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Le 5 juillet 2022, le député Ugo Bernalicis intervient en discussion général sur le projet de loi maintenant provisoirement un dispositif de veille et de sécurité sanitaire en matière de lutte contre la Covid-19.
Le député constate que le Gouvernement peut se passer du Pass sanitaire pour gérer la crise. Il dénonce néanmoins les carences toujours aussi criante de moyens dans les services publics qui font peser un risque sur l'efficacité de la lutte contre la crise sanitaire. Il alerte en ce sens sur la situation à l'hôpital, dans les écoles, les transports publics, ...
Ndlr : souligne notamment l'inutilité du passe-sanitaire++
Durée de lecture : 9 minutes Clés : Économie Quotidien
Dans le monde occidental, des millions de personnes quittent leur travail. L’offensive néolibérale, la catastrophe écologique et la pandémie ont attisé cette fugue massive. Enquête [1/3]
Vous lisez le premier volet de notre enquête « La grande démission ». Le second volet se trouve ici et le troisième sera publié demain.
L’appel à déserter lancé le 10 mai par les étudiants d’AgroParisTech a agi comme un détonateur. Visionnée plus de 12 millions de fois, leur vidéo a libéré la parole et révélé un mouvement de fond qui remet en cause frontalement les modèles de la réussite sociale
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Aux États-Unis, des sociologues ont baptisé ce phénomène « Great Resignation » ou « Big Quit » : « la grande démission ». En 2021, plus de 38 millions d’étasuniens ont quitté leur emploi. 40 % n’ont toujours pas repris de travail. Un tsunami qui touche tous les âges, tous les métiers. Et qui renverse le rapport de force entre salariés et entreprises.
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En Angleterre, les seniors démissionnent en masse. 300 000 travailleurs âgés de 50 à 65 ans ont rejoint la catégorie des « économiquement inactifs ». Leur désir principal, selon le résultat d’une vaste étude ? Prendre leur retraite et s’échapper définitivement du monde professionnel.
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D’après un récent sondage, publié en mai, plus d’un tiers des sondés (35 %) affirme n’avoir jamais eu autant envie de démissionner. Une proportion qui monte à 42 % chez les moins de 35 ans. Les observateurs parlent de « révolution sociétale », et de « menace pour l’économie française ».
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En suspendant, un temps, le fonctionnement dont nous étions tous les otages, le virus a révélé l’aberration de la « normalité » ... lutter contre ce que David Graeber appelait « les bullshit jobs » ... en quête de sens ... forme de maltraitance sociale
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L’An 01, ce film de Jacques Doillon, emblématique de la contestation libertaire des années 1970, au slogan éloquent : « On arrête tout, on réfléchit et ce n’est pas triste. » ... sociologue Geneviève Pruvost. ... Arthur Gosset, l’ex étudiant de centrale Nantes qui a réalisé le film Rupture(s) — dans lequel il évoque la bifurcation de ses camarades déserteurs — estime qu’ils représentent environ 30 % des promotions ... Romain Boucher. Cet ancien data scientist diplômé de l’École des mines a quitté son métier en 2018 ... l’association Vous n’êtes pas seul https://vous-netes-pas-seuls.org/ pour inciter ses ex-collègues à démissionner ... L’écrivaine Corinne Morel Darleux y voit même « une forme de sabotage symbolique » ...
Ndlr : idem que "refus de parvenir" ? ACT
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3 juillet 2022 à 11h03 / Fabien Escalona et Lucie Delaporte
Le Rassemblement national (RN) est en voie de normalisation accélérée à l’Assemblée, grâce aux votes et aux lâchetés politiques des droites. L’irruption de 89 députés de ce parti dans l’hémicycle, inédite, n’a été possible qu’à la suite d’un enracinement profond et durable du vote en faveur de Marine Le Pen et de ses candidat·es.
Nos invités, Marine Tondelier et Guillaume Ancelet, concouraient sous les couleurs de l’union de la gauche les 12 et 19 juin dernier, et se sont justement inclinés au second tour devant le RN. La première est conseillère municipale d’Europe Écologie-Les Verts à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), dirigée par Steeve Briois depuis 2014. Le second, professeur d’éducation physique dans la Somme, milite sous l’étiquette Picardie Debout !, le micro-parti de François Ruffin. À leurs côtés, Roger Martelli, historien, directeur de publication de Regards et fin connaisseur de la carte électorale française.
Ensemble, ils décryptent les stratégies par lesquelles le RN est devenu une force politique hégémonique dans certains territoires, et comment les autres forces politiques lui ont ouvert un boulevard. Ils échangent sur les façons d’adapter une stratégie de lutte contre l’extrême droite, en politisant la colère et les douleurs sociales autrement que sous la forme du ressentiment. Une tâche de longue haleine qui ne pourra être accomplie, alertent-ils, par aucun raccourci de marketing électoral.
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Adrien Quatennens, député du Nord, coordinateur de la France insoumise, était ce vendredi 1er juillet 2022 l'invité de Bruce Toussaint sur BFMTV dans Le Live Toussaint.
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Le divorce historique entre la gauche et les classes populaires est-il en train de se refermer ? Le large score de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle et le succès électoral de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES) semblent l'attester. Pourtant, une partie des classes populaires continue à s'abstenir massivement ou à se réfugier dans le vote Rassemblement national.
Face à cet état de fait, plusieurs stratégies s'opposent pour les reconquérir. Chantal Mouffe est une théoricienne majeure du populisme de gauche et l'auteure de nombreux livres, dont « L'Illusion du consensus » et « Hégémonie et stratégie socialiste » avec Ernesto Laclau. François Ruffin commence son second mandat de député de la 1ère circonscription de la Somme, il est auteur et cinéaste.
➜ Découvrez la captation de cette conférence, donnée le 25 juin 2022 à la Maison des Métallos à Paris.
▶️ SOMMAIRE
00:00 : Introduction de Victor Woillet
04:12 : Chantal Mouffe - La théorie populiste
14:25 : François Ruffin - Un diagnostic pour la gauche
27:49 : Chantal Mouffe - Articulations nouvelles
42:51 : François Ruffin - Recréer les bons clivages
57:38 : Chantal Mouffe - Faire la morale ne fais pas gagner
01:01:59 : François Ruffin - Passer à l'offensive
01:09:49 : Chantal Mouffe - L'écologie, nouvelle étape de la justice sociale
01:19:59 : François Ruffin - L'écologie, un conflit de classe
01:29:29 : Questions du public
01:51:02 : Fin de la conférence
Terminer >28:57 ACT
Un contrat de 250 millions d’euros a été signé le 24 juin 2022 entre l'agence de l'énergie japonaise et Orano La Hague,
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Connu / tg 29/06/22 9/33
On s'autorise à penser - émission est aussi disponible en version audio.
Si l'on s'en tient au rôle le plus souvent joué par les psychanalystes dans le débat public ces dernières décennies, on peut aisément avoir le sentiment que leur savoir et leur pratique sont orientés vers le conservatisme et vers le maintien de l'ordre symbolique et social, en opposition aux avancées pour l'égalité des droits obtenues de haute lutte ou encore objets des combats féministes et LGBTI+. Bien au contraire, montre Laurie Laufer dans un livre récent pour lequel Julien Théry l'a reçue, la psychanalyse a vocation à se réinventer pour intégrer les formes contemporaines d'existence et d'éros.
Dans son livre paru chez La Découverte, « Vers une psychanalyse émancipée. Renouer avec la subversion »,Laurie Laufer (qui est non seulement psychanalyste, mais aussi professeuse à l'Université Paris-Cité et directrice du directrice du CRPMS, Centre de recherche psychanalyse, médecine et société) renoue avec ce qui fut la vocation première de la psychanalyse chez son fondateur, Freud, tout comme, par la suite chez Lacan : la subversion des préjugés dominants, la réinvention par l'ouverture au contemporain.
Trois moments de l'histoire intellectuelle et militante offrent à la psychanalyse, selon Laurie Laufer, les moyens de dépasser la sclérose de l'enfermement dans une expertise rétrograde de la « vie psychique » : le mouvement féministe, avec ses deux branches fondatrices, différentialiste et radicale (Antoinette Fouque, Monique Wittig), apparues à partir des années 60, la révolution post-moderniste due non seulement à Foucault et au foucaldisme (avec les 4 volumes de « L'histoire de la sexualité » parus à partir de 1976) ainsi qu'à Deleuze et Guattari, mais aussi à des penseuses et militantes états-uniennes comme Gayle Rubin, enfin la pensée queer et trans élaborée aujourd'hui par des figures comme Paul B. Preciado ou Sam Bourcier.
Rien, souligne Laurie Laufer, ne justifie une opposition systématique de la psychanalyse à l'égalité des droits, à la remise en cause des rôles de genre au nom d'une différence des sexes naturalisée, ou à l'accueil du mouvement transgenre. C'est en retravaillant en permanence l'héritage freudo-lacanien en fonction des formes contemporaines d'éros et d'existence que la psychanalyse peut s'émanciper d'une tradition figée ‒ tel Picasso reprenant, en y restant fidèle (en l'aimant) tout en le transformant profondément, le célèbre tableau des Ménines par Velasquez.
Ndlr : utile pour aller vers la tdm ? ACT
du tiers dans la psychanalyse ? donc de la médiation ?
Macron, le prestidigitateur de la 5è République - 24 juin 2022 - 20H13 / Par Le Stagirite | Le Média
On sort les dossiers
Toutes les deux semaines, Fabrice alias le Stagirite porte un regard décalé sur l'actualité et les stratégies de communication des puissants. L'ironie n'empêchant pas l'analyse rigoureuse.
Clés : Législatives 2022 Macron
Mercredi soir, le président Emmauel Macron intervenait pour donner sa vision du rééquilibrage en cours entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Ce fut non pas un numéro d’équilibriste, mais d’illusionniste, en faisant passer le message des électeurs (qui demandent un changement dans le contenu de sa politique) pour une simple demande de changement de méthode.
Il demeure dans les propositions du président ce préjugé tenace du macronisme qu’il existe toujours une solution correcte pour régler les problèmes : le désaccord politique vient d’une mauvaise compréhension ou de chicaneries idéologiques qu’on soigne par de la “pédagogie”. Macron tend un piège à ses oppositions : tourner l’opinion publique contre les partis d’opposition en les rendant responsables d’éventuels blocages institutionnels.
Mais quels sont les compromis qu’il est, lui, prêt à faire ? Car au-delà de ces débat de méthode, il faut rester concentrés sur le contenu de la politique menée par Macron depuis 5 ans. Il prend pour acquis que son projet présidentiel est légitime, mais sa base sociale reste faible. Dans le précédent quinquennat les institutions lui permettaient de gouverner en forçant le pays. Le moment que nous vivons est celui où le strict mécanisme institutionnel ne suffira peut-être plus.
Environnement 13 min 5 Commentaire(s)
Après l’échec du 8 juin, les députés vont de nouveau voter mercredi un texte clé pour mettre en œuvre la stratégie climat de l’UE. Pour réussir à former une majorité, sociaux-démocrates et droite ont finalement trouvé un compromis… en révisant l’ambition à la baisse.
On efface tout et on recommence. Le 8 juin dernier, en assemblée plénière, les eurodéputés avaient créé un choc en rejetant, par 340 voix contre 265, l’un des principaux textes législatifs du futur « paquet énergie-climat », celui qui porte sur la réforme du système européen des quotas d’émission de CO2 (ETS, selon l’acronyme anglais).
Il s’agit de l’outil phare de la politique climatique européenne.
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Depuis la signature de l’accord de Paris, sept ans et demi se sont déjà écoulés, deux ans et demi depuis l’annonce du Green Deal. Et, en définitive, toujours pas de traduction concrète de ces ambitions dans la réglementation européenne. Depuis, les canicules et autres chocs climatiques se suivent et se ressemblent. Depuis, il y a eu une pandémie mondiale puis une guerre au cœur de l’Europe qui ont également souligné l’urgence de sortir des énergies fossiles, de restaurer les équilibres naturels et de reconquérir une autonomie à l’échelle de l’Union. Que faut-il d’autre ?
Ndlr : scandale politique :-( Dénoncer ACT
« On m’a commandé un article pour dézinguer Ruffin. Je l’aime bien, moi, Ruffin… Je réponds quoi ? »
Il y a quelques mois, on recevait un coup de fil de Julien, un copain journaliste qui fait des ménages dans la com’, pour payer les factures.
Articles bidon, médias complices, déstabilisations, grands groupes pleins aux as... Julien nous raconte le business secret des « agences fantômes ».
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Bernard Arnault
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Sans nouvelles de Sylvain Pak, je décide de le contacter. Il enquête sur EDF pour Complément d’enquête sur France 2. J’attendais ça depuis trop longtemps. Alors, je balance tout : les articles favorables au nucléaire, à la stratégie du groupe, ceux qui tapent sur la concurrence... Il en gardera trois minutes.
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Julien Fomenta Rosat
Note de la rédaction : On s’est rendu compte, peu après la parution de l’article dans notre édition papier (Fakir n° 103) que iStrat, l’agence de lobbying numérique, a été codirigée de juin 2013 à 2014 par… Olivia Grégoire, l’actuelle porte-parole du gouvernement !
Autorité de sûreté nucléaire (ASN) @ASN · 23 juin
@ASN soutient cette initiative @iaeaorg pour créer un cadre multilatéral favorable au déploiement sûr des petits réacteurs modulaires #SMR
Citer le Tweet
IAEA - International Atomic Energy Agency
@iaeaorg
· 23 juin
🤝 Through NHSI, we're gathering industry players & nuclear regulators from around the world to increase collaboration, to establish common approaches on technical and policy issues, to pave the way for greater harmonization in licensing and deployment of #SMRs. ⚡
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Tr.: Nucleair Harmonization & Standardization Initiative ...
Alexandre Santerne @a_santerne · 8h
Au cas où vous les auriez raté, voici l’excellent résumé des 3 derniers rapports du #GIEC @IPCC_CH transmis par @MandatClimat et @ReveilEcolo .
À lire absolument et à partager sans modération ⤵️
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Tr.:
- Groupe 1 : Bases_physiques
- Groupe 2 : Impacts-Adaptation-Vulnerabilites
- Groupe 3 : Reduction_des_emissions
Ndlr : Valoriser ACT
MAIS le mot "sobriété" NE FIGURE PAS ? Vérifier : si, point 6 "Leviers d'action" du Gr3 ++
De même que "CHANGEMENT DES MODES DE VIE" ? idem / "transformation structurelle de notre société"
Ainsi que la TENSION/LIMITE des ressources ? oui, par "évitant des demandes d'énergie et de ressources". ++
Samuel Legris : Étudiant en master de Sociologie, École normale supérieure Paris-Saclay / Sorbonne Université samuel.legris@ens-paris-saclay.fr
Cet article rend compte de la grande hétérogénéité des consciences sociales parmi les Gilets
jaunes. À partir d’une analyse socio-discursive des représentations du monde social de
protestataires rassemblés sur un rond-point du Berry, il vise à appréhender les conflits internes qui ont émaillé la mobilisation et leurs conséquences. À l’aune de ces résultats, la structuration du mouvement des Gilets jaunes contre ceux d’en haut est discutée.
: Gilets jaunes, mouvement social, structuration, représentations sociales, analyse socio-discursive
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Connue / tg 25/06/22 15:34 (en milieu rural)
François Ruffin © Pablo Porlan / Hans Lucas pour Le Vent Se Lève
[Le samedi 25 juin, à 17 heures, François Ruffin sera présent à la Maison des Métallos pour une conférence avec Chantal Mouffe sur le thème « La gauche peut-elle de nouveau être populaire ? ». Plus de détails sur la page Facebook de l’événement]
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la politique ne se construit que sur du conflit. La démocratie, c’est du conflit, mais du conflit organisé, organisé pacifiquement. Et le pire, ce sont les moments où l’on tait le conflit, au nom du consensus, dans une fausse démocratie. C’est comme une cocotte-minute : le conflit, étouffé, revient plus tard de manière violente.
Et le conflit qui prévaut, pour moi, c’est le conflit de classe ... Un… deux… trois… » Jeff Bezos, le PDG d’Amazon, vient de gagner 10 000 € ! Autant que ma suppléante, Hayat, en un an : elle est accompagnante d’enfants en situation de handicap. ... faire ressentir cette injustice sociale, que les gens ne voient pas, ou rarement. Comme ils éprouvent tout de même un sentiment d’injustice, celui-ci est canalisé dans d’autres directions : les étrangers, les réfugiés, les assistés. Autrement dit : les plus pauvres qu’eux. C’était déjà ma bagarre il y a cinq ans, mais c’est encore davantage conscient aujourd’hui : il y a deux catégories d’invisibles que je cherche à mettre en lumière. Ceux du bas, bien sûr : les auxiliaires de vie sociale, les agents d’entretien, les ouvriers, etc., qui figurent dans mes films. Mais il y a d’autres invisibles à mettre en lumière : ceux du haut.
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la famille Saint-Frères, un empire textile, né au XIXe siècle. Les habitants vivaient aux alentours, dans les corons, dans des taudis, dans de la terre battue. Quand ils sortaient de chez eux, ils voyaient où partait leur travail : dans ces superbes châteaux. Aujourd’hui, quand ils sortent de chez Amazon, ils ne voient pas les immenses villas, yachts et jets privés de Jeff Bezos. Alors, il faut donner à voir, à ressentir cette injustice majeure. Si on y parvient, on réactive le conflit de classe, et du vote de classe. Si on n’y parvient pas, ils vont se tourner vers des bouc-émissaires
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Un politiste que j’apprécie, Patrick Lehingue, explique que dans les années 70, la gauche ne faisait pas dans la dentelle : c’étaient des clivages relativement simples, binaires, rustiques, les petits contre les gros, le travail contre le capital, les salariés contre les patrons, etc. Puis, dans les années 80, la gauche arrivée au pouvoir a changé de lexique : les choses devenaient plus « complexes », le marxisme était « dépassé ». Les gens, pourtant, continuaient à ressentir une injustice, le chômage s’amplifiait, les Restos du cœur ouvraient… Mais puisqu’on ne l’exprimait plus en termes de classes, ils se sont tournés vers d’autres oppositions : les vieux contre les jeunes, les hommes contre les femmes, et surtout, surtout, les Français contre les immigrés. Il faut réactiver ce conflit central du capital contre le travail – avec une nuance, tout de même : il y a davantage de petits patrons, d’indépendants, d’auto-entrepreneurs aujourd’hui qu’hier. C’est une transformation, pas seulement économique, psychologique, majeure.
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ce qu’Emmanuel Todd appelle un passivisme des éduqués. Ainsi, la gauche a accompagné la mondialisation. Je parle bien sûr de la gauche sociale-libérale ... accepter une perspective anti-mondialiste, ou démondialisatrice ... le choix de délocaliser vers la Slovaquie répondait à une rationalité imparable ... rapport de 2011 produit par Terra Nova ... Les ouvriers doivent être abandonnés, car les reconquérir impliquerait de défendre le protectionnisme et d’abandonner un agenda libre-échangiste.
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Le vote RN dans ma région ... rejet de la mondialisation
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2005 ... aujourd’hui ... pas 55 % de « non» mais 60 ou 65 % ! ... Le projet de Macron est un projet minoritaire : la base électorale du « oui» de 2005 ne cesse de se rétrécir. Il se passe de l’avis du peuple pour multiplier les traités de libre-échange : avec le Canada, le Vietnam et le Mexique – en plus des négociations en cours avec la Chine et l’Inde.
C’est ainsi le même projet de mondialisation, de concurrence et de croissance qui se perpétue. Il faut une triple rupture : moins de mondialisation et davantage de protection, moins de concurrence et davantage d’entraide, moins de croissance et plus de répartition. Leur projet est démocratiquement mort et ils le savent. ... Désobéir. L’Union européenne est libérale dans ses fondements. Comparons le mythe fondateur de la nation française à celui de l’Union européenne. Nous avons la révolution française, moment de surgissement du peuple sur la scène de l’histoire. L’Union européenne a des traités économiques, incompréhensibles pour la grande masse des gens. D’où son absence d’ancrage populaire. Une politique de gauche sera amenée à se heurter à l’Union européenne.
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Le paradoxe, c’est que nous avons perdu une élection alors que les thématiques qui étaient à l’ordre du jour étaient en partie les nôtres : l’hôpital, le pouvoir d’achat, les services publics, etc. Pendant le temps de la campagne, on est parvenu à marginaliser la question identitaire
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divorce entre les classes populaires et les classes intermédiaires ... un autre, au sein des classes populaires elles-mêmes : les quartiers populaires d’une part, les campagnes populaires de l’autre. Mettre sur la table des questions d’ordre sociétal, culturel ou cultuel fait exploser la possibilité d’un bloc. Mettre l’accent sur les questions économiques et sociales rend possible un rapprochement. Notre objectif doit être de mettre fin à ces deux divorces qui durent depuis des décennies.
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construire une écologie populaire ... l’empreinte carbone en fonction des classes sociales. Les 50 % les plus pauvres du pays polluent assez peu, les 40 % du dessus légèrement plus, mais pas de manière considérable, tandis que les 10 % du dessus du panier sont les plus gros émetteurs de CO2. ... ne cherche pas à nier le conflit de classe ... que les 1000 premiers kilomètres en train soient gratuits. L’Allemagne vient de lancer le « train illimité à 9 € par mois », avec un immense succès ... mettre fin aux passoires thermiques. Il y a cinq millions de passoires thermiques dans le pays. L’année dernière, 2500 passoires ont été rénovées. Cela signifie qu’à ce rythme, il faudra deux millénaires pour en venir à bout ! ... Gagnant pour l’emploi, afin de combattre le chômage par des métiers manuels qualifiés non délocalisables. Gagnant pour la planète, l’évidence. Gagnant pour l’indépendance nationale ... comme Hervé Kempf, qu’il faut consommer moins et répartir mieux. Et consommer moins, cela doit commencer par ceux d’en-haut.
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le libre-échange est incompatible avec la lutte contre le réchauffement climatique
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Les conditions matérielles pour une mise en cause commune de la mondialisation sont donc bien là. Mais encore faut-il que notre discours en fasse une priorité, sans nous bercer, et sans bercer les gens d’illusions. D’ailleurs, eux ne s’en laissent pas compter : l’autre monde possible, en l’état, ils n’y croient pas.
Connu / tg 24/06/22 à 12:14
L’Eure s’est distingué de ses voisins de la région normande en plaçant l’extrême droite en tête du scrutin présidentiel. Dans ...
Connu / tg 24/06/22 à 10:42
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Invité d’Extralocal, Julien Bayou est revenu sur l’épineux sujet de la présidence de la commission des Finances sous la prochaine législature. Le député écologiste de Paris estime que le poste reviendra à la Nupes et « évidemment » à LFI, en évoquant le nom d’Éric Coquerel, plutôt que celui de Valérie Rabault.
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La Macronie navigue à vue !
J’ai rappelé à la Première Ministre, qu’en démocratie, on respecte le résultat des urnes et qu’elle doit se soumettre à un vote de confiance à l’Assemblée nationale.