51 610 vues - 2,9 k - 61
Invités :
- Emmanuel Todd, démographe, historien, essayiste, auteur de "Où en sommes-nous ? Une esquisse de l'histoire humaine"
- Bernard Friot, sociologue, économiste, auteur de "Vaincre Macron"
- Sabine Rubin, députée de la France Insoumise
- Christophe Seltzer, ancien directeur du mouvement Les Affranchis
- Ferghane Azihari, journaliste et analyste en politiques publiques.
Un banquier d’affaires à l’Elysée. Une vision purement comptable des enjeux politiques français. Une minorité d’ultrariches dont les revenus s’envolent, alors que les poches des retraités, des classes populaires et des étudiants sont rudement ponctionnées. Une défiscalisation sans précédent des hauts patrimoines. La finance a-t-elle pris le pouvoir dans notre pays ? Est-ce la fin d’une certaine exception française ? Pour en débattre ce soir sur le plateau du Média, nous recevons cinq personnalités intellectuelles et politiques.
Catégorie Actualités et politique 376 commentaires
n1ko _ il y a 6 jours
Formidables Friot et Todd, discutant enfin ensemble ! Merci pour ce débat !
36
Romain Morlans il y a 6 jours
C'est quand même des émissions de qualité qu'on ne verra jamais sur les médias-mainstream !
38
Aurel So il y a 6 jours
Bernard Friot est à prendre au sérieux, débattre avec lui est très enrichissant, il ne joue pas les oiseaux de mauvaise augure, il n'est pas là pour faire le spectacle. il a beaucoup d'idées et de propositions qui devraient être respectées et soigneusement écoutées.
J'espère le voir plus souvent dans des débats qui l'amèneront et lui permettront de pouvoir mieux développer sa pensée.
20
jacquesrebourcier il y a 6 jours
le truc de Friot sur la cotisation alimentaire et la production agricole et agro alimentaire, et la distribution et la restauration conventionnée, c'est génial. C'est la meilleure idée que j'ai entendue depuis longtemps. Pareil la subvention au lieu de l'emprunt, la qualification personnelle, c'est tellment ouf ! Je sais pas si tout est possible, mais c'est vraiment une pensée radicale, on n'est pas habitué, ca donne presque le vertige...
5 841 vues - 1,1 k - 14
Au programme de L'Autre 20h ce soir, présenté par Virginie Cresci :
▶️ UN PTIT COUP DE BOURBON - PERQUISITION À LA FRANCE INSOUMISE : LA GRANDE DIVERSION
Par Serge Faubert.
▶️ POINT FINANCIER
Comme chaque semaine, Le Média fait le point sur sa situation financière.
▶️ LES SUJETS QUI FÂCHENT - COMMENT ACHETER DES ÉLECTEURS, AVEC JULIA CAGÉ
Une personne, une voix : la démocratie repose sur une promesse d'égalité qui trop souvent vient se fracasser sur le mur de l'argent. Financement des campagnes électorales, dons aux partis politiques, prise de contrôle des médias : le jeu démocratique est-il capturé par les intérêts privés. et, si oui, peut-on vraiment "acheter des électeurs" ?
Catégorie Actualités et politique 35 commentaires
ndlr :
- lire le livre de Julia Cagé "Le prix de la démocratie - Une démonstration implacable" et le recommander ACT
- et pour vidéo de JC seule https://www.youtube.com/watch?v=3eg9dLYyGko
"
1 912 vues - 249 - 3
Une personne, une voix : la démocratie repose sur une promesse d'égalité qui trop souvent vient se fracasser sur le mur de l'argent. Financement des campagnes électorales, dons aux partis politiques, prise de contrôle des médias : le jeu démocratique est-il capturé par les intérêts privés. et, si oui, peut-on vraiment "acheter des électeurs" ?
Catégorie
Actualités et politique
28 commentaires
"
Vous êtes à la recherche de financements (autres que bancaires) pour votre projet ?
Il est devenu possible aujourd'hui, grâce à internet, de solliciter des fonds auprès d'un large public via des plateformes de crowdfunding.
Ce type de financement peut prendre la forme d'un don, d'un prêt ou d'une prise de participation au capital de votre entreprise.
A vous de choisir la formule la plus adaptée à la nature de votre projet et à vos besoins !
Cet article est publié dans le cadre du premier festival de la Revue française de gestion, « Finance, Stratégie, Gouvernance : 40 ans de Revue Française de Gestion » organisé le 17 novembre 2017 à l’IAE de Grenoble en partenariat avec le CERAG, The Conversation France et XERFI Canal Productions – Les auteurs du numéro spécial de la RFG « Concilier finance et management » publié en 2009 et coordonné par Michel Albouy, étaient invités à s’exprimer sur le thème : « Une décennie après la crise financière : quel regard, quelles évolutions… ?
...
le thème de l’exemplarité, qui figurait dans le titre de l’article alors que personne ou presque n’en parlait en 2009 pour discuter de la relation entre finance et stratégie, suscite aujourd’hui pas moins de 814 000 occurrences
...
La thèse défendue dans cet article peut se résumer sous la forme d’une équation simplifiée : I = C x M x E
...
L’étrange défaite de la stratégie et du management
Commençons par le I, pour « Incertitude »
...
L’incertitude, c’est le futur, dans sa dimension radicalement méconnaissable.
...
C pour « Calcul ». Puisque le calcul, ou plus exactement la rationalité calculatoire, est celle qui nous est la plus familière. Puisque c’est elle qui érige les mathématiques au rang de reine des sciences. Puisque c’est le calcul qui donne sa crédibilité à l’hypothèse d’efficience des marchés. Puisque la propriété, c’est sans doute moins ce « vol » cher à Pierre-Joseph Proudhon que le moyen de substituer aux passions potentiellement déchaînées le souci, d’abord, de la défense des intérêts (Hirschman, 1980).
...
posséder c’est aussi toujours un peu être possédé. Que l’échange marchand est bien fait d’une double dépossession, réciproque, entre un offreur et un demandeur puisque dans le cadre d’un marché les choses ne s’échangent pas, c’est la relation avec elles qui s’échangent. Par double transfert, et donc dépossession réciproque, de droits – ou titres – de propriété comme on peut le comprendre du fameux article « The problem of social cost » de Ronald Coase.
...
ceci ouvre la voie à toutes les arnaques et à tous les scandales : se sentir dépossédé sans avoir le sentiment d’avoir été dédommagé en retour fait le lit de la colère. Puis de la haine. Comme un sentiment qui s’impose lorsqu’on s’estime trahi. Ou volé. Ou violé. Surtout si les fauteurs ne sont ni retrouvés, ni sanctionnés.
...
en termes strictement économiques : la confiance, c’est le terreau sur lequel s’ensemencent les calculs des agents. Elle procède donc d’une dimension exogène aux calculs, puisqu’elle est une institution.
...
Avec les forces de Porter par exemple et les appétits pour la marge et sa capture ; ou encore – surtout – avec le fameux conflit potentiel entre les mandants et les mandataires, les actionnaires et les dirigeants, cher à la théorie positive de l’agence.
...
Voilà pourquoi Jensen (2001) a pu défendre avec la force de conviction qu’on lui connaît, en s’appuyant sur la dynamique calculatoire (Ressourceful Evaluative Maximizing Model), que la maximisation de la création de valeur pour l’actionnaire devait être l’objectif unique de l’entreprise. Une vision largement relayée par nombre de dirigeants en pratique, puisqu’elle organisait aussi mécaniquement… l’explosion de leur rémunération. Au risque de la disparition même du besoin de gestion (Denis, 2008).
LOVE/HATE. r2hox/Visual Hunt, CC BY-SA
La tension LOVE/HATE au principe d’une véritable théorie stratégique
L’article publié en 2009 dans la RFG traitait indirectement du fait que les théories dites « contractuelles de la firme », dès lors qu’elles sont toutes empreintes dans leurs gènes de l’imaginaire économique, sont bel et bien des théories du soupçon, de la défiance, du HATE.
...
Il ne faut en effet jamais sous-estimer combien nos sciences du management restent imprégnées du contexte culturel américain, et combien elles en sont aussi le véhicule de l’imaginaire idéologique comme cela a été rappelé à maintes reprises dans les pages de la RFG (Denis, Martinet, 2012).
Avec une conséquence directe : la passion de la compétition, l’ambition de la fortune restent le plus petit dénominateur commun d’une société toujours en proie au déchaînement de haine entre ses communautés. C’est là d’ailleurs qu’il faut chercher cette véritable passion pour le « légal » et le « rationnel » au sens de Max Weber, dans une société américaine qui a fait sienne la célébrissime formule de Samuel Colt : « God created Man and Samuel Colt made them equal »
...
la fin de l’Histoire était le signe que le C du Calcul transformait désormais de manière définitive le I de l’incertitude en R du Risque.
...
Comme si l’on touchait à un tabou insupportable, le M du « Mimétisme » a donc continué à rester largement l’impensé de la crise par le courant que l’on qualifie de « dominant », celui des théories contractuelles.
...
Dans un pays comme la France, ce refus de prendre en compte les dynamiques mimétiques rivales, les emballements, la façon dont les prix peuvent devenir « overvalued » et avec quelles conséquences (Jensen, 2005) trace désormais une distinction nette, entre économistes dits orthodoxes et ceux dits hétérodoxes. L’exubérance irrationnelle sous le poids des rivalités mimétiques et des désirs de monnaie a beau être toujours dénoncée (Orléan, 2009), ceci ne change rien dès lors qu’il paraît toujours rationnellement préférable d’avoir tort avec tout le monde plutôt que raison tout seul.
...
aucune des démonstrations de l’inefficience à court terme des marchés à l’occasion des crises ne semblait avoir raison de la passion pour le postulat de « l’efficience des marchés » (Jorion, 2006).
La rivalité mimétique est pourtant d’évidence pour un professeur de gestion.
...
l’entreprise c’est d’abord un acte créateur et en ce sens, aussi, une famille (Denis, 2014).
Famille et exemplarité : inverser la vapeur épistémologique et théorique
...
une conviction épistémologique profonde, était la suivante : et si nous renversions, nous, professeurs de sciences de gestion, la vapeur ? Les phénomènes mimétiques sont d’une telle évidence empirique, ils ont été si bien théorisés en économie mais aussi en sociologie et même en gestion, qu’ils peuvent et doivent renseigner l’exercice de la raison managériale et stratégique.
...
concentrons-nous plutôt sur le seul objectif épistémologique qui vaille pour les sciences du management : aider à concevoir mieux ex ante là où d’autres se donnent d’abord pour mission d’expliquer ex post (Martinet, 1997, 2009).
Focaliser sur ce qui fait tenir ensemble la « famille » plutôt que sur les motifs – technologiques, économiques, politiques, sociétaux… – qui pourraient conduire les parties à ne se réunir que pendant un temps a priori donné et en envisageant toujours cette relation comme potentiellement à termes échus, voilà le sens du renversement de vapeur que proposait l’article de 2009.
...
l’aspiration au LOVE continue de diriger le monde. Un LOVE qui, bien sûr, peut toujours finir par dégénérer en HATE.
...
la famille n’est pas l’espace de la liberté, puisqu’elle est précisément le lieu de son abolition.
...
Avec cette famille comme lieu de dons/contre-dons perpétuellement recommencés s’est imposée l’idée d’une nécessité de remettre l’exemplarité au cœur du management, de la stratégie et même de la finance. « Montrer l’exemple », « donner l’exemple », « prendre exemple sur »… Si ce terme s’est imposé dans l’actualité et le vocabulaire politique avec une force irrésistible depuis la période 2010-2012, c’est non sans une pointe de satisfaction que je constate donc que le E de l’Exemplarité aura été introduit dans les pages de la RFG dès… 2009 ! Ce « E » qui constituait, pour moi, la variable manquante de l’équation stratégique, pour ne pas dire politique.
Introduire l’exemplarité permettait de rappeler combien la matrice d’Ansoff retrouve de la vigueur si on la voit comme une invitation à scénariser quatre « exemples » de vecteurs de croissance pour mieux ouvrir et concevoir des futurs possibles
...
l’articulation avec les travaux les plus récents en gouvernance d’entreprise portant sur l’héroïne managériale, l’overvalued equity ou encore l’intégrité. Il allait aussi plus loin.
L’abus de confiance, trou noir juridico-managérial à repenser
La crise ... son paroxysme le 15 septembre 2008 avec la chute de Lehman Brothers, allait de pair avec cette ritournelle : nous étions sur le point de revivre l’exemple des années 1930.
...
En conclusion, l’article RFG de 2009 s’interrogeait quant au fait de savoir si la prochaine crise ne serait pas pire, faute peut-être d’avoir su oublier l’exemple de 1929…
il n’y a pas meilleure valeur qu’une bonne information...
comment a-t-on pu réussir cette performance qu’une crise d’une telle ampleur que celle de 2007-2008 ne conduise finalement aucun coupable en prison ?
...
nécessité d’une requalification jurisprudentielle du chef d’abus de confiance (Denis, 2010a ; 2010b)
...
le juge n’est pas habilité à se prononcer sur la qualité des choix d’exploitation… Or, si l’on part du principe que l’incertitude (I) ne saurait être pensée – au XXIe siècle pas davantage qu’au XXe – sans la confiance, alors le calcul économique (C), seul, ne suffit plus. Parce que la confiance procède d’un processus endogène et non exogène. Elle suppose dès lors une compréhension des dynamiques mimétiques et de légitimité à l’œuvre (M). Elle requiert aussi un droit dynamique, apte à construire des jurisprudences exemplaires, au risque sinon de constater ex post la multiplication des scandales de dopage sans parvenir à jamais en sanctionner un et a fortiori à en prévenir d’autres.
...
aboutissant à un arrêt de la cour d’appel de Versailles le 23 novembre 2016 qui a statué de manière très sévère sur la qualité des choix d’exploitation de l’entreprise Société Générale sur la période 2005–2008 constitue une source de profonde satisfaction.
...
comment, des travaux de recherche que l’on critique si souvent pour leur absence d’utilité peuvent potentiellement ramener quelques milliards dans les poches du budget national.
...
rappeler que dans nos sociétés managériales, les professeurs de « garagisme » (Denis, 2013) doivent désormais oser jouer le rôle qui aurait dû être le leur depuis bien longtemps si les inerties cognitives de nos institutions n’étaient ce qu’elles sont. A savoir, ni plus ni moins, que le premier.
Clés : management stratégie incertitude crise économique sciences de gestion crise financière risque
ndlr :
ago-antagonisme pas explicité ? ACT
1 098 vues
21
1
Partager
Climat 2020
Ajoutée le 8 juin 2018
Le replay débute après 15:00.
Jean Jouzel et Pierre Larrouturou reçus par les commissions des affaires européennes et du développement durable à l'Assemblée Nationale le 6 juin 2018.
Catégorie
Actualités et politique
Source :
Mercredi 6 juin 2018 matin, la commission des affaires européennes et la commission du développement durable a auditionné Pierre Larrouturou, ingénieur agronome et économiste, et Jean Jouzel, climatologue, ancien vice-président du groupe scientifique du GIEC, sur leur proposition de Pacte finance-climat européen.
https://climat-2020.eu/fr/intervention-de-jean-jouzel-et-pierre-larrouturou-a-lassemblee-nationale/
... Les réponses à cette question du financement de l’open-source (et des communs en général) sont multiples. À Codeurs en Liberté, nous avons tenté d’en explorer une : financer nos propres contributions.
Voici donc un premier retour d’expérience concret sur notre « pot à cookies ».
...
Nicolas Bouleau est un mathématicien de haut vol, passionné d’architecture, de psychanalyse et de philosophie des sciences. Il a été professeur à l’école des Ponts. Il met dans ce livre remarquable son immense talent à nous faire comprendre les arcanes de la finance de marché et ses biais stupéfiants. Il en déduit une recommandation majeure en matière de transition écologique : la nécessité, déjà pressentie par Robert Solow, de construire des institutions chargées de donner des informations sur les données physiques nécessaires à la compréhension des effets de l’homme sur la planète et ses ressources. Le GIEC a ce mandat pour le climat et joue un rôle fort utile ; mais il n’existe pas de GIEC pour les ressources en énergie fossile[1] et l’IPBES, son corollaire sur la biodiversité a du mal à se faire entendre.
...
Le mensonge de la finance nous permet de comprendre combien l’idée sous-jacente au libéralisme économique, et particulièrement bien développée chez Hayek est fausse. Les marchés financiers sont ceux qui s’approchent le plus d’un marché parfait, et devraient donc exhiber la propriété d’optimalité et d’efficacité revendiquée par ce courant de pensée. Ce dogme s’effondre parce que les marchés pour être proches de la théorie doivent être complets c’est-à-dire en pratique dotés de « produits dérivés » ; ils deviennent alors de plus en plus spéculatifs. Loin de calmer l’agitation des cours, ces produits financiers l’accroissent. Les assurances individuelles que prennent les entrepreneurs en achetant des couvertures se transforment en autant de sources de volatilité et de désorientation. La financiarisation a donc pour effet de réduire fortement la valeur informationnelle du signal-prix…
...
critique assez radicale du libéralisme et de la financiarisation de l’économie de marché ne conduit pas Nicolas Bouleau à proposer un modèle d’économie entièrement planifiée, ni même à proposer l’interdiction de la spéculation. Il propose de cantonner cette dernière et de compléter les marchés financiers par des dispositifs d’informations physiques comme dit en introduction.
...
Comment préserver l’autorité de l’Etat et « en même temps » externaliser ses missions en les abandonnant à la spéculation financière ? Comment « en même temps » placer la République sous l’enseigne de la « fraternité » et évoquer ces « gens qui réussissent et ceux qui ne sont rien » ? Comment concilier Ricoeur et le CAC 40 ? Le psychanalyste Roland Gori explore brillamment pour « Le Média » les paradoxes et les impostures d’une expression devenue la marque Macron.
Clés : Macron En même temps Etat Finance
Quand une mine de charbon géante engloutit un village en Allemagne, quand des Amérindiens sont chassés de leurs terres par un oléoduc, quand les compagnies pétrolières s’attaquent à l’Arctique, quand des millions de tonnes de CO2 supplémentaires s’apprêtent à être répandues dans l’atmosphère, c’est un peu, et bien malgré nous, grâce à notre argent. Voici douze projets méga-polluants dans lesquels l’Etat investit une partie de notre épargne et de nos cotisations retraites. Pour que la finance soit au service de « l’action climat », comme le souhaite Emmanuel Macron, il y a encore du travail !
...
une première décision raisonnable serait de ne plus financer de nouveaux projets pour extraire du charbon, du pétrole et du gaz, ces sources fossiles qui sont de loin les premières sources de gaz à effet de serre. Une analyse effectuée par l’Observatoire des multinationales et l’ONG 350 France (lire notre article présentant cette étude) montre qu’en réalité, l’argent des Français continue aujourd’hui de financer des nouveaux projets d’énergies fossiles partout dans le monde. Ces projets sont incompatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris, car ils contribuent à ouvrir de nouveaux territoires à l’industrie pétrolière et gazière, comme l’Arctique ou les gisements pétroliers au large du Brésil.
- L’exploitation pétrolière dans l’Arctique norvégien
- La mine de charbon de Hambach en Allemagne, dévoreuse de l’environnement
- Le Dakota Access Pipeline, symbole de la lutte des Amérindiens
- Yamal LNG, un méga projet gazier dans l’extrême nord de la Russie
- La nouvelle frontière du pétrole offshore brésilien, du delta de l’Amazone au « pre sal »
- Le Trans Adriatic Pipeline, le gaz azéri au mépris des droits humains et de la démocratie
- Derrière la vitrine « verte » d’Engie et de la royauté marocaine, la centrale au charbon de Safi
- TransMountain, un nouvel oléoduc géant pour les sables bitumineux canadiens
- Du Sahara algérien aux Pyrénées, une nouvelle route du gaz
- Coral, une nouvelle manne gazière au large du Mozambique
- La centrale de Thabametsi, comment l’Afrique du sud s’obstine dans le charbon
- L’aide au développement française va-t-elle financer une centrale charbon en Chine ?
Nous vivons depuis plusieurs décennies déjà la coïncidence temporelle de la financiarisation croissante des économies développées, de l'extension continue du domaine du libre-échange, et de l'accroissement tout aussi continu du chômage de masse et des inégalités, le 1% supérieur de chaque société en premier bénéficiaire de la mondialisation, les 50% les moins favorisés en étant les premières victimes, tous menacés, certains déjà frappés par le déclassement.
...
système économique mondial qui ressemble de plus en plus à un barrage massif et puissant, en apparence à toute épreuve, mais dont les fissures s'élargissent et craquent de plus en plus fort sous quelque gigantesque pression, tandis que des filets d'eau coulent toujours plus nombreux à la surface du béton...
...
Site communautaire d'investigations sur ces crises, sur leurs interactions, leur renforcement mutuel en une Crise majuscule. Sans oublier, naturellement, leur exploitation... Il s'agit de creuser pour comprendre d'où vient cette crise, de tirer le fil des causes et des conséquences, face à des événements sans précédent depuis plusieurs générations si ce n'est davantage.
Pour définir une « Solution » univoque ? Non. Bien plutôt avec l'ambition de contribuer à définir et faire émerger ce que le Général de Gaulle définissait comme un "ensemble de desseins continus, de décisions mûries, de mesures menées à leur terme, qu'on appelle une Politique".
...
sortir des sentiers battus par une action audacieuse en force.
Mots-clés > Climat, Taxation des transactions financières (TTF), Marchés financiers
«Pire que le bruit des bottes
Le silence des pantoufles»
Collectif lancé par plusieurs militant-e-s, universitaires, journalistes, afin d’informer sur les collusions entre la haute administration et les mondes des affaires – industrie, finances etc. –, en particulier en France.
Il ne vise pas à dénoncer quelque complot fomenté par d’obscures sociétés secrètes, ni à s’exclamer sur la corruption généralisée du personnel politique ou administratif: la collusion entre certains haut-e-s fonctionnaires et le monde de la finance et de l’industrie s’explique avant tout par une porosité sociologique.
« Quand vous êtes fonctionnaire à Bercy, vous savez qu’à 45 ans, vous allez plafonner dans votre carrière. Si vous ne voulez pas moisir dans votre bureau, vous irez pantoufler dans une banque, avec un salaire multiplié par 10 ou 50 » explique ainsi l’économiste Gaël Giraud. Un principe qui s’applique aussi bien aux banques qu’aux entreprises du CAC40…
Cette proximité pose évidemment des problèmes de conflits d’intérêts, est mortifère pour la démocratie : le monde de la haute administration et celui des dirigeant-e-s de grandes entreprises ne font plus qu’un. L’intérêt général est bâillonné dans le silence feutré des pantoufles.
Faire la lumière sur les pratiques de pantouflage est un premier pas pour lutter contre la capture du pouvoir politique par une oligarchie. Pour ce faire nous tenons une revue de presse et réalisons des enquêtes thématiques sur le monde de la haute fonction publique et ses liens avec les intérêts économiques.
Email : pantouflewatch (à) gmail.com
Twitter : @PantoufleW
| FRANCE, RÉGLEMENTATION | PVT
Tags: Cogen'Air, DualSun, GSE, Solaire hybride, Systovi
Traduction de l'anglais Quantitative easing (QE) - désigne un type de politique monétaire dit « non conventionnel » consistant pour une banque centrale à racheter massivement des titres de dettes aux acteurs financiers, notamment des bons du trésor ou des obligations d'entreprise, et dans certaines circonstances des titres adossés à des actifs comme des titres hypothécaires.