Audio 19:30 -> https://aod-rfi.akamaized.net/rfi/francais/audio/magazines/r244/decryptage_20200508.mp3 - Les effets visibles du changement climatique. iStock/leolintang
La crise du coronavirus pose la question des enjeux environnementaux.
Avec les mesures de confinement, une baisse de 200 millions de tonnes des émissions de CO2 a été observée en février 2020 en Chine, soit l’équivalent de deux tiers de ce qu’émet la France en un an. Les images de la présence d’animaux sauvages dans le centre de grandes villes du monde ont circulé sur les réseaux sociaux. La pandémie permettra-elle de faire reculer la menace climatique ? Ou bien cette dernière s’imposera-t-elle plus fortement encore avec la reprise économique ?
Nos Invités :
- Maxime Combes, économiste et spécialiste du climat à Attac France
- Sébastien Treyer, directeur général de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI).
Clés : Après le Covid-19 vers un nouveau monde? Climat Coronavirus Économie Environnement
Connue / https://twitter.com/rfidecryptage/status/1258820712284000256
"
RFI Décryptage @rfidecryptage @MaximCombes économiste et spécialiste du #climat @attac_fr
et @SebastienTreyer directeur général @IDDRI_ThinkTank étaient les invités de @romain_auzouy
Podcast sur @RFI 8:07 PM · 8 mai 2020·TweetDeck 29 Retweets 41 J'aime
"
9 360 vues - 930 - 6 - 374 k abonnés
Pour cette soirée docu, Le Média vous propose une plongée dans l'hôpital public, tournée avant la crise du Covid-19 qui nous a été cédé par son autrice. La crise du coronavirus révèle cruellement le manque de personnel et de moyens de l'hôpital public. Grèves, manifestations, démissions de leurs fonctions administratives : les soignants sont mobilisés depuis des mois pour se faire entendre et alerter sur les dysfonctionnements de l'hôpital.
"Le prix de la vie" est un documentaire de recherche, et met en évidence tout ce qui n’est pas mesurable et qui est donc ignoré par la tarification à l’acte, qui détermine le financement de l’hôpital public. La performance dans le codage des soins, condition pour maximiser les rentrées financières, ne prend pas en compte la vulnérabilité des acteurs, leur fragilité, et la solidarité nécessaire pour préserver l’humanité de l’hôpital. Le film, tourné dans un service de gériatrie, soins aigus et soins palliatifs, révèle l’impasse d’une gouvernance basée sur la tarification à l’acte. Il interroge les outils comptables mis en œuvre et la possibilité d’autres outils de mesure, pour une approche du soin dans sa globalité.
Le film a été réalisé par Marie-Astrid Le Theule maître de conférences HDR au Cnam avec la participation de Carine Chichkowsky, réalisatrice et productrice de Survivance ; de Céline Ducreux, monteuse ; de Jérémy Morales, professeur à King’s College London et de Caroline Lambert professeur à HEC Montréal. Ce film a été financé par le Laboratoire interdisciplinaire de recherches en sciences de l'action (Lirsa), laboratoire du Cnam et le King’s college London
Certaines interviews additionnelles sont disponibles :
- Celle d'un médecin qui refuse de collaborer : https://www.youtube.com/watch?v=5LWFJ6dcnTM
- Sur la prise de pouvoir de l'administration dans les hôpitaux : https://www.youtube.com/watch?v=UOE6QSmrCV4
.#Hôpital #Docu
Catégorie Actualités et politique 144 commentaires
Cette tribune a été publiée dans le journal Les Échos le 6 mai 2020.
La pandémie de Covid-19 a conduit à une situation extraordinaire. Plus de la moitié de la population mondiale s’est retrouvée confinée.
...
L’Europe est enfoncée dans une crise sanitaire, économique et sociale. Les règles de conduite du libéralisme économique nous ont conduits à ce désastre. Nos sociétés doivent s’appuyer sur l’entraide, la coopération et leurs Etats pour surmonter les difficultés plutôt que l’égoïsme social et la compétition. Mais il y a auparavant une condition : nous libérer du boulet de la dette.
Les signataires : Jean-Luc Mélenchon, président du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale française ; Manon Aubry, coprésidente du groupe Gauche unitaire et européenne au Parlement européen, LFI (France) ; Martin Schiderwan, coprésident du groupe Gauche unitaire et européenne au Parlement européen, Die Linke (Allemagne) ; José Gusmao, député européen du groupe Gauche unitaire et européenne au Parlement européen, Bloco de Esquerda (Portugal) ; Idoia Villanueva, députée européenne du groupe Gauche unitaire et européenne au Parlement européen, Podemos, (Espagne) ; Manuel Bompard, président de la délégation France insoumise au Parlement européen et les députés européens insoumis.
The Shift Project vous présente son chantier d’urgence dans le contexte de la crise du COVID-19, et la campagne de financement participatif qui vise à le financer.
- Découvrez le chantier d’urgence auquel le Shift propose de s’atteler : « Crise(s), climat : vers un Plan de transformation de l’économie » https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2020/05/Crises-climat_chantier-du-Plan_Shift-Project.pdf
- Pour contribuer au financement de ce chantier : en tant que particulier, rendez-vous sur la plateforme Lumo https://lumo-france.com/philanthropie/the-shift-project?wsc=tsp ; en tant qu’entreprise écrivez directement à l’équipe du Shift (preparerlavenir-entreprises@theshiftproject.org).
La publication fait l’objet d’une vidéo-conférence de présentation ce mercredi 6 mai 2020 au soir : rdv à 18h30 sur la page Facebook du Shift, et à défaut sur Zoom.
Un chantier pour un plan concret
Téléchargez le chantier d'urgence du ShiftNous voici dos au mur. Ne reprenons pas la vie comme avant. Nous ne le pourrions sans doute pas, et nous ne le devons pas.
L’association d’intérêt général The Shift Project propose un plan de transformation de nos activités essentielles (se nourrir, se loger, se déplacer, se soigner, travailler, comprendre, échanger), afin de les rendre saines et robustes pour les temps de crise économique et écologique dans lesquels nous entrons.
Mettre en œuvre une transformation de notre organisation sans miser sur le pari de la croissance
La croissance, sur laquelle reposent toutes les politiques mises en œuvre jusqu’ici, risque ne pas revenir en Europe avant longtemps. Cette croissance n’a jamais fait autre chose que recourir aux énergies fossiles et tarissables, pétrole, gaz naturel, charbon, qui bouleversent déjà le climat et menacent les conditions de vie sur Terre.
Il est prudent – et il est possible ! – de concevoir, de débattre et de mettre en œuvre une transformation de notre organisation sans miser sur le pari incertain et périlleux de la croissance.
Un but clair et une méthode
Avec la pandémie de Covid-19, les Français redécouvrent ce que signifie une pénurie, et voient que l’argent se trouve toujours, mais ne suffit pas à résoudre une crise : ils s’aperçoivent à nouveau que sans organisation au service d’un but clair, la « puissance économique » n’est rien.
Les débats autour de la transition écologique se sont surtout focalisés jusqu’ici sur des montants d’investissements et des tuyaux de financement. Très peu sur l’objectif, quasiment jamais sur la méthode. C’est mettre la charrue avant les bœufs, tout simplement.
La méthode que nous voulons échafauder s’intéresse à l’économie concrète :
- pas « euros », « croissance » et « dette », mais « métiers », « tonnes », « joules » ;
- pas « Combien ça coûte ? », mais « Que fait-on ? »
Une transformation qui peut être vertueuse…
Elle parlera de ce que les gens font aujourd’hui et de ce qu’ils pourront faire demain, et des moyens matériels nécessaires pour opérer le passage d’un monde à l’autre.
La transformation que nous envisageons réclamera dans bien des cas de simplifier ou de ralentir. Souvent aussi, elle aura besoin de davantage de têtes et de bras.
Un système économique plus sobre n’a pas à être un système demandant aux pauvres de se serrer plus encore la ceinture. Au contraire, il peut donner de l’air aux budgets les plus modestes, en organisant des économies d’énergie et de matière. Et il peut ouvrir d’importantes possibilités nouvelles de travail.
…et qui doit être planifié
Un tel cercle vertueux, pour être bouclé, doit être pensé, discuté, organisé : planifié.
En partant de la situation de ceux qui vivent et travaillent aujourd’hui en France, The Shift Project pose les jalons d’un plan de transformation de l’agriculture, du bâtiment, de l’énergie et de l’industrie, des transports, de la santé, des services, de la culture et des médias.
Le but : lancer un débat sur les actions que la République devra mener à bien pour tenir ses engagements devant l’Histoire, et offrir à chacun une place dans une société durable.
La France est capable d’ouvrir à nouveau le chemin du progrès.
Une méthode pratique
L’équipe du Shift Project et ses nombreux bénévoles ne prétendent évidemment pas développer à eux seuls tous les détails d’un tel plan. Mais nous nous croyons en mesure de rassembler les compétences nécessaires pour en ébaucher des bases consistantes, suffisamment détaillées pour que le débat démocratique ne se limite pas à discuter de pétitions de principe.
Ce sont ces bases que nous voulons aujourd’hui nous donner les moyens de poser.
Depuis sa création en 2010, le Shift Project soutient par ses analyses que les lois de la physique s’imposent aussi à celles de l’économie, que là réside la cause de l’étiolement de la croissance – et la modification de sa composition – depuis les chocs pétroliers des années 1970, et que nous sommes rentrés depuis dans un régime de croissance économique sous contrainte physique globale. Un régime subi mais pas compris, qui a conduit la finance à prétendre résoudre la crise de la dette de 2008 – l’année du pic de la production mondiale de pétrole conventionnel – par seulement davantage de dettes…
Pour élaborer notre méthode de construction d’un pont de transformation de l’économie française, nous avons constitué deux équipes :
- une équipe de « pontiers », chargée de proposer où et comment commencer le pont.
Elle proposera notamment des contreparties « décarbonantes » aux aides de l’État dans la cadre de la crise du COVID-19, détaillées par filière, par territoire ou par acteur. Des contreparties destinées en premier lieu aux gens qui maîtrisent des savoir-faire puissants, mais travaillent dans des activités risquant a priori d’avoir beaucoup à perdre, telles que l’aéronautique et l’automobile. - une équipe d’« architectes », chargée de dessiner la forme et la structure du pont.
Elle décrira les possibilités de transformation concrète de chaque secteur, de chaque organe vital de la société, en termes d’emploi et de besoins de formation, d’organisation et de flux physiques.
Nous mettrons en cohérence de nos propositions sectorielles avec un certain nombre d’axes transversaux et de paramètres décisifs, notamment :
Paramètres principaux
- Climat et dépendance aux énergies fossiles : notre plan proposera une trajectoire cohérente avec une baisse des émissions de 4 % par an, nécessaire pour limiter le réchauffement à 2°C.
- Emploi et macroéconomie : nous tâcherons de décrire comment l’emploi sera affecté globalement, territorialement et par filière. Nous déterminerons, en tendance, si ce que nous proposons risque d’aboutir à un PIB décroissant, croissant ou stable dans les années qui viennent. (Nous traiterons le paramètre PIB comme une résultante parmi d’autres, non comme une fin en soi, ce qui n’empêchera pas de tenir compte de boucles de rétroaction – en termes de revenus et de disponibilité de l’épargne, notamment.)
- Résilience des catégories sociales : nous tenterons de prendre le point de vue de différentes catégories sociales, qui seront affectées de façon différente, afin d’évaluer comment l’effort à fournir peut être justement réparti.
- Résilience aux chocs exogènes : nous chercherons à estimer si notre plan est résilient à des troubles dans d’autres pays, ou encore à de nouvelles crises sanitaires majeures.
- Biodiversité & écosystèmes : nous estimerons qualitativement les impacts (positifs ou négatifs) de la mise en œuvre du plan sur la biodiversité et sur les écosystèmes.
- Ressources et usages de l’eau : nous décrirons également comment les usages de l’eau évolueront dans le cadre du plan, en lien notamment avec le changement climatique.
Axes transverses principaux
- Gouvernance du plan & qualité du débat démocratique : quelles règles pratiques instituer pour que le long-terme intègre les instances de décision ? Comment améliorer la qualité du débat (légitimité de l’expertise, évolution et réaction de l’opinion publique, rôle des médias, place de la publicité, etc.) ?
- Épargne et fiscalité : comment flécher les moyens financiers des particuliers, des entreprises et de l’État pour financer les actions à entreprendre.
- Gestion des « effets rebonds » : comment maitriser le résultat des mesures de réduction de la consommation d’énergie qui seront mises en place.
- Urbanisme : comment adapter et faire évoluer les territoires urbains et périurbains.
Tout ceci ne sera qu’une esquisse, mais une esquisse qui doit permettre de lancer une conversation nationale pratique. Cette conversation, nous l’estimons urgente et vitale. Pour que cette esquisse soit réussie, nous avons besoin d’intelligence et de moyens.
Nous sommes une association d’intérêt général financée par de grandes et moins grandes entreprises, ainsi que par les pouvoirs publics. Nous cherchons à servir cet intérêt général de notre mieux.
Une campagne participative pour financer ce chantier exceptionnel
Nous estimons que la sortie de cette crise sera une occasion majeure de mettre enfin la France sur les rails d’une politique climatique audacieuse, cohérente, et surtout résiliente. Mais cela requiert que nous pesions de tout notre poids pour que les idées portées par le Shift trouvent un public large et puisse atteindre les décideurs économiques et politiques.
Et quel meilleur vecteur qu’un plan de transformation cohérent, multisectoriel, s’adressant aux citoyen.ne.s et aux professionnel.le.s de tous les secteurs, leur permettant d’entrevoir ce que pourrait être la transition (vue par le Shift) pour eux et leur métier ?
C’est l’élaboration et le portage de ce Plan que nous vous proposons de soutenir : chaque don nous permet de mieux construire nos propositions et de peser un peu plus sur les décisions économiques et politiques.
Comment faire pour aider ? Pour recevoir des nouvelles des travaux du Shift sur la « relance », inscrivez-vous à notre Newsletter. Si vous avez quelque chose de très concret à nous proposer, de nature à nous aider à préparer l’avenir dans ce nouveau contexte du COVID-19, écrivez-nous à preparerlavenir@theshiftproject.org. Si vous souhaitez soutenir nos travaux sur un « Plan de transformation de l’économie française » en faveur du climat et de la résilience, vous pouvez participer à la campagne de financement participatif qui le finance, où à sa diffusion avec le « Kit de communication ».
— Il est temps de relocaliser des chaînes de valeur en France et en Europe : batteries, production de panneaux solaires, la diversification agricole et alimentaire au niveau des territoires.
Toutefois une relocalisation ne se décrète pas, elle se construit en régulant la mondialisation, bien sûr, mais aussi en mettant en place des politiques publiques adaptées. A l’heure où les Etats viennent en aide au secteur privé, les aides financières publiques doivent être conditionnées à la transformation des modèles économiques des entreprises soutenues afin qu’ils soient compatibles avec l’Accord de Paris, et inclure des relocalisations. Les investissements publics doivent viser également cet objectif notamment sur certains secteurs clés de la transition.
Enfin la commande publique doit elle aussi permettre de servir cet objectif, en permettant à l’Etat et aux collectivités territoriales de mettre en place des critères de proximité et durabilité pour les marchés publics. Aujourd’hui en Europe, tous les marchés publics sont ouverts à tous, quel que soit le lieu de production. Il est donc nécessaire de mettre en place un “Buy sustainable act” pour que les bus, métros européens, repas servis en restauration collective... soient tous produits en France ou en Europe et de manière durable. Il serait incompréhensible que les commandes publiques post-crise permettent de faire marcher des usines à l’autre bout du monde. Les critères de localité doivent s’accompagner de critères de durabilité, être adaptés en fonction des secteurs. Par exemple, en matière agricole, puisque c’est bien à l'échelle d’un territoire qu’il faut envisager une production agroécologique diversifiée.
Ndlr : confus, alambiqué ? compromis ou compromission ? réaliste (quelle chance un gouv néolibéral a-t-il de la mettre en place) ? ACT questionner
Clés : Climat ; Citoyenneté ; Solidarités ; Société ; Economie
La crise tragique du Covid-19 a démontré notre fragilité, notre communauté de destin où que nous vivions et notre capacité, face aux dangers tangibles et immédiats de s’affranchir des dogmes politiques et économiques. Cet enseignement ne doit pas rester vain. Car les sondages le répètent, l’opinion publique appelle de ses vœux un monde nouveau où le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité et les inégalités sociales structureraient les décisions politiques et économiques. Les initiatives se multiplient mais ne s’imposent pas et les décisions ne sont pas encore à la hauteur de l’enjeu. C’est pourquoi Nicolas Hulot appelle chacune et chacun à changer d’état d’esprit, à partager un horizon commun, en lançant 100 principes déclinés autour de l’accroche “Le Temps est venu” ; une matrice pour réussir l’avenir. Avec une ambition folle : faire de cette crise sanitaire une crise salutaire.
-> https://www.youtube.com/watch?v=IRzK9v0xY1U
5 propositions politiques à adopter
En complément de cet appel à une vision commune, la Fondation Nicolas Hulot fait 5 propositions politiques, à la fois structurantes et transformationnelles. Elles constituent les premières marches, ambitieuses mais accessibles, pour mettre collectivement la France et l’Europe sur la voie de la transition écologique et de la justice sociale :
- Le temps est venu d’une Europe des solidarités, grâce à la création d’un fonds européen de relance et de transformation écologique de plusieurs milliers de milliards d’euros.
- Le temps est venu de financer la transition dans les collectivités territoriales, grâce à une dotation exceptionnelle de plusieurs milliards d’euros pendant 3 ans.
- Le temps est venu de passer du libre-échange au juste échange, en mettant fin aux accords de libre échange par l’Union européenne et en interdisant l’entrée en Europe de produits fabriqués selon des normes contraires à celles de l’UE.
- Le temps est venu de relocaliser en France et en Europe, et en particulier de mettre en place un Buy Sustainable Act.
- Le temps est venu de demander des contreparties aux soutiens budgétaires en subordonnant l’adoption de plans d'investissements compatibles avec les enjeux écologiques et l’emploi.
Le monde sortira un jour de la pandémie du Covid-19 et devra relever un système économique exsangue, voire le transformer en profondeur pour que les mêmes maux n’apparaissent plus. Afin de préparer dès maintenant la suite, les initiatives fleurissent : parlementaires, associatifs, syndicats…
...
« Le jour d’après ne sera pas un retour au jour d’avant », a promis Emmanuel Macron lors de son intervention télévisée du 16 mars dernier. Pourtant, les premières décisions gouvernementales ne laissent rien présager de bon : détricotage du Code du travail, refus de restaurer l’impôt sur la fortune, soutien à l’industrie fossile et aéronautique…
https://reporterre.net/Le-gouvernement-attaque-le-Code-du-travail-mais-refuse-que-les-riches-fassent-un-effort
https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/coronavirus-trop-tot-pour-avoir-un-debat-sur-la-fiscalite-le-maire-1243bee38f3a56a5ca03cb655537cf34
https://reporterre.net/Face-a-la-chute-des-cours-du-petrole-l-Etat-pret-a-soutenir-le-parapetrolier-Vallourec
...
Selon un sondage publié par le quotidien Libération mardi 31 mars, 84 % des sondés appellent de leurs vœux la relocalisation en Europe d’un maximum des filières de production ; 69 % veulent « ralentir le productivisme et la recherche perpétuelle de rentabilité » ; 88 % réclament un « accès à l’eau et à un air de qualité » et 76 % à la « biodiversité ».
...
tour d’horizon des initiatives en cours.
- « Plus jamais ça », la pétition des organisations pour un « jour d’après écologique, féministe et social »
- « Le jour d’après », la plate-forme de contributions citoyennes lancée par les parlementaires
- Le Réseau action climat livre ses propositions « pour une plus grande résilience face aux crises »
- Vers une « convention citoyenne » de l’après-crise, à l’appel de Démocratie ouverte ?
Tribune Un collectif de personnalités, dont Madonna, Cate Blanchett, Philippe Descola, Albert Fert, lancent dans une tribune au « Monde » un appel, initié par Juliette Binoche et Aurélien Barrau, aux dirigeants et citoyens pour changer en profondeur nos modes de vie, de consommation et nos économies.
Tribune. La pandémie de Covid-19 est une tragédie. Cette crise, pourtant, a la vertu de nous inviter à faire face aux questions essentielles.
Le bilan est simple : les « ajustements » ne suffisent plus, le problème est systémique.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Please, let’s not go back to normal
La catastrophe écologique en cours relève d’une « méta-crise » : l’extinction massive de la vie sur Terre ne fait plus de doute et tous les indicateurs annoncent une menace existentielle directe. A la différence d’une pandémie, aussi grave soit-elle, il s’agit d’un effondrement global dont les conséquences seront sans commune mesure.
Nous appelons donc solennellement les dirigeants et les citoyens à s’extraire de la logique intenable qui prévaut encore, pour travailler enfin à une refonte profonde des objectifs, des valeurs et des économies.
Point de rupture
Le consumérisme nous a conduits à nier la vie en elle-même : celle des végétaux, celle des animaux et celle d’un grand nombre d’humains. La pollution, le réchauffement et la destruction des espaces naturels mènent le monde à un point de rupture.
Pour ces raisons, jointes aux inégalités sociales toujours croissantes, il nous semble inenvisageable de « revenir à la normale ».
La transformation radicale qui s’impose – à tous les niveaux – exige audace et courage. Elle n’aura pas lieu sans un engagement massif et déterminé. A quand les actes ? C’est une question de survie, autant que de dignité et de cohérence.
Lynsey Addario, grand reporter ; Isabelle Adjani, actrice ; Roberto Alagna, chanteur lyrique ; Pedro Almodovar, réalisateur ; Santiago Amigorena, écrivain ; Angèle, chanteuse ; Adria Arjona, actrice ; Yann Arthus-Bertrand, photographe, réalisateur ; Ariane Ascaride, actrice ; Olivier Assayas, réalisateur ; Josiane Balasko, actrice ; Jeanne Balibar, actrice ; Bang Hai Ja, peintre ; Javier Bardem, acteur ; Aurélien Barrau, astrophysicien, membre honoraire de l’Institut universitaire de France ; Mikhail Baryshnikov, danseur, chorégraphe ; Nathalie Baye, actrice ;
...
Bob Wilson, metteur en scène ; Lambert Wilson, acteur ; David Wineland, Prix Nobel de physique ; Xuan Thuan Trinh, astrophysicien ; Muhammad Yunus, économiste, Prix Nobel de la paix ; Zazie, chanteuse.
64 239 vues - 1,9 k - 48 - 68 k abonnés
Jean-Marc Jancovici était invité pour un webinaire "Penser l'après Covid-19" le 19 avril 2020, plus d'infos sur leurs webinaires : https://www.facebook.com/PenserLapres/
Catégorie Science et technologie 497 commentaires
Transcription : ... défi : être heureux dans un monde sans croissance ... pompe à chaleur ... le bois, la biomasse, agrocarburants mais pas efficace, refaire des voitures légères. /pétrole prix volatile depuis 2008 passage du pic ... >21:0 terminer ACT
Économie
Ferréol Delmas @DelmasFer, Président du laboratoire d’idées Écologie Responsable.
Pour lui, les écologistes ont tort de prôner une écologie mondialiste et sans-frontière, la solution viendrait de la souveraineté et de la liberté.
...
Un bilan assez faible depuis le début du quinquennat
...
La solution sera donc locale et décentralisée. Il sera nécessaire de redynamiser l’écologie très localement avec des systèmes de circuit-court entre les agriculteurs, les communes, les entreprises, les écoles, peut-être par l’établissement d’un chèque-proximité comme expliqué dans un texte précédent. Sans oublier le développement de l’agriculture biologique. En outre, cette souveraineté écologique devra passer par une indépendance alimentaire en rééquilibrant les produits importés notamment venant de pays ne respectant pas nos règles sociales et sanitaires.
...
la création d’entreprises à forte valeur ajoutée, misant sur la qualité des produits peuvent être bénéfique pour notre santé, pour notre économie et bien sûr pour l’environnement. De manière plus large, une réforme de Pôle emploi, créant une branche distincte pour l’agriculture pourrait permettre une meilleur gestion des emplois saisonniers, une plus grande liberté pour ces salariés mais également pour les employeurs tout en relançant les emplois.
...
Clés : écologie ; coronavirus
écologie, Critique des nuisances, Racine de Moins Un
Étiquettes : anthropocène, écologie, économie, climat, décroissance, histoire des techniques, histoire politique, Jean-Baptiste Fressoz, pollution, société industrielle, technologie
Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, des techniques et de l’environnement, nous brosse à grands traits une histoire politique du CO2 aux XIXe et XXe siècles. Car aussi fameuse que soit la courbe des émission de CO2 établie par le GIEC, il est en fait assez difficile d’en faire une histoire suffisamment précise pour permettre par exemple de retracer la part de différents choix technologiques dans les émissions de gaz a effet de serre. Il est impossible de savoir, dans cette courbe, ce qui relève de l’automobile, de l’agriculture industrielle ou de la guerre. Il s’agit donc d’essayer de politiser le constat du changement climatique.
Racine de moins un
Une émission de critique des sciences, des technologies et de la société industrielle.
Émission Racine de Moins Un n°59, diffusée sur Radio Zinzine en février 2020.
Grandes lignes de la conférence :
Je vais essayer de repolitiser la fameuse courbe des émissions de CO2 aux XIXe et XXe siècles. Aussi fameuse que soit cette courbe, il est en fait assez difficile d’en faire une histoire suffisamment précise pour permettre par exemple de retracer la part de différents choix technologiques dans les émissions de CO2. On ne peut pas tracer, à l’intérieur de cette courbe, ce qui relève de l’automobile, de l’agriculture industrielle ou de la guerre.
...
Et malgré ces efforts considérables, il y a une diminution des émissions de CO2 de 60 % en dix ans, si je me souviens bien. C’est pas mal, mais c’est moins que ce qu’il faudrait que nous fassions dans les pays européens, par exemple. C’est le côté le plus effrayant…
Après, il est possible de se dire que les cubains sont très pauvres, qu’ils n’ont pas les technologies comme nous, etc. Mais dans le cas de la France qui investit massivement dans le nucléaire à partir des années 1970-80, les émissions de CO2 croissent de 1 ou 2 % par an environ. Cela devrait donc rendre un peu modeste sur la capacité des solutions high-tech pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Après, il y a des transitions énergétiques qui se passent très mal, par exemple en Corée du Nord qui a été confrontée au même problème que Cuba, sauf que là, il y a eu une famine épouvantable, entre 5 et 10 % de la population qui a succombé, etc.
Donc, il n’y a pas vraiment de leçon optimiste à tirer de l’histoire, je crois.
Jean-Baptiste Fressoz,
historien des sciences, des techniques et de l’environnement, chargé de recherche, Centre Alexandre Koyré, Centre national de la recherche scientifique, École des hautes études en sciences sociales.
Il est notamment l’auteur de :
L’Apocalypse joyeuse, une histoire du risque technologique, éd. Seuil, 2012 ;
avec Christophe Bonneuil, L’Événement anthropocène, la Terre, l’histoire et nous, éd. Seuil, 2014 ;
avec Fabien Locher, Les Révoltes du ciel, une autre histoire du changement climatique, éd. Seuil, 2020.
Conférence donnée dans le cadre de l’Université européenne d’été de l’Institut des Hautes Études pour la Science et la Technologie (IHEST) à Gouvieux, le 30 juin 2015.
Description
Que peut signifier la prospérité dans un monde soumis à des limites environnementales et sociales ? Dans cette édition substantiellement revue et réécrite, Tim Jackson apporte la démonstration que la mise en place d’une économie « post-croissance » est une tâche à la fois précise, définissable et chargée de sens.
La publication de Prospérité sans croissance a marqué une étape cruciale dans le débat sur le développement durable.
Dans cette édition substantiellement revue et réécrite, Tim Jackson apporte la démonstration que la mise en place d’une économie « post-croissance » est une tâche à la fois précise, définissable et chargée de sens.
Sept ans après sa première publication, Prospérité sans croissance n’est plus un scénario radical chuchoté par quelques marginaux, mais une vision incontournable du progrès social dans le monde de l’après-crise. Donner une forme concrète à cette vision est la tâche la plus urgente de notre époque.
Edition 2e édition - Date de parution août 2017 304 pages Format Broché
Collection Planète en jeu
Domaine(s) Environnement, Économie
Niveaux Universitaire
AUTEURS
Tim Jackson est professeur de développement durable au « Centre for Environmental strategy » (CES) à l'Université du Surrey. Ses recherches portent sur le comportement des consommateurs, les systèmes énergétiques durables, l'économie écologique et la philosophie de l'environnement. Au Royaume-Uni, il est l'un des pionniers du développement d'indicateurs alternatifs à la croissance économique. Depuis janvier 2003, il mène des recherches au sein du CES sur la psychologie sociale du consommateur. Tim Jackson est également auteur de pièces de théâtre diffusées par la BBC.
Patrick Viveret
Ancien rédacteur en chef de la revue Transversales Science Culture, Patrick Viveret est l'un des initiateurs du processus « Dialogues en humanité ». Conseiller à la Cour des comptes, il a été chargé ces dernières années d'une mission sur une autre approche de la richesse, et a rédigé dans ce cadre le rapport « Reconsidérer la richesse » (Éditions de l'Aube, 2004). Personnage médiatique, il est l'auteur de nombreux ouvrages.
Connu / https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?msr54g
Fabrice Bonnifet, président du Collège des directeurs de développement durable (C3D)
Il fustige « les théories de soutenabilité faible » et « le mensonge de la croissance verte ». Le président du C3D et directeur du développement durable du groupe Bouygues s’explique.
Pourquoi dénoncez-vous le concept de croissance verte ?
La croissance verte ne vise qu’à remplacer les flux physiques carbonés par des flux décarbonés. Mais si l’on maintient notre mode de développement actuel, même en remplaçant toutes les énergies fossiles par des renouvelables et du nucléaire, cela ne tiendrait pas à cause de la pression sur les métaux et minéraux. Grise ou verte, la croissance nous mène dans le mur. Ce que je promeus, c’est la « Prospérité sans croissance » https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?qDWTdg formalisée par Tim Jackson en 2007. Les arbres cessent de croître un jour mais cela ne les empêche pas de continuer à produire des fruits, fertiliser les sols, etc.
On va atteindre un plateau en termes de consommation mais cela ne signifie pas que l’indice de bonheur humain va stagner. On doit pouvoir démontrer qu’une économie de l’abondance est possible grâce à une troisième voie.
...
Les mesures d’urgence adoptées par le gouvernement ne correspondent pas du tout aux besoins d’investissements. On éteint l’incendie, mais pas le feu qui couve sous les braises. C’est un terrible gaspillage d’argent public, qui sera sans nul doute dénoncé d’ici quelques années par la Cour des Comptes. Comme le déplore Cynthia Fleury, les politiques sont irresponsables et manquent de courage. Ils ne privilégient pas l’intérêt général. Les lobbies font du chantage à l’emploi, alors que ces emplois sont déjà condamnés, et d’ailleurs les entreprises de ces secteurs savent qu’elles sont sous perfusion.
...
je ne me fais aucune illusion sur la capacité d’une organisation de 164 membres (le C3D, ndlr) à changer le monde. Même si selon l’anthropologue Margaret Mead https://www.cairn.info/revue-informations-sociales-2006-6-page-27.htm, il suffit de quelques individus motivés pour faire basculer une situation.
...
Au sein du C3D, on compte quelques entreprises dont les directeurs du développement durable ont suffisamment de crédibilité pour renverser le rapport de force avec les conservateurs au sein des comités de direction et qui pèsent sur les décisions stratégiques et les investissements, et parviennent le cas échéant à imposer des renoncements.
...
c’est dans l’entreprise, qui n’est pas une démocratie, qu’il est encore possible d’agir. Pas question évidemment de critiquer la démocratie comme système politique. Mais dans l’entreprise, une fois que la stratégie a été arrêtée par le PDG, ceux qui ne sont pas d’accord n’ont plus qu’à partir.
Connu / https://twitter.com/JMJancovici/status/1255881650761760769
"
Jean-Marc Jancovici @JMJancovici · 1h - 3 - 30 - 44
"
Clés : santé ; économie ; coronavirus
Politique Natacha Polony, Directrice de la rédaction
Les notions d'indépendance, de stratégie, de production industrielle sont de retour. Aucun triomphalisme, sinon celui du bon sens. Malgré les dégâts, il n'est jamais trop tard pour se ressaisir, mais vite !
Cet article est à retrouver dans le magazine n°1200 en kiosques cette semaine "Le tour de France des maires toxiques", disponible en ligne pour 3,49 euros seulement.
Nous y sommes. Un petit virus, largement moins dangereux que la grippe espagnole - sans parler de la peste noire -, fait flancher la planète. Des Bourses qui ont perdu de 15 à 20 % en deux semaines, des PME qui mettent leurs employés en chômage partiel, des budgets publicitaires annulés, des théâtres vides, des avions plus vides encore, des traiteurs qui frôlent la faillite, des entreprises d'événementiel au bord du gouffre… On peut s'empailler autant qu'on veut sur la question de savoir si les mesures de précaution prises par les Etats sont excessives ou non, si la panique des particuliers est raisonnable… Peu importe, les conséquences sur l'économie mondiale seront majeures. Et tout à coup, on s'aperçoit que ce système marche sur la tête. Mais, bien évidemment, il n'y a pas le moindre coupable. Personne pour dire qu'il s'est planté lamentablement en applaudissant des années durant aux délocalisations massives, à l'hémorragie industrielle que subissait la France, à l'illusion fatale que les services et le tourisme allaient compenser la destruction de pans entiers de notre économie.
« Souverainistes ! »
L'amnésie a quelque chose de fascinant. Pendant des années, quiconque s'inquiétait de la désindustrialisation de la France était un incorrigible nostalgique, doublé d'un dangereux nationaliste. « National-républicain », comme l'écrivait Edwy Plenel en 2002 dans le Monde à propos de Jean-Pierre Chevènement (parce que « national-quelque chose », ça évoque les heures sombres et la peste brune). D'autant que ce dernier avait l'outrecuidance de remettre en...
article reservé aux abonnés Il vous reste 81% à lire
Économie
Pascale Touratier, Docteure en Sciences économiques, Université de Reims-Champagne-Ardenne, membre de l’Association du Manifeste pour l’Industrie (MAI).
Xavier Petrachi, Membre du CESER Occitanie et de l’Association du Manifeste pour l’Industrie (MAI).
Les grands pays industrialisés ont abandonné leur appareil productif depuis trente ans à la Chine. Aujourd’hui, les élites économiques et administratives récoltent une dépendance qu’ils ont semée.
...
Dans les domaines des secteurs de pointe et de l’intelligence artificielle, la Chine est en phase de dominer le monde. En développant un comparateur économique basé sur les coûts complets d’une délocalisation, certaines politiques publiques ont tenté de montrer que les délocalisations entraînaient un coût supérieur à la sauvegarde des lieux de production sur les territoires, mais ce mouvement s’est accentué. En 2017, la part de l’industrie manufacturière en France, ne représente plus d’après la Direction Générale des Entreprises, que 10 % du PIB. (Le portail de l’Economie, des Finances et de l’Action des Comptes publics, Bercy Infos, Les chiffres clés, 04/04/2017.)
Le Géant a appris à surfer sur la courte vue des politiques industrielles des pays de l’OCDE.
...
Lire aussi Coronavirus : le jour où les élites ont compris https://www.marianne.net/debattons/editos/coronavirus-le-jour-ou-les-elites-ont-compris
Économie
Alexandre Mennucci Maillard, Juriste, diplômé de la Harvard Law School (LL.M., 2019) et doctorant à l’Université Paris II Panthéon-Assas.
Louis-Samuel Pilcer, Fonctionnaire du Corps des Ponts, Eaux et Forêts (X, 2015), diplômé de la Harvard Kennedy School (Master in Public Policy, 2020) et chargé d’enseignement en économie au Harvard College.
La crise sanitaire en cours nous impose de redonner à la puissance publique son magister. La question est de savoir si elle en a les moyens médiologiques...
...
Certes l’État-moteur peut s’emballer et provoquer, au nom du bien public, les catastrophes que l’on connaît. Cela suffit-il à remettre en cause sa légitimité à diriger le destin de la communauté politique qu’il a sous son autorité ? L’État centralisé et unitaire est probablement le pire des systèmes à l’exception de tous les autres ; l’enjeu des années à venir sera d’en contrôler les excès, tout en lui redonnant sa place au sommet de la hiérarchie.
Ndlr : sens de "médiologiques" ACT
Zigzag
La secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher a adressé ce mercredi 22 avril un courrier au président de la région Bretagne indiquant que l’Etat se porterait acquéreur des masques fabriqués à l’usine de Plaintel, dans les Côtes-d'Armor, dont elle avait écarté la réouverture six jours plus tôt.
C’est ce qu’on appelle naviguer à vue... et retourner sa veste. Comme le rapporte France bleu, la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher a adressé ce mercredi 22 avril un courrier au président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, indiquant que l’Etat se porterait acquéreur des masques fabriqués à l’usine de Plaintel, dans les Côtes-d'Armor, dont elle avait écarté la réouverture six jours plus tôt, malgré la pénurie en temps de pandémie.
...
Réponse locale
Depuis le début de la crise sanitaire, la réouverture de l'usine de masques de Plaintel, fermée en 2018 après son rachat par un groupe américain, est étudié par la région, le département et l'agglomération de Saint-Brieuc, prêts à soutenir un projet de relance. Sur le pied de guerre et soutenus par une pétition en ligne https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?p6i8Kw ayant réuni plus de 40.000 signataires, certains salariés sont déjà prêts à reprendre du service. “Cela prend du temps mais j’ai déjà réussi à contacter beaucoup de monde : les anciens salariés, les fournisseurs de matières premières, les fabricants de machines, les élus… Tout en recherchant un local”, expliquait début avril au Télégramme l’ancien directeur de l’usine, Jean-Jacques Fuan.
“Il faut désormais que l’on soit en mesure de savoir et de préciser combien, à quel prix et à quelle date ce site pourra livrer des masques. On a parlé de 25 millions d’exemplaires par an. Il faut qu’on le sache avec assurance pour discuter et parler commandes avec l’État”, détaille auprès du quotidien régional Loïg Chesnais-Girard. “Le dossier avance fort”, se félicite auprès de nos confrères Guy Hascoët, chargé par la Région d’établir un plan de relance solide, regrettant toutefois “qu’on attende toujours que tout tombe d’en haut, alors que les réponses sont dans nos mains”.
7 126 vues - 1 k - 15 - 114 k abonnés
Ils ne changeront jamais ! #AlloRuffin, en direct d'Amiens, avec Caroline Fiat, Leïla Chaibi, Delphine Batho, Lucas Chancel... et vous !
Catégorie Actualités et politique 52 commentaires
Tr: ... D Batho travaille à l'élaboration d'un plan de reconversion de l'industrie aéronautique ++
soirées-débats avec :
• Léo Charles (économiste, membre d’Attac France et des économistes atterrés)
• Maxime Combes (économiste et porte-parole d’Attac France)
Soirée en partenariat avec @Les économistes atterrés
7,3 K vues 151 J’aime 99 commentaires 77 partages
69 193 ont signé
Stay Grounded & Partners a lancé cette pétition adressée à Edouard Philippe (Premier ministre)
Cette pétition, coordonnée par le Réseau Stay Grounded https://stay-grounded.org/savepeoplenotplanes/, s'appuie sur une lettre ouverte https://stay-grounded.org/savepeoplenotplanes/ aux gouvernements signée par plus de 250 ONG au niveau mondial.
Au milieu de la crise du Covid-19, alors que le monde entier lutte contre le virus et que d'innombrables travailleur.euse.s perdent leurs revenus, le secteur aérien exige des renflouements massifs et inconditionnels garantis par les contribuables. Le sauvetage financier des compagnies ne doit pas permettre au secteur aérien de reprendre ses activités habituelles une fois la crise du Covid-19 terminée. L’argent public doit être utilisé en priorité pour les travailleur.euse.s et le climat.
Nous demandons:
- Priorité aux employés
- Une transition juste vers une mobilité respectueuse du climat
- Pas de sauvetages sans une fin des exemptions fiscales
Afin d'atteindre ces objectifs, nous allons travailler ensemble dans les semaines à venir à sensibiliser et exercer une pression politique. Ces demandes, soutenues par plus de 250 organisations dans le monde, ne sont qu’un début - restez informés et devenez actifs via la Newsletter Stay Grounded https://stay-grounded.org/savepeoplenotplanes/#newsletter.
...
responsable de 5 à 8 % https://stay-grounded.org/get-information/#impact de l'impact climatique mondial, essentiellement du fait d’une minorité aisée https://stay-grounded.org/get-information/#injustice de grand.e.s voyageur.euse.s, mais le secteur prétend également qu'il peut continuer à croître. D'énormes profits ont été réalisés au cours des dernières décennies sur le dos de travailleurs à bas salaire et au détriment du climat.
...
Connue / https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?rQeLqw