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Entretien avec Aurore Gorius, journaliste pour le site d’info LesJours.fr sur la nébuleuse de conseillers issus des grandes écoles et des grands corps de l’État. Un État qu’ils semblent avoir infiltré pour le compte des multinationales de la finance. Dont… BlackRock.
#BlackRock #Finance
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Peertube : https://video.lemediatv.fr
)fait une place
dans les grands ensembles urbains européens où il
concurrence les autres modes de transports, porté par
une dynamique écologique, mais pas uniquement.
Leur travail est disponible au format pdf ici: le vélo, objet politique du quotidien http://clavette-lyon.heureux-cyclage.org/wp-content/uploads/2016/05/dossierv%C3%A9lofinal.compressed.pdf
document réalisé par: Victor Babin, Simon lancelevé, Hélène Quniceton
Michel Étiévent : En 1938 en France, il y a sept millions de salariés. Cinq millions d’entre eux n’ont aucune protection sociale. Les deux millions restants ont de vagues assurances sociales. Celles-ci sont nées en 1930 et s’apparentent plutôt à de l’aumône. Certains ont aussi de vagues mutuelles mais elles sont épuisées à la moindre épidémie de grippe. La majorité des ...
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La France court-elle vers une pénurie de carburant ? Même si le gouvernement se veut rassurant, la question se pose, alors que les grèves et blocages s’amplifient dans les raffineries. Pour en parler ce soir, dans le treizième numéro de Marche ou Grève, Théophile Kouamouo recevra en direct Emmanuel Lépine, secrétaire général CGT Chimie. L’occasion aussi de revenir sur la manifestation d’hier, les caisses de grève qui atteignent des record, l’état général de la mobilisation, et la com gouvernementale qui prend l’eau.
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Samedi 28 décembre, à Paris, la jonction a bien eu lieu entre gilets jaunes et grévistes, malgré les tentatives des forces de l'ordre pour l'empêcher. Plusieurs milliers de manifestants étaient présents, déterminés à ne rien lâcher, « jusqu'au retrait », malgré la violence de la répression : Jérôme Rodrigues, qui participait à la manifestation, a encore une nouvelle fois été blessé par la police.
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Dans ce reportage poignant, Nicolas Margerand et Erasmos Salas nous donnent à voir un Chili en pleine insurrection, dressé contre le système économique néolibéral mis en place sous la dictature d’Augusto Pinochet. Focus sur les seniors chiliens, poussés à la misère, contraints de travailler jusqu’à leurs dernières forces, pressurisés par un système de retraites privatisé, au seul bénéfice de puissants fonds de pension.
.#Chili #Retraités #Cauchemar
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Politique Entretien vidéo
Natacha Polony reçoit Régis Debray dans le nouveau studio vidéo de Marianne pour un entretien d'actualité et un bilan de l'année 2019 : contestation contre la réforme des retraites, crise de la démocratie, gilets jaunes, engagement écologique... Peut-on encore faire une révolution en 2019 ?
Marianne évolue et inaugure son nouveau studio !
Régis Debray, qui a rejoint Marianne avec sa bande des médiologues en octobre dernier, ouvre le bal. Natacha Polony, directrice de la rédaction, l'a interrogé sur la période politique, la contestation contre la réforme des retraites, le cadre politique de l'Union européenne, la question écologique...
Lire aussi Violences, par Régis Debray https://www.marianne.net/debattons/les-mediologues/violences-par-regis-debray
... le mouvement national-populaire ... combinaison d'une mémoire et d'un projet, ça me guide un peu ...
entretien avec Jean-Marc Jancovici sur les risques écologiques majeurs et les défis liés à notre surconsommation d'énergie dans la décennie à venir.
A quoi ressembleront la France et le monde des années 2020 ? Pour se faire une idée, Marianne a interrogé différentes personnalités reconnues pour leur expertise dans leur domaine (politique, climat, culture, égalité hommes-femmes…). Au programme, pas de boule de cristal, mais de vraies analyses sur notre futur collectif… Voici l'entretien réalisé avec Jean-Marc Jancovici, polytechnicien, associé co-fondateur de Carbone 4, cabinet de conseil spécialisé dans la transition vers une économie décarbonée et l’adaptation au changement climatique, fondateur et président de The Shift Project, "think tank de la décarbonation de l’économie", professeur à Mines ParisTech, membre du Haut Conseil pour le climat, et auteur de sept livres de vulgarisation sur l’énergie et le climat.
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qu’impliquerait un milliard d’Africains en plus d’ici à 2050, en termes d’impact écologique ?
Cela entrainerait une disparition accélérée des espaces naturels ainsi qu’une fraction croissante de la population en état de dépendance alimentaire dans certaines régions. Et cela ne sera remédiable que si le reste du monde a des surplus agricoles à leur fournir. Sauf que le reste du monde aura aussi à faire face à la décroissance des rendements, liée aux changements climatiques d’une part, et ultérieurement à la baisse de l’énergie disponible. Le reste du monde aura lui aussi un jour un problème de bouches à nourrir pour les quantités disponibles. Entre 1945, sans tracteurs et sans engrais de synthèse, et 1975, où ces pratiques ont été généralisées, les rendements céréaliers ont été multipliés par cinq. Dans un monde sans combustibles fossiles, les rendements céréaliers diminueront donc fortement (en bio, sans engrais de synthèse, mais avec toujours des tracteurs, ils sont déjà inférieurs de plus de moitié aux rendements « conventionnels »). Il faudra remettre en service des animaux de trait qui vont mobiliser une large partie de la surface agricole pour leurs propres besoins. Dans un tel contexte, il est difficile de savoir quels seront les surplus agricoles dégagés par les pays des moyennes latitudes au profit des pays du Sud…
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le Conseil d’Orientation des Retraites postule que la croissance, d’ici à 2070, sera de 1 à 2% par an, et c’est sur cette base que la réforme est discutée. C’est ridicule !
Malheureusement, la principale contrainte que nos élus (tant qu’il y en aura) vont devoir gérer est celle de la diminution de notre pouvoir d’achat, et c’est dans ce contexte qu’il faut trouver un projet pour l’avenir !
Les graphiques sont issus de "L’énergie, de quoi s’agit-il exactement ? https://jancovici.com/transition-energetique/l-energie-et-nous/lenergie-de-quoi-sagit-il-exactement/" de Jean-Marc Jancovici.
Ndlr :* sur les animaux de trait : / #Avenir de l'#Agriculture en #Afrique (et ailleurs) plutôt qu'il passe par le retour aux #Animaux il y a augm #Résilience donc #rendement /#AB+#AgroÉcologie+#AgroForesterie+#Permaculture démontré notamment /#INRA au #BecEllouin => https://twitter.com/JulienDelalande/status/1212015540652388352
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Julien Delalande @JulienDelalande · 3 min En réponse à @MarianneleMag
.@JMJancovici / l'#Avenir de l'#Agriculture en #Afrique (et ailleurs) plutôt qu'il passe par le retour aux #AnimauxDeTrait il y a augm dla #Résilience donc du #rendement /#AB+#AgroÉcologie+#AgroForesterie+#Permaculture démontré notamment /#INRA au #BecEllouin
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Sibyle Veil, présidente-directrice générale de Radio France
Radio France, en finir avec une confiscation
Au bout de quatre semaines, la grève a été suspendue à Radio France. La direction n’a rien concédé sur son plan de 299 suppressions d’emplois. Pour la présidente de Radio France, Sibyle Veil, l’amie de promotion d’Emmanuel Macron lorsqu’ils étaient ensemble à l’ENA, cette agitation est vaine puisque il n’y a pas d’alternative. D’ailleurs, cette grève qui s’en soucie ? Dans le fracas social qui secoue le pays, cette mobilisation est passée au deuxième plan. Si les antennes furent silencieuses avec seulement quelques émissions assurées par des non-grévistes, tout cela aura eu peu d’échos. Quelques banderoles, une tribune dans Le Monde, une pétition en ligne. La routine en somme...
En écoutant d’un peu plus près, il se pourrait que cette grève ne ressemble pas aux autres et que la banquise commence à craquer sous les pieds des pingouins qui nous gouvernent.
Radio France ne cesse de pavoiser sur ses records d’audience et sur l’attachement de ses millions d’auditeurs quotidiens, dont plus de 6 millions chaque jour pour France Inter. On aurait pu en effet attendre un important soutien de leur part face à ce plan social qui s’accompagne d’une réduction de budget. Il ne s’agit pas là d’un simple ajustement comptable, mais bien de la même politique qui, depuis des années, démantèle systématiquement tout ce qui relève du secteur public afin de « baisser les impôts et assurer la relance ». Mais cette vieille entourloupe pour favoriser les privatisations trompe de moins en moins de monde. On connaît les résultats. Dans les récentes manifestations, on a vu fleurir une inscription : « on a compris ». Santé, éducation, transports, la détérioration des services publics est la préoccupation majeure du pays. Et même, pour la première fois, une majorité de Français disent préférer une amélioration des services publics quitte à payer davantage d’impôts.
Et c’est clairement contre ces mesures que le pays se dresse aujourd’hui. Au bout de plus de trente ans, la plaie est profonde. Fins de mois difficiles, précarité, inégalités, absence d’avenir, humiliations sociales face au mépris du pouvoir et de sa bourgeoisie. La pédagogie de la résignation a atteint ses limites, les palliatifs ne font plus d’effet. Pas besoin d’experts universitaires ni de savants économistes pour parler à la place de ceux qui encaissent quotidiennement. Ils le font eux-mêmes, à leur façon. Social et environnemental, le pourrissement du néolibéralisme s’étale sous nos fenêtres. Dos au mur le pouvoir n’a plus que la peur et le mensonge pour tenir. Matraquage et enfumage. Mais encore combien de temps ?
La résistance à la réforme des retraites mobilise jusque dans les replis de l’Hexagone, et d’autres secteurs sont liés à cette lutte, l’hôpital public, l’éducation nationale, les étudiants, les transports, les pompiers et d’autres encore dans une colère commune.
Or, tout se passe comme si jusque là, la grève de Radio France n’en faisait pas partie. Grève corporatiste ? Grève de nantis ? Les directions n’ont pas manqué de faire rappeler discrètement les avantages des journalistes en CDI avec leurs quatorze semaines de congés. Ce que les grévistes d’ailleurs reconnaissent : « Parmi nous, certains ont des rémunérations enviables », mais c’est sans évoquer la précarité organisée et les nombreux CDD parfaitement illégaux subis souvent pendant des années.
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Pêché n° 5 : Les entreprises superstars creusent de plus en plus l’écart avec le reste de l’économie, menaçant nos démocraties.
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’économiste américain Jonathan Tepper a le sens de la formule lorsqu’il s’agit de déplorer la concentration croissante du pouvoir économique dans les mains d’une poignée de multinationales : « La concurrence est l’essence du capitalisme et pourtant elle se meurt », assène-t-il.
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Selon une étude réalisée par le Fonds monétaire international (FMI) dans vingt pays développés, le dixième des entreprises les plus rentables a vu ses marges s’accroître de 40 % entre 2000 et 2015, quand celles des autres entreprises stagnaient, voire régressaient. On trouve des entreprises superstars aussi bien dans l’industrie automobile que dans la finance, la chimie, l’industrie pharmaceutique ou le commerce de détail, voire, dans le cas américain, dans les hôpitaux ou les cabinets d’avocats ! Elles ont pour nom General Electric, Lego, Walmart, Ikea ou Essilor.
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Les effets de réseau * qui, dans l’univers numérique, donnent une prime écrasante au leader du marché, ont joué. La mondialisation, qui a considérablement élargi les marchés, aussi. Autres explications avancées, surtout pour les Etats-Unis : le laxisme des autorités en charge de la concurrence – celles-ci autorisant trop facilement les fusions-acquisitions – et la perméabilité des responsables politiques au lobbying des entreprises. Dernière piste : l’actionnariat commun. BlackRock, Vanguard et State Street, les plus gros fonds d’investissement américains, constituent à eux trois le premier actionnaire de 88 % des entreprises du S&P500, l’indice boursier des 500 plus grosses sociétés cotées aux Etats-Unis. De quoi inciter les entreprises concernées à s’entendre pour accroître leurs marges et la rémunération de leurs actionnaires.
Si l’économiste Joseph Schumpeter considérait les monopoles nés de l’innovation comme transitoires et nécessaires à la bonne marche du capitalisme, ceux d’aujourd’hui inquiètent parce qu’ils semblent inexpugnables. Cause de prix élevés pour les consommateurs, ils investissent peu et contribuent au ralentissement de la productivité observée dans nombre d’économies développées. Leur pouvoir s’exerce également sur le marché de l’emploi, les entreprises s’accordant pour tirer le salaire moyen à la baisse. Elles favorisent la polarisation de nos sociétés entre une frange restreinte de ménages aisés, recevant salaires élevés et dividendes, et le reste de la population, condamnée à voir son salaire stagner. De quoi alimenter la frustration des classes populaires et moyennes. Une économie dominée par les cartels et les monopoles, c’est une démocratie qui va mal, raison pour laquelle les Etats-Unis et l’Europe les avaient sévèrement encadrés au sortir de la Seconde Guerre mondiale avant de desserrer l’étau dans les années 1980. Une leçon dont il est grand temps de se rappeler.
entretien réalisé avec Gaël Giraud, économiste, directeur de recherche au CNRS, ancien chef économiste de l'Agence française de développement.
... aggravation de l’impact du réchauffement climatique, de la destruction de nos écosystèmes et de la raréfaction de plusieurs ressources naturelles. Il est vraisemblable, par exemple, que le Sud de l’Europe connaisse dans les dix ans qui viennent des pénuries d’eau extrêmement graves. ... il y a un problème structurel lié aux taux d’intérêts nuls ou négatifs des pays riches. Je crains qu’ils ne restent proches de zéro de façon durable à cause de la déflation. Du coup, les investisseurs vont continuer de prendre des risques irresponsables sur les marchés financiers : plus les taux d’intérêts sont faibles, plus les investisseurs sont incités à tout risquer pour rentabiliser leurs placements. Le manque de rendement des titres obligataires devient alors une incitation permanente à la faute. Couplé à l’énormité des dettes privées (et non publiques) dans le monde, cela fait un cocktail idéal pour une nouvelle crise. ... dette des étudiants américains, qui dépasse les 1.500 milliards de dollars ... le risque que le marché du travail américain s’essouffle est réel.On pourrait alors se retrouver dans une situation analogue à celle de 2007. ... nouvelle crise des subprimes. ... dette des cartes de crédit : 1.000 milliards de dollars environ ... Les banques européennes ont beaucoup de Non-performing loans, ou des actifs “pourris" en français ... Nous sommes loin d’être à l’abri de la faillite d’un gros établissement bancaire européen. Contrairement à ce qu’elles répètent, les banques n’ont pas fini de nettoyer leurs bilans après la crise de 2008. A l’époque de Christine Lagarde, le FMI avait déjà multiplié les mises en garde à ce sujet.
Quatrième foyer : la Chine. Les banques chinoises sont des banques d’Etat publiques complètement opaques, dont on ignore une grande partie du bilan. Elles ont énormément prêté pour alimenter l’explosion immobilière sur la côte Est chinoise. Or des erreurs d’estimation des flux migratoires liés à l’exode rural chinois —- qui touche plus d’une centaine de millions de personnes sur une décennie — ont entraîné des milliers de quartiers fantômes, vides aujourd’hui. Cette bulle immobilière pourrait crever d’un instant à l’autre, un peu comme au Japon à la fin des années 1980. ... l’accumulation des dettes privées n’est pas viable
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Nous avons atteint le pic d’extraction conventionnel du pétrole au niveau mondial en 2006. Les techniques non-conventionnelles commela fracturation hydraulique de la roche ou les différents schistes ont permis au secteur pétrolier de crever le plafond conventionnel au-delà de 100 millions de barils par jour
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les communs sont et restent l’avenir institutionnel des sociétés résilientes ... Une intervention massive des Etats est indispensable pour amorcer vraiment un virage vers des sociétés bas-carboneà l’échelle des nations. Les mesures prises par le gouvernement Macron vont exactement en sens inverse : il multiplie les cadeaux aux plus favorisés et aux industries polluantes tout en détruisant les filets sociaux instaurés en 1945 : les indemnités chômage, la retraite… Cette violence à peine dissimulée derrière un faux bon sens gestionnaire s’explique peut-être par la peur de certaines élites françaises : c’est la panique avant la débâcle, et l’on tente de faire payer la note de nos errements écologiques et financiers par les classes moyennes et populaires. ... la situation est bien plus grave qu’en 1939.
Connu / https://twitter.com/JMJancovici/status/1211622749879390208
Le pamphlétaire Juan Branco a présenté sur Twitter l'enregistrement d'une conversation datant de 2016 entre François Ruffin et Emmanuel Macron comme une preuve inédite de la duplicité du député de la France insoumise. Une accusation qui ne résiste pas à l'épreuve des faits…
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François Ruffin aurait-il instrumentalisé des employés en difficulté pour, de connivence avec Emmanuel Macron, servir ses ambitions politiques avec cynisme ? C'est la thèse appuyée par Juan Branco, qui estime que le journaliste a "écumé les médias" grâce à cette affaire avant d'être élu député, et dresse un parallèle avec les face-à-face tendus qui se sont produits depuis lors, à deux reprises, entre Ruffin et Macron au siège de Whirlpool à Amiens. "Ils ne sont pas corrompus. Ils sont la corruption", martèle l'auteur de Crépuscule dans son style grandiloquent.
Ruffin assume
Une thèse accusatrice qu'une analyse plus froide vient pourtant vite démentir… Tout d'abord, l'enregistrement sonore n'a rien d'un scoop, puisqu'il avait déjà été publié en octobre 2016 par Radio Nova à l'occasion d'une émission intitulée "QG de campagne". Surtout, l'écoute intégrale fait lire la scène sous un jour différent : François Ruffin et Emmanuel Macron tiennent en effet ce dialogue... sous les yeux des représentants d'Ecopla, qui se sont rendus au QG de l'ancien ministre sur les conseils du fondateur de Fakir.
Donc le "scoop" sur la stratégie Ruffin-Macron pour aider les salariés d'Ecopla est un extrait d'une émission de @laRadioNova diffusée en 2016 qui, avec le contexte, prend tout son sens https://t.co/B1lfBAcPEW pic.twitter.com/ER2RfKBp9d
— Thomas Vampouille (@tomvampouille) November 26, 2019
C'est donc bien avec l'accord des salariés d'Ecopla, et non dans leur dos, que François Ruffin a "dealé" avec Emmanuel Macron cette stratégie, revendiquée comme telle dans l'émission puisque François Ruffin déclare à la journaliste de Radio Nova : "Là, celui qui est la clef du dossier, c'est Macron, parce que Macron, il est en pleine lumière donc il faut lui bouffer un peu de sa lumière pour les faire exister [les salariés d'Ecopla, ndlr]". Une subtilité qui n'apparaît pas dans le montage de Juan Branco... Le député picard répète au Figaro, qui a consacré un article à l'affaire : "Je n’ai pas envie de me cacher sur ce truc-là. Je n’ai pas honte. J’étais dans un combat pour sauver des salariés d’une boîte située au fin fond de l’Isère. J’avais une carte Macron à jouer, je l’ai jouée. Et j’ai d’ailleurs joué d’autres cartes avec d’autres candidats à la présidentielle au même moment". Ruffin précise qu'à cet instant, "le but n’était pas d’enfoncer Emmanuel Macron mais d’aider les salariés dans leur bataille". Un coup de communication savamment calculé, assurément. Mais assumé, et depuis trois ans.
Que rétorquer à votre oncle qui prétend que la réforme des retraites « ça fait les pieds aux fonctionnaires » ? Ou à la cousine qui assure que c’est le seul moyen de sauver un système des retraites équitable ? L’économiste Anaïs Henneguelle déconstruit « onze idées reçues » sur la réforme des retraites. Un guide illustré par les photos d’Anne Paq.
Idée reçue n°1 : « Il n’y a pas de perdants à la réforme »
Idée reçue n°2 : « Le système n’est pas viable financièrement : il faut réformer »
Idée reçue n°3 : « L’espérance de vie augmente et il faut en profiter »
Idée reçue n°4 : « Il faut limiter la part des retraites dans le PIB à 14% »
Idée reçue n°5 : « On conserve un système par répartition »
Idée reçue n°6 : « Il faut en finir avec les régimes spéciaux »
Idée reçue n°7 : « La réforme permet de protéger les droits des plus faibles »
Idée reçue n°8 : « Le nouveau système bénéficiera aux femmes et aux familles » ?
Idée reçue n° 9 :« Les hauts salaires contribuent plus dans le nouveau système »
Idée reçue n°10 : « Le nouveau système sera plus lisible »
Idée reçue n°11 : « Le Président a annoncé cette réforme durant sa campagne présidentielle »
Transcription : ... divise les français alors que le vrais sujets comme le changement climatique nécessitent d'être tous ensemble ... député place publique ...
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Je le dis aux étudiants : mardi, sortez ! Je le dis aux enseignants : mardi, sortez ! Je le dis aux infirmiers : mardi, sortez ! Je le dis aux gilets jaunes : mardi sortez ! Il faut le dire à tout le pays : c'est maintenant ou jamais, mardi, sortez !
Catégorie Actualités et politique 808 commentaires
12:24 - 266 962 vues - 9,4 k - 221 - 260 k abonnés
Emmanuel Macron et Édouard Philippe qui s’affrontent à fleurets mouchetés sur le projet de réforme, la nomination du successeur de Jean-Paul Delevoye, Laurent Pietraszewski, un ultralibéral. On en parle tout de suite dans le numéro 57 du P’tit coup de Bourbon.
.#Bourbon #Réforme #Retraites
Catégorie Actualités et politique 1 305 commentaires
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Toutes les sociétés humaines ont besoin de justifier leurs inégalités: il faut leur trouver des raisons, faute de quoi c’est l’ensemble de l’édifice politique et social qui menace de s’effondrer. Les idéologies du passé, si on les étudie de près, ne sont à cet égard pas toujours plus folles que celles du présent. C’est en montrant la multiplicité des trajectoires et des bifurcations possibles que l’on peut interroger les fondements de nos propres institutions et envisager les conditions de leur transformation.
À partir de données comparatives d’une ampleur et d’une profondeur considérables, Thomas Piketty retrace dans une perspective tout à la fois économique, sociale, intellectuelle et politique l’histoire et le devenir des régimes inégalitaires, depuis les sociétés trifonctionnelles et esclavagistes anciennes jusqu’aux sociétés postcoloniales et hypercapitalistes modernes, en passant par les sociétés propriétaristes, coloniales, communistes et sociales démocrates. À l’encontre du récit hyperinégalitaire qui s’est imposé depuis les années 1980-1990, il montre que c’est le combat pour l’égalité et l’éducation, et non pas la sacralisation de la propriété, qui a permis le développement économique et le progrès humain.
En s’appuyant sur les leçons de l’histoire globale, il est possible de rompre avec le fatalisme qui nourrit les dérives identitaires actuelles et d’imaginer un socialisme participatif pour le xxie siècle: un nouvel horizon égalitaire à visée universelle, une nouvelle idéologie de l’égalité, de la propriété sociale, de l’éducation et du partage des savoirs et des pouvoirs.
Catégorie Éducation 9 commentaires
.#retraites #Lisbonne #lobbies 1 744 vues - 483 - 3 - 4,36 k abonnés
C'est le dernier épisode de l'Aubry qui court de l'année 2019 ! En espérant qu'il vous plaira :)
Cette semaine, on revient sur la mobilisation qui continue contre la réforme des #retraites d'Emmanuel Macron. Je vous parlerai de mon intervention au Parlement européen à Strasbourg pour le triste anniversaire de la signature du traité de #Lisbonne, et sur la fin de cette 25 ième COP qui a été un fiasco complet pour le climat et la biodiversité. Et enfin dans le coin des #lobbies, on retrouve les fameux cadeaux de Noël, et cette année, c'est champagne, russe !
SOMMAIRE :
1:05 : Cette semaine, nous étions à Gare de Lyon, dans un meeting de femmes et en manifestation à Paris le 17 Décembre, et à chaque fois pour la même chose : soutenir la mobilisation contre la réforme du gouvernement de notre système de protection sociale !
7:19 : Au Parlement européen à Strasbourg, je suis intervenue pour les 10 ans du Traité de Lisbonne, signé par Mr Sarkozy, alors que les français avaient voté contre en 2005 lors du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen. L'occasion de rappeler que la démocratie ce n'est pas un jouet.
11:12 : Une COP pour rien ? Voilà que la 25 ième conférence des nations unies sur le Climat se clôt à Madrid que déjà les critiques fusent : elle n'a servie à rien, comme globalement les 25 dernières. Nous devrions-,nous pas accélérer le pas à mesure que la crise climatique s'accentue ? Ou alors c'est peut-être un problème de système économique ?
14:30 : Dans le Coin des Lobbies cette semaine, nous avons reçu un cadeau de bonnes fêtes de la part d'un russe si puissant qu'il nous offre, champagne et carnet à son effigie. Devant autant d'inventivité, nous n'avons pu imaginer de lui décerner un prix. Et si on inventait une remise des prixs des meilleurs Coin des Lobbies l'année prochaine ?
Pour aller plus loin, je vous laisse quelques liens :
Le projet de contre-réforme des retraites de la France insoumise : https://lafranceinsoumise.fr/app/uplo...
Un outil du collectif Nos-retraites.fr pour calculer sa perte de pension : https://reformedesretraites.fr/
Mon intervention au Parlement européen à Strasbourg lors du débat sur les 10 ans du traité de Lisbonne : https://youtu.be/azVpwiETxHo
Le site internet de l'Affaire du Siècle pour déposer un témoignage d'action en faveur du climat :
https://laffairedusiecle.net/temoin-du-climat/
Catégorie Actualités et politique 73 commentaires
Comment peut-on répondre aux violences depuis une vision antipatriarcale et anticapitaliste, pour construire de la vie devant tant de morts ? Comment peut-on construire depuis nos réalités et nos outils une base commune qui nous permette de renforcer l’organisation entre nous, entre les peuples, les collectifs, les quartiers et les organisations ?
... Cette rencontre de femmes a eu lieu dans le village de San Juan Volador, situé au bord de l’océan Atlantique dans la région de Vera Cruz ... « El son del caracol » ... dans l’émission féministe Langues de Fronde de décembre 2019 ... réseau de solidarité entre de nombreuses luttes menées dans tout le pays, fondées sur des objectifs et des valeurs similaires à celles des zapatistes : démocratie directe, solidarité, autonomie. ... En attendant la 2e rencontre internationale de femmes qui luttent appelée par les zapatistes, qui aura lieu fin décembre 2019 au Chiapas ! http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2019/10/31/invitation-a-la-deuxieme-rencontre-internationale-des-femmes-en-lutte/
P.-S.
Le caracol, c’est un escargot ou un coquillage, et surtout leur coquille, dont la spirale fait le lien entre l’intérieur et l’extérieur. C’est l’image choisie par les zapatistes pour représenter le lien entre leurs communes autonomes et le reste du Mexique et du monde. C’est dans cette optique qu’ils et elles ont créé les Caracoles, sortes de chefs-lieux régionaux zapatistes : des lieux de coordination entre municipalités autonomes de la région, où se déroulent les Conseils de bon gouvernement (composés de délégué.e.s élu.e.s des dites municipalités), certaines activités (écoles et cliniques de santé notamment), et qui sont une porte d’entrée pour les personnes extérieures.
Documents associés à l'article : https://rebellyon.info/IMG/pdf/declaration_finale_de_la_2eme_rencontre_de_femmes_du_cni_-_version_francaise.pdf