http://www.globaltimes.cn/content/1142777.shtml
Reuters, China to support hydrogen and fuel cell vehicles to go green https://www.reuters.com/article/us-china-autos-hydrogen/china-to-support-hydrogen-and-fuel-cell-vehicles-to-go-green-idUSKCN1RZ17X
China Daily, Hydrogen vehicles on their way http://global.chinadaily.com.cn/a/201904/11/WS5cae817fa3104842260b5819.html
The Epoch Times, China’s Electric Vehicle Industry Hit Hard by Policy Shift as Beijing Turns Toward Hydrogen Fuel https://www.theepochtimes.com/chinas-electric-vehicle-industry-hit-hard-by-sudden-policy-shift-as-beijing-turns-toward-hydrogen-fuel_2865743.html
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www.futuremag.fr
Reproduire « l’énergie du soleil » par la fusion nucléaire : ce défi, certains chercheurs l’annoncent depuis des décennies comme une vraie possibilité technique. Cela apparaît très prometteur car la fusion nucléaire serait propre, inépuisable et génèrerait beaucoup plus d’énergie que celle produite par la fission de nos centrales nucléaires actuelles. La recherche se mobilise à travers le monde notamment à travers le projet ITER, mais les résultats se font attendre et les sommes englouties sont colossales. Pour les sceptiques, les obstacles technologiques sont trop nombreux. Utiliser la fusion nucléaire contrôlée de manière efficace à grande échelle est-elle vraiment possible ?
Catégorie Science et technologie
1 346 commentaires
DraakBZH il y a 1 an
y'a que moi qui trouve que le budget pour une recherche crucial s'elevant a 50 milliard pour 35 pays, c'est QUE DAL ?! pour rappel, le CICE c'est 40 milliard PAR ANS de credit d'impot aux grandes entreprises dans le but officiel de creer 1 millions d'emplois et qui a officiellement permis de conserver... 40 000 emploi. Conserver, pas creer. Par contre on est passé dans le top des pays reversant le plus de dividende avec le CICE... Dividende principalement a l'etranger. Conclusion, avec cet argent on aurait deja pu creer 3 iter a nous seuls... et ça parle et reclame de passer ce cice a 80 milliard mais bon ... Pour certains la recherche c'est une perte de fric...
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Alpha Centauri il y a 1 an
Beaucoup de commentaires ici sont affligeant de bétise. La fusion c'est l'énergie du futur, bcp mieux que la fission ( juste rien a voir ), et bcp mieux que tout les machins écolo du moment. Renseignez-vous par pitié, parce que avec vos éoliennes vous êtes vraiment à coté de la plaque en terme de quantité d'énergie on est juste pas à la même échelle..... la fusion c'est l'énergie des étoiles, vous comprenez à quelle point c'est ridicule de la comparer avec des éoliennes ?
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L’énergie géothermique représente une véritable alternative pour le futur. Plus on fore profond dans la croûte terrestre, plus la température augmente... Nous allons suivre jusqu’au centre des pionniers partis à la recherche de cette source d'énergie quasi-continue et exploitable un peu partout sur terre.
Catégorie Divertissement 65 commentaires
Esperanta Flago il y a 7 mois
disons 20 % en géothermie ce serait extraordinaire. Pas besoin de tout miser sur une seule énergie.
5 ressources à 20 % et division par 3 de notre consommation pléthorique d'énergie, voilà un projet tout à fait réalisable.
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D’ici 2050, les réserves de combustibles fossiles de la planète seront quasi épuisées alors que les besoins en énergie ne font qu’augmenter. Une solution : La fusion nucléaire - une source d’énergie à la fois puissante, propre et sure.
Catégorie Divertissement
1 189 commentaires
Yves Hanssens il y a 2 semaines (modifié)
Iter ne fonctionne pas (disruption) et le bateau coule normalement!
ndlr :
- restés sur l'idée de productivisme et d'augmentation des besoins en énergie, dérive ?
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Conférence du 14 juin 2018 lors des Climax Session, Bordeaux, organisation par l'Éco-Système Darwin
Les énergies dites de substitution peuvent-elles épargner le climat et assurer la stabilité de nos sociétés ?
00:10 – Introduction par Jean-Marc Gancille
02:21 – Rappels sur l’énergie
04:45 – Anthropisation : tout le genre Homo aurait impacté l’environnement
07:20 – La capture d’énergie serait la cause de la complexité de notre cerveau, non la complexité des interactions sociales
09:41 – Les techniques influencent notre façon de comprendre le monde : pensée en systèmes isolés
13:20 – Apparition des grandes traditions morales sur l’ensemble du continent eurasiatique : le paramètre énergétique
17:07 – Défausse de la responsabilité de la destruction écologique (hypothèse de la substitution causale) : Genèse, Épopée de Gilgamesh, mythe du message perverti
25:43 – La transition énergétique : état des lieux
30:00 – Le développement des énergies de substitution est faible au regard du développement des hydrocarbures
32:35 – Stricte addition historique des ressources énergétiques : les baleines, les forêts
36:22 – Les énergies de substitution (ENS) ont d’abord besoin que nous investissions pour construire leur infrastructure, a contrario des hydrocarbures
38:35 – Les ENS : le verrou de la maintenance
40:18 – La planète Terre est un système ouvert, mais les énergies de substitution constituent un système fermé sur les ressources disponibles pour les fabriquer et les entretenir
45:13 – La fabrication et l’entretien des ENS pourrait exercer une pression supplémentaire sur l’exploitation des hydrocarbures
47:08 – Hypothèse du renforcement synergique des énergies : les ENS pourraient aider à exploiter les hydrocarbures (soutien technique, soutien économique)
58:48 – Synthèse énergie et anthropologie : la transition énergétique en tant que croyance
01:06:43 – Changer les arbitrages sur la transition, les illusions sur la réalité génèrent des obscurantismes scientifiques, politiques et religieux
01:12:50 – La Vie est un songe, Calderon : la fin du siècle d’or espagnol
« Tel qui le plus fuit son effet,
Est celui qui le plus en subit en effet. »
Pour aller plus loin :
Transition 2017 : Réformer l'écologie pour nous adapter à la réalité, Éditions Solo, 2017
https://www.thebookedition.com/fr/tra...
Séance de questions en suivant ce lien : https://youtu.be/kqSdibdQN60
Organisation et partenaires de l'évènement :
Darwin, l’Éco-Système de la caserne niel : http://darwin.camp/
Revue Far Ouest : https://www.revue-farouest.fr/
Région Nouvelle-Aquitaine : https://www.nouvelle-aquitaine.fr/
Catégorie Éducation
Licence de paternité Creative Commons (réutilisation autorisée)
53 commentaires
St-Louis Alexandre il y a 6 mois
Quand on écoute la période de questions, à la fin, on s’aperçoit qu'il y a quelque chose dans l'esprit des gens et qui fait qu'ils persistent à croire que, au fond, il y aura bien de l'énergie tant et aussi longtemps qu'il y aura des gens dont le métier est celui d'en produire. Ce qui n'est pas non plus une réflexion qu'on peut disqualifier aisément, mais dès que nous faisons réellement l'effort de bien intégrer les donnés qui sont fournies par Vincent, on réalise qu'en fait les choses sont immensément plus compliqués. En réalité, pour dire les choses aussi simplement que même un enfant puisse comprendre, lorsque l'énergie dont nous disposons viendra à manquer, alors elle manquera.. et nous devrons faire avec. C'est bien cela cette vérité indicible qui n'est pas parvenu à monter à la bouche des gens à la fin.
Si j'ai bien compris, 85% de notre apport énergétique à toute l'humanité provient directement des hydrocarbures. Quant aux 15% restant, il s'agit d'énergies dites ''renouvelables'', mais qui nécessitent des infrastructures qui elles-mêmes requiert du pétrole, gaz, charbon afin d'être mise en oeuvre et entretenues, pour l'instant. Au fond, est-ce que les infrastructures des énergies renouvelables peuvent, à la fois être ''créées'' et ''maintenues'' sur le long terme, sans énergies fossiles? Voilà bien l'énigme qui est la plus pressante à résoudre.
Quoiqu'il advienne je me dis qu'au moins j'aurai eu la dignité d'avoir été lucide sur ce qui se passe réellement. La transition énergétique telle que le discours mainstream sur l'écologie essaye de nous la vendre, elle n'adviendra simplement pas. Il y aura certes des formes d'énergies alternatives, mais elles ne pourrons tout au plus qu'amoindrir les effets négatifs de la raréfaction du pétrole. Il n'y aura pas de ''substitution''. Quant aux effets négatifs de la rupture énergétique ils prendront la forme de crises économiques à mon avis, comme d'habitude, et notre adaptation sera nécessairement en négatif globalement. Ce qui n'empêche pas que ça puisse être une aventure fantastique à vivre aussi. D'autres humains avant nous ont passé exactement par là je crois.
ndlr :
- amélioration ? consistant ? ACT
Mots-clés Energie énergies renouvelables Géopolitique transition énergétique Union européenne
La transition énergétique bas-carbone en France, dans l’Union européenne (UE) et dans le monde est aujourd’hui déployée de façon inégale et à un rythme trop faible pour préserver le climat et la biodiversité. Les émissions de CO2 poursuivent leur hausse et les engagements des États sont insuffisants : ils placent le monde dans une trajectoire de réchauffement de + 3 °C. Les efforts pour financer des mesures d’adaptation doivent encore être considérablement renforcés.
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La dimension stratégique de la transition énergétique. Défis et réponses pour la France, l’Allemagne et l’Union européenne
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Les enjeux géopolitiques et géoéconomiques liés aux politiques de l’énergie et du climat se complexifient, s’étendent et se renforcent. Aux problématiques liées à la sécurité des approvisionnements en combustibles fossiles qui demeurent aiguës (Ukraine-Russie, Iran-Arabie Saoudite, détroits, terrorisme) s’ajoutent désormais de nouvelles rivalités, desquelles émanent de nouveaux risques voire menaces de nature géopolitique et géoéconomique liés à la transition énergétique : autour des métaux critiques ; autour des technologies, de l’innovation et les chaînes de valeur ; autour de l’accès aux marchés et du contrôle des actifs ; autour de l’établissement et la diffusion des normes, qui sont instrumentalisées pour façonner les orientations technologiques et servir des intérêts industriels ; autour des technologies numériques et des systèmes de pilotage des réseaux.
La maîtrise des chaînes de valeur des technologies bas-carbone est un enjeu de compétitivité, de développement économique, de souveraineté énergétique et de sécurité. Ces technologies stratégiques de la transition énergétiques incluent : le nucléaire civil, les éoliennes terrestres et marines et leurs aimants, la prochaine génération de cellules photovoltaïques et les onduleurs, l’automobile avec le véhicule thermique à haute performance, les batteries, notamment de quatrième génération, pour la mobilité et le stockage de l’électricité, la mobilité hydrogène pour le ferroviaire, les bus et le fret, les systèmes de stockage de l’électricité via l’hydrogène, les technologies de pilotage intelligent des réseaux et de la consommation, les technologies de recyclage, ou encore les technologies de protection face aux risques cyber.
La Chine et les États-Unis ont pris une certaine avance : côté chinois, c’est principalement le résultat d’une volonté étatique forte s’appuyant sur des entreprises publiques et des chaînes de valeur intégrées, une capacité d’investissement et une appétence au risque inégalées. Côté américain, c’est le résultat d’une politique de soutien direct et indirect aux acteurs économiques et d’un écosystème d’innovation historiquement très développé et efficace. Les entreprises américaines et chinoises procèdent également à des rachats d’actifs en Europe dans le domaine des technologies bas-carbone. L’UE dispose d’atouts scientifiques et industriels mais ses politiques publiques ont privilégié le démembrement de ses groupes pour renforcer la concurrence et ouvrir ses marchés, au détriment d’un objectif de leadership technologique.
La France et l’UE ne maîtrisent pas l’extraction et l’enrichissement de la plupart des métaux critiques. Les cellules photovoltaïques sont chinoises, même si plus de la moitié de la chaîne de valeur est européenne et locale. Elles n’ont pas d’avantages sur la technologie de l’éolien onshore, ni sur les batteries de troisième génération dont 50 % sont chinoises. En revanche, l’UE dispose d’un avantage sur les onduleurs de panneaux solaires, sur l’éolien offshore posé et flottant et d’un potentiel sur les batteries solides de quatrième génération ou les batteries à flux, la possibilité d’effectuer des percées dans les nouvelles générations de cellules photovoltaïques, ou encore le recyclage. Enfin, elle a de solides capacités dans le nucléaire civil, l’efficacité énergétique, l’hydrogène et dispose d’une importante industrie automobile qui prend lentement le virage de l’électrification, ainsi que de capacités cyber. Ces atouts doivent être mis à profit pour construire des filières industrielles stratégiques, créer des emplois et de la valeur ajoutée sur le territoire européen et éviter une situation de dépendance technologique.
À l’échelle européenne, la transition énergétique a franchi un palier avec les objectifs 20-20-20 qui sont en passe d’être atteints (sauf pour le niveau des émissions de l’Allemagne pour les secteurs non couverts par le marché carbone, et en dépit d’un ralentissement des progrès dans l’efficacité énergétique). Des objectifs renforcés ont été fixés pour 2030 et les discussions s’ouvrent sur les objectifs et la stratégie 2050. Pour s’inscrire dans une trajectoire de 2 °C et idéalement 1,5 °C, il faut désormais accélérer et approfondir le processus et ainsi franchir une nouvelle étape, bien plus difficile et complexe. Il faut des transformations systémiques dans la gouvernance et les politiques publiques, dans les stratégies des entreprises et les comportements des citoyens. Ces transformations devront aussi susciter un consensus aussi large que possible. En effet, les politiques européennes de l’énergie et du climat ont été établies dans un contexte et pour des objectifs visant l’intégration des marchés et la sécurité des approvisionnements, qui ne correspondent pas à une décarbonation profonde. Le défi sera de les adapter à cette transformation en profondeur.
La France et l’UE sont au seuil d’une phase inédite dans le processus de décarbonation qui requiert un travail d’anticipation, un discours de vérité et de responsabilité sur les objectifs, choix technologiques, coûts et contraintes techniques, opportunités et stratégies de décarbonation car des décisions lourdes et complexes qui engagent l’avenir doivent être prises. Malgré des divergences de fond sur la question du nucléaire civil, le tandem franco-allemand a un rôle d’impulsion essentiel à jouer, à la fois dans la gouvernance globale et européenne de l’énergie, et doit aussi inciter d’autres pays européens volontaires à les rejoindre. Les deux pays mériteraient de faire le pari d’une union franco-allemande du climat qui travaillerait par petits et grands pas, à la fois dans le domaine de la coopération entre les deux pays, de l’UE et de la gouvernance mondiale.
À la veille des prochaines élections européennes, un nouveau pacte pour la transition énergétique pourrait être établi sur la base des recommandations suivantes :
Poursuivre un objectif de neutralité carbone, ou quasi-neutralité, à l’horizon 2050 et revoir à la hausse l’engagement actuel de baisse des émissions de - 40 % en 2030, vers - 43 à - 45 %, pour à la fois tenir compte du renforcement des politiques publiques (Paquets énergie propre et mobilité notamment) mais aussi envoyer un signal fort lors des prochains sommets sur la gouvernance mondiale du climat en septembre et décembre 2019.
Accroître la capacité d’expérimentation des États, des territoires et des villes pour soutenir l’investissement et l’innovation dans les technologies bas-carbone, tout en œuvrant pour des coopérations renforcées dans le domaine industriel et réglementaire. Lancées sur la base du volontariat, ces initiatives pourraient être soutenues et coordonnées par une Agence européenne de la transition énergétique.
Mettre en œuvre une stratégie électrique commune entre la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne dans un contexte de réajustements des mix électriques nationaux et de sortie progressive du charbon. Cette analyse des équilibres de production régionaux devra aussi nourrir les réflexions sur le schéma d’interconnexion dans un contexte post-Brexit d’une part, et sur l’opportunité d’un renouvellement du parc nucléaire existant, d’autre part.
Face aux vulnérabilités liées aux métaux critiques, la France et l’UE doivent réagir en favorisant une relance des activités minières responsables sur leur territoire et en liant leur politique d’aide au développement à la mise en œuvre de standards environnementaux et sociaux dans le secteur minier, tout en appuyant les initiatives de traçabilité. Côté demande, quatre volets doivent être poursuivis conjointement : réutiliser, recycler, réduire et réindustrialiser.
Consolider la politique industrielle européenne pour les technologies bas-carbone, en tirant les leçons de l’expérience récente de l’Alliance européenne des batteries. En s’appuyant sur un diagnostic solide du niveau de dépendance technologique actuel et futur et sur un dialogue resserré avec les acteurs académiques et industriels européens, l’UE doit mobiliser tous les outils de politiques publiques à disposition (réglementation et normes, financement, éducation, filtrage des investissements, etc.) pour améliorer la compétitivité-coût et hors coût de l’offre européenne. Dans le même temps, l’UE doit organiser un dialogue franc avec ses partenaires commerciaux pour garantir un accès équitable aux différents marchés.
Enfin, accélérer les travaux liés à la taxonomie pour promouvoir le développement à grande échelle de la finance verte et responsable et ainsi non seulement inciter à des investissements compatibles avec l’accord de Paris au sein de l’UE, mais aussi dans les pays émergents.
En complément de cette refonte de l’agenda domestique européen, l’UE doit ajuster sa stratégie diplomatique et installer un leadership global pour lutter contre le changement climatique. Cela implique d’investir les coopérations bilatérales (UE-Chine, UE-Inde, etc.), de lier les accords de libre-échange à la mise en place d’engagements climatiques ambitieux ou, à défaut, d’évaluer la pertinence d’une taxe carbone aux frontières de l’UE, de s’appuyer sur les instances de gouvernance mondiale comme le G7 et le G20 pour accroître les efforts de maîtrise des consommations et obtenir un arrêt de l’investissement dans les nouvelles centrales à charbon. De nouvelles alliances doivent être constituées pour favoriser une transformation durable des villes et un changement d’échelle du processus d’électrification, en Afrique subsaharienne en particulier. La stratégie de décarbonation de l’UE doit enfin inclure un accompagnement spécifique des efforts déployés dans les pays voisins, orientaux et méditerranéens, pour éviter la constitution d’un nouveau mur climatique aux frontières de l’Europe.
Synthèse dynamique https://ifri.maps.arcgis.com/apps/Cascade/index.html?appid=afd9aa1ed12d4798a9b2956de63d58d7
Connu / https://twitter.com/IFRI_/status/1127881756235923457
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Julien TARDIF a retweeté
IFRI Compte certifié @IFRI_ 2 jil y a 2 jours
.#Infographie : #Lithium et #cobalt (production et ressources), sélection de pays en 2018.
Pour aller plus loin, lire la nouvelle étude @Ifrienergie de Marc-Antoine EYL-MAZZEGA et @CMathieu : "La dimension stratégique de la transition énergétique."
▶️ https://ifri.maps.arcgis.com/apps/Cascade/index.html?appid=afd9aa1ed12d4798a9b2956de63d58d7 …
Apex Energies, Info énergies, L'EnerGeek.com et 7 autres
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Energie et environnement - Abonnés
Une éolienne en Allemagne / INA FASSBENDER / AFP
En Allemagne mais aussi partout ailleurs, l’enthousiasme écolo béat des dix années passées cède la place à un examen plus rationnel du rapport coût-avantage de chaque énergie et du bien-fondé de la "transition". Celui-ci est bien plus douteux qu’on pensait…
"Travail bâclé in Germany". Voilà à peu près ce que signifie le titre de couverture du tout dernier numéro du Spiegel, le plus puissant hebdomadaire allemand. En arrière-plan, on voit une forêt d'éoliennes cassées et de pylônes électriques déconnectés. Une image évidemment exagérée, mais qui en dit long sur la conscience qu'a aujourd'hui l'opinion allemande de l'échec de l'"Energiewende", ce basculement énergétique décidé par notre voisin au début du millénaire et radicalement accéléré en 2011 après l'accident de Fukushima, qui avait amené la chancelière allemande, Angela Merkel, à décider la sortie de son pays du nucléaire. Dès 2018, l'Allemagne avait dû admettre que ses objectifs de réduction d'émission de gaz à effet de serre ne seraient pas tenus dans les délais annoncés –elle avait même ouvert de nouvelles mines de charbon... Aujourd'hui, les experts sont en mesure de dresser un bilan des huit premières années de la transition accélérée voulue par Berlin, et il est à peu près désastreux. "Tout le projet est en train de dérailler", écrit le Spiegel.
malgré les centaines de milliards déjà mis sur la table, les émissions de gaz à effet de serre de l’Allemagne sont au même niveau… qu’en 2009. L’Allemagne s’est certes hérissée d’éoliennes et elle accueille des milliers de km2 de panneaux solaires. Mais beaucoup ne sont pas reliés au système de distribution, ou pas convenablement, faute que le réseau ait suivi. En outre, là où elles sont connectées, ces installations ne couvrent les besoins que de manière intermittente (pas de solaire la nuit, pas de vent quand il ne souffle pas…) ce qui requiert, en complément et faute que le stockage soit rentable ou même possible, des capacités complémentaires souvent fossiles (affreux charbon et horrible lignite en tête). Une bérézina.
...
Qu’il faille décarboner le mix énergétique de la planète est peu contestable, mais cela sera très, très pénible. Il s’agit en fait d'un choix masochiste, fût-il nécessaire. Quant à l’incroyable concomitance du rejet des énergies carbonées et du quasi-renoncement de l’Occident au nucléaire, pourtant la source d’énergie non-carbonée la plus puissante, elle restera sans doute un mystère aux yeux des historiens de demain.
Connu / https://twitter.com/JMJancovici/status/1127497699195084800
"Jean-Marc Jancovici @JMJancovici 12 mai "
ndlr : ce fiasco est-il effectif ? Si oui, est-il dû à un manque de planification ? d'investissements publics dans les infrastructures ? La dernière phrase ne laisse-t-elle pas à penser que le journaliste est "productiviste et pro-nucléaire", notamment en convoquant l'occident ? ACT
.#RDVF 18 437 vues - 589 - 12
Jean-Marc Jancovici a été interviewé au Cube d'Issy les Moulineaux sur le thème : « De l’urgence de se remettre à l’endroit sur les questions d’énergie-climat ! » dans le cadre des Rendez-vous des futurs (#RDVF) le 7 mai 2019.
Catégorie Actualités et politique 121 commentaires
Eric Allmendinger il y a 1 jour
Toujours très pertinent Jancovici et à contre-courant de la doctrine de la croissance. Il en faut des personnes comme ça mais hélas tous les décideurs économiques et politiques doivent le prendre pour un oiseau de mauvaise augure et ne peuvent concevoir un monde sans croissance et sans consumérisme par appât du gain pour les uns, par confort politicien pour les autres. Tandis que 90% de la population les suivent pour pouvoir continuer à démontrer à leurs voisins qu'ils en ont une plus grosse ou par habitude.
Si l'effondrement est au bout, rien ne l'empêchera.
Actualités Décryptage Energies Fossiles Energies renouvelables Politiques énergétiques
Lors de la signature de l’Accord de Paris sur le climat, en 2015, la communauté internationale s’est engagée à définir un cadre d’action concret permettant de contenir le réchauffement des températures terrestres en dessous de 1,5 ou 2°C d’ici la fin du siècle
Pour y parvenir, les États ont notamment souligné la nécessité de diminuer de 40 à 70% les émissions mondiales de dioxyde de carbone d’ici l’horizon 2050.
En France, la stratégie énergie-climat dans le bâtiment, premier consommateur d’énergie et deuxième émetteur de CO2, est ambitieuse. Problème, et surtout gros paradoxe : les énergies décarbonées sont pénalisées au détriment des énergies fossiles… Explications.
...
Le paradoxe énergétique français
1 kWh d’électricité correspond donc à 2,58 kWhep. Selon les conventions établies par la RT2012, une consommation maximale de 50kWhep/m²/an équivaut donc à une consommation maximale d’électricité de 19 kWh/m²/an d’électricité. Toujours selon les mêmes conventions, les énergies fossiles ne subissent aucune majoration. En d’autres termes, la RT2012 autorise un logement fossile à consommer 50kWhep/m²/an d’énergies fossiles pour couvrir ses besoins thermiques (chauffage, eau chaude)… soit 2,58 fois plus qu’un logement électrique.
Ce mode de calcul peut paraitre particulièrement paradoxal dans un pays comme le nôtre. La RT2012 pénalise en effet l’électricité renouvelable, hydraulique et nucléaire malgré ses avantages indéniables (pas ou peu polluantes, produites sur le territoire national ce qui renforce notre indépendance énergétique et qui affichent un coût compétitif).
Pire, la RT2012 favorise le recours aux énergies fossiles qui, en plus d’être néfastes dans la lutte contre le réchauffement climatique, ne permet pas aux citoyens d’optimiser le coût de leur facture énergétique (énergie importée, prix de marché variable, taxe carbone…). Un comble lorsqu’on sait que le gouvernement encourage la fin des chaudières au fioul dans l’habitat d’ici 10 ans.
“Quand on veut sortir des énergies fossiles, il est paradoxal de demander plus d’efforts à l’électricité décarbonée produite sur le territoire national qu’aux énergies fossiles importées”, déplore Brice Lalonde, ancien ministre et président de l’association Equilibre des énergies.
“C’est pourquoi, dans une logique aussi bien climatique qu’économique, j’appelle à revoir le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire à la baisse (…). Grâce à cette mesure, un ensemble de solutions propres et économes, allant de la pompe à chaleur aux radiateurs connectés et intelligents, seront davantage accessibles aux Français, leur permettant ainsi de se désintoxiquer des énergies fossiles, tout en participant à la réussite des objectifs climatiques”.
Clés : efficacité énergétique ; électricité ; énergie ; énergie finale ; énergie primaire ; énergies décarbonées ; énergies fossiles ; kWhep ; mix électrique RT2012
Connu/ https://twitter.com/JMJancovici/status/1119139031374131201
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En pleine crise des gilets jaunes, Fakir vous propose de retracer une histoire de l'humanité à travers le pétrole !
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Matthieu Auzanneau est journaliste, spécialiste d'écologie et d'économie. Il est l'auteur de "Or noir, la grande histoire du pétrole", éditions La Découverte (2015).
François Ruffin est red'chef bénévole de Fakir, réalisateur de films et député de la Somme : https://francoisruffin
Réalisation image : Valentin Curtet
Réalisation son : Vincent Rochette
Image : Fantin Curtet, Kévin Soirat et Luca Rizzali
Merci à Samir et au Côte d'Azur.
Catégorie Actualités et politique 26 commentaires
Cette PME savoyarde va déployer son autodiagnostic connecté SolisDiag pour équiper tous systèmes de chauffage solaire bi-énergie et en accroître l'efficacité.
Solisart, qui revendique 20 % du marché, sous-traite la fabrication de ses dispositifs à l'entreprise d'insertion savoyarde CTAM.
Solisart
Début avril, les 1.400 installations de chauffage solaire bi-énergie qui portent l'estampille Solisart vont bénéficier de SolisDiag, un autodiagnostic intégré. « Un logiciel va gérer l'intégralité de l'installation de chauffage solaire, de la chaudière au chauffe-eau, assurer son bon fonctionnement et prévenir les installateurs par l'envoi d'e-mails d'actions préventives ou correctives à réaliser », explique Olivier Godin, président
Le maire de la commune de Marmagne espère stimuler le développement économique de proximité.
Le maire de la commune de Marmagne espère stimuler le développement économique de proximité. (Crédits : DR)
D'ici à un an, la petite ville du Cher (2.000 habitants) produira sa propre énergie renouvelable grâce à son dispositif SmartMagne. Quelques habitants pourront également s'approvisionner via le photovoltaïque municipal.
Penser la transition énergétique, c'est bien ; la réaliser, c'est mieux. La conviction personnelle du maire de Marmagne, Aymar de Germay, deviendra réalité fin 2019, après la pose, à partir de juillet, de quelque 817 panneaux voltaïques sur les sept bâtiments municipaux. Outre la mairie, la bibliothèque et le gymnase, notamment, seront équipés. L'objectif du dispositif Smart-Magne, c'est de produire, dès le démarrage, 70% de l'énergie consommée, le reste provenant du réseau public d'Enedis.
A terme, la commune berrichonne compte s'autosuffire en énergie propre, voire approvisionner certains de ses habitants : 61 foyers situés près de la mairie devraient ainsi être raccordés à la batterie municipale, qui stockera l'énergie, à l'horizon de mars 2020.
Le passage à l'acte des communes reste rare
L'aspect renouvelable de l'énergie produite via le soleil n'est qu'un des aspects de la démarche du maire de Marmagne. En choisissant de produire localement son énergie, Aymar de Germay donnera aussi un coup de pouce au développement économique de proximité. Le marché représente au total un montant de 4 millions d'euros, pris en charge par les collectivités territoriales (ville, département...
INSA de Lyon
Compte certifié @insadelyon
2 hil y a 2 heures
.#INSALyonthese Demain à @insadelyon Soutenance #doctorat Laboratoire #INL École doctorale #Matériaux http://ow.ly/iw7c50mNLKr
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INL
Étude et maîtrise des mécanismes de piégeage dans les composants MIS-HEMT en nitrure de gallium pour la conversion de l'énergie
ED34 Matiériaux de Lyon
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Le récap : 18:52
Sources, résumé de l'épisode et erratum potentiel : https://heu7reka.github.io/
La finance accessible à tous http://portfoliance.fr/
Catégorie Éducation 518 commentaires
Parier sur le pétrole : mission impossible - Heu?reka #29-2
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La fin de l’âge du pétrole ? - Heu?reka #29-3 - Ajoutée le 18 mars 2019
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Transcription :
... la fin du pétrole / le TRE (rendement énergétique) qui évolue à la baisse ... la fusion devienne rentable ou le contraire ... panique des producteurs de pétrole (changements de prix de plus en plus fréquents et de plus en plus importants)
ndlr :
- amène des éléments importants sur les mécanismes de régulation des marchés et de formation des prix, en rapport avec les contraintes et stratégies des professions du pétrole dans le monde ; Et aussi sur la prépondérance des mécanismes de spéculation financière dans le monde. => valoriser, questionner ACT
- va-t-il intégrer le changement climatique la prochaine fois ? ATT