Éthanol, biodiesel ou EMVH, qu’appelle-t-on un agrocarburant ? Considérés comme une alternative aux carburants traditionnels, ils n’en restent pas moins controversés. Études, enquêtes, communiqués, nos experts vous éclairent.
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Ndlr : Ne semble pas apporter de nouveaux éléments :-(
vérifier ACT
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Hugo Clément dévoile la face cachée de la filière industrielle du biocarburant et du biogaz. Il rencontre des combattants qui se mobilisent partout en France pour davantage de régulation et pour que les méthaniseurs soient alimentés uniquement avec des déchets, et non plus avec des céréales spécialement cultivées ou des denrées consommables.
Alors que nous voulons arrêter d’acheter du gaz et du pétrole de Russie, et plus globalement de réduire notre recours aux énergies fossiles, je me suis demandé si les biocarburants pouvaient être la solution miracle. Sur le papier, ça paraît une excellente idée. C’est fabriqué en France et moins polluant que le pétrole à la sortie du pot d’échappement.
Je pensais donc que cette industrie « verte » nous ouvrirait ses portes à bras ouverts pour nous montrer leurs innovations plus écologiques les unes que les autres. Mais, à ma grande surprise, ils ont tous refusé de nous recevoir. Filmer la production de bioéthanol à partir de betteraves produites en France : impossible. Filmer la production de biodiesel à partir de colza ? Impossible aussi. Quant à la fabrication de carburant à base d’huiles usagées à La Mède, près de Marseille… pareil : nous n’avons pas pu entrer. Qu’ont-ils donc à cacher ?
Nous avons découvert que nous importons du colza du Canada et d’Australie et qu’il s’agit très souvent de colza transgénique : il est interdit d’en planter en France, mais il est possible de l’importer sous prétexte qu’on le transformera en biodiesel. Pour fabriquer nos carburants « verts », nous faisons même venir de l’huile de friture usagée des restaurants de Chine. Elles traversent la planète sur des bateaux-citernes, extrêmement polluants, de manière totalement opaque.
Nous avons également enquêté sur les méthaniseurs qui fleurissent un peu partout en France. Là aussi l’idée semble excellente : arriver à produire de l’énergie en récupérant le méthane issu de la bouse des vaches de nos élevages. Mais j’ai découvert les effets pervers de cette industrie. Les résidus de la maturation sont répandus comme engrais sur les champs, avec parfois des conséquences dramatiques sur l’eau potable. Beaucoup de vaches laitières ne sortent plus à l’air libre : elles restent toute leur vie dans des hangars pour que les éleveurs puissent récolter la totalité de leurs excréments, ce qui n’est pas possible dans une prairie. Certains agriculteurs font aussi pousser des céréales uniquement pour alimenter les méthaniseurs : on utilise donc une partie de nos terres agricoles pour produire de l’énergie et non pour nourrir les hommes, alors que le prix des matières premières atteint des sommets.
Cela nous concerne tous : quand on fait le plein, que ce soit du sans plomb ou du diesel, il y a forcément une part de biocarburant dans notre essence. J’ai rencontré des combattants qui se mobilisent partout en France. Ils réclament plus de régulation et veulent que les méthaniseurs ne soient alimentés qu’avec des déchets (et non plus des céréales spécialement cultivées ou des denrées consommables).
Un espoir se profile : en 2025, tous les Français auront une nouvelle poubelle chez eux, celle des déchets alimentaires, où l’on mettra les restes de légumes, de viande, de poisson, de coquilles d’œufs… Tout cela servira à produire du gaz en ayant un moindre impact sur l'environnement.
Dans ce format original mêlant enquête et découverte de nos écosystèmes les plus précieux, Hugo Clément nous emmène au plus près des femmes et des hommes qui se battent pour défendre la planète.
Présenté par Hugo Clément
Une production Winter Productions avec la participation de France Télévisions
Production : Régis Lamanna-Rodat & Hugo Clément
Rédaction en chef : Pierre Grange
Réalisation (2022) : Victor Peressetchensky
Tr.: ... Sébastien Almagro, professeur de biochimie, Marne ... 23 000 tonnes de betteraves, un camion toutes les 1mn 20 ! ... 3/4 transformées en sucre, 1/4 distillées ... Saipol à ROuen ... Christophe Noisette, confondateur de l'association INF'OGM ... COLZA MS8 GÈNE RF3 marqueur du colza transgénique mis au point par Bayer interdit à la culture en France ... Fabien Kay, resp communication SAIPOL ...38% du colza produit en France, le reste vient d'Allemagne, Ukraine, Australie, Canada (100% OGM) ... récupération des huiles usagées ... vols ... Jean-Louis Muscatelli, société M2JL ... Quatra, leader européen ... Catalin Paruschi, chauffeur ... une seule usine en Belgique ... transforme 250 000 l/jour ... Piet Van Pollaert, gérant de Quatra ... purifiée, homogénéisée ... raffinée à La mède ... Sylvain Angerand, association CANOPÉE ... AUTRES BATEAUX ex. graisse animale pour Total ... Wang Xiaotian, responsable du commerce international de SICHUAN JINSHANG ... économie circulaire en boucle courte, pas internationale ! ... /méthanisation Philippe Collin, agriculteur ... BvL ... plus de 2000 sur tout le territoire ... élever pour produire du fumier ... ex. Toul ... Blandine Vue, chercheuse, se bat pour préserver les campagnes contre l'industrialisation forcée ... Émilien Rogue, agriculteur ... vend son gaz à prix garanti alors que ce n'est pas le cas pour le lait de ses vaches ! ... la bouse plus rentable que le lait ... sègle et orge produit spécialement pour le méthaniseur ... maïs ... ensileuse ... jusqu'à 15% dans le méthaniseur mais en fait ya pas de contrôles ... une agriculture pour produire de l'énergie et pas nous nourrir ... rebuts de l'industrie alimentaire ... entre 60 et 150 tonnes / jour ... à Rarécourt, Meuse, 230 habitants ... bouteilles d'eau payées par la mairie ... Nathalie Coyard, Maire ... automne, eau polluée / épandages de digestats quand les plantes poussent uniquement ... catastrophe écologique ... déchets collectés localement ...
En bref — Énergie - Durée de lecture : 1 minute Clés : Énergie Agriculture
Des scientifiques de l’Institut de recherche de Potsdam (Allemagne) se sont penchés sur les conséquences de la production d’agrocarburants sur le changement climatique. Ces derniers sont plus émetteurs de CO2 que la combustion de carburants d’origine fossile, selon leur étude publiée dans la revue Nature Climate Change, le 26 juin. « Le défrichement lié à la production d’agrocarburants modernes entraîne des facteurs d’émission de CO2 qui sont plus élevés que ceux liés à la combustion de diesel fossile », souligne Florian Humpenöder, coauteur de l’étude, dans un communiqué. Solution : un contrôle strict de l’utilisation des terres, afin que la demande en agrocarburants ne pousse pas à défricher des forêts par exemple.
Les agrocarburants sont issus en majorité de cultures agricoles telles que le blé et le maïs, la betterave ou encore le soja, le tournesol et le colza. Ils nécessitent donc un accaparement important des sols, où les cultures intensives sont souvent couplées d’arrosage copieux en pesticides.
Pour remplacer l’ensemble des carburants fossiles par des agrocarburants, l’étude souligne que les terres agricoles disponibles actuellement ne suffiront pas. Il faudra inévitablement détruire des écosystèmes pour étendre les champs cultivés. Or, le changement d’utilisation des sols (une prairie transformée en culture par exemple) relâche massivement du CO2 dans l’atmosphère.
L’Ademe (Agence de la transition écologique) était d’ailleurs arrivée au même constant l’an dernier.
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Le rapport « Agrocarburants et Environnement » publié fin 2008 en France par le ministère de l’Écologie ... « Les agrocarburants se situent dans la zone des rendements les plus faibles, ils sont de fait limités par le rendement de la photosynthèse qui est très faible (< 1 %). La troisième génération, utilisant des algues, restera largement moins efficace que les solutions “électriques” quelles qu'elles soient
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Parc Grands Causses @pnr_gc Comment le @pnr_gc a fait de l’énergie bois et de sa filière un axe majeur de sa stratégie de transition écologique ?
Pour en savoir plus, inscrivez-vous aux 11 ème rencontres #tepos2021 Flèche vers la droite http://tepos2021.fr/inscriptions/
@assoCLER @ReseauTEPOS @Occitanie @enedis_pyr_N @dalkia
11:22 AM · 5 août 2021·- 2 Retweets 4 J'aime
@assoCLER et 4 autres personnes
Conférences, débats, retours d’expériences, ateliers, visites de site... On vous donne rendez-vous les 29, 30 septembre et 1 er octobre 2021 sur notre territoire pour les 11 ème rencontres #TEPOS2021
Découvrez la programmation → http://tepos2021.fr/programme-mercredi/
Julien Garrigue@Julien_Garrigue · 5 août En réponse à @pnr_gc @assoCLER et 4 autres personnes
Un parc Naturel qui fait de la promotion d'une technologie qui crame des arbres et forêts ?? On marche vraiment sur la tête !
Soyez moins naïf, le bois-énergie n'est plus de notre époque ! Il y a d'autres combustibles qui se renouvellent plus rapidement, ex: agro-combulstibles
0 - 1 - 0
Ndlr : sans doute agro-combustibles, avec plusieurs définitions :
https://www.energie-online.fr/bioenergie/produits/agrocombustible.htm
https://monprojet.labiomasseenwallonie.be/download/file/fid/2258
Sauvegardé, Demandé laquelle il cautionne
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https://twitter.com/Julien_Garrigue/status/1426549168114446336
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En réponse à @JulienDelalande @pnr_gc et 5 autres personnes
oui, désolé pour la faute de frappe. Ils sont de type : noyaux, rafles de maïs, paille de blé etc... Alors, certes, c'est un peu plus corrosif lors de la combustion mais le renouvellement des stocks (et le cycle CO2) est plus court : 1 an. Au lieu de 30 pour le bois
4:20 PM · 14 août 2021
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Je relance ATT
T&E's report analyses Oil World data for 2020 to assess current biofuels consumption and to evaluate the impact of the Renewable Energy Directive 10 years since it was introduced. It paints a sobering story of a policy that has driven up demand for cheap crop-based biodiesel leading to deforestation, habitat loss and greater CO2 emissions than the fossil diesel it replaces.
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Suren Rangaraju +32 (0) 465 14 29 08
https://twitter.com/ReveilEcolo/status/1413430337749803012
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Pour un réveil écologique @ReveilEcolo
Les biocarburants, vantés pour être une alternative aux énergies fossiles seraient la cause de la déforestation d’une zone grande comme les Pays-bas ces 10 dernières années !
On fait le point avec une nouvelle étude de @transenv
Revers de main avec index pointant vers le bas [1/20]
Image 11:30 AM · 9 juil. 2021·- 25 Retweets 3 Tweets cités 32 J'aime
Paradoxalement, l’étude suggère que les efforts visant à remplacer les carburants polluants comme le diesel par des biocarburants (soja, palme et autres huiles) augmentent les émissions de GES.
Les biocarburants, pas si bons pour la planète ? [2/20]
L'UE a pour objectif de couvrir environ 1/4 de ses besoins en énergie pour les transports d'ici à 2030 grâce à des sources renouvelables, dont les biocarburants.
En 2020, jusqu’à 5,1% des carburants utilisés provenaient d'agro-carburants d’origine agricole (1ère génération)
Pourtant, selon T&E qui a réalisé une analyse de cycle de vie complète des biocarburants de 1ère génération, en raison notamment de la déforestation, nous avons émis 80% de GES de plus avec des biocarburants depuis 2011 que si nous avions utilisé du pétrole fossile ! [4/20]
Si l’UE maintient ses politiques actuelles en matière de biocarburants, elle émettra 173 Mt supplémentaires de CO2eq d'ici à 2030, soit l'équivalent de 95 millions de voitures supplémentaires sur les routes en un an (soit aussi +75% qu’une scénario au pétrole) ! [5/20]
A qui la faute ?
Au changement d’usage des terres : des forêts tropicales sont converties en plantation d’huile de palme, de soja, détruisant la biodiversité (décimant par ailleurs les populations de certaines espèces comme les grands singes)... [6/20]
...et les puits de carbone naturel que sont les forêts. En effet, la plantation de palme est terriblement efficace et très rentable. [7/20]
Néanmoins, certains biocarburants n’ont d’ailleurs pas vraiment le vent en poupe : @TotalEnergies vient d’annoncer qu’ils cesseraient l’utilisation d’huile de palme dans toute leur chaîne de production d’ici 2023, en particulier dans leur raffinerie de la Mède ! [8/20]
Celle-ci faisait l'objet d'une plainte par plusieurs ONG environnementales. L’UE a par ailleurs accepté en 2018 de supprimer progressivement l'utilisation de l'huile de palme dans les carburants de transport d'ici 2030. [9/20]
Mais attention aux effets rebond !
L’augmentation de l'utilisation de l'huile de soja dans le biodiesel européen qui résulte de l’interdiction de l’huile de palme menace désormais de déplacer la déforestation de l'Asie du Sud-Est à l'Amérique du Sud. [10/20]
L'huile de soja utilisée dans la production de biodiesel a en effet connu un pic de + 17 % en 2020, alors que les volumes d'huile de palme n'ont augmenté que de 4,4 %, selon les données du rapport. [11/20]
L’huile de soja pourrait ainsi devenir la nouvelle huile de palme ! Pourtant, si ses émissions sont légèrement inférieures à l’huile de palme, elles restent deux fois plus élevées que celles du diesel si l'on tient compte de la perte directe et indirecte de forêts. [12/20]
Bref, passer de l’huile de palme à l’huile de soja ne résoudrait absolument pas le problème, ni des émissions, ni de la perte de biodiversité. A ce rythme, autant brûler du pétrole car c’est plus efficace. [13/20]
La solution réside peut être dans l’utilisation des biocarburants de seconde génération (déchets verts) et de troisième génération (algues).
Ceux-là sont néanmoins beaucoup plus chers, non compétitifs ou tout simplement encore à l’état de R&D pour être commercialisés. [14/20]
La question est donc complexe : il faut réduire les carburants fossiles, mais ne pas les remplacer par les biocarburants les plus facilement disponibles (première génération) car plus délétères encore pour l’environnement. [15/20]
De même, les remplacer par des biocarburants plus avancés couterait cher et serait aujourd’hui lourdement répercuté sur le portefeuille des consommateurs. [16/20]
Quelqu’un a parlé de besoin de sobriété ? C’est par ici !
En effet, une autre solution pour la réduction des émissions résiderait dans l'utilisation moindre de voitures et le développement de voitures plus légères, moins consommatrices. [17/20]
Les véhicules électriques sont évidemment également une solution mais cette mésaventure dans les biocarburants rappelle que vouloir réduire les émissions sans changer ses habitudes risque d'être très difficile, voire impossible. [18/20]
La sémantique en elle-même est d’ailleurs intéressante, voire trompeuse : quand les industriels parlent de biocarburants pour mettre en avant l’aspect naturel du produit, les ONG préfèrent le terme d’agrocarburants, plus restrictif.
[19/20]
Quoi qu'il en soit, la prochaine fois, vous saurez être vigilant quand une multinationale vantera les vertus de ses agrocarburants sur l’environnement ou quand l’UE fera valoir son utilisation des agrocarburants pour montrer son engagement pour la durabilité ! [20/20]
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C'est nouveau : Total vire écolo ! Enfin, juste assez pour reverdir son plan social, une "plateforme sans pétrole" promouvant les "agrocarburants". Mais là, extra : à la place de tomber dans le piège, Greenpeace et la CGT se donnent la main !
On vous explique tout sur le projet "Galaxie".
126 commentaires
Tr.: ... Total fait un pipeline en Ouganda destructeur ... rendre l'écologie antipopulaire est un piège ... salariés, syndicats et écolos se sont tendus la main
Depuis lundi, les salariés de la raffinerie Total de Grandpuits sont en grève pour protester contre la transformation du site en usines spécialisées dans le bioplastique et les biocarburants. Soutenus par des élus et des associations écologistes, ils dénoncent une fausse conversion écologique mais une vraie casse sociale.
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grésillant sur la hanche et la tête réchauffée par une large cagoule noire, Florian Bourget, représentant syndical Force ouvrière ... Adrien Cornet, élu CGT ... ce projet n’est qu’une vitrine pour un groupe qui est loin de se désengager des énergies fossiles. Total investit en effet dans l’exploitation de puits de pétrole dans un parc naturel en Ouganda ainsi que dans le plus long oléoduc chauffé au monde, qui traversera l’Ouganda et la Tanzanie. Une enquête menée par plusieurs ONG, notamment les Amis de la Terre, a démontré les violation des droits humains et les famines engendrées par ces forages. Le groupe poursuit également ses investissements en Arabie Saoudite, avec notamment la construction d’un complexe pétrochimique de 9 milliards de dollars.
« Total ne veut pas sortir du pétrole, mais simplement délocaliser son activité dans les pays aux normes plus faibles pour faire encore plus de profits », assure Bénédicte Monville, conseillère régionale écolo de Seine-et-Marne (Groupe Alternative écologiste et sociale [AES]) ... usines d’agrocarburants et de recyclage, leur rentabilité n’est pas encore évaluée, mais leur coût écologique est lui bien connu. « La Confédération paysanne est très inquiète à ce sujet, car tout ce qui sert à faire des agrocarburants ou des plastiques va accaparer des terres agricoles, qui devraient plutôt servir à produire de la nourriture » ... réunies dans un collectif https://www.liberation.fr/debats/2020/12/16/raffinerie-total-de-grandpuits-greenwashing-et-casse-sociale_1808837 ... contre-intuitif que Greenpeace déclare qu’il faut continuer les activités de raffinage à Grandpuits le temps de trouver une alternative », admet François Chartier, chargé de campagne Océan et pétrole au sein de l’ONG
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Connu / https://twitter.com/amisdelaterre/status/1347484456161046528
Vidéo de présentation du documentaire https://vimeo.com/49394492
Documentaire
Langue(s) : Français
Thématiques : Faim et malnutrition, Transformation et filière, Agrobusiness
Pays : Brésil
Réalisateur(s) : An BACCAERT Nico MUNOZ et Cristiano NAVARRO
Durée : 32minutes
Année de sortie : 2011
Production : des réalisateurs
Mot(s)-clé(s) : Agrocarburants, Environnement, Revenu/Pauvreté
Zone(s) géographique(s) : Amérique latine
Sélection officielle du festival ALIMENTERRE 2012
Synopsis
A l’ouest du Brésil (Mato Grosso do Sul), les indiens Guarani-Kaiowá ont perdu 90 % de leur territoire depuis 1915.
Après le bétail et le soja, leur cauchemar est devenu l’expansion des cultures de canne à sucre pour la production d’éthanol. La faim s’installe, un comble pour ce peuple dont la variété des aliments faisait autrefois l’admiration.
Aujourd’hui confinés dans des réserves, ils se battent pour retrouver leurs droits et leurs terres.
Titre original : "The Dark Side of the Green"
Voix-off de la version française : Rebecca MARTIN
diffusé le jeu. 21.06.18 à 11h58 - Rediffusé ce jour 28/10/2020
Genre : Sociét é Durée : 50 minutes Réalisateur : Bernard Nicolas, Marion Vaqué-Marti Nationalité : France Année : Production Eclectic Presse 2018
Le marché mondial des agrocarburants dépasse les 100 milliards de dollars. Portés par des multinationales, des projets de production à grande échelle voient le jour sur tous les continents, mobilisant des millions d’hectares pour le « bien-être de la planète et de ses habitants ». En France, ce carburant du 21ème siècle, est censé lutter contre le réchauffement climatique et ouvrir de nouveaux débouchés à nos agriculteurs producteurs de colza.
En effet, sans toujours le savoir, chaque automobiliste qui roule au diesel met 7% d’huile de colza dans son réservoir.
Cette enquête permet de découvrir que les agrocarburants, souvent appelé « biocarburants », sont bien loin d’être les carburants verts d’avenir vantés par leurs promoteurs, mais aussi quelles sont les conséquences de cette production,soutenue à coups de subventions par les pouvoirs publics, pour l’environnement, les consommateurs et les agriculteurs. Elle montre aussi que l’importation d’huile de palme pour élaborer ces agrocarburants est autant une menace pour la planète que pour la filière française. Dès lors une question se pose : pourquoi continuer à soutenir cette production ?
Avec la participation de :
- Faustine bas-desfossez,
- Corinne lepage,
- patrick sadones, expert indépendant Pays de Caux
- le pdt de la confédération paysanne
Transcription : ... Le groupe Avril était présidé par xavier Beulin devenu pdt de la FNSEA, en plein conflit d'intérêts ... aucune promesse tenue !!! ... DÉNONCER
Chaque année, plus de 10 millions d’hectares de forêts disparaissent dans le monde. En Asie du Sud-Est, la culture du palmier à huile est une cause majeure de déforestation.
En France, plus de 75% de l’huile de palme que nous consommons sert à faire rouler les voitures sous forme de biocarburant. Un chiffre qui pourrait encore bondir avec la mise en service progressive de la bioraffinerie de La Mède appartenant à Total.
C’est pour mettre fin à ce scandale que les députés ont voté une loi excluant l’huile de palme de la liste des biocarburants privant ainsi Total d’un précieux avantage fiscal. Depuis, le géant de l’énergie multiplie les tentatives pour saboter cette loi.
Débouté par le Conseil Constitutionnel, mis en échec par les députés malgré un lobbying éhonté, Total a réussi à négocier une exception avec le gouvernement pour les distillats d’acide gras de palme (palm fatty acid distillate, PFAD en anglais). L’entreprise prétend qu’il s’agit d’un simple déchet alors qu’il s’agit de l’un des principaux produits à base d’huile de palme transformé dans la bioraffinerie de La Mède. Une manoeuvre habile qui lui ouvre même potentiellement la voie au lucratif marché des biocarburants pour l’aviation.
Dans les prochains jours, dans le cadre du projet de loi de finances 2021, les députés auront le pouvoir de fermer définitivement les vannes à huile de palme en votant un amendement mettant fin à cette exception.
Faites entendre votre voix pour ne pas laisser Total au-dessus des lois.
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Plusieurs députés de différents groupes politiques (EDS, LFI, Les Républicains, Territoires et Libertés…) ont déposé des amendements pour exclure de façon claire les PFAD pour ce nouveau projet de loi de finances.
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Depuis 2015, l’utilisation d’huile de soja dans les biocarburants a été multipliée par 5. Les chiffres des douanes pour 2020 ne sont pas encore publiés mais ils devraient indiquer une accélération de cette augmentation par effet de substitution à l’huile de palme brute, exclue depuis le 1er janvier 2020 du mécanisme d’incitation à l’incorporation de biocarburants. En cohérence avec la décision sur l’huile de palme, plusieurs députés proposent d’aller au-delà d’un simple plafonnement et d’exclure également l’huile de soja.
Une exclusion de l’huile de soja de la liste des biocarburants aurait un effet de lisibilité et d’entrainement très important au niveau européen en créant un précédent favorable avant la révision, en 2021, de la liste des biocarburants à fort risque de changement indirect d’affectation des sols.
Développement des biocarburants avancés dans l’aérien : une stratégie dangereuse
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En France, le gisement d’huiles alimentaires usagées est évalué à environ 100 000 tonnes / an d’après l’ADEME. Ce gisement est déjà valorisé à hauteur de 45 000 tonnes.
Pour sa bioraffinerie de La Mède, Total prévoit déjà potentiellement d’utiliser 100 000 tonnes d’huiles alimentaires usagées ou de graisses animales pour un approvisionnement global de 650 000 tonnes. L’exclusion des produits à base d’huile de palme de la liste des biocarburants pourrait entraîner une plus grande utilisation d’huiles alimentaires usagées et de graisses animales. L’industriel vient d’annoncer un nouveau projet de reconversion de la raffinerie de Grandpuits avec un plan d’approvisionnement de 400 000 tonnes dont le détail n’est pas connu mais qui prévoit d’utiliser des quantités importantes d’huiles alimentaires usagées et de graisses animales.
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J’interpelle mon député https://www.canopee-asso.org/action/#
153 326 signatures
Le Brésil veut produire toujours plus de biocarburant pour sa consommation et pour l’exportation. Dans le cadre d’un accord de libre-échange négocié en 2019, les importations d’éthanol dans l’UE devraient être multipliés par seize. Le président Bolsonaro a désormais autorisé la culture de canne à sucre en Amazonie et au Pantanal
Le gouvernement luxembourgeois a adopté le 7 février dernier son plan national intégré en matière d’énergie et de climat (PNEC) pour la période 2021-2030. Il illustre les politiques et les mesures devant permettre d’atteindre les objectifs nationaux ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (-55%), augmentation de la part des énergies renouvelables (25%) et amélioration de l’efficacité énergétique (de 40 à 44%) à l’horizon 2030.
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Votum Klima l’a décrypté pour vous et propose quelques éléments à y introduire ou à renforcer pour atteindre les objectifs
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données collectées / Greenpeace Luxembourg pour le compte de la coallition Votum Klima https://www.votumklima.lu/fr/bienvenue-3/ et ne seront pas partagées à des tiers. Ces données ne seront pas utilisées par Greenpeace sans votre consentement.
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Madame la Ministre Dieschbourg, Monsieur le Ministre Turmes, Gouvernement Luxembourgeois, À l'attention des ministres - Consultation publique au sujet du PNEC
Je salue expressément les objectifs climatiques ambitieux par lesquels le gouvernement luxembourgeois entend honorer ses engagements par rapport à l'Accord de Paris sur le climat au niveau national, et contribuer ainsi à limiter l'ampleur du réchauffement global à 1,5 degré d'ici 2050.
Le plan national énergie et climat (PNEC) comprend de nombreuses mesures bienvenues que le gouvernement luxembourgeois veut mettre en œuvre. Toutefois, il doit être complété par des mesures supplémentaires et concrètes :
- Il manque une définition et une description claires des mesures prioritaires du PNEC, un calendrier concret, une estimation des effets attendus (réduction du CO2, etc.) et une estimation des ressources financières nécessaires.
- Les agrocarburants ne sont pas une solution, et leur effet négatif sur l’humain, la biosphère et le climat ont été prouvés. Une sortie des agrocarburants est indispensable!
- Comme le Luxembourg mise résolument sur la carte de la croissance forte et progressive (économie, main-d'œuvre, construction et logement), il devrait au moins y avoir des prévisions fiables sur les émissions qui en résultent. Sous quelle forme le plan sera-t-il révisé en conséquence ? Le dogme de la croissance sera-t-il remis en question?
- Il est clair que nous devons sortir de l'économie fossile le plus rapidement possible. Cela doit se faire d'une part par des incitations financières, et d'autre part par la taxation de la consommation de combustibles fossiles. Nous devons rapidement mettre fin à l'exportation destructrice de l'essence et du diesel en augmentant les droits d'accises sur le carburant à la station-service. La taxe sur le CO2, dont on a beaucoup parlé, est également un moyen efficace, à condition qu'elle soit fixée à un niveau suffisamment élevé. De nombreux experts considèrent que les 20€/tCO2 proposés comme taxe d'entrée sont trop faibles et suggèrent un taux minimum de 40€ ou plus. Je me joins à cet avis. Il est également important de planifier la hausse continue de ce taux à plus longue durée qu’actuellement prévu.
- J'attends que l'accompagnement social des mesures du PNEC soit efficace, juste et équitable. En parallèle à la mise en œuvre du PNEC, une réforme fiscale sera bientôt à l'ordre du jour au niveau national. Cela offre la possibilité de taxer davantage les produits, activités et modes de consommation nuisibles au climat et à l’environnement ainsi que de soutenir des activités et produits soutenables. Il va sans dire que le principe de la justice sociale doit être respecté par la réforme fiscale.
- Enfin, je demande le retrait des fonds d'investissement étatiques et paraétatiques des firmes, activités et produits nuisibles au climat et à l’environnement, comme par exemple l’industrie nucléaire ou la production de combustibles fossiles. Pour que le secteur financier durable (green finance) puisse apporter une contribution positive à la protection du climat, ses nouveaux produits financiers doivent respecter des obligations d'informations et de reporting complètes, notamment en ce qui concerne leur impact sur le climat et la biodiversité.
La protection du climat et de la biodiversité passe par la modification des conditions structurelles qui déterminent notre mode de vie - il est temps de les changer !
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Production d’électricité par filière
Le mix énergétique de l’électricité française est publié en temps réel grâce aux données issues de télémesures et d’estimations, ainsi que sous forme d’historiques. Sur cet écran sont présentées les filières de production nucléaire, gaz, charbon, fioul, hydraulique, éolien, solaire et Bioénergies. Ces informations sont complétées par deux rubriques : le pompage hydraulique et le solde imports / exports avec l’étranger. Vous avez la possibilité d'afficher les données sur une ou plusieurs journées (jusqu'à 8 semaines).
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Production d’électricité par filière découpée en "technologies" :
- La filière gaz se décompose en TAC1, Cogénération, CCG2 et Autres gaz,
- La filière Fioul se décompose en TAC, Cogénération et Autres fioul,
- La filière Hydraulique se décompose en Fil de l’eau et éclusée, Lacs et STEP Turbinage,
- La filière Bioénergies se décompose en Biogaz, Biocombustibles Solides (Bois énergies et autres biocombustibles solides) et Déchets (ménagers et papetiers)
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« Les objectifs actuels d'utilisation de biocarburants conduisent à une augmentation massive de la demande en huiles de palme et de soja à l'horizon 2030 », concluent Canopée et Rainforest Foundation Norvège dans un rapport publié le 10 mars. A cette échéance, le secteur de l'aviation deviendrait le premier utilisateur de ces agrocarburants, prédisent les ONG.
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« Remplacer les énergies fossiles par des biocarburants est sans doute l'une des pires idées pour lutter contre les changements climatiques : comme le montre ce rapport, l'effet est inverse à cause de la déforestation induite », explique Sylvain Angerand de l'association Canopée.
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« Entre 2015 et 2018, l'augmentation de la production de biocarburants correspond à 90 % de l'augmentation mondiale de la production d'huile végétale sur la même période », note le rapport. L'Indonésie, premier producteur d'huile de palme, en est aussi devenu le premier consommateur pour les biocarburants. « La consommation d'huile de soja dans le biodiesel augmente sur l'ensemble du continent américain », relève également la synthèse. L'Europe, de son côté, se détourne progressivement de l'utilisation des huiles de palme et de soja dans la production de biocarburants. Le soutien à la consommation de la première sera supprimé en 2030 dans l'UE. Mais la Commission européenne a décidé de ne pas inclure pour le moment le soja dans la liste des matières présentant un risque élevé de changement indirect d'affectation de sols (Casi).
La France affiche une ambition élevée avec l'adoption d'une stratégie pour lutter contre la déforestation importée et l'exclusion depuis le 1er janvier 2020 des produits à base d'huile de palme des biocarburants ouvrant droit à un avantage fiscal. Mais une note des Douanes du 19 décembre 2019, attaquée par Canopée et Greenpeace, maintient cet avantage fiscal pour les distillats d'acides gras de palme (PFAD), utilisés par Total dans sa raffinerie de La Mède pour produire du biodiesel. Cela pourrait ouvrir la voie à une utilisation massive de ces résidus dans les transports routiers et aériens, craint Canopée. « Si les compagnies aériennes se lancent dans l'utilisation de biocarburants avec le soutien du Gouvernement, l'impact sur les forêts et le climat sera désastreux », avertit Sylvain Angerand.
[Laurent Radisson: Rédacteur en Chef délégué aux marchés HSE] Laurent Radisson, journaliste - Rédacteur en Chef délégué aux marchés HSE
Bientôt la fin de l’huile de palme dans les carburants? Le 1er janvier 2020, l’huile de palme doit être exclue de la liste des “biocarburants”. Mais Total s’est mis en tête de changer cette loi et a saisi le Conseil constitutionnel. Ne laissons pas Total avoir le dernier mot. Ecrivez au Conseil constitutionnel pour leur faire part de votre vigilance à ce que l’intérêt général prime sur l’intérêt des lobby industriels.
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Aujourd’hui, 75% de l’huile de palme que nous consommons en France l’est sous forme de carburant. Une tendance en constante hausse depuis 2010. C’est dans ce contexte que les députés français ont décidé de modifier le code des douanes pour exclure l’huile de palme de la liste des biocarburants.
J’ai appris que Total avait saisi le Conseil constitutionnel pour tenter de faire annuler cette loi au prétexte qu’elle serait “discriminatoire”. Je pense, au contraire, que cette loi s’inscrit pleinement en cohérence avec notre Constitution et sa Charte de l’Environnement. De plus, les autorités européennes ont reconnu que l’huile de palme était le carburant qui était le pire pour le climat et ont exigé des mesures pour plafonner puis éliminer son utilisation d’ici 2030. L’Europe a également clairement reconnu la possibilité pour les États membres d’adopter des mesures plus ambitieuses et plus rapides, ce que précisément ont fait les députés français.
Alors que le réchauffement climatique s’accélère, je suis très préoccupé de voir l’intérêt général menacé par des intérêts privés de lobby industriels. Je souhaite que cette loi entre en application au plus vite. ...
90 708 ont signé
Le Japon est en train de s’ouvrir à l’huile de palme comme combustible. Le groupe H.I.S. souhaite construire une centrale électrique qui brûlerait 70.000 tonnes d’huile de palme par an, ce qui nécessiterait plus de 17.000 hectares de plantations. Ce projet serait dramatique pour les forêts tropicales et le climat. Il doit être stoppé.
Lettre Aux dirigeants de H.I.S. Co. Ltd et H.I.S. Super Power
Renoncez à construire une centrale électrique alimentée à l’huile de palme à Kakuda. Elle détruirait la forêt tropicale et l’avenir des prochaines générations.
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Les biocarburants en 5 minutes
Expropriations, déforestation dans les régions tropicales et hausse du prix des denrées alimentaires : la production de bioéthanol et de biodiesel pose de nombreux problèmes pour l'être humain et l'environnement.
rapport décryptant la stratégie climat du géant pétrolier Total. Cette publication, qui survient la veille de l’assemblée général du groupe, montre « une stratégie de façade, absolument incompatible avec les objectifs de l’Accord de Paris ». Car malgré une communication verte, « Total continue d’investir massivement et quasiment exclusivement dans le pétrole et le gaz, y compris dans l’exploration de nouveaux gisements », ont dénoncé les ONG dans un communiqué.
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D’après les ONG, « la stratégie climat de Total est criblée de fausses solutions », notamment des investissements massifs dans le gaz et les agrocarburants, ainsi que dans les technologies de capture et stockage du CO2, « dont le déploiement est risqué et dont l’effectivité repose grandement sur de la spéculation ».
« La stratégie climat de Total apparaît d’autant plus grave qu’une limitation du réchauffement climatique à +1.5 °C demeure encore possible, si une réelle transition énergétique vers les renouvelables était entamée, a déclaré Paul Mougeolle, de Notre Affaire à Tous. Total n’a d’autre choix que de changer radicalement de modèle économique. Faute de quoi l’entreprise s’expose à des risques financiers et juridiques imminents. »
Le rapport est téléchargeable ici : https://reporterre.net/IMG/pdf/rapporttotal_2019.05.28_cmjn300dpi_compressed.pdf
Source : Les Amis de la Terre, 350.org, Notre Affaire à tous.
Les décideurs et les industries de plus de 20 pays ont approuvé une « Plateforme Biofuture » qui utiliserait des biocarburants, des bioplastiques et des biomatériaux comme alternatives aux énergies fossiles. Les conséquences pour la terre, la production alimentaire, les écosystèmes et les droits humains seraient désastreuses.
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Les biocarburants en 5 minutes
Agrocarburants / biocarburants : carburants tels que le biodiesel et le bioéthanol fabriqués à partir de denrées alimentaires pour les moteurs à combustion. Ceux-ci sont incorporés au carburant fossile vendu dans les stations-services comme prescrit par la loi.
Biocombustibles : combustibles produits à partir de la biomasse tels que le bois, les copeaux de bois, les granulés de bois, l'huile de palme et la liqueur noire issue de l'industrie de la cellulose. Ils sont utilisés dans les fours, cheminées, installations de chauffage et centrales électriques ou de cogénération pour produire de l'électricité et du chauffage.
Biodiesel (ester méthylique d'acides gras - EMAG) : carburant obtenu par transestérification d'huiles végétales comme le colza, l'huile de palme et le soja.
Changement d'affectation des sols indirect (CASI) : phénomène d'accaparement de terres jusque-là dédiées à la production de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux pour la culture de plantes énergétiques.
Huile végétales hydrogénées (Hydrotreated Vegetable Oils - HVO) : huiles végétales transformées en biocarburant par réaction catalytique avec l'hydrogène (hydrogénation). En pratique, c'est principalement l'huile de palme qui est utilisée.
RED : la directive sur les énergies renouvelables de l'Union Européenne (Renewable Energy Directive – RED, 2009/28/EG) prévoit de couvrir au moins 10% des besoins en carburant dans le secteur des transports via des énergies renouvelables d'ici à 2020.
Extraits :
le bon filon a été trouvé pour faire passer ce marché dans le concept de l’écoblanchiment, qui consiste à surfer sur la vague de l’écologie pour promouvoir ce nouveau procédé de substitution au pétrole.
Sauf qu’en réalité, il s’agit de l’une des plus grosses arnaques qui puisse exister, en nous faisant miroiter l’usage d’un carburant plus écologique, et donc une satisfaction personnelle en tant que consommateur, alors qu’il n’en est rien.
Le « biocarburant » ne mérite donc pas son nom.
L’huile de palme, est-ce vraiment nouveau ?
...bien que cela soit déjà devenu la norme depuis quelques années, l’importation de l’huile de palme par Total en France défoule les passions des agriculteurs.
Pourquoi la norme ? Tout simplement parce que la plus grande partie de l’huile de palme importée en Europe – qui comprend la France je le rappelle – est déjà utilisé dans les carburants, alors même que la future « bioraffinerie » de Total n’existe pas encore [1] !
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On voit bien ici que l’aspect financier provenant du système capitaliste semi-mondial prévaut toujours sur la logique planétaire.
Taux de retour énergétique
...il faut que la matière produite consomme moins d’énergie que celle qu’elle va produire. C’est ce que l’on appelle le « Taux de retour énergétique » (TRE).
...le pétrole a un ratio d’environ 1:30 (donc il produit 30 fois plus d’énergie qu’il n’en nécessite pour être extrait), alors que l’éthanol et les huiles ont un ratio de 1:1 à 1:2.
... la production de carburants à base de ressources biologiques produit à peine davantage d’énergie qu’elle en consomme !
...l’éthanol et les huiles ayants un ratio TRE extrêmement faible, il faut alors leur réserver une quantité de surface exponentielle de nos terres cultivables. D’énormes machineries et engins agricoles pour les travailler, les extraire, d’autres pour les transporter, et enfin des raffineries pour les transformer.
Il ne faut pas oublier que de telles quantités de productions exigent l’agriculture monoculture: l’utilisation de produits chimiques en masse est alors inexorable. Des produits tels que le glyphosate tant décriés ces dernières années, restent de fait incontournables.
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Qui dit usage de produits chimiques, dit rejets de produits chimiques, encore une fois dans la nature.
Conclusion
Alors que l’éthanol et les huiles sont perçus comme une solution intéressante pour limiter la consommation de pétrole, en réalité il n’en est rien.
Il s’agit d’une très mauvaise solution qui ne résout aucunement le problème majeur qui engendre la consommation ahurissante de pétole: l’usage intensif des véhicules motorisés à explosion.
NDLR : confirme mes propres observations et analyses
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Valoriser ACT