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Je vous accompagne dans vos démarches vers la gouvernance partagée et l'amélioration de la qualité des relations au sein d'un groupe (collectif, association, famille, organisation, entreprise...).
Je travaille à partir des enseignements tirés de mon expérience de l'éducation populaire ainsi que de ma formation auprès de l'Université du Nous. J'accorde la priorité au sens de l'action menée par le groupe avant d'arriver à l'utilisation d'outils facilitant le travail (régulation de la parole, processus de réflexion et de décision participatifs, méthodes d'intelligence collective, résolution des conflits, jeu du TAO...).
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Animation politique et sociale
Organiser un événement, une rencontre autour d'un enjeu de société
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Principes d'animation
- Prise en compte de la parole et du vécu des participants dans la constitution d'une réflexion collective critique
- Cadre d'échange respectueux, convivial et constructif
- Méthodes d’animation participatives favorisant l’intelligence collective et la valorisation du vécu des personnes : témoignages, diagnostics participatifs, World café, Gro débat, Boules de neige, Débat mouvant…
- Attention à proposer une ouverture à des voix venues d’ailleurs
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Olivier Véran, François Bayrou, Bruno Le Maire… Les membres du gouvernement et de la majorité d’Emmanuel Macron font feu de tout bois contre la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes) menée par Jean-Luc Mélenchon, son principal rival pour les élections législatives des 12 et 19 juin. Au risque de commettre quelques exagérations ou erreurs sur le programme de cette union des partis de gauche. En voici quelques exemples décortiqués par l'AFP :
- Un recours au FMI inéluctable ?
- Une sortie de l’Union européenne ?
- Plus de drapeau européen ?
- On ne pourra "plus couper son bois" ?
Connu / tg 9/6/22 à 8:50
Événement - Public - 1 commentaire - 0 j'aime - 26 vues
Tags Déforestation, Pétition, Pollution atmosphérique, Santé et environnement.
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Le chauffage au bois représente une majeure partie de la pollution atmosphérique hivernale mais aussi des nuisances olfactives fortement désagréables. Il n’est pas rare de retrouver des taux de particules fines dépassant de cinq à trente fois les valeurs recommandées par l’OMS aux abords d’une maison utilisant ce mode de chauffage ainsi que sur les terrains voisins. A cela s’ajoute aussi une liste de polluants appartenant à la famille des HAP et classés comme cancérogènes par le CIRC, on les retrouve notamment dans la fumée de cigarette et le fioul. Ceci s’apparente à une forme de tabagisme passif avec ses effets sur la santé que nous connaissons tous.
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Cette forme de pollution a été abondamment décrite dans la littérature scientifique et aussi quelques organismes publics, dont Santé Publique France et l’INERIS. La plupart des chercheurs ayant réalisés des travaux sur le sujet décrivent un risque quasi-certain pour la santé des gens respirant un air chargé de ces polluants, voir même des risques de cancer accrus pour certains, à l’instar de la cigarette. Il est à noter que les capteurs officiels (AASQA) sont rarement situés à proximité d’une cheminée ce qui laisse croire le grand public que les taux de particules fines sont bas alors que cette pollution se limite généralement à une centaine de mètres de la cheminée émettrice. En milieu rural il n’existe pas de dispositif de mesure alors que les taux sont très souvent largement au-dessus de ce que l’on observe en ville et ceci pendant toute la période hivernale.
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Forum https://www.respire-asso.org/forum/
Ndlr: la question " Il y a 1 jour Bonsoir, je découvre votre événement. Avez-vous plus d'informations sur l'asso Respire ? Merci" n'a pas eue de réponse. Crédible ? ACT
Harmonie@sas_harmonie · 3 déc.
TimberRoc, le #béton à base de #bois : un matériau de #construction révolutionnaire fabriqué en Isère via @LeParisien_75 @latechdubtp @realites
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Le 3 décembre 2021, l’institut La Boétie organise le Forum mondial sur les forêts. Un événement à suivre en direct avec de nombreux invités internationaux et la présence de Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire de La France insoumise, et Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle de 2022.
Au programme de cette journée : économie de la forêt et du bois, gestion forestière mais aussi bois et éco-construction.
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Tr.: intro par M Panot ... gabon ... ghana ... détails dans le programme à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?Tmr_YQ
93 940 signatures
L’Allemagne persiste et signe à vouloir transformer en granulés de bois des millions d’arbres et de buissons de Namibie, afin de pouvoir les exporter et s’en servir de combustible dans ses centrales thermiques. Combattre l’embroussaillement est pourtant un argument très discutable dans la lutte contre le changement climatique…
Appel
Au Ministre fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement ; au Sénat et à l'Autorité environnementale de Hambourg
“Les savanes de Namibie doivent être préservées : buissons et arbres ne peuvent pas servir de combustible aux centrales électriques d’Allemagne et d’Europe.”
... Une équipe de chercheurs autrichiens vient d’élaborer une technique pour l’extraire sobrement de cette ressource.
L’hydrogène ne se fabrique pas https://www.revolution-energetique.com/dossiers/tout-savoir-sur-lhydrogene-ses-bons-et-ses-moins-bons-usages/. Il faut donc l’extraire des éléments qui en contiennent pour s’en procurer. De nos jours, la précieuse molécule est principalement obtenue à partir d’hydrocarbures comme le gaz naturel. Elle est aussi extraite par électrolyse de l’eau https://www.revolution-energetique.com/le-plus-grand-site-de-production-dhydrogene-vert-de-france-bientot-lance/, la seule méthode renouvelable actuellement industrialisée à grande échelle. Un procédé cependant gourmand en électricité et dont le rendement est assez médiocre.
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En parallèle, d’autres alternatives sont en cours de développement . https://www.revolution-energetique.com/produire-de-lhydrogene-a-partir-de-dechets-plastiques-cest-possible/
... A Strasbourg, l’entreprise française Haffner Energy construit même la première unité commerciale de production d’hydrogène à partir de la biomasse. Toutefois, l’inconvénient des procédés classiques de thermolyse utilisés pour cette conversion est qu’ils nécessitent un processus de purification complexe et très énergivore.
À Graz (Autriche), une équipe de l’institut Bioenergy and Sustainable Technologies (BEST) est parvenue à extraire l’hydrogène de cette ressource avec un faible apport énergétique. Les chercheurs ont élaboré un réacteur expérimental baptisé « ROMEO » (Reactor optimization by membrane enhanced operation) http://www.romeo-h2020.eu/
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Lire aussi :
- Produire de l’hydrogène avec le grisou des anciennes mines : c’est possible ! https://www.revolution-energetique.com/produire-de-lhydrogene-avec-le-grisou-des-anciennes-mines-cest-possible/
- L’hydrogène vert, bientôt moins cher que les énergies fossiles ? Oui, mais … https://www.revolution-energetique.com/lhydrogene-vert-bientot-moins-cher-que-les-energies-fossiles-oui-mais/
- Hydrogène : vous le voulez vert, bleu, gris, jaune ou nature? https://www.revolution-energetique.com/hydrogene-vous-le-voulez-vert-bleu-gris-jaune-ou-nature/
Habitants du Pilat ou simplement amoureux des lieux, nous vivons la déforestation systématique comme une aberration
- 13.000 propriétaires à sensibiliser !
Sur les 70.000 ha que compte le Parc Naturel du Pilat, 35.000 ha sont des forêts dont la majorité (environ 90%) est aux mains de près de 13.000 propriétaires privés. Le travail de prévention est un travail de longue haleine car il nous faut d'abord répertorier tous ces propriétaires pour ensuite les contacter et les sensibiliser aux principes de gestion durable. C'est également une course contre la montre : les industriels sont déjà organisés pour les contacter individuellement et leur faire des offres de rachat de leur bois que tous ne peuvent pas refuser... - Repérage des zones déforestées ... utilisation de drone ...
- Replanter : quoi, comment, pourquoi ? ... Lionel, expert forestier et membre de notre Conseil d'Administration (il gère actuellement un parc de 1.200 ha entre Pilat et Puy-de-Dôme) ...
- Gestion durable : recherche d'équilibres
Le Projet : achat de 9,7 hectares de forêt dans le Pilat ... 47.500€ que nous avons prévu de financer par 38.000€ de subvention de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et 9.500€ de dons de particuliers ou d'entreprise
contact@robindubois.org
Directeur de la publication Jeff DUPUIS, Président de l'association ROBIN du BOIS.
Tél : 06 60 70 17 20
Le Mantel Route du Col de l'Oeillon 42450 VERANNE
n° RNA : W423013361
Hébergement du site internet 1&1 Internet
Création graphique ETHYKPROD agence de communication engagée par nature
Connue / https://wegreen.fr/group/auvergne-rhone-alpes-evenements-actus/publication/janvier-givre par Alice Raoul, membre du CA
Pourlascience @PourlaScience
De façon étonnante, ce matériau est une piste sérieuse.
Une électronique souple à base de bois
Avec de l’encre conductrice utilisant la lignine, et un support transparent, souple, et résistant formé de cellulose, des chercheurs ont mis au point des dispositifs électroniques dérivés à 100 % du...
pourlascience.fr - 6:35 PM · 3 juil. 2020·Hootsuite Inc. 11 Retweets 10 J'aime
INTERNATIONAL
Une ONG filme une tribu amazonienne pour empêcher son extinction
La tribu des Awa, peuple isolé de la forêt amazonienne, est menacée par des trafiquants de bois au Brésil.
Une association de vidéastes indigènes a diffusé lundi 22 juillet, par l’intermédiaire de l’ONG Survival International, une vidéo d’images rares des Awa, une tribu isolée de la forêt amazonienne menacée par des trafiquants de bois.
La vidéo de près d’une minute filmée dans l’État du Maranhao (nord-est du Brésil) montre un jeune homme torse nu, colliers marron autour du cou et machette à la main, regarder autour de lui et s’éloigner de la caméra lorsqu’il sent une présence étrangère, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.
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dans Élections européennes 2019, Romain Dureau
Mardi 14 mai 2019, Romain Dureau, candidat aux élections européennes, a représenté la liste de la France insoumise conduite par Manon Aubry au débat organisé par Fransylva et les Coopératives forestières de France.
« La forêt » est un vaste sujet. Aussi vaste que les 16 millions d’hectares qu’elle représente en Europe, soit 43% de la surface du continent. La forêt est au cœur des enjeux que l’Humanité doit relever en ce début de 21e siècle qu’ils soient économiques ou écologiques.
Un défi écologique d’abord, tant la forêt peut être positive pour la biodiversité et pour la lutte contre le changement climatique : les forêts peuvent être des écosystèmes riches en biodiversité, végétale ou animale, et les arbres sont d’importants puits à carbone. Le bois est un matériau écologique qui peut se substituer au béton et au métal pour la construction de nos bâtiments, la conception de nos meubles. Mais le bois est également un allié de la transition énergétique, en alimentant des chaufferies locales.
Un défi économique ensuite, car la forêt et le travail du bois peuvent être un gisement d’emplois très important en France. Tout comme l’agriculture, la sylviculture doit être sortie du marché unique et des accords de libre-échange. La filière bois française est déficitaire. Nous exportons du bois brut et importons des produits transformés. Il y a donc, sur ce sujet comme sur tant d’autres, un enjeu de relocalisation des filières de transformation.
Toutes ces raisons font de la forêt un sujet d’intérêt général. Elle ne saurait être laissée à la concurrence mondiale et à la « loi du marché ».
Pour mener à la fois une politique de gestion durable des forêts, qui limitera les coupes rases, et de relocalisation des activités de transformation, l’Union Européenne doit se doter d’une véritable politique forestière, dotée d’un budget propre, dans le cadre d’une planification forestière. Cette planification permettra par exemple d’accompagner les petits propriétaires forestiers, qui constituent la majorité des propriétaires (seuls 0,4 millions des 3,4 millions des propriétaires forestiers français possèdent plus de 4 ha), dans une gestion durable et douce de leurs parcelles. Cette planification forestière pourra également comprendre un plan d’agroforesterie, en lien avec une PAC refondée. Cette planification forestière permettra également une adaptation des forêts françaises face au changement climatique, en diversifiant les essences présentes et en limitant les monocultures. Enfin, pour engager cette nouvelle politique forestière, il faut changer de politique au niveau européen, car 80% de nos importations proviennent de pays européens et 74% de nos exportations se font au sein du marché européen.
Oui, la forêt est un bien commun, qu’elle soit propriété publique ou privée. De ce point de vue, gestion publique et gestion coopérative privée doivent pouvoir se coordonner sur les mêmes objectifs et la défense de l’ONF dans ses missions premières, dont les plans de gestion servent de référence à toute la filière, fait partie de nos revendications. Oui, une planification forestière doit être mise en place pour reconnaître le statut particulier des forêts pour l’intérêt général. Oui, la forêt est une filière d’avenir et stratégique. Il faut donc préserver et gérer durablement les forêts françaises et européennes.
INSA de Lyon
Compte certifié @insadelyon
12 hil y a 12 heures
.#INSALyonthese Demain à @binsalyon Soutenance #doctorat @insadelyon Laboratoire #IMP École doctorale #Matériaux http://ow.ly/e43W50kbGVX
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Nouveau procédé pour la fonctionnalisation de surface des panneaux à base de bois
ED34 : MATÉRIAUX DE LYON
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Luttes sociales
Les travailleurs de la centrale à charbon de Cordemais, en Loire-atlantique, veulent donner une seconde vie à leur outil de travail. En grève depuis dix jours, ils demandent un moratoire sur la sortie du charbon programmée en 2022, pour avoir le temps de préparer la reconversion de leur usine. Le projet qu’ils peaufinent depuis trois ans, prévoit de produire de l’électricité à partir de pellets issus de rebuts de bois, collectés localement en déchèterie ou amenés par bateau depuis des ports proches. Ils se penchent aussi sur la manière de réduire au maximum les pollutions, cancérigènes notamment. Mais pour l’instant, le ministère de la Transition écologique et solidaire ne semble pas vouloir en entendre parler. Récit.
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« Le prototype sur lequel ils travaillent ressemble à une grosse cocotte minute, décrit Jérôme, logisticien au sein de la centrale. On injecte de la vapeur à 300°C et 15 bars très rapidement. Cela permet d’éclater les fibres de bois et de chasser l’humidité. Le bois qui ressort devient hydrophobe. »
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Améliorer le bilan carbone grâce au transport maritime court
Après une dizaine d'années de recherches, l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) publie un rapport révélateur sur les émissions polluantes générées par le chauffage au bois. Souvent présenté comme une alternative propre, les faits montrent que c'est loin d'être le cas.
Carbon Ingen’R Bugeat Viam (CIBV) : quand la réalité dépasse la fiction !
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Ce projet de pellets torréfiés permet en plus de réhabiliter une zone industrielle inoccupée et polluée, tout en dopant la création d’emplois locaux, au moins 17 personnes nous dit on.
Telle est la question que se posent bon nombre de personnes qui n’ont soit pas lu le dossier d’étude d’impact (fort indigeste au demeurant) soit pas compris les effets négatifs et cumulés en cascade d’un tel projet tant autour de Bugeat (installation classée oblige), que sur l’ensemble de la zone d’approvisionnement en bois à 80 km de rayon.
Une enquête publique bâclée et un déni de démocratie
L’enquête publique n’a eu lieu que sur les communes de Bugeat et Viam alors même que tout le Parc de Millevaches, et au-delà les territoires de Corrèze et des Combrailles sont tout autant concernés par la zone d’approvisionnement en bois.
L’enquête publique contrairement à l’habitude a mobilisé très largement la population lors de l’unique réunion publique organisée par le commissaire enquêteur, en séance en mairie, comme sur les registres d’enquête internet ou papier (presque 200 pages de registre au final).
De très nombreux positionnement bien argumentés et chiffrés ont montré toute l’incohérence de ce projet localement, tant du point de vue économique qu’écologique et social.
Pour autant, l’avis final du commissaire enquêteur a été tout à fait favorable au projet présenté et ce malgré toutes les lacunes et omissions relevées par les habitants, associations constituées et professionnels de la filière bois.
Un projet d’ICPE1 localement aberrant pour la santé des populations
Nous avons affaire dans ce cas à un gros projet industriel qui va accueillir sur zone au moins deux industriels, Carbon Ingen’R pour la production de pellets torréfiés et Lyaudet pour le broyage de souches.
Ces deux activités relèvent logiquement du régime ICPE mais seule l’activité de production de pellets a fait l’objet d’un dossier d’étude d’impact et d’une enquête publique.
Par ailleurs, le site situé au vent du bourg de Bugeat à seulement 1,5 km va nécessairement générer de nombreuses nuisances à la population : bruit des broyeurs, poussières, trafic poids lourds, émissions de gaz de combustion, pollution des eaux.
La qualité de l’air extérieur qui était jusque là un des bienfaits du plateau va sérieusement être impactée dans le périmètre immédiat du projet et notamment dans Bugeat et dans les villages proches. Potentiellement le centre sportif de Bugeat pourrait même ne plus accueillir de sportifs de haut niveau. Le bruit sera aussi une très forte nuisance régulière autour du site.
Un projet totalement fou pour la préservation et l’amélioration des forêts
Il y avait déjà beaucoup à redire sur la gestion des forêts en Limousin et sur le plateau de Millevaches en particulier, mais avec ce projet censé ramasser tous les andains de branches et les souches des arbres abattus, on atteint là le summum de l’incohérence en matière de gestion forestière.
La forêt est par essence un immense moteur à recycler le carbone et donc à recycler la matière végétale. C’est son fonctionnement normal qui se réalise grâce à une myriade d’espèces (insectes, champignons, bactéries, oiseaux, …) qui jouent toutes un rôle dans ce recyclage permanent de la matière.
Ainsi prélever toute la biomasse et ne rien laisser au sol est totalement contre nature et ne laissera derrière ces zones que champs de ruines stériles.
Plus grave, avec ce projet on légitime un système très néfaste et court-termiste de gestion de la forêt, celui de la plantation suivie ou précédée de la coupe rase ou coupe à blanc.
Ce ne devrait pas être le mode courant de gestion de la forêt mais plutôt l’exception or en Limousin, ce système est devenu quasiment le seul système mis en pratique. A contrario, la gestion pérenne des forêts en futaies irrégulières est totalement marginalisée.
Le broyage des souches va renforcer et intensifier encore un peu plus cette logique mortifère, car jusque là les souches n’étaient pas toujours prélevées, parfois, les replantations étaient faites en laissant les souches en place. Les rotations de coupes sur les parcelles risquent encore d’être raccourcies de ce fait, alors qu’on coupe déjà les douglas à 35 ans, quand il faudrait les laisser pousser au moins jusqu’à 60 ou 70 ans. Les accrus forestiers de bouleaux ou de chênes vont eu aussi subir le même sort à un rythme soutenu pour alimenter des besoins toujours croissants de la filière.
L’eau et les sols fortement impactés, une acidification accrue à prévoir
De même puisque nous sommes en contexte granitique, les sols acides sont peu fertiles et l’eau est déjà très acide, phénomène renforcé par la pollution mondiale et les pluies acides associées.
Le maintien de la matière organique dans les sols est le moyen le plus simple de limiter cette acidification qui va croissant depuis 50 ans sur le Massif Central et tous les massifs granitiques.
Ainsi, prélever les souches va faire descendre encore le pH de l’eau qui est déjà critique (pH<4,8) dans certaines communes, où des captages sont particulièrement touchés par la présence d’aluminium toxique dans l’eau. On frise parfois un niveau égal à trois fois la concentration maximale recommandée en aluminium dans l’eau (niveau OMS fixé à 200 µg/L) or ces communes n’ont pas conscience qu’avec ce genre de projet industriel, le problème va encore s’accroître rapidement.
On proposera alors sûrement aux communes des systèmes coûteux de traitement de l’eau alors même qu’il suffirait d’avoir des pratiques en adéquation avec les contraintes et caractéristiques du territoire.
Il serait possible de continuer encore la liste des impacts à prévoir d’un tel projet, sur le plan touristique, paysager, forestier, …
Manifestement les élus locaux ne l’entendent pas ainsi puisque ravis de voir arriver ce beau projet, ils se sont même constitués en association pour le défendre. On croit rêver… ou plutôt être en plein cauchemar.
L’avenir dira qui avait raison …. et si l’expression des habitants fortement mobilisés contre ce projet, mais qui fut aussi très stigmatisée, n’était pas au final l’avis le plus éclairé et pertinent pour préserver la vie et un avenir possible sur ce territoire.
1Installation Classée pour la Protection de l’Environnement
Jean-Jacques Gouguet, professeur émérite d’économie et d’aménagement du territoire de l’Université de Limoges et président de Sources et Rivières du Limousin a adressé en début d’année sa démission du Conseil scientifique du parc au président du PNR Millevaches.
Cette démission n’a pas été la seule dans ce contexte : un autre membre du Conseil scientifique ainsi que le chargé de mission « forêts » du PNR ont également pris le large. Nous reproduisons ici la lettre de démission de Jean-Jacques Gouguet
« Après mûre réflexion et discussion hier en conseil d’administration de Sources et Rivières du Limousin, j’ai pris la décision de démissionner du conseil scientifique du PNR Millevaches.
La première raison est l’instrumentalisation du conseil scientifique dans la contribution du Bureau du parc à l’enquête publique concernant le projet CIBV qui est inadmissible. Il est affirmé en effet, pour justifier la position favorable au projet du Bureau, que le conseil scientifique « a été mobilisé depuis près d’un an sur ce dossier afin d’étudier les documents disponibles relatifs au projet, et d’éclairer les instances du Parc Naturel Régional de Millevaches en Limousin en charge de ce dossier ». Je rappellerai simplement que j’avais envoyé la proposition suivante : « Il me semble donc que nous avons besoin d’une étude d’impact globale et non pas d’une étude d’impact limitée à une unité de production. Cela peut être intégré dans le débat préconisé avec l’absolue nécessité de participation réelle du public. Pourrait-on préconiser une vraie conférence de citoyens ? ». Tout cela est resté lettre morte : on a une pseudo étude d’impact purement ponctuelle ; la concertation « à la française » fait sourire.
La seconde raison provient du non respect de la devise adoptée à l’initiative du CORP* pour définir les PNR : « Une autre vie s’invente ici ». Or sur le territoire du PNR Millevaches
Nous venons d’échapper à une poubelle nucléaire
Il y a déjà un élevage industriel de bovins
La gestion et l’exploitation de la forêt est calamiteuse.
On rajoute une unité industrielle de destruction des sols et de la biodiversité (coupes à blanc et enlèvement des souches). Tout cela fait beaucoup et j’ai une réputation académique à défendre. Par ailleurs, ce n’est vraiment pas ma conception de la devise « Une autre vie s’invente ici. »
Le 17 janvier 2018
Jean-Jacques Gouguet
- Conseil d’orientation, recherche et prospective de la fédération des PNR