Le groupe local Greenpeace de Poitiers organise une action de sensibilisation des citoyens aux dangers de la déforestation en Amazonie lié à la consommation de viande industrielle 3 juillet 2021 dans le parc de Blossac à Poitiers.
A la Une local Vienne
Sur le même sujet
["Tours : action flash de Greenpeace contre la déforestation"]
https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/tours-action-flash-de-greenpeace-contre-la-deforestation
Habitants du Pilat ou simplement amoureux des lieux, nous vivons la déforestation systématique comme une aberration
- 13.000 propriétaires à sensibiliser !
Sur les 70.000 ha que compte le Parc Naturel du Pilat, 35.000 ha sont des forêts dont la majorité (environ 90%) est aux mains de près de 13.000 propriétaires privés. Le travail de prévention est un travail de longue haleine car il nous faut d'abord répertorier tous ces propriétaires pour ensuite les contacter et les sensibiliser aux principes de gestion durable. C'est également une course contre la montre : les industriels sont déjà organisés pour les contacter individuellement et leur faire des offres de rachat de leur bois que tous ne peuvent pas refuser... - Repérage des zones déforestées ... utilisation de drone ...
- Replanter : quoi, comment, pourquoi ? ... Lionel, expert forestier et membre de notre Conseil d'Administration (il gère actuellement un parc de 1.200 ha entre Pilat et Puy-de-Dôme) ...
- Gestion durable : recherche d'équilibres
Le Projet : achat de 9,7 hectares de forêt dans le Pilat ... 47.500€ que nous avons prévu de financer par 38.000€ de subvention de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et 9.500€ de dons de particuliers ou d'entreprise
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Directeur de la publication Jeff DUPUIS, Président de l'association ROBIN du BOIS.
Tél : 06 60 70 17 20
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Connue / https://wegreen.fr/group/auvergne-rhone-alpes-evenements-actus/publication/janvier-givre par Alice Raoul, membre du CA
... Engie et Neoen envisagent de développer dans la forêt une plateforme de panneaux photovoltaïques, ainsi qu’une unité de production « d’hydrogène vert », un stockage de batterie et une production agricole. Coût estimé du projet, baptisé Horizéo : un milliard d’euros.
Le porte-parole du projet, Mathieu Le Grelle ... Daniel Delestre, président de la Sepanso (une fédération régionale d’associations de protection de la nature et de l’environnement), a cependant estimé auprès de France Bleu Gironde que ce parc Horizéo était le « projet de la démesure ». Pour le réaliser, il faudrait défricher 1.000 hectares de pins. « Tout montre que la forêt est un élément essentiel dans la protection de la biodiversité et du climat »
...
De plus en plus de projets de parcs photovoltaïques rencontrent des oppositions. À Montcuq-en-Quercy-Blanc (Lot), des habitants luttent contre un projet de centrale sur 66 hectares de terres agricoles. À Nevers (Nièvre), le président de la chambre d’agriculture prévoit d’installer au sol des panneaux photovoltaïques sur 4.000 hectares de terres agricoles (soit quatre fois plus que le projet girondin), pour financer des retenues d’eau.
À l’inverse, certaines initiatives de taille modeste rencontrent le succès, comme à Brengues, dans le Lot, où l’électricité solaire est produite par une coopérative citoyenne.
Pétition - Jusqu'au 30.06.2021 - 33039 soutiens
Jani Silva a consacré sa vie à la défense de l’environnement et des paysans du Putumayo, dans le sud de la Colombie. Avec l’Association pour le développement intégral et durable de la Perla Amazónica (ADISPA), elle lutte contre l’extraction pétrolière, l’accaparement des terres et la déforestation. Jani milite aussi pour la mise en oeuvre des accords de paix signés en 2016. En raison de ces activités, nous avons appris qu’un groupe armé a élaboré un plan visant à l’assassiner.
...
Nous demandons à la ministre de l'Intérieur de la Colombie, Madame Arango, de protéger Jani Silva et tous les membres de l’ADISPA, de sorte qu’ils puissent défendre les droits humains et l’environnement librement et en toute sécurité.
0 commentaire - 2 likes - 16 vues - Actu Public dans le groupe Agriculture, Élevage & Alimentation
Image "bétail & incendies Labrea (Amazonas)
Un article scientifique dans une prestigieuse revue: PNAS (Proceedings National Academy of Siences USA) qui reprend les principaux paramètres liant déforestation, élevages, et exportations de boeuf, en Amazonie et dans le Cerrado.
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Tags géographiques : Brésil - Tags thématiques : Agriculture
Connu / https://wegreen.fr/group/forets/publication/tribune-deforestation-importee-les-engagements-internationaux-de-la-france
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Actu - Tom Baquerre • 19 Novembre 2020 • Communauté dans le groupe Forêts 3 commentaires 7 likes 50 vues
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Tags géographiques : Brésil France Indonésie République démocratique du Congo
Tags thématiques : Bois illégal Déforestation Déforestation importée Emmanuel Macron Forêt Forêts primaires Huile de palme SNDI Soja
Publié le 18 novembre 2020
Signataires : Canopée – Envol Vert – France Nature Environnement – Greenpeace France – Les Amis de la Terre France – Mighty Earth – Notre Affaire à Tous – Sherpa – WWF France
Dans quelques semaines, l’engagement pris par la France en 2015 de contribuer à éliminer la déforestation liée à la production de matières premières agricoles à l’horizon 2020 aura officiellement échoué. Cet échec est avant tout celui de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI)(1).
Publiée en novembre 2018, celle-ci avait placé la France en position pionnière dans la lutte contre la déforestation importée. Deux ans plus tard, en l’absence de moyens suffisants et d’un plan d’actions précis, nous ne pouvons que constater et regretter l’échec de sa mise en œuvre.
L’urgence d’agir contre la destruction des écosystèmes naturels nous a pourtant été rappelée à de nombreuses reprises ces deux dernières années par les études scientifiques et les catastrophes écologiques. La superficie forestière mondiale continue de diminuer, avec un recul particulièrement inquiétant pour les forêts primaires qui sont des zones riches en biodiversité et jouent un rôle clé dans la régulation du climat.
Si l’ampleur des incendies de 2019 et 2020 a participé à l’accélération de la prise de conscience citoyenne, cela n’aura pas été suffisant pour pousser le gouvernement français à accentuer ses efforts. Ainsi, la France continue d’importer des produits liés à la déforestation. Elle importe par exemple plus de 3 millions de tonnes de soja chaque année, notamment en provenance du Brésil et sans aucune garantie d’absence de conversion des écosystèmes.
Après deux années de statu quo, il est urgent que le gouvernement prenne enfin conscience de la gravité de la situation et agisse. La SNDI ne doit pas reposer uniquement sur l’addition d’engagements volontaires des entreprises qui pour la majorité ne sont pas mis en œuvre. La France doit faire appliquer la loi sur le devoir de vigilance en s’assurant que chaque entreprise qui y est soumise développe un plan d’action spécifique contre la déforestation importée.
Le gouvernement doit cesser de bloquer les avancées proposées par les parlementaires sur l’exclusion de tous les produits à base d’huile de palme et de soja dans les agrocarburants.
Alors que notre consommation de soja et de viande pèse lourdement sur les forêts, le gouvernement tergiverse également pour mettre en place un mécanisme solide de traçabilité et de gestion des risques, accélérer la transition vers l’autonomie protéique ou encore développer des actions en faveur de la réduction de notre consommation de viande.
Enfin, une opportunité historique se présente en 2021. Aujourd’hui, rien n’empêche la commercialisation sur le marché européen de produits liés à la déforestation. Sous la pression des citoyens européens, la Commission européenne devrait proposer une législation pour mettre un terme à cette situation. Le gouvernement français doit se mobiliser pour obtenir une législation ambitieuse et contraignante qui s’appuie sur un renforcement de la transparence et des obligations de vigilance des entreprises.
Au lancement de la SNDI, un point d’étape avait été planifié en 2020 afin de “mesurer les progrès accomplis et, le cas échéant, prendre de nouvelles mesures contraignantes”. Nous y sommes. C’est le moment de faire le constat lucide de l’échec de la concrétisation de la SNDI et de se mobiliser fortement, dès les prochains jours, pour rattraper le retard accumulé et mettre enfin un terme à la complicité de la France dans la déforestation.
(1) L’importation de matières premières ou de produits transformés dont la production a contribué, directement ou indirectement, à la déforestation, à la dégradation des forêts ou à la conversion d’écosystèmes naturels en dehors du territoire national.
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Conférence & Débat Public dans le groupe Forêts
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L’Amazonie fait l’objet de beaucoup d’attention depuis plusieurs années. Notre discussion portera principalement sur l’Amazonie brésilienne, ses mythes et réalités. Est-ce véritablement le poumon de la planète ? Que font l’Europe et les autres pays importateurs de produits agricoles amazoniens pour limiter la déforestation ? Peut-on envisager un jour une volonté politique et financière “globale” visant à favoriser la conservation de la forêt amazonienne ?
Nos intervenants répondront à nos questions et nous offriront des pistes de solutions.
Intervenants :
François-Michel Le Tourneau, Géographe et Directeur de recherche au CNRS
Cécile Leuba, Chargée de campagne Forêts, Greenpeace France
Stéphane Ledentu, CEO du Groupe SLB
Jean-Francois Soussana, Vice-président International, INRAE et membre du Haut Conseil pour le Climat
Modératrice : Geneviève des Rivières, Présidente de l’Institut France-Amérique latine et Caraïbes
Débat organisé par l'association France-Amériques. https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?opYEIQ
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Tags géographiques Brésil
Tags thématiques Agriculture Amazonie Bois illégal Déforestation Déforestation importée Elevage Elevage intensif Forêt Forêts primaires Forêts tropicales Incendie SNDI Soja
Tr.: ... le groupe SLB a mis en place l'éconologie, c'est-à-dire qu'on ne conçoit pas l'écologie sans une économie forte en face. Dans l'État du Parana, ya une association qui s'est montée -climaterre parana???- qui propose à l'ensemble de tous les acteurs qui sont en face, une réglementation pour réduire leurs émissions de GES mais aussi en protégeant l'environnement. Chaque usine, chaque entité en place s'engage à réduire ses émissions. Donc on leur a attribué des labels bronze, argent, or. Nous le groupe SLB, nous sommes or+, nous sommes très fiers. Pour engager et non pas punir celui qui pollue. Nous avons élaboré un amendement biologique -le biochar- avec ??? (1:26:46) c'est le propre à chacun, tous les jours, qu'on doit faire le nécessaire ...
Le Tourneau : les services environnementaux sont la solution juste car, pour les fermiers du mato grosso, le jour où les arbres rapporteront plus que le bétail, ils garderont les arbres ! un pays qui peut nous donner des leçons, c'est la Norvège qui s'était engager à financer à hauteur de cent million de $ le fonds pour l'amazonie sur 10 ans, snobé par Bolsonaro qui trouvait que ce n'était pas assez. Mais si toute l'union européenne s'y met, on est sur d'autres montants et d'un autre côté, le soja produit en amazonie représente au cours d'aujourd'hui entre 3,5 et 4 milliards de $/an. Ce ne sont pas des sommes faramineuses, ni hors de portée de ce que peuvent faire UE et USA. Si on ne nous importe plus nos airbus car produits à l'électricité nucléaire, je voudrais bien voir notre tête ! ...
Ndlr :
- wikipédia rassemble éconologie et écolonomie https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conologie. Est-ce bien la même chose ? Manifestement non, 3 sites différents pour trois choses différentes ? ACT
- Les plantations d'eucalyptus de la société SLB sont-elles si vertueuses que le dit Mr Ledentu ? On peut avoir des doutes. Vérifier ACT
Conformément au Plan Climat adopté en juillet 2017, le gouvernement vient d’annoncer l’adoption de la stratégie nationale de lutte contre la déforestation causée par l’importation de produits forestiers et agricoles non durables. Une stratégie qui se veut seulement incitative et ne comporte donc aucune réglementation contraignante, ce que regrette les ONG.
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Les réactions d’ONG
Greenpeace France commente cette stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée en parlant de « timides avancées » qui ne compensent pas « l’autorisation qu’il a donnée à Total d’importer 550 000 tonnes d’huile de palme par an pour sa bioraffinerie de La Mède, ni son blocage de la suppression de l’avantage fiscal aux agrocarburants à l’huile de palme« .
« Comment un tel texte, qui ne prévoit aucune interdiction ou mesure réglementaire, pourra-t-il freiner la déforestation engendrée par la production d’huile de palme ou de soja ? Avec si peu de moyens pour la protection des forêts, il est évident que la France ne pourra pas respecter ses engagements internationaux, en particulier ceux de l’Accord de Paris sur le climat« , analyse Clément Sénéchal, chargé de campagne Forêts chez Greenpeace France.
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Categories: climat, Collectivités, Entreprises, Particuliers
Étiquettes déforestation ; huile de palme : mesures incitatives ; ONG ; stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée
L’élevage est la principale cause de la déforestation en Amazonie. La surconsommation mondiale de viande et de produits laitiers détruit la forêt amazonienne à petit feu.
Agissons ensemble pour mettre fin à la destruction des forêts par les monstres de l’agro-industrie.
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En soutenant notre association, vous contribuez à agir contre les pesticides et la pollution, à promouvoir la lutte contre la déforestation, à soutenir la pêche durable et la transition énergétique.
Ce soutien nous permet de dénoncer et de proposer des solutions alternatives concrètes. C’est grâce à vous uniquement que nous pouvons tenir ce rôle car 100% de nos ressources proviennent des dons des particuliers.
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Connue / https://wegreen.fr/post/187671
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Ce court film d’animation met en scène un jaguar qui sème la pagaille dans la cuisine d’un jeune garçon.
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L’élevage est la première cause de la déforestation en Amazonie. La surconsommation mondiale de viande et de produits laitiers détruit la forêt amazonienne à une vitesse alarmante, menaçant ainsi les espèces qui y vivent.
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Vidéo réalisée pour Greenpeace UK par l'agence de création Mother et produite par le studio Cartoon Saloon (2020), adaptation française de Greenpeace France, avec la voix de Jean-Pierre Michaël.
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Chaque année, plus de 10 millions d’hectares de forêts disparaissent dans le monde. En Asie du Sud-Est, la culture du palmier à huile est une cause majeure de déforestation.
En France, plus de 75% de l’huile de palme que nous consommons sert à faire rouler les voitures sous forme de biocarburant. Un chiffre qui pourrait encore bondir avec la mise en service progressive de la bioraffinerie de La Mède appartenant à Total.
C’est pour mettre fin à ce scandale que les députés ont voté une loi excluant l’huile de palme de la liste des biocarburants privant ainsi Total d’un précieux avantage fiscal. Depuis, le géant de l’énergie multiplie les tentatives pour saboter cette loi.
Débouté par le Conseil Constitutionnel, mis en échec par les députés malgré un lobbying éhonté, Total a réussi à négocier une exception avec le gouvernement pour les distillats d’acide gras de palme (palm fatty acid distillate, PFAD en anglais). L’entreprise prétend qu’il s’agit d’un simple déchet alors qu’il s’agit de l’un des principaux produits à base d’huile de palme transformé dans la bioraffinerie de La Mède. Une manoeuvre habile qui lui ouvre même potentiellement la voie au lucratif marché des biocarburants pour l’aviation.
Dans les prochains jours, dans le cadre du projet de loi de finances 2021, les députés auront le pouvoir de fermer définitivement les vannes à huile de palme en votant un amendement mettant fin à cette exception.
Faites entendre votre voix pour ne pas laisser Total au-dessus des lois.
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Plusieurs députés de différents groupes politiques (EDS, LFI, Les Républicains, Territoires et Libertés…) ont déposé des amendements pour exclure de façon claire les PFAD pour ce nouveau projet de loi de finances.
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Depuis 2015, l’utilisation d’huile de soja dans les biocarburants a été multipliée par 5. Les chiffres des douanes pour 2020 ne sont pas encore publiés mais ils devraient indiquer une accélération de cette augmentation par effet de substitution à l’huile de palme brute, exclue depuis le 1er janvier 2020 du mécanisme d’incitation à l’incorporation de biocarburants. En cohérence avec la décision sur l’huile de palme, plusieurs députés proposent d’aller au-delà d’un simple plafonnement et d’exclure également l’huile de soja.
Une exclusion de l’huile de soja de la liste des biocarburants aurait un effet de lisibilité et d’entrainement très important au niveau européen en créant un précédent favorable avant la révision, en 2021, de la liste des biocarburants à fort risque de changement indirect d’affectation des sols.
Développement des biocarburants avancés dans l’aérien : une stratégie dangereuse
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En France, le gisement d’huiles alimentaires usagées est évalué à environ 100 000 tonnes / an d’après l’ADEME. Ce gisement est déjà valorisé à hauteur de 45 000 tonnes.
Pour sa bioraffinerie de La Mède, Total prévoit déjà potentiellement d’utiliser 100 000 tonnes d’huiles alimentaires usagées ou de graisses animales pour un approvisionnement global de 650 000 tonnes. L’exclusion des produits à base d’huile de palme de la liste des biocarburants pourrait entraîner une plus grande utilisation d’huiles alimentaires usagées et de graisses animales. L’industriel vient d’annoncer un nouveau projet de reconversion de la raffinerie de Grandpuits avec un plan d’approvisionnement de 400 000 tonnes dont le détail n’est pas connu mais qui prévoit d’utiliser des quantités importantes d’huiles alimentaires usagées et de graisses animales.
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J’interpelle mon député https://www.canopee-asso.org/action/#
INFOGRAPHIES & VIDÉOS
La Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) vient de publier une solide synthèse des connaissances existantes pour expliquer le lien entre perte de biodiversité et développement des zoonoses, des maladies qui se transmettent de l’animal à l’Homme, comme ce fut le cas du Covid-19. Pour la plateforme, il y a consensus sur le fait que le risque s’accroît avec l'érosion de la biodiversité.
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risque augmenté par le réchauffement climatique
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les auteurs estiment qu’"il existe des constats antérieurs de fortes atteintes à la biodiversité, et en particulier à l'intégrité des écosystèmes en Chine, avec des conséquences sur l'état des populations de certaines espèces, dont les chauves-souris." "On sait que la déforestation est encore en cours dans plusieurs régions chinoises et limitrophes (notamment Vietnam et Laos), où se trouvent les hôtes des virus, pour l'instant présumés, à l'origine du Covid-19 (chauve-souris et pangolins)", pointe la FRB.
Enfin, la FRB conclut qu’"une meilleure protection de la biodiversité, en particulier dans les pays du sud, ne peut s’envisager et être durable que si les pressions de consommation, notamment d’origine externe (déforestation importée) sont significativement réduites". La France s’est engagée à mettre fin à la déforestation importée d’ici 2030. Selon le WWF, en cinq ans, ce sont 15 millions d'hectares de forêts qui ont été rasés pour l’importation de sept matières premières critiques (huile de palme, soja, cacao, caoutchouc, pâte à papier, bois et bœuf), dont un tiers dans des pays présentant un risque élevé de déforestation.
, @conce1
(1) Voir la synthèse publiée par la FRB https://www.fondationbiodiversite.fr/wp-content/uploads/2020/05/Mobilisation-FRB-Covid-19-15-05-2020-1.pdf
Info et société Enquêtes et reportages 91 min Prochaine diffusion le mercredi 10 juin à 09:25
Face à l’engouement croissant de la population mondiale pour le saumon, les fermes d’élevage jubilent, celles de Norvège en tête. Enquête sur une industrie florissante responsable d’importants problèmes environnementaux et sociétaux.
La consommation du saumon, réputé pour sa forte teneur en oméga-3, a triplé dans le monde depuis les années 1980. Pour répondre à la demande, l’aquaculture norvégienne s’est rapidement structurée, hissant le pays au sommet de la production mondiale. Sur le mois de janvier 2020, les recettes de ses exportations ont battu un record en s’établissant à 677 millions d’euros. Mais cette industrialisation massive pèse sur les écosystèmes. L’importation par cargo du soja amazonien, l’un des composants des granulés d’élevage, accentue la déforestation tandis que les déchets alimentaires et les excréments engendrent une importante pollution aquatique. Les "évasions" de poissons des fermes, notamment lors des tempêtes, compromettent aussi le patrimoine génétique du saumon sauvage, dont la population souffre déjà de maladies et de la surpêche. Face à ces défis, certains acteurs misent sur la technologie pour contrôler leur empreinte carbone quand d’autres parient sur les fermes aquacoles terrestres en circuit fermé, réputées plus respectueuses. Cela suffira-t-il à redorer le blason de l’élevage ? Pas si sûr. Au Chili, deuxième producteur mondial de saumon, les ouvriers dénoncent les cadences infernales imposées par la puissante industrie locale.
Juteux business
Des côtes norvégiennes aux cuisines françaises, des fjords chiliens aux rivières allemandes – terrain d’expérimentation d’une réintroduction du saumon sauvage –, cette enquête décortique les ressorts de ce juteux business en analysant ses conséquences environnementales et sociétales. Nourri d’infographies didactiques, d’immersions rares dans des fermes d’élevage et de nombreux témoignages (pisciculteurs, activistes, mais aussi le chef étoilé Michel Troisgros), ce documentaire d’Albert Knechtel (Génération jihad) explore également les efforts menés pour rendre la salmoniculture durable et plus respectueuse du bien-être animal.
Réalisation : Albert Knechtel Pays : Allemagne Année : 2020
Au Brésil, les régions amazoniennes et les populations indiennes souffrent à la fois de l’extension de la pandémie et de la destruction accrue de la forêt. Et le président Bolsonaro s’en lave les mains.
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La destruction de la forêt nous rapproche rapidement du « point de non-retour »
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Selon le données du London Imperial College, le Brésil a actuellement le taux de contagion le plus élevé au monde. Selon cette étude, le Brésil et les États-Unis sont les deux pays avec le taux de mortalité le plus élevé attendu pour la semaine prochaine
Malgré les critiques de Bolsonaro, les gouverneurs de plusieurs États brésiliens maintiennent des mesures de confinement, qui n’ont pourtant jamais été aussi restrictives qu’en Chine ou en Europe.
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« Les objectifs actuels d'utilisation de biocarburants conduisent à une augmentation massive de la demande en huiles de palme et de soja à l'horizon 2030 », concluent Canopée et Rainforest Foundation Norvège dans un rapport publié le 10 mars. A cette échéance, le secteur de l'aviation deviendrait le premier utilisateur de ces agrocarburants, prédisent les ONG.
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« Remplacer les énergies fossiles par des biocarburants est sans doute l'une des pires idées pour lutter contre les changements climatiques : comme le montre ce rapport, l'effet est inverse à cause de la déforestation induite », explique Sylvain Angerand de l'association Canopée.
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« Entre 2015 et 2018, l'augmentation de la production de biocarburants correspond à 90 % de l'augmentation mondiale de la production d'huile végétale sur la même période », note le rapport. L'Indonésie, premier producteur d'huile de palme, en est aussi devenu le premier consommateur pour les biocarburants. « La consommation d'huile de soja dans le biodiesel augmente sur l'ensemble du continent américain », relève également la synthèse. L'Europe, de son côté, se détourne progressivement de l'utilisation des huiles de palme et de soja dans la production de biocarburants. Le soutien à la consommation de la première sera supprimé en 2030 dans l'UE. Mais la Commission européenne a décidé de ne pas inclure pour le moment le soja dans la liste des matières présentant un risque élevé de changement indirect d'affectation de sols (Casi).
La France affiche une ambition élevée avec l'adoption d'une stratégie pour lutter contre la déforestation importée et l'exclusion depuis le 1er janvier 2020 des produits à base d'huile de palme des biocarburants ouvrant droit à un avantage fiscal. Mais une note des Douanes du 19 décembre 2019, attaquée par Canopée et Greenpeace, maintient cet avantage fiscal pour les distillats d'acides gras de palme (PFAD), utilisés par Total dans sa raffinerie de La Mède pour produire du biodiesel. Cela pourrait ouvrir la voie à une utilisation massive de ces résidus dans les transports routiers et aériens, craint Canopée. « Si les compagnies aériennes se lancent dans l'utilisation de biocarburants avec le soutien du Gouvernement, l'impact sur les forêts et le climat sera désastreux », avertit Sylvain Angerand.
[Laurent Radisson: Rédacteur en Chef délégué aux marchés HSE] Laurent Radisson, journaliste - Rédacteur en Chef délégué aux marchés HSE
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Almir est un chef amazonien. Et sa tête est mise à prix. Son crime? Vouloir protéger la forêt et son peuple… Entretien.
Catégorie Actualités et politique 59 commentaires
Marie Pio il y a 3 heures
Voilà un échange exceptionnel et très enrichissant qui mérite la continuité....
Merci Monsieur Ruffin.
*Transcription : ... ruffin lui propose renc avec coordination rurale ...
durée : 00:55:44 - La Terre au carré - par : Mathieu Vidard - La Terre au carré, première ! Votre nouvelle émission naît dans une actualité brûlante, puisque la forêt amazonienne est la proie des flammes dans un Brésil qui semble bien tiède à défendre ce patrimoine vital pour la planète et ses habitants.
10 422 vues - 913 - 31 - 214 k abonnés
Cet été, alors qu'Emmanuel Macron pointait du doigt la déforestation amazonienne, la France a délivré de nouveaux permis miniers en Guyane. 360 000 hectares de forêt ont ainsi été offerts à l’appétit des industriels.
.#Amazonie #Climat #Écologie #ClimateStrike
Catégorie Actualités et politique 169 commentaires
Transcription : ... CLIMAX Bordeaux ... nature rigths ... code minier ... valérie Cabanes juriste en droit international ... communs planétaires ...
Propos recueillis par Hervé Kempf
Les feux ravagent encore la forêt amazonienne, accélérant une déforestation qui a fortement augmenté depuis l’arrivée au pouvoir du président Jair Bolsonaro. Or, comme l’explique Philippe Léna dans cet entretien, le « point de non-retour » de la destruction de la forêt est presque atteint, avec des conséquences écologiques désastreuses pour le Brésil, mais aussi pour le monde entier.
Philippe Léna est chercheur émérite à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).
...
le Brésil est un État « colonial », c’est-à-dire avec un territoire à conquérir, à coloniser. Le gouvernement de Lula avait posé une barrière à l’exagération : des règlements, des lois, l’obligation de constituer des réserves forestières sur les propriétés, la création et l’homologation des terres indigènes et de différents types d’aires protégées. De ce fait, le taux de déboisement avait réussi à diminuer. Mais aujourd’hui, on a quelqu’un qui est le pur candidat de cette expansion coloniale, Jair Bolsonaro. Maintenant qu’il est au pouvoir, il n’y a plus de frein. Il démonte tous les instruments législatifs réglementaires qui pourraient freiner cette déforestation.
Un satellite vient de détruire un mythe. Celui du « poumon vert tropical ». Ces immenses forêts dont les feuilles, par la capture du CO2 atmosphérique et photosynthèse, escamotent une part de ce gaz à effet de serre. Celui que nous injectons massivement – désormais à plus de 33 milliards de tonnes par an – dans l’atmosphère et constitue la cause principale du changement climatique en cours. D’après ses observations, sur la période 2010 à 2017, les écosystèmes tropicaux, entre déforestation d’un côté, et sécheresses de l’autre, ont perdu leur rôle de puits de carbone. A la fin de la période, ils sont neutres pour le cycle du carbone planétaire. Et demain sources de carbone, accélérant le changement climatique ? C’est la question posée par une étude internationale récemment parue (1).
...
(1) Satellite-observed pantropical carbon dynamics, Lei Fan, Jean-Pierre Wigneron, Philippe Ciais, Jérôme Chave, Martin Brandt, Rasmus Fensholt, Sassan S. Saatchi, Ana Bastos, Amen Al-Yaari, Koen Hufkens, Yuanwei Qin, Xiangming Xiao, Chi Chen, Ranga B. Myneni, Roberto Fernandez-Moran, Arnaud Mialon, N. J. Rodriguez-Fernandez, Yann Kerr, Feng Tian, Josep Peñuelas, Nature plants, 29 juillet 2019. Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE, UVSQ/CNRS/CEA), laboratoire Evolution et diversité biologique (EDB, ENSFEA/CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier), unité Interaction sol plante atmosphère (Inra, Bordeaux Sciences Agro), Centre d’Etudes Spatiales de la BIOsphère (Université de Toulouse, CNES/CNRS/IRD/UPS).