Portrait
Cette figure de la vie intellectuelle française de l'après-guerre s'est éteinte. L'homme, tout à la fois, sociologue, philosophe et anthropologue, est décédé à l'âge de 104 ans.
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Edgar Morin s'est éteint à l'âge de 104 ans (JOEL SAGET/AFP)
Mis à jour le 30 mai 2026 à 09:48
« Je suis mort-né » aimait rappeler Edgar Morin, figure de la vie intellectuelle française de l'après-guerre, qui vient de disparaître à l'âge de 104 ans. Ne se voulant ni sociologue, ni philosophe, ni anthropologue, car il était, selon les époques, un peu tout cela, celui qui préférait se présenter comme un « humanologue » aura poussé son amour bien connu du paradoxe jusqu'à narguer pendant plus d'un siècle cette mort qui aurait voulu l'appeler à elle avant même qu'il ne pousse son premier cri.
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Les médecins avaient prévenu sa mère, Luna, qu'elle ne pourrait pas donner la vie sous peine de perdre la sienne, suprême dilemme qui n'a cessé de hanter son unique fils, marqué à jamais par cet épisode d'un début d'existence s'annonçant déjà comme sa fin ... dix ans plus tard cette mère adorée lui est enlevée brutalement par la maladie
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Son pseudonyme dans la Résistance
Son père, Vidal Nahoum, dont il écrivit la biographie quelques années après son décès, à la fin des années 1980, tenait une bonneterie dans le Sentier. Les deux parents d'Edgar - il allait changer son nom de Nahoum en Morin, en gardant le pseudonyme qu'il s'était donné dans la Résistance -, étaient des Juifs séfarades, non pratiquants, venus de Salonique, et arrivés à Marseille, un peu avant la guerre de 1914. Leur fils a entretenu durant toute son existence un rapport difficile avec la communauté juive, ses critiques à l'égard de l'Etat d'Israël lui ont valu de solides inimitiés et soulevé beaucoup d'incompréhension. Lui-même préférait se définir comme un marrane, du nom de ces juifs espagnols convertis de force au catholicisme qui avaient continué de rester fidèles à leur religion en secret.
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Tout juste bachelier, il milite déjà pour la cause des républicains espagnols en 1936. Dès l'installation du régime de Vichy et l'Occupation, le jeune étudiant en droit et en histoire-géographie renonce à ses licences universitaires pour entrer dans la Résistance, adhérant du même coup au parti communiste. Dans la clandestinité, il prend de grands risques, se lie avec le sociologue communiste Georges Friedmann, théoricien du travail industriel, fréquente assidûment le « groupe de la rue Saint-Benoît », réuni autour de Marguerite Duras et son compagnon Dionys Mascolo.
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il fait la connaissance de François Mitterrand, dont il admira le courage durant cette période, et qu'il défendit publiquement lorsque le président socialiste fut vivement critiqué par les siens pour avoir été décoré de la francisque par Pétain. Même la coupable faiblesse de Mitterrand pour Roger Bousquet, l'ordonnateur de la rafle des juifs du Vel d'Hiv, ne réussit pas à faire changer d'avis l'ancien résistant Morin, pourtant peu convaincu par la politique menée par la gauche après 1981, à l'égard de son ancien compagnon de lutte.
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il se refuse à toute forme d'enrégimentement culturel. L'intellectuel en devenir vient d'acquérir une petite notoriété avec son premier livre, « L'An zéro de l'Allemagne », une sorte d'analyse sociologique en temps réel, utilisant la forme du reportage journalistique mêlée à la distanciation du chercheur, et rédigée alors qu'il était chef du bureau « Propagande » à Baden-Baden en 1946. A bien des égards, on peut y voir la préfiguration de la « manière Morin » dans les sciences sociales.
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Avec l'appui de Georges Friedmann, il amorce en même temps sa longue marche vers la respectabilité académique en publiant « L'homme et la mort » en 1950. Une étude sur l'imaginaire de la mort selon les cultures qui servira à légitimer sa nomination au CNRS, sans thèse doctorale à la clé
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Dans le cadre du CNRS, il défriche un nouveau domaine d'études pour la sociologie, s'intéressant aux industries culturelles et à leur corollaire, la culture de masse. L'intellectuel cinéphile qu'il restera jusqu'à ses vieux jours met en lumière notamment la transformation du rapport entre les acteurs de cinéma et les studios de production, les premiers réussissant à s'affranchir partiellement des seconds par leur starification croissante
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Sa volonté de mieux comprendre et de défendre le point de vue des Arabes, quitte à aller jusqu'à signer un livre de débat, « L'Urgence et l'Essentiel », en 2017, avec le sulfureux Tariq Ramadan, lui vaudra une méfiance tenace, pour ne pas dire plus, chez les juifs de France. Son effort de « contextualisation » des attentats de janvier 2015, avec un autre ouvrage à deux voix, « Avant, pendant, après le 11 janvier », ne passe pas mieux, certains l'accusant de chercher des justifications au terrorisme le plus barbare. Une de ses dernières incursions dans l'actualité brûlante sera motivée par le conflit ukrainien qui lui a inspiré une méditation sur la guerre publiée en 2022.
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Le deuxième registre de son œuvre, entamé avec son ouvrage sur l'imaginaire de la mort, s'attache à dégager un espace pour ce qu'on pourrait appeler une science totale de l'homme, en parcourant tous les champs du savoir, de la biologie à la philosophie. Ambition démesurée dans laquelle il est encouragé par le bon accueil fait, en 1972, à un livre tiré d'une communication à un colloque de Royaumont : « Le Paradigme perdu : la nature humaine ». Il le prolonge par un plaidoyer pour la transdisciplinarité, dans « Science avec conscience » en 1982 et surtout se lance dans un marathon en six volumes, appelé « La Méthode » ... non pas de tout ce que l'on sait, mais sur toutes nos manières de savoir. Ce qui débouchera sur d'autres ouvrages, plus accessibles, sur l'éducation, parmi lesquels « Sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur », écrit à l'invitation de l'Unesco en 2000, et « Quelle école voulons-nous ? La Passion du savoir », corédigé avec Jean-Michel Blanquer, futur ministre de l'Education nationale.
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l'apport le plus original d'Edgar Morin à notre vie intellectuelle, celui en tout cas qui a le plus contribué à sa notoriété. Il s'agit de ses essais inspirés par les grandes mutations culturelles qui traversent régulièrement notre société. Cet esprit curieux et toujours en éveil avait l'art de saisir avec un talent interprétatif souvent jubilatoire de ce qu'il avait dénommé, en 1962, « L'Esprit du temps »
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c'est lui qui invente dans un article commandé par le quotidien Le Monde le terme de « yé yé » pour saluer l'émergence de cette « nouvelle classe adolescente ».
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promouvoir une autre façon d'envisager la politique, intégrant les nouveaux défis environnementaux, comme « Terre Patrie », publié en 1993, ou « L'entrée dans l'ère écologique » rédigé pendant la crise du Covid en 2020
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Son remariage à 91 ans avec Sabah Abouessalam sera précédé du récit écrit à quatre mains de leur coup de foudre, intitulé « La rencontre improbable et nécessaire », lors d'un Festival de musique
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mélange d'autodérision et de forfanterie, bon vivant habité par la présence de la mort, jongleur d'idées et de mots, ouvert au monde et chroniqueur de ses crises de foie, d'une intelligence étincelante distraite par des passions gigognes, spiritualiste fasciné par les sciences, courageux dans ses engagements pourtant si souvent sources de déception, en somme fidèle à lui-même mais à l'affût de tout ce qui change. Avec lui, c'est le siècle des intellectuels à la française qui prend vraiment fin.
Peck Scott,
Le chemin le moins fréquenté :
apprendre à vivre avec la vie (J’ai lu, 1990)
(Analyse par le Dr Patrice Eon)
L'ouvrage de Scott Peck a été écrit en 1978, l'auteur est un psychiatre américain à orientation analytique qui ne fait aucune distinction entre le spirituel et le mental donc aucune distinction entre évoluer spirituellement et évoluer mentalement, pour lui c'est la même chose. Il pense que l'évolution personnelle implique un travail complexe et ardu qui dure toute la vie et considère que la psychothérapie peut être une aide substantielle mais qu'elle n'est pas fondamentale. Il se situe hors tout courant dogmatique, ne se déclare ni Freudien, ni Jungien, ni Adlérien et défend la pluralité des voix vers l'évolution spirituelle.
La première partie de son ouvrage est consacrée à la discipline.
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élaborer une façon d'aborder la douleur de manière constructive
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la plupart des gens sont incapables de retarder une satisfaction, en quelque sorte, ils veulent tout et tout de suite ; seul, une minorité est capable de différer la satisfaction d'un désir ce qui serait le témoignage d'une certaine maturité. Il en fait le commencement d'une autodiscipline. Pour que les enfants puissent développer cette capacité à retarder la satisfaction, il est nécessaire qu'ils aient des modèles d'autodiscipline : un sens de leur propre valeur, une confiance en la sécurité de leur existence. Ces trésors sont acquis grâce à l'amour authentique profond et discipliné offerts par les parents ; Scott Peck pense également que la plupart les hommes ont tendance à différer l'approche de leurs problèmes dans l'espoir que ceux-ci disparaissent d'eux-mêmes ; hors bien évidemment, les problèmes ne disparaissent pas, on doit les affronter sinon ils demeurent, restent toujours une barrière pour l'évolution et le développement de l'esprit. Il nous invite donc à choisir de souffrir maintenant en espérant que la satisfaction viendra plus tard, plutôt que de continuer à profiter de la satisfaction présente en espérant que la souffrance future ne sera pas nécessaire.
La deuxième technique, concernant la maîtrise de la souffrance, consiste à accepter la responsabilité. IL faut en effet accepter d'endosser la responsabilité d'un problème avant de pouvoir le résoudre. Pour Scott Peck, beaucoup essaie d'éviter la douleur en en projetant la cause sur leur entourage, se débarrassant de la responsabilité de la résolution de celui-ci sur les autres. Il considère que les névrosés assument trop de responsabilité alors que les gens qui souffrent de troubles du caractère n'en assument pas suffisamment ; Il insiste sur le fait qu'il est plus facile de travailler en psychothérapie avec des névrosés qui s'estiment coupables qu'avec des personnes souffrant de troubles du caractère qui ne se sentent pas responsables de leur situation.
La troisième technique de discipline, c'est le culte de la vérité.
... la reproduction dans le présent de comportements infantiles ... consacrer sa vie à la vérité consiste en une remise en question permanente et rigoureuse ... la seule manière d'être certain que notre carte de la réalité est bonne est de l'exposer à la critique et au défit des autres cartographes. L'entreprise de la psychothérapie est une remise en question délibérée de ses vérités de l'enfance. Scott Peck considère que les patients en thérapie sont, contrairement à l'image stéréotypée, des gens plus forts et plus sains que la moyenne dans la mesure justement où ils acceptent de remettre en question leurs vérités infantiles. Scott Peck considère la psychothérapie comme un raccourci légitime et souvent négligé vers l'évolution spirituelle.
L'équilibre est la quatrième technique de discipline.
... nous donne la souplesse ... aider les patients à rendre leur système de réponse plus souple c'est à dire à trouver le délicat équilibre entre les courants conflictuels tels que les besoins, les buts, les devoirs, les responsabilités, les ordres, etc.… et l'essence de cette discipline d'équilibre est le renoncement. Pour qu'une thérapie soit réussie, il faut pouvoir abandonner une partie de son ancien moi ... la dépression est le sentiment qui est associé au processus de renoncement à quelque chose à aimer ... phénomène normal et fondamentalement simple ... l'imminence de changement majeur obligatoire pour une adaptation réussie et évolutive. C'est en renonçant à leur moi que les humains peuvent trouver dans la vie la joie la plus durable, la plus solide, et la plus extatique ; c'est la mort qui donne à la vie tout son sens. Le processus de renoncement au moi est pour la plupart une progression dans laquelle on s 'achemine par étape.
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se libérer de la douleur émotionnelle ... de façon nuancée, oui parce que ... non parce qu'il y a un grand manque d'efficacité dans le monde, un vide qui doit être comblé. Scott Peck pense qu'une façon, peut être la meilleure, de mesurer la grandeur de quelqu'un c'est de mesurer sa capacité à souffrir
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il faut déjà avoir quelque chose pour pouvoir y renoncer ... se forger une identité avant d'y renoncer. Ceci reprend l'idée que j'avais développée dans mon texte sur la Psychanalyse et la Spiritualité : avant d'entreprendre une démarche spirituelle, il faut avoir construit son identité de façon solide en ayant fait si nécessaire une démarche psychothérapique pour pouvoir ensuite aborder le domaine de la Spiritualité.
La deuxième partie de l'ouvrage de Scott Peck est consacrée à l'amour.
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L'amour est donc une forme de travail ou bien une forme de courage. C'est le courage ou le travail ayant pour but l'évolution spirituelle. Si une action n'est ni du travail ni du courage, ce n'est pas un acte d'amour. L'un des principaux aspects que peut prendre l'acte d'amour est l'attention ... la véritable écoute est un acte d'amour
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Les enfants ne peuvent évoluer vers une maturité psychologique dans une atmosphère où l'imprévisible domine et où ils sont hantés par la peur d'être abandonnés
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deux façons de se confronter à un être humain, la première est celle de l'arrogance : j'ai raison et tu as tort, la deuxième est celle de l'humilité. Des époux qui s'aiment doivent pouvoir s'affronter pour l'évolution spirituelle des deux partenaires. La confrontation provoquée avec amour fait partie intégrante de toutes les relations humaines réussies et importantes
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lorsque nous exerçons notre pouvoir, nous jouons à être Dieu ... parmi les sentiments qu'il faut discipliner, il y a tout d'abord la cathexis, ce sentiment apporte une énergie créatrice mais s'il veut devenir le maître le résultat ne sera pas l'amour véritable mais la confusion et l'improductivité ... choisir qui on veut aimer véritablement ... L'une des caractéristiques principales du véritable amour consiste à maintenir et encourager la distinction entre nous-même et l'autre
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L'évolution personnelle et l'évolution de la société sont interdépendantes mais elles sont toujours et inévitablement liées aux efforts évolutifs individuels
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La qualité de ceux qui réussissent est la chaleur humaine et leur capacité à communiquer
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Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?eTQpMg
Ndlr : défusion pour éviter la confusion... VALORISER ACT
Publié le 21/04/2025 à 15h44 • Lecture 2 min.
[Hommage] Attentif aux appels du pape François à la fraternité humaine, à la justice sociale et au respect de la Création, le co-président de l'Institut de la Boétie publie dans La Vie ce texte en hommage à l'évêque de Rome.
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Celui-là a comblé le fossé qui séparait l’Amérique du Sud, croyante ou pas, de l’Église dont elle se réclame si souvent et, dans presque tous les cas, parmi les dirigeants de notre gauche. Tous ont adhéré à la théologie de la Libération, et aucun n’oublia comment François reconnu comme un service théologique le travail de son initiateur, Gustavo Gutiérrez.
Pour eux alors, christianisme a cessé d’être une théorie abstraite à l’usage de la bonne conscience bourgeoise. Il reprenait place parmi les vertu de l’insoumission active face à l’ordre injuste qui détruit les êtres et leur écosystème. Il s’est présenté comme la forme d’un engagement spécifique capable de converger et même d’ajouter à l’action populaire réelle et à ses espérances concrètes
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Des encycliques comme Laudato Si' ou Fratelli tutti résonnent parce qu’elles raisonnent comme des messages singuliers dans ce monde pendant qu’il roulait jusqu’à des Trump et des Musk, et vers toutes les variétés du racisme et de la xénophobie.
Est-ce la stratégie de la conflictualité chrétienne telle que la décrit l'évangéliste Matthieu ? Elle a fait son œuvre. Elle a interpellé et sans doute aidé plus d’un à surmonter la médiocrité du christianisme d’affichage et de circonstance qu’affichent tant de dominants
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à nos côtés dans l’amour concret pour l’humanité. L’homme qui a ramené Teilhard de Chardin dans la lumière de ses références a ainsi plaidé pour que l’histoire ne soit plus un décor, mais une matière première du phénomène humain. Et alors l’enfer pourrait bien devoir reculer son territoire.
Je n’ai aucune gêne à dire que j’ai de la peine de perdre un tel partenaire et que je partage à titre personnel celle des chrétiens.
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Le projet était de réunir 3000 juifs et arabes dans un entrepôt du port d'Haïfa sur la côte israélienne et de leur faire chanter un chant de paix et d'amour. Une heure de répétition fut suffisante pour obtenir ce résultat.
Chaîne CrowdBunker de Meltingpot56: https://crowdbunker.com/@meltingpot56
Et pour le Blog c'est là: https://meltingpot56.blogspot.com
Commentaires
- Siscko• Il y a 21 heures Les peuples veulent d'unir, ce sont nos dirigeants corrompus qui s'y opposent.
- Monconsentementmaliberte• Il y a un jour C’est comme ça qu’on veut voir et sentir le monde, comme un kaléidoscope, chantant paix et amour main dans la main, sans intermédiaire politique et journalistique fauteurs de troubles.
- Marie LABANDIBAR• Il y a un jour très très beau !......... merci !
- Alain42000• Il y a un jour Mon âme pleure devant tant d'amour. Seuls nos gouvernements veulent qu'on se haïssent pour cacher leurs crimes et continuer de nous opprimer. Tous unis, nous sommes plus forts qu'eux. Ne laissons plus faire ces criminels.
france-2 Films 2015 1 h 34 min Français tous publics Vidéo en audio-description
Bougon et droit dans ses bottes, Michel Racine, président de cour d'assises à Saint-Omer dans le nord de la France, ne fait pas de sentiment. Il a même un surnom : "le président à deux chiffres" car ses sentences dépassent les dix ans. Il a raté sa vie personnelle en épousant une femme plus riche que lui qui vient de le quitter. Lors d'un procès, des jurés doivent être choisis et il est très surpris et ému de découvrir que parmi eux figure Birgit Lorensen-Coteret, qui lui a brisé le coeur. Un chagrin d'amour qui l'a rendu amer. Alors que leur relation n'existait pas, il lui a écrit une lettre dans laquelle il lui déclarait sa flamme. A son contact, il pourrait bien apprendre la compassion...
- César 2016 - César : Meilleure Actrice dans un Second rôle : Sidse Babett Knudsen
- Mostra de Venise 2015 - Volpi Cup : Best Actor : Robert Luchini
- Golden Osella : Best Screenplay : Christian Vincent
Réalisé par : Christian Vincent
Avec : Fabrice Luchini, Sidse Babett Knudsen, Michaël Abiteboul, Corinne Masiero, Miss Ming, Claire Assali, Floriane Potiez, Marie Rivière, Bérénice Sand
Scénaristes : Christian Vincent
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Artem et Eva se lancent dans le porno amateur pour financer leurs études. Bientôt repérée par l'industrie, Eva devient une star. Comment cette trajectoire inattendue impacte-t-elle la vie du couple et leur relation ? Leurs doutes et espoirs, et au-delà, les questionnements de leur génération, nourrissent cette romance initiatique.
Agés de 22 ans et originaires de Omsk en Sibérie, Artem et Eva forment un couple d’étudiants. Pour faire face à la vie chère, ils décident de tourner ensemble un film pornographique amateur et de le poster sur la plateforme Pornhub. La vidéo devient virale et leur rapporte de quoi faire face à leurs dépenses. Eva se mue en star et prend le pseudonyme « Eva Elfie ». Artem lui apprend à s’exprimer en anglais, répond à ses emails, et finit par devenir son manager.
Ensemble, ils fixent certaines règles pour protéger leur relation dans cette aventure : ils ne tourneront qu’à deux et jamais avec d’autres acteurs, ce que la jalousie d’Artem ne supporterait pas. Mais chaque jour, Eva est plus populaire et réunit de plus en plus de fans et d’offres de tournage partout en Europe. Elle est même nommée pour un prix de l’industrie pornographique aux États-Unis.
Eva apprécie son succès et le luxurieux train de vie auquel elle a accès. Artem de son côté pense qu’ils ont désormais assez d’argent pour acheter un appartement, fonder une famille, et surtout quitter l’industrie pornographique. Mais Eva hésite à vouloir abandonner sa célébrité.
Comment Artem et Eva vont-ils aborder cette nouvelle phase de leur vie, dans laquelle il leur faudra faire des choix décisifs, chacun de son côté et en tant que couple ?
Auteur.e Evgeniy Milykh
Pays France Année 2022
Réalisation Evgeniy Milykh
Production Petit à Petit Production Marx Film TVINDIE Film Production
Producteur/-trice Rebecca Houzel (Petit à Petit Production) Max Tuula (Marx Film) Maria Gavrilova (Marx Film) Evgeniy Gindilis (TVINDIE Film Production)
Ndlr : un autre regard sur la russie...
En amour, Maxime et Daphné enchaînent les complications... Magnifiée par le brillant quatuor Camélia Jordana, Niels Schneider, Vincent Macaigne et Émilie Dequenne, une ode douce-amère à l’inconstance, par Emmanuel Mouret.
Maxime rend visite à son cousin François dans le sud de la France. Mais c’est sa compagne Daphné, qu’il n’avait jamais rencontrée, qui l’accueille et lui fait visiter la région. En attendant le retour de François, retenu par un voyage d’affaires, Daphné et Maxime sympathisent et se confient leurs histoires de cœur. Celles de Maxime sont douloureuses. Il a vécu une froide idylle avec Victoire, avant de croiser par hasard Sandra, son grand amour hélas ! non réciproque. Celle-ci est aussitôt tombée sous le charme de Gaspard, le meilleur ami de Maxime. L’affaire s’est muée en un inextricable triangle amoureux, qui a laissé Maxime humilié et meurtri. Daphné, elle, raconte qu’elle s’est donnée à François par dépit. Mais aujourd’hui, elle assure qu’elle l’aime et elle attend d’ailleurs un enfant de lui. De balade provençale en confidence, Maxime et Daphné passent de délicieux moments ensemble…
"En amour, quelle est la règle ?"
Difficile de résumer l’intrigue d’un film d’Emmanuel Mouret. Mais à l’écran, tous ces emboîtements amoureux s’enchaînent avec fluidité. Le cinéaste persiste dans ses marivaudages, l’humeur folâtre en moins, avec une gravité déjà à l’œuvre dans le cruel Mademoiselle de Joncquières. Si des personnages comme Sandra ou Gaspard suivent leurs penchants sans s’embarrasser de scrupules, le film s’arrête plus volontiers sur les timides en plein conflit intérieur, comme Daphné ou Maxime, qui s’interdisent un désir qui pourrait blesser l’autre. "En amour, quelle est la règle ?", se tourmente Maxime, que le cinéaste prend un malin plaisir à plonger dans les situations les plus alambiquées. Dirigés avec la minutie d’un chef de chœur, les personnages, magnifiquement incarnés par le quatuor Camélia Jordana, Niels Schneider, Vincent Macaigne et Émilie Dequenne, évoluent les uns vis-à-vis des autres avec retenue, tandis que la bande-son romantique, elle, s’emballe, de Chopin à Haydn. Dans cette lumineuse et mélancolique "ode à notre inconstance" et aux tempêtes internes qu’elle provoque, le cinéaste atteint une plénitude inédite et revigore avec brio les clichés fleur bleue, la célèbre scène d’adieux sur un quai de gare se refaisant une jeunesse dans le TER au départ d’Avignon.
Réalisation et Scénario : Emmanuel Mouret
Production : Moby Dick Films
Producteur/-trice : Frédéric Niedermayer
Image : Laurent Desmet - Montage : Martial Salomon
Avec : Camélia Jordana (Daphné) Niels Schneider (Maxime) Vincent Macaigne (François) Emilie Dequenne (Louise) Jenna Thiam (Sandra) Guillaume Gouix (Gaspard)
Son : Maxime Gavaudan - Pays : France - Année : 2020
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https://fr.wiktionary.org › wiki › agapè
agapè — Wiktionnaire
agapè \a.ɡa.pɛ\ féminin (Philosophie) Amour désintéressé, sans désir de possession de l'autre, amour altruiste . Pour Anders Nygren, l'éros de Platon est un désir, une aspiration, une convoitise liée à un sentiment de privation, qui est un de ses éléments constitutifs.
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agapè n'est ni l'amour charnel et passionnel, que les Grecs nommaient eros, ni celui, tendre, paisible, et qu'ils nommaient philia, des couples unis ou des parents pour leurs très jeunes enfants. Agapè va au-delà. C'est l'amour qui donne au lieu de prendre, l'amour qui se fait petit au lieu d'occuper toute la place, l'amour qui veut le bien de l'autre plutôt que le sien, l'amour affranchi de l'ego. — (Emmanuel Carrère, Le Royaume, 2014, pp. 207-208)
... brièveté d'un titre et ampleur du sentiment amoureux vécu et retranscrit. De toute cette défilade de sentiments universels qui se suivent, se touchent et se superposent, comme deux corps...
... film dramatique français écrit et réalisé par François Ozon, sorti en 2020. Il s'agit de l' adaptation du roman La Danse du coucou ( Dance on My Grave) d' Aidan Chambers 1 . Le film a reçu le label du Festival de Cannes 2020 ...
... il met en scène Alexis, 16 ans, un lycéen fasciné par la mort et issu de la classe...
... manque de se noyer après avoir fait naufrage. Son sauveur s'appelle David, 18 ans...
... superbe conte saisonnier ... un premier amour foudroyant ...
Le gendre idéal peut-il être noir ? Ou comment un trio de monstres sacrés (Sidney Poitier face à Katharine Hepburn et Spencer Tracy) parvint à faire applaudir le mariage mixte par toute l'Amérique blanche... ARTE rend hommage à Sidney Poitier, qui vient de nous quitter à l'âge de 94 ans.
John Prentice et Joana Drayton débarquent à San Francisco de l’avion de Hawaii, main dans la main. Ils viennent de se rencontrer, ils s’aiment et veulent se marier. Joana a décidé de présenter son fiancé à ses parents, un couple d’intellectuels progressistes dont elle est très proche. Brillantissime médecin de renommée internationale, John redoute leur réaction : le gendre idéal peut-il être noir ?
Comédie amère
Alors que la Columbia avait freiné des quatre fers pour tourner un scénario dangereusement sulfureux selon les critères hollywoodiens, cette “comédie de salon” fut un énorme succès. Au sein du public blanc, tout au moins, car les partisans du Black Power accusèrent Sidney Poitier, oscarisé quatre ans plus tôt pour Le lys des champs, d’avoir cautionné une image de Noir “acceptable”, voire d’oncle Tom, notant avec rage que son personnage devait afficher une liste de diplômes longue comme le bras pour pouvoir convoler avec une jeune Blanche. Plus de cinquante ans après, si le sexisme du film (les femmes ont-elles besoin de travailler ?) a pris un coup de vieux, le thème de la séparation entre les races reste, lui, d’une cruelle actualité. Même si le contexte a radicalement changé : des lois proscrivaient encore les mariages interraciaux dans certains États, qui ne furent abolies par la Cour suprême qu’au moment de la sortie du film. Tout en retenue, le grand Sidney Poitier, qui vient de disparaître, tient tête à l’un des plus beaux couples de l’histoire du cinéma, dont ce fut la dernière apparition à l’écran : gravement malade, Spencer Tracy mourut dix-sept jours après la fin du tournage.
Réalisation : Stanley Kramer Scénario : William Rose Production : Columbia Pictures
Producteur/-trice : Stanley Kramer Image : Sam Leavitt Montage : Robert C. Jones Musique : Frank De Vol
Avec : Spencer Tracy (Matt Drayton) Sidney Poitier (Dr. John Prentice) Katharine Hepburn (Christina Drayton) Katharine Houghton (Joey Drayton) Cecil Kellaway (Monsignor Ryan)
Beah Richards (Mrs. Prentice) Roy E. Glenn (Mr. Prentice) Isabel Sanford (Tillie) Virginia Christine (Hilary St. George)
Pays : Etats-Unis Année : 1967
Ndlr: ce film ne serait-il pas un modèle de médiation ? Dans ce cas, qui serait le médiateur ? la libération de la parole ? ACT
Mr - Mme - leurs père/mère - mère/père - Révérent blanc - Bonne noire
Préjugés, amour, qu'en dira-t-on ? Rôles sociaux Rationnalité/Affectivité-Sentiments Rigidité/Souplesse Passé/Présent/futur
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Intervention d'Edgar Morin et Pierre Rabhi à l'évènement Une époque formidable qui s'est tenu à Lyon, le 13 octobre 2020, sous la thématique : Changer de civilisation : plus que jamais, c’est l’heure.
Une opportunité exceptionnelle : assister à la masterclass du sociologue et philosophe Edgar Morin, qui à 99 ans publie un lumineux « Changeons de voie. Les leçons du coronavirus » (Denoël). Ou comment l’événement pandémique est un révélateur : des innombrables dysfonctionnements et méfaits de l’organisation néolibérale mondialisée, des innombrables potentiels humains qu’il s’agit, désormais, d’exaucer. L’heure est à changer de civilisation, et pour cela à ensemencer, cultiver et propager ce que l’Homme a de meilleur « d’intelligence et d’amour ».