Reporterre
EDF prétend n'avoir découvert que récemment les problèmes de corrosion dans ses centrales. En fait, révèle Reporterre, le problème était identifié par de nombreuses études depuis près de quarante ans ! reporterre.net/Corrosion-nucl…
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Connu / tg 31/05/22 à 11:22
connu / tg 27/05/22 à 18:24
Enquête — Politique - Durée de lecture : 10 minutes - Politique Culture et idées
La planification écologique s’est imposée dans le paysage politique jusqu’à Emmanuel Macron, qui se l’est appropriée dans l’entre-deux-tours de la présidentielle. Retour sur un concept clé qui pousse aussi l’écologie politique à réinterroger son rapport à l’État.
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nommer sous peu son ou sa Première ministre. D’après l’Élysée, il ou elle se verra « chargée de la planification écologique » : une formule soustraite à son adversaire de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui en a fait un étendard depuis plus d’une décennie. Même si les contours de la planification souhaitée par le président de la République restent flous, elle pourrait entraîner un bouleversement en profondeur de l’appareil d’État. Investi officiellement samedi 7 mai, Emmanuel Macron a de nouveau insisté sur sa volonté de « planifier » en faisant « le serment à la jeunesse de léguer une planète plus vivable ».
« C’est une victoire idéologique pour la France insoumise, clame Martine Billard. Emmanuel Macron est rattrapé par la réalité. Face à la gravité du réchauffement climatique, il n’a plus d’autre choix »
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Dès 2009, cette historique du parti de gauche avait déposé une proposition de loi sur le sujet alors qu’elle était encore députée Les Verts à l’Assemblée nationale. Cosignée par Noël Mamère et Yves Cochet, ce texte voulait « instaurer le plan écologique de la Nation », créer « un commissariat à la Planification écologique » et « organiser des conférences de participation populaire » pour construire démocratiquement le projet.
La planification est plus qu’une méthode : il s’agit d’éclairer l’avenir, de se donner des objectifs chiffrés à tenir et d’organiser avec les territoires la transition écologique dans tous les secteurs : énergie, finance, aménagement du territoire, agriculture, etc.
En 2008, alors qu’il était encore au Parti socialiste (PS), Jean-Luc Mélenchon portait déjà lui aussi cette idée. « Le programme socialiste doit être celui du retour de l’État redistributeur, stratège, protecteur, organisateur du temps long », plaidait-il dans le cadre d’une motion. En parallèle, les intellectuels proches de l’écosocialisme comme Michael Löwy participaient à la diffusion de ce concept dans le milieu universitaire.
« Un mot “obus” pour produire de la conflictualité »
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Corinne Morel Darleux, l’une de ses plus proches camarades de l’époque. ... Chez les écolos, on se déchirait : « On me traitait d’étatiste », se souvient Martine Billard. « Nous sommes plutôt issus d’une tradition libertaire et régionaliste, héritière de Mai 68, confirme Noël Mamère. Une partie des pionniers de l’écologie politique, comme Ivan Illich, Jacques Ellul ou Murray Bookchin se sont construits contre l’État, son dirigisme et son centralisme. » « Historiquement, les plans, ce n’est pas trop notre truc », concède, aussi, Alain Coulombel, actuel porte-parole d’Europe Écologie-Les Verts.
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Jean-Luc Mélenchon (à droite) avec l’ingénieur spécialiste des éoliennes marines, Bertrand Alessandrini, le 14 janvier 2022, au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). © Stéphane Burlot/Reporterre
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le chercheur Dominique Plihon dans une note d’Attac ... sociologue Razmig Keucheyan, la planification écologique est le seul moyen pour imposer un contrôle public du crédit et de l’investissement, arrêter le financement des industries polluantes et organiser leur fermeture, tout en accompagnant massivement les investissements dans la transition écologique. « Jusqu’ici, la planification a été productiviste. La planification écologique, elle, doit organiser la décroissance de l’utilisation des ressources naturelles », écrit-il dans le Monde diplomatique.
... Naomi Klein ... réapprendre à planifier nos économies en fonction de nos priorités collectives et non plus des critères de rentabilité ... Cyrille Cormier, l’auteur du livre Climat, la démission permanente (Utopia, 2020)
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Martine Billard ... la planification n’est pas simplement une refonte de l’architecture gouvernementale, c’est une nouvelle vision, un imaginaire révolutionnaire de l’action politique ... décalage entre cette proposition et l’urgence d’actions immédiates ... construction de nouveaux EPR ... plans des années 1970 et 1980, décrétés par le haut et de manière autoritaire. L’inverse de ce que préconisaient les fondateurs de la planification écologique, qui voyaient dans cet outil un moyen de stimuler la démocratie locale, d’établir les besoins et les objectifs à l’échelle des territoires.
Ndlr : en cela la médiation est centrale dans ce processus de co-création où l'horizontalité fertilise deux articulations :
- entre les verticalités ascendantes et descendantes.
- Et entre conflits et projets.
... VALORISER ACT
Selon notre chroniqueur, le vote pour l’extrême droite dans les campagnes n’a rien à voir avec le racisme ou le patriarcat. Il viendrait de l’abandon de ces territoires par la ...
Connu / tg 27/4/22 à 17h25
Durée de lecture : 8 minutes - Clés : Nucléaire Catastrophes nucléaires
L’obsession des conservateurs pour le nucléaire repousse le débat sur la sobriété. C’est pourtant le meilleur moyen pour limiter le réchauffement climatique. Mais elle suppose une baisse des inégalités, une nécessité ignorée par les nucléaristes. [Enquête 5/5]
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le débat sur le nucléaire n’est que le faux-nez d’un refus d’aborder la question des inégalités, en France comme dans les autres pays. La promotion du nucléaire exprime le refus de se poser la question de la société dans laquelle on veut vivre. Il est fort probable que la dureté des temps imposera des contraintes douloureuses, si on ne fait rien. Mieux vaut choisir que subir. Et s’engager dans une société juste, sobre, libre, dans laquelle le nucléaire deviendra un sujet d’étude pour les historiens.
Notes
[1] Discours du 8 décembre 2020 au Creusot.
[2] La Parisienne libérée, Le nucléaire, c’est fini, La Fabrique, 2019, p. 106.
[3] « Analyse » évoquée par les Travaux relatifs au nouveau nucléaire — Programme pluriannuel de l’énergie (PPE) 2019-2028. Interrogée par Reporterre, l’Andra ne l’a pas communiqué.
[4] p. 593.
[5] Voir tweet de Digiconomist.
[6] Figure 6.10abcd.
Connu / https://twitter.com/KEMPFHERVE/status/1516073813477367812
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Hervé Kempf @KEMPFHERVE
Pourquoi le nucléaire est-il soutenu par la droite et par l’extrême-droite, alors que la gauche et les écologistes veulent en sortir ?
Thread 🧶
5:18 PM · 18 avr. 2022·- 47 Retweets 48 Tweets cités 117 J'aime
D’abord par la focalisation historique sur la bombe atomique et sur l’idée que la dissuasion nucléaire est indispensable. Nucléaire civil et militaire sont intrinsèquement liés, et conserver la bombe sans l’industrie de l’énergie atomique n’est pas imaginable.
Surtout, le plan efficace pour réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre implique une politique drastique d’économies d’énergie et des énergies renouvelables.
Problème : réaliser de fortes économies d’énergie implique de viser d’abord les plus riches, qui sont de loin les premiers émetteurs de gaz à effet de serre. Donc, implique de réduire les inégalités de revenus et de patrimoines.
Lutter contre les inégalités ? La droite et l’extrême-droite s’y refusent. Pour noyer le poisson, elles prétendent donc que le nucléaire permettra de répondre au problème climatique.
Au fait, M. Macron met le paquet sur le nucléaire en mixant avec les renouvelables. Mme Le Pen ne prétend faire QUE du nucléaire et veut démanteler les éoliennes. Son projet énergétique est totalement irrationnel.
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Durée de lecture : 15 minutes - Clés : Nucléaire ; Catastrophes nucléaires
Dans le monde, le nucléaire est en déclin, largement supplanté par les énergies renouvelables. Pourtant, la France prévoit de relancer le nucléaire. Une relance qui se base sur des hypothèses fragiles et risque de nous coûter cher. Enquête [4/5]
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La recommandation du Giec : réduire fortement la demande et développer les renouvelables
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Notes
[1] p. 40.
[2] p. 19.
[3] AIE, World Energy Outlook 2020, 13 octobre 2020.
[4] Interview de Claude Turmes par Ouest-France, 2 avril 2021.
[5] Gazzane, Hayat, « Les pays qui abandonnent l’atome », Les Échos, 24 décembre 2021.
[6] Voir le dernier paragraphe de l’article d’ABCNews.
[7] Rapport de 2018 sur la limitation à 1,5 °C du réchauffement.
[8] Folz, Jean-Martin, La construction de l’EPR de Flamanville, octobre 2019, p. 29.
[9] Par rapport à son aîné, l’EPR2 ne contient plus que trois « trains » — des systèmes de sauvegarde qui fonctionnent en parallèle — au lieu de quatre, il aura une enceinte simple et non une double, présentera une taille réduite du récupérateur de sodium, et sera privé du système d’aspersion dans l’enceinte de confinement, un équipement qui fait baisser la pression en cas de rupture dans le circuit primaire.
[10] IRSN, mars 2021, Avis IRSN N°2021-00049 : Dossiers d’options des principaux équipements sous pression nucléaires destinés aux futurs réacteurs EPR2.
[11] RTE p. 33. Scénarios présentés p. 17.
[12] p. 8.
[13] Audition de Xavier Piechaczyk, président de RTE le 27 octobre 2021 à l’Assemblée nationale. Cité par : Viennot, Marie, « La relance du nucléaire... quoi qu’il en coûte », France Culture, 13 novembre 2021.
[14] Cour des comptes, Les choix de production électrique : anticiper et maîtriser les risques technologiques, techniques et financiers, novembre 2021, p. 22.
[15] Interview de Mycle Schneider le 11 mars 2021, « Every euro invested in nuclear power makes the climate crisis worse ».
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?vajA1w
Durée de lecture : 7 minutes Clés : Luttes Agriculture
Reportage — Luttes
« Tout le monde déteste les bassines » : dans les Deux-Sèvres, une grande manifestation pour protéger l’eau
Des milliers de personnes ont manifesté samedi 26 mars à La Rochénard, dans les Deux-Sèvres, lors d’un week-end contre les mégabassines. Un tuyau supposé servir à l’alimentation d’une future bassine a été déterré pendant la marche.
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Valence (Drôme), reportage - Durée de lecture : 9 minutes - Clés : Alternatives Féminisme Habitat et urbanisme
Les maisons mobiles fleurissent dans la Drôme grâce aux femmes. Dans un hangar près de Valence, elles construisent leur propre habitat sur roues, motivées par des envies d’indépendance et écologiques.
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Climat - Durée de lecture : 12 minutes
Le monde doit s’adapter urgemment au changement climatique, alerte le Giec dans un rapport publié le 28 février. Vagues de chaleur, perte des rendements agricoles, pénurie d’eau, inondations : les conséquences seront nombreuses, estime-t-il.
À l’occasion de la sortie du rapport du Giec, Reporterre publie une série d’articles sur le changement climatique :
- De la Russie à la Belgique, comment le changement climatique bouleverse leurs vies
- Comment fonctionne le Giec, qui publie son nouveau rapport ?
- La Normandie va être bousculée par le réchauffement climatique
- Infographie : que proposent les candidats à la présidentielle pour le climat ?
Enquête — Nucléaire - Durée de lecture : 20 minutes - Clés : Nucléaire Climat
« Meilleur expert mondial du CO2 », « gourou », « génie absolu »… Qui est vraiment Jean-Marc Jancovici, polytechnicien au franc-parler et brillant vulgarisateur, adulé par certains et agaçant nombre d’experts ? Portrait d’un ingénieur concepteur du bilan carbone, nucléariste engagé dans la lutte contre le changement climatique, et prospère patron de PME.
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[2/3] Jean-Marc Jancovici : « Je ne suis pas un scientifique »
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[3/3] Jean-Marc Jancovici, polytechnicien réactionnaire
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Au fond, M. Jancovici, qui évoque souvent de Gaulle, réactive implicitement la nostalgie des Trente Glorieuses : il rêve d’un régime décroissant et nucléaire qui serait structuré par un ordre autoritaire, un capitalisme familial qui penserait le temps long, une élite de polytechniciens supposée rationnelle et désintéressée. Mais les temps ont changé. La société désire la démocratie, et non l’autoritarisme, l’économie juste, et non un capitalisme destructeur, la reconnaissance du savoir de chacune et chacun, et non une élite auto-instituée qui défend ses privilèges. Utopie, idéalisme — sans doute, qui échappent à toute loi. Avec le changement climatique, et non malgré lui, la société veut croire que le monde reste désirable et prometteur.
Durée de lecture : 7 minutes - Clés : Énergie Politique Nucléaire Présidentielle
Le gestionnaire du réseau RTE a détaillé deux nouveaux scénarios de mix électrique à l’horizon 2050 : la « sobriété » et la « réindustrialisation profonde ». Emmanuel Macron miserait plutôt sur le second.
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compléter les mix énergétiques présentés en octobre 2021 https://reporterre.net/L-air-de-rien-RTE-defend-une-France-nucleaire. L’objectif était de présenter les différents scénarios possibles permettant de garantir la sécurité d’approvisionnement et d’atteindre la neutralité carbone — c’est-à-dire un équilibre parfait entre les émissions de gaz à effet de serre et leur absorption par des puits de carbone tels que la forêt, les sols, etc. — d’ici la moitié du siècle, conformément aux engagements climatiques de la France.
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Le choix de Macron : la consommation maximale
Quant au scénario de réindustrialisation profonde, il correspond à une hausse significative de la part de l’industrie dans le PIB français : 12 % en 2050 au lieu de 10 % dans le scénario de référence. « Il ne s’agit pas d’un retour aux années 1980 », prévient néanmoins Thomas Veyrenc, directeur exécutif de RTE chargé du pôle stratégie, prospective et évaluation.
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urgent et incontournable de débattre de ces chemins de transition, y compris de la sobriété », pointe Mathieu Saujot, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).
Durée de lecture : 13 minutes - Clés : Nucléaire
Un ancien membre de la direction de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) dénonce une « politique de dissimulation et de minimisation » des incidents de sûreté. Et assure qu’on l’a forcé à se taire.
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faire de la sûreté la priorité absolue afin de garantir la protection du public et de l’environnement.
Durée de lecture : 2 minutes
Durée de lecture : 7 minutes
Clés : Nucléaire Présidentielle
Emmanuel Macron a annoncé la construction de six nouveaux EPR, et huit autres en projet, le 10 février à Belfort. Cette annonce traduit l’incapacité de la classe dirigeante de ce pays à penser le monde actuel.
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Tout l’arc de la droite, auquel se raccroche un parti communiste qui n’en finit pas de mourir de son passéisme, promet donc de construire des EPR [1] à qui mieux mieux, M. Macron lançant le bal officiel jeudi 10 février à Belfort.
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« Un accident nucléaire est toujours possible, a rappelé Bernard Doroszczuk, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le 19 janvier dernier, et ceux qui prétendraient le contraire prennent une grande responsabilité. https://reporterre.net/L-ASN-envisage-l-abandon-du-retraitement-des-dechets-nucleaires
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les difficultés financières d’EDF et les pressions du gouvernement sur l’ASN permettent de craindre que ce ne soit pas le cas.
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aucun pays n’a trouvé de solution satisfaisante à ces produits radioactifs pendant des milliers d’années, que la filière française en a multiplié les catégories, compliquant encore le problème, que le projet de Bure, imposé par la répression et l’achat des consciences, est techniquement biaisé, que les installations de La Hague (Manche) sont saturées et dangereuses, et qu’EDF et Orano accumulent des déchets aux quatre coins de la France sans savoir qu’en faire.
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EPR2 aux caractéristiques de sûreté allégées par rapport à l’EPR, ... dossier de réalisation technique loin d’être prêt, qu’une étude de l’administration d’octobre 2021 estimait que ces EPR2 ne pourraient pas être mis en service avant 2040 et que leur coût serait de l’ordre de 9 milliards d’euros, selon les révélations du site Contexte.
Autre « détail » embarrassant : la France ne sait en fait plus construire de réacteurs, la politique de mondialisation sans frein conduit par les néolibéraux ayant vidé l’industrie du pays d’une partie de sa substance. C’est ce que même le nucléariste Jean-Marc Jancovici https://reporterre.net/Qui-est-Jean-Marc-Jancovici-L-enquete-de-Reporterre est obligé de reconnaître, indiquant dans Le Journal du dimanche https://jancovici.com/publications-et-co/interviews/une-interview-sur-le-site-du-jdd-sur-la-taxonomie-europeenne/ : « Si les Français ne savent plus les construire, nous pouvons envisager de nous faire aider par d’autres ! Les Chinois et les Russes seraient sûrement ravis. » Ce n’est pas une idée farfelue : comme le montre Marc Endeweld dans L’Emprise (Seuil, 2022), les liens forgés depuis une décennie par EDF en Chine ont conduit nombre de responsables français à penser que les partenaires chinois pourraient faire des constructeurs de centrales très acceptables. Pour la fameuse indépendance, on repassera.
Le plus absurde est qu’au niveau mondial, l’industrie nucléaire est en déclin, et que toute la dynamique de production d’électricité se fait autour des renouvelables. Sans doute pour une raison économique simple : elle est plus rentable. Comme le constate le World Nuclear Industry Status Report, « entre 2009 et 2020, les coûts du solaire ont baissé de 90 % et ceux de l’éolien de 70 %, tandis que les coûts de construction des réacteurs nucléaires ont augmenté de 33 % ». En s’obstinant à vouloir relancer une industrie dépassée qu’elle ne maîtrise plus vraiment, la classe dirigeante française est en train d’enfoncer le pays dans une impasse, qui va l’enfoncer dans le déclin — même si un accident nucléaire ne vient pas mettre un terme définitif aux fantasmes français. Relancer le nucléaire est une stratégie industrielle dépassée.
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M. Macron et d’autres s’appuient sur UN scénario de RTE (Réseau du transport d’électricité) présenté en octobre. Cette publication a eu lieu à une date qui convenait au calendrier politique de M. Macron, mais pas à la rigueur méthodologique. Car ce scénario de référence, présenté par tous les médias comme le plus fiable, prend comme hypothèse centrale une trajectoire de maintien de la consommation matérielle. Un autre scénario, imaginant une vraie politique de sobriété, est lui attendu pour fin février — après que les annonces de M. Macron auront fait le buzz.
Cette médiocre entourloupe de communication vise à biaiser le débat, à empêcher que l’on discute vraiment de l’avenir. Mais entre changement climatique, pic de pétrole et industrie nucléaire de plus en plus sénile, il est pour le moins incertain que l’actuelle structure de consommation et d’inégalités pourra se maintenir durablement. Il vaudrait mieux poser sur la table cette question cruciale : comment allons-nous réduire fortement consommations matérielle et énergétique pour empêcher le délitement du monde ? C’est cette question que refuse d’aborder et que nous cache la classe dirigeante française. Mais on ne bâtit rien sur les mirages et les mensonges. Cette élite est un naufrage. Et le nucléaire une chimère.
Notes
[1] Des réacteurs à eau pressurisée.
La commission européenne labellise "le gaz et le nucléaire durables ". Dernier recours : le vote du Parlement ‼️
Le secret de Polichinelle a été levé. Mercredi 2 février, la Commission européenne a définitivement accordé un label « de transition
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Connu / tg 8/2/22 à 11:27
Connu / https://wegreen.fr/post/194382
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Il y a 2 heures Public / Sophie M a partagé un post dans le groupe Agriculture, Élevage & Alimentation - 1 like
Numérisation de l'agriculture, quand les machines remplacent progressivement les humains...
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Durée de lecture : 4 minutes - Clés : Nucléaire, Déchets nucléaires
Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décrit le 19 janvier les « fragilités du cycle du combustible et du parc nucléaire ». Il a ouvert l’hypothèse d’arrêter à terme le retraitement des combustibles usés, une particularité de l’industrie française.
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Bernard Doroszczuk ... la France est le seul pays, avec la Russie, à retraiter les combustibles usés sortis des réacteurs nucléaires. Lancé dans les années 1960, cette série très lourde d’opérations visait à isoler le plutonium, matière indispensable à la fabrication des bombes atomiques. Depuis, le besoin est devenu moins pressant. Mais alors que presque tous les autres pays recourant au nucléaire ont arrêté le retraitement (États-Unis, Royaume-Uni) ou ne l’ont jamais mis en œuvre (Allemagne, Japon, Belgique, Suède, Finlande, etc.), la France a continué. Résultat : au lieu d’avoir une seule catégorie de déchets radioactifs, les combustibles usés, elle a en toute une série. Chacun pose un difficile problème de gestion : plutonium (on n’arrive pas à utiliser tout le stock), actinides mineurs, uranium de retraitement, Mox usé, etc. En évoquant la fin du retraitement, M. Doroszczuk s’attaque donc à une vache sacrée des nucléaristes français.
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plusieurs de ses maillons sont engorgés :
• la piscine de l’usine de La Hague (Manche), dans laquelle sont stockés pour l’instant les combustibles usés, arrive à saturation ;
• l’usine Melox d’Orano, dans laquelle on recycle une partie du plutonium pour en faire du combustible, dit Mox, marche très mal : « Nous avons trop de pannes. L’an dernier, nous avons produit entre 50 et 60 tonnes alors que le carnet de commandes affiche 120 tonnes par an », a dit à Usine Nouvelle Régis Faure, porte-parole du site Orano Melox ...
• enfin, a révélé le président de l’ASN, « la corrosion plus rapide que prévu des évaporateurs de l’usine d’Orano La Hague fragilise les capacités de retraitement ».
Il recommande donc d’anticiper la crise, et soit de choisir la poursuite du retraitement, soit son arrêt. Dans les deux cas, cela impliquera des investissements très conséquents, auxquels il faut réfléchir dès maintenant.
« Un accident nucléaire est toujours possible »
... il n’est pas du tout acquis que les réacteurs pourront fonctionner au-delà de cinquante ans, a indiqué M. Doroszczuk. Et la filière manque de compétences, tant pour gérer le parc actuel et son démantèlement à venir que la gestion des déchets : il faudrait « former 4 000 ingénieurs par an ». On en est loin.
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de l’anticipation. »
Connu/ TG 21/1/22 17h52
Formé au Japon à la technique du papier washi, un couple de l’Hérault fabrique à la main un papier sans aucun produit chimique. Un savoir-faire minutieux, qui est une réelle alternative à l’industrie papetière peu écologique.
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Benoit Dudognon et Stéphanie Allard fabriquent un papier écologique : le « washi ». Pour cela, ils utilisent le « kozo », nom japonais du mûrier de Chine (Broussonetia papyrifera). « Cette plante a été importée par Pierre Marie Auguste Broussonet, un naturaliste du XIXe siècle. C’est donc une espèce exotique qui pose problème à cause de son caractère envahissant en France », explique Stéphanie Allard.
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Cela donne un papier beaucoup plus résistant et durable dans le temps. Stéphanie nous fait toucher le papier de couleur beige. Il est doux, robuste. « Il dure plus de 400 ans et ne jaunit pas à la lumière, alors que certains papiers industriels jaunissent en seulement trois ans. Au Japon, même sous un climat tropical, il ne moisit pas et n’est pas attaqué par les insectes », précise-t-elle. À ce jour, ce sont les seuls artisans en Europe fabriquant ce papier washi issu du mûrier de Chine. Les applications sont multiples : papier peint, vêtements, art déco, étiquettes, papier photo, isolant [1], etc.
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Connu / https://twitter.com/Reporterre/status/1480071873295749122
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@Reporterre · 9 janv. - 2 - 34 - 63
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Durée de lecture : 3 minutes
Nucléaire
Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a demandé ce vendredi 17 décembre à Jean-Bernard Levy, président directeur général d’EDF de « prendre toutes les mesures pertinentes pour renforcer à court terme la sécurité d’approvisionnement » électrique, ainsi que de mener un « audit indépendant sur la maîtrise industrielle et l’optimisation des arrêts de réacteurs, afin de renforcer la disponibilité du parc nucléaire français à moyen terme ». Cette demande fait suite à l’annonce mercredi 15 décembre de la mise à l’arrêt des quatre réacteurs nucléaires de Civaux (Vienne) et Chooz (Ardennes), après la découverte de défaillances sur des pièces essentielles en cas d’accident.