Lexique Attractivité, n.f. : capacité d’un pays, d’une région ou d’une ville à courber l’échine face à des entreprises privées en recherche de main-d’œuvre pas chère, des cadres en costume bleu et baskets blanches en quête de soleil et d’écoles privées, et des actionnaires en manque de paradis fiscal.
« Nous sommes aujourd’hui le pays le plus attractif en termes d’investissements productifs », a affirmé Emmanuel Macron devant un parterre de 200 patrons invités au château de Versailles le 17 janvier 2020.
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« une majorité des dirigeants étrangers interrogés par Business France pense que les deux mouvements [gilets jaunes et contre la réforme des retraites| ont eu un impact négatif sur l’attractivité de la France », fulmine le journal Les Echos. Les gueux ont gâché la fête, l’attractivité en a pris un coup. Rien n’est cependant perdu, apprend-t-on depuis Bordeaux, « parce que nous avons tous besoin d’une dynamique de territoire, la Région a lancé une démarche d’attractivité transversale et partagée avec les acteurs de la Nouvelle-Aquitaine. Car ensemble, nous partageons les mêmes défis, et ensemble nous serons plus forts », nous explique avec enthousiasme la région Nouvelle Aquitaine (ex-Aquitaine, Poitou-Charentes, Limousin – on ne vous demandera pas qui est le plus attractif parmi les ex). Heureux, ces dirigeants ont lancé un « club de l’attractivité » qui est, accrochez-vous, une « démarche partagée et fédérative qui a pour but de co-construire l’attractivité de notre territoire avec l’ensemble des acteurs qui souhaitent s’y associer. » ce n’est plus une phrase, c’est un bingo de tous les mots creux, pardon, clefs, de notre époque.
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Attirer “les talents et les créatifs”, mode d’emploi
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« Talent » est un terme du globish d’entreprise multinationale qui désigne les salariés qualifiés qu’il faut à tout prix garder. ... « Créatif » est un terme quant à lui promu par un géographe médiatique nord-américain au nom de jus de fruit industriel : Richard Florida. ... La région Nouvelle Aquitaine se réclame directement de Florida dans son « guide de bonne pratique » pour des politiques locales d’attractivité : « L’enjeu consiste à amorcer et soutenir le cercle vertueux de l’attrait auprès de la classe créative », explique le document. Cette population que Wikipédia définit comme « urbaine, mobile, qualifiée et connectée », ne comprend clairement pas votre oncle artisan dans les Landes. Lui ne figure pas dans le cercle vertueux que la région compte « amorcer et soutenir ».
Cette classe qui monopolise diplômes, branchitude et montres connectées Apple, nous l’appelons, en France, « les CSP+ » et chez Frustration, la sous-bourgeoisie. Elle est la courroie de transmission entre les possédants et le reste de la société et utilise ses savoirs et son réseau pour garantir aux premiers le meilleur taux de remontée de dividendes. Elle sort de grandes écoles : de commerce, d’ingénieur… Bref, la classe créative ne compte ni votre cousin étudiant en socio, ni votre sœur titulaire d’un CAP.
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la mise en concurrence officielle des régions, des villes et des pays au sein du grand jeu de plateau pour riches appelé mondialisation ... mettez-moi quelques friches industrielles reconverties en salle de concert / bar à Smoothy, un campus avec un tramway, deux-trois « éco-quartiers » avec terrasses plein sud et tenez bien éloignés de ces zones « attractives » les quartiers où vivent les ouvriers et employés qui feront tourner tout ça.*
“Il faut souffrir pour être attractif”
Des tas d’organismes plus ou moins bidons ont été créés pour gagner la bataille de l’Attractivité. En 2001, L’Agence française pour les investissements internationaux ... Devenue depuis Business France ... dirigée par Muriel Pénicaud, ex ministre du Travail, qui a fait le plus grand pas en faveur de l’attractivité de la France une fois nommée au gouvernement : ses ordonnances travail permettent aux grands groupes d’embaucher en France, puis de licencier quand ça leur chante.
Emmanuel Macron, qui était en 2016-2017 le candidat le plus attractif pour les capitalistes étrangers et exilés fiscaux (envers qui il a multiplié les levées de fonds pour financer sa campagne), est un partisan enthousiaste de « l’attractivité ». Il a lancé un grand plan intitulé « Choose France » (mais pas la langue française) ... permettant aux entreprises d’embaucher et d’investir, en développant l’offre scolaire internationale et en mettant en œuvre la loi PACTE (sur la croissance et la transformation des entreprises). »
La loi PACTE, votée en 2018, est venue « alléger » à nouveau le droit du travail et a lancé la privatisation d’Aéroport de Paris, de la Française des Jeux et ouvert encore un peu plus le capital d’Engie (ex-Gaz de France). ... les gouvernements successifs ont donné des millions d’euros – via le CICE par exemple –, continuent de virer des gens. C’est le cas de Sanofi par exemple, ou de Michelin, qui a utilisé l’argent donné pour acheter des machines et… les envoyer dans ses usines d’Europe de l’Est et d’Espagne. Désolé mais le niveau du SMIC Français n’était pas assez attractif pour leurs actionnaires.
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Grand match Paris-Bordeaux-Marseille : qui attirera le plus de connards en basket blanches ?
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les « métropoles » ... Le passage de plusieurs grandes villes aux mains des écolos lors des dernières municipales représenterait-il un coup de frein à la concurrence entre villes pour la quête de CSP+ ? Pas si sûr. Les pistes cyclables, les défis zéro déchets et les façades végétalisées sont devenues essentielles à une classe sociale qui est la plus polluante et la moins désireuse d’en finir avec le capitalisme et qui a donc besoin de verdure et de bicyclettes pour pouvoir se regarder dans le miroir et se kiffer toujours autant. ... des zones répulsives pour tous les autres. Celles et ceux qui travaillent, celles et ceux qui créent, celles et ceux qui vivent et que nos dirigeants mettent à genoux pour produire des villes, régions et pays conformes aux désirs et appétits de la bourgeoisie.
Ndlr : Hypothèse NF a PLPDLA ? vérif ACT
"Un cyclone social s’abat sur la France. Les licenciements explosent !" - Eric Coquerel - •14 déc. 2020 / La France insoumise - Groupe parlementaire
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😥 Bridgestone. General Electrics. Danone. Renault. Sanofi. Péters Surgical. Et tant d’autres...
Un cyclone social s’abat sur la France. Les licenciements explosent.
"Vous qui savez tout interdire, vous qui savez interdire les manifestations, les libertés, l’art, la culture, pourquoi ne savez-vous pas interdire les licenciements pour les entreprises qui ont reçu des aides publiques, mais qui distribuent des millions en dividendes à leurs actionnaires ?!
Hier, nous avions un capitaine de pedalo à la tête de l’Etat. Aujourd’hui, nous avons un commandant d’un radeau qui gave d’argent public ceux qui licencient..!"
Eric Coquerel vote contre le projet de loi de Finances 2021 du gouvernement, et il explique pourquoi !
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Loi confortant les principes républicains : une loi inefficace face au terrorisme ! Alexis Corbière - •Sortie le 11 déc. 2020 / Alexis Corbière
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Alexis Corbière était l'invité de l'émission Parlement Hebdo sur Public Sénat. Il a notamment été abordé les thèmes de la loi renforçant les principes républicains, dite loi sur le séparatisme du gouvernement, le rapport pointant du doigt la gestion de la crise covid par le gouvernement ainsi que la loi sur la justice pénale des mineurs.
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Le 16 décembre 2020, Adrien Quatennens était l'invité de Sonia Mabrouk sur Europe 1. LaMatinale #Europe1 - 266 commentaires
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Le 14 décembre 2020, Adrien Quatennens était l'invité de Thomas Sotto sur RTL. #RTLSoir
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Assemblée nationale - XVe législature - Session ordinaire de 2020-2021
Compte rendu intégral
Deuxième séance du vendredi 11 décembre 2020
SOMMAIRE Présidence de M. Sylvain Waserman
Suite de la discussion d’un projet de loi
M. le président. L’ordre du jour appelle la discussion du projet de loi ratifiant l’ordonnance no 2019-950 du 11 septembre 2019 portant partie législative du code de la justice pénale des mineurs (nos 2367, 3637).
Connu / mel de cyberacteurs E-quotidien du lundi 7 décembre 2020
Réduire les algues vertes c’est possible mais en Bretagne, l’élevage industriel est toujours soutenu par l’État !
Connu / mel de cyberacteurs E-quotidien du lundi 7 décembre 2020
Côté scène, l’exécutif cajole la Convention citoyenne pour le climat. Côté coulisses, la haute administration s’est appliquée, comme le montre un document interne que publie Reporterre, à démonter une proposition forte des conventionnels : la redevance sur les engrais azotés, forts émetteurs de gaz à effet de serre, a été secrètement décrédibilisée.
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« C’est à la limite du sabotage »
Grâce aux Amis de la Terre, Reporterre a trouvé une note du ministère de l’Agriculture écrite par la DGPE (Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises) qui porte sur la proposition d’une redevance sur les engrais azotés.
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Fabrice Rigoulet-Roze, le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, a été entre 2008 et 2011 directeur général de la stratégie du Groupe Roullier, un des leaders français de la fabrication d’engrais azotés. « Tous nos efforts se sont heurtés à un mur, s’emporte Yolande Bouin. Le lobby n’est pas seulement chez les professionnels mais au cœur de l’État ».
Énergie décabornée, peu émettrice de CO2, non intermittente… Bref, le nucléaire serait « notre avenir environnemental, écologique », comme le rabâche Emmanuel Macron. Reporterre vous propose une analyse point par point, experts à l’appui, des louanges présidentielles envers cette filière.
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- S’il émet très peu de gaz à effet de serre, le nucléaire n’est pas intégralement décarboné ... le total des émissions de gaz à effet de serre d’Orano s’établissait à plus de 260.000 tonnes équivalent CO2 en 2018.
- La non-intermittence du nucléaire, une assertion à nuancer ... l’intermittence des gigawatts du nucléaire est devenue totalement incalculable.
- La construction nucléaire exige trop de temps
- *La compétitivité de l’énergie nucléaire ne cesse de baisser / ENR
- Le Giec propose aussi des scénarios de décroissance et de sortie du nucléaire ... considère les nuisances environnementales liées à cette industrie – production de milliers de tonnes de déchets radioactifs chaque année, pollution des mines d’uranium, risque persistant d’accident de type Tchernobyl ou Fukushima – comme des effets négatifs au regard des « objectifs de développement durable » (ODD), comme on peut le lire p. 461 du rapport https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/sites/2/2019/05/SR15_Chapter5_Low_Res.pdf
.- La Commission européenne reste divisée sur ce sujet, comme l’a récemment expliqué Reporterre https://reporterre.net/L-Europe-favorisera-t-elle-le-nucleaire-au-nom-de-l-urgence-climatique. - L’Allemagne a bien ouvert une centrale à charbon depuis sa décision de sortir du nucléaire, mais pour des raisons économiques – ce projet était déjà engagé et l’annuler aurait coûté trop cher.
LE NUCLÉAIRE EST VULNÉRABLE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
- Le défi de la ressource en eau
- Les risques liés à l’élévation du niveau des mers et aux événements climatiques extrêmes
- Quand on parle de résilience du nucléaire, c’est une fumisterie.
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Ce dimanche 13 décembre 2020, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de BFM Politique. Il a d'abord abordé les questions de maintien de l'ordre en appelant de nouveau à «refonder la police». Il a rappelé qu'il visait une désescalade des tensions en manifestation et à revenir à un rôle de «gardiens de la paix» pour les policiers plutôt que de «forces de l'ordre». Il a aussi appelé à se poser la question de la souffrance au travail des policiers alors qu'on compte pas moins de 150 suicides en 3 ans dans la police.
La gestion de la crise sanitaire par le gouvernement était le deuxième sujet central de l'émission. Le président du groupe «La France insoumise» a l'Assemblée nationale a expliqué que les ordres et contre-ordres incessants du gouvernement étaient la cause d'une incompréhension pour les Françaises et les Français. Il a aussi expliqué qu'on ne pouvait pas seulement se dire que le vaccin permettrait de résoudre tous nos problèmes et qu'il fallait travailler à la mise en place d'un traitement comme le propose l'Institut Pasteur de Lille.
Jean-Luc Mélenchon a alerté sur la vague de pauvreté que notre pays allait connaître dans les prochains mois. Il a appelé à élargir le RSA aux 18-25 ans qui n'en bénéficient pas pour l'heure. Il a aussi expliqué qu'il fallait négocier auprès de la BCE une annulation de la dette d'État qu'elle détient, comme le propose aussi le gouvernement italien.
Enfin, le candidat à la présidentielle de 2022 a aussi dit que la lutte contre le changement climatique était désormais perdue, que le changement climatique aurait lieu et que si on pouvait en limiter l'importance, il fallait aussi se préparer à en affronter les effets. Il a appelé pour cela tout le pays à faire face et notamment la jeunesse pour laquelle il a rappelé qu'il était favorable à une conscription pour effectuer des tâches de protection et de réparation de l'environnement.
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Pensez BiBi @pensezbibi · 12 déc.
En réponse à @JeanHugon3 et @Alexis09812608
En effet, question "m-a-q-u-i-l-l-a-g-e" (des comptes), #BFMTV, la Chaîne de l'Evasion fiscale, s'y connaît !
BFMTV : CHAMPIONNE DE L'ÉVASION FISCALE, L'ÉTAT COMPLICE
Depuis deux mois, nous enquêtons sur l'évasion fiscale massive opérée par la chaîne BFMTV et sa maison mère Next RadioTV. Aujourd'hui, nous révélons les preu...
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prêts participatifs et obligations convertibles
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"Votre cas sera évoqué devant le Bureau de l’Assemblée", menace le président Ferrand. Avec 1500€ d'amende à la clé.
Pourquoi ? Parce que je demande au gouvernement de répondre sur la Convention climat et le démantèlement d'EDF...
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Le 8 décembre 2020, le député Ugo Bernalicis défend une motion de rejet Projet de loi relatif au Parquet européen et à la justice pénale spécialisée en séance publique de l'Assemblée nationale.
Le Député rappelle qu'il y a une lutte au sein de l’Europe concernant le référentiel juridique, entre la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne en 2000 et la convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales. Ce projet de loi est une étape supplémentaire dans l’ancrage de l’Union européenne au détriment de la vision droit-de-l’hommisme portée par la CEDH. Pour le groupe parlementaire de la France insoumise, la CEDH doit être la référence et non l’UE, qui fait primer les 4 libertés fondatrices sur le reste (et donc le fondamental).
Ceci étant dit, ce projet de loi qui décline un règlement de l’UE (donc déjà applicable) marque une ingérence du droit de l’Union européenne dans le système juridique français. Il vient préfigurer de manière inquiétante une conception d’un parquet européen sans garantie d'indépendance, sans juge d’instruction et au détriment des parties civiles.
Le député dénonce le comportement du Gouvernement qui renonce encore une fois de réformer le statut du parquet en France ! Alors que ce texte préfigure un nouveau parquet, cela revient à laisser à l’Union européenne le soin de décider. Nous ne pouvons être naïfs en la matière, le droit de l’Union européenne a toujours fonctionné ainsi par intégration c’est ce qu’on appelle la méthode fonctionnaliste du droit de l'Union européenne.
Ce parquet européen porte un nouveau coup à la justice française et singulièrement contre le juge d’instruction français.
Cet OJNI (object juridique non identifié) entend lutter contre une partie de la délinquance financière et la délinquance environnementale dès lors qu’elle touche aux intérêts de l’Union européenne. Le groupe de la France insoumise y voit un recul de l’effectivité de la lutte contre ces deux délinquances.
Le député pointe des incohérences non résolues sur ce parquet européen : son indépendance est proclamée, mais pas garantie. En effet, le statut de détachement maintien une dépendance à l’égard de l’autorité d’accueil tout au long de la période de détachement et questionne sur le retour du magistrat dans son administration d’origine.
Le rôle de l’organe hiérarchique, ce « bureau central », ne présente pas les garanties suffisantes pour assurer l’indépendance de ce parquet. En l’état, nous craignons de voir ici un pouvoir hiérarchique qui fera peser les mêmes difficultés et jettera la suspicion de non-indépendance : possibilité de réattribution d’affaire, orientation des décisions d’actes d’enquêtes, ...
Son articulation avec les instances françaises n’est pas satisfaisante.
Le champ de compétence de ce parquet européen fait peser un risque de conflit de compétence avec nombre de juridictions français au 1er titre duquel le PNF et les JIRS. Si ces conflits de compétences se résolvent lorsqu’on se situe dans un environnement national ( et encore ca reste compliqué compte tenu du manque de moyens de la justice française), il est difficilement envisageable d’avoir des perspectives rassurantes avec un parquet européen rattaché à l’Union européenne… Ce risque doit satisfaire les futurs mis en cause qui pourront démultiplier les exceptions de compétence. Pour notre groupe parlementaire, il faut pour lutter contre la délinquance financière renforcé l’échelon national qui est au plus près des victimes et disposent de moyens d’enquête qu’il peut contrôler et diriger et renforcer la coopération internationale.
Sur la question environnementale et des juridictions spécialisées, le projet de loi ne répond pas au manque de moyens d’enquête et nous apporterons pour la séance des propositions sur ce point. En l’état, l’étude d’impact montre que ce qui est proposé ne répond pas à un besoin et voir prend le risque de superposer de nouvelles juridictions au risque de démultiplier les conflits de juridictions.
Les débats, nous permettrons d'approfondir notre positionnement.
L’introduction d’une CJIP environnementale décriminalise les délinquants environnementaux, sans s’interroger sur le développement de mécanisme de recueil des signalements d’atteinte à l’environnement à l’autorité judiciaire. Ce texte fragilise l’action de l’État Français se désaississant au profit d’une juridiction européenne, dont il est certain que l’idéologie libérale ne permettra pas de garantir une justice environnementale.
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À Lyon, le massacre social en marche - 11 décembre 2020 - 16H30 / Par Marine Manastireanu | Le Média
Les reportages
En France, 528 plans sociaux ont été initiés depuis le 1er mars 2020, contre 295 pour la même période de 2019. Dans la métropole de Lyon, l’une des agglomérations les plus dynamiques de France, le nombre de bénéficiaires au RSA a augmenté de 9,5% depuis Janvier 2020.
Lundi matin 8h, ce 23 Novembre, les salariés de General Electric du site de Villeurbanne, commune limitrophe de Lyon, ont commencé une grève illimitée.
La direction a annoncé un nouveau plan social concernant plus de 600 postes en France, dont 285 dans l’agglomération lyonnaise, faisant partie d’un vaste plan de restructuration et de délocalisation. Des conséquences désastreuses pour les salariés concernés mais aussi pour l’activité économique du bassin lyonnais. Serge Paolozzi, délégué syndical CGT, estime que plus d’un millier d’emplois seraient menacés, en répercussion aux 285 licenciements chez General Electric.
Pourtant le groupe américain avait fait une promesse de création de plus de 1000 emplois en 2015, lors du rachat du groupe français Alstom. Résultat en 2020 … ce sont 3000 postes supprimés sur le territoire Français.
Une vente controversée autorisée par le ministre de l’économie de l’époque, Emmanuel Macron, sous fonds de soupçons de corruption, détaillés dans cet article de Mediapart : https://www.mediapart.fr/journal/france/200418/les-non-dits-d-emmanuel-macron-dans-l-affaire-alstom
Aujourd’hui, les conséquences ne sont pas juste sociales, c’est tout un fleuron de l’industrie énergétique française démantelée, qui part petit à petit à l’étranger. Constructeur historique de disjoncteurs haute tension, engagé dans la recherche et développement d’énergie renouvelable, le site de Villeurbanne est un symbole du leadership énergétique français. “Ce sont environ 200 millions sur cinq ans de fonds publics, CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l’emploi) et CIR (crédit d’impôt recherche) que le groupe a touchés. De l’argent public qui a financé la recherche sur des produits en énergie renouvelable que le groupe abandonne aujourd’hui, ou délocalise, tout en virant les salariés”, assène Serge Paolozzi au gérant de la restructuration de General Electric, Alexis Martinez.
Des fonds publics qui seraient pourtant bien utiles tant la situation économique est critique. Car aux plans sociaux prévus avant la crise comme celui de General Electric, s’ajoutent les autres. Dans la région lyonnaise, ce sont déjà une quinzaine de plans sociaux qui ont été annoncés. Mathieu Périsse, journaliste à Médiacités, les a répertoriés et documentés sur une carte interactive.
General Electric donc, mais aussi Renault Trucks avec 323 salariés concernés, et plus étonnant, Auchan, qui a pourtant réalisé un bénéfice de 1,2 milliard d’euros au premier semestre 2020. Si ces plans sociaux sont conséquents, ils ne seraient en fait que la partie émergée de l’iceberg : “On assiste à une vague de petits licenciements, individuels ou des licenciements économiques de 9 personnes, qui ne franchit pas la barre des 10 pour éviter la mise en place d’un PSE, plan de sauvegarde de l’emploi, une véritable vague silencieuse mais conséquente”, explique Mathieu. Florent en fait partie. Développeur de logiciels à ESI, un groupe informatique, il a été informé de son licenciement avec 8 autres collègues le 5 Octobre dernier. 9 salariés concernés et pas un de plus. Un plan social sciemment évité d’après Florent : “Une salariée en congés maternité est aussi concernée, c’est complètement illégal, mais ils s’en foutent, ils passent sous les radars de l’administration du travail qui est débordée”. Et pourtant son entreprise a eu accès à des aides, dont des prêts garantis par l’Etat “à hauteur de 13,75 millions d’euros” indique le syndicat Solidaires.
Entre opportunisme de certaines entreprises et réelles difficultés pour d’autres, ce sont les salariés qui récupèrent les pots cassés, mais aussi les petits patrons. Car au-delà des plans sociaux annoncés dans l’agglomération, l Les non-dits d’Emmanuel Macron dans l’affaire Alstom C’était un rapport qui devait rester inconnu du grand public, avant que la commission d’enquête parlementaire sur Alstom ne découvre son existence. Grand Lyon estime à environ 6500 commerces impactés par la crise sanitaire, représentant environ 30 000 emplois. Valentin en fait partie, il a ouvert son bistrot il y a deux ans avec une amie. Au cœur de Villeurbanne, il propose des plats faits à partir de produits locaux et emploie 4 salariés. Il ne cache pas son inquiétude face à une potentielle faillite. “On faisait environ 35 mille euros par mois de chiffre d'affaires, on est tombé à zéro. Aujourd’hui en ouvrant à emporter on fait 12 mille euros par mois, trois fois moins avec autant de salariés qu’avant ..”.
Chômage partiel, prêt garanti par l’Etat et exonération d’un mois de loyer, Valentin a pu bénéficier de quelques aides mais pas assez pour le moment pour sortir la tête de l’eau. Pourtant depuis le début de la crise, ce sont 31 milliards de chômage partiel, 120 milliards de prêt garanti et 76 milliards de report d’impôts et de cotisations qui ont été déboursés par l’Etat. Encore faut-il que ces aides garantissent l’emploi et non les bénéfices de certaines entreprises.
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Avatar de la chaîneAvatar du compte Le Média Par lemediatv
Une matraque a-t-elle sa place dans une équation mathématique ? Quel est le lien entre le covid, une partouze et les frites ? Giscard ?
Des questions improbables, me direz-vous et pourtant n’avez-vous pas envie d’en connaître les réponses ? Quand vous scrollez sur votre smartphone, n’avez-vous jamais cherché à savoir ce que cet inconnu a découvert en regardant une vieille photo de son garage ? Quand vous lisez quelque part “vous ne devinerez jamais”, est-ce que vous essayez de deviner en passant votre chemin ? Non. Car il se joue là quelque chose de fondamental, qui rassemble les être humains autour de deux notions essentielles : la curiosité et la bêtise.
Et la bêtise, au Vrai Média, on sait faire.
Pour ceux qui nous découvriraient, qu’est-ce qu’on est au juste ? Le Vrai Média, c’est le programme comique et parodique du Média sous forme de revue d’infos trop souvent vraies. Chaque samedi, pendant approximativement 5 minutes, les comédien·nes Brice Borg, Mélodie Le Blay, Martin Van Eeckhoudt ou encore June van der Esch, prennent tous les risques possibles pour venir vous offrir un peu de joie et d’allégresse, tout en regardant leur intermittence droit dans les yeux.
En ce moment au Vrai Média, c’est toujours un peu compliqué. On continue à éviter les contacts sur les tournages et on télétravaille. On rigole soit dans nos coudes, soit tout seul face à nos écrans. C’est la hess. Mais ça ne nous a pas empêché de vous forger un épisode qui, on l’espère, vous fera un peu travailler les muscles du visage. Avec le télétravail, le moindre exercice physique est bon à prendre.
On vous conseille d’ailleurs la lecture de cet article qui vous permet de calculer le nombre de calories dépensées par rires : https://bit.ly/2JEhLWn
Manger, bouger, rier et à la semaine prochaine pour une nouvelle édition !
Une émission en collaboration avec On Sait Où t’Habites (https://www.youtube.com/user/onsaitouthabites),
proposée par Damien Babikian (http://bit.ly/antebellumfilms), Raphaël Guillemot (http://bit.ly/mrdzeak) & Marion Plantier (https://bit.ly/madma).
Avec Martin Van Eeckhoudt & Mélodie Le Blay
Image : Élie Bonneton
Son : Léo Le Gat
Habillage : Jacques Muller
Merci à Mathias Enthoven
Vie privée : Publique Publié originellement 05 décembre 2020
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais
Étiquettes : DARMANIN ; GISCARD ; LE MEDIA ; MACRON ; MATRAQUE
Durée 6 min 42 sec
Police, laïcité : Macron, ce pompier pyromane
C’est le projet de loi qui doit éradiquer l’islamisme. Annoncé le 18 février par le président Macron à Mulhouse, maintes fois remanié dans sa forme et son titre, il s’appelle désormais projet de loi “confortant le respect des principes républicains”, ce texte comporte une cinquantaine d’articles.
Pêle-mêle, on y trouve l’instauration de deux nouveaux délits, la pression séparatiste et l’incitation à la haine en ligne, une charte, encore, qui sera imposée aux associations si elles veulent bénéficier de subventions, l’obligation pour les agents des transports ou de la Sécurité sociale de se soumettre au principe de neutralité des fonctionnaires, l’interdiction des certificats de virginité sans oublier la lutte contre les mariages forcés.
La loi qui prétend conforter les principes républicains, le Beauvau de la police et le démantèlement d’EDF, on en parle tout de suite dans le numéro 98 du P’tit coup de bourbon.
Une Semaine en France - 41 minutes
Ses combats vont de la déontologie des forces de l’ordre à la lutte contre les discriminations en passant part les droits de l’enfant et la protection des droits individuels en général. En ces temps de crise sanitaire, c’est tout sauf un détail…
Portrait de Claire Hédon, journaliste et Défenseure des droits à Paris le 20 juillet 2020. © AFP / Joël Saget
Depuis neuf mois, des mesures sont prises pour tenter d'enrayer la pandémie de Covid-19. Neuf mois d'un régime d'exception, de restrictions. L'état d'urgence sanitaire se prolonge, les fêtes de fin d'année auront lieu sous couvre-feu à l'exception de Noël. On comprend la difficulté qu'il y a à concilier impératif sanitaire et libertés publiques. L'équilibre est-il respecté ? Les restrictions aux droits et aux libertés sont-elles proportionnées ?
Elle a récemment rendu un avis sur le régime juridique de l'état d'urgence sanitaire. Elle y précise que "la banalisation de l'état d’urgence conduit à l’érosion progressive de l’Etat de droit", en insistant sur le fait que le parlement doive continuer d'exercer un rôle de contrôle, que la justice fasse son travail et que l'accès aux services publics soit garanti. Elle nous donne ici son avis sur le contrôle effectué par le parlement, sur le fait de prendre des décisions en Conseil de Défense et sur la prise en compte des avis des citoyens.
Outre la crise sanitaire, nous connaissons actuellement une crise sécuritaire dans une période marquée à la fois par la menace terroriste et des débats sur la déontologie des forces de l'ordre. Si Claire Hédon n'aime pas le terme de "violences policières", elle tente d'oeuvrer en faveur d'un contrôle des forces de l'ordre pour rétablir la confiance entre la population et ces forces de l’ordre.
Enfin, Claire Hédon revient avec nous sur l'ensemble de ses missions : défense des droits des enfants, des libertés individuelles et surtout la lutte contre les discriminations sous toutes ses formes, qu'elles soient liées à la couleur de peau, à un handicap ou à la pauvreté.
Aussi au sommaire de cette émission
Les bonnes ondes, par Sandrine Oudin : quand des commerçants collectent des jouets pour les redistribuer à Noël : c'est l'initiative "range ta chambre !"
Le mix de l'actualité : le résumé sonore de l'actualité de la semaine
Programmation musicale Tiken-Jah Fakoly - Africain à Paris
Thèmes associés Info Politique état d'urgence Claire Hédon
Les références
- En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté écrit par Marie-Aleth Grard (Editions de l'Atelier) https://www.franceinter.fr/oeuvres/en-finir-avec-les-idees-fausses-sur-les-pauvres-et-la-pauvrete
- Zéro chômeur ! Dix territoires relèvent le défi écrit par Claire Hédon(Editions de l'Atelier) https://www.franceinter.fr/oeuvres/zero-chomeur-dix-territoires-relevent-le-defi
Tr.: ...
les correspondants locaux font de la médiation bénévolement
...
Convaincue qu'on est plus malins à plusieurs que seuls (intelligence collective). 09 69 39 00 00 ou https://www.defenseurdesdroits.fr/fr/office#76 (avec 76 comme ex de n° de département)
FRANCE 3 PICARDIE
Loi de "Sécurité globale" : le retrait sinon rien ! - •7 déc. 2020 / Ugo Bernalicis
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Dimanche 6 décembre, Ugo Bernalicis était l'invité de Dimanche en Politique sur France 3 Hauts-de-France, pour débattre du projet de loi #SécuritéGlobale face à la députée Carole Bureau-Bonnard (LREM). #StopSécuritéGlobale 294 commentaires
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Conférence de presse du 10 décembre 2020 pour présenter le réseau social d’action de la campagne de Jean-Luc Mélenchon : Action Populaire (www.actionpopulaire.fr).
Lors de la conférence, Manuel Bompard (eurodéputé LFI), Mathilde Panot (vice-présidente du groupe parlementaire LFI) et Jill Royer (Reponsable des outils numérique de la campagne de Jean-Luc Mélenchon) ont détaillé ce nouveau réseau social d’action. Un réseau ouvert à toutes les personnes qui ont apporté leur soutien à la proposition de candidature de Jean-Luc Mélenchon.
Il permet à chaque utilisateur de recevoir des informations sur les actions de campagne, d’organiser ses propres initiatives ou de constituer des équipes de soutien pour agir de manière collective dans la campagne. Un outil développé en interne par une équipe de designers et de développeurs. Il est construit à partir de nombreux retours et échanges avec les utilisateurs des différents outils développés initialement par la France insoumise.
Pour accéder au réseau social d’action, signez sur www.noussommespour.fr et rejoignez www.actionpopulaire.fr
76 commentaires
TonyVisconti il y a 8 heures
Code libre, développé en interne, hébergé en France, c'est très impressionnant.