Auteur Guillaume Gamblin Année de publication 2019
Cet article est paru dans "Pour une europe verte et jaune" Alternatives non-violentes - Revue
Des marches pour la paix aux luttes des objecteurs de conscience, de la Turquie à la France, Pinar Selek n’a cessé de s’engager pour la paix et contre toutes les formes de violence.
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Dans le contexte d’une République qui s’est construite sur le génocide des Arméniens, sur le massacre des Kurdes et sur l’expulsion des Grecs, ainsi que sur un triple coup d’État en 1960, 1971 puis 1980, le militarisme d’État est une réalité incontournable en Turquie.
Condamnation à mort d’étudiant.e.s pacifistes, emprisonnement et meurtre de syndicalistes sont une réalité. Dans cet espace saturé de violence, l’extrême gauche révolutionnaire armée trouve une place et une légitimité. À partir de 1984, le mouvement kurde devient armé lui aussi. Dans les années 1980, dans un contexte où les mouvements de gauche classiques ont été laminés, d’autres formes de pensée et d’action politiques se développent. « La mouvance féministe a émergé, puis il y a eu le mouvement LGBTI, les antimilitaristes… »1
Le militarisme, c’est aussi la discipline, la contrainte et la hiérarchie. C’est pourquoi « c’est dans le milieu anarchiste qu’ont été créés les premiers collectifs antimilitaristes en Turquie et la lutte pour l’objection de conscience. »
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En 1996, Pinar, étudiante, réalise une recherche de sociologie sur le mouvement armé kurde. « J’ai choisi ce sujet parce qu’il y avait une guerre en Turquie et qu’il était anormal que les sociologues ne pensent pas le pourquoi de cette guerre, quelles sont les causes sociales, les ressources de ces mobilisations. »
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En 1998, elle est emprisonnée puis torturée par les autorités qui cherchent à lui faire avouer les noms des personnes kurdes dont elle a recueilli les témoignages pour cette recherche. Pinar refuse de parler et est incarcérée durant deux ans. On l’accuse alors d’avoir perpétré un attentat terroriste. En prison, Pinar écrit un livre sur l’antimilitarisme. À sa publication en 2004, Abdullah Öcalan, le leader du PKK, le lit en prison. Il déclare que ce texte l’a éclairé et qu’il appelle Pinar Selek à aider le mouvement kurde à s’orienter dans la construction de la paix.
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Elle participe à la création et à l’animation d’Amargi (« Liberté » en langue sumérienne), une « coopérative féministe » qui regroupe des femmes qui se sentent parfois marginales par rapport aux coutants dominants du féminisme. L’un de leurs constats de base est que, subissant toutes les effets du patriarcat, elles ne sont pas pour autant égales entre elles : « Être lesbienne, kurde, arménienne ou pauvre, ce n’est pas la même chose. » Amargi organise des actions, publie une revue théorique diffusée à 3 000 exemplaires et ouvre une librairie féministe.
Pinar devient amie avec Hrant Dink, journaliste arménien engagé pour la paix. Celui-ci meurt assassiné en 2007, du fait de ses positions critiques et non-violentes bénéficiant d’une audience de plus en plus forte au sein de la société turque.
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étude sur le service militaire et sur son rôle dans la construction de la masculinité hégémonique. Elle s’attaque par là à l’un des fondements de l’obéissance à l’État et de l’ordre social. Devenir homme en rampant, publié en 2008, connaît un grand retentissement.
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s’exile en 2009 pour l’Allemagne, du jour au lendemain. En 2011, elle vient s‘installer en France où elle va obtenir le statut de réfugiée politique puis la nationalité française ... -> Collectifs de solidarité avec Pinar Selek http://pinarselek.fr/
- Les citations sans référence sont de Pinar Selek.
Gamblin Guillaume, L'insolente. Dialogue avec Pinar Selek, Editions Cambourakis/Silence, 2019, 220 p., 20 €.
Dans ce numéro, ANV donne à voir en quoi la non-violence ne peut être que féministe et donne la parole à des militantes et chercheuses pour éclairer ces sujet complexes que sont les luttes féministes d’hier et d’aujourd’hui. Et pour illustrer ce numéro, du street art féministe, par le biais duquel des femmes se réapproprient l’espace public à coup de spray.
Sommaire
Edito
Non-violence et féminisme, un combat commun Marie Bohl Pauline Boyer
Les mères de la désobéissance civile Anaïs Leleux
Ne me libère pas, je m’en charge Sabine Gautier
Développer sa capacité d’action grâce à la mixité choisie Rosalie Salaün
L’intersectionnalité, une notion essentielle qui fait débat Françoise Vergès
Féminisme : de la parole aux actes, l’exemple d’Alternatiba Léa Vavasseur Rémi Donaint
L’écoféminisme et la non-violence Jeanne Burgart Goutal
Les podcasts féministes : éduquer pour transformer Marie Bohl Pauline Boyer
Pas une de plus Anaïs Leleux
L’égalité c’est maintenant ! Élisabeth Maheu Georges Gagnaire
Algérie : la force de la non-violence en action Alexandra Scappaticci-Martin
Brèves
Fatima Ouassak, une mère militante Pauline Boyer
Former à la Paix Cécile Dubernet
Parle moins fort pour que je t’entende Élisabeth Maheu
Lectures
-> https://www.alternatives-non-violentes.org/Revue/Numeros/194_Non-Violents_donc_feministes_!/194.pdf
49 547 ont signé
rachel SILVERA a lancé cette pétition adressée à Bruno Le Maire (Ministre de l’Économie et des Finances) et à
Si tous les soirs nous applaudissons le travail du personnel soignant et de toutes les personnes qui assurent la continuité de nos vies quotidiennes, n’oublions pas que la majorité de ces emplois sont très féminisés. Ce sont des infirmières (87 % de femmes) et aides-soignantes (91 % de femmes), mais aussi des aides à domicile et des aides ménagères (97 % de femmes), des agentes d’entretien (73 % de femmes), des caissières et des vendeuses (76 % de femmes), ce sont encore des travailleuses sociales et des enseignantes. Ces métiers sont dits « de femmes » ; il s’agit d’éduquer, soigner, assister, nettoyer, écouter, servir… bref, de faire appel à des « compétences présumées innées », si « naturelles » quand on est femme…
Les compétences et qualifications mises en œuvre dans les métiers féminisés sont souvent sous-valorisées. Par exemple, les diplômes des métiers de service ne sont toujours pas valorisés comme ceux des secteurs techniques et industriels. Les compétences relationnelles ne sont que très rarement considérées comme des compétences techniques et complexes. Elles sont assimilées à des qualités personnelles, niant ainsi les connaissances et l’expérience professionnelles pourtant indispensables. Les responsabilités auprès de personnes malades et fragilisées ont une moindre reconnaissance que les responsabilités financières. Être constamment interrompue ou effectuer une multitude de tâches différentes au sein d’un même métier n’est pas reconnu comme de la polyvalence professionnelle. Soutenir – physiquement et psychiquement – un patient en fin de vie, apporter des soins à domicile sans équipements professionnels, ou encore passer des milliers d’articles par heure à une caisse, tout en maintenant un sourire commercial, représentent des formes de pénibilité et de charges physiques ou nerveuses, non reconnues pour ces emplois, et pourtant aujourd’hui si médiatisées !
Depuis plusieurs années, des travailleuses en lutte, des syndicalistes, des chercheuses et des militantes féministes démontrent la vraie valeur de ces emplois et revendiquent le principe juridique « d’un salaire égal pour un travail de valeur égale ». Elles n’ont toujours pas été entendues. La crise que nous traversons doit être l’occasion de nouveaux engagements de l’État, des branches professionnelles et des entreprises pour revaloriser tous ces emplois à prédominance féminine. L’État se doit de donner l’exemple, en tant qu’employeur, en revalorisant immédiatement les emplois et carrières à prédominance féminine de la fonction publique. Il doit aussi s’engager en tant que financeur des secteurs sanitaires, sociaux, éducatifs et de la dépendance !
Que nos applaudissements, chaque soir, donnent enfin lieu à une réelle reconnaissance salariale de toutes ces professions, et pas à de simples primes Covid-19 !
Cette pétition est issue d'une Tribune publiée dans le Monde dont les premier·e·s signataires sont :
Chercheur·e·s : Séverine Lemière, économiste, université de Paris, réseau Mage ; Rachel Silvera, économiste, université de Paris-Nanterre, réseau Mage ; Florence Jany-Catrice, économiste, université de Lille ; Nathalie Lapeyre, sociologue, université Toulouse, réseau Mage ; Jacqueline Laufer, sociologue, HEC Paris, réseau Mage ; Margaret Maruani, sociologue, CNRS-CERLIS, réseau Mage ; Antoine Math, économiste, institut de recherches économiques et sociales – IRES ; Françoise Milewski, économiste, Sciences Po-OFCE, Presage ; Michel Miné, juriste, conservatoire national des arts et métiers (CNAM) ; Dominique Méda, sociologue, université Paris-Dauphine ; Pascale Molinier, psychosociologue, université Sorbonne-Paris-Nord ; Hélène Périvier, économiste, Sciences Po-OFCE, Presage ; Sophie Pochic, sociologue, CNRS-Centre Maurice-Halwachs, réseau Mage.
Représentant·e·s des organisations syndicales : Laurent Berger, secrétaire général CFDT ; Béatrice Lestic, secrétaire nationale chargée de la politique d’égalité entre les femmes et les hommes CFDT ; François Hommeril, président CFE-CGC ; Mireille Dispot, secrétaire nationale chargée du secteur Egalité des chances CFE-CGC ; Pascale Coton, vice-présidente, chargée de l’égalité femmes-hommes CFTC ; Philippe Martinez, secrétaire général CGT ; Sophie Binet, pilote du collectif Femmes-mixité CGT ; Yves Veyrier, secrétaire général FO ; Béatrice Clicq, secrétaire confédérale du secteur égalité FO ; Benoît Teste, secrétaire général FSU ; Sigrid Gérardin, coresponsable secteur Femmes FSU ; Cécile Gondard-Lalane, porte-parole Union syndicale Solidaires ; Eric Beynel, porte-parole Union syndicale Solidaires ; Emilie Trigo, secrétaire nationale UNSA ; Alain Parisot, secrétaire national UNSA Fonction publique, Marie Clarke Walker, présidente du comité des femmes de la Confédération syndicale internationale (CSI)
Associations et militantes féministes : Rebecca Amsellem, Les Glorieuses ; Ana Azaria, Femmes-Égalité ; Danielle Bousquet, Fédération Nationale des Centres d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles ; Brigitte Chabert, Du côté des femmes ! ; Caroline De Haas ; Monique Dental, Réseau Féministe "Ruptures" ; Sandra Gidon, ADAGE ; Raphaëlle Remy-Leleu ; Nelly Martin, Marche Mondiale des Femmes ; Christiane Marty, Fondation Copernic ; Yveline Nicolas, coordinatrice de l’association Adéquations ; Françoise Picq, Association nationale des études féministes ; Céline Piques, Osez le Féminisme ! ; Cécile Pudebat, Association FIT une femme un toit ; Suzy Rojtman, Collectif National pour les Droits des Femmes ; Roselyne Rollier, Maison des Femmes Thérèse Clerc-Montreuil ; Sabine Salmon, Femmes Solidaires ; Aurélie Trouvé, ATTAC France.
Seize associations et syndicats lancent une pétition pour préparer un « Jour d’Après » démocratique, écologique, féministe et social. Et demander plusieurs mesures immédiates en faveur de l’intérêt général et non des marchés financiers.
À la suite de la tribune « Plus jamais ça, préparons le jour d’après » https://france.attac.org/actus-et-medias/dans-les-medias/article/tribune-plus-jamais-ca-19-responsables-d-organisations-syndicales-associatives publiée le 27 mars, seize organisations lancent une pétition nationale pour défendre des mesures urgentes et de plus long terme, porteuses de profonds changements politiques [1].
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Notes
[1] Action Non-Violente COP 21, Alternatiba, Attac France, CCFD Terre Solidaire, Confédération paysanne, CGT, Convergence nationale des Services Publics, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Copernic, Greenpeace France, les Amis de la Terre France, Oxfam France, Reclaim Finance, Unef Union syndicale Solidaires, 350.org.
Opinion - Politique - Par Sandra Laugier, Pascale Molinier et Patricia Paperman
Philosophe, Psychologue sociale, Sociologue
Dans la crise du Covid-19, toute critique de l’action gouvernementale, dont l’incompétence et l’irresponsabilité est patente, tend à être écartée comme polémique, ignare et même dangereuse. Cette tonalité, à la fois sûre de son autorité politique et scientifique, et récusant toute contestation, est parfaitement reconnaissable pour les féministes : c’est celle du patriarcat.
Lorsqu’on ré-entend au hasard de reportages la série des interventions des gouvernants depuis le début de la crise sanitaire, on est pris d’un vertige. Des « officiels » messieurs en costume-cravate la plupart, derrière le pupitre symbolisant la compétence et le pouvoir, débitant essentiellement des mensonges : non, cela ne sert à rien de porter des masques c’est même dangereux ; non, pas la peine de tester ; non, pas de danger à aller voter, c’est même un devoir civique… À chaque fois, ce qui se révèle est de l’incompétence, ce qui pourrait être excusable si 1) ces dirigeants présentaient des excuses, justement, pour leur gestion de la crise depuis le début ; 2) si ces discours n’avaient pas été produits pour dissimuler la réalité : on n’a pas de masques, pas de tests, donc on explique qu’il n’y en a pas besoin. ...
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Ce qui est indigne, et encore plus de la part d’un directeur de la Santé ou des ministres issus du corps médical, c’est d’avoir répandu des fake news pour éviter de perdre la face et simplement reconnaître qu’il y a eu des erreurs. Cette incapacité à reconnaître des torts, à assumer rappelle le leitmotiv de la clique LREM depuis ses débuts : « j’assume » signifiant, paradoxalement, « je refuse de prendre mes responsabilités ». Cette tonalité autoritaire, à la fois sûre de son autorité politique et scientifique, et récusant toute contestation, est parfaitement reconnaissable pour les féministes : c’est celle du patriarcat.
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Ce qui apparaît aujourd’hui est très concrètement ce que les féministes et autres pensées critiques ont analysé en termes d’injustice épistémique. Les critères qui disent ce qui est bien, mal, valorisable, méprisable, les critères collectifs de ce qui compte se présentent comme universels mais sont de fait ceux d’une société patriarcale. Dans le désastre actuel émerge la nécessité vitale d’y inclure d’autres points de vue, d’autres voix que celles des dominants. Intégrer les voix de tous ceux et en majorité celles qui font vivre la société, dans les définitions de ce qui compte est bien affaire de démocratie : d’élargissement du public et d’intégration de l’ordinaire et du contingent dans la préoccupation politique, de reconnaissance de la compétence de personnes subalternes dont profitent les dominants qui les mobilisent plus que jamais aujourd’hui à leur service, leurs ambitions politiques ou leur expansion économique que rien selon eux ne doit arrêter.
.#Coronavirus #Féminisme
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Dans le contexte actuel après les marches de ce week-end du 8 mars, les violences aussi, les césars de la Honte, et les manifestations contre la réforme des retraites qui touchent particulièrement les femmes en les précarisant davantage, Le Média souhaitait faire cette émission.
Pourquoi ? Pour mieux comprendre ce qui se joue en ce moment pour les droits des femmes et dans les luttes féministes. Et si aujourd’hui, ces combats ont fait un chemin immense, le féminisme est encore pour beaucoup une question de second plan/secondaire, et non pas une affaire de société. Mais nous pouvons espérer que tout comme pour l’urgence environnementale, ce sujet devienne central avec les années, lorsque chacun et chacune aura compris qu’il s’inscrit dans tous les combats.
Le féminisme (à l’image de l’écologie) doit s’inviter partout car il est une grille de lecture, de nouvelles lunettes à adopter par toutes et tous pour mieux comprendre notre monde, ses avancées et ses dérives.
Pour analyser cette actualité, nous aurons le plaisir d'accueillir :
- Geneviève Fraisse, philosophe de la pensée féministe
- Aurore Koechlin, doctorante en sociologie, autrice du livre “la Révolution féministe” publié en août dernier
- Chloé Madesta, activiste féministe, colleuse de rue
Catégorie Actualités et politique 169 commentaires
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Après les insultes du député UDI Meyer Habib, qui a qualifié des parlementaires de «petites connes» suite à leur participation à une danse pour dénoncer l’impact de la réforme des retraites sur les femmes, un collectif d'élues et militantes affirment que «les "petites connes" n’ont pas fini de faire enrager les sexistes de tout poil». Elles appellent à «faire du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, la meilleure réponse qui soit».
« Indigence », « ridicule », « pitreries », « harpies » … ces derniers jours, des hommes, internautes, animateurs d'émission ou politiques, s’en sont donnés à cœur joie pour exprimer en toute décomplexion leur sexisme, jusque dans des émissions grand public. Le comble est atteint quand le député UDI Meyer Habib déclare en plein hémicycle https://abonnes.lesinrocks.com/2020/02/21/actualite/politique/petites-connes-un-depute-udi-insulte-des-elues-de-gauche/ que quelques parlementaires, Clémentine Autain, Elsa Faucillon, Esther Benbassa, Manon Aubry, sont de « petites connes » parce qu’elles ont osé chanter et danser https://www.nouvelobs.com/politique/20200218.OBS24978/clementine-autain-manon-aubry-et-esther-benbassa-dansent-contre-la-reforme-des-retraites.html pour dénoncer l’impact de la réforme des retraites sur les femmes.
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Signataires : Verveine Angeli, secrétaire nationale de l'Union syndicale Solidaires ; Ana Azaria, présidente de Femmes Égalité
Sophie Binet, CGT ; Leila Chaibi, Députée européenne LFI ; Lou Chesne, Attac et co-coordinatrice de l'initiative "à cause de Macron" ; Myriam Chopin, historienne ; Annick Coupé, secrétaire générale d'Attac ; Laurence De Cock, historienne ; Christine Delphy, sociologue, CNRS ; Caroline Fiat, députée nationale LFI ; Sigrid Gérardin, secrétaire nationale FSU ; Raquel Garrido, avocate chroniqueuse ; Murielle Guilbert, secrétaire nationale Union syndicale Solidaires ; Aurore Lalucq, députée européenne Place publique ; Mathilde Larrère, historienne ; Claire Lejeune, co-secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes ; Gaëlle Martinez, déléguée générale Solidaires Fonction Publique ; Caroline Mecary, avocate ; Claire Monod, Coordinatrice Nationale de Génération.s ; Mathilde Panot, députée nationale LFI ; Anne-Sophie Pelletier, Députée européenne LFI ; Marie Pochon, Secrétaire Générale de Notre Affaire à Tous ; Christine Poupin, porte-parole du NPA ; Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe d’EELV ; Muriel Ressiguier, députée LFI ; Aude Rossigneux, ancienne journaliste ; Eva Sas, Porte Parole d'EELV ; Rachel Silvera, économiste, Université Paris-Nanterre ; Charlotte Soulary, co-fondatrice du collectif Chair ; Sophie Taillé-Pollian, sénatrice Génération.s ; Marie Toussaint, députée européenne EELV ; Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac ; Eliane Viennot, historienne ; Youlie Yamamoto, Attac et co-coordinatrice de l'initiative "à cause de Macron"
Signer cette tribune ici https://france.attac.org/se-mobiliser/reforme-des-retraites/article/je-signe-l-appel-des-petites-connes
L’activiste Juliette Rousseau parle des limites de la non-violence, de son attachement à la Zad de Notre-Dame-des-Landes, et des nécessaires solidarités entre féministes, antiracistes, écologistes... Et rappelle la « sacrée dose d’amour » qui rend le combat et la joie possibles.
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autrice de Lutter ensemble. Pour de nouvelles complicités politiques (Éd. Cambourakis, 2018) et ancienne porte-parole de la Coalition climat 21, collectif de la société civile créé en 2014 pour préparer la Cop 21. Elle est aussi membre du conseil d’administration d’Attac.
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a grandi À Martigné-Ferchaud, en Bretagne. Cette commune enclavée est la plus pauvre d’Ille-et-Vilaine. De plus en plus de familles monoparentales y arrivent par dépit, attirées par les loyers peu chers. C’est une campagne très endommagée par l’agriculture conventionnelle.
J’y suis très attachée. Mes parents, soixante-huitards, s’y sont installés à la fin des années 1970 pour expérimenter un mode de vie plus autonome. C’était, avec le recul, une démarche peu politique : une envie de travailler moins, de cultiver ses légumes, d’avoir des animaux mais ils n’étaient pas tellement engagés dans des luttes et peu en lien avec le territoire. Ils ont vécu en communauté un moment et, quand je suis née, ils commençaient à rentrer dans le moule.
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Les Gilets jaunes se sont mobilisés à partir de leur expérience du quotidien, parce qu’ils n’acceptaient plus ce qui se passait dans leur vie.
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La lutte a été gagnée parce que toutes ses composantes, toutes les façons de lutter étaient là et ont cohabité, même si cela ne s’est pas fait sans difficultés.
Après la Cop 21, vous vous êtes vous-même tournée vers Notre-Dame-des-Landes...
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organisation des luttes sous l’angle des rapports de domination
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l’écoféminisme, avec des amies comme Jade Lindgaard, Laurence Marty, Isabelle Cambourakis ou encore Émilie Hache. L’écoféminisme m’a permis de considérer que le féminisme pouvait être un terrain de lutte. Il a été un outil dans ma réflexion sur l’imbrication des dominations, de la dichotomie nature-culture et du patriarcat. Ça a aussi été pour moi une façon de me situer en tant que femme dans les luttes écolos. De dire que ce que je vis au quotidien en tant que femme, les conditions faites aux femmes dans ce monde, ne sont pas dissociables de la lutte qu’on mène pour l’écologie, tout cela tient de l’écrasement et de l’annihilation du vivant.
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se reconnaître mutuellement, et quand on est d’une lutte plus visible, partager cette visibilité avec d’autres. Après il y a évidemment la solidarité concrète. Pour ce qui est de la répression par exemple, des centaines et des centaines de personnes ont été jugées en comparution immédiate dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes. Elles ont été beaucoup moins visibles que celles qui ont perdu un œil ou une main. Or, elles ont aussi besoin d’un accompagnement pour trouver un avocat, d’argent pour le payer, ainsi que d’éventuelles amendes… C’est aussi le cas de nombreux collectifs Vérité et Justice à travers le pays, tous appellent au soutien du mouvement social, et certains souffrent beaucoup d’être tenus dans l’invisibilité.
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plus de complicité interpersonnelle, comme organiser des actions ensemble et assumer de prendre des risques, ce qui ne peut venir que dans un second temps.
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Il y a un enjeu très fort à s’opposer aux multiples systèmes d’oppression, et à ne jamais oublier qu’ils se renforcent les uns les autres. On peut débattre pour savoir qui du capitalisme, du colonialisme ou du patriarcat a engendré les autres. Mais négliger de les voir dans l’ensemble pour ne s’intéresser qu’à un seul revient à perdre à la fin. Il suffit de voir comment le féminisme ou l’écologie peuvent être repris à leur compte par des groupes ouvertement racistes et réactionnaires. Il nous faut construire des espaces de lutte et des solidarités politiques qui reflètent cette conscience des multiples dominations. Je ne crois pas qu’on puisse attaquer l’ensemble du système depuis une seule position, mais que nous devons nous lier pour l’attaquer ensemble depuis nos différentes positions.
Il vaut mieux ne pas essayer d’aller soutenir les autres si on n’en est pas convaincu et qu’on est dans une logique universaliste – cette tendance extrêmement forte dans le mouvement social en France à être persuadé que partant d’où on part, on est en capacité d’avoir une lecture globale de ce qui se passe dans le monde, de ce qu’il faudrait faire en matière de lutte et de ce à quoi ressemblerait l’émancipation.
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ces espaces ont compris la question des oppressions. Parmi les personnes les plus marginalisées se trouvent celles qui ont l’intérêt le plus fort et le plus immédiat à changer la société et en ont souvent une lecture plus fine que les personnes en position de centralité.
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rompre, dans nos façons de lutter et de vivre, la dichotomie entre espace public et espace privé. D’amener plus de justice, d’autonomie et d’émancipation dans les communautés humaines et les territoires que nous habitons. À travers les luttes, j’ai côtoyé des personnes qui subissent des choses très difficiles : homophobie, transphobie, racisme, violences des frontières et de la police, violences sexuelles… C’est pourtant dans ces espaces-là que j’ai trouvé le plus de joie.
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Sur les mêmes thèmes Culture et idées Luttes
Lire aussi : Jade Lindgaard : « Un journalisme de transformation sociale me paraît vital » https://reporterre.net/Jade-Lindgaard-Un-journalisme-de-transformation-sociale-me-parait-vital
/ Celine Florentino Enseignante spécialisée en primaire dans les RASED (réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté).
décrypte l'entretien de Hanane Karimi, sociologue et "féministe islamique", par Lauren Bastide sur France Inter, ce dimanche 11 août. Selon elle, la journaliste relaie de la propagande militante islamiste, sans aucun recul intellectuel. https://www.franceinter.fr/emissions/les-savantes/les-savantes-11-aout-2019
Le Vent Se Lève organise la seconde édition de son Université d'été : « L'Histoire recommence » ! Rendez-vous à Paris les 28 et 29 juin !
Les vendredi 28 et samedi 29 juin 2019, aura lieu la seconde édition de l’Université d’été du Vent Se Lève.
Après un premier événement couronné de succès, cette nouvelle édition, intitulée « L’Histoire recommence », s’annonce d’une plus grande ampleur encore pour contribuer au débat intellectuel et citoyen. Elle se tiendra dans l’amphithéâtre Richelieu de La Sorbonne, situé au 14 rue Cujas et pourra accueillir jusqu’à 600 participants.
Plus de 20 intervenants, leaders politiques, universitaires, intellectuels et journalistes sont invités à échanger autour de sujets fondamentaux pour l’avenir de la France et de l’Europe. Au programme, huit débats et des thématiques d’une actualité brûlante.
Vendredi 28 juin
9h30 accueil des participants.
1) La transition écologique est-elle compatible avec la démocratie ? | 10h-12h
Avec David Djaiz, Lucile Schmid, Karima Delli et Cécile Duflot.
2) Après les gilets jaunes | 12h-14h
Avec Emmanuel Todd, François Boulo, Raquel Garrido et Antoine Cargoet.
3) L’Europe dans l’impasse ? | 15h-17h
Avec Aurore Lalucq, Osons Causer et Antoine Vauchez.
4) Féminisme et populisme | 17h-19h
Avec Clémentine Autain et Clara Serra.
Samedi 29 juin
5) Le Brexit aura-t-il lieu ? | 9h30-11h
Avec Jean-Pierre Chevènement, Marie-Françoise Bechtel et David Cormand.
6) Le changement est-il encore possible ? | 11h-13h
Avec Íñigo Errejón.
7) La place des affects en politique | 14h-16h
Avec Chantal Mouffe et María Eugenia Rodríguez Palop.
8) Aéroports de Paris et l’État stratège | 16h-18h
Avec Arnaud Montebourg et Patrick Weil.
Diffusion du film "Le chant du loup" | 20h
En présence du réalisateur Antonin Baudry au cinéma Le Grand Action, 5 rue des écoles.
Nous adressons nos remerciements à l’Association Psychanalyse et Société Contemporaine, à Sorbonne Université et à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
En 1919, Emma Goldman faisait partie, selon le FBI, « des plus dangereux anarchistes d’Amérique ». Enfin traduits intégralement en français, ses mémoires, « Vivre ma vie. Une anarchiste au temps des révolutions », sont l’occasion de dépasser les clichés sur l’anarchisme.
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« Mon bel idéal, c’est la liberté, le droit de s’exprimer pour chacun, et pour tous le droit de jouir de belles choses »
À la suite de son départ épique de Russie, fin 1921, et dans l’impossibilité de retourner aux États-Unis — considérée comme « dangereuse », elle en fut expulsée en 1919 pour son engagement contre la conscription, au nom de « la liberté de conscience » —, elle se retrouva apatride. Elle erra alors de l’Allemagne à l’Angleterre, pays dont elle connaissait la langue, dans l’attente d’un visa pour s’installer. Elle trouva finalement refuge en France, « berceau de l’anarchisme », et y rédigea ses mémoires, de 1928 à 1930. Elle mourut en 1940, à Toronto, non sans avoir apporté un soutien ardent aux républicains espagnols et aux prisonniers politiques en Russie.
... stratégie double. D’un côté, les « manifestes enflammés », les « meetings monstres », « petites fêtes », et autres caisses de soutien aux victimes de la « terrible guerre de classes ». Comme Louise Michel, cette « femme merveilleuse » qu’elle rencontra à Londres, Emma Goldman appela le peuple « mourant de faim » à faire respecter sa souveraineté par un État « indifférent » :
Vous tous, hommes et femmes, ne voyez-vous pas que l’État (…) vous broie pour préserver la classe dominante, vos maîtres ? (…) Alors, allez manifester devant le palais des riches, exigez du travail. S’ils ne vous en donnent pas, exigez du pain. S’ils vous refusent les deux, prenez le pain. C’est votre droit le plus sacré ! »
Elle le paya d’un an de prison.
De l’autre, à une époque où ni la liberté syndicale ni la liberté d’expression n’étaient garanties, elle multiplia les prises de position publiques pour soutenir, notamment, « le droit des travailleurs à l’autodéfense » et encourager l’expérimentation collective, convaincue qu’une véritable révolution sociale ne peut advenir que « par la base ». Ce à quoi font écho les expériences de municipalisme libertaire tentées aujourd’hui https://reporterre.net/Le-municipalisme-est-l-avenir-des-Gilets-jaunes. Emma Goldman s’employa par ailleurs à déjouer la « morale mesquine », cause de « grandes souffrances » et d’entrave à l’épanouissement individuel : défense de la contraception, dénonciation de l’ostracisme à l’égard des homosexuels, etc. Elle fut sans fin sur la corde raide entre émancipation individuelle et émancipation collective, les deux versants du projet de refondation sociale anarchiste.
Vivre ma vie. Une anarchiste au temps des révolutions, d’Emma Goldman, traduction Laure Batier et Jacqueline Reuss, éditions L’Échappée, novembre 2018, 1.104 p., 29,90 €.
TRIBUNE - Trois personnalités de la France insoumise, dont Manon Aubry, tête de liste aux élections européennes, répondent dans le JDD à la tribune de Marlène Schiappa et Nathalie Loiseau, qui proposaient de défendre les droits des femmes à travers un "pacte Simone Veil".
Le Journal du Dimanche publie la tribune signée par Manon Aubry, tête de liste de la France insoumise aux européennes, Clémentine Autain, députée de Saint-Saint Denis, et Prune Helfter Noah, juriste, ancienne élève de l'ENA et candidate FI aux européennes. Elles répondent à la tribune publiée dimanche dans le JDD par la tête de liste LREM Nathalie Loiseau, la secrétaire d'Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, et la candidate LREM Chrysoula Zacharopoulu. Elles y proposaient d'instaurer un "pacte Simone Veil" à l'échelle européenne pour "harmoniser par le haut les droits des femmes en Europe en incitant les États membres à introduire dans leur législation les mesures les plus avancées ayant fait leurs preuves".
Depuis deux mois, le mouvement des « Gilets jaunes » a mis dans le débat public les thèmes de justice fiscale, de justice sociale, de justice climatique et de démocratie. Il a permis d’associer le combat « contre les fins de mois et la fin du monde ». ... les femmes sont encore aujourd’hui majoritaires parmi les plus précaires. Voici ces propositions, non exhaustives, complétées pour inclure les revendications des femmes.
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Commission Genre d’ATTAC
https://blogs.attac.org/IMG/pdf/christiane_
texte_commission_genreattac
revendications_gilets_jaunes.pdf
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Bonjour,
merci pour ce billet qui rappelle bien les points majeurs pour les femmes.
De manière connexe, mais TRÈS IMPORTANTE, vous avez dû entendre parler de la GRÈVE GÉNÉRALE MONDIALE le 15 mars prochain.
Partie de l’URGENCE CLIMATIQUE, la jonction GILETS VERTS – GILETS JAUNES et autres objets colorés est en train de s’opérer à grande échelle.
https://blogs.mediapart.fr/179721/blog/150219/greve-mondiale-pour-le-climat-le-15-mars-2019-0
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Avec :
- Dominique Bourg, philosophe, ancien vice-pdt FNH,
- Emmanuel Prados, chercheur à l'INRIA,
- Nissim Sultan, Rabbin de Grenoble,
- Gwennyn Tanguy, conférencière indépendante, conférence gesticulée sur l'effondrement, ingénieure en énergie solaire, écologue
Jeudi 13 décembre 2018 - Auditorium de l'Office du Tourisme
Catégorie Actualités et politique
Transcription
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Accueil et intro / Antoine ?? élu ville de grenoble
Tout faire pour éviter les effondrements => solution politique ACT
Quels leviers culturels ? spiritualité ? arts ? lien effondrement/mort dans les autres civilisations ?
Jérôme Dutroncy vice-pdt métropole: valeur à la vie ? angoisse eue par les élus, apporter sa part à un récit collectif, réviser le plan climat-métropole
/éco-féminisme++
on a à apprendre des peuples premiers qui se reconstruisent et nous aussi ++
/injustices /décroissance, le partage indispensable donc égalitéex GJ le combat peut faire sens, ex convergence des luttes, /aurélien barrau apolitique passe mieux ! ça pose pb. Réinventer la lutte politique.
/un effondrement rapide pour réagir vite ! comment provoquer l'effondrement ? /capitalisme
/féminisme valeurs féminines à rééquilibrer. /peur de la mort /conscience de la mort savourer le présent bonheur
D.Bourg /GJ demande d'institutions nouvelles, de politique++ chgt d'échelle essentiel /le politique+++
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valoriser ACT
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"Julie" est une série de science-fiction réalisée par des travailleurs du Média.
Dès samedi 22 décembre, chaque jour à 19h, découvrez un nouvel épisode de Julie !
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Catégorie
Actualités et politique
15 commentaires
transcription :
intelligence artificielle, écologie, féminisme dans cette série
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Par rootAccount avatar
À l'occasion de sa campagne de dons, La Quadrature du Net a organisé une discussion sur "Le Futur d'Internet" avec deux écrivaines de la maison d'édition La Volte :
Sabrina Calvo, écrivaine, dessinatrice et conceptrice de jeux vidéo transgenre
Ketty Steward, écrivaine, autrice de "Au bal des actifs – Demain le travail"
Confidentialité Publique
Catégorie Militantisme
Licence Attribution
Langage Français
Étiquettes : afrocyberfeminisme cyberfeminisme cyberpunk science-fiction
Eloigné des diktats de la beauté actuelle, ce film-performance s’intéresse à ces autres corps, ceux qui prennent de la place, ceux qui tachent, ceux qui piquent, ceux qui dévorent, ceux qui jouissent comme bon leur semble, ceux qui vieillissent et ceux qui s’auto-transforment, ceux qui sont entravés, mais libres et sauvages.
Pour cela, huit personnes révèleront en image le rapport magique, cruel,sensuel, puissant qu’elles entretiennent vis à vis de leur propre corps : corps vieillissant, corps avec des handicaps, corps gros, corps racisé, corps qui saigne et qui transpire, corps qui travaille, corps qui donne la vie.
Experimentations collectives, tantra, explorations des tabous, rituels, magie..
L’aventure du film est multiple : l'objectif est de donner la parole et des images aux personnes dont le corps ou la sexualité est vue comme hors-normes, invisible ou sans parole.
Le film questionnera les normes et mettra en avant les résistances possibles a travers une galerie de portraits intimistes.
Main production credits for catalogue :
Actrices & Performeuses
Rebecca Chaillon
Elisa Monteil
Romy Furie
Maria Riot
FloZif
No Anger
Marianne Chargois
Caritia Abell
Real
Emilie Jouvet
Montage :
Marine Longuet
Production
Emilie Jouvet / Womart Prod
Jurgen Bruning Productions
Connue /
https://www.franceinter.fr/sexualite/pornographie-feministe-militer-pour-les-femmes-et-le-plaisir
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Pornographie féministe : militer pour les femmes et le plaisir
Publié le mercredi 17 octobre 2018 à 13h24 par Lucie Marsaud
Consommation et production massives du porno mainstream sont désormais légion. Elles soulèvent régulièrement questionnement et indignation dans le débat public. Une alternative est pourtant possible. Rencontre avec Romy Alizée, travailleuse du sexe, photographe et militante.
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Publié dans Livres et tagué Camille Froidevaux-Metterie, Diacritik, féminisme, intimité, Jacques Dubois, Le Corps des femmes. La Bataille pour l’intime, Merleau-Ponty, Philosophie Magazine éditeur.
Camille Froidevaux-Metterie, Le Corps des femmes. La Bataille pour l’intime, Philosophie Magazine éditeur, octobre 2018, 96 p., 14 € 90 — Lire un extrait
https://issuu.com/philomag/docs/pmfr20181004lecorpsdesfemmesselecti
ndlr : valoriser / billet dans centristes insoumis car le féminin est un combat politique prioritaire ACT
Ajoutée le 22 juin 2018
Alors que le Collège national des gynécologues et obstétriciens français vient de tirer la sonnette d'alarme sur l'exposition des enfants à la pornographie, Muriel Prudhomme, gynécologue et directrice scientifique de "Questions d'ados" aux éditions du Diable-vauvert, est l'invitée de la Midinale.
Notre dossier: l'Europe centrale, à droite toute Entretien
Barbara Nowacka est l'une des figures qui contribuent depuis quelques années au renouvellement de la gauche polonaise. Entretien avec une féministe engagée, lauréate 2017 du prix Simone de Beauvoir.
Mots-clés avortement Barbara Nowacka Commission européenne europe féminisme gauche Hongrie parlement PiS Pologne République tchèque Slovaquie Tribunal constitutionnel union européenne Visegrad