Répression
A la veille du premier tour des municipales, trois scientifiques ont été placés en garde à vue après avoir participé à une action où ils alertaient sur le manque de mesures face au changement climatique.
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une action « démasquons Macron » visant à dresser le vrai bilan écologique et social du gouvernement s’est déroulée à proximité de l’Élysée, avec les portraits présidentiels réquisitionnés dans les mairies. Parmi les gardés à vue figuraient l’épidémiologiste Kévin Jean, aux côtés du sociologue Milan Bouchet-Valat et de l’astrophysicien Jérôme Guilet. Tous les trois ont pris la parole en tant que co-initiateurs de l’appel des 1000 scientifiques enjoignant à la désobéissance civile « pour exiger des actes de la part de nos dirigeants politiques » face à la crise écologique.
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https://www.bastamag.net/L-etrange-zele-des-forces-de-l-ordre-pour-rechercher-et-interpeller-les
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/20/l-appel-de-1-000-scientifiques-face-a-la-crise-ecologique-la-rebellion-est-necessaire_6030145_3232.html
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« Étant donné que nos dossiers ont été classés sans suite, qu’ils n’avaient rien à nous reprocher, ces gardes à vue apparaissent comme autant de procédures de dissuasion », poursuit-il. Une forme d’intimidation progressivement écartée lorsqu’il a découvert l’importance de la solidarité et de la mobilisation à la sortie du commissariat. « Les masques contre le coronavirus ne seront pas nos baillons » prévient l’association Sciences citoyennes. A l’aune des mesures de confinement, l’un des enjeux va être le renouvellement des modes d’actions pour les semaines à venir.
2 Channel avatarAccount avatar Par debconf@peertube.debian.social by Emil Ivov
At: DebConf13
http://penta.debconf.org/dc13_schedule/events/1050.en.html
https://debconf13.debconf.org/
Replacing Skype and Hangouts with FLOSS
During the past ten years Jitsi has travelled a long way from a proof of concept call application to arguably the most complete and feature rich FOSS communicator on the planet. The presentation would go through Jitsi's various flagship features, such as high quality audio/video calling, conferencing, call encryption, integration with Microsoft
Outlook, on-line provisioning and many others.
We will then present other technologies that the Jitsi community has been working on lately, such as the Jitsi Videobridge. In addition to being a hight quality lightweight video conferencing solution for SIP and XMPP agents, Jitsi Videobridge would soon also be usable as a central point in WebRTC or mixed video conferences.
Finally, we would like to talk a bit about the CUSAX [0] initiative that is currently going through the final stages of standardisation on the IETF. With CUSAX, Jitsi and other agents can leverage feature rich telephony solutions based on SIP (such as FreeSWITCH) with the presence and instant messaging services offered by XMPP.
[0] CUSAX: http://tools.ietf.org/id/draft-ivov-xmpp-cusax
Room: Second talk room
Scheduled start: 2013-08-17 16:30:00
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ConfidentialitéPublique
Publié originellement17 août 2013
CatégorieScience & Technologie
LicenceAttribution
LangueInconnu
Étiquettesdebconfdebian
Durée42 min 4 sec
Petition · Poitiers — Pour l’unité de l’écologie politique et de la gauche de transformation sociale
213 ont signé
Christiane Queyreix, Bertrand Geay, etc a lancé cette pétition adressée à citoyen·e·s de Poitiers
Les résultats des élections municipales à Poitiers marquent un changement de période. Une profonde aspiration au renouvellement démocratique s’est exprimée ici ce 15 mars 2020 en même temps que les luttes pour la transformation écologique et pour la justice sociale ont trouvé un prolongement dans le champ électoral. Chacune à leur manière, les listes « Poitiers collectif », « Osons Poitiers » et « Poitiers anticapitaliste » ont su animer la campagne électorale de propositions audacieuses, raisonnées, offensives. Face à un pouvoir muré dans ses certitudes technocratiques, les conditions sont créées pour faire de notre ville un haut lieu du développement des circuits courts, de l’accueil, de la solidarité et de nouvelles pratiques de participation citoyenne.
A l’heure où est écrit ce texte, nous ne savons pas si le second tour des élections sera maintenu. Nous restons attentifs à la situation sanitaire du pays, sans panique ni repli individualiste ou nationaliste. Chaque geste que nous faisons pour nous protéger, chaque moment de vie sociale auquel nous renonçons sont aussi des actes concrets pour limiter l’épidémie et protéger les autres. Nous sommes également solidaires des personnels des services de santé et de tous les services publics, des travailleurs contraints de se rendre dans des lieux de travail collectifs ou exposés au chômage. Nos luttes contre les politiques néolibérales trouvent dans ce moment particulier une justification supplémentaire, même si elles passent momentanément au second plan. La passion humaniste qui les anime trouve à s’exprimer dans les gestes d’attention et de soins mutuels requis par la situation.
Mais que le second tour des élections soit maintenu ou reprogrammé, il nous appartient de faire fructifier les espoirs suscités par le premier. Si un premier rassemblement s’est opéré autour des trois listes écologistes et antilibérales, il s’agit désormais de transformer l’essai. La fusion des listes doit s’imposer avec le même élan que celui qui nous a conduit à lutter ensemble contre les grands projets inutiles, pour le système de retraites ou pour les droits des femmes. Un accord rapide et discuté au grand jour peut être le point de départ d’une large dynamique de rassemblement populaire. C’est la condition d’une victoire historique, à portée de main.
Bertrand Geay, sociologue, et Christiane Queyreix, bénévole au sein d’associations de défense de la justice sociale et écologique.
Article paru dans l'hebdo N° 1596 Du 2020-03-25 16:00:22
La comparaison entre la crise du Covid-19 et la situation écologique trouve vite ses limites. Réfléchissons plutôt à la fragilité de nos systèmes.
... « Pourquoi ce qui paraissait inimaginable pour lutter contre les dérèglements climatiques, comme écouter les scientifiques ou trouver beaucoup d’argent, devient d’un coup possible face au Covid-19 ? » ... Le Covid-19 frappe les humains, alors que la crise écologique détruit l’ensemble du vivant. ... Là où la crise climatique oblige à prendre des mesures pérennes et à opérer des ruptures définitives, la crise sanitaire laisse penser que des mesures d’exception permettront de revenir à la « normalité »
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Par ailleurs, les mesures prises exacerbent les inégalités sociales, là où l’urgence climatique impose de les réduire drastiquement : en période de confinement, être cadre supérieur pouvant télétravailler dans un grand logement avec balcon ou jardin est une situation préférable à celle du livreur Amazon non protégé devant supporter la promiscuité d’un logement parfois indécent dans un quartier populaire tout-bétonné. ... éviter les analogies trop rapides qui susciteront plus de rejet que d’adhésion ... le refus de mener des politiques sociales et écologiques ambitieuses n’était pas dû au manque d’argent ou de moyens, mais le fruit d’un refus idéologique visant à satisfaire des intérêts bien éloignés de l’intérêt général.
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Oui, il faut relocaliser. Mais pas n’importe quoi et n’importe comment, et pas sans s’assurer d’une extension sans précédent de la coopération internationale : la reconversion de notre économie doit conduire à faire décroître les flux de capitaux et de marchandises et la place des secteurs toxiques pour la biosphère (énergies fossiles, chimie et agro-industrie, électronique, etc.), et renforcer la solidarité internationale. Le tout en garantissant les droits (emploi, revenus, etc.) des salariés et les libertés publiques. Ne revenons pas à la normalité, car la normalité, c’était le problème.
Maxime Combes Économiste, auteur de Sortons de l’âge des fossiles ! Manifeste pour la transition, Seuil, coll. « Anthropocène », 2015.
La crise sanitaire à laquelle la France et une partie du monde font face nous affecte chacune et chacun dans notre quotidien, soit parce que nous continuons de travailler pour prendre soin des autres et assurer leurs besoins essentiels, soit parce nous sommes confiné·es, parfois dans des conditions éprouvantes. Dans la difficulté, notre force réside aussi dans notre capacité à rester lucides et à ne pas accepter n’importe quelle réponse politique lorsque nous parlerons de la crise du coronavirus au passé. Les industries les plus toxiques sont à la manœuvre, alors que des premiers plans de relance se dessinent déjà. A nous de faire en sorte que la relance soit écologique, équitable et citoyenne. On commence par un premier constat... et par cinq questions, entre fausses opportunités et vrais espoirs.
Dans un entretien à Mediapart, l’essayiste et élue régionale Corinne Morel Darleux espère voir se développer une « archipélisation » des élans de solidarité pour préparer l’après et en appelle à la « dignité du présent » pour faire face à ce qui nous arrive.
Mots-clés auto-organisation Corinne Morel Darleux Coronavirus environnement luttes militantisme résistance - 86 commentaires
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mondialisation des flux de marchandises et le fait d’avoir cantonné petit à petit certains pays à la production de biens dits immatériels. Nous nous retrouvons ainsi complètement dépendants pour certains biens de première nécessité, médicaux notamment.
Elle agit également comme un révélateur des inégalités sociales. Ce qui est en train de nous arriver me fait penser à une expression de Naomi Klein que je cite souvent : le dérèglement climatique comme traduction atmosphérique de la lutte des classes. Les périodes de crise nous rappellent violemment que non, on n’est pas tous dans le même bateau, que ce soit en termes de responsabilité ou de vulnérabilité.
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imaginer un débat le plus large possible autour de ces questions : à quoi tenons-nous ? À quoi sommes-nous prêts à renoncer ?
Cela permettrait de réfléchir autrement que sous l’angle de la pénurie et des restrictions ou de la culpabilisation individuelle. Cela permettrait de se demander ensemble quels choix on fait, en toute connaissance de cause, et de définir ce que cela implique en termes d’organisation collective et de priorités.
Voilà une méthode possible pour construire une autre société, dans l’esprit de la bande dessinée L’An 01 de Gébé : « On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste. » Ça pourrait même être assez enthousiasmant !
extrait du livre L’Arbre à soleils. Légendes du monde entier, d’Henri Gougaud.
Cette histoire de Bornéo, vient-elle du peuple dayak, du peuple penan ou d’un autre peuple autochtone de l’île ? Nous ne le savons pas, il est aussi possible qu’elle soit commune à tous mais avec des variantes ...
Photo © Andy Rain & Nick Rain/Survival. Des hommes penan chassent avec des pipes dans les forêts du Sarawak, Bornéo.
30 mars 2020 dans Actualités, Actualités du mouvement, Réseau des élu·es
Face à la catastrophe sanitaire et sociale que nous connaissons, il est urgent d’agir de façon coordonnée au plus près des populations. Ainsi, la planification de la mobilisation sanitaire doit aussi se faire à l’échelon municipal. C’est pourquoi le réseau des élu·es insoumis·es et citoyen·es a recensé les initiatives de ses élu·es et propositions de ses membres. Grâce à ce travail coopératif, nous publions aujourd’hui des préconisations municipales qui sont à mises à la disposition de toutes et tous. Vous pouvez les mettre en œuvre, les proposer ou vous en inspirer dans vos communes. Elles sont complémentaires avec les 11 mesures d’urgence proposées par La France insoumise.
La démocratie et l’implication citoyenne au service de la planification sanitaire
1- Mettre en place un Conseil municipal sanitaire
2- Un centre d’entraide téléphonique ouvert 24h/24h
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3- Permettre aux lieux d’implication citoyenne (conseils de quartier, conseils citoyens, des associations, des jeunes, des aîné·es…) de se réunir de façon virtuelle pour faire appel à l’intelligence collective et permettre l’implication du plus grand nombre, faire remonter les situations problématiques, suggérer ou organiser des initiatives d’entraide.
4- Mettre en place une cellule dédiée exclusivement à l’aide aux personnels soignants mobilisés avec une information claire et précise : où faire garder les enfants ? Où se loger ? Comment se déplacer ? …
Limiter la propagation du virus et faciliter l’action des services publics, notamment soignants
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Protéger les plus vulnérables
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Veiller aux besoins essentiels de la population
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Anticiper la sortie du confinement
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32- Stopper les projets destructeurs de biodiversité, instaurer une règle verte pour ne plus prélever à la nature plus que ce qu’elle peut reconstituer et soutenir la mutation écologique des systèmes agro-alimentaires.
Cette tribune a été publiée dans le Journal du Dimanche (JDD) le lundi 30 mars 2020.
Donc, nous sommes confinés encore quinze jours. Comme la moitié de l’humanité. Comme partout où les dirigeants ont trop attendu pour lancer la riposte à l’épidémie. Soit. Nous serons disciplinés. Nous resterons confinés le temps qu’il faudra pour notre bien et celui des autres.
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Après le confinement et le débordement des hôpitaux, aurons-nous droit aux mêmes recettes à l’heure des catastrophes liées au changement climatique? Mais pour tous les autres, le mot d’ordre c’est «plus jamais ça»! Un gouvernement de salut commun est urgent. Mais il ne faut pas attendre demain. «Le monde d’après» doit commencer dès maintenant. Sur d’autres bases, avec d’autres principes, d’autre moyens.
Alors, penser le déconfinement, c’est penser. Ignorer la question, c’est rester sidérés par la catastrophe présente et celles qui viendront ensuite. Car le réchauffement climatique nous effleure pour l’instant. Il va bientôt nous sauter à la gorge. Pour y faire face, on ne pourra pas acheter tous nos moyens de survie sur le marché international comme dans le monde d’avant. Il va falloir relocaliser, vite et bien. Comprendre que la souveraineté sanitaire, c’est comme la souveraineté alimentaire : juste une question de survie, juste le meilleur moyen pour être libre d’aider les autres peuples moins bien préparés ; juste le moyen de pouvoir être citoyen, c’est-à-dire de pouvoir décider pour nous-mêmes sans être esclaves du bon vouloir des livraisons des autres.
Les signataires
- Le groupe LFI à l’Assemblée nationale
- La délégation insoumise au Parlement européen :
Manuel Bompard, Manon Aubry, Leila Chaibi, Emmanuel Maurel, Younous Omarjee, Anne-Sophie Pelletier - Les sénateurs : Marie-Noëlle Lienemann, Pierre Yves Colombat
.#Demain la Ville #Qualité de vie | Lecture 6 minutes
D’un marché de Wuhan à une usine en Bavière, puis au monde entier… Encouragées par le monde moderne, ses villes et ses réseaux, les épidémies ne semblent plus avoir d’obstacles. L’urbanisme était pourtant né avec elles, pour freiner le choléra et la tuberculose. L’aménagement urbain est-il encore capable de nous maintenir en bonne santé ?
“Wuhan en Bavière”
Si l’origine exacte du Covid-19 est encore discutée, elle semble partir d’un marché de fruits de mer fréquenté et populaire à Wuhan en Chine, dans les derniers jours de décembre 2019. Puis le virus s’est propagé par la gare de Hankou, la troisième plus grande de la ville, à quelques enjambées de là. Il aurait ensuite fait ses premiers pas hors de Chine par la Bavière, où une chinoise contaminée était venue assister à une formation professionnelle de son entreprise, l’équipementier automobile Webasto. Pour beaucoup d’experts il s’agit d’une zoonose, c’est à dire une maladie infectieuse d’origine animale : 60% des virus infectieux décrits chez l’homme ont un animal réservoir. On parle d’une chauve-souris, d’un pangolin, voire les deux ?
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Dans le cas de maladies vectorielles, transmises par le moustique ou la tique, il y a souvent une problématique de dégradation des écosystèmes naturels. Si il y a une prolifération c’est que quelque part l’environnement n’est plus en capacité de réguler. On a cassé un équilibre, ce qui provoque un déséquilibre et un emballement des choses.
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La thèse est confirmée par Sonia Shah dans le Monde Diplomatique, « notre vulnérabilité croissante face aux pandémies a une cause plus profonde : la destruction accélérée des habitats ». Énumérant les grandes épidémies de ces dernières années (Ebola, Lyme, E. Coli, SRAS, grippe aviaire…), la journaliste dénonce ainsi l’urbanisation, la déforestation et l’industrialisation, non pas comme des facteurs d’apparition de virus – le phénomène est naturel – mais comme des facteurs de propagation. Pour elle, la protection des habitats naturels, et de manière plus générale la compréhension des mécanismes écologiques, pourra réduire l’émergence d’épidémies.
L’urbanisme a aussi un rôle à jouer. ... l’aménagement a su par le passé endiguer des vagues d’épidémies infectieuses meurtrières. C’est ce que rappelle l’architecte urbaniste Albert Lévy dans son ouvrage Ville, urbanisme et santé – Les trois révolutions (2012) : « La question de la santé est un déterminant majeur dans la naissance de l’urbanisme ». ... choléra en 1832 ... ancien chercheur au CNRS, membre du Réseau Environnement Santé, raconte comment le courant hygiéniste a structuré le développement des villes au XIXème siècle ... « Chaque fois que la médecine n’était pas capable de juguler des crises sanitaires on a fait appel à l’espace et à l’environnement pour les résoudre à titre préventif. » Pour Haussmann par exemple, Paris est jugé « malsain » et doit être assaini ... La Charte d’Athènes rédigée en 1933 pousse la logique plus loin : la ville est divisée en quatre fonctions (logement, travail, loisir et infrastructures de circulation). L’espace public réduit au maximum, au profit des voitures. Avec les avancées de la médecine et de la pharmacologie, le tout curatif vient remplacer progressivement le préventif, entraînant dans la deuxième moitié du XXème siècle, le divorce entre urbanisme et santé.
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Aujourd’hui, Albert Lévy comme Anne Roué-Le-Gall encouragent un retour de l’approche sanitaire préventive dans l’aménagement urbain. « Nous vivons actuellement une véritable transition épidémiologique, marquée par une explosion des maladies chroniques » explique l’architecte. Ce sont les cancers, maladies cardio-vasculaires, maladies respiratoires, asthme, allergies, obésité, diabète… mais aussi les souffrances mentales, l’autisme ou la baisse de la fertilité masculine. Non transmissibles, ces maladies sont directement liées à nos modes de vie, notre alimentation et notre environnement : « On parle d’épidémie parce que ça touche énormément de personnes, et de plus en plus » résume Anne Roué-Le-Gall.
Typiquement urbaines, ces nouvelles maladies sont dues à la sédentarité, la précarité, l’isolement ou aux différents types de pollutio (air, eau, bruit, perturbateurs endocriniens…). Les dérèglements climatiques contribuent à cette crise sanitaire, en cas de stress hydrique ou de canicule par exemple. ... double épidémie : en fragilisant le système immunitaire, notamment des personnes âgées, les maladies chroniques rendent plus vulnérables aux maladies infectieuses
Santé planétaire [image] L'aménagement favorable à la santé - EHESP
Co-autrice de plusieurs guides méthodologiques à destination des décideurs et professionnels de l’aménagement urbain, Anne Roué-Le-Gall ne désespère pas. Dans la lignée des définitions de l’OMS et de la vision dite de « planetary health », elle défend une approche de santé dite globale et positive. « On a une culture française très axée sur la réduction des facteurs de risque. Il y a absolument besoin de faire évoluer cette culture pour ne plus seulement réduire les risques, mais promouvoir ce qui marche, ce qui fait santé. »
En rupture avec l’aménagement hygiéniste, cette approche de la santé publique se veut socio-écologique.
... éviter un aménagement dogmatique et standardisé, qui pourrait avoir des conséquences indésirables. Le guide insiste sur l’importance d’anticiper les antagonismes et les synergies entre les aménagements de santé et ceux pour l’environnement. ... guide ISADORA est financé non plus seulement par le ministère de la santé, mais également celui de la transition écologique. La chercheuse y voit le signe plutôt encourageant d’une évolution des mentalités.
Focus
Certains constructeurs commencent à évoquer une demande de report des objectifs européens en matière de CO 2. Ils estiment ne pas avoir besoin d'une pression supplémentaire sur leurs finances déjà fortement affectées par le coronavirus.
Faut-il demander un report des objectifs européens en matière d'émissions de CO2 ? La question monte chez les constructeurs automobiles présents sur le Vieux Continent, bien partis pour afficher des ventes en berne pendant plusieurs semaines . « Même avant la crise sanitaire, les industriels craignaient de devoir amputer leur profitabilité pour atteindre ces fameux objectifs, souligne Bernard Jullien, maître de conférences à l'université de Bordeaux. Compte tenu de la situation et de son impact prévisible sur leurs résultats, il est probable qu'ils essaieront d'obtenir un moratoire. »
DECRYPTAGE Coronavirus : l'Etat s'apprête à monter au front pour sauver son patrimoine industriel https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/coronavirus-letat-sapprete-a-monter-au-front-pour-sauver-son-patrimoine-industriel-1188394
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Connu / https://twitter.com/ManonAubryFr/status/1245233683935760390
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corinne morel darleux et 26 autres suivent
Manon Aubry @ManonAubryFr · 23h - 18 - 203 - 337
Tiens, des lobbies industriels profitent de l'épidémie pour tenter de remettre en cause les objectifs climatiques (déjà insuffisants) de l'Union européenne. Nous serons vigilants pour que les charognards de la crise n'obtiennent pas gain de cause.
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Ndlr : comment sortir du "business as usual" ? ACT
Traduit en fr / https://www.facebook.com/notes/jean-marc-jancovici/les-%C3%A9conomies-ne-pourront-pas-se-redresser-apr%C3%A8s-les-arr%C3%AAts-de-production/10157466062803191/
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Les économies ne pourront pas se redresser après les arrêts de production / Jean-Marc Jancovici·Mercredi 1 avril 2020·Temps de lecture estimé : 18 minutes Public
Article de Gail Tverberg publié sur son blog Our Finite World le 31 Mars 2020
Les citoyens semblent réclamer des fermetures pour empêcher la propagation de COVID-19. Il existe cependant une difficulté majeure. Une fois qu'une économie a été fermée, il est extrêmement difficile pour elle de revenir au niveau qu'elle avait atteint auparavant. En fait, plus l'arrêt dure longtemps, plus le problème risque d'être critique. La Chine peut fermer son économie pendant deux semaines au cours du Nouvel An chinois, chaque année, sans trop de dommages. Mais, si l'arrêt est plus long et plus étendu, des effets néfastes sont probables.
L'une des principales raisons pour lesquelles les économies du monde entier auront du mal à redémarrer est que l'économie mondiale était en très mauvaise posture avant le choc du COVID-19 ; la fermeture de pans entiers de l'économie pendant un certain temps entraîne un nombre encore plus important de personnes à bas salaires ou sans emploi. Il sera très difficile et très long de remplacer les entreprises en faillite qui ont fourni ces emplois. ... Les règles de distanciation sociale ont un impact beaucoup plus négatif sur l'économie d'aujourd'hui que sur celle d'il y a 100 ans. ... Les fausses informations (en réalité de la propagande) publiées par la Chine tendaient à renforcer l'attente que les fermetures pourraient vraiment être utiles. Mais si l'on regarde la situation réelle, les travailleurs chinois se retrouvent nouvellement licenciés alors qu'ils tentent de retourner au travail. Cela entraîne des protestations dans la région de Hubei. ... Un problème très grave est le fait que les prix de nombreux produits de base (dont le pétrole, le cuivre et le lithium) vont tomber bien trop bas pour les producteurs, ce qui entraînera une rupture des approvisionnements. On peut s'attendre à ce que des chaînes d'approvisionnement brisées entraînent la perte de nombreux produits auparavant disponibles. En fin de compte, l'économie mondiale pourrait s'effondrer.
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Atteindre les limites des ressources est parfois décrit comme "La population a dépassé la capacité de charge de la terre". Le groupe de personnes vivant dans la région ne pouvait pas cultiver suffisamment de nourriture et de bois de chauffage en utilisant les ressources disponibles à l'époque (telles que les terres arables, l'énergie du soleil, les animaux de trait et la technologie de l'époque) pour leur population croissante.
Les effondrements ont été étudiés par de nombreux chercheurs. Dans leur livre Secular Cycles, Peter Turchin et Sergey Nefedov analysent huit économies agricoles qui se sont effondrées.
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Les économies ont tendance à croître pendant de nombreuses années avant que la population ne devienne suffisamment élevée pour que la capacité de charge des terres qu'elles occupent soit approchée. Une fois la capacité de charge atteinte, elles entrent dans une phase de stagflation, au cours de laquelle la croissance de la population et du PIB ralentit. La dette croissante devient un problème, tout comme les disparités de salaires et de richesses.
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le cycle économique actuel a commencé avec l'utilisation des combustibles fossiles dans les années 1800. L'économie mondiale a connu une période de stagflation dans les années 1970, lorsque l'approvisionnement en pétrole a été limité pour la première fois. La Grande Récession de 2008-2009 semble marquer le début de la période de crise dans le cycle actuel. Si j'ai raison dans cette évaluation, l'économie mondiale est dans la période où nous devrions nous attendre à ce que des crises, telles que des pandémies ou des guerres, se produisent.
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La plupart des économistes n'ont pas compris que les économies sont, en termes physiques, des structures dissipatives. Il s'agit de systèmes auto-organisés qui se développent, du moins pendant un certain temps. Les ouragans (alimentés par l'énergie de l'eau chaude) et les écosystèmes (alimentés par la lumière du soleil) sont d'autres exemples de structures dissipatives. Les êtres humains sont également des structures dissipatives ; nous sommes alimentés par le contenu énergétique des aliments. Les économies ont besoin d'énergie pour tous les processus que nous associons à la génération du PIB, tels que le raffinage des métaux et le transport des marchandises. L'électricité est une forme d'énergie.
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La croissance de la consommation d'énergie est en corrélation avec la croissance de l'économie mondiale
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Les fermetures ont temporairement réduit les protestations, mais elles ne règlent certainement pas les situations sous-jacentes. Au contraire, les fermetures augmentent le nombre de personnes ayant des salaires très bas ou aucun revenu. Les fermetures réduisent également la quantité totale de biens et de services disponibles à l'achat, quel que soit le montant ajouté au système. De nombreuses personnes finiront par s'appauvrir réellement.
Dès que les fermetures prendront fin, il sera évident que l'économie mondiale est en plus mauvais état qu'elle ne l'était avant la fermeture. Plus les fermetures dureront, plus l'économie mondiale sera en mauvais état. Ainsi, lorsque les entreprises redémarreront, nous pouvons nous attendre à encore plus de protestations et à des politiques de division. Certains gouvernements peuvent être renversés ou s'effondrer sans être poussés. Je crains que l'économie mondiale ne s'effondre encore davantage.
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Ndlr : approche "business as usual" sans UN MOT sur l'URGENCE CLIMATIQUE :-(
Fait mesurer le défi que nous avons devant nous pour PLPDLA...
POLITIQUE
Anne-Sophie Alsif est la cheffe économiste du Bureau d’informations et des prévisions économiques (Bipe).
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ÉCONOMIE - Des usines à l’arrêt en Chine, une carte satellite de la Nasa qui montre un ciel dégagé des émissions de gaz à effet de serre, des vols suspendus… Le tableau déclenché par la crise du coronavirus a de quoi faire rêver les citoyens écologistes qui attendent avec impatience la fin des échanges effrénés qui ont cours depuis l’accélération de la mondialisation dans les années 1980.
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ASA : Par rapport à l’épidémie de SRAS il y a dix ans, le poids de la Chine dans l’économie a doublé. À l’époque, les usines en Chine étaient surtout des activités de textile ou d’assemblement à faible valeur ajoutée. Aujourd’hui, ce sont des segments de la chaîne à très haute valeur ajoutée, donc il y a un impact bien plus important, notamment sur les stocks.
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Il y avait déjà la crise du protectionnisme (ou guerre commerciale, NDLR) et la transition écologique, maintenant il y a le coronavirus. Ce n’est pas le coronavirus qui va changer à lui seul le modèle de production des entreprises, mais c’est un facteur supplémentaire pour l’accélération. L’appréciation du risque va forcément être revue à la hausse.
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La fédération aéronautique parle de 30 milliards. Ce sont eux les principaux perdants. ... souvent, vous avez un effet rebond qui vient annuler l’effet économique, comme on l’a vu au moment du SRAS. Il faut être prudent sur les effets à court terme. ... Beaucoup d’activités sont relocalisées dans d’autres pays de la région comme le Bangladesh ou le Vietnam qui sont beaucoup moins chers. On aura donc la possibilité d’avoir d’autres fournisseurs très rapidement.
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avec le réchauffement climatique, les coûts réapparaissent. C’est donc un réflexe purement économique que les entreprises habillent avec du marketing en disant “on relocalise pour l’environnement”.
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des produits plus singuliers, plus personnalisés, adaptés à chacun. Cette évolution de la demande n’est plus compatible avec de larges stocks transportés pendant un mois en paquebot depuis la Chine.
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À moyen terme, les entreprises auront moins intérêt à produire en Chine. On va vers une grande révolution. Avant, on voulait un grand marché pour produire énormément sans contrainte, là on pense l’inverse. On va relocaliser sans entraver les échanges.
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Aujourd’hui, il y a beaucoup de risques. On va essayer d’être indépendant du reste du monde tout en étant compétitif. Il faut être plus proche du consommateur sans privilégier le national qui n’est pas un argument économique. C’est cet équilibre qu’il faudra trouver.
Ndlr : cette "révolution" qui ne remet pas en question la "compétitivité", est-elle sérieuses ? on peut en douter...
Reportage Florence Aubenas, grande reporter au « Monde », a passé les onze premiers jours de confinement avec des personnes âgées à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis. Face à la progression du coronavirus, le personnel tente de faire face.
[Les Quatre-Saisons, où vivent 65 résidents, fait partie des quelque 7 000 Ehpad que compte la France. Dans cette maison de retraite de Bagnolet, en banlieue proche de Paris, le quotidien a été totalement bouleversé, à partir de la mi-mars, par les mesures de protection contre le virus. Les visites étant interdites, récit de la vie confinée.]
« Vous seriez en droit de m’engueuler »
Mardi 17 mars, 1er jour de confinement. Le couple s’est planté sur le trottoir, juste devant la façade. Ils doivent avoir la cinquantaine, et c’est elle qui se met à crier la première, mains en porte-voix : « Maman, montre-toi, on est là ! » Aux fenêtres, rien ne bouge. Alors le mari vient en renfort, mimant une sérénade d’une belle voix fausse de baryton : « Je vous aime, je suis sous votre balcon ! » Un volet bouge. « Maman » apparaît derrière la vitre ; ses lèvres remuent, mais elle parle trop doucement pour qu’ils l’entendent. « Tu as vu ? Elle a mis sa robe de chambre bleue », constate madame. Puis ils ne disent plus rien, se tenant juste par les yeux, eux en bas et elle en haut, qui agite délicatement la main, façon reine d’Angleterre. Quand le couple finit par s’en aller, elle fait pivoter son fauteuil roulant pour les apercevoir le plus longtemps possible.
Cela fait près d’une semaine que les visites des proches sont interdites aux Quatre-Saisons, un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) public situé à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis. Face à la pandémie, cette maison de retraite – un immeuble de trois étages construit dans les années 2000 – fonctionne désormais à huis clos, comme les 7 000 autres de France. Les animations extérieures – sophrologie, chorale, coiffeur ou pédicure – étaient déjà suspendues, mais le confinement général vient d’être déclaré de l’autre côté des portes aussi : plus de 60 millions de Français sont bouclés chez eux à travers le pays.
Il est 11 heures aux Quatre-Saisons, la décision vient d’être prise de mettre maintenant les administratifs à distance. Même l’accueil sera fermé. « De toute façon, on n’accueille plus personne. » La gestionnaire remet son manteau, la responsable des ressources humaines aussi. Elles devraient déjà être parties, mais elles grappillent quelques instants encore. Sale impression d’abandonner le navire. Il faut presque les pousser dehors.
Désert, le hall prend des sonorités de cathédrale. Réunion dans la salle à manger pour ceux qui vont se relayer auprès des 65 résidents : les soignants, la cuisine, l’entretien, la direction, soit une petite quarantaine de personnes par rotation. Au stade 3, le plus haut de la pandémie, un masque de protection est obligatoire en Ehpad. La raison est double : le coronavirus s’attaque aux voies respiratoires, et les personnes âgées sont les premières victimes.
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Organiser la solidarité populaire, produire la contre-information
La crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, qui traverse la France et d’autres pays, nous contraint à l’isolement et à la dispersion. Bien qu’il nous semble plus que nécessaire de rester chez soi afin de limiter la propagation virale, il s’agit également de tirer profit de l’agora numérique qu’offre internet à la fois pour organiser la solidarité populaire et pour produire la contre-information vis-à-vis des discours dominants.
En ce sens, nous proposons d’ouvrir un suivi continu pour centraliser et mieux comprendre l’actualité : mesures prises par les différents gouvernements ; luttes de travailleurs, de prisonniers ou d’autres catégories susceptibles de se mobiliser car victimes d’un délaissement par l’État ; situation dans les hôpitaux ; articles d’analyse ; témoignages divers et variés.
Pour que ce suivi soit le plus complet possible, nous vous sollicitons et nous comptons sur votre participation. Toute information, de préférence sourcée, pourra nous être transmises à cette adresse : actasite@protonmail.com
Samedi 9 mai
Avec l’arrivée du « déconfinement » et bien que cette phase semble appeler de nombreuses luttes encore, nous arrêtons le suivi quotidien tel que nous l’avons mené depuis le 17 mars https://acta.zone/coronavirus-confinement-et-resistances-suivi-en-continu-du-17-mars-au-17-avril/.
Cette collecte quotidienne, bien que non-exhaustive, nous aura permis de réaliser un riche panorama des conséquences du confinement sur nos vies, tant au niveau de la répression que des résistances qui se sont mises en place ces dernières semaines.
Au fil des jours, différents terrains sont ainsi apparus comme concentrant principalement les enjeux politiques de ce confinement, parce qu’ils sont la cible particulière de la répression d’État, et/ou qu’ils sont particulièrement fertiles en termes de résistances et de luttes : le monde du travail – y compris dans les secteurs en lien avec la santé –, les quartiers populaires, les lieux d’enfermement, les colonies d’outre-mer, les foyers d’immigrés, mais aussi la métropole dans sa dimension la plus urbaine, en tant que lieu de déploiement des Brigades de Solidarité Populaire https://www.facebook.com/BrigadesSolidaritePopulaire/.
Dans la continuité de ce panorama très factuel, un travail plus analytique continue d’être mené par l’Observatoire de l’État d’urgence sanitaire https://acta.zone/observatoire-etat-urgence-sanitaire/, dont le second rapport arrivera dans les prochains jours, ainsi que par le Groupe d’Enquête sur la Logistique, qui a récemment publié sa première synthèse https://acta.zone/pandemie-logistique/.
Connu / https://twitter.com/hervelc/status/1245363980627034114
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Hervé Le Crosnier @hervelc · 1h - 0 - 1 - 0
Face à la militarisation en cours de la lutte contre la pandémie, n'oubliez pas de regarder l'envers du décor, les révoltes du quotidien confiné.
On y apprend beaucoup sur l'état réel de la société quand on en regarde les marges.
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Channel avatarAccount avatar Par lemediatv
The government claims that the Great Debate was a success. Oh, really?
Yanis Mhamdi investigate the methods they used and you'll see there are at the veryleast...
Suspicious
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Publié originellement 20 mars 2019
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu
Étiquettes : en marche ; Grand Débat ; LREM ; Macron ; République en Marche
Durée 10 min 53 sec
Transcription : ... c'est bien l'argent des contribuables qui finance les contributions au grand débat. Selon le service de presse du premier ministre le coût est entre 10 et 15 M€. ils ont pris en charge les frais de déplacement et d'hôtel. Cela est d'autant plus contestable que le CSA (conseil supérieur de l'audiovisuel) décompte les interventions d'Emmanuel Macron pour la campagne électorale des européennes.
(erreur de texte :-(
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Originally published 28 January 2020
Category News & Politics
LicenceUnknown LanguageUnknown
Tags : assignations ; bernard arnault ; justice ; lvmh ; poursuites
Duration 6 min 5 sec
• 15 views / By lemediatv
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Le Bonheur est un Sport de Combat
Condamné pour association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste à 9 ans de prisons ramenés à 6 en appel, Kamel Daoudi, ingénieur en informatique franco-algérien de 45 ans a été arrêté en septembre 2001 après un voyage de 3 mois en Afghanistan.
Présenté dans la presse comme le webmaster de Ben Laden, suspecté sans preuves d’avoir préparé un attentat contre l’ambassade américaine à Paris, après une instruction bâclée et sous pression américaine et quatre ans en quartier de haute sécurité, il sort en 2008 et refuse son extradition en Algérie où il n’a vécu que quatre ans et ne connaît personne.
La Cour européenne des droits de l’homme reconnaît l’iniquité de cette expulsion, mais l’administration française et le Ministère de l’Intérieur ne veulent rien entendre. En douze ans, Kamel Daoudi aura été ballotté d’hôtels en locations, de la Creuse à la Haute-Marne, du Tarn au Cantal, en passant par la Charente-Maritime, aux frais de L’État car il lui est interdit de travailler. Dans les bourgs ou petites villes où il a été assigné, il suscite en général de la crainte au début puis se fait admettre.
Obligé de pointer deux, trois ou quatre fois par jour à la gendarmerie depuis douze ans, vivant grâce aux subsides de sa famille, en ayant lui-même fondé une, il a demandé le 19 février dernier à la Cour d’Appel de Paris la fin de ce qu’il considère comme un supplice digne de Sisyphe « Ce n’est pas la société qui produit la prison. C’est au contraire la prison qui produit la société. L’assigné à résidence permet à chacun de mesurer la liberté qui lui est octroyée surtout en cette période de confinement généralisé. » dit-il. Coronavirus oblige, le délibéré a été repoussé.
.#ToutPeutArriver #KamelDaoudi #Confiné
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Originally published30 March 2020
CategoryNews & Politics
LicenceUnknown LanguageUnknown
Tags : 12 ans ; confiné ; depuis ; justice ; kamel douadi
Duration 55 min 15 sec
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Le dimanche 29 mars 2020, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de BFMTV pour parler de la situation du pays face à l'épidémie de coronavirus. Le député insoumis a appelé à préparer dès maintenant le moment du déconfinement, c'est à dire la sortie du confinement, pour éviter que des problèmes ne se posent à ce moment-là.
Jean-Luc Mélenchon a également rappelé les mots d'ordre qui sont les siens depuis le début de la crise sanitaire. Il a ainsi de nouveau expliqué qu'il était nécessaire de planifier la mobilisation sanitaire pour réquisitionner et nationaliser les entreprises à même de produire les masques et respirateurs dont la France a besoin et dont auront bientôt besoin d'autres pays. Il a aussi appelé à nationaliser Luxfer pour produire les bouteilles d'oxygène médical dont nous avons également besoin.
Concernant les mesures prises par le gouvernement, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé la rapidité avec laquelle la semaine de 60h avait été mise en place sans qu'aucun effort ne soit demandé aux plus riches. Il a ainsi rappelé sa proposition de rétablir l'ISF. Il a également soutenu les organisations syndicales ayant déposé des préavis de grève pour être enfin entendues par le gouvernement.
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"La faillite du libéralisme est totale dans cette catastrophe. Le marché se révèle incapable de protéger les populations. Pire, il les met en danger en appauvrissant les services publics. Les gesticulations de dernière minute n’y changeront rien. L’État protecteur est à reconstruire."
Confrontée aux carences de l’Etat dans la lutte contre la pandémie, l’opinion s’impatiente. On en parle tout de suite dans ce numéro 70 du P’tit coup de Bourbon,
.#Bourbon #Coronavirus #Incompétence
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