Connu / https://bsky.app/profile/cnrs.fr/post/3lqu6jeeg4s2t
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#Communiqué 🗞️ À la veille de l’ #UNOC3, les scientifiques du Congrès One Ocean Science lancent un appel fort : agir vite, en s’appuyant sur la science.
Leurs 10 recommandations, issues d’un an de travaux, seront remises aux chefs d’État le 8 juin.
#OOSC #CNRSocean 🌊
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Cette méthode, loin d'être une nouveauté, puise ses racines dans l'Antiquité grecque. Aujourd'hui, elle se réinvente comme un outil pour revitaliser nos systèmes démocratiques
Ibrahima Malick Thioune | Publication 08/09/2024
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Fondements et Limites des Systèmes Électoraux
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L'Élection : Une méthode de sélection non neutre
... biais ... en dépit de leur légitimité apparente, favorisent la concentration du pouvoir entre les mains des élites, renforcent la polarisation politique et encouragent la personnalisation du pouvoir. Elles tendent à détourner la démocratie de son essence première, qui est de garantir une participation égale et active de tous les citoyens au processus décisionnel. -
Les Limites du système représentatif
... délégation de pouvoir ... permet de gérer la complexité des sociétés modernes, elle présente néanmoins des défauts structurels.
Tout d'abord, elle crée une distance entre les gouvernés et les gouvernants. Une fois élus, les représentants jouissent d'une autonomie relative dans la prise de décisions, ce qui peut les amener à privilégier leurs propres intérêts, ou ceux de leurs soutiens financiers, plutôt que l’intérêt général
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ne permet pas une implication continue des citoyens dans les affaires publiques. Nombreux sont ceux qui se sentent dépossédés de leur pouvoir une fois les élections passées, laissant les représentants agir sans contrôle effectif de la base électorale
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crise de légitimité. La montée de l'abstention et la défiance croissante à l’égard des élites politiques illustrent une rupture entre les citoyens et leurs représentants. Les populations perçoivent de plus en plus les institutions démocratiques comme déconnectées de leurs préoccupations, et la représentativité des élus comme insuffisante pour garantir une véritable démocratie.
Ces constats justifient la nécessité de repenser les modalités de la représentation politique. Le tirage au sort, en se positionnant comme une alternative à l’élection
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Tirage au Sort : Une voie pour réenchanter la démocratie
- Le Tirage au Sort : fondements historiques et avantages théoriques
... - Applications contemporaines et défis pratiques
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L’intégration du tirage au sort dans les démocraties modernes se fait principalement par le biais de jurys citoyens ou d'assemblées délibératives. Ces expériences, menées dans plusieurs pays, montrent que le tirage au sort peut enrichir le débat public et renforcer la légitimité des décisions politiques. En France, par exemple, la Convention Citoyenne pour le Climat a réuni 150 citoyens tirés au sort pour formuler des propositions sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En Irlande, la Citizens' Assembly a contribué à des réformes constitutionnelles majeures, notamment sur la légalisation du mariage pour tous.
Cependant, la mise en œuvre pratique du tirage au sort présente plusieurs défis logistiques
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Vers une démocratie hybride
Face à la crise de représentativité et aux défaillances des systèmes électoraux traditionnels, le tirage au sort apparaît comme une alternative crédible pour réenchanter la démocratie. En permettant une représentation plus équitable, en réduisant les biais électoraux et en neutralisant les conflits d’intérêts, cette méthode offre une voie pour revitaliser la participation citoyenne et restaurer la confiance dans les institutions démocratiques. Cependant, pour que le tirage au sort devienne une solution viable et légitime, il doit être mis en œuvre de manière réfléchie, en tenant compte des défis logistiques et des perceptions publiques.
Plutôt que de remplacer entièrement les élections, le tirage au sort pourrait être intégré dans un système hybride, où il compléterait les mécanismes électoraux traditionnels. Cette complémentarité permettrait de profiter des avantages des deux méthodes : l’élection pour la légitimité populaire et le tirage au sort pour la diversité et l’impartialité. Ainsi, la démocratie, dans sa quête d’inclusion et de justice, pourrait renouer avec ses principes fondateurs tout en s’adaptant aux exigences du monde moderne.
Ce modèle de démocratie hybride, en s’appuyant sur des dispositifs délibératifs et participatifs, offre une réponse innovante aux insuffisances de la démocratie représentative. Il montre qu’il est possible de repenser la gouvernance politique en associant les citoyens de manière plus directe aux processus décisionnels, ouvrant ainsi la voie à une forme de démocratie plus authentique et plus inclusive.
Article de revue
Démocratie radicale et tirage au sort
Au-delà du libéralisme Par Manuel Cervera-Marzal et Yohan Dubigeon
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si les évidences sont parfois trompeuses de sorte qu'Aristote et Montesquieu concluaient peut-être trop rapidement à l'existence d'une nature intrinsèquement démocratique du tirage au sort la réalité peut l'être aussi ; elle ne se donne jamais immédiatement au chercheur, et il se peut que l'usage actuel du tirage au sort par les régimes libéraux induise certaines contradictions que l'on ne saurait percevoir faute d'examiner le sujet avec la profondeur qu'il requiert. L'on pourrait alors concevoir les usages actuels du sort non comme la preuve en actes d'une compatibilité longtemps ignorée entre tirage au sort et libéralisme mais plutôt comme une opération de banalisation et de domestication venant étouffer la portée profondément subversive, démocratique et antilibérale du tirage au sort qu'Aristote et Montesquieu avaient su percevoir. Pour le dire sans détour, il conviendrait d'admettre qu'en tant que mode de désignation des gouvernants le tirage au sort comporte principalement deux vertus : l'une égalitaire, l'autre neutralisante. La vertu égalitaire réside dans le fait que le sort, contrairement à l'élection, présuppose l'égale compétence politique des citoyens et refuse ainsi toute forme de professionnalisation de la politique et toute séparation durable et pérenne entre gouvernants et gouvernés. Le sort s'oppose ainsi à l'élitisme qui repose, sous de multiples variantes, sur le postulat d'une supériorité de compétence des représentants vis-à-vis des représentés. La vertu neutralisante du sort réside pour sa part dans le fait qu'en confiant le choix au hasard il aboutit à une désignation neutre des gouvernants, puisque, contrairement à l'élection, aucune volonté, aucun intérêt ni aucune passion humaine ne sont impliqués dans le processus.
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faire du débat sur le tirage au sort une entrée privilégiée dans le questionnement relatif à la logique démocratique et aux pratiques d'une démocratie radicale. Considérer le tirage au sort comme une procédure libérale simplement sous prétexte qu'il serait « neutre » et « impartial » et qu'il s'intégrerait aujourd'hui sans accroches aux « démocraties représentatives » est une manière de dépolitiser le débat et d'occulter la portée subversive du sort, en tant qu'il repose sur le présupposé radicalement démocratique d'une égale compétence politique des êtres humains. Faire du tirage au sort une simple procédure au service de n'importe quel objectif, c'est avant tout oublier que le tirage au sort a été et demeure toujours considéré comme scandaleux en ce qu'il déconstruit l'assimilation trompeuse de la démocratie à l'État de droit
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Le libéralisme et l'adjectif « libéral » sont ici à entendre au sens le plus large possible, c'est-à-dire comme défense de l'État de droit, des libertés individuelles, du constitutionnalisme et de la démocratie représentative [7]. Il ne s'agit pas pour nous de réduire cette riche tradition politique à l'un de ses multiples courants, ni de tenter d'en cerner l'essence ou le substrat. Nous abordons volontairement le libéralisme comme une tradition politique englobante et notre objet n'est pas d'en énoncer des contours irréfutables ni d'en dévoiler son soi-disant « noyau véritable » (qu'il s'agisse du marché, de l'individualisme, du droit ou de la séparation des pouvoirs). Ces discussions sur la définition du libéralisme sont d'un intérêt indéniable mais, quelle que soit la définition adoptée au final, cela ne change rien aux idées défendues dans cet article. En conséquence, il nous suffit de préciser deux points. D'abord, que nous traitons ici du libéralisme philosophique et politique et non du libéralisme économique ou du libéralisme culturel [8]. Ensuite, que dans cet article le libéralisme désignera les idées sous-jacentes à la société occidentale contemporaine. Il faut donc entendre « libéralisme » en un sens social, voire sociologique, et non théorique ou idéel. Le libéralisme ne désigne pas ici une synthèse rigoureuse des idées des grands philosophes libéraux (Kant, Rawls, etc.). Il désigne, pour reprendre un concept de l'École des Annales, la mentalité de la société contemporaine. En ce sens, les penseurs « libéraux » (ou « apparentés ») cités dans les pages qui vont suivre sont étudiés moins pour eux-mêmes que parce que leurs idées, par certains aspects (mais pas tous), sont symptomatiques et révélatrices de l'esprit de la « démocratie libérale » contemporaine.
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la littérature anglo-saxonne sur le tirage au sort, bien qu'elle soit largement plus développée que son homologue francophone [9], ne concerne pas au premier chef le sujet de cet article, à l'exception notable de Barbara Goodwin et d'Oliver Dowlen, dont nous parlerons plus bas. Cette littérature aborde le tirage au sort dans une optique plus utilitariste que politique, laissant ainsi de côté la question qui nous intéresse, à savoir celle des rapports que la méthode aléatoire entretient avec la démocratie radicale et le libéralisme. Les chercheurs anglo-saxons se sont surtout intéressés à la manière dont le hasard permet de se sortir (en tirant à pile ou face) d'une situation inextricable où deux personnes vont mourir dans un incendie mais où il nous est possible de n'en sauver qu'une seule, ou encore à la manière dont il permet (via la grande loterie de l'Immigration Diversity Program) au gouvernement américain de délivrer chaque année 50 000 visas de résidence permanente. Ce type d'approches ne concerne donc pas directement notre propos. On les trouve notamment développée par Jon Elster [10] et Bernard Williams [11]. L'idée centrale de cette littérature est finalement que le tirage au sort permet de résoudre des situations dans lesquelles aucune procédure rationnelle ne fournit de solution satisfaisante [12].
Exercice de comparaison : Tirage au sort et élection
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La légitimité d'une élite consentie
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Approche philosophique : la démocratie ou le règne du « n'importe qui »
La philosophie libérale, nous l'avons entrevu, repose sur le postulat de l'incapacité politique partielle du peuple. Ce dernier est tout au plus habilité à choisir les meilleurs de ses membres, mais il ne saurait en aucun cas prendre directement part au pouvoir car, comme le soutient Joseph Schumpeter, le citoyen typique est un « primitif » qui « dès qu'il se mêle de politique régresse à un niveau inférieur de rendement mental [42] ». Sans même parler des sociologues élitistes et de leur thèse très déterministe selon laquelle toute société serait nécessairement, de tout temps et en tout lieu dirigée par des élites, on retrouve cette idée dans tout un pan de la pensée libérale. Si l'on retrace le fil historique d'une pensée de l'élite nécessaire passant par l'instauration d'un suffrage censitaire, l'idée qu'il faille consentir à des représentants compétents, ou encore l'idée que l'élite est ouverte et plurielle grâce au leurre méritocratique, on arrive finalement à une réduction de la démocratie à une procédure dans laquelle la compétence politique du peuple souverain n'est même plus questionnée. Peu importe, donc, que nos régimes soient assis sur la contradiction fondamentale entre la reconnaissance de la souveraineté du peuple et l'inexistence de la moindre procédure d'accès aux charges politiques. Le citoyen, puisqu'il ne possède pas la compétence technique de ses dirigeants, n'est qu'un arbitre, extérieur au régime comme l'arbitre sportif est extérieur au jeu qui se déroule devant lui. Il n'est bon qu'à instituer et destituer de manière pacifique et régulière les dirigeants. Ainsi va la démocratie procédurale, véritable essence des régimes contemporains, fort bien décrite par Schumpeter ou Popper au niveau théorique.
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L'idée de tirer au sort certaines charges politiques suppose qu'on admette que n'importe qui puisse exercer ces fonctions. Bien sûr l'usage politique du sort s'accompagne en général de quelques filtres comme s'assurer que les citoyens savent lire et écrire, qu'ils acceptent un minimum les règles du jeu démocratique, etc. mais il est d'abord et avant tout le mode de sélection le plus égalitaire parmi des égaux
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Le jugement de l'ensemble des usagers est donc généralement mieux informé que celui du spécialiste : « En général et en moyenne, celui qui habite la maison est meilleur juge que l'architecte ». Cela est encore plus vrai en politique en ce qu'il ne s'agit pas d'une fonction technique mais d'un art général pour lequel la capacité ne s'appuie pas sur une légitimation technique. La force de cette idée d'Aristote est qu'elle ôte radicalement toute légitimité à l'existence d'élites politiques. On retrouve la même idée dans la bouche du Protagoras de Platon, lors de son dialogue avec Socrate. Protagoras interprète le mythe d'Épiméthée et de Prométhée pour en arriver à la conclusion suivante : les dieux ont distribué équitablement aux hommes l'art du jugement politique, pour leur permettre de constituer une communauté d'égaux. La compétence politique est bien une compétence générale et non technique, au sens où elle est également partagée entre tous, rendant ainsi possible l'iségoria et souhaitable la démocratie (au sens fort, sans élites) [43]. C'est ce qui fait dire à Protagoras : « ...voilà pourquoi et les Athéniens et les autres, quand il s'agit d'architecture ou de tout autre art professionnel, pensent qu'il n'appartient qu'à un petit nombre de donner des conseils, et si quelque autre, en dehors de ce petit nombre se mêle de donner un avis, ils ne le tolèrent pas, comme tu dis, et ils ont raison selon moi. Mais quand on délibère sur la politique où tout repose sur la justice et la tempérance, ils ont raison d'admettre tout le monde, parce qu'il faut que tout le monde ait part à la vertu civile ; autrement il n'y a pas de cité [44] ».
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Si la démocratie est envisagée comme absence de titre à gouverner, comme prévalence de l'égalité sur toute forme de subordination hiérarchique, alors tout pouvoir politique explicite doit s'instituer par la participation politique effective de tous. Ainsi, il s'agit de s'appuyer sur l'autonomie de chaque citoyen en même temps que d'avoir pour objectif le renforcement de cette autonomie individuelle et collective. On pourrait évidemment nous rétorquer que dans la société actuelle, les individus ne sont pas tous a priori autonomes, et que donc il n'est pas possible de faire reposer le pouvoir politique sur cette autonomie, puisqu'elle n'existe pas réellement. Les individus réels n'étant pas pleinement autonomes, on ne pourrait donc rejeter toute forme de tutelle politique. Nous répondrons simplement qu'une société qui se donne pour objectif l'autonomie individuelle et collective on pourrait aussi dire l'auto-émancipation doit au minimum, par les pratiques qu'elle met en place, favoriser le plus possible le renforcement de cette autonomie. Nous arrivons à ce stade au seuil de toute une réflexion sur la praxis autonome, et sur les moyens pédagogiques comme politiques de faire advenir l'autonomie au moyen même de cette autonomie encore inaboutie dans l'état existant des relations sociales. Si notre but présent n'est pas de développer cette question, nous pouvons d'ores et déjà énoncer que toute pratique politique qui vise l'autonomie suppose donc de combattre toute forme de domination politique fondée sur un rapport social d'autorité stable, quelle qu'en soit la source hérédité, argent, prestige, titres scolaires, patriarcat, etc. Le sort, en fonction des propriétés que nous lui avons attribué précédemment, nous semble particulièrement utile à cette fin.
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Parce qu'au fond les libéraux pressentent qu'un usage politique du tirage au sort saperait les fondements oligarchiques des régimes libéraux, ils ne l'utilisent qu'avec modération. Pourtant, dans la perspective d'un usage authentiquement démocratique du tirage au sort, il conviendrait de lui accorder une place de premier choix au sein de nos institutions politiques. Sans nier toute utilité à l'élection qui reste nécessaire pour l'attribution de charges requérant une compétence technique spécifique , un usage radical et extensif du tirage au sort l'associerait à des mandats courts et limités, à la révocabilité permanente des gouvernants, à la reddition de comptes et à une formation civique appropriée. Autant d'éléments oubliés par les gouvernements représentatifs et qui ramènent in fine le tirage au sort au cœur de la tradition démocratique bien plus qu'à la tradition libérale.
Date de mise en ligne : 27/06/2013
Vie démocratique - Société - 25/10/2023 - 11 minutes
Auteur Yves Sintomer
Professeur de science politique rattaché à l’Université Paris 8 et chercheur au Centre de Recherches et d’Études Sociologiques et Politiques de Paris (CRESPPA)
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C’est la Révolution Française qui, dans sa volonté de redonner la justice au peuple, l’a remis au goût du jour en Europe continentale et l’a inscrit dans ses institutions : les procédures judiciaires incluant les jurés populaires sont définitivement adoptées en septembre et octobre 1791.
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les jurys d’assise ont perpétué la tradition
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remise en cause par la réforme de la justice portée par le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti et qui a été adoptée par l’Assemblée nationale le 18 juillet 2023 : avec la généralisation à l’ensemble du territoire des cours criminelles départementales, les crimes passibles de moins de vingt ans de prison seront jugés non plus par des jurés populaires mais par cinq magistrats professionnels. La Cour de cassation a d’ailleurs transmis au Conseil constitutionnel quatre questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) dont deux sont relatives à la disparition du jury d’assises dans les audiences criminelles de droit commun.
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Le contexte rationaliste des Lumières, qui oppose la Raison, la Volonté générale, le Contrat social, c’est-à-dire tout ce qui met la volition des citoyens au centre, à l’arbitraire et à l’irrationnel, répugne ainsi au tirage au sort, qui, en semblant laisser la décision au simple hasard, est incompatible avec le préjugé rationaliste de l’époque.
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Dans les années 1980, on développe aussi les conférences de citoyens, nées au Danemark et qui portent sur des questions scientifiques et techniques. Cela restait néanmoins technocratique et localisé.
La pratique se diffuse quand certains pays l’adoptent à une échelle plus large et qu’on donne aux assemblées citoyennes la compétence pour prendre des décisions ou au moins pour soumettre des projets à référendum à l’ensemble du peuple. En 2003, la Colombie britannique (province canadienne), considérant qu’elle serait plus efficace et moins partiale que la majorité politique du moment, mais aussi plus créative et inventive que les experts rodés à ces sujets, confie ainsi à une assemblée citoyenne tirée au sort le soin de réviser sa loi électorale. En Irlande, de nombreuses assemblées citoyennes ont été organisées, et, en 2016, deux d’entre élaborant une modification constitutionnelle validée ensuite par référendum et légalisant le mariage pour tous et l’avortement.
Un troisième exemple, français, serait la Convention citoyenne pour le climat lancées en octobre 2019 et hébergée par le Conseil économique, social et environnemental, et celles organisées dans la foulée, à l’échelle locale, nationale, universitaire, transnationale etc. Ces conventions citoyennes ont une affinité particulière avec la question du climat, peut-être parce que ni les générations futures ni les "non humains" ne votent et que le recours à ce type d’instance permet de quitter le court terme du jeu politique électoral en adoptant une autre amplitude de vue.
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l’impartialité
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sous le sceau de l'intérêt général
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égalité démocratique
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la dernière grande force de légitimité du tirage au sort est celle qu’Hélène Landemore désigne par le concept de "démocratie épistémique". C’est l'idée selon laquelle une diversité de points de vue permet d’augmenter la qualité des décisions prises in fine. Cette idée est elle-même héritée de John Dewey. Pour lui, une classe d’experts isolés ne pourrait acquérir une vision suffisamment large des problématiques que rencontre le corps social.
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La parole des experts a une grande importance ... tout autant technique que politique.
La conférence sur le futur de l'Europe, en 2021, est un exemple intéressant ... surreprésentation des europhiles par rapport à la proportion d'euro-sceptiques
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au travers de leurs discours et de leurs analyses, vont orienter les débats. Le panel d'experts doit être pluraliste et contradictoire
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rétribuer matériellement et symboliquement les citoyens
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Ces concertations doivent déboucher sur quelque chose. Sinon le risque de déception est très important, ce d’autant plus que l’investissement des citoyens pèse fortement sur leur vie professionnelle et personnelle.
Dans quelle mesure les dynamiques propres au référendum et au tirage au sort sont-elles complémentaires ?
... Brexit. La bascule de l’opinion en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne s’est produite à cause de l'accréditation d’une fake news selon laquelle le financement du système de santé britannique serait favorisé par le rapatriement de capitaux indûment accaparés par l’UE. Une assemblée citoyenne n’aurait pu se laisser prendre à de telles falsifications, grâce à la qualité des discussions inhérente à son mode d’organisation. De la même façon, concernant la réforme des retraites française, une convention citoyenne, en rendant audible tous les points de vues, aurait probablement permis une sortie par le haut de cette impasse politique.
...
La société est faite d’organisations et d’intérêts structurés qui s’opposent. On a pu le constater lors de la Convention citoyenne sur le climat : les propositions qui en ont résulté ont été largement détricotées lorsque des lobbys de tout ordre sont entrés dans l'arène.
Certes, il faut introduire des moments politiques plus impartiaux et permettre de hausser la qualité des délibérations, en représentant davantage de points de vue. Mais dans certains cas, comme celui de la Convention citoyenne pour le Climat, les liens qui se sont établis entre les membres et les mouvements écologistes ont été productifs. Et il ne faut pas oublier que la mise en œuvre des décisions fait toujours l’objet de luttes et de négociations. C’est aussi cela, la démocratie.
Propos recueillis par Lola Carbonell et Hortense Miginiac.
20 septembre 2011 Articles de presse
... n’est pas avalisée par l’UPR ...
Étude Gil Delannoi décembre 2010
Résumé
I.
L’état de la question du tirage au sort.
1.
Quels sont les liens de cette procédure avec les différentes formes démocratiques existantes ?
2.
Les avantages et inconvénients du tirage au sort dans la littérature politique
3.
Les différentes fonctions du tirage au sort
4.
Les valeurs d’usage du tirage au sort
5.
Des conceptions du tirage au sort allant à l’essentiel
6.
Le tirage au sort est l’instrument par excellence de la rotation des tâches entre égaux
7.
Petite parenthèse sur une utopie de la rotation des tâches
II.
Possibilités, promesses, et risques du tirage au sort.
1.
Utiliser le tirage au sort pour pourvoir des postes
2.
Le tirage au sort comme mode d’attribution des biens
3.
Créer des groupes de référence
4.
Le tirage au sort pour tempérer les marchés
5.
Les mauvaises pistes d’utilisation du tirage au sort
6.
Examen critique d’une proposition récente pour instituer le tirage au sort
7.
Résumé de quelques principes et constatations
III.
Conclusion
Résumé
Le tirage au sort est une pratique ancestrale de sélection par le hasard, souvent associée à la Grèce antique. Aujourd’hui, son utilisation connaît une recrudescence qui peut être jugée surprenante. Pourtant, certains auteurs, qui n’ont pas manqué de remarquer ce retour, ont choisi de s’intéresser à cette technique de décision et aux possibilités d’utilisation qu’elle offre aujourd’hui. Ainsi, Gil Delannoi présente ici les vertus du tirage au sort, les raisons pour lesquelles il devient parfois le seul recours face au risque d’injustice inhérent à certains choix et les domaines dans lesquels son usage peut devenir pertinent. Les usages du tirage au sort sont multiples. En politique, dans certaines situations, son utilisation permet à un groupe de prendre des décisions ou de désigner des responsables. Elle s’inscrit dans une perspective à la fois égalitaire et libérale : le hasard, en effet, ne favorise aucun candidat et rend vaines toute tentative de corruption et d’abus de pouvoir. Il peut par ailleurs s’appliquer à toutes les échelles, du plus petit groupe à la nation entière.
Au-delà de son usage politique, le tirage au sort peut être employé pour résoudre des situations dans lesquelles la justification morale d’un choix est particulièrement difficile. Par exemple, face à la rareté des dons d’organe, le tirage au sort permet de choisir au sein d’un groupe de malades lequel d’entre eux bénéficiera finalement d’une transplantation. Cette note explique enfin quels sont les principes à respecter pour une bonne utilisation du tirage au sort et quelles sont les limites attachées à son usage.
Gil Delannoi, Chercheur au Centre de recherches politiques de Sciences Po.
...
Conclusion
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Le tirage au sort peut être un instrument politique, mais aussi social ou économique. Son usage peut être démocratique, libéral, mais aussi élitiste ou démagogique. Il peut servir des fins de consultation, de délibération, d’exécution, d’allocation. L’utiliser suppose de l’imagination, de la détermination et de la précaution. Pourvu qu’il ait été bien adapté à son contexte, ses résultats seraient inévitables et intéressants mais ne seraient, faisons le pari, ni aberrants ni miraculeux. Ainsi, en raison de ces multiples emplois, c’est à ses concepteurs et ses utilisateurs que reste entièrement dévolu le choix d’un usage démocratique ou libéral, radical ou modéré, exclusif ou hydride17.
Notes
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Notes
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- Barbara Goodwin, Justice by Lottery, 1992 (réed. Imprint Academic, 2005)
... - Pour une bibliographie complète et commentée des travaux, les plus anciens comme les plus récents, se reporter à la bibliographie synthétique proposée à la fin de l’ouvrage de G. Delannoi et O. Dowlen, op. cit.
Politique
Débat : pour ou contre tirer au sort nos représentants politiques ?
Démocratie. Plusieurs candidats à l'Elysée proposent que des tirages au sort complètent les élections.
Par Henri Vernet @henrivernet
Le 6 janvier 2017 à 07h00
Le Sénat au Palais du Luxembourg à Paris, le 17 novembre 2016 (AFP/LIONEL BONAVENTURE)
Amener les citoyens à participer à la vie politique en... les tirant au sort. L'idée peut paraître saugrenue, elle fait pourtant son chemin dans cette campagne présidentielle
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Plusieurs candidats à l'Elysée proposent un tel dispositif, sous une forme ou une autre, dans leur programme. Arnaud Montebourg veut faire entrer au Sénat des citoyens tirés au sort sur les listes électorales. Jean-Luc Mélenchon a déjà « expérimenté » la formule en tirant au sort une partie des « conventionnels » qui planchent sur son programme. Quant à Emmanuel Macron, il propose qu'une commission de citoyens tirés au sort auditionne chaque année le président de la République. D'autres encore, à droite comme à gauche, voient dans ce système — qui ne remplacerait évidemment pas les élections — une des pistes pour renouveler les pratiques politiques
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POUR, selon Romain Slitine
Enseignant à sciences-po Paris et président de l'association démocratie ouverte. Auteur, avec Elisa Lewis, du « Coup d'Etat citoyen. Ces initiatives qui réinventent la démocratie » (la Découverte).
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les ouvriers et employés représentent 50,5 % de la population en France, mais seulement 2,6 % des députés. Deuxième vertu, une telle assemblée citoyenne pourrait réformer les fondamentaux de notre vie politique, sans être prise par la politique politicienne puisque ses membres ne seront pas soumis à l'enjeu de leur réélection.
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Aujourd'hui nous avons un bicamérisme en France. On pourrait imaginer le remplacement du Sénat par une assemblée tirée au sort. Ce système aurait plus de vertus que le mode actuel d'élection des sénateurs, totalement opaque et verrouillé.
Des exemples où cela marche ?
En Islande, en 2008, après la crise financière où la classe politique a été discréditée, on a confié à une assemblée de 1 000 personnes représentatives du pays, tirées au sort, une mission de réflexion sur les grandes orientations et valeurs du pays
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NON, selon Jean-Louis Debré
Ancien président du Conseil constitutionnel. Ancien ministre de l'Intérieur sous Jacques Chirac, ex-président de l'Assemblée nationale (2002-2007).
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ouvrir plus grand le champ du référendum
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Qui sommes-nous ?
Dernière modification : 3 juin 2024
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République
Française
Institutions - Temps de lecture 7 minutes
Par : Alain Chatriot - Professeur, Centre d'histoire de Sciences Po
La Convention citoyenne pour la transition écologique, qui a débuté à Paris en octobre 2019, a montré le retour du tirage au sort comme moyen de sélection. Le point sur les apports et les limites de cette forme de participation politique.
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MOTS CLÉS Citoyenneté - Élections Citoyenneté
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Billet de blog 11 mars 2025 / Pierre Khalfa, Ancien coprésident de la Fondation Copernic, membre du Conseil scientifique d'Attac.
Dans une récente tribune parue dans Le Monde, des personnalités se réclamant de la judéité et de la gauche dénoncent « la gauche extrême » et assimilent toute critique de l'État d'Israël et du sionisme à l'antisémitisme. Cette tribune collective, largement signée, se veut une réponse point par point à ces accusations fallacieuses.
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Nous refusons que la dénonciation de l’antisémitisme serve à légitimer la politique criminelle du gouvernement Netanyahou comme nous dénonçons l’instrumentalisation du génocide des juifs d’Europe pour justifier le massacre par dizaines de milliers de civils Gazaouis et Cisjordaniens.
Billet de blog 1 octobre 2020
La Convention citoyenne sur le climat a relancé le débat sur le tirage au sort. Cette question est d’autant plus importante que la démocratie représentative connaît une crise existentielle. Dans cette situation, le tirage au sort peut-il apparaître comme un moyen de renouveler la démocratie ?
Par Pierre Khalfa, Ancien coprésident de la Fondation Copernic, membre du Conseil scientifique d'Attac.
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Le tirage au sort pourrait, dans certaines conditions, la favoriser ne serait-ce qu’en montrant qu’un citoyen lambda peut s’occuper d’affaires complexes, à l’encontre du discours élitiste récurrent sur le sujet, discours qui vient de loin et qui remonte à Platon et à ses attaques contre la démocratie athénienne. Cependant, le tirage au sort ne permet pas de dépasser la démocratie représentative qui, par nature, restera, même rénovée, une démocratie limitée. Il faut être capable d’adapter aux réalités actuelles la déclaration faite par Périclès dans l’oraison funèbre qu’il prononce pour les soldats morts au combat et que rapporte Thucydide : « Nous sommes les seuls à penser qu’un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile ». C’est cette volonté de participation de toutes et tous aux affaires de la cité qui fait que la question démocratique est émancipatrice, même si les réponses concrètes sont loin d’être évidentes.
Cet article a été publié dans la revue du Conseil scientifique d'Attac "Les Possibles", Numéro 25, Automne 2020
[1] Je n’entre pas volontairement ici dans le débat sur la place des femmes et le rôle des esclaves. Sur Athènes, la littérature est immense : voir notamment Moses Finley Démocratie antique, démocratie moderne, Payot, 1976 ; Claude Mossé, Politique et société en Grèce ancienne. Le « modèle » athénien, Aubier, 1995 ; Cornélius Castoriadis, Les carrefours du labyrinthe, notamment le tome 4, Seuil, 1996 ; Emmanuel Terray, La politique dans la caverne, Seuil, 1990 ; Pauline Schmitt Pantel et François de Polignac (sous la direction de), Athènes et le politique, Albin Michel, 2007 ; Paulin Ismard, La démocratie contre les experts, Seuil, 2015.
[2] Les Athéniens confiaient à des esclaves publics un certain nombre de tâches administratives et/ou techniques, ce qui empêchait la formation de la techno-bureaucratie caractéristique de toute forme étatique. Voir Paulin Ismard, La démocratie contre les experts. Les esclaves publics en Grèce ancienne, Seuil, 2015.
[3] Le développement qui suit est repris de Bernard Manin, Principes du gouvernement représentatif, Flammarion 1995.
[4] Voir sur ce point Myriam Revault d’Allones, Le miroir et la scène, Le Seuil, 2016.
[5] La France a le triste privilège d’être le pays qui a mis le plus de temps à passer du droit de vote réservé aux hommes au suffrage universel.
[6] Pour une vue d’ensemble des propositions concernant la Chambre des citoyens, sdm94, « Comment le tirage au sort peut-il relancer notre démocratie ».
[7] Ancien membre du CESE ayant appartenu à la section « Economie et finances », je peux témoigner qu’en dépit de la cordialité des débats et de la qualité de l’écoute, les pesanteurs politiques et sociologiques jouaient à plein dès qu’un sujet sensible venait à être discuté.
[8] Ce passage a bénéficié des remarques de Mathilde Imer, membre du comité de gouvernance de la Convention. Le contenu de ce passage n’engage évidemment que l’auteur du présent texte.
[9] Adrien Fabre et HAL « Convention citoyenne pour le climat : les citoyens de la convention comparés à des échantillons représentatifs de la population française », août 2020.
[10] Il en a été de même de la proposition de taxe sur les dividendes qu’Emmanuel Macron a immédiatement refusée car elle entrait en contradiction frontale et surtout immédiate avec sa politique.
[11] Je ne parle volontairement pas de « démocratie directe », cette expression étant, soit rattachée à la démocratie grecque, qui, si elle représente un germe (pour reprendre ici le terme employé à ce sujet par Castoriadis), ne peut évidemment être reproduite, soit au modèle conseilliste qui est historiquement marqué.
21 Mai 2025
Le lundi 12 mai avait lieu une rencontre en visio-conférence organisée par l’Agence régionale de Santé de Nouvelle Aquitaine et le Préfet de Région à propos du « Pacte de Lutte contre les déserts médicaux » proposé par le premier ministre François Bayrou le 25 avril 2025.
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2-Quelques chiffres pour comprendre l’ampleur du problème :
– En 2024, six millions de Français n’avaient pas de médecin traitant et 87 % du territoire était classé en désert médical soit 8 millions de français.
– la densité de médecins généralistes diminue depuis 2010 : elle était de 161 médecins généralistes pour 100 000 habitants, ce n’était plus que 147 en 2023.
– La part de la population française en affections de longue durée (ALD) a progressé de 34 % entre 2010 et 2020
– 31 % des médecins sont âgés de plus de 60 ans. Nous savons d’ores et déjà que le niveau du nombre de médecins atteint en 2021 ne sera retrouvé, au mieux, qu’en 2035.
– Le nombre de médecins en activité régulière par habitant en Creuse a ainsi diminué de 31 %, quand il augmentait de 16 % dans les Hautes Alpes.
3- Agir sérieusement contre les déserts médicaux - deux axes :
. 1- Face au manque de médecin, agir pour former plus de médecin
. 2- Face à la mauvaise répartition des médecins sur le territoire national, agir sur la régulation de l’installation des médecins
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4- La situation dans la région Nouvelle Aquitaine
Un indice de vulnérabilité a été mis en place par l’ARS , prenant en compte 5 indicateurs :
– l’âge des médecins
– le nombre de consultations en moyenne par an par personne
– la proportion d’infections longue durée
– le temps d’accès routier aux soins
– et le niveau de vie
Les départements à fort indice de vulnérabilité sont la Creuse et la Dordogne, mais tous les départements de la région connaissent au moins une communauté de commune impactée par un fort indice de vulnérabilité, sauf la Gironde, les Pyrénées Atlantiques et la Charente Maritime.
5- La situation en Charente
La Charente est un département particulièrement touché par un taux élevé de patients sans médecin traitant : https://www.info.gouv.fr/actualite/former-plus-principe-de-solidarite-le-plan-du-gouvernement-face-aux-deserts-medicaux
Pour autant, selon l’ARS, dans le département de la Charente, la Communauté de Commune de Charente Limousine est l’unique intercommunalité à fort indice de vulnérabilité. Pour pouvoir bénéficier du « pacte de lutte contre les déserts médicaux », cette intercommunalité devra s’engager dans le cadre d’un contrat local de santé afin d’accompagner le dispositif.
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Pour aller plus loin, retrouvez ici le programme Santé porté par la France Insoumise :
Santé : soigner le système de santé pour notre bien commun
https://programme.lafranceinsoumise.fr/livrets/sante/
Anthony Brondel
Ndlr :
- semble contenir des propositions intéressantes. À la hauteur des enjeux ? Approfondir avec les professionnels ACT
- dommage pour les fautes d'orthographe :-(
Connu / TG le 5/06/25 à 15:33
1 383 signatures
Destinataire(s) : M Estrosi : maire de Nice; Agnès Pannier-Runacher : Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche de France
Laissez Greenpeace accoster à Nice – Stop à la criminalisation des militants écologistes !
Campagne lancée par Philippe
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Alors que la Conférence des Nations Unies sur l’océan (UNOC) s'ouvre à Nice dans quelques jours (du 9 au 13 juin), un scandale est en train de se jouer, loin des projecteurs et des beaux discours. Alors que Greenpeace était initialement invité par le ministère des Affaires étrangères à participer au "One Ocean Science Congress" et à la parade inaugurale “Oceans Wonders” dimanche 8 juin. Les autorités françaises ont interdit l’accès au port de Nice au navire emblématique de Greenpeace, MY Arctic Sunrise, et l’ont évincé de la parade d’ouverture, quelques jours seulement avant l’événement.
Et la volonté de faire taire celles et ceux qui défendent l’océan ne s’arrête pas là, car il y a quelques jours, cinq militants de Greenpeace Nice ont été placés en garde à vue pendant 20 heures et perquisitionnés à leur domicile… pour de simples tags à la craie, effaçables à l’eau !
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Clés : #Energies fossiles #Greenwashing #Juridique #Total
Le 5 juin 2025, TotalEnergies a comparu pour la première fois devant un tribunal pour répondre de la sincérité de ses engagements climatiques. Un recours historique, porté par Les Amis de la Terre France, Greenpeace France et Notre Affaire à Tous, avec le soutien de ClientEarth, qui pourrait marquer un tournant décisif dans la lutte contre le greenwashing des entreprises polluantes.
C’est historique
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En concentrant ses publicités sur les éoliennes et les panneaux solaires, la multinationale détourne l’attention du public de ses activités polluantes. C’est ça, le greenwashing, une stratégie marketing utilisée par une entreprise pour verdir son image.
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Le droit de la consommation est clair : il impose une communication honnête et vérifiable, y compris en matière climatique et environnementale
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Connu / https://bsky.app/profile/greenpeace.fr/post/3lqtq4mgurs2e
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Greenpeace France @greenpeace.fr
👀🔊 On a bien écouté la prise de parole de Monsieur Pouyanné pendant la dernière Assemblée générale de TotalEnergies.
Et justement, la multinationale a rendez-vous aujourd’hui à 14h avec le Tribunal judiciaire de Paris pour parler de son greenwashing 😉
5 juin 2025 à 08:49 18 reposts 22 ont aimé
- Toutes les infos sur ce procès dans cet article 👇
TotalEnergies au tribunal pour greenwashing
Pour la première fois, TotalEnergies doit rendre des comptes devant la justice française sur ses engagements climatiques et ses publicités trompeuses. Vers la fin du greenwashing ?
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Connu / TG le 4/06/25 à 9:50
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Les militants gardent l'acces a l'evenement et conferences etc, mais l'Arctic Sunrise doit rester au large, et contrairement à une trentaine d'autres bateaux scientifiques ou d'autres ONG, n'a
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Connu / TG le 2/06/25 à 21:42
L' océan peut-il nous sauver? - Publié le mardi 3 juin 2025
Journée spéciale "Océan" sur France Inter : à une semaine du baccalauréat, Raphaël Gerson répond à la question posée et rend sa copie, en 2 minutes 30.
On saute l'introduction et on passe directement à la première partie...
1. Thèse : « Oui, l’océan peut nous sauver »
L'océan régule le climat : le rayonnement solaire n’est pas le même à la surface de la Terre, il est plus important au niveau de l’Équateur. C’est grâce à l’océan, qui va absorber cette chaleur et la faire circuler via les courants marins, que la température est viable sur l’ensemble de la planète…
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L'océan stocke le carbone : une partie du CO2 de l’atmosphère est absorbée et dissoute dans l’eau, et le phytoplancton qu’il contient fait comme les plantes sur la terre ferme : grâce à la photosynthèse, il absorbe le carbone et produit près de la moitié de l’oxygène que nous respirons.
L'océan héberge une grande partie de la biodiversité : avec plus de 250 000 espèces connues et beaucoup d’autres qui ne le sont pas encore, l'océan nous nourrit et permet notre développement économique : plus de 60% du PIB mondial vient des océans et des régions côtières.
2. Antithèse : « Non, l’océan ne peut pas nous sauver »
L'océan nous submerge : le changement climatique a déjà entrainé une élévation du niveau de la mer de près de 25 cm, et le GIEC prévoit un mètre supplémentaire d’ici à la fin du siècle.
L'océan s'acidifie : plus il y a de CO2 rejeté par l’homme, plus il en absorbe et plus son pH baisse. Cette acidification met en péril les coraux qui protègent nos côtes et hébergent le tiers des espèces marines.
L'océan ne pourra bientôt plus nous nourrir : le tiers des poissons pêchés le sont à des niveaux trop élevés pour se reproduire.
3. Synthèse : « L’océan ne pourra nous sauver que si on lutte contre le changement climatique »
Cela implique de baisser nos émissions de gaz à effet de serre, sortir des énergies fossiles, pratiquer une pêche raisonnée, mettre en place davantage de zones protégées…
Et on finira l'exposé comme il se doit par une citation, celle de Sylvia Earle, une des plus grandes océanographes américaines qui fêtera cette année ses 90 ans : « Nous devons protéger les océans comme si nos vies en dépendaient. Car c’est le cas ».
À écouter
Conférence de l'ONU sur l'océan à Nice : "L'enjeu est de protéger cet océan vivant"
L'invité de 8h20 : le grand entretien
21 min
*Clés : Environnement Climat Écologie Mers et océans Catastrophe écologique