Connu / tg 8/7/22 16:40
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Décret déclarant "d'utilité publique" la poubelle dénommée dans la novlangue CIGEO
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Autorité de sûreté nucléaire (ASN) @ASN · 23 juin
@ASN soutient cette initiative @iaeaorg pour créer un cadre multilatéral favorable au déploiement sûr des petits réacteurs modulaires #SMR
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IAEA - International Atomic Energy Agency
@iaeaorg
· 23 juin
🤝 Through NHSI, we're gathering industry players & nuclear regulators from around the world to increase collaboration, to establish common approaches on technical and policy issues, to pave the way for greater harmonization in licensing and deployment of #SMRs. ⚡
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Tr.: Nucleair Harmonization & Standardization Initiative ...
( 29 ) Commentaires Tags : Energie , ENR , nucléaire
Catégories : Enjeux et chiffres du mix énergétique
Suite au lancement demandé par le gouvernement d’une étude sur la construction de 6 nouveaux EPR en France, j’ai participé à l’écriture de deux articles pour Enerpresse : Peut-on se passer de nucléaire en France ? [1] (appelé par la suite article GLP) et La montée en puissance des énergies renouvelables électriques ne nous mettra pas sur la paille [2](http://article GQS). Ces deux articles visaient à comparer le coût et la faisabilité d’un mix électrique principalement ENR à un mix 50% nucléaire. Malgré des horizons de temps, des hypothèses de consommation et de choix de moyens de production différents, ces deux articles parviennent à des conclusions similaires. Les coûts des deux mix sont comparables, ce qui rend caduque un des arguments régulièrement avancés contre les EnR électriques, à savoir leur coût exorbitant. L’analyse rationnelle conduit donc à ne pas s’engager tout de suite dans la construction de 6 EPR pour prendre le temps d’étudier les différentes options.
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7. Coûts de renforcement et de raccordement au réseau
Rappelons d’abord que le consommateur final achète l’électricité 170 euros le MWh (17 centimes le kWh) dont 30 % pour financer les coûts de réseau, soit 51 euros le MWh, l’ordre de grandeur du coût de production actuel.
Rappelons ensuite que les installations éoliennes terrestres et solaires ne supportent pas seulement le coût de raccordement, mais également une quote-part (en €/MW) du coût de renforcement total du réseau (à l’échelle d’une région), calculé par ENEDIS et RTE, conformément aux Schémas Régionaux de Raccordement au Réseau des Énergies Renouvelables.
Donc le coût de raccordement et une partie du coût de renforcement du réseau liés aux éoliennes terrestres et au solaire PV est déjà intégré dans leur coût actuel.
Ce n’est, cependant, pas le cas pour l’éolien maritime dont le raccordement est réalisé par RTE, qui estime ce cout à 7 Mds d’euros pour 10 à 15 GW. En ordre de grandeur, cela augmente le coût du MWh de 10 à 20 euros (selon le taux d’actualisation retenu), voire deux fois moins si ce raccordement dure 60 ans (la durée de vie des éoliennes marines étant de 30 ans par hypothèse).
Etant donné que les coûts de renforcement et de raccordement au réseau augmentent plus que proportionnellement à la pénétration des EnR variables, nous avons dans les deux articles inclus des surcoûts de réseaux (en plus de ceux déjà intégrés comme noté ci-avant).
Dans l’article GLP, nous avons estimé les surcoûts de réseau liés aux EnR variables (en plus des coûts de raccordement et de la quote-part EnR terrestre déjà intégrés) à 10 à 20 euros le MWh. Cette estimation « du pouce » mériterait d’être étayée plus solidement. Ce n’est possible que par une simulation fine faite par Enedis et RTE.
Alain Grandjean
Je remercie Cédric Philibert, Philippe Quirion et Behrang Shirizadeh pour leur relecture et commentaires sur cet article, qui n’engage cependant que moi
Notes
[1] Peut-on se passer de nucléaire en France ? Enerpresse Le Quotidien de l’Energie (n°12491 – 16/01/20), avec François Lempérière (Président d’Hydrocoop) et Cédric Philibert (ancien analyste à l’Agence Internationale de l’Energie).
[2] La montée en puissance des énergies renouvelables électriques ne nous mettra pas sur la paille, bien au contraire, lettre d’Enerpresse Le Quotidien de l’Energie (n°12498 – 27/01/20), avec Philippe Quirion (Directeur de recherche au CNRS, CIRED) et Behrang Shirizadeh, (Doctorant au CIRED).
[3] Les parlementaires ont inscrit dans la loi que la part du nucléaire serait plafonnée à 50% en 2035. Ce choix peut évidemment être discuté entre experts. Mais il se trouve que la loi en démocratie doit s’imposer.
[5] Avec un taux d’actualisation de 7% qui est celui qu’utilise EDF dans tous ses calculs
[6] Le LCOE (Levelized Cost Of Energy) se calcule ainsi :
calcul-LCOE
[7] La dernière annonce est de quinze mois de retard et d’un surcoût de 2,15 milliards d’euros. Les coûts « sont désormais estimés entre 24,3 et 25,4 milliards d’euros » selon EDF qui table sur l’objectif de démarrer la production d’électricité sur le réacteur n°1 à fin 2025. Voir ici >
[8] Lazard’s levelized cost of energy analysis, version 13.0.
[9] Coûts des énergies renouvelables et de récupération en France. Données 2019. Ademe
[10] Le calcul du risque dans les investissements publics, Christian Gollier, Centre d’Analyse Stratégique (2011), Evaluation socioéconomique des investissements publics – Rapport de la mission présidée par Émile Quinet – CGSP – 2013
[11] Newbery & alii, Financing low-carbon generation in the UK: The hybrid RAB model, WP UNiversity of Cambridge, 2019.
[12] Voir les données de RTE page 49. A ce jour l’éolien maritime est marginal en France
[13] S. Pfenninger and I. Staffell, 2016. Long-term patterns of European PV output using 30 years of validated hourly reanalysis and satellite data. Energy, 114, 1251–1265. I. Staffell and S. Pfenninger, 2016. Using Bias-Corrected Reanalysis to Simulate Current and Future Wind Power Output. Energy, 114, 1224–1239. Les codes sont en libre accès ici
[14] Moraes Jr, L., Bussar, C., Stoecker, P., Jacqué, K., Chang, M., & Sauer, D. U. (2018). Comparison of long-term wind and photovoltaic power capacity factor datasets with open-license. Applied Energy, 225, 209-220.
[15] LBNL, Wind Technologies Market Report 2018
[16] 18 0000 sites ont été identifiés, dont certains ne seront pas si faciles que cela à exploiter (pour des raisons réglementaires ou de coût). Évaluation du gisement relatif aux zones délaissées et artificialisées propices à l’implantation de centrales – ADEME, TRANSENERGIE – Avril 2019
[17] Observatoire de l’énergie solaire photovoltaïque en France (Déc. 2019). L’autoconsommation croit vite.
[18] Voir les données de RTE
[19] Observatoire de l’Eolien en France – 2019
[20] JRC, “Cost development of low carbon technologies”, 2017
[21] Voir ici. Il est probable que le cout de financement soit assez bas pour cette opération.
[22] En nous basant sur l’étude de Carbone 4 Evolution de la demande électrique à moyen et long terme : quels impacts pour la gestion de la pointe électrique en 2030 et 2050 ? 2019
[23] Bloomberg NEF, 2H 2019 LCOE update.
*Connu / tg le 19/06/22 à 14:24
Institutions | 0 commentaires
Les opposants au nucléaire, forcément, s’opposent et critiquent. Lapalissade. Mais que dire alors d’un rapport interne discrètement disposé sous la pile dans le tiroir de la commode du garage qui tirerait une sonnette d’alarme ? Rien officiellement… Ce rapport émane pourtant d’un des plus hauts responsables d’EDF dans lequel il reconnait qu’un accident n’est plus négligeable au regard de l’état des centrales. Bon, l’augure a été avancé en 1989 et est dépassé, mais les éléments relevés restent d’actualité chaude et le pourcentage a donc nécessairement cru un plus encore depuis.
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Ce rapport est appelé ‘rapport Tanguy’, du nom de son rapporteur donc, comme il est d’usage en pareil cas. Pierre Tanguy, ci-devant Inspecteur Général de la Sûreté Nucléaire d’EDF, autant dire un homme du cénacle. Cette communication pointe un vieillissement plus rapide que prévu de certains éléments essentiels au bon fonctionnement des réacteurs, plus rapides que les attendus de sûreté minimum réglementairement imposés et anticipés par calculs savants (encrassement précoce de générateurs de vapeur par exemple), et un risque de ruptures brutales de tubes de générateurs est carrément redouté.
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Au niveau des générateurs de vapeur, ce phénomène d’étranglement des tubes au niveau des orifices de passage dans les plaques entretoises, résultant d’une corrosion accélérée du métal de ces plaques, est un phénomène nommé « denting » (analogue à celui constaté aux Etats-Unis il y a quelques années, pour lequel des fissurations par corrosion sous contrainte s’ensuivent). L’origine exacte de ce défaut restait alors à déceler). Cela entraine aussi des déformations à la base des tubes des générateurs de vapeur des tranches 1300 MW, dues à la présence de boues et de particules métalliques.
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Connu / tg 19/06/22
Connu / https://twitter.com/bonob0h/status/1537038435814359041
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bonob0h @bonob0h · 23h En réponse à @LaurenceParisot et @JeanLoupSalzman
Tant que les pro nucléaire en resteront au Préssurisé, sans se bouger pour un Autre Nucléaire, les RSF il y aura toujours des oppostions stériles
Pour votre gouverne
https://youtube.com/watch?v=2mMsqFAIdsE
si comme bien des écolo vous ne connaissez pas certaines réalités du nucléaire !
youtube.com
Thorium la face gâchée du nucléaire ARTE Documentaire 2016 HD With...
press wheel and auto-translate to your preferred language.Depuis des années nous militons pour faire connaître les réacteurs à sels fondus, comparés aux réac...
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Libération
Taxonomie européenne: premier coup d’arrêt au projet d’accorder le «label vert» au gaz et au nucléaire
Les députés des commissions Envi et Econ ont voté contre la proposition de la Commission d’inclure gaz et nucléaire dans la taxonomie, ce qui leur aurait permis de bénéficier des aides à la transition écologique.
Connu / tg 14/06/22 22:46 => lire ACT
168 359 vues - 3,6 k - 988 k abonnés - 93 commentaires
Nicolas Nace : Expert transition énergétique à Greenpeace France
Gilles Babinet : Co-président du Conseil national du numérique et entrepreneur
Connu / tg 14/06/22 9:37
Connu / tg 9/6/22 16:52
Durée de lecture : 9 minutes - Nucléaire
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?DH0Bmg
Durée de lecture : 5 minutes - Nucléaire
Pannes en série, retards, manque de compétences… Le nucléaire français est à la peine, écrit dans cette tribune le directeur de l’Observatoire du nucléaire.
Stéphane Lhomme est directeur de l’Observatoire du nucléaire.
C’était prévu pour 2035, mais EDF y est parvenue dès ce mois de mai 2022 : plus de la moitié du parc nucléaire est à l’arrêt, et l’atome ne fournit plus, par moments, que 50 % de l’électricité produite en France. Mieux, si l’on peut dire : l’état de dégradation du parc nucléaire, avec en particulier une cruciale affaire de corrosion https://reporterre.net/Corrosion-nucleaire-EDF-savait-depuis-1984 de systèmes de sécurité, entraîne la fermeture de nombreux réacteurs pour des durées actuellement indéterminées, mais qui devraient se compter en semestres, voire en années.
De plus, c’est au fil des futurs arrêts programmés qu’EDF va vérifier si d’autres réacteurs ne sont pas eux aussi touchés
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connu / tg 27/05/22 à 18:24
541 vues - 176 - 21,3 k abonnés
Dans ce portrait-vidéo, nous vous proposons de découvrir le candidat de la 2e circonscription de la Drôme : Gilles Reynaud !
Il s'engage contre le nucléaire et se battra pour une convention collective pour ces salariés.
12 commentaires
emmanuelle legrand il y a 7 heures
Félicitations Gilles pour votre candidature✌Parfait et atout précieux, cette expertise sur la filière nucléaire et sur les conditions de travail effectives dans ces métiers👏🙏
Votons massivement pour la NUPES aux législatives
... les éditions Cambourakis rééditent le livre de la militante antinucléaire Xavière Gauthier, "La Hague, ma terre violentée" (1981) dans une version augmentée intitulée "Retour à la Hague : Féminisme et nucléaire". Nous publions ici sa postface rédigée en janvier 2022. Il s'agit d'une lettre ouverte adressée à l'activiste suédoise Greta Thunberg où l'autrice tisse des liens entre luttes féministes et antinucléaire et mouvement climat.
Temps de lecture : 13 minutes
Extrait de Xavière Gauthier, Sophie Houdart & Isabelle Cambourakis, Retour à La Hague : Féminisme et nucléaire, Collection Sorcières, Éditions Cambourakis, Paris, 2022
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Agir pour l’Environnement (https://5mn.agirpourlenvironnement.org/?utm_source=sendinblue&utm_campaign=CA-Cinqminutescontrelenucleaire&utm_medium=email)
Dimanche 24 avril de 19h55 à 20h, je participe à l’action "5mn contre le nucléaire" ☢️
Notre système électoral est ainsi fait que le second tour de l’élection présidentiel nous laisse le choix entre le pire et le moins pire… Nous ne nous résignerons jamais à subir ce lent délitement de ce monde en surchauffe. Face à la volonté des deux derniers candidats en lice de relancer le nucléaire, mobilisons-nous, dimanche 24 avril de 19h55 à 20h en éteignant les lumières et appareils électriques. #5mncontrelenucléaire
Connu / tg 22/04/22 à 12:06
Durée de lecture : 8 minutes - Clés : Nucléaire Catastrophes nucléaires
L’obsession des conservateurs pour le nucléaire repousse le débat sur la sobriété. C’est pourtant le meilleur moyen pour limiter le réchauffement climatique. Mais elle suppose une baisse des inégalités, une nécessité ignorée par les nucléaristes. [Enquête 5/5]
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le débat sur le nucléaire n’est que le faux-nez d’un refus d’aborder la question des inégalités, en France comme dans les autres pays. La promotion du nucléaire exprime le refus de se poser la question de la société dans laquelle on veut vivre. Il est fort probable que la dureté des temps imposera des contraintes douloureuses, si on ne fait rien. Mieux vaut choisir que subir. Et s’engager dans une société juste, sobre, libre, dans laquelle le nucléaire deviendra un sujet d’étude pour les historiens.
Notes
[1] Discours du 8 décembre 2020 au Creusot.
[2] La Parisienne libérée, Le nucléaire, c’est fini, La Fabrique, 2019, p. 106.
[3] « Analyse » évoquée par les Travaux relatifs au nouveau nucléaire — Programme pluriannuel de l’énergie (PPE) 2019-2028. Interrogée par Reporterre, l’Andra ne l’a pas communiqué.
[4] p. 593.
[5] Voir tweet de Digiconomist.
[6] Figure 6.10abcd.
Connu / https://twitter.com/KEMPFHERVE/status/1516073813477367812
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Hervé Kempf @KEMPFHERVE
Pourquoi le nucléaire est-il soutenu par la droite et par l’extrême-droite, alors que la gauche et les écologistes veulent en sortir ?
Thread 🧶
5:18 PM · 18 avr. 2022·- 47 Retweets 48 Tweets cités 117 J'aime
D’abord par la focalisation historique sur la bombe atomique et sur l’idée que la dissuasion nucléaire est indispensable. Nucléaire civil et militaire sont intrinsèquement liés, et conserver la bombe sans l’industrie de l’énergie atomique n’est pas imaginable.
Surtout, le plan efficace pour réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre implique une politique drastique d’économies d’énergie et des énergies renouvelables.
Problème : réaliser de fortes économies d’énergie implique de viser d’abord les plus riches, qui sont de loin les premiers émetteurs de gaz à effet de serre. Donc, implique de réduire les inégalités de revenus et de patrimoines.
Lutter contre les inégalités ? La droite et l’extrême-droite s’y refusent. Pour noyer le poisson, elles prétendent donc que le nucléaire permettra de répondre au problème climatique.
Au fait, M. Macron met le paquet sur le nucléaire en mixant avec les renouvelables. Mme Le Pen ne prétend faire QUE du nucléaire et veut démanteler les éoliennes. Son projet énergétique est totalement irrationnel.
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Durée de lecture : 15 minutes - Clés : Nucléaire ; Catastrophes nucléaires
Dans le monde, le nucléaire est en déclin, largement supplanté par les énergies renouvelables. Pourtant, la France prévoit de relancer le nucléaire. Une relance qui se base sur des hypothèses fragiles et risque de nous coûter cher. Enquête [4/5]
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La recommandation du Giec : réduire fortement la demande et développer les renouvelables
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Notes
[1] p. 40.
[2] p. 19.
[3] AIE, World Energy Outlook 2020, 13 octobre 2020.
[4] Interview de Claude Turmes par Ouest-France, 2 avril 2021.
[5] Gazzane, Hayat, « Les pays qui abandonnent l’atome », Les Échos, 24 décembre 2021.
[6] Voir le dernier paragraphe de l’article d’ABCNews.
[7] Rapport de 2018 sur la limitation à 1,5 °C du réchauffement.
[8] Folz, Jean-Martin, La construction de l’EPR de Flamanville, octobre 2019, p. 29.
[9] Par rapport à son aîné, l’EPR2 ne contient plus que trois « trains » — des systèmes de sauvegarde qui fonctionnent en parallèle — au lieu de quatre, il aura une enceinte simple et non une double, présentera une taille réduite du récupérateur de sodium, et sera privé du système d’aspersion dans l’enceinte de confinement, un équipement qui fait baisser la pression en cas de rupture dans le circuit primaire.
[10] IRSN, mars 2021, Avis IRSN N°2021-00049 : Dossiers d’options des principaux équipements sous pression nucléaires destinés aux futurs réacteurs EPR2.
[11] RTE p. 33. Scénarios présentés p. 17.
[12] p. 8.
[13] Audition de Xavier Piechaczyk, président de RTE le 27 octobre 2021 à l’Assemblée nationale. Cité par : Viennot, Marie, « La relance du nucléaire... quoi qu’il en coûte », France Culture, 13 novembre 2021.
[14] Cour des comptes, Les choix de production électrique : anticiper et maîtriser les risques technologiques, techniques et financiers, novembre 2021, p. 22.
[15] Interview de Mycle Schneider le 11 mars 2021, « Every euro invested in nuclear power makes the climate crisis worse ».
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?vajA1w
Enquête — Nucléaire - Durée de lecture : 7 minutes
Portés par un puissant lobbying, les pronucléaires tentent de séduire l’opinion publique. « Le nucléaire n’émet pas de gaz carbonique », vraiment ? L’atome n’est ni anodin pour le climat, ni pour les citoyens. Enquête [1/5]
[1/5 — Le nucléaire n’est pas bon pour le climat] Face aux lobbies qui présentent le nucléaire comme LA solution au défi climatique, Reporterre a mené l’enquête. Comment l’atome s’est-il imposé dans le débat public ? Un accident grave est-il possible en France ? La sobriété n’est-elle pas la meilleure solution à l’urgence climatique ?
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analyser comment les solutions proposées répondent à des critères autres que l’émission de gaz à effet de serre, paramètre pour lequel elles sont à égalité. Ces critères vont porter sur la dangerosité éventuelle des solutions, sur leur faisabilité, sur leur coût, sur ce qu’elles impliquent pour la vie quotidienne, sur le type de société qu’elles impliquent.
C’est ce que nous allons explorer dans les parties suivantes de l’enquête de Reporterre :
• L’accident qui ne doit pas arriver
Le propre d’un accident grave est qu’il est toujours imprévu, et que son ampleur dépasse les protections envisagées. Les catastrophes nucléaires sont ainsi rares, mais bouleversantes. Et leurs conséquences sont gigantesques, tant sur le plan humain qu’économique. Elles se font sentir sur des décennies en raison de la contamination radioactive des territoires. Le scénario d’un accident grave en France a été étudié par l’IRSN. Il est tragique.
• Un accident nucléaire peut-il se produire en France ?
Guerres, cyberattaques, dérèglement climatique... Les causes possibles d’accidents graves sont nombreuses. Et en France, les réacteurs vieillissants gérés par une entreprise en difficulté financière soulèvent la crainte qu’un accident majeur puisse se produire. Les responsables de la sûreté nucléaire lancent des avertissements répétés sur la fragilité de la filière.
• Relancer le nucléaire ? Une mauvaise affaire pour le climat
Dans le monde, le nucléaire est en déclin, largement supplanté par les énergies renouvelables. Car celles-ci ont énormément progressé techniquement et économiquement, quand le nucléaire stagnait dans une technologie très datée. Pourtant, la France prévoit de relancer le nucléaire. Le scénario sur lequel se base cette relance repose sur des hypothèses fragiles. Le nucléaire risque fort de nous coûter cher.
• Nucléaire ou sobriété, il faut choisir - en ligne jeudi 14 avril
L’obsession des conservateurs pour le nucléaire permet de repousser le débat sur la sobriété. Celle-ci est pourtant le moyen prioritaire pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Mais la sobriété suppose une réduction forte des inégalités, et donc une vision de la société tout autre que l’imaginaire nucléariste.
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?aJhkmw
Ndlr : "nucléaire ou sobriété" sortira jeudi ACT
52 minutes
Face à l'urgence de sortir des énergies fossiles, l'énergie nucléaire est parfois présentée comme la solution incontournable. Mais avec ses risques et ses nombreux inconvénients, est-elle une réponse adaptée ?
Face à l'urgence climatique, il est crucial de s'interroger sur l'énergie produite par le nucléaire. © Getty / Karl Hendon
En 2011, plusieurs décennies après l'accident de Tchernobyl, la catastrophe nucléaire de Fukushima rappelait que la production d'énergie nucléaire nous exposait en permanence au danger. Des centaines de milliers de personnes ont été évacués et encore aujourd'hui, des régions entières restent contaminées par la radioactivité. Immédiatement après le drame, certains pays européens se désengagent et décident de sortir progressivement du nucléaire.
Pour autant, avec l'urgence de la transition énergétique, le nucléaire fait face aujourd'hui à un regain d'intérêt. Ses partisans font valoir qu'elle émet très peu de CO2, ce qui en fait la solution incontournable pour lutter contre le réchauffement climatique. En France, un plan de relance du nucléaire civil a été mis en place, avec la construction de nouveaux EPR (réacteurs nucléaires à eau pressurisée).
Ces dernières années, les déboires du nucléaire s'accumulent : risques d'accidents, retards de construction, gestion des déchets, coût... Avec ses inconvénients, le nucléaire est-il une solution pour sauver le climat ? Comment s'en passer ?
En partenariat avec Reporterre : Le nucléaire n'est pas bon pour le climat
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Hervé Kempf, Journaliste et auteur, rédacteur en chef de Reporterre
Maxence Cordiez, Ingénieur dans le secteur de l'énergie