Un collectif signe une tribune dans Libération pour appeler au mouvement du 17 novembre à partir des préoccupations écologiques et sociales, contre la logique libérale du gouvernement Macron.
mots-clés : blocages Ecologie france insoumise Gilets jaunes
Le mouvement des gilets jaunes contre la hausse des carburants prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux. Plus de 700 blocages, opérations escargot et rassemblements sont annoncés le 17 novembre. Si les initiateurs assurent n’être affiliés à aucun parti politique, l’extrême-droite tente de récupérer le mouvement. Face à ce risque d’instrumentalisation, des syndicats et associations environnementales appellent aussi à se mobiliser, en défendant une transition écologique et sociale, avec des mesures de justice fiscale et sociale immédiate ainsi que des propositions sur le long terme. Tour d’horizon des appels et propositions.
Tout est parti d’une pétition réclamant « une baisse des prix du carburant à la pompe ». Créée le 29 mai par Priscilla Ludosky, une automobiliste en colère, la pétition a depuis recueilli plus de 835 000 signatures. Priscilla Ludosky dresse plusieurs pistes comme la mise en place d’un « système permettant aux employés de travailler depuis leur domicile afin de limiter la circulation des travailleurs » ou l’allocation d’aides aux entreprises afin qu’elles s’installent en banlieue et en province, ce qui permettrait de désengorger les grandes villes et limiter les longs déplacements en voitures.
En parallèle à cette pétition, deux chauffeurs routiers trentenaires originaires de Seine-et-Marne, Eric Drouet et Bruno Lefevre, ont lancé un appel à bloquer les routes de France le 17 novembre (voir l’événement facebook) [1]. « Nous ne somme pas anti-écolo », précise Eric Drouet dans une vidéo. « Ce mouvement est un mouvement contre la taxation abusive à tout point. » Ces dernières semaines, de nombreux collectifs et événements se sont créés dans toute la France. Le site www.blocage17novembre.com dresse une carte de l’ensemble des blocages prévus (voir en bas d’article)
Droite et d’extrême-droite tentent de surfer sur le « racket des automobilistes »
Clés : énergies fossiles changement climatique nucléaire gaz naturel énergies renouvelables électricité décarbonation réseaux intelligents croissance verte France politique énergétique
Candidat de la France insoumise aux élections européennes et co-responsable de son école de formation politique, je soutiens et j’approuve la mobilisation du 17 novembre contre l’augmentation des taxes sur la consommation de carburant.
A cela, plusieurs raisons.
Pour des millions de Français, le volume de carburant qu’ils consomment n’est pas un choix. C’est une dépense contrainte.
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Derrière son imposture pseudo-écologique, en réalité Emmanuel Macron fait simplement du racket fiscal des classes moyennes et populaires
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Puisque par définition, les gens ne peuvent pas baisser leurs dépenses contraintes de carburant, augmenter les taxes sur celles-ci c’est du racket.
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C’est contre cette injustice fiscale systématique imposée par Emmanuel Macron qu’il faut se mobiliser.
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La bonne réponse, c’est une politique massive d’investissement public ayant pour but la sortie rapide et totale du pétrole
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Les forces de gauche doivent s’investir massivement dans cette colère populaire et en déloger les nouveaux poujadistes
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lus profondément, voici une raison majeure de soutenir et d’approuver la mobilisation populaire du 17 novembre : elle a le potentiel de provoquer la défaite d’Emmanuel Macron et de son monde. La lecture de la magistrale Histoire populaire de la France de Gérard Noiriel (éd. Agone) nous rappelle en effet que, dès l’ère médiévale et jusqu’à nos jours, la quasi-totalité des soulèvements populaires eurent pour déclencheur le racket fiscal des masses, la dégradation brutale de leurs conditions d’existence, ou l’addition des deux. Nous sommes dans cette situation aujourd’hui : d’une part, la majorité de la population subit le racket croissant de l’injustice fiscale d’Emmanuel Macron ; d’autre part, cette même majorité en colère a basculé dans ce que le sociologue Guy Standing appelle le « précariat » - c’est-à-dire, en clair, la France des débuts de mois difficiles. Or, si la mobilisation du 17 novembre provoque le blocage des raffineries du pays et d’un nombre significatif de stations essence, alors, l’économie du pays sera paralysée au bout d’une poignée de jours parce qu’elle sera littéralement tombée en panne d’essence. Les oligarques multimilliardaires, les dirigeants des grandes firmes, et ceux des grandes banques et compagnies d’assurance, exigeront alors eux-mêmes d’Emmanuel Macron qu’il capitule, pour que le fonctionnement normal de l’économie reprenne.
Pour toutes ces raisons, être de gauche, c'est épouser les colères légitimes populaires ; et non pas se pincer le nez envers celles-ci.
©Tomasworks/Shutterstock
Début octobre, une loi autorisait la vente par tous des semences anciennes aux particuliers. Une victoire pour les militants des semences libres… Jusqu’à ce que le Conseil Constitutionnel censure l’article en question, le 25 octobre dernier. Retour à la case départ.
Le 16 octobre dernier, on vous annonçait, ici, une excellente nouvelle sur le front de la libération des semences. Votée définitivement le 2 octobre, la loi Egalim (pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous), dans son article 78, autorisait quiconque à vendre des semences anciennes aux particuliers. Or le Conseil Constitutionnel a censuré cet article 78, parmi d’autres, dans une décision du 25 octobre 2018. Les partisans des semences libres (entre autres) dénoncent ce retour en arrière et font éclater leur colère.
La seule vente directe aux particuliers est autorisée
Rappel du contexte. Les semences entièrement autorisées à la vente en France sont celles inscrites au catalogue du Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS). Les contraintes pour inscrire une variété dans ce catalogue sont telles que les principaux acteurs qui y parviennent sont les grands groupes semenciers (tels Monsanto, DuPont et Dow Chemical…). Pour les "semences traditionnelles", qui incarnent la diversité, l’échange entre particuliers est autorisé, ainsi que la seule vente directe. Il est donc possible de produire des semences non inscrites au GNIS et de les vendre à un jardinier amateur. Mais l’activité d’un acteur comme Kokopelli, qui regroupe un réseau de producteurs de graines (pour l’essentiel non inscrites au GNIS) et les revend, est illégale, ce qui lui a valu 15 ans de procès. Avec l’article 78 de la loi Egalim, Kokopelli pouvait exercer librement. Et d’autres acteurs pouvaient voir le jour.
"Sans justification ni motivation"
Saisi par un groupe de sénateurs, le Conseil Constitutionnel, "a censuré 23 articles de la loi EGALIM, soit un quart du texte, pour 'des raisons de procédure'. Ces articles seraient donc 'anticonstitutionnels'", explique Maxime de Rostolan, directeur de l'association Fermes d'Avenir et fondateur de Blue Bees, dans une tribune publiée le 6 novembre sur Facebook. "Parmi les dispositions éjectées, poursuit-il, plusieurs concernent l’environnement". Il y a par exemple, l’article 12, relatif à un rapport du gouvernement sur les paiements pour services environnementaux, l’article 86 sur l'intégration de la biodiversité et de la préservation des sols à l'enseignement agricole. Et l’article 78 !
"Les 'sages' ont considéré, sans justification ni motivation, ces dispositions comme des cavaliers législatifs, c'est-à-dire "ne présentant pas de lien, même indirect, avec le projet de loi initial", s’insurge Maxime de Rostolan. Des dispositions très similaires, portant sur des sujets connexes et ne présentant manifestement pas plus de lien avec le projet de loi initial, ont été maintenues dans le texte, sans plus de justification ni motivation. Consternant."
Chez Kokopelli aussi, la colère est grande. "Cette censure représente un camouflet insensé pour la démocratie représentative et le droit d’amendement des élus de la République" peut-on lire sur leur site. "Nous devons ouvrir les yeux au plus vite, poursuit l’association dans ce 'coup de gueule', l’avenir des semences, de l’agriculture et plus largement de la 'démocratie' en jeu !"
Tags : semences traditionnelles graines
Nous sommes une petite équipe de bénévoles qui vous répond et vous conseille pour que la manifestation du 17 novembre se passe le mieux possible !
Nous n'appartenons à aucun parti ni à aucune organisation politique.
https://www.blocage17novembre.com/legislation
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Pour les organisateurs :
FAUT-IL UNE AUTORISATION POUR MANIFESTER?
Selon le site Service Public, une déclaration doit être déposée à la mairie ou la préfecture au moins 3 jours avant la date de la manifestation.
La mairie ou le préfet peut décider d'interdire la manifestation s'il est estimé qu'elle est de nature à troubler l'ordre public.
L'organisation d'une manifestation sur la voie publique sans déclaration est punie de 7.500€ d'amende et de peines pouvant aller jusqu'à 6 mois d'emprisonnement.
Pour l'instant, aucune déclaration n'a encore été déposée par les organisateurs des manifestations du 17 novembre, selon la préfecture des Alpes-Maritimes.
A-T-ON LE DROIT DE BLOQUER UNE AUTOROUTE OU UN PÉAGE?
Non, bloquer une autoroute est interdit. Même chose lorsqu'il s'agit d'un péage.
C'est un délit qualifié d'entrave à la circulation publique (article L. 412-1 du code de la route).
ET EN CAS DE GRÈVE?
La grève ne fait pas exception: le code de la route ne peut pas être transgressé même dans cette situation.
QUELLES SONT LES SANCTIONS?
Les auteurs à l'origine d'un blocage d'autoroute ou de péage encourent 2 ans de prison et 4.500 € d'amende.
QUI PEUT ÊTRE POURSUIVI?
Les auteurs du délit, donc les automobilistes qui entravent la circulation.
LES OPÉRATIONS ESCARGOT SONT-ELLES LÉGALES?
Non, comme pour le blocage d'un péage ou d'une autoroute, il s'agit d'un délit qualifié d'entrave à la circulation publique.
PEUT-ON CACHER SA PLAQUE D'IMMATRICULATION LORS D'UNE GRÈVE?
Non, il s'agit d'une contravention de la 4ème classe (article R. 317-8 du code de la route), punie d'une amende de 135 euros et d'un retrait de 1 à 6 points sur le permis de conduire.
Source : NiceMatin
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Écologie
Démocratie
Justice sociale
Europe
nous sommes un mouvement politique. face à l'urgence écologique.
Écologie : le compte à rebours est lancé
Les climatologues nous mettent au pied du mur : si nous souhaitons demeurer sous la barre de 1,5°C d’augmentation de la température globale par rapport à l’ère pré-industrielle, il faut réduire de moitié nos émissions de carbone d’ici à 2030. Cela induit une révolution copernicienne de nos modes de production, de consommation et de pensée. 15 000 scientifiques nous ont alertés : « bientôt, il sera trop tard » pour sauver la biodiversité, les écosystèmes, le climat et les humains. Chaque demi-degré compte. Si nous dépassons le seuil de 2°C, les climatologues parlent d’effondrement… Les plus vulnérables d’entre nous seront touchés les premiers. Leur mise en garde écrase tout le reste. Rien de ce qui nous est cher aujourd’hui – notre liberté, nos liens affectifs, la nature, notre qualité de vie, notre sécurité – ne pourra plus être garanti dans un monde dont les piliers environnementaux s’effondrent. Cela nous dicte un impératif catégorique : celui d’essayer tout ce qui est en notre po...
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Nos premiers porteurs de causes
Olivier Dubuquoy
Né en 1974, Olivier Dubuquoy est géographe, universitaire et militant écologiste.
Convaincu que l'océan et ses ressources sont au cœur des enjeux écologiques, économiques, énergétiques et géopolitiques du XXIe siècle, Olivier Dubuquoy agit pour protéger l'océan et définir une gouvernance internationale des océans fondée sur le commun, en faisant primer l'usage sur la propriété : l’océan n’est ni privé ni public, il est vital pour l’humanité.
Olivier Dubuquoy se mobilise avec le mouvement citoyen Nation Océan et l’association ZEA qu’il a fondée pour protéger l'océan et le climat, en luttant contre l'accaparement des mers, la prédation des ressources, et les pollutions qui accroissent les inégalités et la disparition du vivant. Il a bloqué des projets pétroliers et gaziers, obtenu des moratoires contre l'exploitation des énergies fossiles en mer et mène la lutte contre les pollutions de boues rouges en mer et à terre. Il est aussi engagé sur différentes initiatives citoyennes et projets de recherche sur la démocratie et les sciences participatives.
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Justice sociale : mettre fin à la course vers le bas
En organisant volontairement la dérégulation de l’économie et en refusant d’imposer un socle commun aux différents pays de l’Union, les institutions européennes ont laissé prospérer une concurrence sociale et fiscale entre les États membres. Cette compétition mortifère a entraîné une course vers le moins disant fiscal et in fine, social. Aujourd’hui, quatre pays de l’Union Européenne peuvent être considérés comme des paradis fiscaux et siphonnent les recettes fiscales de leurs voisins. Pour répondre à cette concurrence, les autres pays baissent leur pression fiscale. A ce rythme, il est à parier que bientôt l’ensemble de l’Europe sera un gigantesque paradis fiscal. Pourtant ces politiques fiscales anti-redistributives n’ont pas permis de créer de l’emploi, ni de redresser l’économie. A l’inverse, elles ont augmenté les inégalités sociales et creusé les déficits. Les conséquences de ces politiques sont bien visibles, présentes dans notre vie de tous les jours, à travers le manque de ...
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Judith Aquien
Née en 1984, Judith Aquien est porteuse de cause pour l'hospitalité au sein de Place publique. Après une carrière dans l'édition puis dans le web, Judith Aquien a changé sa vie en profondeur après avoir passé plusieurs mois sur des campements de réfugiés, à Paris. Elle a ainsi cofondé l'école Thot et est aujourd'hui déléguée générale d'Action Emploi Réfugiés.
Les personnes arrivant en France depuis les voies de l'exil ne sont pas accueillies dans la dignité qui s'impose à notre humanité. Chaque individu est oublié pour entrer dans un vocabulaire déshumanisant ("les migrants"). Il s'agit de réhabiliter les valeurs essentielles d'humanisme, d'accueil et de fraternité, et permettre aux personnes d'être soignées de leurs blessures, traitées comme des personnes à part entière, et d'entrer au plus vite dans une autonomie sur tous les plans.
En 2015, Judith Aquien a cofondé Thot, l'école de français diplômante pour les exilés, lauréate de la fondation La France s’engage en 2016. C'est une des rares structures qui mette de “vrais” professeurs face aux personnes en exil, et qui les prépare au diplôme d'État de langue française, facilitant ainsi l'accès de ces dernières à la vie professionnelle et à l'autonomie sociale en général. Son engagement pour une société humaniste et fraternelle l’a conduite à rejoindre la direction générale d'Action Emploi Réfugiés en 2018, travaillant réellement à l’intégration des réfugiés à la vie économique et sociale française. En 2018, elle a été distinguée du titre de Chevalier des Arts et Lettres pour la création de Thot.
nous sommes un mouvement politique. face à l'urgence démocratique.
Démocratie : un nouvel âge
Faut-il être aveugle à ce point pour ne pas voir la crise profonde que traverse la démocratie? Jamais le fossé ne s’est autant creusé entre les représentants et les représentés... Les décisions sont prises dans l’entre soi des élites... Terreau fertile à tout les populismes autoritaires ! Il est temps de travailler à un nouvel âge démocratique où le citoyen reprend le pas sur l’individu-atome, où le commun prime sur le particulier, où le temps long des transformations supplante la culture de l’immédiat et le temps court des élections qui nous obsèdent. La démocratie ne sera plus providentielle, descendante, passive, infantilisante, uniquement électorale. Elle sera une démocratie continue, effective, réelle. Elle sera débat, co-construction, engagement. Elle sera interactive, elle prendra en compte la complexité, elle sera édifiante. Pour mieux décider ensemble, pour réenchanter la démocratie représentative, pour susciter la citoyenneté active, pour faire peuple à nouveau. Cette démo...
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Jérôme Karsenti
Né en 1966, Jérôme Karsenti est avocat depuis 1995.
les deux thèmes qui fondent ses principaux combats sont : D’abord, la lutte contre les discriminations, tant la question du racisme irrigue la Société. Ensuite, la lutte contre la Corruption qui au-delà des problématiques pénales interroge le fonctionnement de la démocratie.
Jérôme Karsenti a été l’avocat de SOS Racisme, de la Maison des Potes et aujourd’hui de Rom Europe, qui regroupe des associations et collectifs de défense des personnes originaires d’Europe de l’Est, Roms ou présumées Roms, vivant en bidonvilles, squats ou autres lieux de survie. Depuis 2007, il est l’avocat de l’association Anticor. Il est également membre du Syndicat des Avocats de France depuis son entrée dans la profession et est élu au Conseil national des barreaux où il siège dans les commissions Libertés publiques et Égalité. Depuis mars 2018, il siège au Comité d’éthique du journal Le Monde en qualité de personnalité indépendante. Il intervient régulièrement à l’occasion de divers colloques sur les thèmes de la lutte contre la corruption.
nous sommes un mouvement politique. face à l'urgence européenne.
Europe : année zéro
20 ans que l’Europe traverse une crise existentielle. Nous devons en finir avec tant d’années qui l’ont amenée à perdre son sens: le déni démocratique, la concurrence économique, fiscale et sociale érigée en projet par défaut, l’impuissance collective, l’abandon d’une partie de la jeunesse dans la prison pour dette et le ressentiment, les traités de libre-échange qui nous exposent aux quatre vents de la mondialisation davantage qu'ils ne nous protègent. Nous devons endiguer la poussée des identitaires, en Hongrie, en Italie, en Pologne, en Slovénie, en France, car sinon tout sera emporté : la culture, la démocratie, l'héritage de nos conquêtes pour les droits et les libertés individuelles. Le défi pour notre génération est immense et nous avons le sentiment d’un tournant de l’Histoire. Nous appelons l’Europe au sursaut, nous voulons être ce sursaut. Il faut ouvrir des horizons, au-delà des masses nuageuses, très sombres, qui envahissent progressivement notre ciel européen. Rompre l...
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Diana Filippova
Née en 1986 à Moscou, Diana Filippova est entrepreneur et auteur, spécialiste des questions technologiques.
S’inscrivant dans la tradition des humanités numériques et de l’analyse critique de la technologie, Diana cultive une approche de la technologie comme expression d’une idéologie et d’une vision des rapports sociaux.
Diplômée d’HEC, Sciences Po et Paris I Panthéon-Sorbonne, elle a cofondé et animé OuiShare entre 2012 et 2017, think tank autour des modèles distribués, au sein duquel elle a construit une pensée critique et politique de l’économie collaborative. Responsable de l’écosystème startup chez Microsoft entre 2015 et 2018, elle y a lancé KissMyFrogs, un magazine critique sur la technologie et l’entrepreneuriat. En 2018, elle a co-fondé l'agence éditoriale Stroïka avec l’ambition de faire rimer « numérique » avec « rigueur intellectuelle et pédagogie ». Elle anime des salons et un club de lecture autour de la question technologique.
Diana analyse quotidiennement les effets concrets de ces nouvelles technologies et leur mainmise sur nos libertés publiques et privées. Elle promeut un gouvernement démocratique des nouvelles technologies pour mettre celles-ci au service de la reconstruction de cadres collectifs, d’un espace de délibération et d’un vivre ensemble.
Son premier livre, Société Collaborative, la fin des hiérarchies paraît en mai 2015. Elle contribue régulièrement aux magazines généralistes et économiques (Le Monde, les Échos, Alternatives Économiques, la Tribune, Socialter, etc.) ainsi qu’à France Culture. Elle prépare un essai sur le pouvoir, la politique et la technologie.
contact@place-publique.eu
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FR - Thomas Porcher, membre des économistes atterrés et co-fondateur de Place publique, invité de Grand Angle: pouvoir d'achat, hausse des prix des carburants, transition écologique, justice fiscale, cohérence de la politique fiscale d'Emmanuel Macron, et présentation du nouveau mouvement Place publique - 08.11.2018 - Paris, France.
© Frédérick Moulin 2018 & BFMTV2018 - Tous droits réservés.
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People et blogs
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Commission des affaires étrangères : M. Pascal Canfin, dg du World Wild Fund for Nature (WWF) France et Contre-amiral Loïc Finaz, dir. de l’École de guerre, sur « Les conséquences du réchauffement climatique sur l’ordre mondial » 07/11/2018 Assemblée nationale
Voir en entier : http://videos.assemblee-nationale.fr/...
Catégorie Actualités et politique 69 commentaires
Romanon il y a 3 jours
Malgré le cyclone médiatique lors des perquisitions vous êtes toujours debout Mr Mélenchon. RESPECT pour votre ténacité et votre travail en général.
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KARAOUI Hatika il y a 3 jours
Qui est le plus jeune, entre Macrotte et Monsieur Mélenchon ? L'un s'est reposé qques jours, alors que l'autre est dans la bataille sur tous les terrains 😉👍👍👍❤️❤️❤️❤️
Vivement LFI avec maintenant le Peuple ✌️💞
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EcoHuman will il y a 3 jours
MERCI WWF ET Jean Luc
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francis reverdy il y a 3 jours
Wouaaaah! Pascal Canfin est d'une pédagogie exceptionnelle! Si il pouvait donner des cours à tous nos politiques ce serait vraiment génial!
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Pierrot il y a 3 jours
Merci La Luciole , intéressant .
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Entretien entre Pablo Servigne et François Ruffin, avec une dernière bière et une dernière frite avant, peut-être, la fin du monde... (tel que nous le connaissons).
Retrouvez-nous sur notre site : https://http://fakirpresse.info/
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Actualités et politique
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Le mardi 16 octobre, après avoir été réveillé par des coups de poings sur la porte de mon appartement, après avoir eu pendant 7h30 une perquisition à mon domicile par quatre policiers armés et après avoir eu une journée chargée, j’étais l’invité du Grand JT.
J’ai dénoncé les petites phrases d’Emmanuel Macron contre les Français ainsi que sa politique qui coûte un « pognon de dingue » puisqu’il multiplie les cadeaux aux plus riches pour des montants faramineux. J’ai également décrypté le plan com’ ennuyeux du président dans lequel on n’a rien appris si ce n’est qu’il allait continuer à faire la même politique. J’ai également déclaré que le nouveau gouvernement était celui des parvenus et des vendus avec en son sein messieurs Castaner et de Rugy.
Concernant les questions écologiques, j’ai souligné les mensonges de la députée LREM présente sur le plateau concernant la question du glyphosate. J’ai rappelé qu’Emmanuel Macron avait perdu le rapport de force au niveau européen et que les députés LREM avaient refusé d’inscrire la fin du glyphosate en trois ans dans la loi.
Enfin, le débat portait sur les perquisition au siège de la France insoumise, du Parti de Gauche, de Jean-Luc Mélenchon et de nombre de ses proches. J’ai expliqué comment s’était déroulée celle qui s’était produite à mon domicile et ai dénoncé le caractère profondément politique de cette opération.
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Actualités et politique
1 141 commentaires
Que comptez vous faire pour que les conflits d'intérêts évidents cessent entre les patrons de presse et leurs journaux ?
ndlr : Parmi les réponses, celle de LFI JLM2017 est la plus consistante et sans surprise recueille la meilleure note, suivi par Benoît Hamon. De nombreux candidats n'avaient pas répondu à commencer par Emmanuel Macron !
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1 362 commentaires
Épinglé par Michelle Tirone
il y a 1 jour
SECONDE VIDÉO DE JLM. PLUS EXPLICATIVE...
La première est ici : https://youtu.be/C5Av-VDvC80
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Emilia Jočić
il y a 24 minutes
QUE L ON NOUS MONTRE LES COMTES DE MACRON LA VERMINE
2
cécile Lambert
il y a 37 minutes
Monsieur Mélenchon, tous mes amis savent que j'ai parfois exprimé mon désaccord avec certains de vos points de vue, mais pour moi votre honnêteté et votre engagement au service de l'insoumission ne font aucun doute.
Je crois que nous sommes une bonne cinquantaine de milliers à être aussi inébranlables, plus quelques centaines de milliers à être prêts à vous faire confiance.
Vous avez raison : la honte est du côté de ce nouveau gouvernement et de son flic en chef, qui (ô coïncidence !) provient des services de renseignements.
Plus que jamais notre cri de ralliement sera : Résistance !
Transcription :
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/Bernard Pignerol son ami
Mr Logereau pdt des comptes de campagne
va publier tous les comptes, ne pas se laisser intimider
agression politique dans le but de nous intimider le premier jour du nouveau gouvernement
ndlr: page ne s'est pas affichée complètement => réessayer ACT
Documentaires
Des documentaires de terrain pour découvrir les problématiques qui agitent la France et le monde d'aujourd'hui.
54min
D´ici à 2028, 34 des 58 réacteurs vont fêter leur quarantième anniversaire, âge limite d´exploitation fixé lors de la construction du parc. EDF surendetté n´a pas les moyens de remplacer ces réacteurs en fin de vie. Ce film raconte comment la France, par choix politique, s´est rendue totalement dépendante du nucléaire jusqu´à se mettre dans une dangereuse impasse. Ce film montre aussi que simultanément au vieillissement des centrales nucléaires, plusieurs barrages stratégiques d´EDF donnent quelques signes de faiblesse inquiétants. Qui ont été les acteurs de cette stratégie électronucléaire ? Comment s´est-elle imposée dans les coulisses de l´Etat, quels ont été les moments clés ? Quels sont aujourd´hui les véritables raisons et les risques liés au prolongement de la durée de vie du parc en exploitation ? Une enquête rigoureuse au coeur de la machine nucléaire française avec les témoignages des différents acteurs du secteur. Un film de Bernard Nicolas, Thierry Gadault et Hugues Demeude Réalisé par Bernard Nicolas Une coproduction : Bonne Pioche /Public Sénat Avec la participation de France Télévisions
Connu / MEL
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Date : Aujourd'hui 06:24:22
De : WebPédago <redaction À lewebpedagogique.com>
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Vous avez fait du bon boulot !
Plus écolos
Quand on parle d’études PISA, c’est souvent en tirant grise mine. Sauf que celle qui s’intéresse au rapport des jeunes de 15 ans à l’écologie (https://www.oecd-ilibrary.org/education/have-15-year-olds-become-greener-over-the-years_6534cd38-en) est plutôt encourageante : les ados sont de plus en plus convaincus de l’importance des enjeux écologiques. Alors bravo pour cet éveil des consciences !
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Pétition adressée à Conseil d'administration de VIVEA, ministre de l'Agriculture M. Stéphane Travert, les parlementaires, l'Association des Régions de France (ARF)
Le nombre de paysan-ne-s connaît une baisse continue depuis plusieurs décennies et tout laisse à penser que le phénomène va encore s'aggraver : 53 % des agriculteurs partiront à la retraite dans moins de dix ans[1].
Pourtant, nombreux sont celles et ceux qui souhaitent s’installer et donc se former pour réussir leur installation et ils sont nombreux à ne pas être issus du milieu agricole. Or, la transition agricole ne pourra se faire qu’avec des paysan-ne-s nombreux sur les territoires.
Mais voilà, se lancer dans un projet d’activité agricole demande du temps, l’accès à des formations professionnelles adaptées pour développer les capacités spécifiques et indispensables pour devenir paysan-ne au sein d’un territoire. Cet accompagnement global doit commencer très tôt dans la démarche d'installation. Jusqu'ici, il était possible de se former et de s'informer en amont de l'installation, de se tester et de vérifier l'adéquation au métier grâce au dispositif « Émergence de projet ». Ce type de dispositif de formation, indispensable pour installer des paysan-ne-s nombreux-ses et bien formé-e-s, est aujourd'hui menacé.
En effet, le fonds de formation des agriculteurs-trices VIVEA menace, de ne plus financer le droit aux formations à la pré-installation, au prétexte que les bénéficiaires de ces formations ne cotisent pas encore au fonds de formation et que ces actions seraient en amont du champ d’action de VIVEA. C'est donc tout le dispositif innovant à l'émergence de projets agricoles pour les créateurs et repreneurs de fermes, mais aussi les formations techniques et agroécologiques qui risquent de disparaître, faute à ce jour d’alternatives fiables, adaptées pour les financer et les prendre en charge. Ces formations sont pourtant un maillon déterminant dans la réussite et la pérennisation d'un projet agricole. De nombreuses décisions sont prises avant l'installation et une fois l'activité lancée, il est trop tard et incohérent de suivre certaines formations fondamentales à son projet d’activité et à son démarrage.
La transition agricole ne sera possible qu’avec des paysannes et paysans nombreux et bien formé-e-s dans des campagnes vivantes. VIVEA doit donc renoncer à son projet d’abandon de la pré-installation. Signez la pétition « Sauvons l’installation des paysan-ne-s ».
Signataires : Confédération paysanne, Accueil paysan, L’Atelier paysan, FADEAR, InPACT, MRJC, Réseau CIVAM, Solidarité Paysans.
[1]Source : MSA