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Extrait du film Howard Zinn, une histoire populaire américaine de Olivier Azam et Daniel Mermet
SITE : http://www.lesmutins.org
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Irving Magi a reçu François Thomazeau pour parler de son livre, Histoire secrète du sport.
Si l’Histoire, même celle du sport, est généralement écrite par les vainqueurs, l’ancien chef du service sport de l’agence Reuters a décidé d’écrire celle des vaincus, des losers et des méchants.
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À l’occasion de son 40e anniversaire, l'Institut français des relations internationales publie un beau-livre illustré, retraçant parallèlement 40 ans de relations internationales et 40 ans de sa propre histoire. Publié chez Dunod à partir du 17 avril 2019, ce bel ouvrage illustré par plus de 200 photos, offre un regard unique et inédit sur l'histoire des relations internationales et l'Ifri depuis 1979.
En quatre décennies, le monde a changé de bases : mondialisation, révolutions technologiques, bouleversements de la hiérarchie des puissances, inquiétudes climatiques, explosion du Moyen-Orient, montée de la puissance chinoise...
Comment s'ébauchent, puis s'imposent, les bouleversements du monde ? Comment sont-ils pensés ? Comment imagine-t-on résoudre des problèmes internationaux de plus en plus complexes ?
Suivez l'actualité de l'Ifri sur http://www.ifri.org et sur les réseaux sociaux :
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En pleine crise des gilets jaunes, Fakir vous propose de retracer une histoire de l'humanité à travers le pétrole !
Le journal Fakir propose une information sérieuse sur le fond, pas chiante sur la forme, combative mais pas sectaire. Nos seuls actionnaires, nos lecteurs ! Retrouvez notre dernier numéro et tous nos abonnements en ligne : https://www.fakirpresse.info/boutique
Matthieu Auzanneau est journaliste, spécialiste d'écologie et d'économie. Il est l'auteur de "Or noir, la grande histoire du pétrole", éditions La Découverte (2015).
François Ruffin est red'chef bénévole de Fakir, réalisateur de films et député de la Somme : https://francoisruffin
Réalisation image : Valentin Curtet
Réalisation son : Vincent Rochette
Image : Fantin Curtet, Kévin Soirat et Luca Rizzali
Merci à Samir et au Côte d'Azur.
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... plan Cheval ... le cheval apparaît dès l’Eocène, il y a 60 millions d’années. Il mesure alors 20cm et s’appelle Hyracotherium ... fait partie de l’histoire de nos sociétés ... dès les Grecs anciens, Xénophon, philosophe et chef militaire, expliquait comment l’entretenir et s’en occuper : selon lui, je cite « Il ne faut pas l’ennuyer ». Comme quoi la question du bienêtre animal n’est pas un souci nouveau, ni une lubie d’écolos-bobos. ... notion d’alliance, de partenariat avec les animaux ... au-delà de sa viande ou de sa course, il rend de nombreux services, des personnes en situation de handicap aux bébés cavaliers. Il aide en matière de traction animale, ce sera l’objet d’un de nos amendements. Associé aux bovins, en pâturage mixte, il contribue à l’équilibre des prairies. En Corse, des fermes-ranch associent élevage de veaux et balades à cheval, ce qui leur permet de dégager un complément de revenu paysan. Ailleurs, des espèces locales, rustiques, résistantes et polyvalentes, comme les Ferrandaises chez nous pour les vaches, sont préservées : c’est le cas du cheval de Mérens dans les Pyrénées ... un beau trait d’union entre hier et demain, entre l’animal et l’humain. Les chevaux, c’est comme les arbres : tout le monde les aime. A nous d’accompagner cette popularité. A l’heure où il nous faut trouver des alternatives au tout-pétrole, refonder notre place dans les écosystèmes et réapprendre à vivre en harmonie avec le reste du monde vivant, nous aurons bien besoin de cet allié.
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Comment faire de la nature un projet politique et repenser la gestion des problèmes environnementaux ? (rediffusion du dossier du 14 décembre 2017)
L’attitude des Français vis-à-vis de la nature est très différente celle de nos voisins germanophones et anglophones...
C'est le constat que fait Valérie Chansigaud dans son livre intitulé Les Français et la nature, Pourquoi si peu d’amour ? (publié aux éditions Actes Sud).
Comment expliquer cette désaffection ?
Pourquoi est-il si difficile de mobiliser les Français pour la sauvegarde de la faune et de la flore ?
Pour cette historienne des sciences et de l'environnement, l’intérêt pour la nature s’accompagne toujours d’une dimension sociale et politique.
Pour Valérie Cabanes, il faudrait donc l’humanité retrouve son rôle originel : celui de gardienne de la Terre pour vivre « en harmonie avec la nature ». Juriste, elle appelle à une métamorphose du droit international pour mieux protéger la planète Terre et ses habitants.
Les invités
Valérie Chansigaud Historienne des sciences et de l'environnement
Valérie Cabanes Juriste, porte-parole du mouvement citoyen « End Ecocide on Earth »
Les références
Les Français et la nature, Pourquoi si peu d’amour ? écrit par Valérie Chansigaud (Actes Sud)
Homo natura, En harmonie avec le vivant écrit par Valérie Cabanes (Buchet Chastel)
Un nouveau droit pour la Terre : Pour en finir avec l'écocide écrit par Valérie Cabanes (Seuil)
T :
... les premiers peuples qui regardaient leur place sur terre comme une place qui n'est que complémentaire, qui est la place d'un frère ou d'une soeur, par rapport aux arbres, aux plantes, aux animaux.
J : on en est lui car aujourd'hui on se place au dessus de la pyramide du vivant, quand même.
VC : tout à fait, on place le règne humain au dessus de l'animal, puis du végétal, puis du minéral. C'est très intéressant de voir qu'en droit, ce règne existe aussi.
J: ça biaise complètement les rapports çà la nature selon vous, cette domination autoproclamée de l'humain ?
VC: ça nous permet de regarder la terre comme un puit infini de ressources au lieu de la regarder comme une entitté vivante ... ça nous fait oublier nos liens d'interdépendance. Et si je reviens à ce que geuth?? disait au 19è siècle qui était aussi un naturaliste et un poête, un des premiers théoriciens des systèmes, nous avons oublié que nous sommes dans un écosystème qui est un TOUT supérieur à la somme de ses parties parce que l'écosystème terre est constitué de sous-systèmes et que nous ne sommes finalement qu'un des tout petits écosystèmes nécessaires à l'équilibre de l'ensemble ... au néolithique ... vision anthropocentrée ... on a perdu la vision holistique du monde, ce qui n'est pas le cas des peuples premiers. Même le droit doit évoluer aujourd'hui vers cela. ...
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Eric Allmendinger il y a 1 mois
Le sionisme est le seul nationalisme qu'il est interdit de condamner ! Le faire fait de vous ipso facto un antisémite.
Transcription :
... Netanyahou est un ultralibéral ... Likoud droite révisionniste ... crée un climat de haine ... fait alliance avec les colons ... l'un d'eux assassine Yitzhak Rabin ... en 1999, il perd les élections et se retire de la vie politique. JPF : en fait, il est d'abord sous le coup d'une enquête pour corruption qui fait que jusqu'en 2000, de toute façon, il est inéligible. Et après, puisque on connaît son bras de fer avec Rabin, j'ai rappelé les conditions tragiques dans lesquelles il s'est terminé. Après, ya une vraie bataille contre Charon. ... Ariel Charon considère qu'il a gagné la 2è intifada en 2005, qu'il peut se retirer de Gaza et qu'il peut recomposer la vie politique israélienne au centre. Il crée un nouveau parti CADIMA avec une partie du Likoud, une partie des travaillistes. Et du coup, Netanyahou se trouve complètement déporté à droite. Et le retour de Netanyahou se fait à la faveur de la maladie de Charon dans le coma en 2006 qui n'en sortira pas jusqu'à sa mort 8 ans plus tard. Et Netanhahou reconstitue la vie politique israélienne cette fois, sur une alliance droite - extrême droite (colons, ultranationalistes, ultraorthodoxes) qui jusqu'à aujourd'hui est au pouvoir. J : c'estça, donc il revient en 2009 où il est élu de nouveau premier ministre avec un discours encore plus fort de rejet envers la gauche israélienne, envers les palestiniens, et avec cette nouvelle idée politique qui est de préserver la judéité d'israel. JPF : oui, en mars 2009, c'est 2 mois après l'entrée de Barak Obama à la Maison Blanche, qui va faire un discours de réconciliation au Caire entre l'amérique et l'islam où il indique fortement sa volonté de contribuer à la paix entre israel et palestine. Netanyahou sort son joker : d'accord, mais les palestiniens doivent reconnaître israel comme un état juif. C'est tout à fait inédit. On n'a jamais demandé aux Égyptiens, aux Jordaniens de le faire en 1979 et 1994. C'est absent de la reconnaissance mutuelle et simultanée entre israel et l'OLP en 1993. Donc on a cette nouvelle condition sur laquelle il va de plus en plus se battre et qui va empêcher que le processus de paix soit relancé. Mais audelà, ya cette agressivité contre les palestiniens puis contre les arabes d'israel, puis contre la gauche israelienne, puis contre les ONG, puis contre toutes les institutions de contre-pouvoir (cour suprême, justice, presse, police). Et c'est ce que j'appelle l'ennemi intérieur. Multiforme, c'est une hydre. Au début, ce sont les palestiniens et puis ça s'étend à un champ très large de la société israélienne. Et en 2015, violant toutes les règles de la campagne électorale israélienne, le jour même du précédent vote parlementaire, Netanyahou tourne une vidéo où il dit "prenez garde, les ONG de gauche amènent les arabes en masse par bus voter pour changer le résultat" ce qui va entraîner dans les dernières heures une mobilisation massive de l'électorat de droite et d'ultradroite. Dans cette vidéo scandaleuse, ya toutes ses obsessions - la gauche, les ONG, les arabes - comme si tous s'étaient unis dans un ennemi intérieur. Et effectivement, c'est pour ça qu'on peut le quallifier de refondateur par rapport à Ben Gourion (état juif et démocratique, ceci devant aller avec cela). Tandis que Netanyajhou fait passer avec une majorité étriquée dans un débat très violent l'été dernier une loi reconnaissant israel comme état nation du peuple juif où le mot démocratie n'apparaît même pas. Refondation d'israel. J : il a réussi à faire aligner USA sur ses positions. JPF : son culot : prétendre faire tomber un pdt américain, bloquer un démocrate en s'alliant avec la droite dure et les sionistes chrétiens, ces fondamentalistes du sud des usa convaincus que le retour du peuple juif en israel participe de l'accomplissement des prophéties. Ya des accents antisémites puisqu'accompagnées de massacres et que le salut des juifs passe par le christ. J : N met fin au rêve des pères fondateurs d'israel ? JPF: car grande agressivité /diaspora scandalisée au point qu'en juin dernier elles ont nommé à la tête de l'agence juive le chef de l'opposition israélienne itsak hertzog. N a pris le portefeuille de l'immigration et l'a rattaché au min du tourisme ! Les évangélistes avec Orban, Bolsonaro sont +important /lui. J : /votre livre Main basse sur Israël... est-ce que N croit aux thèses qu'il avance ? JPF : oui comme tous les dirigeants populistes. Une fois qu'ils ont menti, ils y croient. autosuggestion. Audelà ya une réalité à ne pas sous estimer /élection israélienne du 9/4 : N croit à son destin, il est donc prêt à tout J : en 99, plus de 99% des juifs orthodoxes ont voté pour N alors qu'ils sont les juifs les plus pauvres d'israel. JPF: cé le paradoxe de tous les populistes. /clientélisme subv école talmudiques, exemption du serv militaire des ultraorthodoxes. J : 3 affaires de corruption /N a ses chances ? JPF : la police israélienne a recommandé sa mise en examen /corruption, fraude et abus de confiance. Les électeurs souhaitent que la justice se prononce avant l'élection. 2è incertitude /syst parlem. N polarise /lui Un autre israel reste possible.
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Samedi 23 février à 10h30, suivez en direct le 11e cours de l'école de formation de la France insoumise : « Histoire et signification de la République en France ». Il sera assuré par Thomas Branthôme. Participez dans le chat et avec le hashtag #eFi11.
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Pour mieux comprendre le mouvement des gilets jaunes, Julien Théry a demandé à trois spécialistes de porter sur la mobilisation actuelle leurs regards d’historiens des soulèvements populaires et des révolutions.
Il a donc reçu Alain Hugon, historien de l’Ancien Régime, Marc Belissa, historien de la Révolution française, et Michèle Riot-Sarcey, historienne du XIXe siècle. L’apparente spontanéité et le déclenchement sur des mots d’ordres anti-fiscaux, de même que le rejet des privilèges et de la domination de caste, forment des points communs avec les jacqueries et les autres soulèvements populaires qui ont scandé l’histoire de l’Occident, du Moyen ge au XVIIIe siècle. Mais le mouvement de novembre-décembre 2018 se situe dans un tradition de forte politisation populaire inaugurée par la Révolution française, en particulier par le mouvement des sans-culottes. Comme aux temps les plus anciens, « l’économie morale de la foule » déclenche et justifie la révolte lorsque des valeurs supérieures à celles de la légalité, centrées sur le droit à l’existence dans la dignité, sont transgressées. L’héritage révolutionnaire, cependant, s’exprime clairement avec l’exigence d’une représentation politique qui ne soit pas seulement légale, c’est-à-dire conforme aux procédures constitutionnelles, mais qui soit aussi légitime, c’est-à-dire effectivement représentative des représentés. Le désir de démocratie, au sens plein du terme, donne au mouvement des gilets jaunes une dimension de resurgissement de la puissance populaire qui a fait les Révolutions de 1830 et 1848, avant d’être à l’œuvre dans la Commune de Paris (1871). La place des femmes dans les mobilisations, aujourd’hui comme hier, est emblématique de l’aspiration à une émancipation universelle encore inachevée.
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steven marcato
il y a 2 mois
si tout le monde regardait ces émission plutôt que "danse avec les cons, touche pas mon con, on n'est pas con chié, tout le monde veut prendre la place du con et autres connerie pour être disponible à coca" on en serait plus à faire des révoltes tous les cinquante ans, on aurait un gouvernement d'humain pour les humains
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Hotel Alpha
il y a 2 mois
Aux journalistes, ministres, députés, sénateurs, représentants de l'Etat et forces de l'ordre : « Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.
La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.
La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.
Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. » Dom Hélder Pessoa Câmara (un évêque du Brésil)
Une discussion intime sur les livres avec ceux qui les ont écrits et ceux qui les ont construits
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Notre invité est un acteur majeur de la vie politique française... Sa trajectoire lui a fait croiser les différents courants de la gauche, socialiste hier, chef de file des insoumis aujourd'hui ... Il s'agit de Jean Luc Mélenchon. Nous partirons à la découverte des livres qui ont jalonné le parcours et construit politiquement celui que les commentateurs qualifient de « tribun ». Rejoint en 2ème partie par l'historien Gérard Noiriel qui fait paraître aux Éditions Agone, « Une histoire populaire de la France », une discussion s'engagera entre eux dans un contexte de tensions autour de l'actualité des Gilets jaunes.
Présenté par Adèle Van Reeth
Invités
Jean-Luc Mélenchon, Député - Leader de la France Insoumise
Gérard Noiriel, Historien
« Quand on parle d’amour ou de lutte on parle de la même chose ! »
En pleine crise des « gilets jaunes », période de forte contestation, Jean-Luc Mélenchon a accepté de participer à Livres &...
Par Benjamin Bataille
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Un froncement de sourcil du CAC 40 et Macron retourne à la niche !
Retrouvez mon 41e Bulletin, voilà, c'est un peu plus long mais puisque ça fait longtemps, et que je fais abstinence médiatique comme d'autres font abstinence d'alcool, j'ai long à dire !
Un bon visionnage à toutes et tous, et à bientôt !
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.#Consommation/modes de vie #Économie #Société
L’énergie est le moteur de nos sociétés. Mais peut-être n’avons-nous pas suffisamment vu à quel point elle pouvait aussi être, liée au progrès social ou à la régression. Le développement de la société de consommation a largement été lié au pétrole. À l’heure où les énergies fossiles se raréfient, comment reconstruire le sens, pour ne pas céder à la peur du rien ?
Connu /
https://twitter.com/MelanieCaumes/status/1083451596825157633
"
Mélanie Caumes @MelanieCaumes
Le nihilisme de l'après-pétrole | Gaël Giraud | Revue Esprit - https://esprit.presse.fr/article/gael-giraud/le-nihilisme-de-l-apres-petrole-gael-giraud-37783 … via @RevueEsprit
20:52 - 10 janv. 2019
2 Retweets 6 J'aime Simon Garnett Olivier Raguenes Egon Nonn Revue Esprit Christophe Martin Photographe Noé François
1 réponse 2 Retweets 6 j'aime
Julien Delalande Texte du Tweet Mélanie Caumes @MelanieCaumes 10 janv.
À la mondialisation féodale favorisée par le pétrole pourrait alors succéder une économie-monde démondialisée (pour cause de pétrole trop cher) où les territoires retrouveront un rôle dans l’histoire, et où les citoyens seront capables de produire eux-mêmes et d’échanger de l’nrj
"
*ndlr :
- Mélanie Caumes, pourquoi reconvoquer cet article de 2014 ?
- rép dans le commentaire ? introduire une piste possible ?
- en était à la raréfaction de l'énergie alors qu'en 2019 on en est à construire au plus vite une économie zéro énergies fossiles !
=> questionner ACT
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Au programme de l'Autre 20h, présenté par Yanis Mhamdi :
▶ UN P’TIT COUP DE BOURBON - MACRON : L’ORDRE PAR LA PEUR
Par Serge Faubert
▶ FACE CAM - UNE COLLECTE DE LIVRES POUR LE ROJAVA
Par Yunus et Ebru
▶ LA GRANDE H. - L’HISTOIRE DES GAUCHES - PEUPLE, RÉPUBLIQUE, LUTTE DES CLASSES, DE LA RÉVOLUTION À NOS JOURS
Avec Jean-Numa Ducange
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Actualités et politique
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ndlr :
- analyse historique avec mise en perspective du présent des forces de gauche en europe et amérique => valoriser ACT
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Pour éclairer le mouvement des gilets jaunes à la lumière de l’histoire très récente des mobilisations populaires, « La grande H. » reçoit Ludivine Bantigny, historienne de Mai 68 et de la société française depuis les années 1980, spécialiste aussi de l’histoire contemporaine de la jeunesse et des femmes.
Tout en soulignant les spécificité de chacun des contextes historiques, L. Bantigny met en lumière les nombreux liens et similitudes entre les événements de 1968 et ceux que nous vivons actuellement. Dans les deux cas, les mobilisations ont suscité une politisation (en apparence) soudaine de populations qui pouvaient sembler jusque là résignées ou passives. Des revendications matérielles précises, liées aux conditions de vie et aux conditions de travail, ont débouché sur une critique générale et radicale de la représentation politique et sur l’exigence de démocratie réelle. Le mouvement de 2018 tire peut-être des leçon de l’expérience de 1968 et d’autres moments de lutte depuis cette date en maintenant une profonde méfiance à l’égard des porte-paroles.
Contrairement à celle de Mai 68, la mobilisation actuelle ne s’appuie pas, pour l’instant, sur la grève, et n’est pas clairement soutenue par les centrales syndicales, même si des sections locales ou sectorielles sont souvent engagées dans la lutte. Ludivine Bantigny revient aussi sur l’histoire des mouvements de protestations et leurs effets depuis 1968, en particulier sur les manifestations de 1986 contre la loi Devaquet et sur celles – accompagnées de grèves – de 1995 contre le « Plan Juppé ». Elle rappelle aussi que, comme dans le cas de Mai 68, le déclenchement du mouvement des gilets jaunes a été précédé de toute une série de mobilisations, des grandes manifestations contre la loi El Khomri en 2016 à une longue série de luttes localisées.
La montée des violences policières est très nette depuis le quinquennat de François Hollande : si la mort de Malik Oussekine, tué par la police en 1986, et la protestation massive qui s’en est suivie ont ouvert une période de relative modération de la part des forces de l’ordre, la politique de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve a inauguré une stratégie de la brutalité dont la mort de Rémi Fraïsse a Sivens a été l’effet le plus marquant (sans grande réaction de la part de la classe politique), et dont les violences disproportionnées infligées aux gilets jaunes constituent clairement la continuation.
L’entretien avec de Ludivine Bantigny avec Julien Théry est suivi par une longue discussion avec le public.
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Dans une tribune publiée par le journal Le Monde (20/11/2018), le sociologue Pierre Merle écrit que « le mouvement des « gilets jaunes » rappelle les jacqueries de l’Ancien Régime et des périodes révolutionnaires ». Et il s’interroge: « Les leçons de l’histoire peuvent-elles encore être comprises ? »
Je suis convaincu, moi aussi, qu’une mise en perspective historique de ce mouvement social peut nous aider à le comprendre. C’est la raison pour laquelle le terme de « jacquerie » (utilisé par d’autres commentateurs et notamment par Eric Zemmour, l’historien du Figaro récemment adoubé par France Culture dans l’émission d’Alain Finkielkraut qui illustre parfaitement le titre de son livre sur « la défaite de la pensée ») ne me paraît pas pertinent.
...
Dans mon Histoire populaire de la France, j’ai montré que tous les mouvements sociaux depuis le Moyen Age avaient fait l’objet d’une lutte intense entre les dominants et les dominés à propos de la définition et de la représentation du peuple en lutte.
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J’ai montré dans mon livre, en m’appuyant sur des analyses de Pierre Bourdieu, que la Réforme protestante avait fourni aux classes populaires un nouveau langage religieux pour nommer des souffrances qui étaient multiformes. Les paysans et les artisans du XVIe siècle disaient : « J’ai mal à la foi au lieu de dire j’ai mal partout ». Aujourd’hui, les gilets jaunes crient « j’ai mal à la taxe au lieu de dire j’ai mal partout ». Il ne s’agit pas, évidemment, de nier le fait que les questions économiques sont absolument essentielles car elles jouent un rôle déterminant dans la vie quotidienne des classes dominées. Néanmoins, il suffit d’écouter les témoignages des gilets jaunes pour constater la fréquence des propos exprimant un malaise général.
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« Avoir mal partout » signifie aussi souffrir dans sa dignité. C’est pourquoi la dénonciation du mépris des puissants revient presque toujours dans les grandes luttes populaires et celle des gilets jaunes n’a fait que confirmer la règle. On a entendu un grand nombre de propos exprimant un sentiment d’humiliation, lequel nourrit le fort ressentiment populaire à l’égard d’Emmanuel Macron. « Pour lui, on n’est que de la merde ». Le président de la République voit ainsi revenir en boomerang l’ethnocentrisme de classe que j’ai analysé dans mon livre.
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La première différence avec les « jacqueries » médiévales tient au fait que la grande majorité des individus qui ont participé aux blocages de samedi dernier ne font pas partie des milieux les plus défavorisés de la société. Ils sont issus des milieux modestes et de la petite classe moyenne qui possèdent au moins une voiture. Alors que « la grande jacquerie » de 1358 fut un sursaut désespéré des gueux sur le point de mourir de faim, dans un contexte marqué par la guerre de Cent Ans et la peste noire.
La deuxième différence, et c’est à mes yeux la plus importante, concerne la coordination de l’action. Comment des individus parviennent-ils à se lier entre eux pour participer à une lutte collective ? Voilà une question triviale, sans doute trop banale pour que les commentateurs la prennent au sérieux. Et pourtant elle est fondamentale. A ma connaissance, personne n’a insisté sur ce qui fait réellement la nouveauté des gilets jaunes : à savoir la dimension d’emblée nationale d’un mouvement spontané. Il s’agit en effet d’une protestation qui s’est développée simultanément sur tout le territoire français (y compris les DOM-TOM), mais avec des effectifs localement très faibles. Au total, la journée d’action a réuni moins de 300 000 personnes, ce qui est un score modeste comparé aux grandes manifestations populaires. Mais ce total est la somme des milliers d’actions groupusculaires réparties sur tout le territoire.
Cette caractéristique du mouvement est étroitement liée aux moyens utilisés pour coordonner l’action des acteurs de la lutte. Ce ne sont pas les organisations politiques et syndicales qui l’ont assurée par leurs moyens propres, mais les « réseaux sociaux ». Les nouvelles technologies permettent ainsi de renouer avec des formes anciennes « d’action directe », mais sur une échelle beaucoup plus vaste, car elles relient des individus qui ne se connaissent pas. Facebook, twitter et les smartphones diffusent des messages immédiats (SMS) en remplaçant ainsi la correspondance écrite, notamment les tracts et la presse militante qui étaient jusqu’ici les principaux moyens dont disposaient les organisations pour coordonner l’action collective ; l’instantanéité des échanges restituant en partie la spontanéité des interactions en face à face d’autrefois.
Toutefois les réseau sociaux, à eux seuls, n’auraient jamais pu donner une telle ampleur au mouvement des gilets jaunes. Les journalistes mettent constamment en avant ces « réseaux sociaux » pour masquer le rôle qu’ils jouent eux-mêmes dans la construction de l’action publique. Plus précisément, c’est la complémentarité entre les réseaux sociaux et les chaînes d’information continue qui ont donné à ce mouvement sa dimension d’emblée nationale. Sa popularisation résulte en grande partie de l’intense « propagande » orchestrée par les grands médias dans les jours précédents. Parti de la base, diffusé d’abord au sein de petits réseaux via facebook, l’événement a été immédiatement pris en charge par les grands médias qui ont annoncé son importance avant même qu’il ne se produise. La journée d’action du 17 novembre a été suivie par les chaînes d’information continue dès son commencement, minute par minute, « en direct » (terme qui est devenu désormais un équivalent de communication à distance d’événements en train de se produire). Les journalistes qui incarnent aujourd’hui au plus haut point le populisme (au sens vrai du terme) comme Eric Brunet qui sévit à la fois sur BFM-TV et sur RMC, n’ont pas hésité à endosser publiquement un gilet jaune, se transformant ainsi en porte-parole auto-désigné du peuple en lutte. Voilà pourquoi la chaîne a présenté ce conflit social comme un « mouvement inédit de la majorité silencieuse ».
Une étude qui comparerait la façon dont les médias ont traité la lutte des cheminots au printemps dernier et celle des gilets jaunes serait très instructive. Aucune des journées d’action des cheminots n’a été suivie de façon continue et les téléspectateurs ont été abreuvés de témoignages d’usagers en colère contre les grévistes, alors qu’on a très peu entendu les automobilistes en colère contre les bloqueurs.
Je suis convaincu que le traitement médiatique du mouvement des gilets jaunes illustre l’une des facettes de la nouvelle forme de démocratie dans laquelle nous sommes entrés et que Bernard Manin appelle la « démocratie du public » (cf son livre Principe du gouvernement représentatif, 1995). De même que les électeurs se prononcent en fonction de l’offre politique du moment – et de moins en moins par fidélité à un parti politique – de même les mouvements sociaux éclatent aujourd’hui en fonction d’une conjoncture et d’une actualité précises. Avec le recul du temps, on s’apercevra peut-être que l’ère des partis et des syndicats a correspondu à une période limitée de notre histoire, l’époque où les liens à distance étaient matérialisés par la communication écrite. Avant la Révolution française, un nombre incroyable de révoltes populaires ont éclaté dans le royaume de France, mais elles étaient toujours localisées, car le mode de liaison qui permettait de coordonner l’action des individus en lutte reposait sur des liens directs : la parole, l’interconnaissance, etc.
...
L’une des questions que personne n’a encore posée à propos des gilets jaunes est celle-ci : pourquoi des chaînes privées dont le capital appartient à une poignée de milliardaires sont-elles amenées aujourd’hui à encourager ce genre de mouvement populaire ? La comparaison avec les siècles précédents aboutit à une conclusion évidente. Nous vivons dans un monde beaucoup plus pacifique qu’autrefois. Même si la journée des gilets jaunes a fait des victimes, celles-ci n’ont pas été fusillées par les forces de l’ordre. C’est le résultat des accidents causés par les conflits qui ont opposé le peuple bloqueur et le peuple bloqué.
Cette pacification des relations de pouvoir permet aux médias dominants d’utiliser sans risque le registre de la violence pour mobiliser les émotions de leur public car la raison principale de leur soutien au mouvement n’est pas politique mais économique : générer de l’audience en montrant un spectacle.
...
Au-delà de ces enjeux économiques, la classe dominante a évidemment intérêt à privilégier un mouvement présenté comme hostile aux syndicats et aux partis. Ce rejet existe en effet chez les gilets jaunes. Même si ce n’est sans doute pas voulu, le choix de la couleur jaune pour symboliser le mouvement (à la place du rouge) et de la Marseillaise (à la place de l’Internationale) rappelle malheureusement la tradition des « jaunes », terme qui a désigné pendant longtemps les syndicats à la solde du patronat. Toutefois, on peut aussi inscrire ce refus de la « récupération » politique dans le prolongement des combats que les classes populaires ont menés, depuis la Révolution française, pour défendre une conception de la citoyenneté fondée sur l’action directe. Les gilets jaunes qui bloquent les routes en refusant toute forme de récupération des partis politiques assument aussi confusément la tradition des Sans-culottes en 1792-93, des citoyens-combattants de février 1848, des Communards de 1870-71 et des anarcho-syndicalistes de la Belle Epoque.
C’est toujours la mise en œuvre de cette citoyenneté populaire qui a permis l’irruption dans l’espace public de porte-parole qui était socialement destinés à rester dans l’ombre. Le mouvement des gilets jaunes a fait émerger un grand nombre de porte-parole de ce type. Ce qui frappe, c’est la diversité de leur profil et notamment le grand nombre de femmes, alors qu’auparavant la fonction de porte-parole était le plus souvent réservée aux hommes. La facilité avec laquelle ces leaders populaires s’expriment aujourd’hui devant les caméras est une conséquence d’une double démocratisation : l’élévation du niveau scolaire et la pénétration des techniques de communication audio-visuelle dans toutes les couches de la société. Cette compétence est complètement niée par les élites aujourd’hui ; ce qui renforce le sentiment de « mépris » au sein du peuple. Alors que les ouvriers représentent encore 20% de la population active, aucun d’entre eux n’est présent aujourd’hui à la Chambre des députés. Il faut avoir en tête cette discrimination massive pour comprendre l’ampleur du rejet populaire de la politique politicienne.
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Le 10 décembre 2018, l'Assemblée nationale débattait du projet d'accord sur le Brexit, c'est à dire la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un accord qui pourrait, à terme, être le pire accord de libre-échange que signerait la France. Il a aussi évoqué les sujets qui restent en suspens, notamment sur les questions militaires. Le président du groupe «La France insoumise» a également proposé de nouveau que se tienne une conférence européenne des frontières alors que le Brexit rétablirait, précisément, une frontière entre l'Irlande du Nord et l'Irlande. Enfin, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé l'Europe de la compétition voulue par le gouvernement CDU-CSU de l'Allemagne, qui menace l'idée européenne et la paix.
Catégorie Actualités et politique - 615 commentaires
Le Président a parlé. Il pense qu’une distribution de monnaie peut calmer l’insurrection citoyenne qui a éclaté. C’est à ceux qui sont dans l’action de dire si cela leur convient.
Pour notre part, comme parlementaires insoumis, voici ce que nous voyons :
Premier point
Une partie considérable de la population n’est concernée par aucune des mesures de Macron.
Les chômeurs et, parmi eux, surtout les 50% de chomeurs non indemnisés.
Les salariés à temps partiel et surtout 80 % d’eux, les femmes, qui sont, de surcroit, moins payées que les hommes, à travail égal.
Les retraités qui touchent plus de 2000 euros restent assujettis à l’augmentation de la CSG. La désindexation des pensions de retraites sur le coût de la vie est maintenue.
Les fonctionnaires ne sont pas pris en compte.
Deuxième point
Toutes les mesures décidées seront payées par les contribuables et les assurés sociaux. Aucune par les riches ni les profits.
L’exonération des heures supplémentaires sera payée soit par la sécu soit par l’État.
L’augmentation de la prime d’activité sera payée par les contribuables.
La suppression de la taxe d’habitation sera payée par l’impôt sur le revenu.
L’augmentation du smic sera payé par l’impot.
Troisième point
Les actionnaires sont bien protégé.
La prime exceptionnelle versée par les entreprises n’est pas obligatoire. Mais elle est défiscalisé ce qui est un effet d’aubaine là où elle existait déjà.
L’ISF n’est pas rétabli.
Le CICE est maintenu.
Quatrième point
Aucune des revendications pour davantage de démocratie participative ne reçoit de réponse.
Cinquième point
Le budget est désorganisé.
Au total il s’agit de trouver plus de dix milliards supplémentaires dans le budget de l’État. Le projet de loi de finances est donc totalement désarticulé. Le Premier ministre a déjà annoncé que cela se paierait par des économies supplémentaires c’est-à-dire par des services publics de moins.
Il faut choisir. Faut-il continuer la politique qui compte sur le ruissellement des riches vers les autres ou bien mettre en place un budget en faveur des besoins connus du peuple et de l’investissement écologique ?
Du 25 au 30 décembre 1920, les socialistes français réunis à Tours débattent de l’adhésion de leur parti à la Troisième Internationale, créée à Moscou en 1919. Ce congrès aboutit à une scission, qui conduira à la création du Parti communiste français. Entretien avec Julien Chuzeville, auteur du livre Un court moment révolutionnaire, la création du parti communiste en France (1915-1924).
Le congrès se déroule dans un contexte qui est favorable aux courants révolutionnaires internationalistes. Il y a d’abord, en Europe et dans le monde, diverses tentatives révolutionnaires : les militants citent à l’époque la Russie, l’Allemagne, la Hongrie, etc. Ils peuvent légitimement penser que la révolution mondiale a commencé.