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Conférence du 14 juin 2018 lors des Climax Session, Bordeaux, organisation par l'Éco-Système Darwin
Les énergies dites de substitution peuvent-elles épargner le climat et assurer la stabilité de nos sociétés ?
00:10 – Introduction par Jean-Marc Gancille
02:21 – Rappels sur l’énergie
04:45 – Anthropisation : tout le genre Homo aurait impacté l’environnement
07:20 – La capture d’énergie serait la cause de la complexité de notre cerveau, non la complexité des interactions sociales
09:41 – Les techniques influencent notre façon de comprendre le monde : pensée en systèmes isolés
13:20 – Apparition des grandes traditions morales sur l’ensemble du continent eurasiatique : le paramètre énergétique
17:07 – Défausse de la responsabilité de la destruction écologique (hypothèse de la substitution causale) : Genèse, Épopée de Gilgamesh, mythe du message perverti
25:43 – La transition énergétique : état des lieux
30:00 – Le développement des énergies de substitution est faible au regard du développement des hydrocarbures
32:35 – Stricte addition historique des ressources énergétiques : les baleines, les forêts
36:22 – Les énergies de substitution (ENS) ont d’abord besoin que nous investissions pour construire leur infrastructure, a contrario des hydrocarbures
38:35 – Les ENS : le verrou de la maintenance
40:18 – La planète Terre est un système ouvert, mais les énergies de substitution constituent un système fermé sur les ressources disponibles pour les fabriquer et les entretenir
45:13 – La fabrication et l’entretien des ENS pourrait exercer une pression supplémentaire sur l’exploitation des hydrocarbures
47:08 – Hypothèse du renforcement synergique des énergies : les ENS pourraient aider à exploiter les hydrocarbures (soutien technique, soutien économique)
58:48 – Synthèse énergie et anthropologie : la transition énergétique en tant que croyance
01:06:43 – Changer les arbitrages sur la transition, les illusions sur la réalité génèrent des obscurantismes scientifiques, politiques et religieux
01:12:50 – La Vie est un songe, Calderon : la fin du siècle d’or espagnol
« Tel qui le plus fuit son effet,
Est celui qui le plus en subit en effet. »
Pour aller plus loin :
Transition 2017 : Réformer l'écologie pour nous adapter à la réalité, Éditions Solo, 2017
https://www.thebookedition.com/fr/tra...
Séance de questions en suivant ce lien : https://youtu.be/kqSdibdQN60
Organisation et partenaires de l'évènement :
Darwin, l’Éco-Système de la caserne niel : http://darwin.camp/
Revue Far Ouest : https://www.revue-farouest.fr/
Région Nouvelle-Aquitaine : https://www.nouvelle-aquitaine.fr/
Catégorie Éducation
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53 commentaires
St-Louis Alexandre il y a 6 mois
Quand on écoute la période de questions, à la fin, on s’aperçoit qu'il y a quelque chose dans l'esprit des gens et qui fait qu'ils persistent à croire que, au fond, il y aura bien de l'énergie tant et aussi longtemps qu'il y aura des gens dont le métier est celui d'en produire. Ce qui n'est pas non plus une réflexion qu'on peut disqualifier aisément, mais dès que nous faisons réellement l'effort de bien intégrer les donnés qui sont fournies par Vincent, on réalise qu'en fait les choses sont immensément plus compliqués. En réalité, pour dire les choses aussi simplement que même un enfant puisse comprendre, lorsque l'énergie dont nous disposons viendra à manquer, alors elle manquera.. et nous devrons faire avec. C'est bien cela cette vérité indicible qui n'est pas parvenu à monter à la bouche des gens à la fin.
Si j'ai bien compris, 85% de notre apport énergétique à toute l'humanité provient directement des hydrocarbures. Quant aux 15% restant, il s'agit d'énergies dites ''renouvelables'', mais qui nécessitent des infrastructures qui elles-mêmes requiert du pétrole, gaz, charbon afin d'être mise en oeuvre et entretenues, pour l'instant. Au fond, est-ce que les infrastructures des énergies renouvelables peuvent, à la fois être ''créées'' et ''maintenues'' sur le long terme, sans énergies fossiles? Voilà bien l'énigme qui est la plus pressante à résoudre.
Quoiqu'il advienne je me dis qu'au moins j'aurai eu la dignité d'avoir été lucide sur ce qui se passe réellement. La transition énergétique telle que le discours mainstream sur l'écologie essaye de nous la vendre, elle n'adviendra simplement pas. Il y aura certes des formes d'énergies alternatives, mais elles ne pourrons tout au plus qu'amoindrir les effets négatifs de la raréfaction du pétrole. Il n'y aura pas de ''substitution''. Quant aux effets négatifs de la rupture énergétique ils prendront la forme de crises économiques à mon avis, comme d'habitude, et notre adaptation sera nécessairement en négatif globalement. Ce qui n'empêche pas que ça puisse être une aventure fantastique à vivre aussi. D'autres humains avant nous ont passé exactement par là je crois.
ndlr :
- amélioration ? consistant ? ACT
L’association TRIPALIUM a pour but de diffuser les moyens et les savoirs faire techniques nécessaires à l’auto construction d’éoliennes individuelles. www.tripalium.org
La société Ti’éole soutient la communauté d’auto-construction, organise des formations, distribue les matériaux pour les auto-constructeurs. www.tieole.com
En France, la Foire Eco-Bio d’Alsace est la plus grande manifestation du type organisée uniquement par des bénévoles.
www.ecobio.alsace
Nombre de participants : entre 10 et 15
Renseignements sur le contenu du stage et inscriptions :
Dominique JAEGLE (06 33 55 73 19 ou jaegledominique@hotmail.fr)
->
https://reporterre.net/IMG/pdf/autoconstruction-colmar2019.pdf
PRÉVENTE / SOUTIEN
Cet ouvrage sera disponible le 6 juin 2019.
Réflexions sur l’effondrement.
« Notre société déborde de trop-plein, obscène et obèse, sous le regard de ceux qui crèvent de faim. Elle est en train de s’effondrer sous son propre poids. Elle croule sous les tonnes de plaisirs manufacturés, les conteneurs chargés à ras bord, la lourde indifférence de foules télévisées et le béton des monuments aux morts. Et les derricks continuent à pomper, les banques à investir dans le pétrole, le gaz, le charbon. Le capital continue à chercher davantage de rentabilité. Le système productiviste à exploiter main-d’œuvre humaine et écosystèmes dans le même mouvement ravageur. Comment diable nous est venue l’idée d’aller puiser du pétrole sous terre pour le rejeter sous forme de plastique dans des océans qui en sont désormais confits ? D’assécher les sols qui pouvaient nous nourrir, pour alimenter nos voitures en carburant ? De couper les forêts qui nous faisaient respirer pour y planter de quoi remplir des pots de pâte à tartiner ? »
Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne, la militante écosocialiste Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant le navigateur Bernard Moitessier, les lucioles de Pasolini ou Les Racines du ciel de Romain Gary. Elle propose un choix radical : refuser de parvenir et instaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.
Pour répondre à l’urgence sociale et environnementale, l’association Hameaux Légers cherche à faciliter l'émergence et le développement de lieux collectifs d’habitat léger, écologique et économiquement accessible au plus grand nombre, en partenariat avec les communes rurales qui les accueillent.
Consciente des nombreuses barrières existantes, l’association Hameaux Légers entend promouvoir l’habitat écologique, faire changer le regard des élus, des administrations et des citoyens sur l’habitat léger, et accompagner les collectifs sur le plan technique et humain.
L’association oeuvre depuis 2017; un premier Hameau Léger est en cours d’ouverture à Rocles, en Sud Ardèche, et plusieurs autres sont à l’étude.
Connu/ https://www.facebook.com/events/327557461254724/?notif_t=event_calendar_create¬if_id=1555840484693389
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JUN21
WEP1 Dordogne - Rejoindre ou créer un Hameau Léger au Bandiat
Public · Organisé par Hameaux Légers et Commune Imaginée du Bandiat
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du 21 juin 18:00 au 23 juin 17:00
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Commune imaginée du Bandiat
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Organisé par Hameaux Légers
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Céline Roy
Vincent Guibert
Jipé Hache
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Au sein de l'association Hameaux Légers, nous croyons que pour vivre heureux en habitat participatif, il est nécessaire d'être alignés sur certains besoins fondamentaux et de pouvoir être libre de partir facilement si ce n'est plus le cas, afin d'être réellement libre d'y rester.
Nous nous battons également pour promouvoir un habitat réellement écologique, sans béton, si possible autonome énergétiquement, et surtout accessible financièrement aux plus petits budgets.
En partenariat avec La Suite du Monde et la Commune Imaginée du Bandiat, nous organisons un weekend pour que les personnes intéressées pour créer ou rejoindre un Hameau Léger au Bandiat puissent se rencontrer et vivre un temps d'introspection et de partage.
Un Hameau Léger est un lieu collectif d'habitat réversible, écologique et accessible financièrement, conçu en lien avec le territoire qui l'accueille.
Il respecte la charte suivante: https://docs.google.com/document/d/1W1RTaZucrGcox7XBJLb4vTm1513KzBHV-7GT93o7C78/edit#heading=h.yppb35set6vc
Ces deux jours seront l'occasion d'en savoir plus sur l'habitat démontable / réversible, sur notre association, sur tes besoins et peut-être rencontrer des personnes qui partagent des besoins similaires et avec qui tu pourras vivre de manière fluide au sein d'un Hameau Léger !
Tu es bienvenu-e dès le vendredi matin si tu veux aider à l'organisation, dès le vendredi soir sinon pour un repas partagé avec ce que chacun aura emmené.
Une participation libre et consciente aux frais du weekend sera demandée.
Cet événement est ouvert à tous les cotisants de l'association.
Pour adhérer et soutenir Hameaux Légers: https://www.helloasso.com/associations/hameaux-legers/adhesions/adhesion-hameaux-legers
HÉBERGEMENT
Nous nous occuperons de trouver un hébergement qui convienne aux besoins de chacun (tente, gîte, chambre chez l'habitant...).
TRANSPORTS
Pour venir en transports en commun:
https://wiki.lasuitedumonde.com/comment_rendre_visite_a_la_commune_imaginee_du_bandiat
Pour venir en voiture ou en covoit, merci de créer une annonce sur ce site de covoiturage: https://covoit.net/evenement.html?id=104749fdim04217w1ert0azgi
PARTICIPATION LIBRE ET CONSCIENTE
Cette participation est demandée en euros (ou en lucioles, monnaie locale), elle est non-anonyme et obligatoire. Chacun donne ce qu'il veut pour participer à ce week-end collaboratif et mettre en valeur ce que l'association hameaux légers met en oeuvre pour tous.
Cette participation consciente servira à vous régaler tout le week end avec des repas végétariens aux aliments bio et locaux au maximum, à soutenir l'organisation, la logistique, les transports, l'hébergement, à valoriser le travail des nombreux bénévoles de l'association, et également à soutenir l'association hameaux légers.
Une cagnotte sera sur place.
Vous pouvez également donner votre participation consciente sur ce site:
https://www.helloasso.com/associations/hameaux-legers/formulaires/2
POUR S'INSCRIRE:
Remplissez le formulaire suivant: https://forms.gle/nx43up54tQ32HDwH6
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Collection Poche
Réflexions sur l’effondrement.
« Notre société déborde de trop-plein, obscène et obèse, sous le regard de ceux qui crèvent de faim. Elle est en train de s’effondrer sous son propre poids. Pesante, matérielle, démesurée. Elle croule sous les tonnes de plaisirs manufacturés, les containers chargés à ras bord, la lourde indifférence de foules télévisées et le béton des monuments aux morts. Et les derricks continuent à pomper, les banques à investir dans le pétrole, le gaz, le charbon. Le capital continue à chercher davantage de rentabilité. Le système productiviste, à exploiter main-d’œuvre humaine et écosystèmes dans le même mouvement ravageur. Comment Diable nous est venue l’idée d’aller puiser du pétrole sous terre pour le rejeter sous forme de plastique dans des océans qui en sont désormais confits ? D’assécher les sols qui pouvaient nous nourrir, pour alimenter nos voitures en carburant ? De couper les forêts qui nous faisaient respirer pour y planter de quoi remplir des pots de pâte à tartiner ? »
Il y a cinquante ans, en mars 1969, alors sur le point de gagner une course en solitaire, le navigateur Bernard Moitessier choisissait de ne pas franchir la ligne d’arrivée et de fuir le consumérisme. Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne et empreint de doute salutaire, Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant les lucioles de Pasolini ou Les Racines du ciel de Romain Gary et propose un choix radical : refuser de parvenir et restaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.
L’auteure
Élue dans la Drôme, militante écosocialiste, chroniqueuse pour Reporterre, Corinne Morel Darleux suit depuis dix ans les questions climatiques et de défense des écosystèmes
Connu / https://twitter.com/cmoreldarleux/status/1099321049278226432
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corinne morel darleux @cmoreldarleux 2 hil y a 2 heures
« Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce. Réflexions sur l'effondrement » ★ Parution le 6 juin chez @LibertaliaLivre ★
3 réponses 17 Retweets 24 j'aime
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Actualisation - Vendredi 19 octobre 2018 - Selon les informations du journal Les Echos, le chef de l’État va réunir une palette de patrons du secteur de l’énergie mercredi 24 octobre à l’Élysée. Ont été invités les présidents et les PDG des plus grands groupes du secteur : Patrick Pouyanné (Total), Jean-Bernard Lévy (EDF), Jean-Pierre Clamadieu (Engie), Philippe Varin (Orano, l’ex-Areva). Mais aussi les dirigeants de grands groupes présents dans le secteur du bâtiment et de l’efficacité énergétique, comme Xavier Huillard (Vinci), Martin Bouygues (Bouygues) ou Benoît de Ruffray (Eiffage Energie). Quelques représentants d’entreprises plus petites sont également conviés : Xavier Barbaro, président de Neoen, un développeur d’énergie solaire et éolienne, qui vient de s’introduire en Bourse . Mais aussi Eric Scotto, qui dirige Akuo Energy (la liste n’est pas exhaustive).
Emmanuel Macron compte présenter sa vision des enjeux de la politique énergétique française, alors que s’achève la longue phase de préparation de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).
Vendredi s’est achevé le débat public sur la politique énergétique de la France. Les premiers résultats plaident pour un développement plus rapide des énergies renouvelables, un rééquilibrage du mix électrique et une transition énergétique plus juste. Reste à savoir si cet avis sera pris en compte, car le brouillon de la PPE sera dévoilé avant le rapport de synthèse du débat public.
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4 jours après cette manifestation à laquelle ont participé plus de 3 000 personnes, 7 opposants ont été placés en garde à vue, dont un avocat. Une pétition circule pour lutter contre la répression des opposants au projet : https://leji.fr/petition.html Le 16 juin, un collectif d'association organisait une manifestation à Bar-le-Duc pour dénoncer le projet CIGÉO d'enfouissement des déchets nucléaires. La députée Mathilde Panot et les insoumis.e.s étaient présent.e.s à cette manifestation qui a rassemblé plus de 3 000 personnes.
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FOCUS
TOITURES VEGETALISEES : DE VRAIS SUPPORTS POUR LA BIODIVERSITE ?
La végétalisation des toitures connaît un succès grandissant depuis quelques années auprès des acteurs de l’immobilier, en lien avec l’intérêt croissant pour la nature en ville. La littérature a démontré que les toitures végétalisées apportent un ensemble de bénéfices pour la ville (isolation phonique, thermique, maitrise des ICU, rétention des eaux pluviales, biodiversité ou stockage de carbone). Ces mêmes bénéfices peuvent varier en fonction des choix de conception ou de gestion qui sont appliqués. En parallèle de ces interrogations, qu’en est-il pour la biodiversité ? Arrive-t-elle vraiment à s’installer dans ces nouveaux habitats ?
...
Intervenants : Amaelle Guiton - Bernard Ourghanlian - Pierre-Yves Gosset - Hervé Gardette
Lieu : émission Du grain à moudre - France Culture
Date : juin 2018
Durée : 39 min 40
Écouter l'émission ; Écouter le podcast
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Participation by opensource.com, licence Creative Commons by SA
NB : transcription réalisée par nos soins.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.
Description
Microsoft vient de racheter la plateforme de création collaborative de logiciels Github. Est-ce vraiment une bonne nouvelle pour le logiciel libre ? Et quelles conséquences pour les utilisateurs ? La philosophie du libre a-t-elle gagné ou s’est-elle fait manger ?
...
GitHub c’est une plateforme à laquelle participent des millions de développeurs ; sa particularité : elle appartient au monde du logiciel libre, c’est-à-dire qu’elle est collaborative ; chaque projet qui y est développé peut être étudié, modifié, copié en toute liberté. Plus qu’un outil technique, une véritable philosophie.
Or, il se trouve que GitHub va être racheté et pas par n’importe qui, par Microsoft ; le géant mondial de l’informatique l’a annoncé la semaine dernière ; la vente n’est pas encore finalisée, mais le prix est connu : 7 milliards et demi de dollars.
Dans le monde du logiciel libre cette annonce suscite l’inquiétude car s’il est une entreprise qui symbolise la démarche inverse, à savoir des logiciels fermés, propriétaires, c’est bien Microsoft ; sa suite Windows en est l’exemple le plus emblématique.
...
L’open source, qui est un mouvement on va dire dissident, d’une certaine manière, insistait beaucoup plus sur les aspects techniques et de développement. Là, pour le coup, c’était quelqu’un qui s’appelle Eric Raymond qui, dans les années 90, a théorisé ça en disant que c’était la méthode de développement la plus efficace d’avoir le code ouvert et que, justement, il puisse être en permanence amélioré par une communauté. En fait c’est vraiment une différence d’approche, une vision politique versus une vision plus technique de développement.
Hervé Gardette : Chez Framasoft, Pierre-Yves Gosset, vous êtes plutôt du côté de l'approche politique, philosophique, ou plutôt du côté de l’approche technique ?
Pierre-Yves Gosset : Clairement du côté de l’approche politique. Nous on définit le logiciel libre – quand on parle de logiciel libre d’ailleurs ce n’est pas tant le logiciel qui est libre ; nous on dit que c’est l’utilisateur, l’utilisatrice qui est libre – quand on parle de logiciel libre pour nous c’est l’équation, en fait, le logiciel libre c’est l’open source plus des valeurs. Ça ne veut pas dire pour autant que les gens qui font de l’open source n’ont pas de valeurs, mais clairement, ce qu’on souhaite mettre en avant, ce sont non seulement les qualités techniques dont parlait Amaelle, mais aussi le côté mouvement social qu’il peut y avoir derrière et, finalement, de pourquoi est-ce qu’on veut essayer d’émanciper les utilisateurs et les utilisatrices en leur donnant la maîtrise des logiciels, quand bien même ces logiciels auraient été développés en open source donc avec le fait que le code, la recette de cuisine du logiciel soit accessible à tous et à toutes ; ce qui nous nous intéresse c’est ce que les gens peuvent en faire. On ne veut pas globalement leur fournir quelque chose de tout cuit ; on veut aussi leur apprendre à s’en servir, mais aussi leur apprendre, potentiellement, à ce qu’ils puissent contribuer à ce logiciel.
...
Connue /
https://twitter.com/morandim77/status/1041616814969634816
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@pyg@framapiaf.org a retweeté
Marie-Odile Morandi @morandim77 14 hil y a 14 heures
Transcription par @aprilorg de l'émission @Grain_a_moudre intitulée «Que reste-t-il du #logiciel libre ? »
Interviennent @pyg de @framasoft @amaelle_g de @libe @LibeMonde @Ourghanlian de @microsoftfrance @hervegardette 1 réponse 13 Retweets 10 j'aime
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sur Twitter: https://twitter.com/Le_Reveilleur
Dans cette vidéo, je vous parle d'une idée que je trouve intéressante: le quota carbone individualisé. En gros, on donne à chacun un quota carbone qui fait office de monnaie parallèle. On doit donc tout acheter avec nos euros et notre quota CO2. Est-ce que vous pensez que c'est une bonne idée pour régler le problème du changement climatique ?
Vous pouvez me donner votre opinion ici
https://docs.google.com/forms/d/e/1FA...
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeMICjMcdgQcmlPW60frUUL7ZJ52tNzOi_H4kHUnIQ0l8O6WA/viewform%3Fusp%3Dsf_link&v=NIVPzTFhzQY&redir_token=0UCakOJ9r7AQRP39XC9irSiBZ_N8MTUzNTc0MDcwM0AxNTM1NjU0MzAz&event=video_description
Et faire votre bilan carbone ici:
http://avenirclimatique.org/micmac/in...
https://www.youtube.com/redirect?q=http%3A%2F%2Favenirclimatique.org%2Fmicmac%2Findex.php%23&v=NIVPzTFhzQY&redir_token=0UCakOJ9r7AQRP39XC9irSiBZ_N8MTUzNTc0MDcwM0AxNTM1NjU0MzAz&event=video_description
L'idée avait été un peu discuté en Angleterre:
https://www.theguardian.com/sustainab...
https://publications.parliament.uk/pa...
Emissions de CO2 par pays:
https://donnees.banquemondiale.org/in...
Article intéressant où j'ai pris une figure:
https://www.carbonbrief.org/what-glob...
Musique
"Ticker" par Silent Partner
"Times is running" par Marc Corominas Pujadó (license jamendo)
Catégorie
Éducation
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Climat 2020
Ajoutée le 8 juin 2018
Le replay débute après 15:00.
Jean Jouzel et Pierre Larrouturou reçus par les commissions des affaires européennes et du développement durable à l'Assemblée Nationale le 6 juin 2018.
Catégorie
Actualités et politique
Source :
Mercredi 6 juin 2018 matin, la commission des affaires européennes et la commission du développement durable a auditionné Pierre Larrouturou, ingénieur agronome et économiste, et Jean Jouzel, climatologue, ancien vice-président du groupe scientifique du GIEC, sur leur proposition de Pacte finance-climat européen.
https://climat-2020.eu/fr/intervention-de-jean-jouzel-et-pierre-larrouturou-a-lassemblee-nationale/
Carbon Ingen’R Bugeat Viam (CIBV) : quand la réalité dépasse la fiction !
...
Ce projet de pellets torréfiés permet en plus de réhabiliter une zone industrielle inoccupée et polluée, tout en dopant la création d’emplois locaux, au moins 17 personnes nous dit on.
Telle est la question que se posent bon nombre de personnes qui n’ont soit pas lu le dossier d’étude d’impact (fort indigeste au demeurant) soit pas compris les effets négatifs et cumulés en cascade d’un tel projet tant autour de Bugeat (installation classée oblige), que sur l’ensemble de la zone d’approvisionnement en bois à 80 km de rayon.
Une enquête publique bâclée et un déni de démocratie
L’enquête publique n’a eu lieu que sur les communes de Bugeat et Viam alors même que tout le Parc de Millevaches, et au-delà les territoires de Corrèze et des Combrailles sont tout autant concernés par la zone d’approvisionnement en bois.
L’enquête publique contrairement à l’habitude a mobilisé très largement la population lors de l’unique réunion publique organisée par le commissaire enquêteur, en séance en mairie, comme sur les registres d’enquête internet ou papier (presque 200 pages de registre au final).
De très nombreux positionnement bien argumentés et chiffrés ont montré toute l’incohérence de ce projet localement, tant du point de vue économique qu’écologique et social.
Pour autant, l’avis final du commissaire enquêteur a été tout à fait favorable au projet présenté et ce malgré toutes les lacunes et omissions relevées par les habitants, associations constituées et professionnels de la filière bois.
Un projet d’ICPE1 localement aberrant pour la santé des populations
Nous avons affaire dans ce cas à un gros projet industriel qui va accueillir sur zone au moins deux industriels, Carbon Ingen’R pour la production de pellets torréfiés et Lyaudet pour le broyage de souches.
Ces deux activités relèvent logiquement du régime ICPE mais seule l’activité de production de pellets a fait l’objet d’un dossier d’étude d’impact et d’une enquête publique.
Par ailleurs, le site situé au vent du bourg de Bugeat à seulement 1,5 km va nécessairement générer de nombreuses nuisances à la population : bruit des broyeurs, poussières, trafic poids lourds, émissions de gaz de combustion, pollution des eaux.
La qualité de l’air extérieur qui était jusque là un des bienfaits du plateau va sérieusement être impactée dans le périmètre immédiat du projet et notamment dans Bugeat et dans les villages proches. Potentiellement le centre sportif de Bugeat pourrait même ne plus accueillir de sportifs de haut niveau. Le bruit sera aussi une très forte nuisance régulière autour du site.
Un projet totalement fou pour la préservation et l’amélioration des forêts
Il y avait déjà beaucoup à redire sur la gestion des forêts en Limousin et sur le plateau de Millevaches en particulier, mais avec ce projet censé ramasser tous les andains de branches et les souches des arbres abattus, on atteint là le summum de l’incohérence en matière de gestion forestière.
La forêt est par essence un immense moteur à recycler le carbone et donc à recycler la matière végétale. C’est son fonctionnement normal qui se réalise grâce à une myriade d’espèces (insectes, champignons, bactéries, oiseaux, …) qui jouent toutes un rôle dans ce recyclage permanent de la matière.
Ainsi prélever toute la biomasse et ne rien laisser au sol est totalement contre nature et ne laissera derrière ces zones que champs de ruines stériles.
Plus grave, avec ce projet on légitime un système très néfaste et court-termiste de gestion de la forêt, celui de la plantation suivie ou précédée de la coupe rase ou coupe à blanc.
Ce ne devrait pas être le mode courant de gestion de la forêt mais plutôt l’exception or en Limousin, ce système est devenu quasiment le seul système mis en pratique. A contrario, la gestion pérenne des forêts en futaies irrégulières est totalement marginalisée.
Le broyage des souches va renforcer et intensifier encore un peu plus cette logique mortifère, car jusque là les souches n’étaient pas toujours prélevées, parfois, les replantations étaient faites en laissant les souches en place. Les rotations de coupes sur les parcelles risquent encore d’être raccourcies de ce fait, alors qu’on coupe déjà les douglas à 35 ans, quand il faudrait les laisser pousser au moins jusqu’à 60 ou 70 ans. Les accrus forestiers de bouleaux ou de chênes vont eu aussi subir le même sort à un rythme soutenu pour alimenter des besoins toujours croissants de la filière.
L’eau et les sols fortement impactés, une acidification accrue à prévoir
De même puisque nous sommes en contexte granitique, les sols acides sont peu fertiles et l’eau est déjà très acide, phénomène renforcé par la pollution mondiale et les pluies acides associées.
Le maintien de la matière organique dans les sols est le moyen le plus simple de limiter cette acidification qui va croissant depuis 50 ans sur le Massif Central et tous les massifs granitiques.
Ainsi, prélever les souches va faire descendre encore le pH de l’eau qui est déjà critique (pH<4,8) dans certaines communes, où des captages sont particulièrement touchés par la présence d’aluminium toxique dans l’eau. On frise parfois un niveau égal à trois fois la concentration maximale recommandée en aluminium dans l’eau (niveau OMS fixé à 200 µg/L) or ces communes n’ont pas conscience qu’avec ce genre de projet industriel, le problème va encore s’accroître rapidement.
On proposera alors sûrement aux communes des systèmes coûteux de traitement de l’eau alors même qu’il suffirait d’avoir des pratiques en adéquation avec les contraintes et caractéristiques du territoire.
Il serait possible de continuer encore la liste des impacts à prévoir d’un tel projet, sur le plan touristique, paysager, forestier, …
Manifestement les élus locaux ne l’entendent pas ainsi puisque ravis de voir arriver ce beau projet, ils se sont même constitués en association pour le défendre. On croit rêver… ou plutôt être en plein cauchemar.
L’avenir dira qui avait raison …. et si l’expression des habitants fortement mobilisés contre ce projet, mais qui fut aussi très stigmatisée, n’était pas au final l’avis le plus éclairé et pertinent pour préserver la vie et un avenir possible sur ce territoire.
1Installation Classée pour la Protection de l’Environnement
Jean-Jacques Gouguet, professeur émérite d’économie et d’aménagement du territoire de l’Université de Limoges et président de Sources et Rivières du Limousin a adressé en début d’année sa démission du Conseil scientifique du parc au président du PNR Millevaches.
Cette démission n’a pas été la seule dans ce contexte : un autre membre du Conseil scientifique ainsi que le chargé de mission « forêts » du PNR ont également pris le large. Nous reproduisons ici la lettre de démission de Jean-Jacques Gouguet
« Après mûre réflexion et discussion hier en conseil d’administration de Sources et Rivières du Limousin, j’ai pris la décision de démissionner du conseil scientifique du PNR Millevaches.
La première raison est l’instrumentalisation du conseil scientifique dans la contribution du Bureau du parc à l’enquête publique concernant le projet CIBV qui est inadmissible. Il est affirmé en effet, pour justifier la position favorable au projet du Bureau, que le conseil scientifique « a été mobilisé depuis près d’un an sur ce dossier afin d’étudier les documents disponibles relatifs au projet, et d’éclairer les instances du Parc Naturel Régional de Millevaches en Limousin en charge de ce dossier ». Je rappellerai simplement que j’avais envoyé la proposition suivante : « Il me semble donc que nous avons besoin d’une étude d’impact globale et non pas d’une étude d’impact limitée à une unité de production. Cela peut être intégré dans le débat préconisé avec l’absolue nécessité de participation réelle du public. Pourrait-on préconiser une vraie conférence de citoyens ? ». Tout cela est resté lettre morte : on a une pseudo étude d’impact purement ponctuelle ; la concertation « à la française » fait sourire.
La seconde raison provient du non respect de la devise adoptée à l’initiative du CORP* pour définir les PNR : « Une autre vie s’invente ici ». Or sur le territoire du PNR Millevaches
Nous venons d’échapper à une poubelle nucléaire
Il y a déjà un élevage industriel de bovins
La gestion et l’exploitation de la forêt est calamiteuse.
On rajoute une unité industrielle de destruction des sols et de la biodiversité (coupes à blanc et enlèvement des souches). Tout cela fait beaucoup et j’ai une réputation académique à défendre. Par ailleurs, ce n’est vraiment pas ma conception de la devise « Une autre vie s’invente ici. »
Le 17 janvier 2018
Jean-Jacques Gouguet
- Conseil d’orientation, recherche et prospective de la fédération des PNR
Un enjeu central
L’industrie est le cœur de la production de richesse d’un pays
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Un défaut grave de culture industrielle dans le parti
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un désintérêt et un manque d’expertise autour de ces enjeux dans le parti. Cette perte d’expertise est dramatique car elle est la porte ouverte à toutes sortes d’utopies faciles d’accès, qui donnent l’impression de fournir une culture dans ce domaine à peu de frais
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fascination autour des imprimantes 3D, des Fablab, de la société du « tous producteurs », de certaines visions proudhoniennes de l’économie, des graves sous-estimations des défis énergétiques… Il faut dire que les philosophes et les sociologues, spécialisés dans la narration de certaines utopies technologistes, ne manquent pas : Besnier, Rifkin, Morin, Stiegler … pseudo-visionnaires qui ont pour point commun de ne pas comprendre grand-chose aux réalités industrielles et au monde de la recherche, pour ne s’y être jamais vraiment frotté, et pour tout dire, n’y avoir jamais travaillé et n’ayant jamais réalisé le moindre projet concret. Et ce sont, hélas, les livres de chevet de beaucoup de dirigeants à gauche, qui s’imaginent ainsi être à la pointe de l’avant-gardisme avec ce genre d’idées.
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liste des « égarements » les plus fréquemment rencontrés sur le sujet : un premier pas serait en effet de déconstruire les visions simplistes et erronées autour de la production et de l’industrie.
La paillasse de laboratoire et la grande échelle
Ce qui fonctionne sur une paillasse de laboratoire ne fonctionne pas forcément à grande échelle. Ainsi en est-il par exemple des utopies sur la « société hydrogène » et la production d’énergie décentralisée qui nous permettraient, selon certains, de nous passer des grandes unités de productions
La pile à combustible existe, la voiture à hydrogène existe, et ce depuis plusieurs dizaines d’années, mais si cela ne se généralise pas, ce n’est pas parce qu il y aurait un complot contre cette technologie fomenté par les industriels de l’automobile par exemple, mais tout simplement parce que c’est très cher et d’un rendement médiocre, et que les chercheurs du monde entier ne trouvent tout simplement pas de solution pour qu’il en soit autrement. Le domaine de l’énergie est d’ailleurs un des secteurs les plus propices à ces visions qui font fi des ordres de grandeurs et de l’état réel des technologies à plus ou moins long terme. ... dernier livre de Rifkin
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Notre penchant pour la science fiction et le sensationnel
On pourrait aussi citer le délire autour de l’homme augmenté et du transhumanisme. C’est la première chose qui nous vient à l’idée lorsqu’on évoque les progrès de la robotique appliquée à l’homme sous forme de prothèses évoluées. Mais l’écrasante majorité des chercheurs en robotique, dans ce domaine précis, cherchent tout simplement à améliorer le quotidien de personnes qui ont perdu un membre et sont gravement handicapées, ou bien ils cherchent par exemple à fabriquer un cœur artificiel le plus fiable possible: non pas pour créer de nouvelles émotions artificielles, dans un délire puéril de film de science fiction, mais plus prosaïquement pour prolonger la vie de milliers de personnes.
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fréquenter vraiment les chercheurs de cette discipline et s’y intéresser sincèrement, débattre avec eux, quitte à écrire des livres moins sensationnels. Peut-être aussi faire un stage de découverte pour s’immerger dans le monde de la recherche et de l’industrie ... contrevérités
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Une utopie technologiste emblématique : les Fablab
L’avenir serait aux fablab et aux associations de quartier de type « do it yourself » (faites-le vous-même), le tout sous couvert d’une aspiration à l’ émancipation de chacun, enfin libre de produire soi-même la poignée de porte cassée de son logement dans son Fablab de quartier, plutôt que d’aller l’acheter à Castorama, acte très aliénant il va sans dire, et selon son désir bien sûr et pour l’usage voulu: ça c’est pour le volet « émancipation »…
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vision naïve du monde qui nous entoure, car elle sous-estime le haut niveau de technicité des objets les plus banals qui nous entourent et les problèmes ardus qu’ont dû résoudre nos ingénieurs et techniciens pour produire des objets avec des cahiers des charges de plus en plus exigeants. En termes de résistance des matériaux, de fiabilité, de normes sanitaires, de sécurité et avec la nécessité de les produire à des centaines de milliers d’exemplaires avec le même niveau de qualité : autant dire que ce n‘est pas à la portée du bricoleur du dimanche ne serait-ce que pour fabriquer un « simple » pédalier de vélo, un stylo-bic ou même un pot de yaourt… Faut il rappeler qu’on a justement inventé la division du travail pour cela, des normes, des métiers très pointus, qui interdisent toute utopie de ce genre à moins d’accepter un recul de civilisation sans précédent avec un retour à l’artisanat.
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avec le questionnement des Fablab on rejoue le débat autour du passage de l’artisanat à l’ère moderne de l’efficacité industrielle
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Appréhender le « temps industriel »
Le temps industriel est un temps long : déployer une technologie, développer une filière, fiabiliser un produit, de l’Airbus A380, au réacteur EPR, en passant par le TGV, ou le dernier moteur à combustion qui sera produit par millions, c’est long et n’est pas souvent compatible avec certaines incantations et impatiences exprimées par des idéologues (surtout âpres au gain et profit immédiats) qui proposent de remplacer des secteurs entiers par des filières qui ne sont pas mûres et ne dépassent même pas le stade de la paillasse de laboratoire ou du prototype. Ces discours « de la table rase » ont des effets catastrophiques car mettant sous pression des industries entières sommées constamment de justifier de leur utilité, devant sans cesse s’excuser d’exister, provoquant ainsi de graves crises des vocations (la meilleure façon de tuer une filière : envoyer le signal qu’on n’investira plus dans ce domaine, vous videz alors les écoles d’ingénieurs). Comment s’étonner que les facultés de sciences se vident de façon aussi dramatique ? Faut il rappeler qu’il faut 5-6 générations d’effort, de travail, pour développer une filière industrielle d’excellence dans un pays, mais seulement 5 à 10 ans pour la détruire ?
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Ce n’est pas faire preuve d’avant-gardisme de prôner le « nouveau » systématiquement et de vouloir tout remplacer avec une nouvelle idée tous les 2 ans
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Un oubli fréquent : le support matériel de la « révolution numérique »
C’est une figure de style au parti : quand on parle de révolution numérique , on parle de bla-bla-car, d’Uber, de Waze, on parle des Gafa, on explique qu’il y a d’immenses potentialités avec les « communs » grâce aux logiciels libres…avec des formules favorites « un autre internet est possible ! si on se donnait les moyens d’une maitrise publique » etc etc ..mais dans ces Rdv et colloques, journées d’étude, on évite soigneusement d’inviter un syndicaliste d’Orange, ou d’Alcatel (maintenant racheté par Nokia), ou un ingénieur des télécom, de l’industrie informatique ou des nouvelles technologies : il n’y a de place que pour les hackers, ou les militants du logiciel libre . C’est symptomatique d’un parti qui n’a plus les moyens d’appréhender le cœur des évolutions profondes dans des pans entiers de l’économie faute de salariés y travaillant, mais plus grave encore, faute même de réelle volonté de comprendre ce qui s’y joue.
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comprendre que les « données » et leurs traitements sont une dimension essentielle, mais que les « tuyaux » les transportant et ceux qui les fabriquent, sont tout aussi importants. De grands mouvements se font dans le monde impitoyable du capitalisme, pour récupérer des brevets et des savoir-faire précieux de cette industrie
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L’économie immatérielle est de plus en plus ….matérielle.
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Le « pétrole de demain » ce sera… le pétrole !
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pour maintenir toutes ces technologies en fonctionnement, ce seront surtout les matières premières et d’énergie qui manqueront cruellement demain à l’Humanité. On fera des guerres de plus en plus dures pour acquérir les dernières ressources pétrolières, car cette ressource restera indispensable dans certaines applications. Et il en va de même pour toutes les matières premières : y compris un minerai aussi banal que le cuivre !
La matière reste essentielle
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pour faire un réacteur EPR, il y a des années de calcul, de conceptions, d’essais, de prototypages, avec des logiciels puissants, du travail impliquant des dizaines d’équipes, des milliers d’ingénieurs et de chercheurs, où le numérique va effectivement jouer un grand rôle. Mais une fois le projet stabilisé, il faut le réaliser concrètement, cela implique de savoir couler du béton de qualité, de produire et souder de l’acier de haute qualité, sur place de s’assurer de la qualité de la réalisation en conformité avec les plans, affiner les systèmes électro-mécaniques, l’électricité de haute puissance etc etc… et savoir faire travailler des dizaines d’entreprises à la fois, effectuer tous les contrôles…. et tout cela devra être répété pour des dizaines de réacteurs (si on part sur l ‘hypothèse d’un renouvellement du parc nucléaire en France), et même sur des centaines d’exemplaires, si on vise un objectif de déploiement mondial
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valable pour les grands projets industriels
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Le PCF doit renouer avec le monde du travail, loin des illusions technologistes
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La France est-elle condamnée à être un pays parsemé de ronds-points et de centres commerciaux sans usine avec des « job à la con » (jobs qu’on retrouve dans ces même centres commerciaux) ?
Doit-on condamner toute une génération à des métiers absurdes et dévalorisants, et devenir, comme le prédisait Condoleezza Rice, un grand parc d’attraction Dysneyland pour riches touristes du monde entier ?
Doit-on pointer le problème de la désindustrialisation, juste durant les analyses de lendemain d’élections pour déplorer le vote massif pour le FN dans les territoires périphériques, ceux frappés le plus durement par la désindustrialisation, et l’oublier quelques semaines plus tard, jusqu’à la prochaine élection ?
Un parti communiste, digne de ce nom, doit avoir ce sujet comme une des préoccupations centrales, au cœur de son projet.
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Il y a bien des initiatives comme celle de la commission économique et tout le travail autour d’Alstom et maintenant autour de la SNCF et la reprise de sa dette ... devraient être démultipliées et avec des moyens et un soutien politique d’une toute autre ampleur.
Il faut changer d’état d’esprit, renoncer aux utopies faciles, technologistes, et retrouver le chemin du dialogue avec les syndicalistes, les professionnels, osons même un « gros mot » : avec les experts de ces domaines. C’est un chemin plus difficile, mais c’est le seul valable si on veut que la gauche, notre parti en particulier, retrouve force et crédibilité.
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Auteur :
Ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Cachan et de l'INSA de Lyon, je suis professeur agrégé de génie civil et j'enseigne dans des lycées et centres de formation en Ile de France. En 2013, je deviens rédacteur en chef de Progressistes, nouvelle revue que je lance avec l'aide et le soutien de plusieurs personnalités du monde scientifique et du travail. J'anime régulièrement des débats publics sur les enjeux d'énergie et d'environnement à la demande de collectivités, d'associations, de partis politiques et de syndicats. Ce blog permet un accès aisé à mes différentes textes ainsi qu'aux diaporamas présentés pendant mes conférences.
Mon livre "Environnement et énergie" est édité aux éditions du Temps des Cerises (mai 2016).
contact : bellal.amar2@gmail.com
Ndlr : ce billet suscite un questionnement fructueux. Je ne suis pas forcément d'accord avec tous ses items (sur le nucléaire notamment) mais confronter nos points de vue est vital. Comment faire advenir des espaces de confrontation non-violente de ces controverses ou conflits, que ce soit à l'intérieur des Partis politiques comme ici avec le Parti Communiste, ou plus généralement dans la société ? ACT
Concernant l'industrie, la recherche et l'ingénierie sont des expertises incontestables. Mais au service de quels modes de vie, de quelle société, de quelle idéologie, de quelle civilisation, ET AVEC QUELLE DÉMOCRATIE ? ACT
Conclusion : la médiation généraliste articulant conflits et projets est stratégique. VALORISER ACT
Je reposte mon commentaire d'août 8, 2018 à 2:17 que je ne vois pas :
"
Bonjour,
merci pour cet excellent billet qui recoupe de nombreux aspects que je partage. Cependant, j’ai un regret : que vous ne disiez pas un mot sur le climat, les émissions de gaz à effet de serre et le fait que nous avons basculé dans l’anthropocène, ce qui change TOUT.
J’ai constaté à bien des reprises à quel point les ingénieurs ont du mal à sortir d’une forme de toute puissance juvénile qui les fait tomber dans une forme d’addiction à la technologie pour la technologie et que je résumerai par « s’éclater par la tech ou éclatech » !
J’ai conscience que votre angle était l’industrie et les technologies. Mais tout de même. Avant d’aller plus avant, je vais aller lire vos autres écrits car peut-être l’avez-vous déjà fait ailleurs…
Un collègue ingénieur qui milite à La France Insoumise et aimerait coopérer avec vous pour PRENDRE LE PARTI DE L’ANTHROPOCÈNE :
Energie
Eau, Littoral, Adaptation, Climat, Adaptation, Inondations
New York, menacée par la montée des eaux
Climate Central
Le réchauffement menace aussi la production d’électricité mondiale, révèle un rapport publié mardi 19 juin par 4 associations, dont le C40 Cities Climate Leadership Group. D’ici à 2050, 270 centrales électriques, produisant un total de 183.000 mégawatts (MW), pourraient avoir les pieds dans l’eau.
C’est un avenir sombre qu'entrevoient le C40[i], le Global Covenant of Mayors for Climate & Energy, l’Urban Climate Change Research Network (UCCRN) et Acclimatise dans leur rapport, intitulé «The future we don’t want», qui dresse la situation guettant les grandes villes mondiales face au réchauffement.
Les auteurs du rapport prennent comme hypothèse la plus pessimiste, mais actuellement la plus probable, celle d’émissions de gaz à effet de serre toujours aussi élevées, selon l’un des scénarios RCP8.5 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).
1,6 milliard de Terriens sous régime caniculaire
Selon les calculs des auteurs, le réchauffement frappera la population urbaine de bien des manières: vagues de chaleur meurtrières (qui affecteront régulièrement 1,6 milliard de personnes en 2050, contre 200 millions actuellement), difficultés d’accès à l’eau potable, insécurité alimentaire. Quant à la hausse du niveau de la mer, elle devrait menacer 570 villes de plus de 100.000 habitants en 2050, pour une population estimée à plus de 800 millions de personnes.
230 grandes villes en précarité énergétique
Le rapport se penche également sur une menace encore peu étudiée, celle d’une fragilisation de la production d'électricité du fait de la hausse du niveau de la mer. Les chercheurs ont identifié 270 centrales à travers le monde particulièrement exposées à ce risque: situées à moins de 5 kilomètres de la côte, elles sont implantées sur des terrains ne dépassant pas 5 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Conséquence: 230 grandes villes, habitées par un total de 450 millions de personnes, seraient ainsi confrontées à de fréquentes coupures. Parmi les grandes villes les plus menacées, le rapport évoque Londres, New York, Shanghai, Bombay, Calcutta et Madras.
Une menace politique et économique
«Si la production énergétique fait défaut, les villes auront du mal à assurer l’accès à l’eau potable et à l’alimentation, le transport, le traitement des déchets, le fonctionnement du système de santé et le réseau de communications. Cela peut avoir des effets en cascade sur l’économie, avec de rapides conséquences au niveau politique, des entreprises et de la population locale», préviennent les auteurs.
[i] Le C40 Cities Climate Leadership Group est une association de lutte contre le réchauffement climatique, regroupant 81 grandes villes mondiales. Depuis 2016, elle est présidée par la maire de Paris, Anne Hidalgo.
Connu /
https://twitter.com/BlaLormeteau/status/1010116290965655552
Une analyse de périodes climatiques passées est publiée dans Nature Géoscience par 59 chercheurs de 17 pays, dont plusieurs experts français du CNRS, de l’Université de Bordeaux, de l’Université PSL, du CEA, et de l’UVSQ (*). Ces variations climatiques passées aident à comprendre les implications de 2°C de réchauffement planétaire et tester notre capacité à simuler le fonctionnement du climat.
L’étude confirme que la migration des écosystèmes et des zones climatiques s’effectuera en général vers les pôles, ou vers des zones de plus haute altitude. Elle confirme aussi que le dégel du permafrost relâchera du gaz carbonique et du méthane additionnels, ce qui causera un réchauffement supplémentaire. Les observations des époques chaudes passées suggèrent qu’avec un réchauffement limité à 2°C, comme le propose l’accord de Paris, le risque d’un emballement catastrophique lié à de fortes émissions induites de gaz à effet de serre est relativement faible. Cependant, même dans ce cas, le CO2 additionnel issu du permafrost et des sols doit être pris en compte.
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Un réchauffement même limité de 1,5 à 2°C au-dessus du niveau pré-industriel sera suffisant pour causer une fonte substantielle du Groenland et de l’Antarctique à long terme, et engendrer une hausse du niveau de la mer de plus de 6 mètres qui persistera des milliers d’années. Des vitesses de montée du niveau de la mer supérieures à celles de ces dernières décennies sont alors probables.
Les réchauffements du passés plus forts que les simulations obtenues avec les modèles du climat
Mots clés : modèle | prévision | changement | Paris-Saclay | LSCE | climat
“Vous n’entendrez plus parler de Notre-Dame-des-Landes.” C’est le verdict péremptoire de Gérard Collomb le 18 mai 2018, alors que se déroule ce qu’il pense être la dernière journée d’expulsion de la zad.
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Malgré les 2.500 flics, les drones, les blindés, les millions d’euros dépensés dans l’opération, malgré la préfète, les fiches et les Conventions d’Occupation Précaires, nous sommes encore là. Et nous avons pris la petite phrase de Collomb comme un défi à notre espérance.
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ZADIBAO – journal bimensuel en ligne – veut vous parler de ce qui malgré l’abandon du projet et les expulsions de ce printemps persiste ici : des mondes qui s’épanouissent sur ce territoire, des pensées qui s’y construisent, des paris qui s’y tentent, mais aussi des enjeux auxquels nous sommes confrontés, que ce soit dans le bocage ou plus largement dans la région nantaise.
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ZADIBAO, c’est un infime détournement du mot chinois « dazibao », qui désigne dès l’époque impériale les journaux muraux, souvent illégaux et spontanés, écrits par les habitants mécontents et placardés pour être lus par les passants.
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