Connue / mel du 21/11/23 à 13:39
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Excellente intervention de la représentante de la Palestine à l'ONU, Mme Nada Abu Tarbush, à voir, à revoir et à diffuser
Elle démonte magistralement et talentueusement la désinformation israélienne point par point
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Vous souhaitez agir dans votre entreprise en faveur du climat et de l'environnement mais ne savez pas comment procéder ? Vous avez commencé à le faire mais rencontrez des difficultés ? Ou bien vous avez déjà réalisé des actions concrètes et souhaitez en faire profiter les autres membres d'Alumni for the Planet ?
... webinaire gratuit animé par Gwenola Bliek et Caroline Lejeune, toutes deux bénévoles de l'association Alumni for the Planet.
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Fermes usines : une action symbolique de Greenpeace à Poitiers, devant la préfecture de la Vienne / lanouvellerepublique.fr
Une quinzaine de manifestants ont déployé une banderole tôt ce lundi 20 novembre devant les grilles de la préfecture de la Vienne, ...
Connu / TG le 20/11/23 à 11h26
Connu / TG le 20/11/23 à 15h19
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Greenpeace en appelle donc à un moratoire sur les nouveaux projets. La France compte à ce jour 3 010 fermes-usines, dont 70% situées en Bretagne et dans les Pays de Loire. En Poitou-Charentes, la plus forte concentration concerne les Deux-Sèvres. Dans la Vienne les fermes-usines représentent selon l'organisation 320 000 volailles et 32 000 porcs répartis dans douze structures (Senillé-Saint-Sauveur, Amberre, Le Vigeant, Champigny-en-Rochereau, Basses, Pouant, Chauvigny, Paisay-le-Sec, Usson-du-Poitou, Linazay, Bouresse, Cloué). Le projet de la « ferme aux 1200 taurillons » de Coussay-les-Bois mobilise quant à lui depuis dix ans les militants de l’Aspect avec, déplore Anny sa vice-présidente, « le sentiment que les porteurs de projets bénéficient d’une complaisance très coupable des pouvoirs publics, sur le plan administratif comme sur le plan judiciaire ».
Connu / TG le 20/11/23 à 11:18
Connu / TG le 08/11/23 à 11:25
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Combattre l’antisémitisme avec les soutiens de Netanyahou ? Même en Israël, des voix de plus en plus nombreuses disent « Pas en notre nom ». Un seul objectif s’impose: cessez-le-feu immédiat ! Levée du blocus de Gaza !
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Connu / TG le 19/10/23 à 20:37
Menaces sur l’IRSN : la démocratie environnementale n’est pas en option ! / Greenpeace France
Communiqué co-signé par : Les Amis de la Terre France, Attac France, l’Association pour l’emploi sans carbone, Global Chance, Greenpeace ...
Connu / TG le 15/10/23 à 15:40
France : Golfech : 350 kilos de produits chimiques dans l’environnement / Réseau Sortir du nucléaire
Fin octobre 2023, en contrôlant un matériel qui refroidit certains locaux du réacteur 2 de la centrale ...
Connu / TG le 13/10/23 à 17:26
La multiplication des projets agrivoltaïques alimente la méfiance sur l’avenir des terres. S’il existe parfois un intérêt agronomique, cette ...
Connu / TG le 13/10/23 à 14:41
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Q²
Une enquête très intéressante de reporterre en 3 volets sur l'agrivoltaïsme, pour alimenter nos discussions lors d'une prochaine mensuelle
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124 k abonnés - 6,6k+ - 48 273 vues - 502 commentaires
Les nouveaux OGM arrivent, et ils seront encore plus merveilleux que les anciens...
Pour garder le contrôle sur les OGM, c'est par ici :
https://mobilisation.pollinis.org/nou...
Pour en savoir plus :
https://sh1.sendinblue.com/3g90pevmj5...
Écrit et réalisé par Jeremy Bismuth
Interprété par Laura Flahaut, Hadi Rassi, Jafar Saad & Clément Caissal
Sources :
- Synthèse par le Ministère de la Transition écologique
https://www.ecologie.gouv.fr/organism... - Synthèse par la presse :
https://www.lemonde.fr/idees/article/...
https://www.francetvinfo.fr/replay-ra... - Rapport de l'Académie des sciences (US) sur les OGM
https://www.nationalacademies.org/our... - Effets des OGM sur les pollinisateurs
https://www.ipbes.net/assessment-repo... - Évolution de l'utilisation du glyphosate
https://enveurope.springeropen.com/ar... - Résilience de l'agroécologie
https://reseauactionclimat.org/wp-con... - Sondage
https://cdn.greenpeace.fr/site/upload...
Irrigation et pollution dans la Vienne : deux fermes mises à l’amende / lanouvellerepublique.fr
Deux fermes ont été condamnées devant le tribunal de police de Poitiers : la première pour une irrigation interdite, la seconde pour ...
Connu / TG le 14/10/23 à 16:31
8 370 signatures
Signez la pétition
À M. Rigoulet-Roze, préfet de la région Pays de la Loire, à M. Lescure, ministre de l’industrie et à M. Béchu, ministre de la transition écologique:
L'usine Yara de Montoir-de-Bretagne menace la santé et la sécurité des habitants. Elle ne respecte ni les normes environnementales, ni les mesures de prévention des risques, ni ses propres engagements. Les experts étaient déjà inquiets du risque d'explosion. La transformation du site de production en entrepôt immense ne fait qu’accroître ce risque. Il est de votre devoir de bloquer administrativement le maintient et l’extension du site de stockage jusqu'à sa mise en conformité de toute urgence et avant une potentielle catastrophe.
Nous avons peur pour nos familles.
Nous habitons près de l’usine Yara de Montoir-de-Bretagne qui stocke déjà jusqu’à 112 000 tonnes de nitrate d’ammonium sans respecter les mesures de sécurité prévues par la loi.
Une explosion, comme à Beyrouth, toucherait plus de 80 000 personnes et aurait des conséquences dévastatrices dans un rayon de 8km, comprenant nos maisons et l’école de nos enfants.
Et on laissait faire… jusqu’à aujourd’hui: grâce à la mobilisation d'associations locales, le groupe a été sommé de rendre des comptes et a annoncé transformer son usine en site de stockage géant et donc… multiplier encore les quantités d’engrais entreposées!
Depuis 10 ans, Yara se joue des sanctions. Profitons que l’usine soit enfin dans le collimateur des médias et des responsables locaux, exigeons du préfet la suspension du site de stockage tant que la sécurité et la santé de nos familles ne sera pas garantie.
Publié le 13 novembre 2023
Parlez-en à vos amis!
21 HEURES DE LA NON-VIOLENCE - Seconde édition du 29 novembre au 1er décembre 2023
DECOUVREZ LE PROGRAMME !
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Connu / TG le 13/10/23 à 14:36
« Comment la France peut-elle retrouver sa voix ? »Avec François Boulo, Dominique Bertinotti et Charles-Henri Gallois
Aude Lancelin a reçu François Boulo, avocat et Gilet jaune, Dominique Bertinotti, ex-ministre socialiste, et Charles-Henri Gallois, président de Génération Frexit, pour une grande soirée sur l’avenir du pays. Alors que la position d’Emmanuel Macron après les attaques du 7 octobre n’a cessé d’évoluer, passant d’un soutien inconditionnel à Israël à une exhortation à arrêter le massacre d’innocents à Gaza, avant de se rétracter à nouveau, la France a-t-elle encore une voix singulière ? Est-ce la fin du non-alignement pour notre pays ? Le terminus de son indépendance diplomatique et économique ? Un débat à ne pas manquer sur QG
Connu / https://twitter.com/LibreQg/status/1724740274805477867
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QG le média libre @LibreQg
"À travers l'extrême droite, la classe dominante a trouvé son plan B"
Hier soir sur QG, @alancelin a reçu en direct @francoisboulo, avocat, pour un grand débat
11:45 AM · 15 nov. 2023 - 12,6 k vues - 3 - 55 -91 - 4
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Tr.: ... comment faire consensus ? ... la gauche devrait parler de sécurité, d'immigration ... une partie de la gauche n'est plus capable de penser ... nos élites sont formatées par leur formation ... besoin de pensée hétérodoxe ... l'ENA pour former de hauts fonctionnaires qui avaient le sens de l'état et non pas pour devenir pdt de la république ... nos universitaires de grande qualité ... manque de travail et de courage ... crise des élites ... relire l'étange défaite de Marc Bloc, plutôt Hitler que Bloum ...
1h01 terminer ACT
#RDLS167 : Viser l'unité du peuple dans la lutte pour la paix et contre les racismes - 15 nov. 2023 / JEAN-LUC MÉLENCHON
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Dans ce 167e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur les dernières actualités.
Il commence par parler du conflit au Proche-Orient, pour rappeler l’importance des frontières dans les conflits internationaux. Dans le monde, 75% des nations ont des différends frontaliers. Ils peuvent conduire à des conflits armés. Il rappelle à cet égard les conflits liés aux frontières : en République démocratique du Congo, en Arménie, au Yémen…
Jean-Luc Mélenchon revient sur la théorie du « choc des civilisations » de Samuel Huntington, soulignant ses limites conceptuelles et son utilisation pour justifier des politiques de domination. Au XXIème siècle, elle s’ajoute au concept de « guerre totale » et donne lieu à ce qu’on nomme « le nettoyage ethnique ». Voilà le contexte dans lequel se déroule le conflit au Proche-Orient.
Il explique alors l’importance des mots dans les relations internationales, rappelant que l'utilisation du terme "terrorisme" exclut le concept de "crime de guerre". Le droit international doit être la référence pour condamner les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité.
Il revient alors sur la nécessité d’un cessez-le-feu, ce qu’il soutient dès sa première déclaration suite aux attaques du 7 octobre 2023. Il critique le manque de réaction immédiate en ce sens. Il plaide donc pour une intervention forte de la France pour le cessez-le-feu et souligne les risques d'une guerre généralisée dans la région.
Jean-Luc Mélenchon souligne ensuite l'impact des conflits étrangers sur la politique nationale. Pour obtenir une majorité, le « bloc bourgeois » se rassemble sur des positions concernant le conflit, malgré leurs appartenances politiques diverses. Face à cela, la lutte contre le racisme est un élément clé de l'Union populaire et de l'unité du peuple français. Il critique ceux qui prétendent lutter contre l'antisémitisme tout en alimentant l'islamophobie, notamment le Rassemblement national.
Il critique alors l’organisation de la marche contre l'antisémitisme du 12 novembre 2023, affirmant que l'absence de l'appel à la lutte contre tous les racismes a empêché beaucoup de monde de participer. Il souligne la nécessité d'une mobilisation massive contre tous les racismes, l’antisémitisme et l’extrême droite et appelle les insoumis à manifester samedi 18 novembre à cet égard.
SOURCES
- Les frontières disputées et conflictuelles dans le monde : https://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/carte-a-la-une/conflits-differends-frontaliers
- Yémen: pire catastrophe humanitaire au monde : https://press.un.org/fr/2018/cs13586.doc.htm
- RDC : près de 7 millions déplacés par les violences : https://news.un.org/fr/story/2023/10/1140132
- Les menaces de mort envers LFI font craindre une escalade des violences contre les élus : https://www.lopinion.fr/politique/les-menaces-de-mort-envers-lfi-font-craindre-une-escalade-des-violences-contre-les-elus
- Permanences et renouveau de l’antisémitisme en France : https://www.cairn.info/revue-communications-2020-2-page-63.htm
79 Signatures
Pirkei Avot: Chapitre 1 - Michna 18
Il [Chim'one le fils de Rabbane Gamliel] avait l’habitude de dire : « Le monde tient sur trois piliers : la justice, la vérité et la paix, comme il est dit (Zékharya 8, 16) : ‘Rendez des sentences de vérité et de paix dans vos portes.’
"Etre juif, c'est être toujours au côté des opprimés et jamais du côté des oppresseurs" Marek Edelman, commandant en second de l'insurrection du ghetto de Varsovie
Nous venons de différents milieux, religieux ou non, de différentes origines, séfarades, ashkénazes. Pour beaucoup d’entre nous, nous avons de la famille en Israël. Nous ne prétendons aucunement représenter tous les Juifs de France.
Mais nous disons notre horreur à propos de ce qui se passe en Palestine et à Gaza en particulier
Nous disons :
- Pas en notre nom cette politique coloniale, raciste et suprémaciste.
- Pas en notre nom ce génocide en cours.
Parce que nous savons ce qu’ont subi les familles de certains d’entre nous durant la shoah, nous ne pouvons supporter ce qu’endure le peuple palestinien actuellement.
Parce que nous savons parfaitement ce qu’est le racisme antisémite et ses conséquences tragiques :
- nous ne pouvons supporter que l’on traite d’antisémite toute critique légitime des politiques israéliennes en cours de destruction de la Palestine et d’anéantissement du peuple palestinien.
- nous ne pouvons défiler contre l’antisémitisme en compagnie des racistes avérés du RN et de Reconquête.
- nous serons toujours du côté des populations discriminées et stigmatisées (Musulmans, Arabes, Rroms, Africains sub-sahariens, sans-papiers…)
Notre sécurité ne peut être assurée là-bas par l’Etat israélien. Nous en avons une preuve depuis la barbarie du 7 octobre. Elle ne peut être assurée aussi ici qu’en luttant ensemble contre toutes les formes de racisme sans les hiérarchiser.
Enfin il ne peut y avoir de paix entre Méditerranée et Jourdain que dans la réparation des injustices subies et l’égalité des droits pour tous.
Connue / https://ujfp.org/petition-appel-aux-juifs-de-france-pour-la-justice-et-la-paix/
François Ruffin face à cinquante nuances de droite extrême - Publié le 10 novembre 2023
Retrouvez François Ruffin sur le plateau de L'Evénement sur France 2, jeudi 9 novembre, face à Gérald Darmanin, Jordan Bardella, Marion Maréchal Le Pen, Sabrina Agresti et Aurélien Pradié.
Léa Falco : comment faire écologie ensemble ? : épisode • 4/8 du podcast « Je rêvais d’un autre monde » - Mardi 29 août 2023 / La terre au carré
Comment faire écologie ensemble ? ©Getty - FG Trade Latin
Série « « Je rêvais d’un autre monde » »
Ni les jeunes, ni les consommateurs, ni les entreprises ne pourront enclencher seuls une véritable transformation écologique structurelle de notre société. Pour être efficace, l’engagement écologique doit être pluriel et diversifié.
Y a-t-il vraiment d’un côté des boomers qui minimisent l’ampleur de la catastrophe climatique et de l’autre, de jeunes militants écologistes radicaux ? Comment “faire écologie ensemble” toutes générations confondues ?
Pourquoi n’y a-t-il pas d’adhésion unanime à une société écologique ? Comment et avec quels outils fédérer tout le monde autour du projet de construire une société écologique ?
Ce sont les questions auxquelles tente de répondre Léa Falco, porte-parole du collectif “Pour un réveil écologique”, dans son premier essai Faire écologie ensemble publié aux éditions Rue de l’échiquier.
Démontrant les écueils artificiels de la réflexion sur la transformation écologique, elle propose de dépasser la vision fataliste et clivante de l’écologie, et de dépassionner le débat pour bâtir une société soutenable.
Avec Léa Falco, membre du collectif "Pour un réveil écologique"
Extraits de l'entretien
En juin dernier, la dissolution des soulèvements de la Terre a provoqué une véritable fracture entre ceux qui soutenaient le mouvement et ceux qui applaudissaient des deux mains l'arme lourde utilisée par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. La décision de la dissolution a été suspendue depuis par le Conseil d'État. Ces derniers mois, en tous les cas, le radicalisme des militants a entraîné des tensions et une polarisation autour de l'écologie.
Et pourtant, face à l'urgence environnementale, une mobilisation collective de grande ampleur serait nécessaire pour parvenir à une véritable transformation de nos sociétés. Comment y parvenir ? C'est l'objet d'un livre Faire Ecologie signé Léa Falco membre du collectif Pour un réveil écologique que vous publiez aux éditions de l'Échiquier La guerre des générations n'aura pas lieu. Alors, comment mener la transformation ? Avec qui ? Compte requis pour qui ?
Un mode d’action adapté à la situation
Pour Léa Falco, le mode opératoire des écologistes est adapté : « Étant donné qu'il faut faire de la forme pour pouvoir être entendu dans les médias, les actions des soulèvements de la Terre, de désobéissance civile, permettent parfois que l’on parle un peu plus du fond. Je ne me colle pas la main sur la rue pour empêcher la circulation, mais je trouve dommage que les médias décrédibilisent ces actions plutôt que de se poser la question de pourquoi ces gens font ça. »
Un besoin d’ouverture et de diversité
Le militant écolo type aujourd’hui est une femme plutôt issues de milieux aisés, CSP+ et plutôt à gauche. Léa Falco « j'ai de la chance. Mes parents sont respectivement infirmière et électricien et donc j'ai un rapport au réel vraiment concret. J'ai été à l'école, au lycée, avec des tas de gens qui n'étaient pas du tout intéressés par l'écologie. On est conscient qu’on ne peut pas rester dans ce carcan actuel, plutôt urbain, assez parisien. On a un besoin d’ouverture. »
Un débat intergénérationnel
À écouter : Comment faire émerger une classe écologique consciente et fière d’elle-même ? Avec le philosophe Bruno Latour La Terre au carré 54 min
Léa Falco : « Nos parents ou grands-parents ont des enfants, des petits-enfants, parfois des arrière-petits-enfants qui vont vivre dans ce monde-là. Donc tout le monde a un intérêt à participer à la construction de la société. Mais lorsqu’on arrive au quotidien, ce n’est pas toujours marrant. Des parents, jeune retraités qui veulent partir à l'autre bout du monde… On arrive à la vraie question : structurellement, ce n’est pas facile d'être écolo aujourd'hui. C'est une question de volonté. Souvent, c’est plus cher, plus compliqué, et forcément socialement valorisé de voyager autrement. Le monde n'est pas fait pour que l'on soit écolo. Mais il faut faire en sorte qu’on obtienne des infrastructures qui vont nous permettre à tous d'être plus écolo. »
Un conflit artificiel
Léa Falco : « Il n’y a pas d’un côté une génération climat qui serait une génération jeune. Et puis, derrière le reste de la population. « Le parangon de la réussite qu'on nous propose en tant que jeune, est de voyager vite, de posséder des choses. Toutes les représentations, que l’on ne voit pas toujours, car nous vivons dans notre petite bulle. Les représentations actuelles du succès sont celles des grandes stars, des joueurs de foot et de tout un tas de gens qui, n'ont pas des modes de vie soutenables. »
Comment rendre l’écologie cool ? À écouter : Les boomers, les nouveaux boucs émissaires ?
Zoom Zoom Zen 54 min
Léa Falco : « Je suis passée au début pour la chiante qui voulait qu'on mange végétarien un repas et qui du coup forçait tout le monde. Mais petit à petit, j’ai taché de faire en sorte d'impliquer les gens dans la réalisation du repas. Lors d’un week-end on a fait un repas végétarien à nos amis. Ils ont découvert que manger végétarien était très correct, y compris si on faisait des courgettes braisées plutôt que des saucisses au barbecue…. C’est un travail de longue haleine. »
La peur ne fonctionne pas pour rendre les gens écolos
Léa Falco : « Instinctivement, on se dit que faire peur aux gens les fait bouger. Sauf que la recherche en communication climatique vous montre que c'est plutôt le contraire. La peur a tendance à paralyser. Si on vous donne l'impression que vous ne pouvez rien faire individuellement… Vous n’agissez pas. Et puis avec ces méthodes anxiogènes, on arrive à fédérer 8, 10 ou 15% de la population. Si on veut un projet d’ampleur, il vaut mieux évoquer les bénéfices de la transformation écologique. Il faut donc inventer un modèle qui soit à la fois émancipateur et agréable pour chacun, dans lequel on est une bonne santé, et qu’on ressente un bien-être. »
La décroissance
Léa Falco : « Croissance, ou décroissance, ce clivage qui n'a pas besoin d'être. Il va y avoir des secteurs qui vont croître et d'autres qui vont décroître. Il faut pour l'instant pouvoir s'extraire un petit peu de ce débat. Dans un premier temps, il faudra bien faire avec les entreprises et le système actuel. Je ne vois pas le grand soir, mais plutôt une série de petits matins qui progressivement éroderont le modèle jusqu'à ce qu'à ce qu’il ne fonctionne plus du tout comme auparavant. »
La contrainte législative
À écouter : Cyril Dion : "On a besoin de parler du réchauffement climatique d'une autre façon, de redonner de l'espoir" L'invité de 7h50 10 min
Léa Falco : « Les entreprises ne bougeront pas, car elles ne gagneront pas d’argent. Sauf à faire du green washing. Les citoyens doivent agir les premiers. Seule la contrainte législative fonctionne. Mais des mouvements s'organisent et vont faire le lien entre l'incapacité individuelle à faire changer les choses et la nécessité de mouvement structurel, comme la Convention des entreprises pour le climat. Les entreprises vont se concerter pour changer leur modèle et en plus, elles vont créer des revendications politiques pour le législateur… »
Chroniques Camille passe au vert Medef et climat : c’est qui le patron ? C’est le grand rendez-vous des entrepreneurs français : la REF 2023 réunit le Medef pendant deux jours à l’hippodrome de Longchamp. Des patrons tout bronzés à la sortie de l’été, et pas encore tous bien calés sur la crise climatique... 4 min
Clés : Environnement Écologie Biodiversité Nature Solidarité
Olivier de Schutter : "Pourquoi la croissance ne vaincra pas la pauvreté" : épisode • 3/8 du podcast « Je rêvais d’un autre monde » - Lundi 18 septembre 2023 / La terre au carré
La croissance économique ©Getty - Andriy Onufriyenko
Série « « Je rêvais d’un autre monde » »
Non seulement la croissance ne résoudra en rien la question des inégalités ni celle des multiples crises environnementales, mais au contraire, elle ne fera que les aggraver. C’est ce que montre Olivier de Schutter dans son livre.
Avec Olivier De Schutter Rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté
L’augmentation du PIB n’amène plus le bien-être escompté dans les pays riches, mais au contraire davantage d'inégalités, de pauvreté et d'impacts écologiques. Dans les pays riches la croissance est ainsi devenue contre-productive...
En outre, Olivier de Schutter s’attaque à la fausse croyance selon laquelle la croissance permet de réduire la pauvreté.
Dans Changer de boussole (Les liens qui libèrent), le rapporteur spécial de l’ONU sur les droits humains et l’extrême pauvreté, plaide pour la sobriété au Nord – qui ne se confond ni avec le renoncement ni avec le sacrifice – et pour une croissance différente de celle d’aujourd’hui dans les pays à faibles revenus.
Il démontre l’urgence d’un changement d’orientation devant générer plus de justice sociale et réduire la pauvreté.
Nous produisons assez pour nourrir 12 milliards de personnes
Près d'un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim aujourd'hui sur la planète, alors même que nous produisons dans le monde de quoi en nourrir 12 milliards. Pourtant, avec quelques décisions courageuses, par exemple dans le domaine de l'agriculture, le problème de la faim pourrait être résolu. C’est ce qu’on peut lire dans l'ouvrage d’Olivier de Schutter. Il explique pourquoi dans nos sociétés d'abondance, la recherche obsessionnelle de la croissance est aujourd'hui totalement contre-productive.
Intégrer la dimension sociale dans la transformation écologique
La question des inégalités sociales aujourd'hui et celles de la transition écologique sont étroitement imbriquées. Pour Olivier de Schutter : « Les impacts sur l'environnement de notre mode de croissance ont des impacts sur les personnes en pauvreté. Ce sont elles qui subissent la pollution de l'air, qui habitent sur les zones inondables ou sujettes à des glissements de terrain. Au niveau mondial, ce sont elles qui dépendent des ressources naturelles, qui sont les premières victimes des ruptures climatiques. On n'intègre pas la dimension sociale dans les choix que nous faisons pour décarboner l'économie. Il faut concevoir autrement la transformation écologique et en faire un levier de justice sociale. »
Une croissance contre-productive
Dans son livre, Olivier de Schutter montre que nos riches sociétés sont face à un énorme problème, celui de la croissance économique basée sur l'augmentation du PIB. Une méthode contre-productive qui est actuellement à son paroxysme : « La recherche de la croissance qui a été pendant tout le XXᵉ siècle l'obsession des gouvernements depuis que la valeur a été inventée au début des années 40, oriente des choix de politique économique d'une manière qui, aujourd'hui augmente les inégalités, l'insécurité des personnes à faible revenu et a des impacts sur l'environnement qu'on ne peut plus ignorer et qui n'était pas du tout présent à l'esprit des gouvernements dans les années 40 et 50, quand l'indicateur du PIB a commencé à les mobiliser. »
Un consensus qui émerge chez les chercheurs
Les politiques sont minoritaires à oser entrer dans ce débat sur la croissance, mais du côté des experts académiques, un consensus est en train d'émerger. Pour eux, la recherche de la croissance du PIB n'est pas un objectif souhaitable en soi, même si cette recherche a pu servir certains objectifs légitimes jusqu’à il y a une quarantaine d'années : « Il y a une véritable difficulté pour le monde politique à changer un logiciel hérité du XXᵉ siècle. Au XXᵉ siècle, on avait une droite et une gauche qui s'opposaient non pas sur le besoin de croissance, mais sur comment la réaliser, avec des recettes fondées plus la discipline fiscale et la récompense aux investisseurs de droite et à gauche, il y avait un débat sur le partage des fruits de la croissance, mais l'idée de croissance n'était pas contestée. »
À lire aussi : La France compte près de trois millions de millionnaires en 2022, un chiffre en hausse
De plus en plus d’inégalités
Une partie importante de la croissance des pays en développement repose sur les exportations vers les pays riches. Quand les pays riches réduisent leur croissance, ce sont les pays en développement qui en subissent les impacts. Pour notre invitée : « Il faut aller vers une déconnexion relative pour que les pays en développement puissent continuer de se développer sans que cela ne dépende de la croissance continue des pays riches. Mais en exploitant le pétrole ou l'industrie extractive, on détruit des communautés et on augmente les inégalités. On développe une économie de rente qui profite à quelques-uns, mais pas à la grande masse. Ces pays en développement doivent se poser la question de la sélectivité dans la croissance. »
La responsabilité des grandes entreprises
Les lobbies des entreprises ont un rôle indéniable dans cette course à la croissance. Pour Olivier de Schutter, l’influence politique des entreprises ne se limite pas à quelques actes isolés de corruption ou au lobbyisme financé dont elles sont capables : « Le vrai problème, c'est que ces grandes entreprises, sont les championnes des économies d'échelle des longues chaînes mondiales d'approvisionnement qui mettent en concurrence les producteurs du monde entier pour écouler à bas prix sur les marchés des produits de masse pour une consommation de masse. Ces entreprises peuvent s'adresser aux gouvernements pour ne pas être bridées par une fiscalité trop lourde ou par une réglementation trop exigeante, en leur disant qu’elles vont délocaliser leur production, et l’on ne pourra plus satisfaire les attentes du public qui veut pouvoir consommer. Si on continue à se donner comme objectif la croissance du PIB, on continue d'être l'otage de cette espèce de chantage qu'exercent les grandes entreprises qui en sont les championnes. »
Aller vers une société apaisée
Les études actuelles montrent toutes qu'entre la croissance du PIB et l'amélioration du bien-être, le sentiment de bonheur que les gens éprouvent, ce lien est rompu depuis plus de 40 ans : « L'augmentation de la richesse monétaire ne satisfait plus les attentes des gens. Ils veulent une vie équilibrée entre la famille, les amis, les loisirs d'une part et le travail d'autre part. Ce qu'ils veulent, c'est pouvoir habiter dans les endroits qui ne sont pas pollués et avoir un lien à la nature, pouvoir développer des talents ou autres que ce qu'ils peuvent développer au travail, avec des activités auto productives qui suppose qu'on travaille moins et qu'on aille vers une société plus pacifiée, apaisée, plus conviviale aussi. Cependant, l'offre politique, aujourd'hui, n'est pas de nature à ce que ces voix puissent se faire entendre. Peut-être qu'il faut aujourd'hui un sursaut d'imagination politique pour qu'on puisse véritablement tester la popularité de ces propositions auprès du public. »
Pour en savoir plus écoutez l'émission...
À réécouter : Timothée Parrique : pour une économie de la décroissance La Terre au carré 32 min
Chroniques Camille passe au vert C’est quoi la « planification écologique » ? La gouvernement compte sur la « planification écologique » pour réduire les émissions de gaz à effet de serre françaises. Elle devrait être officiellement présentée dans les jours qui viennent, mais de quoi s’agit-il exactement et quelles sont ses limites ? 5 min