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Elle a été le visage de la lutte des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles, une figure de proue de la mobilisation sociale, avant de devenir députée de la République. Aujourd'hui, Rachel Keke est de retour au cœur de l'actualité, mais pas sur les bancs de l'Assemblée. Après la fin de son mandat, elle a retrouvé son employeur, le groupe STN, et c'est désormais devant le Conseil de prud'hommes qu'elle se bat. Mutation à 40 kilomètres de chez elle, sanction ou simple réorganisation ? Rachel Keke nous explique pourquoi, après avoir porté la voix des travailleurs à l'Assemblée, elle doit, aujourd’hui, mener sa propre bataille pour le respect et la dignité.
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Publié originellement 02/05/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée LangueFrançais
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Le problème
Lettre ouverte de citoyens et victimes charentais à l'intention de madame la députée Sandra Marsaud, suite à ses positions publiques concernant la proposition de loi Duplomb 2.
(Cette lettre ouverte sera diffusée à la presse)
Madame la députée,
Le 11 février dernier, lors du débat consacré à la loi Duplomb 2 à l’Assemblée nationale, vous avez déploré « un climat de défiance généralisé où l’émotion et la désinformation prennent le pas sur la raison et l’intérêt général » (1). Ces propos sont doublement inacceptables.
Sur la forme, ils font injure aux plus de deux millions de Français qui ont signé la pétition demandant le retrait de la loi Duplomb 1, dont certains font partie de vos administrés (2). Vous laissez entendre que le jugement de ces personnes est altéré et qu’elles ne sont pas capables de se faire une opinion par elles-mêmes au vu des différents éléments portés à leur connaissance. C’est avoir une bien piètre opinion de vos concitoyens, qui plus est de la part d’une élue.
Sur le fond, votre position balaie d’un revers de manche les conclusions d’études scientifiques et les alertes lancées par des personnes dont la compétence ne saurait être mise en cause. Vous êtes pourtant bien placée, en tant que députée d’une circonscription agricole, pour savoir que certaines pratiques de culture ont des effets mortifères sur la santé des riverains et sur l’environnement. Consciente des dangers, une partie du monde agricole est d’ailleurs mobilisée contre la proposition de loi Duplomb 2.
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22 sociétés savantes médicales, le Conseil national de l’ordre des médecins, l’Alerte médicale sur les pesticides et les perturbateurs endocriniens (AMLP), des chercheurs du CNRS et de l’Inserm, ainsi que 1300 médecins et scientifiques français au travers d'une lettre ouverte (4), s'étaient ouvertement opposés à la loi Duplomb quelques mois plus tôt, en dénonçant de manière générale l'impact des pesticides sur la santé humaine.
Quel intérêt les médecins auraient-ils à signaler la fréquence anormalement accrue de cas de cancer constatée lors de leurs consultations ? Ces professionnels de santé n’ont à satisfaire aucun électorat.
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augmentation significative : 1/des cancers du sein, de la prostate, du pancréas, des cancers du sang tels que les lymphomes, de leucémies ou encore de myélomes ; 2/ de maladies neurologiques telles que les maladies de Parkinson, les démences, ou encore des troubles de la reproduction (infertilité, endométrioses, …). ; 3/ chez les enfants, des leucémies et des lymphomes, mais aussi des troubles du neurodéveloppement tels que des troubles du spectre autistique ou les troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
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A admettre que le doute subsiste, il devrait suffire à écarter la loi Duplomb. Les enjeux de santé publique doivent primer sur toute autre considération. Ils ont d’ailleurs aussi leur coût, si l’on veut s’en tenir cyniquement aux seuls aspects économiques.
C’est en tant que citoyens, en tant qu’électeurs charentais, que nous resterons particulièrement attentifs à vos prises de position sur ces questions, non seulement lors des prochaines discussions autour des textes de Monsieur Duplomb mais également sur tout autre sujet rejoignant les mêmes problématiques.
Sources:
1) https://vert.eco/articles/ce-nest-que-la-partie-emergee-dun-immense-scandale-le-debat-sur-la-petition-contre-la-loi-duplomb-electrise-lassemblee-nationale
2) https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/07/28/la-petition-contre-la-loi-duplomb-depasse-les-deux-millions-de-signatures_6624818_3244.html
3) https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/02/11/loi-duplomb-un-rapport-sur-les-substituts-aux-neonicotinoides-suscite-une-controverse-au-sein-de-l-inrae_6666330_3244.html
4) https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/05/05/pesticides-les-agriculteurs-les-riverains-et-les-citoyens-ne-veulent-plus-servir-de-cobayes-alertent-1-200-medecins-et-scientifiques_6603228_3244.html
5) https://www.inserm.fr/expertise-collective/pesticides-et-sante-nouvelles-donnees-2021/
Les premiers signataires de cette lettre ouverte :
1) A titre individuel :
Nicole Ausou, citoyenne charentaise et victime. Joëlle Bon, citoyenne charentaise. Amélie Brunet, citoyenne charentaise et proche de victime. Frédérique Cauvin-Doumic, citoyenne charentaise et victime. Yves Couturier, Membre du collectif Vigilance OGM et pesticides 16. Karen Dubois, citoyenne charentaise. Jean-Claude Caraire, citoyen charentais. Isabelle Fouquay, citoyenne charentaise. Laurent Freboeuf, citoyen charentais. Marie Gilg Soit Ilg, citoyenne charentaise. Marie-Line Kasmi Giraud, citoyenne charentaise. Viviane Godineau, citoyenne charentaise. Julien Grandguillot, citoyen charentais. Jean-Jacques Lagleyse, citoyen charentais. Laurence Levy, citoyenne charentaise, victime et proche de victime. Evelyne Martin, citoyenne charentaise. Jackie Merzeau, citoyenne charentaise. Laurie Merigeaud, citoyenne charentaise, proche de victimes. Virginie Moulia-Pelat, citoyenne charentaise, proche de victime. Eugénie Ormsby, citoyenne charentaise. Danielle Paparatti, citoyenne charentaise et proche de victime. Clémence Petit, citoyenne charentaise. Céleste Rafin, citoyenne charentaise. Alain Simard, citoyen charentais. Marie-Jeanne Vian, citoyenne charentaise. Amanda Speed, citoyenne charentaise.
2) A titre associatif et syndical:
Carole Ballu, paysanne et porte parole de la Confédération paysanne de Charente. Louis-Adrien Delarue, médecin porte-parole Charente de Alerte Médicale sur les Pestides et les Perturbateurs endocriniens (AMLP)
Connu / TG le 24/07/25 à 20:40
08.07.2025
Après le Sénat, l'Assemblée nationale vient d'adopter définitivement la proposition de loi Duplomb contre l'avis d'une grande partie du monde agricole et de la société civile. Ce texte entérine des régressions agricoles, sanitaires et écologiques d'une très grande gravité, taillées sur mesure pour l'agro-industrie et portées par les dirigeants de la FNSEA, déconnectés de leur base.
Favoriser l'agrandissement des exploitations destinées à la production animale industrielle, l'accaparement de l'eau par la construction de méga-bassines et réintroduire l'acétamipride sont une fuite en avant mortifère et de très court-terme. Les enjeux sont tout autre : garantir un revenu paysan par la mise en place de prix minimums garantis et l'installation de fermes partout sur le territoire.
Or, la coalition « centristes, LR, macronistes et RN » refuse de s'attaquer à cette question du revenu agricole et affaiblit les outils de la transition agro-écologique comme jamais, alors que plus de 80% des agriculteur·rices y sont favorables.
Chaque parlementaire devra donc assumer son vote en faveur d'un texte déconnecté des préoccupations de la majorité des paysan·nes qui subissent de plus en plus violemment la succession de crises sanitaires et climatiques.
Contacts :
Thomas GIBERT - porte-parole national - tél: 06 65 24 66 44
Fanny MÉTRAT - porte-parole nationale - tél: 06 16 60 25 03
Caroline NUGUES - Chargée de communication - tél: 06 95 29 80 78
Connu / AP le 12/07/25
Vendredi 30 mai 2025, trois agriculteurs de la Confédération paysanne ont été convoqués
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Connu / TG le 4/06/25 à 4:55
Connu / mel BNM16
Published: 26 avril 2025 (2 semaines ago)
Category : Communiqués
Communiqué de presse :
Depuis quelques semaines, des travaux sont en cours sur les deux bassines de Vivonne qui sont en friche depuis 2005 afin d’y installer des parcs photovoltaïques.
La Confédération Paysanne de la Vienne tient à rappeler que la construction de bassines engendre la destruction de terres agricoles, ici c’est plus de 13 hectares de terre qui ont été détruits pour construire deux cratères qui, de plus, n’ont jamais pu être utilisés.
Nous tenons aussi à rappeler que c’est bien la chambre d’agriculture de la Vienne, donc l’ensemble des agriculteurs et des propriétaires de terres agricoles qui ont financé l’ensemble de ce sinistre soit plus de 1 500 000 € aux alentours des années 2010.
Les irrigants qui souhaitaient bénéficier de ces ouvrages ont engagé, à leur profit, la chambre d’agriculture dans la maîtrise d’ouvrage, tâche qui était bien au-delà de ses capacités. Ils ont ensuite fait supporter l’ensemble du coût du sinistre à la chambre d’agriculture.
L’ASA du Clain Moyen, structure porteuse du projet, et les entreprises qui ont réalisé les travaux avaient pourtant eux aussi de grosses responsabilités dans ce fiasco.
Nous rappelons aussi :
– Que le stockage de tels volumes d’eau dans les bassines comporte des risques qui sont souvent négligés.
– Que différentes études consécutives à cet accident ont conclu que les deux bassines n’étaient pas réparables et qu’il était trop risqué de construire ce type d’ouvrage dans des sols karstiques. Hors l’ensemble du bassin du Clain est en zone karstique et de nombreuses bassines y sont encore en projet.
Tous les projets de construction soumis à autorisation, comme les bassines, sont soumis à l’obligation de remise en état du terrain à la fin de leur usage. Or ici l’autorisation des deux parcs photovoltaïques dispense les propriétaires des bassines d’une coûteuse remise en état du terrain. L’artificialisation des terres agricoles est malheureusement le plus souvent irréversible.
Le photovoltaïque au sol permet une rente foncière importante or ici ce sont bien les propriétaires du terrain qui vont en bénéficier et rien ne reviendra à la chambre d’agriculture alors que c’est elle qui a injustement supporté le sinistre.
Contacts :
Pierre Jean Clerc : 06 15 40 09 67
Nicolas Fortin : 06 85 65 75 92
Courriel : confederationpaysanne86@gmail.com
Connu + mis à jour par le dernier communiqué de presse de la CP / https://mcinformactions.net/la-confederation-paysanne-remporte-deux-chambres-d-agriculture-et-est-le-1er initialement https://confederationpaysanne.fr/rp_article.php?id=15447
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#agriculture #ConfederationPaysanne SYNDICATS
Article mis en ligne le 10.02.2025
La Confédération paysanne fait mieux que résister en gagnant du terrain, dans un contexte de crise agricole, politique et médiatique, marqué par le populisme et les idées d’extrême droite. Selon les dernières estimations, la Confédération paysanne consolide son score au niveau national autour de 20,67% contre 20,04% en 2019. Un·e paysan·ne sur cinq considère bien que la Confédération paysanne est la véritable alternative au modèle agricole qui fait disparaître les paysan·nes.
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taux de participation encore trop faible, accentué par la très mauvaise organisation du scrutin par le Ministère de l’agriculture qui a empêché des paysan·nes d’exercer leur droit de vote. Ce désengagement pour garantir la bonne tenue des élections témoigne d’un mépris pour la démocratie au sein du monde agricole.
A l’issue du dépouillement de 90 des 92 scrutins aux chambres d’agriculture, la Confédération paysanne remporte le collège 1 en Ardèche et en Guyane. Ces deux présidences s’ajoutent à celle de Mayotte, en attendant le scrutin reporté d’un an à cause du cyclone Chido.
La Confédération paysanne est le premier syndicat agricole dans 15 départements* : Martinique, La Réunion, Guyane, Mayotte, Ardèche, Ariège, Alpes-de-Haute-Provence, Jura, Pyrénées-Orientales, Pyrénées-Atlantiques, Drôme, Isère, Rhône, Mayenne, Loire-Atlantique.
Elle gagne en nombre d’élu·esdans les chambres d’agriculture, atteignant aujourd’hui 182 élu·es dans le collège 1 des chef·fes d’exploitation, contre 176 en 2019.
On observe plusieurs dynamiques de progression notable
On observe plusieurs dynamiques de progression notable : dans les DROM, en Rhône-Alpes, dans les Pyrénées et en PACA. En Bretagne et dans les Pays-de-la-Loire, la Confédération paysanne progresse. Partout ailleurs, les équipes ont mené admirablement campagne en portant haut et fort les valeurs de l’agriculture paysanne.
Autre bonne nouvelle du scrutin, la Confédération paysanne gagne la représentativité en Ile-de-France, dans l’Allier et dans le Lot-et-Garonne. Passer la barre des 10% permet en effet de siéger dans toutes les instances agricoles.
La progression de la Coordination rurale s’est faite en prenant des voix à la FNSEA, sans proposition concrète. Elle a instrumentalisé la colère et la détresse en créant des bouc-émissaires, dans la lignée de la notion d’agribashing montée de toutes pièces par la FNSEA. Le projet de ces deux syndicats perpétue en fait le système agro-industriel et libéral, au détriment des paysan·nes et de l’intérêt général.
Ces élections actent aussi un recul de l’hégémonie du duo FNSEA-JA. Ces résultats doivent enfin permettre le respect du pluralisme syndical à tous les échelons.
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Greenpeace Bordeaux a reposté
J-F Julliard @jfjulliard · 27 juin
Ensemble nous avons dénoncé la vision du monde dangereuse de l'extrême droite et appelé à une société ouverte, tolérante, juste et solidaire.
Pour défendre nos libertés.
Citation
Mediapart @Mediapart · 27 juin
Liberté de se mobiliser | République
L’intervention commune d'@attac_fr, @greenpeacefr, @oxfamfrance, @amisdelaterre et @ConfPaysanne
Suivez l'événement en direct 👉 https://l.mediapart.fr/zvx
A Ruffec, le siège de la Scachap par la Conf’ va se poursuivre toute la nuit
Une poignée d’agriculteurs et des tracteurs. La Confédération paysanne bloque la Scachap depuis ce jeudi matin. Pour réclamer des prix justes et la reconnaissance du travail. Bon, ben on va ...
Connu / TG le 1/02/24 à 21:19
En Lozère, c'était ce lundi la première manifestation de la Confédération Paysanne. "C'est quand même un peu paradoxal et presque ridicule que des gens qui ont du gros capital, et des gros tracteurs à 150 000 Euros qu'ils changent tous les deux ans... viennent pleurer qu'ils n'ont pas d'argent".
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Connu / TG le 30/01/24 à 8:41
Connu / TG le 25/01/24 à 23:35
Cause commune avec le mouvement des agriculteurs - 25.01.2024 / Melenchon.fr
La mobilisation actuelle des agriculteurs me vaut des questions posées en mode privé par de nombreux amis dans l’expectative.
Il est frappant de voir de quel soutien bénéficie le mouvement dans l’opinion. Mais la récupération de la parole publique sur les chaines d’info, pour réclamer « moins de normes » en agriculture crée du doute chez mes interlocuteurs. Car souvent, ils expriment à leur manière la demande inverse, par exemple contre la diffusion de l’empoisonnement par le glyphosate et les autres pesticides. Sans oublier la dernière décision de l’Union européenne « libérant » de toute contrainte la propagation des OGM. Bref l’opinion générale a bien intégré les exigences écologiques qui s’imposent de façon vitale à notre époque. Mais à mon avis c’est justement sur ce point que se trouve actuellement l’opportunité politique la plus grande avec le mouvement paysan contrairement à la crainte qui peut s’exprimer.
Commençons par le plus simple. Les agriculteurs demandent à être payés suffisamment pour vivre dignement de leur travail. Comment le monde salarial pourrait-il contester une telle revendication ? Ne formule-t-il pas exactement la même pour lui ? Plus de 8 français sur 10 partagent ce ras-le-bol d’un monde où tout augmente, de l’essence à l’électricité, sauf les salaires. Le mouvement actuel contribue donc directement à la diffusion de l’exigence du juste partage qui est à la racine de la pensée insoumise en économie.
Il faut bien comprendre qu’une telle aspiration ne se résume pas à une question de survie. Elle touche plus profond. C’est l’exigence de reprendre le contrôle sur son existence. La misère, l’impasse économique sont vécues à juste titre comme des confiscation de soi, des soumissions à des contraintes injustes imposées de force. Ici est en jeu un fondamental des processus de révolutions citoyennes partout dans le monde. Le mouvement des gilets jaunes avait la même racine : reprendre le contrôle de son existence. Revendication moderne s’il en est.
Mais cela n’est pas la seule conjonction à observer. Il y a des raisons très profondes de soutenir et même de prendre appui sur le mouvement paysan pour porter et faire avancer très loin des objectifs généraux de grande portée en matière d’idéal de société. Nous sommes dans l’ère des mouvements opposés aux aspects fondamentaux du libéralisme. Au-delà des apparences il faut savoir le discerner pour construire du futur collectiviste. Le libre-échange, la « concurrence libre et non faussée », le marché en tout et pour tout sont ici mis en cause de plein fouet avec les mots simples de la vie quotidienne d’un double point de vue autant écologique que social. Les deux dimensions fusionnent en un processus unique dans cette mobilisation au-delà des mots, des postures, des modes d’action.
Les campagnes se vident à force de maltraitances sociales contre la partie la plus menacée du monde agricole soumis délibérément à la concurrence sauvage du marché mondial pour ses productions. La population totale des agriculteurs a été réduite à quatre cent mille personnes, 1,5 % de la population active…. Ce nombre s’interprète mieux par comparaison du nombre des autres catégories de population, quand on est dans un pays qui compte par exemple trois millions d’étudiants. Le retour à une agriculture vivrière, produisant les fruits et légumes dont nous avons besoin (pour ne citer que cela), est une urgence. La relocalisation de ces productions de fruits et légumes est le moyen essentiel d’une politique d’exigence sanitaire. Mais aussi une question de souveraineté et de sécurité des approvisionnements. Car en période de risque de guerre généralisée et de coupure des chaînes d’approvisionnement mondialisées (on l’a vu pendant l’épidémie de Covid-19) notre sécurité collective passe aussi par notre souveraineté alimentaire. Cela nécessite une classe agricole assez expérimentée et nombreuse pour être capable de porter cette bifurcation de la production. Liquider le monde paysan actuel comme le font les politiques européennes néolibérales est un contre sens.
Pourtant la politique néolibérale en cours y conduit directement. Le lobby agro-industriel n’y voit que des avantages. La libre disposition d’espaces arables immenses dédiés aux productions vers le marché mondial et complètement intégrée au commerce et la finance mondiale est la « révolution verte » dont le lobby agroalimentaire a besoin. L’Union européenne y travaille sans trêve. Ce n’est donc pas un hasard si le mouvement paysan est en cours sur tout le territoire de l’Union. Les gouvernements français ont laissé faire comme ils l’ont déjà fait pour l’industrie. Parce que cela coïncide avec les intérêts de la finance qui domine tous les secteurs d’activité aujourd’hui.
L’Union européenne aggrave volontairement la situation. Elle prépare une catastrophe supplémentaire avec l’adhésion prévue de l’Ukraine à l’Union européenne. Nous y sommes déjà opposés pour protéger les salariés de nos pays. En effet ils seraient soumis à une compétition salariale insupportable quand on sait que le SMIC ukrainien est de moins de 150 euros mensuels. Il en irait de même aussi brutalement dans l’agriculture. Les coûts de production sont déjà trois à cinq fois moindre qu’ici. On a déjà une assez ample expérience des résultats de ce contraste. Le miel de là-bas sort à 3,50 euros, contre 6 euros en France. On consomme donc davantage de miel importé que de miel des terroirs locaux. L’apiculture en déroute vide la population active des zones qu’elle anime. Depuis l’ouverture du marché à leur volaille, la consommation de celle-ci a été multipliée par cinq en France, au détriment des productions locales. Avec le système actuel de la politique agricole commune l’Ukraine absorberait une énorme part des subventions agricoles européennes pourtant financées d’abord par la France.
Le fléau de la politique libérale européenne rapproche donc de fait dans un combat commun possible, salariés des villes et des champs. Une convergence tout à fait décisive est possible entre les deux non seulement dans la situation présente mais dans des revendications communes sur le fond du projet de société. Le libéralisme n’a aucune réponse positive possible face à la demande des agriculteurs. Au contraire. La logique du libre-échange promet de nouvelles concurrences, et donc de nouvelles baisses des rémunérations.
À l’inverse, seule la politique de désobéissance européenne prônée par les Insoumis ouvre une issue. Dommage que les partis de centre gauche de la NUPES y aient renoncé et brisé l’union pour cela. Ils l’avaient pourtant adoptée dans le programme partagé de l’Union populaire. Il faut comprendre l’ampleur de cette idée. Elle crée un contexte. Cela commence déjà par le changement des objectifs de production agricole. Pour nous la production vivrière doit avoir la priorité. Je viens de le rappeler. Mais cet objectif ne peut pas être dissocié des mesures qui l’accompagnent nécessairement. Je parle ici de la « clause de sauvegarde sanitaire » mise en avant dans nos rangs par Aurélie Trouvé députée insoumise ingénieure agronome. La relocalisation de l’agriculture vivrière est le premier moyen dont nous disposons pour pratiquer une politique intense de prévention sanitaire contre la marée de pesticides, et des autres raisons de dégradation de la santé des populations. Aucune marchandise agricole ne pourrait être vendue en France si elle n’est pas conforme aux normes sanitaires que fixerait notre pays.
Ainsi, on voit que la lutte « contre les normes » portée par l’agrobusiness libéral serait le contraire de ce qu’il faut faire. Sans norme sanitaire, pas de protectionnisme sanitaire possible. Et surtout ce protectionnisme sanitaire ne pourrait plus s’adosser sur les normes et règles internationales qui le rendent possible et légal. Les agriculteurs se tireraient une balle dans le pied s’ils suivaient les revendications des libéraux en agriculture. Cela les conduirait au contraire de leurs objectifs. Et ils se couperaient de surcroit du monde des familles qui ne veulent plus subir la loi des consommations actuellement imposées par l’agroalimentaire. Le principal dirigeant du syndicalisme agricole dominant étant lui-même un dirigeant de l’agroalimentaire, il illustre certes l’évolution constante depuis des années des élites dirigeantes du monde agricole. Sur ce point, dans une autre profession, on parlerait de conflit d’intérêts. Car l’agro-alimentaire a une responsabilité non négligeable dans la détresse actuelle des agriculteurs. Cette industrie a augmenté de plus de 50 % ses marges de profit. Elle porte la responsabilité quasi-totale de l’inflation sans cause du prix de l’alimentation. Et cela se paie sans discussion possible à un bout de la chaîne sur le dos des producteurs, et à l’autre bout sur celui des consommateurs.
Ce lien qui unit la politique agricole des Insoumis et les revendications du monde paysan, a été magnifiquement établi par la proposition de loi défendue par Manuel Bompard, député insoumis des Bouches-du-Rhône et coordinateur de notre Mouvement. Il avait fait adopter avec le groupe parlementaire insoumis à la majorité de l’Assemblée nationale deux mesures directement impliquées dans le dénouement possible de la crise actuelle. C’est le blocage des marges de profit de l’agroalimentaire, d’une part, et la fixation de prix planchers pour les produits agricoles, d’autre part. La majorité obtenue sur ce plan en novembre au cours de notre niche parlementaire était un événement dont nous avons beaucoup parlé à l’époque. Comme on le sait pour finir, il a manqué six voix pour le vote final de cette loi. Les macronistes et LR avaient remobilisé leurs députés pour voter contre nous. Mais l’absence des leaders de la « gauche d’avant », comme Fabien Roussel du PCF, par exemple, avait permis à cette manœuvre d’aboutir.
Dans la lutte actuelle la Confédération paysanne joue un rôle positif ou elle cherche à faire le lien entre les revendications écologiques et sociales. On voit alors comment une bataille de cause commune est possible unifiant la population. A l’inverse du corporatisme affiché par le syndicat dominant qui ne tient aucun compte des demandes de la société dans son ensemble en réclamant l’abolition des normes anti-pesticides ou des restrictions des gaspillages de l’eau, ou l’extension des zones d’épandage de produits contestés par exemple. Mais si l’on met de côté ces demandes qui ne font nullement l’unanimité, on peut dire que du point de vue des objectifs comme du point de vue des moyens gouvernementaux pour régler les problèmes, il peut n’y avoir aucune contradiction entre les revendications du mouvement social agricole actuel et notre programme écologique et social. La question d’actualité posée au gouvernement par Mathilde Hignet député insoumise en a fait la démonstration. Dans ces conditions, le moment est donc bien celui où faire cause commune avec le mouvement des agriculteurs et construire une convergence citoyenne.
Ensuite, le mouvement agricole a permis de faire une démonstration politique de masse. On se souvient des accusations « d’écoterrorisme » contre les militants et la tentative de dissolution des « Soulèvements de la terre » à propos des bassines ! Ici, rien de semblable. Le gouvernement, les médias, les chroniqueurs ne pipent mot. Donc le mouvement des agriculteurs a fait reculer les appels à la violence policière et judiciaire habituels du pouvoir macroniste comme on les avait constatés face aux Gilets jaunes et aux révoltes urbaines. Tout le monde voit des autoroutes bloquées, un bâtiment public explosé, des voies de chemin de fer comme l’accès à une centrale nucléaire bloqués, des arbres coupés. Ni les médias ni les responsables politiques « n’appellent au calme ». Ainsi la raison et le droit à la dignité des gens commencent à être prioritaires dans la parole publique pour régler une crise. Ou bien faudrait croire que les donneurs de leçons de morale d’hier, leurs leçons, la classe médiatique qui les a relayés sans limite et qui se tait à présent, est faite de manipulateurs sans vergogne. Faisons le pari de croire à leur bonne foi et à leur compréhension désormais de la vigoureuse stratégie de la conflictualité portée par les agriculteurs. D’ailleurs le pouvoir macroniste recommande publiquement « la plus extrême modération » à la police. Comment ne pas approuver cette consigne. Personne ne doit être abattu pour « refus d’obtempérer ». Pas d’œil crevé non plus, pas de comparution immédiate, pas de recommandations pour condamner à de la prison ferme. Comme je l’avais fait avec mes camarades à l’époque des révoltes urbaines, il faut faire triompher d’abord la justice sociale si l’on veut retrouver la concorde civile.
Nous allons voir à présent comment le Waouuuu super Premier ministre va faire face au problème grâce à son jeune âge et ses talents de communicants déjà mille fois célébrés par les médias enamourés. Macron ferait bien de se préparer à trouver une idée de « grand débat » supplémentaire ou des « chèques survie agricole » selon son inépuisable habitude des pratiques cosmétiques. Mais ce temps-là est passé, je crois bien. Et je m’en réjouis. Le pays regarde et réfléchit. Il finira par comprendre ce que veut dire le libéralisme, la concurrence « libre et non faussée », le libre échange sans règles sanitaires, l’élargissement sans fin de l’Union européenne et la financiarisation de l’agriculture : le chaos. Un ordre nouveau est à construire et il peut faire un avenir en commun pour notre pays.
Connue / https://twitter.com/JLMelenchon/status/1750483102814629917
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Jean-Luc Mélenchon @JLMelenchon
La CGT voit juste. La convergence est possible et nécessaire avec la lutte des agriculteurs. Un front écologique et social peut s'exprimer. Voir ma note de blog.
12:37 PM · 25 janv. 2024 · 97,4 k vues
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Après 450 kilomètres, après avoir sillonné cinq départements (Deux-Sèvres, Vienne, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret), le cortège des 700 cyclistes et des tracteurs a réussi à atteindre le siège de l’Agence de l’Eau, à Orléans.
Organisé par la Confédération paysanne, Bassines non Merci et les soulèvements de la terre, et parti de Sainte Soline, le convoi de l’eau exigeait un moratoire sur les bassines. Les militant.es dénonçaient ainsi « l’accaparement de l’eau » et son financement public.
Thierry Burlot, président du Comité de Bassin, s’est montré à l’écoute des revendications. Il a parlé de "camouflet" si des travaux démarraient... Or, le jour même des barrières étaient posées sur le site de la bassine de Priaires. Par ailleurs, M. Burlot n’est finalement pas venu s’exprimer devant les manifestants, comme il l’avait promis à la délégation.
Pendant ces discussions, à l’extérieur s’organisait un camp improvisé. Le convoi devait initialement s’installer à Bou, à quelques kilomètres d’Orléans. Mais faute d’avoir obtenu en amont l’assurance d’un rendez-vous avec Sophie Brocas, préfète du Loiret et présidente du conseil d’administration de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, le convoi a décidé de s’installer devant le siège de l’Agence de l’Eau... et d’exiger d’engager un dialogue avec les responsables politiques en charge du dossier. Finalement, la préfète acceptera d’ouvrir les grilles à la délégation, sous la pression de la rue. « On veut qu’il y ait un vrai dialogue et ce dialogue, pour nous, il passe par une condition, l’arrêt immédiat des chantiers en cours et surtout l’ouverture d’aucun chantier de nouvelles bassines », a rappelé Laurence Marandolo, porte-parole de la Confédération paysanne.
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France
La dissolution du mouvement écologiste était devenue une revendication du syndicat agricole. La FNSEA pointe désormais la participation de la Confédération paysanne aux actions des « SLT ».
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Connu / TG le 26/06/23 à 23:10
Le 22 novembre dernier, la FDSEA 53 et les Jeunes Agriculteurs de la Mayenne ont déposé et voté une motion en session de la Chambre d'agriculture ...
Connu / TG le 26/06/23 à 32:16
À l’occasion du congrès de la Confédération paysanne en Haute-Vienne ...
Connu / TG le 28/04/23 à 18:23
25,2 k abonnés - 62+ (183+ au 8/5/23) - 328 vues (2 782) - 12 commentaires(17)
Les fermes-usines, symbole de l’élevage industriel, repoussent les limites du possible. Ces énormes bâtiments qui entassent toujours plus d’animaux, et très souvent dans des conditions ignobles, sont aussi un fléau pour notre planète et notre santé.
Pourtant, une autre forme d’élevage est possible : adaptée à son territoire, qui respecte les limites planétaires, basée sur les pratiques de l’agroécologie et qui permet l’autonomie des paysans. Mais ce modèle est-il duplicable à grande échelle? Est-il possible de sortir de l’élevage industriel et nourrir le monde sans détruire la planète?
Nous sommes allés à la rencontre de paysans et paysannes et nous leur avons posé la question.
SOURCES
- Enquête Splann!, BRETAGNE : BOL D’AIR À L’AMMONIAC : https://splann.org/bretagne-bol-dair-a-lammoniac/
- Agroécologie et neutralité carbone en Europe à l'horizon 2050 : quels enjeux ?, Scénario Ten Years for Agro-Ecology : https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/etude/agroecologie-et-neutralite-carbone-en-europe-lhorizon-2050-quels
POUR ALLER PLUS LOIN
- Les algues vertes : https://www.greenpeace.fr/bretagne-les-algues-vertes-proliferent-letat-laisse-faire/
- Quelle est la position de Greenpeace sur l'élevage : https://www.greenpeace.fr/quelle-est-la-position-de-greenpeace-sur-lelevage/
00:00 : Intro
00:39 : L’échec de l’élevage industriel
02:55 : Un autre modèle…
05:10 : … pour nourrir le monde
07:07 : La question du prix
09:06 : Conclusion
Tr.: ...Nicolas Giraud, porte-parole de la COnfédération paysanne et éleveur laitier... Marie Schwab, associé gérant de la Ferme Ursule? en Vendée ... Mathieu Courgeau, Co-président du Collectif Nourrir et éleveur laitier ...
Connue / https://twitter.com/greenpeacefr/status/1652590656252936192