Vous souhaitez agir dans votre entreprise en faveur du climat et de l'environnement mais ne savez pas comment procéder ? Vous avez commencé à le faire mais rencontrez des difficultés ? Ou bien vous avez déjà réalisé des actions concrètes et souhaitez en faire profiter les autres membres d'Alumni for the Planet ?
... webinaire gratuit animé par Gwenola Bliek et Caroline Lejeune, toutes deux bénévoles de l'association Alumni for the Planet.
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Fermes usines : une action symbolique de Greenpeace à Poitiers, devant la préfecture de la Vienne / lanouvellerepublique.fr
Une quinzaine de manifestants ont déployé une banderole tôt ce lundi 20 novembre devant les grilles de la préfecture de la Vienne, ...
Connu / TG le 20/11/23 à 11h26
Connu / TG le 20/11/23 à 15h19
Connu / TG le 20/11/23 à 15h19
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Greenpeace en appelle donc à un moratoire sur les nouveaux projets. La France compte à ce jour 3 010 fermes-usines, dont 70% situées en Bretagne et dans les Pays de Loire. En Poitou-Charentes, la plus forte concentration concerne les Deux-Sèvres. Dans la Vienne les fermes-usines représentent selon l'organisation 320 000 volailles et 32 000 porcs répartis dans douze structures (Senillé-Saint-Sauveur, Amberre, Le Vigeant, Champigny-en-Rochereau, Basses, Pouant, Chauvigny, Paisay-le-Sec, Usson-du-Poitou, Linazay, Bouresse, Cloué). Le projet de la « ferme aux 1200 taurillons » de Coussay-les-Bois mobilise quant à lui depuis dix ans les militants de l’Aspect avec, déplore Anny sa vice-présidente, « le sentiment que les porteurs de projets bénéficient d’une complaisance très coupable des pouvoirs publics, sur le plan administratif comme sur le plan judiciaire ».
Connu / TG le 20/11/23 à 11:18
Connu / TG le 08/11/23 à 11:25
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Combattre l’antisémitisme avec les soutiens de Netanyahou ? Même en Israël, des voix de plus en plus nombreuses disent « Pas en notre nom ». Un seul objectif s’impose: cessez-le-feu immédiat ! Levée du blocus de Gaza !
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Connu / TG le 19/10/23 à 20:37
Menaces sur l’IRSN : la démocratie environnementale n’est pas en option ! / Greenpeace France
Communiqué co-signé par : Les Amis de la Terre France, Attac France, l’Association pour l’emploi sans carbone, Global Chance, Greenpeace ...
Connu / TG le 15/10/23 à 15:40
France : Golfech : 350 kilos de produits chimiques dans l’environnement / Réseau Sortir du nucléaire
Fin octobre 2023, en contrôlant un matériel qui refroidit certains locaux du réacteur 2 de la centrale ...
Connu / TG le 13/10/23 à 17:26
La multiplication des projets agrivoltaïques alimente la méfiance sur l’avenir des terres. S’il existe parfois un intérêt agronomique, cette ...
Connu / TG le 13/10/23 à 14:41
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Q²
Une enquête très intéressante de reporterre en 3 volets sur l'agrivoltaïsme, pour alimenter nos discussions lors d'une prochaine mensuelle
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Les nouveaux OGM arrivent, et ils seront encore plus merveilleux que les anciens...
Pour garder le contrôle sur les OGM, c'est par ici :
https://mobilisation.pollinis.org/nou...
Pour en savoir plus :
https://sh1.sendinblue.com/3g90pevmj5...
Écrit et réalisé par Jeremy Bismuth
Interprété par Laura Flahaut, Hadi Rassi, Jafar Saad & Clément Caissal
Sources :
- Synthèse par le Ministère de la Transition écologique
https://www.ecologie.gouv.fr/organism... - Synthèse par la presse :
https://www.lemonde.fr/idees/article/...
https://www.francetvinfo.fr/replay-ra... - Rapport de l'Académie des sciences (US) sur les OGM
https://www.nationalacademies.org/our... - Effets des OGM sur les pollinisateurs
https://www.ipbes.net/assessment-repo... - Évolution de l'utilisation du glyphosate
https://enveurope.springeropen.com/ar... - Résilience de l'agroécologie
https://reseauactionclimat.org/wp-con... - Sondage
https://cdn.greenpeace.fr/site/upload...
Irrigation et pollution dans la Vienne : deux fermes mises à l’amende / lanouvellerepublique.fr
Deux fermes ont été condamnées devant le tribunal de police de Poitiers : la première pour une irrigation interdite, la seconde pour ...
Connu / TG le 14/10/23 à 16:31
8 370 signatures
Signez la pétition
À M. Rigoulet-Roze, préfet de la région Pays de la Loire, à M. Lescure, ministre de l’industrie et à M. Béchu, ministre de la transition écologique:
L'usine Yara de Montoir-de-Bretagne menace la santé et la sécurité des habitants. Elle ne respecte ni les normes environnementales, ni les mesures de prévention des risques, ni ses propres engagements. Les experts étaient déjà inquiets du risque d'explosion. La transformation du site de production en entrepôt immense ne fait qu’accroître ce risque. Il est de votre devoir de bloquer administrativement le maintient et l’extension du site de stockage jusqu'à sa mise en conformité de toute urgence et avant une potentielle catastrophe.
Nous avons peur pour nos familles.
Nous habitons près de l’usine Yara de Montoir-de-Bretagne qui stocke déjà jusqu’à 112 000 tonnes de nitrate d’ammonium sans respecter les mesures de sécurité prévues par la loi.
Une explosion, comme à Beyrouth, toucherait plus de 80 000 personnes et aurait des conséquences dévastatrices dans un rayon de 8km, comprenant nos maisons et l’école de nos enfants.
Et on laissait faire… jusqu’à aujourd’hui: grâce à la mobilisation d'associations locales, le groupe a été sommé de rendre des comptes et a annoncé transformer son usine en site de stockage géant et donc… multiplier encore les quantités d’engrais entreposées!
Depuis 10 ans, Yara se joue des sanctions. Profitons que l’usine soit enfin dans le collimateur des médias et des responsables locaux, exigeons du préfet la suspension du site de stockage tant que la sécurité et la santé de nos familles ne sera pas garantie.
Publié le 13 novembre 2023
Parlez-en à vos amis!
21 HEURES DE LA NON-VIOLENCE - Seconde édition du 29 novembre au 1er décembre 2023
DECOUVREZ LE PROGRAMME !
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Connu / TG le 13/10/23 à 14:36
... experimental rapid framework for understanding extreme weather events in a changing climate based on looking at similar past weather situations. Find out more here and follow us on X. https://twitter.com/Climameter
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developed by the ESTIMR team at the Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (Institut Pierre Simon Laplace) in Paris-Saclay. ClimaMeter is led by Davide Faranda (CNRS & London Mathematical Laboratory), Mathieu Vrac (CNRS), Pascal Yiou (CEA-Saclay) & Robert Vautard (IPSL), in collaboration with Gabriele Messori (Uppsala University, Uppsala), Erika Coppola (International Centre for Theoretical Physics, Trieste) and Tommaso Alberti (Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia, Rome).
⏳We provide an easily interpretable contextualisation of extreme weather immediately after the actual event, as well as a more technical description and discussion of the event with a slightly longer delay.
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❓For any general inquire please contact us by mail : 📨climameter@lsce.ipsl.fr
« Comment la France peut-elle retrouver sa voix ? »Avec François Boulo, Dominique Bertinotti et Charles-Henri Gallois
Aude Lancelin a reçu François Boulo, avocat et Gilet jaune, Dominique Bertinotti, ex-ministre socialiste, et Charles-Henri Gallois, président de Génération Frexit, pour une grande soirée sur l’avenir du pays. Alors que la position d’Emmanuel Macron après les attaques du 7 octobre n’a cessé d’évoluer, passant d’un soutien inconditionnel à Israël à une exhortation à arrêter le massacre d’innocents à Gaza, avant de se rétracter à nouveau, la France a-t-elle encore une voix singulière ? Est-ce la fin du non-alignement pour notre pays ? Le terminus de son indépendance diplomatique et économique ? Un débat à ne pas manquer sur QG
Connu / https://twitter.com/LibreQg/status/1724740274805477867
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QG le média libre @LibreQg
"À travers l'extrême droite, la classe dominante a trouvé son plan B"
Hier soir sur QG, @alancelin a reçu en direct @francoisboulo, avocat, pour un grand débat
11:45 AM · 15 nov. 2023 - 12,6 k vues - 3 - 55 -91 - 4
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Tr.: ... comment faire consensus ? ... la gauche devrait parler de sécurité, d'immigration ... une partie de la gauche n'est plus capable de penser ... nos élites sont formatées par leur formation ... besoin de pensée hétérodoxe ... l'ENA pour former de hauts fonctionnaires qui avaient le sens de l'état et non pas pour devenir pdt de la république ... nos universitaires de grande qualité ... manque de travail et de courage ... crise des élites ... relire l'étange défaite de Marc Bloc, plutôt Hitler que Bloum ...
1h01 terminer ACT
#RDLS167 : Viser l'unité du peuple dans la lutte pour la paix et contre les racismes - 15 nov. 2023 / JEAN-LUC MÉLENCHON
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Dans ce 167e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur les dernières actualités.
Il commence par parler du conflit au Proche-Orient, pour rappeler l’importance des frontières dans les conflits internationaux. Dans le monde, 75% des nations ont des différends frontaliers. Ils peuvent conduire à des conflits armés. Il rappelle à cet égard les conflits liés aux frontières : en République démocratique du Congo, en Arménie, au Yémen…
Jean-Luc Mélenchon revient sur la théorie du « choc des civilisations » de Samuel Huntington, soulignant ses limites conceptuelles et son utilisation pour justifier des politiques de domination. Au XXIème siècle, elle s’ajoute au concept de « guerre totale » et donne lieu à ce qu’on nomme « le nettoyage ethnique ». Voilà le contexte dans lequel se déroule le conflit au Proche-Orient.
Il explique alors l’importance des mots dans les relations internationales, rappelant que l'utilisation du terme "terrorisme" exclut le concept de "crime de guerre". Le droit international doit être la référence pour condamner les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité.
Il revient alors sur la nécessité d’un cessez-le-feu, ce qu’il soutient dès sa première déclaration suite aux attaques du 7 octobre 2023. Il critique le manque de réaction immédiate en ce sens. Il plaide donc pour une intervention forte de la France pour le cessez-le-feu et souligne les risques d'une guerre généralisée dans la région.
Jean-Luc Mélenchon souligne ensuite l'impact des conflits étrangers sur la politique nationale. Pour obtenir une majorité, le « bloc bourgeois » se rassemble sur des positions concernant le conflit, malgré leurs appartenances politiques diverses. Face à cela, la lutte contre le racisme est un élément clé de l'Union populaire et de l'unité du peuple français. Il critique ceux qui prétendent lutter contre l'antisémitisme tout en alimentant l'islamophobie, notamment le Rassemblement national.
Il critique alors l’organisation de la marche contre l'antisémitisme du 12 novembre 2023, affirmant que l'absence de l'appel à la lutte contre tous les racismes a empêché beaucoup de monde de participer. Il souligne la nécessité d'une mobilisation massive contre tous les racismes, l’antisémitisme et l’extrême droite et appelle les insoumis à manifester samedi 18 novembre à cet égard.
SOURCES
- Les frontières disputées et conflictuelles dans le monde : https://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/carte-a-la-une/conflits-differends-frontaliers
- Yémen: pire catastrophe humanitaire au monde : https://press.un.org/fr/2018/cs13586.doc.htm
- RDC : près de 7 millions déplacés par les violences : https://news.un.org/fr/story/2023/10/1140132
- Les menaces de mort envers LFI font craindre une escalade des violences contre les élus : https://www.lopinion.fr/politique/les-menaces-de-mort-envers-lfi-font-craindre-une-escalade-des-violences-contre-les-elus
- Permanences et renouveau de l’antisémitisme en France : https://www.cairn.info/revue-communications-2020-2-page-63.htm
79 Signatures
Pirkei Avot: Chapitre 1 - Michna 18
Il [Chim'one le fils de Rabbane Gamliel] avait l’habitude de dire : « Le monde tient sur trois piliers : la justice, la vérité et la paix, comme il est dit (Zékharya 8, 16) : ‘Rendez des sentences de vérité et de paix dans vos portes.’
"Etre juif, c'est être toujours au côté des opprimés et jamais du côté des oppresseurs" Marek Edelman, commandant en second de l'insurrection du ghetto de Varsovie
Nous venons de différents milieux, religieux ou non, de différentes origines, séfarades, ashkénazes. Pour beaucoup d’entre nous, nous avons de la famille en Israël. Nous ne prétendons aucunement représenter tous les Juifs de France.
Mais nous disons notre horreur à propos de ce qui se passe en Palestine et à Gaza en particulier
Nous disons :
- Pas en notre nom cette politique coloniale, raciste et suprémaciste.
- Pas en notre nom ce génocide en cours.
Parce que nous savons ce qu’ont subi les familles de certains d’entre nous durant la shoah, nous ne pouvons supporter ce qu’endure le peuple palestinien actuellement.
Parce que nous savons parfaitement ce qu’est le racisme antisémite et ses conséquences tragiques :
- nous ne pouvons supporter que l’on traite d’antisémite toute critique légitime des politiques israéliennes en cours de destruction de la Palestine et d’anéantissement du peuple palestinien.
- nous ne pouvons défiler contre l’antisémitisme en compagnie des racistes avérés du RN et de Reconquête.
- nous serons toujours du côté des populations discriminées et stigmatisées (Musulmans, Arabes, Rroms, Africains sub-sahariens, sans-papiers…)
Notre sécurité ne peut être assurée là-bas par l’Etat israélien. Nous en avons une preuve depuis la barbarie du 7 octobre. Elle ne peut être assurée aussi ici qu’en luttant ensemble contre toutes les formes de racisme sans les hiérarchiser.
Enfin il ne peut y avoir de paix entre Méditerranée et Jourdain que dans la réparation des injustices subies et l’égalité des droits pour tous.
Connue / https://ujfp.org/petition-appel-aux-juifs-de-france-pour-la-justice-et-la-paix/
François Ruffin face à cinquante nuances de droite extrême - Publié le 10 novembre 2023
Retrouvez François Ruffin sur le plateau de L'Evénement sur France 2, jeudi 9 novembre, face à Gérald Darmanin, Jordan Bardella, Marion Maréchal Le Pen, Sabrina Agresti et Aurélien Pradié.
Comment aller vers la sobriété dans un monde de surconsommation ? ©Getty - RapidEye
Série « « Je rêvais d’un autre monde » »
Depuis la rentrée, le mot sobriété est sur toutes les lèvres… Mais dans quelle mesure est-on vraiment prêt à la sobriété dans un monde où le fonctionnement même de la société et de l’économie est basé sur la consommation ?
Il y a 50 ans paraissait un rapport rédigé par Dennis et Donella Meadows : Les limites à la croissance. Ce livre, qui reste une référence encore aujourd'hui, mettait en évidence les risques d'effondrement de nos sociétés si ces dernières continuaient à afficher la poursuite de la croissance comme objectif.
À réécouter : 1972, le rapport Meadows : premier cri d’alarme pour la planète Affaires sensibles 54 min
Sauf que, 50 ans plus tard, force est de constater que ce rapport n'a pas entraîné de changements majeurs, changements qui auraient pu faire gagner un temps précieux dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais aujourd'hui, la crise écologique et économique que nous traversons pourrait être une opportunité finalement pour entrer dans une nouvelle ère.
À l'occasion de la journée spéciale Vous avez dit sobriété ?, "La Terre au Carré" reçoit Dominique Méda, professeure de sociologie à l'Université Paris-Dauphine, directrice de l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (université Paris-Dauphine-PSL) et Présidente de l’Institut Veblen.
Alors que les injonctions à la sobriété se multiplient, l'invitée rappelle qu’en matière d’écologie, le pouvoir des seuls individus demeure limité : comment diminuer nos consommations si nous continuons à vivre dans un contexte où tout nous pousse à la surconsommation ? Face aux crises écologiques en cours, nos indicateurs de richesse sont-ils encore pertinents ? Comment en finir avec le mythe de la croissance ?
Sobriété, est-ce le bon terme ?
Selon Dominique Méda, nos sociétés sont fondées sur la croissance – du PIB –, et sont quelque peu schizophrènes, dans le sens où les citoyens sont sans cesse sollicités, et excités par le fait de consommer, par le biais de publicités très peu régulées par exemple, mais il leur est aussi demandé de passer à la sobriété. La chercheuse travaille sur ces questions depuis plusieurs dizaines d'années et affirme que le constat des limites de la planète avait été fait il y a 50 ans sans que des actes ne suivent. C’est "un chantier monstrueux" qui s’annonce.
Alors que le gouvernement n’a de cesse en cette rentrée de parler de sobriété – qui signifie au départ une certaine tempérance dans le fait de boire et de manger – l’invitée s’interroge sur l’emploi de ce mot, dont la connotation "punitive et liberticide" selon elle, peut être questionnable. Elle préfère le mot de post-croissance et parle de l'ère d'une nouvelle abondance. Elle souhaite une société qui n'aurait plus de rapports d'exploitation et de conquête avec la nature, une sorte de ré-encastrement des humains dans la nature. On aurait alors des tas de bénéfices.
Sur le répondeur de "La terre au carré", une grande réflexion sur la terminologie a été menée et les auditeurs et auditrices ont proposé des mots pour décrire le grand défi à venir : "croissance adaptative", "prospérité", "partage équitable des ressources", "consommation éclairée", "pérennité", "harmonie"... Tous ces termes sont alors analysés par l'invitée.
Comment pourrait-on, concrètement, changer les choses ?
Dominique Méda l’annonce d'emblée, il faut des politiques radicales, avec un investissement massif. Les chercheurs disent qu'il faudra consacrer à ces transformations entre 30 à 60 milliards d'euros par an. Elle donne des exemples concrets de chantiers à mener :
- Rénover les bâtiments. "Après, on consommera moins de chauffage. Mais ça coûte hyper cher. Si on veut en faire suffisamment, il faut au moins 15 milliards par an."
- S’occuper des transports. "Ce sont 30% des gaz à effet de serre. Tous les gens qui sont dans la périphérie urbaine, qui ont besoin de leur voiture, il faut remplacer leurs véhicules. Et puis il faut leur donner des moyens alternatifs pour se déplacer. Alors pas nécessairement le vélo, parce que tout le monde ne peut pas se déplacer à vélo mais il faut certainement construire des tramways, des trains, des lignes secondaires, etc. Donc ça, c'est des investissements massifs qui nous permettront en effet de moins consommer d'énergie et de vivre autrement."
- Réformer le monde professionnel. "Créer de nouveaux types d'emplois. On pourrait rompre avec la division internationale du travail. Un produit fait quatre fois le tour du monde avant d'arriver chez nous. On pourrait par exemple avoir des entreprises de taille plus petite, mieux installées, mieux ancrées dans leur territoire, avec des circuits courts. Mais aussi démocratiser le travail, c'est-à-dire avoir des gens qui font d'abord un métier beaucoup plus utile. Et ça, on sait que les gens demandent beaucoup ça aujourd'hui. Un sens dans leur travail. [...]" La chercheuse parle notamment d'augmenter de façon conséquente le nombre d'agriculteurs.
- Selon Dominique Méda, il faut faire comprendre aux plus riches qu’ils doivent faire des efforts et arrêter la consommation ostentatoire. Pour elle, l'on ne peut prôner la sobriété que si on arrive à une sorte de justice dans les efforts. Ceux qui doivent faire les efforts les plus importants, ce sont les plus aisés, parce que les classes les plus modestes, elles, sont déjà à peu près au niveau.
La suite est à écouter...
Dominique Méda publie Faut-il attendre la croissance ? avec Florence Jany-Catrice, qui est paru le 20 septembre à la Documentation française dans une version actualisée.
2030 c’est demain, collectif de l’Institut Veblen, éditions Les petits matins, mai 2022.
À réécouter : Décroissance : solution ou contrainte ? La Terre au carré 53 min
Chroniques Camille passe au vert Que se cache-t-il derrière le mot "sobriété" répété par nos dirigeants ? Face à la menace de pénurie d'énergie, nos dirigeants n'ont plus qu'un mot à la bouche : sobriété. Il faut réduire notre consommation, faire des petits gestes, mais pas question pour autant de produire moins. Pas facile de tout comprendre en se plongeant dans leurs discours. 5 min
Clés : Environnement Économie Consommation Écologie Dominique Méda